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Egalité entre les femmes et les hommes

Le symbole de la réussite de certaines femmes au sein des classes dirigeantes ne servirait-il qu’à dissimuler le maintien d’une discrimination ordinaire ?

En ces temps préélectoraux, les partisans de l’égalité entre les femmes et les hommes ne peuvent que se réjouir qu’une femme soit en position d’être candidate à la présidence de la République française, et même d’être élue.
L’accession récente de femmes à la tête de certains Etats comme l’Allemagne, le Chili ou le Libéria semble confirmer que les stéréotypes qui réservaient l’exclusivité de certaines fonctions aux hommes sont de moins en moins partagés par les citoyens des sociétés occidentales.
Le déséquilibre, actuel et passé, justifie de maintenir la pression pour promouvoir la place des femmes dans la société : ce qu’un homme peut faire, une femme peut le faire. C’est ainsi que des mesures sont prises pour que les professions, traditionnellement qualifiées de masculines, voire viriles, s’ouvrent aux femmes. Pour preuve, la volonté de l’armée allemande de favoriser l’intégration de femmes dans ses unités combattantes.
Toutefois, ces efforts ne doivent pas occulter le fait que la discrimination s’exprime aussi a contrario : les hommes rechignent toujours autant à effectuer les tâches ou à occuper les emplois "féminins" par tradition ou par défaut. Ce rejet n’est que l’expression de la dévalorisation liée à ces activités et n’a rien à voir avec le genre : ce qu’une femme peut faire, un homme peut le faire.
Lorsqu’il y aura autant de caissiers que de caissières dans les supermarchés, lorsqu’il y aura autant de pères que de mères en congé parental, alors on pourra commencer à parler d’avancée vers une société plus juste.
Or, dans ce domaine, l’action politique est inexistante. Depuis des décennies, il est toléré que les tribunaux, lorsqu’ils sont confrontés à la séparation de parents, décrètent systématiquement qu’un homme a autre chose à faire que de s’occuper de ses enfants.
Cette complaisance, qui a des conséquences incalculables sur les mentalités et sur l’organisation sexuée du travail précaire, révèle la volonté inavouée des politiques de maintenir la spécialisation des rôles entre les femmes et les hommes en l’état.
Si la société a pour objectif d’atteindre une réelle égalité entre les femmes et les hommes, elle doit non seulement favoriser l’accès des femmes aux postes de décision, mais aussi encourager fermement les hommes à assumer pleinement leurs responsabilités parentales.
Si les magistrats chargés des affaires familiales sont au service de la société, ils doivent être contraints à rendre des décisions conformes à cette exigence.


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8 réactions à cet article    


  • Bulgroz (---.---.21.27) 13 juin 2006 12:28

    La véritable égalité ne pourra être obtenue que lorsque toutes les femmes auront été dotées d’organes masculins.

    Alors, alors, alors et enfin, stade suprême du bonheur, la lancinante question qui taraude nos sociétés, les medias et les politiques ne sera qu’un vieux débat et on passera à autre chose.

    Ceci constitue ma contribution éclairée à ce débat, elle est libre de droits.


    • FAb (---.---.104.15) 13 juin 2006 15:22

      Ceci dit, c’est bien d’avoir les mêmes droits que les hommes mais si on pouvait éviter qu’elles en prennent les défauts ce ne serait pas plus mal....

      déjà dire que c’est un privilège que les femmes puissent elle aussi aller massacrer son prochain en s’engageant dans les unités combatantes je ne suis pas sûr que ce soit une avancée....

      De même se mettre à conduire comme des mecs en ne respectant rien, boire de la bière en gueulant pendant des matchs de foot c’est pas top non plus.

      Sinon sur le fond, effectivement au niveau paternité les hommes sont sur la touche mais ça c’est plutôt négatif pour eux, personellment j’aurai des enfants, j’aimerais vraimment m’en occuper et avoir des congés paternités adéquats...


      • levoisin (---.---.84.11) 13 juin 2006 17:41

        Et pour les hommes, gagner le droit de porter des robes, de passer des après-midi à essayer des vêtements dans les magasins, à caqueter en racontant les derniers potins, à ficher la honte à ses ados en venant les chercher avec leur break à la sortie collège et les embrasser sur la joue...

        Dans une société où les rôles sont sexués à l’extrême, tous les abus sont possibles.


      • GRL (---.---.91.38) 13 juin 2006 16:43

        Pfffff , on a des différences à la base , des voyantes , et des cachées , elles nous font voir , penser et faire différemment . Pourquoi , dans quel but réel vouloir tout lisser à ce point ? Faut il que les mecs se féminisent , les femmes se virilisent , que tout tombe à plat de cet manière ? Vers une civilisation asexuée ? Vers l’individu renforcé ? On était plus dépendants avant , les hommes des femmes , les femmes des hommes , les différences s’étant exprimées et faisant l’objet de véritables cultures masculine et féminine. Direction d’aujourd’hui ? L’individut asexué omnipotent , « je n’ai besoin de personne » ... le concept de couple 1 + 1 = 2 + « le couple », sa dimension familiale et sociale , fout le camp . La famille monoparentale fait peter les charts , on s’unit pour 4 / 5 ans , et on fait des projets pour la suite , des projets pour soi . Besoin de personne . La dépendance fut elle la pire des cages ... pour les femmes , la vie maritale , le pire des ennuis pour les hommes ?

        Alors voici une égalité voulue par la societé qui va tenter de se plaquer sur deux moities de population ultra complémentaires et ultra différentes , et qui risque de se retrouver cul par dessus tête devant les effets secondaires dans ce qu’il me semble parfois être une période d’errance dans laquelle de nombreuses positions sont à redéfinir .

        A l’echelle de temps histoire , cela présage peut etre quelque chose de bon , de tout remettre à plat pour repartir sur une nouvelle définition des rôles ... , à l’echelle de temps de nos vies , il y a une recherche , une sorte d’« errance » parfois , visible chez les hommes comme chez les femmes au travers de cette redéfinition des rôles , voire de la suppression pure et simple de ceux cis au profit du développement de l’individu .

        De fait , la premiere chose qui marque ce changement , est la difficulté des hommes et des femmes à se rencontrer dans le monde réel , devenu , tres fonctionnel . Le virtuel est devenu l’espace ou l’esprit peut se rencontré débarassé du corps qui lui , à du mal à vivre cette égalité imposée .

        Seconde chose visiblie , les fringues , féminisent les hommes , virilisent les femmes , les cosmétiques s’emparent aussi du monde des hommes , les émissions télévisées féminisent également l’homme , mais les femmes sont également portées à des niveaux de violence plus élevés , à un langage plus couillu , ... bref , tout ceci bouge et les buisnesses en tout genre en témoignent , ils ne font qu’accompagner la tendance , peut etre parfois , la créent ils ...

        Toujours est il qu’un angle de vue me pousse à regarder le développement d’un individu fort , en notion premiere , et en réponse au vide de signifiants sociaux chez cet individu , de véritables cartes d’idientités vestimentaires et materielles , une tendance fashion tres précoce , un besoin de l’accessoire , tecnologie embarquée lookée , comme marqueur de groupe , et de groupe unisex.

        Plus en avanrt encore, stupidités pour certains mais peut etre moins pour d’autres , observons aussi ... nos corps sous un simple angle de vue non unique ( précisons , précisons ) .

        Les hommes , en peu de temps ... on fait exploser leurs taille et leur carrure . vrai ou faux ? Les femmes avaient bien des talons qui les élevaient mais ... les doubles mètres ont obligé les concepteurs de fringues , de meubles , à revoir leurs normes . Sous les vetements devenus plus féminins , le corps des hommes résiste à cette demande sociale d’égalité , il se développe.

        Les femmes , dernieres générations d’adolescentes , de jeunes adultes , ont des corps qui font pâlir leurs aînées tant les signes de fécondité de féminité « naturels » sont venu là aussi contredire cette égalité. Les aînées le reconnaissent facilement , les jeunes filles ont des poitrines bien plus développées, une taille et des hanches plus marquées , et même des prénoms beaucoup plus ... sensuels... , fini les morphologies roots des années 70 et le look qui l’accompagne. On a cherché à uniformiser le mental , le lien inter sexes , mais aussi , et d’une maniere plus interne à l’espece humaine ( peut etre ) , à sauver le corps de cette mutation .

        Bien entendu , tous ces dires sont des tendances et rien de plus , qui ne sauraient se vérifier pour chacun , mais la nature , à mon sens , réagit à nos désirs de changements sociaux. Elle le fait de maniere ... tres visible.

        GRL.


        • (---.---.102.13) 13 juin 2006 17:29

          le fait que les femmes reviennent sur le devant de la scène équivaut à deux raisons : il y a plus de femmes que d’hommes das le monde, donc plus de votantes et plus de femmes suceptibles d’avoir la fibre politicienne et ensuite un parti qui présente des femmes plutôt que ds hommes dit en gros, « on ne sait plus comment avoir un message fort » les femmes ça change, on remplace le vide d’un programme par un autre concept c’est l’énergie du désespoir, mais la femme fera la même chose que les hommes, elle est aux ordres du parti. pour que cela change il faut que le monde ne soit plus gouverné par les finances. C’est une lapalissade et le reste est discutions de comptoir. mélodie


          • Adolphos (---.---.59.170) 14 juin 2006 01:04

            « ce qu’un homme peut faire, une femme peut le faire. C’est ainsi que des mesures sont prises pour que les professions, traditionnellement qualifiées de masculines, voire viriles, s’ouvrent aux femmes. Pour preuve, la volonté de l’armée allemande de favoriser l’intégration de femmes dans ses unités combattantes. »

            Ce qui prouve bien que donc, ce que peut faire un homme, une femme ne peut pas le faire sans aide. Donc qu’elle est inférieur à l’homme. Par ailleur engager des femmes dans l’armée est une connerie, car elles ne seront évidement jamais utiliser, donc c’est uniquement idéologie.

            « Lorsqu’il y aura autant de caissiers que de caissières dans les supermarchés, lorsqu’il y aura autant de pères que de mères en congé parental, alors on pourra commencer à parler d’avancée vers une société plus juste. »

            En quoi cela sera plus juste ?

            « Si la société a pour objectif d’atteindre une réelle égalité entre les femmes et les hommes, elle doit non seulement favoriser l’accès des femmes aux postes de décision, mais aussi encourager fermement les hommes à assumer pleinement leurs responsabilités parentales. »

            Non, on s’en fou, c’est juste une lubbie de féministes et de quelques fiotes d’intellos médiatique.


            • HELALE (---.---.100.34) 26 juin 2006 13:18

              Il faudra un jour expliquer pourquoi des néanderthaliens, à part l’inadaptation de leur cerveau à utiliser un lecteur de codes-barres, ne pourraient pas être caissiers, hommes de ménage, esthéticiens ou...instituteurs... profession féminisée à 75 % pour des raisons obscures. Avant les « vacances », il y a la vocation, la vocation est-elle féministe. (Et je ne suis pas enseignante)

              L’égalité de traitement, est-ce un leurre ? Mon cerveau n’est pas plus adapté que celui de mon mari pour nettoyer le sol ou repasser le linge... il ne ramène pas du gibier à la maison sur son épaule...La vision de type « survie de l’espèce » est révolue depuis longtemps. N’est-ce pas Cro-Magnon ?

              Qui dit que la femme a besoin d’« aide » pour intégrer des unités combattantes ? Le seul blocage, c’est celui qui est dans la tête des hommes !!!

              Certains sont plus évolués que d’autres, d’aucuns diront moins bornés.

              La haine de la femme, c’est la peur de la femme chez les hommes bêtes. Heureusement, ils sont une espèce en voie de disparition.


            • venice (---.---.201.214) 14 juin 2006 04:23

              Je trouve surprenant que le débat s’articule sur le « ...partisan de l’égalité... » blah blah blah. Il n’y a pas à être ou non partisan : il ya des êtres humains classablessans doute, par compétences qui, s’ils étaient tous à la place où ils excellent (et on excelle quand on aime), indifféremment de leur sexe, feraient un monde beaucoup plus équilibré. Les hommes qui ressentent la nécessité de s’appuyer sur une théorie sociale et politique de pseudo supériorité (où sont les grandes études et statistiques ?) par rapport « aux femmes », sont dans un grand désarroi psychique et plus précisément témoignent d’une préoccupante difficuté à s’affirmer : la vraie force et le véritable pouvoir n’ont jamais consisté à écraser les individus déjà victimisés par un système (salaires inférieurs à diplômes égaux, postes subalternes, sanctions plus sévères à crime comparable etc...). La question, c’est de l’avoir ou pas. Il ya des hommes et des femmes qui l’ont. Les autres sont des suiveurs, en l’occurrence, je ne vois pas de mal à ça.

              La position primaire qui consiste à considérer un sexe comme inférieur à l’autre est de plus en plus obsolète et assimilable à une autre déclinaison du racisme, surtout dans des sociétés où les femmes occupent des postes de plus en plus importants et accèdent ainsi à un pouvoir financier et de représentation de plus en plus significatifs. À son tour, ce pouvoir financier vient soutenir la loi- Je pense aux USA (mais il y a d’autres pays) où la discrimination sexuelle est autant punie que la discrimination raciale, au niveau de l’emploi, par exemple-. C’est loin d’être la panacée, mais c’est une évolution inexorable et salutaire pour tout le monde, Outre le fait de récompenser les mérites sur leur seule base (et non sur le sexe de la personne qui les génère), cela permettra une plus grande richesse tant du point de vue social et professionnel que du point de vue des choix de vie de l’individu. Après tout, la vie est trop courte pour l’empoisonner avec des modèles inadéquats et le pari de Pascal n’exclut pas qu’il n’y ait rien de plus...

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