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Accueil du site > Tribune Libre > En France, il y a (vraiment) du souci à se faire !

En France, il y a (vraiment) du souci à se faire !

Contrairement aux attentes des plus utopistes, pardon, des plus optimistes d’entre nous, il faut se rendre à l’évidence : la situation de la France, des entreprises françaises et des Français ne s’améliore pas, au contraire elle se dégrade.

Dans la société, il y a un besoin et une attente combinée extrêmement forte, qui ne cesse pas de s’exacerber.

Les gens, jusqu’à dans les couches moyennes ou favorisées, nécessitent d’être moins pressurés par les conditions de vie et son coût qui augmente (avec ses besoins). On n’est même plus sûr qu’ils accepteraient de “travailler plus, pour gagner plus”.

Quelle famille peut vivre aujourd’hui, dans le monde occidental moderne avec une seule voiture, sans au moins deux téléphones portables (avec les abonnements qui vont avec), sans au moins deux ordinateurs, sans abonnement internet, sans abonnement multimédia HD et sans la télévision Plasma Full HD qui vient de sortir ? Les études montrent que les revenus ont augmenté ces 15 dernières années, bien sûr, et personne ne comprend pourquoi les gens se plaignent, mais le coût “invisible” des nouveaux besoins “vitaux” dépassent nettement les augmentations de salaire.

Pour ne pas arranger les choses, puisque le monde occidental “produit” des individualistes et des célibataires (hommes, femmes, ou parents isolés), leur budget explose car si dans un couple on peut mieux faire face avec deux salaires, il n’en est pas de même pour les personnes seules, notamment les plus jeunes (qui sont aussi celles qui ont le plus de “besoins” insatiables).

Les entreprises françaises de productivité semi-industrielle ou industrielle ne pourront pas résister longtemps face à une quadruple insupportable pression :

- à la fois d’un dollar extrêmement faible limitant ou empêchant les exportations de production nationale, dans un monde où tout se négocie encore en dollars ;

- de la nette baisse du pouvoir d’achat des particuliers (ou plutôt de leur incapacité à consacrer une partie de leur budget dans autre chose qu’un loyer, une voiture, un abonnement internet, téléphonique et dans la nourriture) mais aussi de la baisse de l’investissement professionnel (les entreprises perdant confiance progressivement et cherchant à se solidifier avec ce qu’elles ont déjà plutôt que de parier sur l’avenir) ;

- de la concurrence internationale déloyale, essentiellement asiatique (le “grossiste mondial”, mais aussi désormais le “frigidaire mondial”) à faible coût de main d’œuvre ;

- du prix du pétrole qui va s’installer au-delà de 100$ le baril et qui pèse sur l’ensemble de l’économie à différents niveaux, et dont on n’a pas encore ressenti tous les effets conséquents.

Combien de temps la situation est-elle tenable ? Qui peut le dire ? Sûrement pas très longtemps. Des années ? Des mois, avant d’en constater des signes irréversibles ?

Les institutions économiques et statistiques, généralement proches du pouvoir politique, ne semblent pas communiquer sur de graves inquiétudes, alors que les économistes indépendants sont plus qu’alarmistes.

Et ce n’est pas qu’en France, c’est toute l’Europe qui est touchée plus ou moins au même niveau. Ralentissement en Allemagne, signes inquiétants en Belgique, en Italie, et même en Angleterre.

Verrons-nous bientôt les églises se transformer en dortoirs pour pauvres, transférés depuis les trottoirs, ruinés ou mal logés, les supermarchés et les commerçants dévalisés par des gens qui ne peuvent plus faire autrement que se servir sans payer et qui ne trouveront pas vraiment de résistance ?

Est-ce un passage obligé ? Probablement. C’est la “rupture”, dans tout ce qu’elle a de plus cynique.

Soyons objectifs.

On ne peut pas sortir de l’Europe qui nous étrangle, on ne peut pas enrayer l’immigration illégale qui nous pèse malgré le consensus de tous sur la question, on ne peut pas baisser les charges des entreprises d’au moins 30%, on ne peut pas augmenter les bas salaires de 25%, on ne peut pas baisser la TVA sur tout ce qui est consommé pour en alléger fortement le prix, on ne peut pas offrir plus de travail aux gens car il n’y en a pas plus à offrir et souvent les actifs travaillent déjà autant qu’ils peuvent, on ne peut pas transformer les banlieues des grandes villes en quartiers résidentiels agréables, on ne peut pas limiter ou interdire l’importation des produits asiatiques ou issus des zones à concurrence déséquilibrée qui pourraient être manufacturés ou fabriqués en France en dynamisant l’emploi et la création d’entreprises de taille moyenne, on ne peut pas lutter contre les politiques commerciales internationales mondialisées qui écrasent toujours plus les prix, soi-disant pour donner plus de pouvoir d’achat aux travailleurs par la concurrence ouverte, alors qu’en réalité elles compressent les marges bénéficiaires et donc rendent impossible le partage de richesses qui d’ailleurs ne se constituent plus au même niveau, sans compter que la qualité des produits proposés est de plus en plus contestée.

Il y a tant de choses qu’on ne peut plus faire, pour lesquelles il ne semble plus possible de revenir en arrière, qu’on voit mal comment toujours plus de gens vont s’en sortir toujours mieux dans un monde censé devenir toujours meilleur.

Il est indiscutable, au moins en apparence, que le président Sarkozy tente de faire remonter la pente à toute la machine France. Mais comment peut-on pousser un très lourd véhicule vers l’avant quand sa marche arrière en engagée, dans la boue ?

J’ai bien peur hélas que toutes les mesures qui sont prises depuis l’élection de celui qu’on appelle l’Hyper Président, et toutes celles à venir pendant son mandat, et qui, du reste, seront toujours plus difficiles à faire avaler aux Français, resteront nettement insuffisantes et improductives de résultats, conduisant inéluctablement le pays, et surtout son peuple, vers une situation empirique.

On voit bien, avec les récents sondages d’opinion qui le place en janvier 2008 à 47% de satisfaction (et son Premier ministre à 42%, tous deux en baisse continue depuis qu’ils sont au pouvoir) que les Français sont de plus en plus sceptiques envers leur gouvernement. De plus, désormais, il existe un réel fossé entre la réussite personnelle de Nicolas Sarkozy et la réalité quotidienne des gens.

Mais qu’est-ce qu’une situation pire me direz-vous ? Quel serait l’un des scénarios crédibles ?

On peut envisager que de plus en plus d’entreprises seront en difficultés chroniques ou insurmontables, que de plus en plus d’actifs, y compris dans les classes moyennes ou confortables seront de plus en plus gênés et affaiblis, qu’il y aura de plus en plus de pauvres (ne parvenant plus ni à se nourrir correctement, ni à se loger décemment, ni à se chauffer dans les périodes froides, et encore moins à se payer du plaisir, pour compenser la morosité).

L’insécurité sera croissante, bien au-delà des banlieues et jusque dans les cœurs des villes et largement en province (moins sécurisée), y compris dans les zones rurales.

La criminalité urbaine s’intensifiera, le niveau de violence grimpera, le climat insurrectionnel sera palpable, les forces de l’ordre seront plus présentes, beaucoup plus visibles, plus déployées, moins tolérantes. La tension ira crescendo.

Sur le plan économique, la situation sera intenable. L’émergence d’un marché noir sera inéluctable. Les banques qui gèrent les actifs seront progressivement mises en difficulté, et devront faire face aux situations détériorées de leurs clients particuliers et professionnels, toujours plus nombreuses.

L’inflation, rapide et sournoise, produira des effets terriblement néfastes, et le mouvement ne pourra pas s’inverser.

Les dirigeants d’entreprises chercheront à protéger leurs activités en augmentant les prix pour à la fois garantir leurs marges et compenser la hausse des coûts de production, quelles qu’en soit les conséquences sociales.

La confiance dans les marchés financiers continuera à se dégrader, offrant des opportunités de prise de contrôle à nos meilleurs ennemis, les investisseurs asiatiques, indiens ou arabes.

Le pétrole continuera à progresser, certains analystes envisagent des cours à plus de 120$ à brève échéance, les Saoudiens évoquent même un pétrole à plus de 200$ rapidement. Des économistes mondiaux estimaient il y a quelques années qu’à partir d’un pétrole à 120$ le baril, certains pays modernes pourraient connaître le chaos social, y compris en Europe.

Par ailleurs, les USA, le gendarme global qui, même s’il est très critiqué, joue un rôle de régulation incontestable, vont être fortement troublés par les présidentielles “marketées” offrant comme choix aux Américains un noir, une femme ou un religieux, ce qui ne va probablement pas arranger les affaires du monde occidental.

Rappelons-nous que le rôle d’un président consiste à maintenir les intérêts supérieurs du pays. Si l’individu était l’intérêt supérieur d’un pays, j’imagine que depuis longtemps ça se saurait.


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31 réactions à cet article    


  • Claude Simon Tzecoatl 8 janvier 2008 11:30

    Ce n’est pas vous qui sévissez également sur Observabilis.com ?


    • Claude Simon Tzecoatl 8 janvier 2008 11:57

      Votre tableau est noirci volontairement, où alors vous êtes particulièrement anxieux.

      Vous dépeignez un scenario catastrophe qui peut se révéler partiellement vrai, tout au plus.

      Le chômage baisse grâce à une pyramide des âges vieillissante, on peut espérer que la violence baissera également.

      Le pétrole peut être remplacé par le moteur à air comprimé (invention française mise en production par le constructeur indien tata) ou l’hydrogène (produit à partir d’eau avec certaines fréquences micro-ondes).

      Bref, notre système capitaliste (puisqu’il apporte certaines satisfactions, quitte à se forcer à faire tourner la machine économique) peut très bien continuer à fonctionner si ses réformes internes se font suffisamment vite (mais pas trop car il risque de détruire des pans économiques rapidement).

      On est conscient que les émetteurs de monnaie (banques) et ceux qui exploitent la création monétaire exubérante (financiers) asservissent les créateurs de richesse (entreprises) cependant dans des activités à haut risque souvent.

      Vous décrivez l’inflation comme un phénomène uniquement négatif, tout ceux qui ont emprunté lors de la bulle immobilière lui dira merci, s’il s’avère qu’elle soit forte. Et une inflation forte et un euro fort sont relativement incompatibles. Vous alignez tout les côtés négatifs de ce qui peut nous attendre, en tout les cas de ce dont on parle le plus, afin de produire un effet anxiogène exagéré.

      Voilà, j’ai tenté de dénoircir votre bien sombre tableau.


    • geko 8 janvier 2008 13:39

      Comme Tzecoatl je trouve que le tableau est noirci volontairement, où alors vous êtes particulièrement anxieux. et ceci parce l’auteur pourtant spécialiste de la prospective n’argumente pas ou peu ses propos comme on pourrait l’attendre d’un spécialiste mais semble réagir comme par affect !

      Le chao social est prévu par nos gouvernants et les intérêts supérieurs ne sont plus ceux du pays mais ceux de quelques grosses entreprises aujourd’hui internationales. Mes questions sont de savoir s’il y aura guerre civile ou des émeutes ? Ces conflits se feront’ils sur fond de conflits religieux et ou racials ? Quelles seront les zones géographiques abandonnées au « non droit » ? ......


    • jo l'indien jo l’indien 8 janvier 2008 12:14

      effectivement rien ne va plus les jeux sont faits !!!

      en lisant ce tte production ecrite, j’entends encore les paroles du président et de ses accolites disant que le chômage et la misère ne suffisent plus a expliqué la violence et autres agissement de certains de nos concitoyens, nous sommes tous d’accord mais avec ce qui s’annonce dans les scénaris d’un futur proche, fruit de la conjoncture économique mondiale et de la politique sarkozyenne ils ne pourront dire « nous ne savions pas » car l’état du pays qui se profile en lisant cette article et en constatant la réalité (la crise financière une crise immobilière, sarko pour une france de proprio !!, la carotte du travailler plus pour gagner plus...etc etc)nous sommes plus prés du chao que de l’embellie en tout cas la distinction entre france d’en bas et d’en haut devient la france des bas fonds VS la france des élites (inutiles, injustes et vulgaire, n’est-ce pas Rachida !!!)


      • Redj Redj 8 janvier 2008 12:20

        Le tableau est peut-être volontairement noirci ou pas, mais c’est malheureusement la tendance vers laquelle on se dirige.

        Et d’ailleurs :

        « On peut envisager que de plus en plus d’entreprises seront en difficultés chroniques ou insurmontables, que de plus en plus d’actifs, y compris dans les classes moyennes ou confortables seront de plus en plus gênés et affaiblis, qu’il y aura de plus en plus de pauvres (ne parvenant plus ni à se nourrir correctement, ni à se loger décemment, ni à se chauffer dans les périodes froides, et encore moins à se payer du plaisir, pour compenser la morosité). »

        ==> on y est déjà !

        Cordialement,


      • Forest Ent Forest Ent 8 janvier 2008 12:20

        Cet article n’est pas faux, mais il tire un peu dans tous les sens, et il offre une prise malaisée à la critique.

        Je réagirai juste sur un point affectif : le rôle de Pinocchio. Il n’est pas de remettre le pays sur un meilleur cap. Il est de l’enfoncer dans les ornières pré-tracées.

        La suite prévisible est l’agrandissement de la fracture sociale. La question est : « à quel moment fera-t-elle exploser le pays » ?


        • Diego Diego 8 janvier 2008 12:42

          Pour assombrir le tableau je rajouterais une crise environnementale qui s’aggrave (mais cette situation n’est pas que francaise...). Je pense que c’est en construisant un objectif de societe concret base sur la limitation de notre impact environnemental que la solution se trouve. Solution peut etre simpliste mais si les francais s’unissent dans un but je pense qu’un dynamisme economique, humain, social tel que le monde n’en a rarement connu pourait arriver. Au lieu de cele nous avancons (reculons ? ) sans but sans dynamisme et sans cohésion... Je pense que c’est un des rares espoirs qu’il nous reste. Sur ce bonne année quand même !!


          • tvargentine.com lerma 8 janvier 2008 13:45

            Voila un tres bon article dépolitiser.

            Il est vrai que les fonds spéculatifs se sont déplacés des actions bourses aux marchés des matières premières et que cela entraine des conséquences en chaine dans une économie mondialisée ou il n’existe pas beaucoup de régles et ou la France ne maitrise pas le volant du véhicule.

            Soyons réaliste,la situation française est inquiétante et dépend beaucoup d’une reprise mondiale.

            Soyons réaliste aussi,les réformes économiques pour les TPE ne sont pas au rendez vous

            http://www.fiducial.fr/KERNEL/?NODE_ID=96a55a2b-8058-467d-bf2b-5ea982dcd98c&DB=V2&U=DC5AB262-634F-422B-9D27-B7BC29A08D03

            Concernant le déficit extérieur,la TVA sociale s’impose pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat

            L’Euro fort est une bonne chose pour permettre aux entreprises françaises PME,PMI de s’implanter sur des marchés à l’étranger ,mais l’Etat ne fait rien pour alléger les démarches administratives.

            La crainte serait de voir l’Euro baisser et les matières premières continuer à flamber


            • Forest Ent Forest Ent 8 janvier 2008 15:37

              « L’Euro fort est une bonne chose pour permettre aux entreprises françaises PME,PMI de s’implanter sur des marchés à l’étranger »

              Tiens ! C’est la première fois que je lis cela. Vous ne confondez pas ? A la rigueur, on pourrait écrire que l’euro fort favorise la prise de contrôle par des détenteurs d’euros d’entreprises hors zone euro. smiley


            • Internaute Internaute 9 janvier 2008 10:56

              Puisque nous ne fabriquons plus grand chose et importons presque tout, L’Euro fort fait aussi que nos salaires peuvent encore acheter quelque chose.


            • Sigefroid 8 janvier 2008 16:12

              Seb... les dirigeants c’est VOUS ! La pouvoir appartient à la Nation !Tant que vous ne vous regrouperez pas, ne mettrez pas au point de nouveaux programmes avec une volonté forte de mobiliser le plus grand nombre autour d’autre chose qu’un pitre de podium, vous n’en sortirez pas ! Le pouvoir est confisqué par des aventuriers qui vous vendent au plus offrant en vous distrayant par des pantalonades ! N’attendez rien des « dirigeants » ... il ne dirigent rien, gèrent à peine et exploitent un max à leur profit !


            • Adama Adama 8 janvier 2008 14:06

              Olivier, vous n’auriez pas des tendances suicidaires ?

              Allons courage, un petit schnaps et tout redevient possible dans ce bas-monde ! smiley


              • logic 8 janvier 2008 14:23

                Je pense que la plupart de ceux qui écrivent des articles ou des commentaires ici vivent de l’argent public depuis qu’ils sont nés Pour ma part je n’ai rien couté à l’Etat depuis l’age de mes 9ans mais par contre je lui ai rapporté des millions voire des milliards (de francs)Vous decouvririez qu’aujourd’hui on bouzille les producteurs de richesses !!! Cela fait 30ans qu’ils y travaillent tous bords confondus ayant mis en place des sbires dans tous les domaines Services fiscaux CCi Banques Justice... tous unis au service des trusts financiers internationaux

                Qui en tant que travailleur indépendant s’est permis de mettre au tribunal une banque nationalisée (en 91) ? Donc avant de disserter commencez à gratter le vernis de nos beaux parleurs et sortez de votre microcosme

                Strauskhann a été récompensé de ses services pour avoir bouzillé l’industrie et le savoir faire Français et son pote Trichet dans les années 90 aidait le CL à enfoncer les entreprises indépendantes et performantes Donc si notre € est au taquet par rapport au dollar tout cela est bien voulu pour casser ainsi le peu qui reste de savoir faire dans notre vieille Europe et ce en toute complicité avec nos « frères » americains qui ne le mettent profond avec la bénédiction de notre chanoine du Latran


                • MagicBuster 8 janvier 2008 14:41

                  ... et oui avec Sarko on bouffe de la merde .. et il n’y en a pas assez pour tout le monde ...

                  La rupture


                  • vieuxcon vieuxcon 8 janvier 2008 15:04

                    Olivier Rimel votre article n’est pas mal du tout. J’y ferais quelques modérations quand au rôle tout puissant des Etats unis.

                    Ce rôle baisse considérablement, mais aucune structure visible, ne semble en mesure de le remplacer. Est- ce un pas de plus vers le chaos, où un espoir ?

                    Suivant que vous ayant foi en la force collective de l’humanité ou pas, votre réaction sera différente.

                    Autre légère remarque, la prise de conscience de la baisse du pouvoir d’achat des Français est réelle. 9a fait un moment que vivant entre la Suisse et la France j’en avait certaines preuves. Aujourd’hui tout ceux qui ont passés des vacances dans une autre pays du continent européen, vous le confirmeront : La vie en France est devenu réellement difficile. Salaires inférieurs, prix plus élevés.

                    Sur ce point on peu agir en sortant du travailler plus. Le dogme des 35 heures est une mauvaise chose, que l’on soit pour ou contre. Il faut sortir de ce schéma et voir comment parvenir à partager le travail, quitte à développer le travail à temps partiel.

                    Les exemples de tous les pays du nord de l’Europe nous le prouve. L’important n’est pas que le temps de travail légal soit fixé à 35 ou à 42 heures, l’important est que le volume d’heures travaillés soit mieux réparti, sur plus de monde. C’est ça qui créé la richesse.

                    J’en viens donc à dire que l’important n’est pas l’individualisme, mais l’action collective. Nous ne nous en sortirons que si nous somme Solidaires. Solidaires entre Français, Solidaire entre Européens, Solidaires entre citoyen du monde.

                    Contrairement à l’idée qui circule en France, les pays qui réussissent et réussiront en 2008, sont les pays qui ont mis en place, quelque soit le moyen choisi par ailleurs(Impôts, taxes, assurances obligatoires) bref les pays qui ont organisés une véritable solidarité.

                    Demandez à un suisse (véritable, pas à un étranger qui a négocié ces impôts) si le niveau de ses taxes est moins élevé que le notre ? Au début il vous dira oui. Puis en analysant point par point, les assurances santé, la vieillesse et ces trois piliers, les impôts locaux, la taxe sur les ordures, la taxe sur l’église etc... vous verrez qu’un Suisse paye plus en pourcentage qu’un Français, mais la présentation est différente est mieux acceptée.

                    Discutez avec un Danois ou un Allemand, vous verrez que les magasins même fermés le dimanche et le samedi dès 16 heures, n’empêche de profiter du confort bien au contraire.

                    Discutez avec un patron de ces pays et il vous dira qu’il est normal de rénumérer correctement un salarié si on veut un salarié efficace. Continuez la discussion même avec un patron Belge ou Allemand, vous verrez que non la France n’est pas en tête sur les taxes sur les entreprises.

                    Je disait dans un autre post qu’en fait nous avions le patronat le plus bête et le plus râleur d’europe. C’était faux. En fait je voulais parler des représentants du patronat, Journalistes et homme politiques qui relaient à l’étranger depuis des années, des idées fausse sur la France. Toutes les entreprises qui ont eu à travailler avec des entreprises Françaises, vous le confirmeront, le travail est bien fait au prix et dans les délais convenus.

                    Voilà quel devrait être le rôle de nos politiques, et du Medef. A la place de celà nous avons une bande de pleurnichards, de faux acteurs vrai président blingbling et d’une armée de lèches bottes.

                    Non l’avenir de la France n’est pas si noir que ça. Il suffirait que le peuple prenne le pouvoir et aient envie de montrer ce qu’il vraiment, au lieu de confier sa représentation à des marionnettes de la plus mauvaise distribution du monde.


                    • Black Ader 8 janvier 2008 15:08

                      «  à la fois d’un dollar extrêmement faible limitant ou empêchant les exportations de production nationale, dans un monde où tout se négocie encore en dollars ; »

                      Les produits français ont la technologie de la chine avec les salaires de la RFA. Inutile de dire que le $ n’a rien à voir la dedans, d’autant plus que, pour produire, il faut d’abord importer..

                      « de la nette baisse du pouvoir d’achat des particuliers ( »

                      Trés drôle ! Certes, je suis d’accord que par rapport aux pays libéraux, la pouvoir d’achat stagne, mais bon, c’est un projet de société. En tous cas, il est faux de dire qu’il baisse. Les gens n’ont qu’a virer tous leurs conneries d’abonnement, voila tout.

                      « mais aussi de la baisse de l’investissement professionnel (les entreprises perdant confiance progressivement et cherchant à se solidifier avec ce qu’elles ont déjà plutôt que de parier sur l’avenir) ; »

                      L’ISF date de 1981 : la sous capitalisation de la France en est le résultat prévu et réalisé. Le K serait deux fois plus taxé en France que dans les autres pays européens. Pourquoi voulez vous que des gens investissent pour payer des impots, alors qu’ils peuvent tout claquer en loisir, ou se délocaliser ?

                      «  de la concurrence internationale déloyale, essentiellement asiatique (le “grossiste mondial”, mais aussi désormais le “frigidaire mondial”) à faible coût de main d’œuvre ; »

                      La concurence mondial ne nous concerne pas vraiment. C’est surtout les autres pays développés qui nous la mettent profond.

                      « du prix du pétrole qui va s’installer au-delà de 100$ le baril et qui pèse sur l’ensemble de l’économie à différents niveaux, et dont on n’a pas encore ressenti tous les effets conséquents. »

                      Prix largement compensé par la baisse du $ !

                      « Combien de temps la situation est-elle tenable ? Qui peut le dire ? Sûrement pas très longtemps. Des années ? Des mois, avant d’en constater des signes irréversibles ? »

                      Heu, vous oubliez le principal : le taux extravagant des prélévements obligatoire en France ! Le reste n’est que litérature.

                      Dés qu’on aura viré au moins un milllion de fonctionnaire, et les immigrés, on pourra rembourser une parti des dettes et baisser les impots. Evidement, si l’on veut des riches pour créer des emplois, il va falloir se donner du mal comme les autres pays pour les attirer, surtout avec notre réputation ! Mais ca doit être possible.


                      • Nono Ladette Nono Ladette 8 janvier 2008 15:12

                        Aux nouveaux « besoins vitaux » que vous décrivez bien s’ajoutent les m² supplémentaires dont nous avons « besoin vital » pour vivre.

                        Cherchez les statistiques du logement : le nombre de m² habités par personne a augmenté fortement au cours de la période récente. Et ce jusqu’en 2004, quand les prix sont devenus suffisemment élevés pour limiter les possibilités des acquéreurs.

                        Par ailleurs, les moins de 30 ans n’ont jamais été aussi nombreux parmis les acheteurs d’immobilier.


                        • Parpaillot Parpaillot 8 janvier 2008 15:42

                          @ Auteur :

                          Quel tableau apocalyptique que vous nous présentez là !

                          Après en avoir lu le contenu, votre article ne décrit pas seulement la situation de France, même si celle-ci est au centre de la fresque, mais de l’Europe en général. Le titre est donc trompeur.

                          Cela étant, à défaut de proposer des solutions au marasme décrit, on était en droit d’attendre des suggestions d’amélioration, or rien, néant ... Dommage ! Vous auriez pu peut-être parler des nécessaires réformes structurelles, conditions fondamentales pour améliorer la compétitivité économique de la France, or rien ... Dommage !

                          Parmi toutes les calamités énumérées, certaines d’entre elles ne sont pas propres à la France, et celle-ci n’a aucune possibilité pour y remédier. Ce sont souvent les conséquences de la mondialisation, or celle-ci est un fait et il faut s’y adapter, bon gré, mal gré ! Les prix du pétrole, de l’énergie en général, des matières premières, par exemple, résultent du cours de ces produits sur les marchés internationaux. S’agissant du cours actuel de l’Euro, cette décision n’appartient pas à la France seule, et vous le savez bien. Alors pourquoi un tel article pessimiste qui accentuera davantage encore la démission des français en leur laissant croire que leur bien-être ne dépend QUE du pouvoir politique ? Il faut cesser de faire croire aux gens que tous les maux qui nous accablent nous viennent de l’extérieur et apprendre à se prendre en main.

                          Restons positifs ... Résolument !!!

                           smiley

                          Cordialement !


                          • Rosemarie Fanfan1204 8 janvier 2008 21:57

                            Comme vous dites, ce sujet ne concerne pas que la France, ni même que l’Europe, mais le monde « occidental ».

                            Alors la solution de mesures structurelles permettant à la France d’être plus forte sur les marchés étrangers n’est pas une solution crédible ! y en a-t-il d’ailleurs ? on va dans le mur ! point !


                          • Once 8 janvier 2008 16:22

                            « Quelle famille peut vivre aujourd’hui, dans le monde occidental moderne avec une seule voiture, sans au moins deux téléphones portables (avec les abonnements qui vont avec), sans au moins deux ordinateurs, sans abonnement internet, sans abonnement multimédia HD et sans la télévision Plasma Full HD qui vient de sortir ? »

                            J’espère que c’est du second degré...

                            Les deux voitures sont parfois une nécessité mais pour le reste on vit très bien sans téléphone portable, avec un seul ordinateur à la maison, et sans télé ! Beaucoup d’économies pourraient êtres faites si les gens changeaient un peu leur mode de vie...


                            • snoopy86 8 janvier 2008 17:07

                              Constat amer et lucide que je partage quasi complètement.

                              Toutefois, vous nous égrenez une longue litanie de « on ne peut pas »...

                              « on ne peut pas » aujourd’hui parce que nous ne sommes pas encore assez dans la merde pour qu’une majorité ou une minorité suffisamment forte et active le veuille. C’est juste une question d’années, pas même de décennies. Il y aura fatalement un jour ou l’autre un épisode « révolutionnaire » d’où naîtra un sursaut.


                              • tchoo 8 janvier 2008 19:54

                                Notre Président semble vouloir faire la politique du Medef.

                                Si celui-ci représentait les vrais entrepreneurs français, ce qui emploient et font vivre la majorité des français cela se saurait.

                                Le monde court de plus en plus vite vers un mur, en toute conscience, certains ayant une confiance immodéré dans leur frein ou dans la solidité de leur crane !


                                • Polaire 8 janvier 2008 22:29

                                  la solution : consommer francais. Certes, on consommera moins, moins de gadget, moins de fringues, moins de tout, mais tellement mieux. Il est urgent de retrouver une consommation normale, responsable. on ne peut pas le faire avec tout mais si déjà on se contente d’ acheter que des fringues et de la nourriture francaise, ce serait déjà pas mal. mais j’y pense, existe t il seulement encore des fabricant de vetement en france ?


                                  • slide 9 janvier 2008 08:40

                                    Dans tous les pays économiquement en forme, le parti a été pris de préférer une économie mobile, adaptable, PME-centrique, à une économie faite d’éléphants et de grosses entreprises. Dans les pays qui affichent la meilleure réussite, l’élément de réussite est le travail et la motivation, non la filiation et les dynasties. De tels modèles sont certes plus sensibles aux aléas économiques, mais cette sensibilité joue dans les 2 sens.

                                    Les gros groupes plutôt que les PME, l’héritage plutôt que le travail, la fortune plutôt que les salaires, voilà les erreurs probables de notre Président-Directeur Général de la république. En tous cas erreurs si l’on se fie aux approches des pays que ce dernier prend en exemple.


                                    • Traroth Traroth 9 janvier 2008 10:55

                                      Bof. Un article visant à dédouaner préalablement Sarkozy de son échec prévisible, rien de plus. Prétendre que le déclin de la France et de l’Europe est inéluctable est simplement ridicule. Parler de la "réussite personnelle" de Sarkozy, ce qui sous-entend que se faire élire président de la République, se (faire ?) payer des Rolex clinquantes et sauter des ex-mannequins opportunistes est le summum de la réussite. Ca me parait peu républicain, comme si le pays était au service de Sarkozy et non l’inverse.


                                      • Internaute Internaute 9 janvier 2008 11:23

                                        Bon constat mais qui ferme l’horizon.

                                        Le paragraphe « Soyons objectifs. On ne peut pas sortir de l’Europe qui nous étrangle, on ne peut pas... ...la qualité des produits proposés est de plus en plus contestée » suppose que nous ne sommes plus maîtres de notre destin. Au contraire "ensemble tout est possible", par forcément avec Sarkozy mais tant que le peuple français existe.

                                        Vous nous enfermez encore, comme presque tous les analystes économiques, dans une logique où sans commerce international nous sommes fichus. Dites nous quel est le pourentage du PIB de la France correspondant aux exportations hors pays riches, (cherchez-le, cela vous ouvrira les idées) et expliquez-nous pourquoi avec un tel pourcentage il n’y aurait pas d’autre solutions que de continuer à s’enfoncer.

                                        On ne fait rien parce qu’on a envie de ne rien faire. La rupture serait justement de prendre les mesures énergiques sur le plan de l’immigration et de la régulation fiscale du commerce international pour défendre nos intérêts. Quelle est la politique de lutte contre l’immigration ? aucune. Comment peut-on faire baisser le prix des logements quand on fait rentrer 300 à 500.000 personnes par an en France ? Evidemment c’est impossible si on refuse de réguler les flux migratoires. Certaines entreprises ne trouveraient pas assez de personnel ? Et alors, est-ce si dramatique ? Peut-être que cela conduira à une hausse des salaires.

                                        Comment peut-on créer de l’emploi en France si on ne protège pas notre marché intérieur (au niveau français ou européen). Il n’y a qu’un ministre pour croire qu’un employé français payé 1.000 euros par mois va rester concurrentiel face à un employé du tiers monde à 20 euros par mois. La seule issue est la fermeture des entreprises ou leur expatriation.

                                        Nous n’avons pas besoin des produits importés du tiers-monde à part quelques ressources de nécessité. A partir du moment où nos politiciens se sont liés les mains avec les accords de l’OMC, il n’y a en effet pas d’issue autre que la misère pour le plus grand nombre. Rien ne nous oblige à en rester là. Nous sommes dans une catastrophe librement consentie. Que la Chine ou l’Inde cesse de nous acheter les airbus créera à terme beaucoup plus d’emplois en France qu’on en perdra. En plus, cela aura l’avantage de rediriger leur production vers leurs besoins intérieur et élèvera de leur niveau de vie.

                                        Dans ce contexte, vous ne voyez pas d’issue parceque vous refusez d’envisager le moindre changement à la politique du PS et de l’UMP. La main-mise de la finance internationale sur le PS ou l’UMP n’a rien de définitif tant que les électeurs peuvent encore voter.

                                        La critique du gouvernement est trop sévère. Fillon et Sarkozy font du mieux qu’ils peuvent dans le périmètre toujours plus étroit dans lequel il se sont enfermés. Comme ils (en héritier d’une longue lignée de mauvaises politiques) ont délégué les pouvoirs du gouvernement aux instances internationales, ils ne gèrent plus que l’administration française au sens le plus étroit du terme. Je trouve qu’ils le font plutôt bien, engageant les réforme nécessaires. On peut toujours aller plus loin mais au moins le mouvement est lancé.


                                        • Internaute Internaute 9 janvier 2008 11:23

                                          Ce nouvel éditeur est complètement nul. Toute la mise en page a disparu.


                                        • Frederic Stephan 9 janvier 2008 11:30

                                          Les pouvoirs du gouvernement français sur son économie sont désormais trés limités. L’ensemble des décisions qui pourraient améliorer la situation mais que le gouvernement ne peut plus prendre seul me semble bien détaillé dans l’article.

                                          Je partage le même pessimisme et pense que même un gouvernement de gauche aurait énormément de mal à redresser la barre sans plomber encore plus de déficit.

                                           


                                          • Gilles Gilles 9 janvier 2008 11:54

                                            Ah, mais c’est un terreau propice à la révolution que vous nous prévoyez ! ENFIN !!!!

                                             

                                            Là où vous faires erreur c’est qu’une classe d’entreprise, de plus en plus florissantes, existera toujours. Les 100 milliards d’€ du CAC 40...... Bon, ce sont effectivement la plupart des transnationales qui n’ont plus de raisons primordiales de rester françaises ou allemandes ou même américaines et qui en se tirant agraveraient la situation......mais le feront-elles ?

                                             

                                            Moi je crois qu’à terme, à cause des maux que vous énoncez et qui sont déjà en grande partie à l’oeuvre, on se dirige vers une société partagée en deux classes fortement délimitées : une classe bourgeoises avec revenus stables, santé, logement, hi-tech vivant dans des zones ultra-sécurisées et une classe populaire vivant partout ailleurs, se démerdant comme ils le peuvent, un peu comme au XIXem siècle...ou dans les pays en voie de développement contemporains (ex typique : le Brésil)

                                             

                                            Cette division n’implique aucunement une faillite du pays qui pourrait afficher des résultats macroéconomiques satisfaisants, mais concentrées dans les mains d’une partie productive de la population. Car il faut réaliser une chose ; il ne devient plus possible de satisfaire les besoins de tous et le citoyen de base ne veut plus payer pour les autres, résultat de l’individualisme rampant et de l’argent comme moteur de plus en plus seul moteur de la reconnaissance sociale.

                                             

                                            Le travail peu qualifié ici coute trop cher, donc la solution est de baisser ses coûts quitte à supprimer les prestations sociales et le confort. Vous verrez le populo s’y habituera ; quand il faut bouffer, on accepte tout, même ses chaines !

                                             

                                            L’entreprise sera considérée comme le moteur essentiel de la vie politique, sociale et économique. Peut être même n’aura t-on affaire qu’à des transnationales. Sans accés à ces entreprises, point de salut. Je me rapelle même d’une BD de SF dans laquelle les entreprises multinationales avaoient leur indépendance politique et délivraient une "citoyenneté" et un passeport à leur nom.....sans ce précieux sésame, point de liberté et le populo se battait où pour y entrer ou pour grapiller les miettes qu’ils leur laissaient. PREMONITOIRE ? En tout cas le Naboléon représente ces valeurs...

                                             

                                             


                                            • Krakatoa 9 janvier 2008 14:10

                                               

                                              N’est-ce pas le merveilleux Olivier Rimmel qui officie sur le très orienté site Observabilis qui sert de sous-marin à peine camouflé pour nous vendre du Le Pen à toutes les sauces ? Voilà donc le spécialiste en prospectives et surtout en catastrophisme comme il sait si bien le faire ailleurs su Avox. Que retenir de cette litanie qui compile les poncifs, les idées plus que générales, un peu de bagout économique assez mal maîtrisé pour lier la sauce si peu littéraire, une arrière pensée politique à peine voilée (les étrangers et la mondialisation sont responsables…de tout ou presque, tiens j’ai déjà entendu cela dans la bouche de...) et pas mal de sensationnalisme (« L’insécurité sera croissante, bien au-delà des banlieues et jusque dans les cœurs des villes et largement en province (moins sécurisée), y compris dans les zones rurales. La criminalité urbaine s’intensifiera, le niveau de violence grimpera, le climat insurrectionnel sera palpable, les forces de l’ordre seront plus présentes, beaucoup plus visibles, plus déployées, moins tolérantes. La tension ira crescendo. ») ? Pas grand-chose hélas…
                                               
                                              Notre expert qui voulait créer des camps d’internement pour les rétifs banlieusards lors des émeutes et qui souhaitait que l’on donne du para et des blindés dans les cités pour mater le « terrorisme urbain » des djiadistes arabes de banlieue, joue encore et toujours les Cassandre en dépit du fait que la plupart de ces prophéties passées et publiées sur d’autres supports se sont avérées fausses et non avenues. Jouer avec la peur et frissonner en imaginant le pire (il nous prédit des émeutes, des pillages commis par des affamés, une récession pire que celle de 1929 et une banqueroute quasi généralisée), cela rime à quoi ? A exacerber les fantasmes sécuritaires en utilisant la surenchère de la peur. Un classique. Une question demeure : a quelle fin ?
                                               
                                               
                                              Un fidèle lecteur de Monsieur Rimmel
                                               

                                              • Krakatoa 9 janvier 2008 15:02

                                                Illustration de mon propos précédent avec des extraits d’articles publiés sur AVox

                                                 

                                                 

                                                 
                                                « (…) C’est une évidence pour tout le monde désormais que la grande majorité des immigrés arrivés en France il y a trente ans n’ont pas su, et ne sauront jamais éduquer leurs enfants, ces fils d’immigrés qui aujourd’hui, même s’ils ne sont pas responsables de ce qu’ils sont, restent néanmoins massivement à l’origine des troubles dans les banlieues. C’est ainsi. Je le regrette et le déplore comme n’importe lequel d’entre nous, mais c’est un fait, il faut le considérer tel quel et avoir le courage de dire les choses telles qu’elles sont, et d’appréhender le problème bien en face. (…) 
                                                 
                                                (…) Préalablement, il faut déjà pouvoir mettre en place un système de surveillance au coeur des banlieues et des zones urbaines sensibles. Un système qui permettrait d’identifier rapidement les auteurs de troubles ; on permettrait à des citoyens d’indiquer anonymement à la police l’identité d’éléments perturbateurs susceptibles d’appartenir à des bandes ou à des groupes criminels et/ou violents, de sorte que la police puisse cibler ses actions de surveillance, et éventuellement appréhender des auteurs de faits avérés recoupés sur le terrain. (…)
                                                 
                                                (…) Non, au contraire, il faut une mise à l’écart de la société, il faut aller jusqu’à un internement dans des centres de redressement fermés, surtout pour les jeunes et les très jeunes d’entre eux, ainsi que pour les jeunes adultes.
                                                Ces centres devront être nombreux, déployés dans toutes les régions, organisés et administrés par un service spécialisé de l’institution pénitentiaire ou pourquoi pas avec une participation de l’armée. Les jeunes qui seront internés dans ces centres ne pourront pas en sortir ni le soir ni le week-end, les visites seront au maximum limitées à leurs parents immédiats, dans certains cas, et un traitement très strict leur sera imposé.
                                                Des éducateurs spécialisés nombreux et permanents seront au coeur du dispositif. En priorité des adultes de plus de quarante-cinq ans psychologiquement robustes que des jeunes ne pourront pas impressionner. Ces éducateurs pourraient être recrutés auprès des cadres de l’armée, de la police, de la gendarmerie, de l’éducation nationale, d’intervenants sociaux, de sapeurs-pompiers, toujours sur la base du volontariat. Ils seront chargés d’accompagner les jeunes durant leur séjour dans le centre de redressement et de les évaluer en permanence au fur et à mesure des progrès individuels. Des psychologues seront également indispensables à toutes les étapes de la réhabilitation. (…) »
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                "(...) Quelque chose de fort doit arriver dans le pays, comme un électrochoc. N’est-ce pas d’ailleurs un tel choc qui ramène à la vie ceux qui s’écroulent après une crise cardiaque ?
                                                Le peuple français, s’il n’est pas déjà définitivement blasé, a bien compris que ce n’est ni en élisant la gauche, ni en élisant la droite qu’il va pouvoir à la fois sanctionner et - surtout - trancher, cette fois de manière irrévocable.
                                                 
                                                 
                                                 
                                                En 2007, il est bien probable qu’un parti nationaliste prendra le contrôle du pays, et que des événements inattendus et brutaux se produiront ensuite, que le juste retour aux choses surviendra subitement. Quelle autre possibilité sérieuse avons-nous réellement s’il s’agit de provoquer un changement net de direction et de stratégie, qui s’assume vraiment et qui pourrait bien donner d’autres perspectives à des dizaines de millions de Français, dans une Europe qui n’attend qu’une seule chose, trouver sa voie ?
                                                Peut-être aussi rien ne va-t-il se produire, et continuerons-nous tous à nous plaindre en bons Français que nous sommes.(..)"
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                 
                                                Edifiant…

                                                 

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