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Entretien avec Claude Timmerman

Nous Sommes Partout : Depuis des années, on entend parler de la France-Afrique. Ce terme recouvre-t-il une réalité géopolitique ? Ou est-ce un terme journalistique vide de sens ? 

Claude Timmerman : La France a colonisé en trente ans (en gros 1860 / 1890) en Afrique de l’ouest un immense territoire sahélien et équatorial dans un but politique civilisationnel pour certains et économique pour d’autres…

Sur le plan intérieur, l’administration coloniale a très vite dû concentrer son action sur quatre points pour sécuriser les populations :

  • La lutte contre les incessantes guerres tribales
  • Lutte contre l’esclavage (surtout des enfants)
  • Lutte contre les sorciers et sectes d’hommes bêtes (Hommes-lions, Hommes-léopards, Hommes-serpents, etc…)
  • Lutte contre l’anthropophagie

Administrativement, les territoires ont été partagés suivant les affinités, les traditions et les alliances contractées par les diverses populations locales.

Au long du golfe de Guinée pourtant la pénétration coloniale s’est faire perpendiculairement à la côte quand les tribus de populations se répartissaient parallèlement, (du sud au nord : pêcheurs, cultivateurs, chasseurs, pasteurs) d’où de grandes hétérogénéités ethniques des pays côtiers dans cette zone.

Il est résulté de quatre-vingts d’administration coloniale un ensemble de territoires qui furent érigés en « pays » au moment de l’indépendance avec pour premier objectif l’assurance du maintien de la paix intérieure et des frontières territoriales coloniales.

La notion d’« état » étant une conception étrangère à la mentalité de la plupart des tribus concernées, l’indépendance a paradoxalement instillé le nationalisme pour assurer la cohésion de ces nouveaux pays.

Economiquement, ces futurs états étaient totalement dépendants des flux économiques générés par la métropole qui chercha à sauvegarder son monopole commercial notamment en matière d’exportation des produits locaux miniers (phosphates, fer, uranium, pétrole, pour l’essentiel) et agricoles (café, cacao, arachide, bois), etc.

Pour ce faire, la stabilité politique de ces nouveaux états et leur volonté de coopération avec la France étaient primordiaux. C’est là que se sont constitués les fameux réseaux organisés, à l’initiative du président Charles De Gaulle, par Jacques Foccart, visant à faciliter l’accession au pouvoir des individualités politiques émergeantes les plus coopératives, et ensuite à les y maintenir.

C’est ainsi qu’est née la « Françafrique » qui a été durant cinquante ans indiscutablement une réalité…

Mais la nouvelle génération des dirigeants africains, associée à l’émergence d’une population rajeunie par l’explosion démographique (la population a plus que doublé et a aujourd’hui souvent plus de 50% de ses effectifs de moins de 20 ans !) se dégage de la tutelle française et prend maintenant d’autres options.

Elle a cependant conservé de cette époque une nette propension à la corruption.

Les réseaux Foccart – et pas seulement Elf – Gabon dont on a tant parlé – ont généré des flux financiers colossaux à destination d’hommes d’affaires et de politiciens français, par le biais de commissions et rétro commissions sur des marchés où les autorités locales mises en place ont trouvé leurs intérêts.

(Il était par exemple très facile de piéger un ministre africain apparemment intègre mais incapable, compte tenu du niveau de vie de son pays, de « tenir son rang » en Europe lors de visites officielles, d’envoyer ses enfants faire ses études en France, etc…)

Il s’est ainsi constitué des castes locales, qui se sont considérablement enrichies au détriment des populations qu’ils dirigeaient, dont la position politique était confortée par la France qui finançait les structures politiques ad hoc (et intervenait même parfois même par les armes !) au nom du souci de « stabilité politique » de ces états. 

Un système qui permit de voir des leaders politiques transgresser sans trop de problème la question de l’alternance démocratique et même créer de véritables dictatures avec la bienveillante neutralité, voire la bénédiction de la France. On peut citer Houphouët-Boigny, Omar Bongo ou Gnassimbé Eyadéma, ces deux derniers ayant même réussi à ce que leurs fils leur succèdent !

Par ailleurs, les financements octroyés à l’Afrique par l’état français se sont rapidement mués en subventions déguisées à l’activité économique nationale : la France finançait des programmes (notamment d’infrastructures) dont les études et la réalisation incombaient… à des entreprises françaises !

 

NSP : Que vous inspirent les récentes accusations touchant Vincent Bolloré concernant ses affaires africaines. Manipulations politiques ou réalité judiciaire ?

CT : Je ne commenterai pas, vous le comprendrez, une affaire qui fait actuellement l’objet d’enquêtes et d’inculpations en France, et d’investigations multiples en Afrique.

L’opposition togolaise est très claire sur le sujet :

http://mobile.icilome.com/news.asp?reg=&idnews=848038

Je vous signale deux articles importants, qui se suivent, repris du « Monde » sur ce blog :

http://boris-victor.blogspot.com/2018/05/vincent-bollore-na-plus-la-baraka-en.html

Personnellement, connaissant particulièrement bien le Togo comme vous le savez, j’avais rédigé pour NSP un article portant notamment sur la question spécifique de la « boucle ferroviaire » qui me semble particulièrement démonstrative :

https://www.noussommespartout.fr/la-boucle-ferroviaire-du-golfe-de-guinee-sans-vincent-bollore/reflexions/

Je ne m’étendrai pas plus : c’est une affaire qui peut conduire par effet domino à déstabiliser pratiquement toute l’Afrique de l’Ouest. C’est un énorme scandale politico-financier, il faut en être conscient !

 

NSP : En France, d’aucuns parlent du poids, réel ou supposé, de la FM sur les affaires politiques. Qu’en est-il de la FM en Afrique ? Les Frères sont-ils nombreux ? Combien de présidents africains sont FM ?

CT : « Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés », est la première loge créée en terre africaine, en 1781, à Saint-Louis du Sénégal. Il s'agira longtemps d'une maçonnerie coloniale.

Avec l’essor de la politique proprement africaine liée à l’indépendance, la maçonnerie s’est considérablement africanisée.

Si la Grande Loge Nationale a longtemps été largement prédominante, le Grand Orient est aujourd’hui très influent.

D’une façon générale, la GLN reste plus liée aux milieux d’affaire et le GO apparaît plus lié aux milieux politiques.

Il faut toujours de méfier des racontars dès qu’on touche à ce sujet, mais pour nombre de maçons africains l’appartenance à une obédience précise n’est clairement pas immuable.

C’est d’autant plus vrai qu’Omar Bongo a œuvré toute sa vie pour ériger une maçonnerie africaine autonome, unifiée, dégagée de la tutelle des deux grandes obédiences précédemment citées dont les affiliés ne rechignent pas à des affrontements politiques fratricides.

De nombreux journaux et notamment Jeune Afrique, tout comme le blog Médiapart, ne se sont pas gênés pour citer les noms de nombre de présidents africains actuels qui ne font pas mystère de leur appartenance aux loges tels :

  • Ibrahim Boubacar Keïta ( Mali), 
  • Denis Sassou Nguéssou ( Congo), doyen des francs- maçons subsahariens francophones
  • Mahamadou Issoufou ( Niger), 
  • Roc Marc-Christian Kaboré (Burkina), 
  • Aly Bongo (Gabon), grand maître de la Grande Loge du Gabon, comme son père Omar.
  • Alpha Condé (Guinée), 
  • Faure Gnassingbé (Togo) comme son père Gnassimbé Eyadéma.

Les rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches ( Rehfram) qui regroupent toutes les loges maçonniques d’Afrique se sont déroulées à Lomé (Togo) en 2015.

  • Joseph Kabila (Rdc), 
  • Paul Biya (Cameroun) est rosicrucien et serait affilié à la GLNF
  • Hery Rajaonarimampianina (Madagascar)

Liste non limitative…

C’est dire que le poids de la maçonnerie n’est pas du tout négligeable !

 

NSP : La majorité des historiens explique que la décolonisation anglaise fut réussie et la décolonisation française un échec. Validez-vous ce postulat historique ? Comment expliquez-vous ce loupé politique français ?

CT : La question de la décolonisation ne peut s’envisager que comme une conséquence… de la colonisation.

C’est donc d’abord à la différence d’approche de la vision coloniale qu’il faut s’attacher pour comprendre cette divergence de résultats.

Très schématiquement je dirai que la colonisation britannique a été essentiellement le fruit d’une volonté commerciale s’appuyant sur la première flotte du monde, et avec des méthodes…parfois musclées…

L’administration coloniale, réduite au minimum, souvent émanant de l’armée (les descriptions des livres de Kipling par exemple sont très révélatrices à cet égard) ne servait qu’à faciliter les activités agricoles et commerciales, fruit du travail de familles britanniques implantées sur place durant des générations. Les populations locales notamment aux Indes restant dans leur contexte civilisationnel initial, massivement ignoré des Anglais qui respectaient les usages et les structures politiques de ces pays.

Pour les régions peu peuplées telles l’Australie ou la Nouvelle Zélande, les Anglais se sont installés purement et simplement, en repoussant les rares indigènes des zones où ils se trouvaient.

Cela s’est passé presque partout sans heurts notables, sauf en Afrique du Sud avec les Zoulous…

Les Anglais ont donc effectué essentiellement une colonisation de peuplement, active, laborieuse, rémanente, très pragmatique, respectant les structures locales quand elles existaient.

Une colonisation qui a ouvert la société britannique aux individus locaux les plus brillants, certains épousant même des anglaises et finissant à la Chambre des Communs voire anoblis par la couronne !

Ils se sont donc trouvés incorporés au « monde britannique » et tout naturellement sont devenus des acteurs majeurs du Commonwealth qui s’est prolongé avec l’indépendance des pays concernés.

La colonisation française, surtout sous la troisième république, a été beaucoup plus idéologique et administrative : une colonisation où les fonctionnaires étaient très nombreux - donc coûtaient très cher au pays - et avaient le rôle essentiel. 

Des gens, aussi compétents et pleins de bonne volonté soient-ils, qui n’étaient là qu’à titre temporaire et dont les moins portés par l’idéologie civilisationnelle venaient uniquement, compte tenu des considérables primes d’expatriation, pour « faire du CFA » selon la formule consacrée.

Une présence transitoire donc essentiellement non productive ou peu productive, il faut le reconnaître. (Proportionnellement, sauf en Algérie, le peuplement colonial industrieux et agricole français a été très minoritaire, encore que là une bonne proportion était le fait des « français Crémieux » naturalisés.)

Les locaux les plus doués firent des études universitaires en France, constituant une élite qui, bien souvent, a préféré rester en métropole, où les diplômes assuraient des revenus substantiels auxquels qu’ils n’auraient jamais pu accéder localement.

Il n’y a pas eu d’osmose sociétale franco-africaine comme il y eut une osmose anglo-indienne.

La décolonisation française n’a donc pas laissé sur place une élite productive et surtout pratiquement pas de ces cadres techniques intermédiaires indispensables à l’essor économique de ces pays. Or chacun sait qu’une armée vaut plus dans l’action par ses sous-officiers que par ses généraux…

Ce constat explique à lui seul les échecs de la décolonisation qui, en plus par le biais politique de la Françafrique, allait de muer en réelle « post-colonisation » économique, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes !

 

NSP : La remigration est un slogan politique utilisé par différents partis et groupuscules politiques. N’est-ce pas une futilité politique qui rassure ? En effet, vouloir arrêter l’émigration massive en mettant des murs, des barbelés voire des soldats, ne présente aucune garantie de succès, si la source n’est pas tarie. Ces émigrés (clandestins ou non) viennent pour profiter d’un système économique supérieur à celui de leur pays. Ne faudrait-il donc pas les aider ou leur donner les moyens de développer leurs pays en terme d’infrastructures (écoles, routes, entreprises, etc) sans retomber dans l’ingérence et la tutelle dominatrice ?

CT : Qu’on veuille le reconnaître ou non, la colonisation a imposé un système politique et économique global, étranger au monde africain qui est pluriel, assorti d’une vision commerciale jacobine nord-sud entre l’ex-métropole et les pays devenus indépendants.

Il n’existe aucun héritage colonial économique transverse en Afrique, et encore aujourd’hui aucune infrastructure logistique d’envergure permettant les échanges entre les divers pays qui n’ont – surtout en zone sahélienne – que très peu de capacités de création de richesses.

Et n’en déplaise au président Macron – totalement navrant lors de son discours de Ouagadougou - ce n’est ni avec l’extension d’internet ni avec la création de start-up qu’on fera pousser des fruits et des légumes !

Le système politique « démocratique » imposé par les droitsdelhommistes européens est étranger à l’Afrique, comme l’est le système bancaire international : ce sont des concepts d’importation imposés qui n’ont rien à voir avec les cultures et les mentalités africaines qui, en outre, n’ont pas le même rapport au temps que la nôtre.

L’Afrique a deux problèmes majeurs à résoudre préalablement à tout développement économique :

  • la capacité d’autosuffisance alimentaire
  • la capacité de création d’emploi pour une population massivement aussi peu éduquée.

Ces deux problèmes sont démultipliés par la menace majeure qu’est la démographie galopante.

C’est le pire des maux de l’Afrique que les religions primitivement importées, de source musulmane ou chrétienne, vont indiscutablement contribuer à aggraver.

La maîtrise de la démographie est la première condition à toute recherche d’un développement possible pour ces pays. 

Bien avant que Bernard Lugan ne l’énonce, s’inquiétant des directives de l’OMS dans le cadre de la lutte contre le paludisme, j’ai souligné que les deux pires maux dont souffre l’Afrique sont les antibiotiques et la vaccination ! (Au passage, la lutte chimique telle qu’elle est envisagée contre le paludisme, si elle s’avèrera très rentable pour les industriels de la chimie, est une menace majeure, pour ne pas dire un cataclysme annoncé, pour la faune, la flore et finalement les populations elles-mêmes. Un constat de mort très angoissant, déjà avéré aux Antilles dans la lutte contre le chikungunya, mais qui ne décourage pourtant pas les bureaucrates.)

Vouloir à tout prix développer l’Afrique selon un modèle consumériste européen est un leurre et risque de retarder encore son développement.

Le vrai racisme, ce n’est pas de considérer que « les Africains ne sont pas comme nous », mais bien de refuser d’admettre « qu’ils ont leurs originalités, leurs potentialités et leurs personnalités propres ».

L’idéologie antiraciste mal comprise (et c’est bien le cas pour nos idéologues de gôche) conduit nécessairement à la négation de cette négritude dont Léopold Sédar Senghor faisait l’apologie…

Comprendre enfin cela conduit à admettre que le développement de l’Afrique ne peut se faire que selon un autre schéma que celui qui règne en Europe et qu’on veut lui imposer, concocté dans les salons feutrés de Paris, Rome, Bruxelles ou Washington… pour le seul profit des multinationales. Les migrants, essentiellement « économiques », qui servent d’idiots utiles à ceux qui veulent détruite l’Europe ne sont pas là par hasard !

Ceux du Niger, du Tchad ou du Mali n’ont pas même l’excuse de dire qu’ils auraient « perdu » quoi que cela soit du fait de guerres ou de troubles divers !

Ils ne sont là que pour profiter d’un système et trouveront toutes les parades pour rester, usant - comme vient de le faire très justement remarquer Gérard Collomb, qui n’est franchement de mes amis - des aides et des libéralités nationales qu’ils choisissent : « les migrants font du « benchmarking ».

Ceux-là ne repartiront jamais sauf à prendre des mesures politiques simples telles que l’Australie les a mises en pratique avec le succès que l’on sait.

Tous les pays seraient « pour », mais l’Europe supranationale immigrationniste veille et fera tout pour empêcher les peuples européens de se défendre !

La plupart des vrais migrants fuyant les guerres, ceux de Syrie, ou d’Irak ne souhaitent pas rester en Europe et regagneront leur pays dès qu’ils le pourront, s’ils ne sont pas intégrés à la société française en y apportant déjà leur contribution.

La « remigration » ne concernerait en fait que les profiteurs du système, qui sauront la contourner, comme ces Roms expulsés qui reviennent en France au bout de trois mois. C’est donc un leurre ! 

D’autant que localement, ceux qui fuient l’Afrique pour aller tenter leur chance en Europe sont en général localement des individus très mal considérés : des lâches ou des fainéants qui abandonnent leurs villages et leurs familles, ou ceux qui ont ponctionné l’argent de leur tribu pour se payer le voyage ; d’où le fait qu’ils savent qu’ils seraient très mal accueillis à leur retour !

 

NSP : Quelle est votre analyse au sujet de la politique pratiquée par le gouvernement chinois en Afrique ?

Il y a quarante ans que la Chine cherche à s’implanter en Afrique et les débuts furent difficiles.

A l’époque, la Chine communiste, dogmatique, recherchait des marchés et n’avait à proposer que des produits industriels de qualité médiocre. L’Afrique à l’inverse n’avait aucun pouvoir d’achat ! Ce fut donc un échec.

Depuis, la Chine a effectué une conversion libérale en matière économique et a fait un bond considérable en matière de technologies.

Les Chinois ont compris que la question qui importait était moins le marché africain que la capacité de fabrication africaine où la main d’œuvre pouvait être un atout considérable à condition d’être convenablement formée et surtout continument encadrée. Cela n’avait jamais pu être mené à bien de façon rentable par les occidentaux, compte tenu du coût exorbitant des techniciens expatriés.

Le niveau des salaires chinois étant bien moindre cet encadrement expatrié devient rentable et, par ailleurs, l’immensité du marché chinois assure des débouchés certains à ces productions délocalisées.

Aujourd’hui de nombreuses entreprises chinoises se sont installées en Afrique de l’est, notamment dans le domaine textile, où les machines sont importées de Chine, entretenues par des techniciens chinois et servies par une main d’œuvre africaine formée et encadrée par des Chinois. La production est essentiellement exportée en Chine et la main d’œuvre africaine employée dispose enfin localement d’un certain pouvoir d’achat salarial. Un système qui garantit l’emploi et les salaires et qui va permettre graduellement d’ici dix ans d’assurer la formation d’une main d’œuvre pérenne, et d’un encadrement technique de qualité, ce qu’un siècle de colonisation européenne n’est pas parvenu à faire !

C’est l’adaptation bien analysée du milieu industriel au contexte africain qui a permis cette indéniable réussite.

Par ailleurs la grande technicité chinoise, associée à un coût humain expatrié nettement plus compétitif que celui des européens, va conduire les entreprises chinoises à se positionner en leader sur de nombreux marchés et de nombreux appels d’offres.

C’est bien ce qui vient d’arriver avec la boucle ferroviaire d’Afrique de l’Ouest qui va finalement échapper à Bolloré qui était le maître d’œuvre majoritaire au profit de... la China Railway Construction Corporation (CRCC) !

Les Chinois ont donc su prendre la mesure de l’Afrique et s’y investir tant techniquement qu’humainement !

La pénétration chinoise en Afrique est aujourd’hui devenue une réussite tant économique que technique.

 

Propos recueillis par Franck Abed pour Nous Sommes Partout le 2 juin 2018


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1 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 3 juin 12:24

     
     
    8,4 ENFANTS PAR « FEMME » RECORD MONDIAL DE SURPONTE
     
    MARADI, NIGER (7,6 en moyenne),
     
     
    http://afrique.lepoint.fr/economie/demographie-niger-maradi-cette-ville-championne-du-monde-des-naissances-20-02-2018-2196453_2258.php
     
     

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