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Accueil du site > Tribune Libre > En Allemagne : les oubliés de la croissance...

En Allemagne : les oubliés de la croissance...

En Allemagne, les mini-jobs se sont multipliés, ces dernières années : deux millions et demi de travailleurs occupent de petits boulots mal rémunérés.
 
Pour pouvoir vivre à peu près correctement, ils sont contraints de cumuler plusieurs emplois à temps partiel.
 
Le Journal télévisé de 20 heures du lundi 18 septembre nous donnait un aperçu de ces oubliés de la croissance allemande à travers un exemple : celui d'une salariée qui à Munich fait un mi-temps dans un cabinet médical.
 
Afin de compléter son salaire, elle se voit contrainte d'exercer d'autres activités : livreuse de journaux et caissière.
 
Elle commence ses journées à 3 heures du matin, elle enchaîne ensuite sur son deuxième travail : assistante dans un cabinet médical, puis elle exerce à partir de midi un travail de caissière dans un magasin de fruits et légumes.
Au total, avec ses trois emplois, elle gagne 1300 euros...
Après être tombé malade, après avoir perdu son travail, chef de rayon dans un supermarché, elle n'a pu trouver que ces contrats précaires.
En Allemagne, il ne fait pas bon être malade : on court, alors, le risque de goûter à la précarité.
 
Depuis 2005, le nombre de mini-jobs a augmenté de 6% en Allemagne : on les trouve surtout dans le commerce, l'entretien, la restauration, l'hôtellerie.
 
Pour le directeur d'un hôtel de luxe l'utilité de ces mini-jobs est une évidence : des charges patronales réduites, 28% du salaire contre 40 % sur un contrat classique, puis, une grande souplesse sur le temps de travail...
C'est ce que l'on appelle de nos jours la flexibilité.
Les mini-jobs auraient, selon certains, fluidifié et dynamisé l'emploi en Allemagne.
 
Mais selon un expert du marché du travail, ce n'est pas cette flexibilité qui a permis de relancer l'activité et de faire baisser le chômage, car on ne trouve pas de mini-jobs dans l'industrie.
 
Ainsi, deux Allemagne cohabitent : celle qui réussit avec des contrats à temps plein, et celle des mini-jobs, des précaires...
 
Un système profondément injuste qui laisse sur le bord de la route, deux millions et demi de précaires dont l'avenir est compromis.
 
Economiquement, l'Allemagne est florissante, mais les précaires n'ont jamais été aussi nombreux...
 
Ainsi à l'heure où le gouvernement s'apprête à imposer en France une plus grande flexibilité avec les nouvelles lois sur le travail, on peut se poser bien des questions sur l'efficacité de ce système...
La flexibilité crée de la précarité, mais elle n'est pas du tout génératrice d'emplois...
 
 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2017/09/en-allemagne-les-oublies-de-la-croissance.html

 
 
Le reportage :
 
http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/flexibilite-de-l-emploi-les-perdants-du-modele-allemand_2378467.html

 

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En Allemagne : les oubliés de la croissance...

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12 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 27 septembre 2017 11:00

    "Elle commence ses journées à 3 heures du matin, elle enchaîne ensuite sur son deuxième travail : assistante dans un cabinet médical, puis elle exerce à partir de midi un travail de caissière dans un magasin de fruits et légumes.
    Au total, avec ses trois emplois, elle gagne 1300 euros..."
    à moins qu’elle ait un crédit à payer, je ne pense pas ce soit rentable, surtout que livreur de journaux ne rapporte pas grand chose.


    • Habana Habana 27 septembre 2017 13:23

      Les Allemands sont aussi cons que les Français !

      Et ils remettent le même bulletin dans la même urne tous les 4 ou 5 ans depuis un demi siècle !
      Mais l’essentiel n’est-il pas de « faire barrage » comme nos médias crasseux nous l’expliquent si bien ?
      Crevez la gueule ouverte ce n’est plus mon problème !

      • Habana Habana 27 septembre 2017 13:29

        Et lorsqu’ils auront 1 million d’immigrés supplémentaires d’ici 1 ou 2 ans grâce à Maquerelle, ils n’auront qu’à s’arrêter de dormir pour faire les 3/8 à eux tout seul !


      • gogoRat gogoRat 27 septembre 2017 13:35

        Bon, enfin un article qui sort un peu de l’enfumage quotidien par noyage du poisson !
         
         Celles et ceux qui ont veauté (pour ou contre les ’marcheurs’, ça revient au même : ils les ont cautionnés et sont complices actifs de leur légitimation procédurière !)
        commencent peut-être à comprendre que ces mini-jobs d’outre-rhin sont en fait ce à quoi les ordonnances du docteur jupitérien vouent les Français dit ’du privé’ ( Cette locution tendant au passage à prouver qu’il existe bien au moins deux castes en France, contredisant l’engagement d’égalité en dignité -donc en droit et en devoir d’assumer équitablement et fraternellement tous les risques politico-finaciers )

         Dans le meilleur des rêves des marcheurs, ce qu’ils pourraient imaginer avoir suscité un jour, ce serait la résurrection d’un ou deux de ces montages d’un plan étatique bien canalisé par la puissance étatique ayant conduit à ces Areva, Allstom, Alcatel ... que notre pays voient aujourd’hui glisser inexorablement vers une main-mise étrangère ...
         Alors quellle peut bien être la cohérence de tant d’agitation et prétention à La Réforme ? ...
         
         Même en liquidant (cf la dernière émission envoyé spécial de Elise Lucet sur Lidl et Free ) les ’rien’
         et en ne gardant que des zélites , la seule perspective des ’réussites’ de la prétention aristocratique française est connue : au final , une OPA ou un bradage à l’étranger de nos ’bijoux de famille’ !

         C’est pas un peu ballot ça ? Tout ce foin pour liquider le peuple, et en arriver à cette vénalité de notre Excellence brillantissime si fière de ... se vendre !!

         Suggérons alors une nouvelle devise française, en remplacement de ’liberté, égalité, fraternité’ :
          « Vivent les vendus ! »


        • Spartacus Spartacus 27 septembre 2017 14:09

          Un mini-job est un revenu qui complète un formalise de faibles revenus.  La rémunération est de 450€. L’employé est comparable à la situation des stagiaires ou bénéficiaires du RSA socle ou RSA activité en France

          Comparons donc le mini-job aux équivalents Français : RSA activité et rémunération de stagiaires.....

          En France seulement 650.000 personnes salariés pauvres bénéficient d’un revenu complémentaire à leur revenus....Le RSA activité. (travailleurs pauvres).

          En France 1,5 millions de jeunes stagiaires de-25ans touchent 503€/mois et uniquement s’ils font plus de 2 mois....

          En Allemagne c’est plus de 4 millions de personnes bénéficient de Hatz dont une majorité de - de 25 ans et de plus de 55 ans.


          • foufouille foufouille 27 septembre 2017 14:21

            @Spartacus
            faux.
            c’est payé 1€/h avec 30€ maxi par semaine et obligatoire.
            rien à voir avec les stages puisque ce sont des gens au RSA socle = hartzis.


          • foufouille foufouille 27 septembre 2017 14:26

            @Spartacus
            « Pourquoi je suis ici ? Parce que, si tu ne réponds pas à leurs
            convocations, ils te retirent le peu qu’ils te donnent, grommelle
            un quinquagénaire à voix basse. De toute façon, ils n’ont rien à
            proposer. À part peut-être un boulot de vendeur de caleçons à
            clous, qui sait. » L’allusion lui arrache un maigre sourire. Il y a un
            mois, une mère isolée de 36 ans, éducatrice au chômage, a reçu
            un courrier du Jobcenter de Pankow l’invitant, sous peine de
            sanctions, à postuler pour un emploi d’agente commerciale dans
            un sex-shop. « J’en ai vu de toutes les couleurs avec mon
            Jobcenter, mais, là, c’est le pompon », a réagi l’intéressée sur
            Internet, avant d’annoncer son intention de porter plainte pour
            abus de pouvoir.
            source plus bas


          • foufouille foufouille 27 septembre 2017 14:29

            @Spartacus
            Une dame, la soixantaine bien sonnée,
            s’approche d’un pas hésitant. Elle paraît affreu-
            sement gênée de s’afficher devant des inconnus.
            Sa retraite inférieure à 500 euros par mois ne lui
            suffisant pas pour vivre, elle touche un
            complément versé par son Jobcenter. Comme
            elle peine toujours à joindre les deux bouts, elle
            exerce depuis peu un emploi précaire à temps
            partiel (« minijob ») de femme de ménage dans un
            centre de soins, qui lui assure un salaire net
            mensuel de 340 euros. « Rendez-vous compte,
            dit-elle d’une petite voix affolée, la lettre du
            Jobcenter m’annonce que je ne lui ai pas déclaré
            mes revenus et que je dois rembourser 250 euros.
            Mais cet argent, je ne l’ai pas ! En plus, je les ai
            déclarés dès le premier jour, mes revenus, vous
            pensez bien. Il doit y avoir une erreur... »


          • Ciriaco Ciriaco 27 septembre 2017 14:16
            Pour apprécier l’éducation et l’expérience de la vie de ces bonnes gens...

            « Celui qui peut travailler, mais ne veut pas, n’a aucun droit à la solidarité. Il n’y a pas de droit à la paresse dans notre société. » - G. Shröder, 6 avril 2001.

            « Seul celui qui travail doit pouvoir manger. » - F. Müntefering, président du SPD, 9 mai 2006.

            « Nous fournissons aux employés un matériel humain bon marché. » - Un collaborateur d’un Jobcenter (Pôle Emploi) berlinois, 9 mars 2015.

            Source : « L’enfer du miracle Allemand », Le Monde Diplomatique, Septembre 2017.

            • foufouille foufouille 27 septembre 2017 14:29

              @Ciriaco
              merci pour le lien.


            • toma 27 septembre 2017 14:33

              Je l’ai déjà dit et redit, sur 6 personnes en Allemagne dans nos surfaces de vente, 3 sont temps plein parce qu’elled le veulent, et 3 temps partiels parce qu’elles le veulent aussi.

              De.plus, le minijob n’est généralement pas plus précaire que cela, vu qu’il reste généralement au conditions tarifaires du temps plein ! Il est juste limiter a 450€ par mois, au delà, les charges augmentent pour l’employé ! Et donc le patron aussi, sur 450€/seul 15€ de pensionskasse, l’employeur lui payé la secu seul a 15%, et les.impôts comme prévu.

              Logiquement, avec 450€, vu que le salaire brut horaire est de 9€, bien ca donne un nombre d’heures max travaillables par mois. Aussi le mini job en complément d’un temps.partiel n’est pas.imposable si on dépasse.pas la.durée de 40h semaine.

              Le problème est, combien de temps partiels ou mini jobeurs aimeraient bosser temps plein ??

              Après, ce système est bien pour tous, tous qui volontairement, ne désirent pas faire.plus, gagner plus, son mère au foyer, étudiant.... Avant on préférait pas donner de job du tout, car c’était compliqué.

              Un retraité dans le besoin peut complété sa retraite, est ce bien ? Mieux de vivre pauvre sans possibilité comme en France ?

              Ce sera tjs difficile de plaire a tous !

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