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Accueil du site > Tribune Libre > Éloge de la médiocrité

Éloge de la médiocrité

L'ignorance est un état d'enfance perpétuelle, nous dit un proverbe turc. Tant il est vrai que depuis la nuit des temps, maintenir les masses populaires dans cet état s'est avéré un moyen bien commode pour couper court, et par avance, à toute velléité de la plèbe de prendre son destin en main.

Le 2 septembre, Libé publiait une tribune rédigée par deux professeurs de français à la retraite, intitulée « Les crêpes que j’ai mangé » : un nouvel accord pour le participe passé.

« Employé avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct quand celui-ci le précède (les crêpes que j’ai mangées). Mais si le complément suit le participe, il reste invariable (j’ai mangé les crêpes). »

A l’école les enfants se demandent : pourquoi avant et pas après ? Souvent, les enseignants savent expliquer comment on accorde, mais pas pourquoi. L’incohérence des règles traditionnelles les empêche de donner du sens à leur enseignement. Le temps moyen consacré aux règles actuelles est de 80 heures, pour atteindre un niveau dont tout le monde se plaint. Il serait tellement plus riche de le consacrer à développer du vocabulaire, apprendre la syntaxe, goûter la littérature, comprendre la morphologie ou explorer l’étymologie, bref, à apprendre à nos enfants tout ce qui permet de maîtriser la langue plutôt qu’à faire retenir les parties les plus arbitraires de son code graphique.

Donc, en gros, c'est trop compliqué pour nos chères têtes blondes, qui, fait bien connu, sont biesses de pères en fils depuis Charlemagne. À moins que ce ne soit plus récent que cela en fait ? Cela évite en tout cas d'avoir à poser la question de la responsabilité des enseignants (et des programmes) dans le véritable naufrage qu'est devenu l'école obligatoire, notamment en Belgique.

Ce qui me gêne un peu aux entournures, c'est que nos deux larrons présentent ce projet de réforme au nom de « la Belgique », alors qu'ils ne représentent qu'une petite brochette de professeurs plus ou moins désoeuvrés, et quelques illuminés qui s'imaginent qu'une langue qui ne serait pas amendée tous les deux ans serait une langue morte. Basta !

Personne n'a jamais dit que c'était facile, ou même que cela devrait l'être : si vous voulez une langue facile, qui ne connaît aucune exception, et dont la grammaire au grand complet peut être maîtrisée en 150 heures, orientez-vous plutôt vers l'espéranto. C'est élégant, logique et efficace : dommage que personne ou presque ne le parle.

Abaisser le niveau d'exigence lorsque la moyenne des élèves ne parviendrait plus à satisfaire aux critères de maîtrise minimale est un aveu de capitulation, pas un progrès ! À quand les courses d'obstacles avec les barrières à 14cm du sol, les piscines olympiques de 15m et le marathon de 2km en marchant ? On pourrait étendre ce concept aux facultés universitaires, aussi ? À quand une école de la réussite pour les médecins, afin que chacun, quel que soit son niveau, puisse aussi arborer fièrement le caducée et tuer ses patients tranquillement sans avoir à étudier par coeur tout un tas de sornettes tellement trop compliquées ? Ce serait tellement plus rigolo de rouler dans des voitures fabriquées par des ingénieurs qui n'auraient pas la moindre notion de mécanique, de vivre dans des immeubles conçus par des architectes n'ayant jamais entendu parler de résistance des matériaux : l'aventure, la vraie, pour vraiment pas cher.

L'école doit être avant tout le lieu où l'on apprend à apprendre, pas un lieu où l'on vous bourre le crâne : c'est une chose que de connaître les règles, c'en est une autre de les appliquer, et c'est là que le bât blesse ! Pour maîtriser la langue, il est impératif de lire, et de lire encore. Ainsi il est nettement plus profitable pour un enfant d'apprendre à aimer la lecture qu'à faire des dictées. Les dictées ne servent qu'à le classer dans un système ou seuls les nombres comptent et où les individualités sont solubles dans la moyenne. D'ailleurs les auteurs le disent bien : « pour un résultat médiocre... ». Oui, mais un résultat de qui ? La moyenne ? C'est la moyenne qui va obtenir le diplôme ? C'est la moyenne qui deviendra médecin ou ingénieur ? C'est la moyenne qui sera garante de l'enseignement de demain ?

La véritable question qui se pose ici est celle de la fiction sociale qu'on appelle « égalité des chances »

Cette fiction sociale repose avant tout sur un malentendu que le politiquement correct entretient presque amoureusement. Parce que si au cours des siècles passés, l'enseignement supérieur était réservé la plupart du temps aux classes nanties, ce n'est plus le cas aujourd'hui, il suffit de regarder le nombre d'inscriptions dans les facultés pour s'en rendre compte. Et les élèves sont issus de toutes les classes sociales, de tous les milieux, mais sont-ils égaux pour autant ?

Bien sûr que non ! Certains sont issus de filières d'enseignement notoirement meilleures, même si le diplôme délivré a nominalement la même valeur, et permet à chacun d'entamer des études supérieures.

Plus important sans doute, le talent ne se décrète pas, les aptitudes non plus : tel sera plus doué pour les maths, et tel autre pour la littérature tandis que le troisième aura plus d'affinités avec le travail manuel. Et de même on a besoin de bons maçons comme de bons médecins, ainsi il y a de la place pour tout le monde.

Mais décréter qu'au nom d'une « égalité » de principe qui ne sert que de cache-sexe à la social-oligarchie, on devrait abaisser le niveau général dans toutes les disciplines me paraît pour le moins hypocrite, et contre-productif : pensez-vous vraiment que les facultés, elles, vont abaisser le niveau quitte à diplômer des ânes ? Évidemment que les universités sont élitistes ! Pas parce qu'elles favoriseraient telle ou telle classe sociale, mais parce que pour elles, ce qui compte, c'est le niveau atteint par les étudiants diplômés.

C'est d'ailleurs une manie assez récurrente chez nos dirigeants de penser que parce qu'ils sont arrivés à se hisser tout en haut du tas de fumier, leurs rejetons sont forcément des génies (parfois incompris) qui méritent de facto le droit (héréditaire, donc) de régner à leur tour sur le restant de l'humanité souffrante. La même fiction sociale, vue à travers le prisme de la domination financière de l'oligarchie sur les masses, comme les Medici se voyaient bien mériter une place en paradis et non dans le septième cercle de l'enfer s'ils finançaient tel ou tel monastère sur leurs propres deniers.


 
Article original sur LeVilainPetitCanard

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73 réactions à cet article    


  • popov 4 septembre 2018 13:44

    Les règles du français sont compliquées, c’est vrai. Mais que dire de l’allemand aves ses mots kilométriques, ses centaines de règles suivies d’un cortège d’exceptions.

     
    Et que dire des langues qui utilisent l’écriture chinoise. Au lieu d’une cinquantaines de lettres (majuscules et minuscules) les petite Chinois et Japonais doivent mémoriser plus d’un millier de caractères compliqués. Est-ce que cet immense effort de mémorisation émousse leur intelligence ? Au vu des prix Nobels qu’ils remportent de plus en plus, je dirais que non, bien au contraire.

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 septembre 2018 14:01

      @popov

      Les Chinois doivent se farcir au bas mot 5.000 caractères. Si l’on veut tous les connaître (y compris les formes littéraires), c’est 50.000, je crois. 

      L’étude des langues apprend à structurer l’intelligence, à mieux formuler (et donc concevoir) sa pensée pour la rendre concise et claire (ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément).

      Simplifier la langue à outrance revient à simplifier... la pensée, à outrance (cfr 1984 - novlangue).

      Mas c’est sans doute le but.


    • egos 4 septembre 2018 21:49

      @Philippe Huysmans


      Ce qui constituerait une amorce d’explication au fait que les chinois soient au plan industriel et vraisemblablement culturel les champions incontestés de la copie.

    • Arogavox 4 septembre 2018 22:41

      @popov


      Bien pire qu’un « malentendu » ou une « fiction’ voilà bien un contresens révélateur d’une pervresion rhétorique inepte.  
       ’ ... la fiction sociale qu’on appelle « égalité des chances » ...’ 
        
       L’expression elle-même est un chef d’œuvre d’aberration : 
       Au singulier, le mot ’chance’ (du latin cadentian, de cadere, tomber) évoque une valeur statistique exceptionnelle : comment une occurrence d’exceptionnel saurait-elle être égale à une autre ? 
       Au pluriel, le terme ’les chances’ évoque des tirages aléatoires, qui par définition, ne sauraient donner toujours un même (égal) résultat.
       Le piège de cette expression est alors d’inviter à l’illusion de dépasser le malaise en se contentant de considérer que chacun des tirages aléatoires évoqués pourrait ou devrait être régi par la même loi de distribution statistique. 
       Mais là où le bât blesse, c’est que, même en concédant de dépasser encore l’image du tirage au sort, par une équité des conditions sociales de mise en concurrence pour l’obtention d’un avantage lors de différents circonstances,
      il reste que la question sociale est réduite à une série de mises en concurrences ainsi départagées. 
       Est-ce cela la vie de citoyens libres, égaux et fraternels ? 
        
       Bis-repitita (à la puissance 1000) : 
       Notre devise nationale n’invite bien sûr pas à une »égalité des chances« , mais, tout au contraire, à une égalité en dignité (La Révolution française ayant voulu abolir les différences de dignité entre noblesse, clergé et tiers-état !) 

      Comment peut perdurer ce lapsus  »égalité des chances" révélateur d’une intention de manipulation mentale visant à pervertir l’expression d’une volonté générale séduite en fait par le bon sens constructif d’un appel à l’humilité ?

    • Arogavox 4 septembre 2018 22:54

      @Philippe Huysmans

      Pour se figurer le problème de la novlangue par une analogie avec les langages de programmation informatiques, il suffit d’essayer de coder un simple ’hello world !’ en Brainfuck !

    • Alcastor 4 septembre 2018 23:01

      @Arogavox
      Cher Monsieur, vous êtes perdu... Il vaut mieux vous suicider.
      Plus personne ne comprendra aujourd’hui votre langage... Il est d’un autre temps.
      Vous avez raison sur toute la ligne, mais cette ligne est passée de mode.
      Nous sommes dans une société qui ne maîtrise plus la sémantique...
      Bon appétit messieurs... Le monde est livré aux médiocres... Les Rois sont des incultes, Les Présidents sont des traîtres. Qui espérez-vous convaincre avec vos paroles pourtant si pertinentes ?
      Molière pourrit dans sa tombe, Voltaire pue dans la sienne et Ferry a depuis longtemps dégoûté les derniers vers... Tout cela ne rime à rien...
      Vous êtes d’un autre temps et je suis du vôtre... 


    • Arogavox 4 septembre 2018 23:20

       ... Dès lors que la logique de cet appel à l’humilité est bien comprise, l’ironie d’un ’éloge de la médiocrité’ peut paradoxalement être retournée :
       au lieu de ne voir la bouteille qu’à moitié vide, en visant au louable objectif d’un dépassement de soi,
       il reste à ne pas perdre de vue le principe de réalité selon lequel pour être soi dans la société, il faut que d’abord que la société tienne debout pour pouvoir inclure ce soi.
       La bouteille à moitié pleine, mettons, pour un médecin reconnu comme ’médiocre’ par une société de médecins c’est d’être au moins un médecin ! Et même un de la majorité de ceux qui ont des chances d’être parmi les mieux équilibrés, dans une harmonie ignorant les complexes de supériorité ou d’infériorité.

    • moebius 10 septembre 2018 03:16

      @Philippe Huysmans


      Moi tout ce que je conçois c’est que votre mode de pensée est paranoide 

    • popov 4 septembre 2018 13:53

      @Philippe Huysmans

       
      Bonjour
       
      Je viens justement de lire cet article aujourd’hui.

      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 septembre 2018 14:02

        @popov

        Oui, je suis pas trop fier d’être belge, sur ce coup-là :(


      • popov 4 septembre 2018 15:17

        @Philippe Huysmans
         

        Oui, je suis pas trop fier d’être belge, sur ce coup-là
         
        Le grammairien Grevisse n’était-il pas belge ?

      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 septembre 2018 21:53

        @popov

        Liégeois, ce qui en fait une sorte de Marseillais, par chez nous :)


      • rogal 4 septembre 2018 13:54
        Ne dispose-t-on rien d’autre dans l’enseignement, pour aiguiser l’intellect des enfants, que la soumission à des règles inutiles ?


        • Hector Hector 4 septembre 2018 14:22

          @rogal
          Mais si bien sur : Le foot.
          Là, les règles sont utiles et à la portée de tous, même des moins « doués ».


        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 septembre 2018 14:31

          @Hector

          J’avais pensé au karaoké, aussi : l’avantage c’est qu’on peut s’entraîner quand il pleut !


        • Alcastor 4 septembre 2018 22:53

          @rogal
          Les règles ne sont inutiles que pour les crétins qui n’en ont pas compris la portée.


        • Paul Leleu 9 septembre 2018 18:13

          @rogal


          les règles ne sont pas inutiles... ce sont elles qui permettent aux gens de se comprendre... c’est typique de l’affaissement mental américain que de reprendre de tels slogans... essayez de jouer une partie de football si tous les joueurs ne connaissent pas les règles ! 

          ce qui est certain, c’est que la société actuelle n’a plus besoin d’intellects performants en occident... les ingénieurs et les chercheurs de demain c’est en Chine ou en Inde qu’ils vont sortir... pas en France... 

          dès lors, il faut plutôt fabriquer des cerveaux mous et suffisants en France, afin d’obtenir des consommateurs... c’est la vraie raison de l’évolution de l’enseignement dans nos pays... 

          nous revenons vers une société stratifiée... le mythe démocratique a vécu... dorénvant, l’exigeance sera l’appanage d’une petite classe dominante... les masses retourneront peu à peu au « minimum utile » pour travailler de façon précaire et consommer des produits préfabriqués... 


        • moebius 10 septembre 2018 03:19

          @rogal
          le jeux 


        • Passante Passante 4 septembre 2018 14:19
          quoi de mieux pour les couper de leur passé
          que ce désaccord soudain..

          quand tu touches à la grammaire, tu touches à l’ossature
          tu vas pouvoir opérer sur les pensées mêmes
          charcuter en fait, avouons l’ouvrage.

          bientôt des rabais sur les suffixes !
          on a des adverbes en soldes aussi...

          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 septembre 2018 14:34

            @Passante

            En effet, je crains que ce soit « un peu » l’idée.


          • jakem jakem 6 septembre 2018 13:04

            @Passante

            Madame Passante, les Belges ne disent pas qu’il faut toucher à la grammaire, càd la détruire pour la transformer. Ils ne veulent pas faire comme par ex en allemand : commencer une phrase par un adverbe et un sujet, puis d’innombrables compl circonstanciels ds des prop relatives et complétives et incisives et corrosives et indépendantes, et enfin le verbe en guise de tout dernier mot.

            Je ne sais plus quel écrivain allemand s’est amusé à écrire cela :« nachdem der Vater, ..... blablabla ...., fuhr er mit dem Wagen ...... blablabla....ab » ( je crois me souvenir que l’auteur se moquait des phrases à rallonges de Helmut Schmidt en utilisant les particules séparables - cerbère gémit en enfer - et les prépositions )

            Il s’agirait de simplifier un aspect ( certes important chez nous) de l’orth grammaticale pas de bouleverser la structure de la phrase française.

            Si cette règle d’accord entre le PP employé avec Avoir était supprimée ( et l’écriture avec accords tolérée) il nous resterait tant de choses régulières et irrégulières et idiotes et incompréhensibles à apprendre.

            Je m’amuse parfois à faire des exercices sur le site du Figaro, et je ne gagne pas toujours. Alors que je croyais savoir.

            Parfois « je me relis un Molière », pour le plaisir, la vraie joie de lire des suites de mots employés dans un style flamboyant ; je lis à voix haute... et parfois, je trébuche ! parce que je ne suis pas habitué au langage de Molière, et que je ne m’attendais pas à telle tournure de phrase, à telle inversion de mots...

            La langue, son orthographie, sa prononciation ( était-ce vouSS hier soir ...), son ordonnancement ..... a changé ( ont changé !)



          • MagicBuster 4 septembre 2018 14:32

            C’est une fracture GRAVE de la société.
            Ceux qui parlent « normal » et .... les autres qui se plaignent comme des victimes de la société.

            Si vous ne voulez pas parler le français - ce n’est pas en France qu’il faut venir.


            • zygzornifle zygzornifle 4 septembre 2018 15:03

              Éloge de la médiocrité voila un beau titre pour nos énarques ....


              • Yaurrick Yaurrick 4 septembre 2018 15:57
                Je partage le constat de l’auteur, ce n’est que le résultat de l’égalitarisme élevé au niveau de dogme.
                Pourtant il est indiscutable que chaque individu est différent de tous les autres, mais il faudrait tout uniformiser pour ne pas « frustrer » nos chères têtes blondes.
                Ce qui n’est ni plus ni moins que la déni de la diversité des individus, nous n’avons ni les mêmes capacités ni les mêmes aspirations ; au contraire, ce sont ces différences qui font la richesse de l’être humain.


                • Alcastor 4 septembre 2018 23:08

                  @Yaurrick
                  Les paradoxes sont partout... L’élitisme est interdit dans la connaissance mais il est loué au plus haut niveau dans le sport... On crie au crime planétaire quand l’activité humaine nuit à la biodiversité, mais lorsque l’enseignement prône l’humanodiversité, on crie au scandale et au crime contre l’humanité...

                  Il y a évidemment une motivation politique derrière tout cela.... et l’on retrouve cette philosophie sociale dans le protocole de sages de Sion...
                  Qu’il soit Russe, Juif ou Chrétien, il est aujourd’hui mis en œuvre avec une efficacité mondialiste sans précédent...

                  Le but est clairement de rendre le peuple docilissime...


                • popov 5 septembre 2018 16:26

                  @Yaurrick

                   
                  il faudrait tout uniformiser pour ne pas « frustrer » nos chères têtes blondes.
                   
                  Il faut surtout ne pas stigmatiser les cancres, et pas sûr que leur majorité soient des têtes blondes.
                   
                  Il ne faut pas avoir peur des mots : vous avez importé par centaines de milliers des immigrés venant de régions où le QI moyen est plus bas qu’en Europe, conséquence de 14 siècles de mariages consanguins. Si vous prenez un seul de ces individus, rien a priori ne permet de dire que c’est un minus habens ou un génie. Mais si vous en prenez un grand nombre, vous allez forcément trouver moins de génies et beaucoup plus de cancres que dans une population où le QI moyen est plus élevé.

                  Références : ici et ici


                • L'enfoiré L’enfoiré 6 septembre 2018 16:50
                  @Yaurrick« 

                  Pourquoi parler de »chères têtes blondes" ?
                  J’ai essayé de comprendre cette expression française
                  Si quelqu’un à la réponse

                • leypanou 4 septembre 2018 17:09
                  De toute façon, « ils », les politicards, ne ratent jamais une occasion pour proposer des idées bizarres (ou stupides) (cela permet de donner l’illusion d’exister).

                  En France aussi, ils ont « facilité » soi-disant l’orthographe en rendant facultatif les accents circonflexes, en attendant de rendre l’écriture comme le langage sms (fo pour faut, etc, etc).

                  Bref, la modernité c’est la médiocrité pour la majorité : on habitue le cerveau à faire de moins en moins.

                  • eddofr eddofr 4 septembre 2018 17:35

                    La déclaration des droits de l’homme (employé ici en tant que neutre désignant n’importe quel individu de quelque genre qu’il ou elle soit,) stipule « les hommes naissent libres et égaux en droit », pas « les hommes vivent libres et égaux en droits ».


                    Si chacun doit avoir les mêmes chances de départ, chacun doit assumer ses choix et faire avec les capacités qui lui sont propres.

                    S’il est donc inadmissible qu’au prétexte d’être bien né quelque paltoquet bénéficie d’une position de loin supérieure à ces capacités, nulle part il n’est écrit que n’importe quel péquin doive accéder à n’importe quelle position sous prétexte d’égalité.

                    Le mérite à un sens, si l’on n’oublie de donner à chacun les moyen de réaliser pleinement son potentiel ... c’est sans doute là que le bât blesse.

                    • Alcastor 4 septembre 2018 23:10

                      @eddofr
                      Analyse on ne peut plus pertinente...


                    • Arogavox 5 septembre 2018 17:58

                      @eddofr
                       Hum ...  « naissent » et non pas « vivent » ... ?

                       L’interprétation risque d’être assez fallacieuse, si venait à l’idée d’en déduire que dans l’esprit de la Constitution française, cette égalité de naissance n’aurait pas vocation à perdurer toute la vie.
                       En effet, la même Constitution définit la devise française : ’liberté, égalité, fraternité’.
                       Voir le déjà ’bis-repetita’ dans mes précédentes réactions à ce même article.
                       
                       L’égalité en dignité de notre devise a bel et bien vocation à perdurer au-delà de la naissance !
                      (La Révolution française voulait abolir les distinctions de castes à la naissance - il ne semble pas que ce soit pour établir d’autres hiérarchies-castes ensuite sur d’autres critères, dès lors que l’on comprend bien ce que veut dire démocratie)
                       L’égalité en droit ne fait que découler de l’égalité en dignité !
                       Et comme montré plus haut, introduire une notion de "chance’ sur ce point serait particulièrement malsain.

                    • Arogavox 6 septembre 2018 08:26

                      @eddofr

                       Quel pourrait bien être le ’on’ qui aurait la prétention de ’donner’ ... à chacun les moyens de réaliser pleinement son potentiel  ?
                       J’imagine mal que ce ’on’ puisse évoquer autre chose que les institutions de la République ?
                       Mais alors, même dans ce cas, serait-ce une prétention crédible ? 
                        Serait-il possible de définir et exprimer publiquement une définition consensuelle parfaitement légitimationnée de ce que serait censé être une ’pleine réalisation de son potentiel’ ??

                       Ne pas oublier que si le mérite est évidemment bienvenu en démocratie, au contraire de l’idéologie aristocratique pour laquelle il en est la valeur première, l’intelligence et la force paradoxale des visées démocratiques reposent sur une humilité non feinte.

                    • L'enfoiré L’enfoiré 4 septembre 2018 19:39
                      Salut Philippe,
                       J’ai plusieurs fois pensé à toi pendant ta longue absence.
                       Sur ton blog, pas plus de billets écrit par ta plume...

                       Retour de vacances, quoi de plus normal de parler de nos petites têtes blondes.
                       La langue française, l’espéranto, l’anglais (dont tu ne parles pas comme langue facile surtout à l’écrit) sont des sujets dont j’ai de multiples fois ressorti de leurs absurdités à chacune.
                       Peux-tu imaginer que j’en ai fait une piecette de théâtre que j’avais intitulé « Le chiffre contre la lettre »..
                       Perso, comme je l’ai dit tellement souvent, une langue est un outil de communication et pour qu’elle le reste, elle doit s’adapter.
                       Je suis comme toujours, un amateur de la simplicité pour obtenir l’efficacité maximale.
                       Une langue qui prononce toutes ses lettres de l’écrit dans la communication orale, j’aime.
                       C’est ce que je reproche à l’anglais.
                       Le néerlandais qui le fait, est par contre intéressant dans ce domaine et est rébarbatif dans d’autres.
                       L’espéranto, je l’ai étudié et j’en ai parlé sur cette antenne avant que tu y apparaisses.
                       Le problème, c’est que le nombre de locuteurs dans le monde reste très en dessous d’un seuil de tolérance global.
                       Les langues latines comme l’italien, l’espagnol qui prononcent toutes les lettres jusque dans le genre des mots, c’est une approche intéressante.
                       Le français, ah, le français, la langue de la diplomatie et qui se parlait dans l’Europe entière à une certaine époque patronnée par Voltaire s’est laissée distancée par l’anglais . 
                       Nos petits flamands, les Suisses ont choisi l’anglais... Une erreur d’aiguillage ? Pas du tout.

                       L’égalité des chance via « le Pacte d’Excellence », je suis curieux de voir le résultat.
                       J’ai appris que nous ne sommes qu’à l’orée de cette voie.
                       Donc, suite à l’écran... 
                       smiley


                      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 septembre 2018 19:53

                        @L’enfoiré

                        L’espéranto ne décollera jamais, pour la simple raison qu’il est totalement étranger au chinois. Pour le reste c’est la langue la plus logique et rigoureuse qui soit.

                        Aussi, l’espéranto suppose l’abandon des particularismes au profit d’une vraie langue vernaculaire, pas que la majorité des gens ne sont pas prêts à faire.

                        Dommage ça ferait économiser des centaines de milliards en quelques années seulement :(


                      • L'enfoiré L’enfoiré 5 septembre 2018 10:17
                        @Philippe Huysmans

                         Bien d’accord au sujet de l’esperanto et de sa logique simple.Très peu de règles.
                         J’ai bien aimé quand j’ai participé au cours « on line » avec questions-réponses.
                         Parler en espéranto oblige à une gymnastique de l’esprit.
                         Constituée de mots du type Lego ; avec une racine (dont il faut se rappeler) agglutinée avec d’affixes pour en créer d’autres.
                         Langue qui pour des raisons qu’a voulu Zamenhof de rassemblement des langues pour éviter les conflits, s’est vu obligé d’ajouter des lettres à l’alphabet EO au lieu parfois d’en supprimer.
                         Tu as raison. Cela éviterait beaucoup de frais.
                         L’anglais a supplanté les autres langues sous la forme de globish que tout le monde comprend dans les entreprises multinationales..
                         En communication, peu importe si ce n’est pas du pur anglais, du moment qu’on se comprend.

                      • Krokodilo Krokodilo 6 septembre 2018 19:02

                        @Philippe Huysmans Bonjour, je partage l’avis que l’espéranto est freiné par l’absence de besoin de communiquer souvent avec des étrangers de plusieurs pays, autre que celui comblé par l’anglais chez une minorité, Néanmoins, il l’est aussi par son invisibilité en France dans les grands médias (contrairement aux journaux locaux.) Un exemple : ils sont capables de faire 3 pages sur un gadget comme le klingon, et aucune sur un grand rassemblement interrnational espérantiste en France qui se déroulera sans interprètes ! Ces préjugés et ce quasi-boycottage, son absence à l’école, sont également des freins.
                        Pour la Chine, je nuance : il n’y a certes aucun idéogramme en espéranto, mais sa régularité de dérivation (nombres, adject numéraux, etc.) est celle du chinois, de même que la structure en légo dont parle l’Enfoiré (bonjour aussi), combinatoire. Et c’est un des rares pays où des sites existent avec le soutien du gouvernement(et donc son aval, indispensable là-bas...) . D’autre part, la taille du pays et de sa population font que le mouvement espérantiste est beaucoup plus jeune là-bas qu’en Europe je crois


                      • Alcastor 4 septembre 2018 19:52

                        Cher Monsieur,

                        Je vous suis totalement dans votre argumentaire, où mieux je vous précède, car je vais aller beaucoup plus loin que vous.
                        L’Université Libre de Bruxelles dont je suis sorti à l’époque où elle était encore digne de ce grand nom jette aujourd’hui des diplômes à la tête des imbéciles.

                        Une Faculté de médecine qui réduit les cours de chimie et de Physique de première candidature (Bachelor) à leur plus simple expression alors que la médecine est aujourd’hui littéralement envahie par la technologie, poursuit le but évident de priver les médecins des compétences nécessaires à contredire efficacement l’industrie et les laboratoires pharmaceutiques.
                        Un médecin qui devait hier maîtriser (un temps du moins) la résolution des équations différentielles d’ordre et de degrés élevés, peine aujourd’hui à faire une multiplication à deux chiffres.
                        L’enseignement secondaire est un « moule à cons » et l’université une machine à les diplômer.

                        Ah certes, il y a toujours autant de génies qu’hier, mais ils portent aujourd’hui le même diplôme que les débiles. Ils sont donc discrédités par le troupeau des crétins dont raffolent les médias et l’opinion publique, aux yeux desquels ils paraîtront parfaitement compétents...

                        Le génie n’a plus la cote !

                        Comme dans le haut Moyen-Âge, l’individualisme s’efface à côté de l’intérêt général, c’est à dire de l’intérêt de l’oligarchie comme vous dites si bien... Une oligarchie qui s’apprête à remettre les religions au goût du jour pour que le « sermon sur la montagne » convainque à nouveau la plèbe que la pauvreté est la voie qui conduit directement au paradis et qu’il convient de remercier une nation qui leur offre cette magnifique porte de secours : la chance d’être analphabète...

                         
                         


                        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 septembre 2018 20:06

                          @Alcastor

                          Je constate ceci aussi : mon gamin est en dernière master info à UMons, et il me dit lui-même qu’il aurait espéré qu’on aille plus loin dans certains domaines. Pas les maths, de ce point de vue, ils dégustent à fond en 1è et 2è bac, mais pour l’info, quand on compare avec les meilleures écoles françaises, c’est pas la gloire.

                          Globalement, je crois qu’on revient plus ou moins au moyen-âge, avec la technologie en plus, qui n’est rien d’autre, selon moi qu’une sorte d’ « exo »-civilisation. Ce n’est pas l’homme qui a changé, c’est l’environnement technologique dans lequel il évolue.

                          À la limite vous prenez un haut fonctionnaire de l’époque Tang en Chine, et vous l’inscrivez aujourd’hui en fac d’informatique ou de médecine, il sortira premier de sa prom tout en ayant du entretemps apprendre le français. 


                        • Alcastor 4 septembre 2018 23:15

                          @Philippe Huysmans
                          Rien à dire... Voilà une analyse parfaitement réalise... d’une situation surréaliste...
                          Soyons heureux, vous et moi d’avoir connu l’acmé d’une civilisation et de la quitter alors qu’elle commence une chute vertigineuse.
                          Nous avons eu le meilleur et nos enfants sont d’ores et déjà préparés à accepter la chute de bon cœur...
                          Ils ne seront pas conscient de leur chute libre.... On ne ressent absolument pas les effets d’une chute libre...


                        • L'enfoiré L’enfoiré 5 septembre 2018 10:02
                          @Alcastor
                           J’ai fait aussi partie de l’ULB en section chimie mais il y a longtemps dans les années 60-70...
                           Jamais pratiqué la chimie et switché ensuite sur les nouvelles technologies que j’ai connu encore sur le départ scotché.
                           Mon pragmatisme voué à la simplification des processus en est probablement la cause.
                           Donc je ne peux parler des diplômes que l’on jetterait à la tête aujourd’hui.
                           A l’époque, ce que je constatais était que l’éducation secondaire ne menait pas correctement aux études universitaires. Donc, votre « moule à cons », je partage.
                           Plus d’interrogations écrites en cours d’année. Tout à la fin de l’année dans des examens stressants à l’univ. 
                           A l’époque encore seul devant les difficultés de préparation à l’examen (il parait que cela a changé).
                           Réussir pouvait être un coup de bol. Des questions posées qui faisaient exactement partie des derniers chapitres lus avant l’examen, par exemple.
                           Les examens avec des diplômes souvent en peaux d’âne et des jeunes qui n’ont pas compris ou vu ce que la vie en entreprise allait devenir et leur réservait avec le beau diplôme en poche. 
                           Vous avez raison le paradigme du numérique n’est pas encore entré correctement dans les mœurs belges mais aux dernières nouvelles cela progresse.. « Pacte d’excellence » oblige peut-être.
                          . J’ai eu de la chance d’avoir lâché la chimie en route et être montré sur le train encore à l’arrêt des TICs.
                           Sinon, à mon âge, j’aurais fait partie des geeks fastoches de l’informatique et du numérique.
                           Le génie n’a plus la cote ?
                           Il se retrouve derrière des startups aujourd’hui, cher Monsieur.
                           Chez les jeunes qui se lancent à corps perdu pour inventer le futur.
                           J’ai aussi une grande admiration pour les autodidactes qui se forment pendant toute leur vie plutôt que pendant « bêtement » les 20 premières années.
                           Oui, cela peut être une chance d’être analphabète quand on prend le temps de continuer la lutte.
                           Mécréant, je ne peux que constater que l’éducation judéo-chrétienne est toujours présente et est même en renaissance dans une guerre de religion entre l’Occident chrétien et l’Orient bercé par l’islam.
                           Si vous n’avez pas vu le Thema de ARTE de hier soir sur le « Liberté sexuelle ». Je ne peux que vous le conseiller.
                           

                        • L'enfoiré L’enfoiré 5 septembre 2018 10:06
                          J’oubliais...
                          Où est-ce que PISA trouve ses meilleurs écoles ?
                          Dans les pays comme la Corée, le Japon...
                          Mais cela crée une nouvel éclatement entre ceux qui savent suivre et ceux qui ne le peuvent pas.
                          Vous avez dit, partage de l’information et de la connaissance de manière générale ?
                          Vous êtes sûr ?
                           

                        • L'enfoiré L’enfoiré 6 septembre 2018 16:57
                          Je suis allé chercher dans ma bibliothèque, le dernier billet au sujet des langues
                          Chez nous, nous en avons dans le nord du pays, qui ne se comprennent presque plus entre eux.
                          Dans le sud, il y a aussi des wallons qui diffèrent.
                          Quand au bruxellois, c’est un mélange de tout ce qu’on peut trouver à disposition tout azimut...
                          Le plus marrant, c’est qu’on parvient à se comprendre.
                          Quant à l’écriture du français en France, à la lecture de quelques articles et des commentaires, du côté orthographe, rien n’est assuré, il faut bien le dire..

                        • jakem jakem 4 septembre 2018 20:26
                          Je me demande si ces Belges n’ont pas raison. Et pourtant je suis attaché à une parlure korrect du français. Et pourtant ça m’écorche les oreilles d’entendre « c’est les constatations qu’on a fait » ou encore « il a j’té les pommes qu’il a pris ». ( souvent par des journalistes) et aussi comme ce matin :« vinz euros ».

                          Et mon oeil est attiré par des erreurs d’orthographe ... il m’arrive même de me demander comment il est possible d’ignorer à tel point sa propre langue.( sur le tableau du resto : on vous réserve bon acceuil — tout les match sur ... )

                          Mais, sincèrement, l’accord du PP avec l’aux. avoir c’est l’équivalent du connaissement de la Nef des fous.

                          Autrefois on faisait des dizaines d’ex d’orth grammaticale tout au long de la scolarité, et les plus attentifs, les plus sérieux, les plus travailleurs, les plus dociles, les plus soutenus par la famille,..., parvenaient à écrire sans faute ou quasiment.
                          Jusqu’à ce qu’ils aient quitté l’école et ne pratiquent plus systématiquement ces exercices. Parce que c’est vraiment trop compliqué.

                          Et les autres s’en fichaient et on s’en fichait car ils trouvaient du travail, et on peut être un très bon chef d’équipe, un très bon infirmier, un très bon mécano sans maîtriser, sans même se souvenir de ces règles.

                          Et moi j’en ai marre de douter, et de consulter mes bréviaires pour savoir s’il faut accorder ou pas.

                          Et pourtant j’aime bien Natacha Polony.

                          Et aussi « Rosy » de Polnareff ...





                          • Ruut Ruut 5 septembre 2018 06:54
                            Déjà, commençons par virer le « on » de la TV et de la radio pour avoir un meilleur niveau en français.


                            • zygzornifle zygzornifle 5 septembre 2018 09:13

                              Quand on voit le niveau de nos politiques on remarque que la médiocrité a le plus de succès ....


                              • BA 5 septembre 2018 09:14

                                Des DRH dans les écoles pour recruter les professeurs ? La privatisation de l’école en marche.


                                Jean-Michel Blanquer veut renforcer les DRH, pour accroître la mobilité et la contractualisation des professeurs. Si cela ne concerne que 10% des enseignants, le ver libéral est dans le fruit. L’institution « école » va-t-elle devenir une start-up ?


                                La marche vers la privatisation de l’école semble bel et bien confirmée par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale. Sur RTL, le 30 août, Jean-Michel Blanquer affirme vouloir développer la gestion des ressources humaines de proximité dans les établissements scolaires, afin d’apporter « une gestion des ressources humaines qui soit humaine à l’Education nationale », décrite par Jean-Michel Blanquer comme une « machine ».

                                 

                                Dans une institution publique telle que l’école, dans laquelle les professeurs réussissent à entrer de manière théoriquement définitive après un concours, le secteur des ressources humaines, comme il existe dans les entreprises privées, devrait a priori être plutôt réduit. Jean-Michel Blanquer semble penser le contraire. « Les écoles, les collèges et les lycées pourront demander la création de postes à profil échappant à l’affectation aveugle de la machine », ajoute ainsi le ministre.


                                Pourtant, le gouvernement a confirmé en juin le gel du point d’indice pour 2019 du salaire des enseignants titulaires : difficile de croire que cette mesure enrayera la crise des vocations, notamment dans les zones sensibles, alors que les académies manquent déjà de professeurs. Dès lors, il semble clair que ce sont avant tout les contractuels que l’Education nationale cherche à attirer, tout en maintenant une pression accrue sur les titulaires.


                                « Ce que nous voulons, c’est donner un peu d’air au système, permettre aux enseignants qui le souhaitent de suivre des parcours plus singuliers. Et qu’on ne caricature plus l’Education nationale en pachyderme préhistorique », argumente Jean-Michel Blanquer. Cette logique fait craindre une généralisation du recrutement de contractuels, au détriment de la sécurité de l’emploi.


                                Vers une individualisation des recrutements.


                                10% des enseignants pourraient prochainement être recrutés sous cette nouvelle forme. « Nous voulons que cette dimension, qui est bonne, puisse se déployer, non pas être systématique pour toutes les affectations de tous les professeurs mais devenir quelque chose de plus fréquent parce que cela voudra dire aussi qu’on aura eu plus systématiquement dans les établissements de France un projet éducatif donnant son originalité à chaque établissement », assure Jean-Michel Blanquer.


                                Une fois le principe adopté, le plus dur semble fait et le pourcentage n’est plus qu’un détail : rien ne garantit que les 10% ne deviendront pas 20%, 50% ou plus... Une Education nationale où chaque établissement proposerait ses examens et entretiens d’embauche à la carte irait à l’encontre du principe originel d’un service public égal pour tous et partout. Le recrutement à l’échelle nationale sur un concours unique, tel qu’il existe actuellement, permet à l’institution de s’assurer de l’homogénéité des compétences.


                                Dans le nouveau modèle prôné par Jean-Michel Blanquer, rien ne garantit par exemple que les prestigieux établissements parisiens ne s’accaparent pas les meilleurs enseignants, au détriment des zones rurales ou sensibles. Les propos du ministre ne rassurent guère : il évoque des projets menés au sein des établissements, qui permettraient de cibler le recrutement « de professeurs ayant un profil correspondant à ce projet ».


                                Des professeurs en zone très sensibles bientôt valorisés... sous condition.


                                Enfin, Jean-Michel Blanquer évoque une éclaircie salariale pour les enseignants en zone très sensible. Mais les conditions semblent tout droit venues du monde des marchés  : la prime annuelle accordée dès la rentrée aux enseignants des écoles et collèges des réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+), promesse de campagne d’Emmanuel Macron, serait effectivement conditionnée aux bons résultats des équipes pédagogiques. « Cela implique de contractualiser avec l’établissement sur des objectifs, et de pouvoir s’assurer que lesdits objectifs sont bien atteints. L’instance d’évaluation indépendante qui sera mise en place en 2019 contribuera à cette logique », insiste Jean-Michel Blanquer.


                                Cela signifie très probablement que les professeurs seront davantage tentés de ne pas exposer les problèmes au sein d’un établissement (violences, menaces, pression, etc.), ou de ne pas mettre de mauvaises notes à leurs élèves, au risque d’affaiblir le taux de réussite de leur collège ou lycée.


                                Chaque établissement se trouvera alors en concurrence directe avec les autres, pour le recrutement des professeurs comme pour les notations. Chaque professeur se trouvera en concurrence directe avec ses collègues pour élaborer son « parcours singulier ». Dans cette Education nationale version start-up, il y aura nécessairement des gagnants... et de nombreux perdants. 


                                https://francais.rt.com/france/53658-rh-dans-ecoles-pour-recruter-professeurs-privatisation-ecole-marche



                                • lloreen 9 septembre 2018 12:03

                                  @BA

                                  DRH-directeur des « ressources humaines »...

                                  Pour accepter ce genre d’horreur il ne faut pas être bien dans sa tête ni dans son corps.

                                • Hervé Hum Hervé Hum 5 septembre 2018 13:49
                                  D’accord avec vous quand vous dites que l’école doit apprendre à apprendre. Mais dans le système actuel, c’est dangereux et limité, puisque cela suppose de faire appel et développer le jugement critique.

                                  Cela dit, le principe de « l’égalité des chances », se fait à l’entrée, pas à la sortie. Car on parlera plutôt d’équité, parce que sinon, l’égalité de départ se transforme vite en inégalité de mérite.

                                  Reste que le langage est depuis toujours l’outil de conditionnement des cogito et l’écriture ne déroge pas à cette finalité.

                                  Maintenant, si le but est d’apprendre à apprendre et donc, d’interdire le bourrage de crâne, il faut alors commencer par apprendre à comprendre le sens des phrases en même temps que la grammaire, parce qu’une personne qui ne fait aucune fautes, mais qui ne comprend pas ou mal le sens des phrases, est forcément médiocre (sur ce point !), alors qu’une personne qui fait des fautes mais qui comprends très bien le sens, ne peut être accusée de médiocrité.


                                  Autrement dit, beaucoup lire ne garantie pas contre la médiocrité, loin s’en faut. Disons qu’un vocabulaire riche permet de faire illusion et dissimuler sa médiocrité.

                                  Comme je le disais à un jeune ami qui lisait beaucoup, « les livres, c’est comme la nourriture, cela se dévore, se digère et se chie, car sinon, on finit très vite constipé et pourrir de l’intérieur ».

                                  Le monde est rempli de ceux qui n’ont d’autres talents que de singer les auteurs qu’ils lisent....




                                  • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 5 septembre 2018 15:40

                                    @Hervé Hum

                                    Mon commentaire concernait uniquement l’apprentissage de la langue : apprendre à identifier puis mémoriser les exceptions dans le contexte est un apprentissage naturel, presque inconscient, qui vient renforcer les règles bêtement apprises par coeur.

                                    Cela n’exclut évidemment pas qu’on puisse également former un certain nombre de perroquets, mais qu’ils soient cons ou pas, c’est bien la lecture qui leur donnera les moyens de mieux maîtriser la langue : quand on ne comprend pas, on va voir au dictionnaire, on pose la question, etc.


                                  • L'enfoiré L’enfoiré 5 septembre 2018 19:32
                                    @Hervé Hum bonjour,
                                     Aujourd’hui, c’est une tête bien faite, plutôt qu’une tête bien pleine.
                                     Quand ce n’est qu’une tête bien pleine, les nouvelles technologies avec les big data vont très vite rabaisser le niveau.
                                     

                                  • Hervé Hum Hervé Hum 5 septembre 2018 22:24

                                    @L’enfoiré


                                    de toute évidence !

                                    maintenant, qu’appelle t-on une tête bien faites ?

                                    par rapport à quoi ?

                                    Si c’est par rapport à la capacité de produire, de créer, je crains que nous n’ayons pas la même notion d’une tête bien faites. Pour ma part, à l’intérieur d’une société, une tête bien faites, c’est une personne responsable, c’est à dire, conscient de ses actes vis à vis d’autrui, sauf si elle n’a pas de vis à vis !

                                    Autrement dit, une tête mal faites, c’est quelqu’un qui, à l’intérieur de la société, agit en irresponsable, quand bien même c’est un prix Nobel de science, c’est une tête trop pleine et mal faites...

                                  • L'enfoiré L’enfoiré 6 septembre 2018 09:00
                                    @Hervé Hum

                                    "Pour ma part, à l’intérieur d’une société, une tête bien faites, c’est une personne responsable, c’est à dire, conscient de ses actes vis à vis d’autrui, sauf si elle n’a pas de vis à vis !"

                                    Pour ma part aussi, je dirais même plus conscient vis-à-vis de soi.
                                    Parce que la conscience commence commence par là avec le rôle qu’on a dans la société.
                                    A quoi sert-on en être vivant ?
                                    Une première question très philosophique.
                                    Penser révolutionner le monde est un manque d’humilité flagrante.
                                    Rechercher le prix Nobel c’est la plus vaste connerie..
                                    Je ne sais si je dévie de votre pensée, mais c’est la mienne.


                                  • osiris 5 septembre 2018 20:31

                                    Pourquoi l’accord du participe passé avec le COD avant et non après !?

                                    Parce cela enlève les ambiguïtés possibles en apportant des précisions, placé avant c’est plus difficile de savoir ou de s’en souvenir du rapport du verbe avec l’objet concerné surtout lorsqu’il qu’il ya une longue phrase avec plusieurs compléments d’objets directs et indirects ,des compléments circonstanciels de temps ,de lieux et autres alors qu’après les prépositions qui introduisent les divers compléments d’objets indirects écartent leur rapport direct ce qui laisse la place au complément d’objet direct d’être compris comme en rapport direct avec le verbe qui lui est lié .

                                     Exemple :--------------Je les lui ai données (« les » pronom représentant des pommes et « lui » pronom représentant Michel 

                                    le verbe « donner » qui peut être transitif et intransitif  est en rapport direct avec le COD « la » et non avec le COID « lui », c’est pourquoi le participe passé est accordée au féminin pluriel

                                     

                                    Mais si je met le COD après ,il n’y a pas d’ambiguïté entre le COD et le COID

                                    -----------J’ai donné les pommes à Michel ou j’ai donné à Michel les pommes ----------------on voit directement que donner est en rapport direct avec pommes et non avec Michel qui est précédé de la préposition à.

                                    « Je les lui ai données » ne peut être pas traduit par « j’ai donné Michel aux pommes »

                                     Un exemple qui montre l’ambiguÏté possible :

                                    j’ai donné Michel et Odile aux crocodiles

                                    si j’écris « je les leur ai donnés » cela peut signifier soit « j’ai donné Michel et Odile aux crocodiles » soit "j’ai donné les crocodiles à Michel et à Odile

                                     si la phrase est :j’ai donné Angélique et Odile aux crocodiles ,placés avant ,cela donne :je les leur ai données (féminin pluriel),ici les COD de donner sont Angéliques et Odiles

                                    alors que si la phrase est :j’ai donné les crocodiles à Angélique et Odile, placés avant cela donne : je les leur ai donnés (masculin pluriel )car cela concerne les crocodiles comme COD du verbe donner

                                    Si j’écris sans l’accord du participe passé :je les leur ai donné ,on ne sait pas si les COD de donner concerne les crocodiles ou les deux filles. 

                                     On voit donc ici l’importance de l’accord du participe passé avec le COD placé avant


                                    • osiris 5 septembre 2018 21:01

                                      @Osiris

                                       une petite erreur ci-dessus« 

                                      il faut écrire et lire :----------------le verbe »donner « qui peut être transitif et intransitif est en rapport direct avec le COD » « LES » (et non pas « la »)----------et c’est pourquoi le participe passé est au féminin pluriel.


                                    • L'enfoiré L’enfoiré 6 septembre 2018 09:02
                                      @osiris

                                       Un petit édito de chez nous appelé « L’instant » servi ce matin par Bruno Coppens avec humour

                                    • osiris 5 septembre 2018 20:55

                                      la règle de l’accord du participe passé avec le COD placé avant n’est pas si compliqué que ça même lorsqu’il ya des verbes pronominaux

                                      pourquoi on écrit «  ils se sont parlé » parlé sans s, parce que tout simplement le verbe parler est intransitif et que le pronom « se » est un complément d’objet indirect et non un complément d’objet direct et non un .

                                      Il faut donner veiller si le verbe est transitif ou intransitif

                                      Avec la phrase « les choses que j’ai failli donner » ,le fait que le participe passé failli ne s’accorde pas avec le COD choses placé avant est tout en accord avec la règle ,parce que le verbe faillir n’est pas en rapport avec le COD mais avec le verbe donner ,c’est celui-ci donner qui est en rapport direct avec le COD choses (c’est donner les choses et non pas faillir les choses)

                                      et maintenant la phrase « des choses étonnantes ,j’en ai entendu » le participe passé entendu semble ici ne pas respecter la règle de l’accord du participe passé placé avant .Là encore en fait cela respecte la règle ,entendu ici est en accord avec le COD « en »placé avant et non pas « choses étonnantes » ,ici « en » est un pronom considéré comme un collectif neutre et donc est au singulier masculin ,« en » ici est synonyme de « cela » ou « l’ensemble de ces choses étonnantes »


                                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 septembre 2018 21:12

                                        @osiris

                                        Bref , c’est le brun ...


                                      • jakem jakem 6 septembre 2018 14:01

                                        Lire à ce propos l’article de Brighelli @boulevard Voltaire


                                        • Krokodilo Krokodilo 7 septembre 2018 18:39

                                          @jakem Il dit d’ailleurs quelque chose que j’ai remarqué moi aussi, c’est une des fautes les plus fréquentes, voire la plus fréquente, et chez ceux qui vivent du français oral, à la radio et à la télé - et on comprend parfaitement ce qu’ils disent, avec ou sans accord ! Que dire alors pour les autres... Quand c’est à ce point, quelque chose cloche !


                                        • jakem jakem 8 septembre 2018 07:29
                                          Oui on comprend, mais c’est à l’oral que ça me choque le plus.

                                          Et la question que je me pose : comment simplifier à l’écrit et garder l’accord à l’oral ???

                                          Je crois que je vais me remettre à mon patois.

                                          • lloreen 9 septembre 2018 11:54
                                            « L’école doit être avant tout le lieu où l’on apprend à apprendre ».

                                            Cela signifie t-il qu’il faut transvaser la gent humaine de caissons en caissons toute sa vie ? De la pouponnière à l’école, de l’école à l’université, de l’université aux cellules de fabrication et une fois la pièce usagée dans les mouroirs bétonnés ?

                                            Mes parents m’ont fait comprendre que je vis sur une planète très vaste où l’apprend partout à commencer au contact de la nature et de ceux qui en savent plus que vous. Ils ne m’ont jamais fait comprendre qu’il fallait vivre en vases clos mais qu’il vaut mieux les éviter pour vivre sereinement. L’idée d’y confiner mes propres enfants ne m’a jamais effleuré l’esprit.

                                            Quant à « apprendre à apprendre », je vous prie de bien vouloir m’expliquer quel est le mécanisme à actionner pour déclencher le processus, la démarche me semblant très mystérieuse.


                                            • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 9 septembre 2018 12:29

                                              @lloreen

                                              L’école élémentaire (et une partie des humanités) étant obligatoire, je n’ai pas l’impression que vous pourriez éviter d’user vos fonds de culotte dans un « bahut » au moins jusqu’à 16 ans. Tout le monde n’a pas les moyens de payer un précepteur à ses rejetons.

                                              Apprendre à apprendre, c’est donner le goût d’apprendre aux enfants : les mettre dans tel état d’esprit qu’ils seront rapidement autonomes, capables de chercher par eux-mêmes, parce qu’on apprend jamais si bien que lorsqu’on le fait volontiers.


                                            • lloreen 9 septembre 2018 13:16

                                              @Philippe Huysmans

                                              « L’école élémentaire (et une partie des humanités) étant obligatoire, ».


                                              L’instruction est essentielle et l’école n’a jamais été obligatoire à ce que je sache.
                                              Je n’ai jamais eu de précepteur ni n’en paie un à mes enfants et n’ai encore rencontré personne ayant la science infuse mais plutôt beaucoup de gens s’enrichissant au contact les uns avec les autres.
                                              Les premiers éducateurs sont les parents et de toute façon le goût d’apprendre des enfants est inné.Il suffit d’ailleurs de voir leur curiosité naturelle envers ce qui les entoure dès la naissance pour en être persuadé. On apprend à tous les âges et heureusement même hors des murs d’une école ou d’une université.



                                            • lloreen 9 septembre 2018 13:52

                                              @Philippe Huysmans



                                              "A l’école les enfants se demandent : pourquoi avant et pas après ? Souvent, les enseignants savent expliquer comment on accorde, mais pas pourquoi."

                                              Ma mère m’avait expliqué que dans un cas ’il peut-être compris comme un adjectif en éludant le pronom relatif COD.
                                              La leçon (que j’ai) apprise.

                                              Dans l’autre cas, c’est tout simplement le passé composé suivi du COD.

                                              J’ai appris la leçon.



                                            • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 9 septembre 2018 14:45

                                              @lloreen

                                              L’école non, la scolarité oui ! 3 ans -> 16 ans.

                                              Donc à moins d’être rentier, chômeur ou femme au foyer avec une instruction plutôt balèse, je ne vois pas comment on peut assumer cette formation en dehors du cadre de l’instruction publique.

                                              Si la curiosité des enfants est innée, les mauvais enseignants sont probablement la meilleure manière de leur faire perdre toute envie.

                                              Moi j’ai fait le choix de transmettre la plupart de ce que je savais à mon gosse, bien avant qu’il ait à se le farcir en cours, notamment pour les maths, les sciences et l’informatique. Une bonne façon de couper court au dégoût qui pourrait venir d’un prof pas trop doué pour la pédagogie. Et ça s’est avéré efficace.


                                            • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 9 septembre 2018 14:58

                                              @lloreen

                                              La règle n’a aucune logique, puisqu’elle découle avant tout d’erreurs successives qui sont passées dans l’usage, puis dans l’enseignement.

                                              Ce n’est pas ce que je reproche à cette réforme : ce qui est scandaleux, c’est qu’au titre que la moyenne des élèves est en dessous de tout, on abaisse le niveau, pour remonter artificiellement le taux de réussite. C’est du tout grand n’importe quoi.

                                              On pourrait faire la même chose en maths ? Oh, les tables de multiplication jusque 10, c’est vraiment trop dur, allons jusqu’à cinq seulement.... Faut pas rire, à une époque, les tables c’était jusque 20.

                                              Avec des méthodes pareilles on va créer un gouffre abyssal entre les élites cultivées et le reste de la population.

                                              À l’heure actuelle, une bonne partie des élèves sortant de l’enseignement général ne sont pas capables d’écrire correctement, et parfois même ont de sérieuses lacunes à la compréhension. Ne parlons même pas des maths ou des sciences. On diplôme des parfaits ignoramus.

                                              Or il ne faut pas se faire d’illusions, ce n’est pas le diplôme qui va travailler et construire la société de demain.


                                            • lloreen 9 septembre 2018 15:22

                                              @Philippe Huysmans


                                              « Les mauvais enseignants sont probablement la meilleure manière de leur faire perdre toute envie. »

                                              Quelque chose m’échappe dans le raisonnement. Si les enseignants sont mauvais pourquoi leur envoyer les enfants ? Est-ce du masochisme, du désintérêt ou de l’inconscience crasse ?
                                              Sur quels critères vous basez vous pour établir ce constat d’échec gravissime ?

                                            • lloreen 9 septembre 2018 15:08
                                              «  je ne vois pas comment on peut assumer cette formation en dehors du cadre de l’instruction publique. »

                                              En vivant en autarcie qui est encore toujours la meilleure façon de vivre selon les choix que l’on se fixe soi-même et non pas contraint et forcé par des dictats et des programmes imposés par des gens dont on ne connaît rien et que l’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam.
                                              C’est encore la meilleure façon de progresser dans la mesure où l’on a plutôt intérêt à être à la hauteur pour faire vivre et évoluer le groupe au sein duquel on évolue sans que cela soit toujours formel.

                                              Transmettre à ses enfants est la règle de base mais cela ne suffit pas dans la mesure où les enfants sont de toute façon toujours portés à s’intéresser à ce qu’ils ne connaissent pas ce qui est d’ailleurs la meilleure des parades à l’ennui ou le désintérêt puisque le but est de rechercher ailleurs ce qui peut faire évoluer.
                                              Le cadre ne doit pas être restrictif mais constructif et évolutif.

                                              • lloreen 9 septembre 2018 15:30

                                                @lloreen
                                                pardon:au désintérêt.


                                              • Norbert 9 septembre 2018 15:22
                                                "pensez-vous vraiment que les facultés, elles, vont abaisser le niveau quitte à diplômer des ânes ? Évidemment que les universités sont élitistes ! Pas parce qu’elles favoriseraient telle ou telle classe sociale, mais parce que pour elles, ce qui compte, c’est le niveau atteint par les étudiants diplômés."

                                                ABSOLUMENT FAUX : On demande sans arrêt aux profs des universités de relever les notes et de former la gaussienne . Les programmes sont incohérents et délivrés à des étudiants qui arrivent avec des lacunes accumulées de l’école primaire et secondaire. Le niveau baisse et l’université s’en fiche. Le niveau des professeurs est aussi en chute libre, La nomination du titre de Prof se fait maintenant davantage sur la docilité que sur la compétence. Et comme par hasard plus quelqu’un a de faiblesses plus il est docile et sait profiter de la chance qu’on lui donne (lui qui sait très bien quelle quiche il est !)


                                                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 9 septembre 2018 17:34

                                                  @Norbert

                                                  Si vous voulez comparer, alors en France il faut parler des grandes écoles, pas de l’Université qui est notoirement inférieure du point de vue du niveau.

                                                  En Belgique, pas de grandes écoles, mais des bonnes universités.

                                                  Et pour avoir deux enfants qui y sont, je peux vous dire que les profs sont excellents et le niveau extrêmement exigeant (le taux de massacre dans les trois années de Bac est éloquent).

                                                  C’est bien le fossé entre la dernière année d’humanités et la première bac qui est en passe de devenir énorme.


                                                • Norbert 9 septembre 2018 20:56
                                                  @Philippe Huysmans

                                                  "Si vous voulez comparer, alors en France il faut parler des grandes écoles, pas de l’Université qui est notoirement inférieure du point de vue du niveau."

                                                  Oui, maintenant je suis d’accord !

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