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Accueil du site > Tribune Libre > Entretien avec Odon Lafontaine (2) sur l’islam

Entretien avec Odon Lafontaine (2) sur l’islam

Odon Lafontaine

Franck Abed : D’une manière générale, et avec le recul, comment expliquez-vous le succès du prédicateur musulman Ahmed Deedat, à une époque où internet n’existait pas encore ? De même, depuis sa mort son succès ne se dément pas, notamment grâce à internet. En effet, il est souvent cité comme la référence par les jeunes musulmans et les convertis. Qu’en pensez-vous ?

Odon Lafontaine : Sans être un spécialiste de Deedat, j’ai vu quelques vidéos. On en fait vite le tour, et quand on connait un peu l’islam, on comprend mieux son succès. Tâchons de l’expliquer, ce qui nécessitera quelques développements et explications de fond sur l’action psychologique de l’islam. 

Remarquons tout d’abord que le succès d’Ahmed Deedat n’est pas un phénomène isolé. Il a été précédé par des apologètes du même tonneau, comme Rahmatullah al Hindi, et de nombreux impétrants prétendent aujourd’hui à leur succession, récoltant comme eux un grand succès. Deedat avait peut-être des qualités particulières, mais son succès et celui de ses héritiers s’explique moins par leur talent que parce qu’ils ont su, lui comme eux, toucher une corde sensible au sein de leur public musulman.

Des quelques prestations de Deedat et consorts que j’ai pu analyser, j’en retiens qu’ils utilisent tous les mêmes ficelles grossières pour convaincre. Il s’agit de débats soigneusement mis en scène ou de « one man shows », à la manière des comiques ou des politiques prenant leur auditoire à témoin. Ces formats ne poussent pas à de réelles études de fond, scientifiques et rigoureuses, des sujets abordés. Il s’agit de se livrer à des démonstrations de « science », d’habilité, de rouerie et d’à-propos pour émerger comme le champion de la cause musulmane. On s’y contente généralement d’effets de manche et d’esbroufe, et sur le fond, il ne s’agit pas d’apologétique ou de disputatio intellectuelle mais d’entertainment, de divertissement. Les très rares livres publiés n’engagent jamais leurs auteurs dans de réelles controverses scientifiques, universitaires, de la même manière qu’on ne voit jamais les diseurs de bonne aventure faire fortune au loto… On préfère user en fait d’argumentaires souvent très simplistes, comme par exemple prétendre que l’on aurait « fait trembler le Vatican » en lançant un défi au Pape que celui-ci n’aurait pas « osé » relever. Evidemment, dans l’interprétation qu’en a donnée Deedat et que son public a voulu retenir, cela ne pouvait être que par peur de « perdre le débat », auquel Deedat « enjoignait » le Pape de participer contre lui (les guillemets renvoient aux éléments de langage que l’on trouve sur divers sites musulmans glorifiant la « victoire » par contumace de leur champion). D’autres explications à la conduite du Pape sont possibles cependant, comme par exemple la possibilité que le Pape lui-même n’ait jamais eu vent de la proposition, ou bien qu’un tel débat ait pu lui sembler aussi incongru qu’un défi de bras de fer lancé par un plouc moyen au Président. Toutefois, les fans de Deedat n’ont voulu retenir que le mythe d’un Pape acculé par le champion de l’islam, en proie à la peur panique de perdre la face… Pourquoi cela ? Pourquoi l’explication somme toute la plus vraisemblable (la seconde !) n’est-elle-même pas considérée ? Je pense, et c’est le sens de votre question, que cela procède d’éléments très profonds de la psychologie musulmane, liés eux-mêmes à la nature de la foi islamique.

Il faut comprendre pour cela que les psychologies façonnées par l’islam fonctionnent à rebours : ce n’est pas l’examen des faits qui y conduit à la conclusion, mais la conclusion qui prédétermine la façon dont les faits sont examinés, voire qui prédétermine directement les faits eux-mêmes, qui va même jusqu’à les inventer (comme par exemple la grande peur du Pape face à Deedat). Illustrons-le : la foi islamique est, au plus profond, la conviction que l’islam est la solution aux maux qui accablent la terre et les hommes, la conviction que l’islam est la solution aux problèmes collectifs comme personnels. De cette conviction dépend tout le reste : puisque l’islam est la solution, il est donc la meilleure des choses, et donc son prophète ne peut avoir été que le meilleur des hommes, et donc sa conduite telle que relatée par la tradition ne peut avoir été que la meilleure des conduites, ne peut avoir été qu’un vrai modèle de bonne moralité. Et donc, face aux épisodes douteux ou inacceptables sur le plan moral de cette biographie (cupidité, mariage de sa propre belle-fille, polygamie et vagabondage sexuel, viol des captives de guerre, relations sexuelles avec une épouse pré-pubère, torture, assassinats, etc.), le musulman pris dans la logique de l’islam se retrouve coincé…

  • Il ne pourra alors que qualifier ces actions de moralement bonnes, et construire à partir d’elles son référentiel moral contre toute morale naturelle. Car sans cela, Mahomet n’aurait alors été qu’un affreux jojo, et ne pourrait donc avoir apporté la meilleure des religions à l’humanité.
  • Ou bien à l’inverse, et selon cependant cette même logique, il ne pourra que refuser de voir en face la réalité de la conduite de son prophète selon sa biographie traditionnelles, il ne pourra que nier ses actions (qu’il ne connaît peut-être pas au demeurant), ou bien lui inventer de toute force des circonstances atténuantes, des alibis et des justifications (Aïcha, sa « femme enfant » aurait en fait été plus âgée, Saint Louis aurait fait de même, on était déjà pubère à l’âge de 9ans, à l’époque, Dieu aurait permis que l’on épouse sa belle-fille, etc.). Car sans cela, Mahomet n’aurait alors été qu’un affreux jojo, et ne pourrait donc avoir apporté la meilleure des religions à l’humanité.

C’est dans chacun des cas la même logique qui commande : la conclusion prédétermine les faits qui sont sensés la construire. L’islam n’est pas bon à cause de Mahomet, mais Mahomet est bon à cause de l’islam. Et donc, mais seulement dans un deuxième temps du raisonnement, l’islam est bon aussi à cause du bon Mahomet : la boucle du raisonnement tautologique est ainsi bouclée… 

De là nous comprenons que l’islam, dans un sens, n’a pas vraiment besoin des faits réels pour exister dans la conscience des musulmans. La conviction que l’islam est la solution à tous les maux se justifie en elle-même : il suffit d’être conscient de l’existence du mal et de tous les maux pour pouvoir être séduit par l’idée qu’il serait possible de s’en libérer, facilement, politiquement, comme le propose l’islam. La promesse est tellement belle, et tellement facile puisque rendue possible via les seuls moyens humains (l’application de la loi de l’islam) qu’elle en prend un caractère des plus impérieux : s’il est possible de sauver le monde, de se sauver soi-même et ses proches, alors il faut absolument le faire, rien ne pourrait être plus important que cela. Dès lors, plus rien ne compte à cette aune, y compris les justifications profondes, y compris l’examen rationnel des faits. On ne va pas chercher à comprendre réellement pourquoi l’application intégrale de la charia permettrait de construire une société parfaite ou d’acheter son entrée au paradis : ce qui compte c’est la promesse du bien absolu que représenterait le paradis sur terre ou dans l’au-delà, promesse qui se suffit à elle-même (ou son corollaire : la peur panique du mal absolu de l’enfer). On peut donc tout à fait être musulman sans connaissances réelles et approfondies du Coran, de la théologie ou de la tradition musulmane, comme l’immense majorité des musulmans dans l’histoire. Il suffit d’être convaincu par la finalité que vise l’islam. C’est, à mon sens, la caractérisation du moteur profond de la foi musulmane.

C’est exactement l’inverse de l’attitude normale, de l’attitude scientifique, qui, elle, part des faits pour aboutir à la conclusion. Au passage, ce fonctionnement « à l’envers » de la raison n’est pas propre à l’islam, il se retrouve dans toutes les idéologies (1). Comme elles, l’islam vient ainsi pirater la conscience et le raisonnement des musulmans, pour les faire fonctionner à l’envers. Il séduit par la promesse du bien total et absolu que serait la « solution-islam » à tous les maux, à toutes les injustices, et la force de cette séduction renverse la charge de la preuve.

Mais au plus profond, l’esprit humain n’est pas si facilement dérouté. Il cherchera toujours à se construire des légitimations, des justifications, à s’appuyer sur des béquilles. Et sans doute les cherche-t-il plus encore qu’il sait, plus ou moins consciemment, que sa conviction s’est formée sans elles, sans réel cheminement « scientifique » solidement établi par la raison sur la logique intégrale et sur l’examen objectif et rigoureux des faits. Coexistent ainsi paradoxalement dans les consciences musulmanes à la fois la certitude de la conviction de la vérité de l’islam et le sentiment d’un manque criant de preuves et justifications réelles, l’intuition de l’illégitimité et le besoin d’être rassuré, d’être ragaillardi, d’être justifié. Ainsi, lorsqu’apparaissent des preuves et justifications, celles-ci sont alors étudiées, soupesées et appréciées au travers de la conviction islamique. Un esprit simple sera ainsi vite convaincu par les « miracles scientifiques » du Coran, qu’il verra comme étant autant de « preuves » de l’islam car il est en fait déjà profondément convaincu par l’islam ! Ce qui explique également au passage qu’il ne les soumettra pas à un examen rigoureux et ne prêtera aucune attention aux aberrations scientifiques réelles du Coran. Ce même esprit simple sera ainsi tout aussi vite convaincu par les pitreries de Deedat et consorts. Notons donc ces deux points capitaux, apparemment paradoxaux : 

  1. Le « piratage » des consciences auquel procède l’islam les laisse malgré elles dans une forme d’incertitude, de doute (inexprimable en islam) qui les pousse à chercher toutes les justifications ;
  1. L’esprit musulman est déjà convaincu par l’islam, et ne lui recherche pas de justification réelle, scientifique, intégralement logique : les apparences d’une telle justification le satisferont amplement. 

C’est là-dessus que fleurit la petite entreprise de Deedat et de ses successeurs, et c’est ce qui explique leur succès… En prétendant défendre l’islam contre les attaques des islamophobes, en cherchant à « détruire » les doctrines anti-islamiques (comme l’est intrinsèquement la foi chrétienne – disons plutôt, pour respecter l’histoire, que l’islam est une doctrine intrinsèquement antichrétienne), en voulant rétablir la suprématie de l’islam mise en cause par la crise profonde qu’il traverse depuis deux siècles que les pays musulmans ont été soumis par les Occidentaux, Deedat donnait aux musulmans ce qui leur manque tant dans leur religion : la confiance en eux-mêmes, en l’islam et en Dieu (du moins dans la conception islamique de Dieu).

Bien sûr, il faudrait entrer encore davantage dans la complexité des phénomènes psychologiques provoqués par l’islam pour mieux comprendre le succès de Deedat. Ce besoin d’assurance, de légitimité peut aussi s’expliquer par la nature « négative » de l’islam, qui ne s’affirme pas d’abord comme une réalité positive, substantielle, mais comme la négation, la critique de ce qui le précède, particulièrement du christianisme ( illâha illâ-l-lâh dit ainsi l’attestation de foi musulmane, « pas de divinité en dehors de Dieu »). De même qu’on peut lui trouver des motivations dans la nature absolument inconnue et inconnaissable de Dieu que l’islam promeut au travers de sa conception du monothéisme : si Dieu est absolument tout puissant, absolument différent, absolument inconnaissable, comment savoir s’il est satisfait de moi ? Il faudrait aussi évoquer les logiques de soumission à l’autorité propres à l’islam, qui poussent les musulmans à se chercher des chefs et autorités islamiques (c’est d’ailleurs un commandement de la charia). Mais je pense que nous avons déjà là bien assez pour comprendre Deedat, son œuvre, son succès et sa postérité.

FA : En Europe, beaucoup ont tendance à parler de l’islam comme si celui-ci n’était formé que d’un bloc, alors qu’en réalité il est multiple (chiisme et sunnisme, dont les différentes écoles juridiques de ce dernier, nouveaux courants réformistes, traditionnalistes, salafistes, « islam des lumières », soufisme etc.). D’où vient cette simplification outrancière ? De fait, ne participe-t-elle pas à une méconnaissance de l’islam ou des islams ? Concrètement, comment appréhender ou combattre un phénomène méconnu voire inconnu ?

 OL : C’est là un des sujets traités au fond dans mon dernier livre, La Laïcité, mère porteuse de l’islam ? (3). J’y renvoie les lecteurs pour des explications complètes.

Très grossièrement on pourrait penser que les flux d’immigration musulmane ayant été à peu près homogènes jusqu’à présent, cela a pu nourrir cette idée chez certains Occidentaux d’un islam unifié. Forcément, les Français n’ont vu principalement de l’islam que celui des Maghrébins malékites de leurs colonies d’Afrique du Nord, les Allemands celui des Turcs hanafites et les Anglais celui des Indo-Pakistanais, Egyptiens et Irakiens, hanafites également. Les vagues plus récentes d’immigration montrent cependant combien l’islam est beaucoup plus divers que cela. 

On pourrait aussi identifier certains facteurs identitaires et historiques chez les Européens qui leur ont fait voir l’islam comme un bloc unifié. L’identité européenne s’est en partie construite par son opposition aux musulmans et à l’islam : l’opposition doctrinale et totale entre islam et christianisme, la guerre d’expansion conduite par l’islam très tôt en Europe, la coupure avec la partie de l’empire romain d’Orient prise par l’islam, puis sa perte totale, les entreprises de reconquista de l’Espagne ou de la Terre Sainte, l’alliance des puissances européennes pour résister aux coups de boutoir des Ottomans, la piraterie et les razzias barbaresques, etc. ont longtemps forgé une image du musulman comme ennemi juré de l’Occident et de l’islam comme hérésie absolue. La colonisation et la soumission de la quasi-totalité des « terres d’islam » à une Europe triomphante ont relativisé cette perception, introduisant davantage de complexité. Le développement de l’antichristianisme occidental à partir du XVIIIe siècle a par ailleurs inoculé une dimension idéologique nouvelle dans la perception de l’islam et « du musulman » : c’est durant ces périodes que certains historiens ou philosophes, comme Voltaire ou Guillaume Libri ont commencé de construire une histoire fantasmée et reconstruite de l’islam comme pendant à l’histoire chrétienne de l’Europe que l’on cherchait ainsi à dévaloriser (la chimère du paradis perdu de l’Andalousie, par exemple, havre de paix et de tolérance dans une Europe alors en proie à la sauvage barbarie des âges obscurs). De là commencèrent d’émerger des figures idéologiques « du musulman » à partir desquelles le XXe siècle a imposé les siennes. Depuis les années 1950, la figure « du musulman » a en effet été présentée comme celle du nouveau révolutionnaire selon la grille d’analyse marxiste, ou plutôt progressiste : « le musulman » en lutte contre l’oppression impérialiste (les moudjahidine du FLN), « le musulman » construisant dans son pays une voie de développement alternative au capitalisme (Ben Bella recevant Che Gevara à Alger), « le musulman » immigré en Europe comme outil de destruction du monde occidental d’avant, de ses traditions, de ses racines, de sa religion, de son identité (des intouchables « potes » de SOS Racisme aux « migrants » régénérateurs de Georges Soros et Jacques Attali, en passant par les « kids de Bondy » encensés par France Inter et Télérama pour leur contribution heureuse au multiculti, chaque génération se construit son « musulman de service »). Cette vision « du musulman » relève du fantasme idéologique, passant par pertes et profits la complexité de l’histoire, de l’islam et les réalités vécues par les personnes.

Car oui, l’islam est multiple, traversé par des logiques parfois antagonistes, des dynamiques historiques, culturelles, nationales, nationalistes, des courants religieux, des influences extérieures, et désormais des dynamiques issues de l’enracinement de l’islam dans les pays européens… Face à une telle diversité, on pourrait ainsi céder à la facilité de refuser d’y comprendre quoi que ce soit, ou à celle de se contenter de schémas idéologiques. Je pense cependant que, notamment grâce à l’étude historique profonde et à l’analyse des idées, on peut déterminer une certaine cohérence, une forme d’unité à tous « les islams » : c’est cette même conviction que l’islam serait la solution au mal (les définitions de l’islam et du mal pouvant cependant varier… la chose est complexe !). L’islam étant principalement une idéologie, comme j’ai pu le souligner et montrer déjà maintes fois au fil de nos échanges, on peut comprendre cette diversité par l’analogie avec d’autres idéologies, comme le mouvement socialo-communiste : bolchéviques et menchéviques, léninistes, stalinistes, trotskistes, maoistes, khmers, juche, révolutionnaires, réformistes, nationalistes, internationalistes… Tous différents, mais tous unis derrière la poursuite du même rêve de libération de l’humanité.

L’identité islamique, la solidarité entre musulmans de toutes obédiences dans l’adversité et le sentiment d’appartenance à une même communauté se révèlent cependant lorsque le projet de l’islam lui-même est en jeu, lorsqu’il s’agit de se battre contre le Mal, lorsque, par exemple, l’islam est menacé, lorsqu’il y va de son projet messianiste ». C’est ainsi que tous les pays musulmans, par-delà leurs différences, se sont associés au sein de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique, qui regroupe les chefs d’Etat des 57 pays musulmans). L’OCI constitue de fait la première autorité de l’islam, tout à fait capable de parler d’une seule voix et d’agir en commun pour le bien de l’islam, au nom de son expansion, comme je l’ai déjà souligné dans nos échanges. On trouve des exemples de cette solidarité dans le front commun face à « l’islamophobie ». On connait l’officine qui s’est positionnée sur ce créneau en France, le CCIF et ses accointances salafistes. Il est facile de constater qu’elle travaille à la communautarisation des musulmans contre la société civile traditionnelle française. Elle est donc objectivement un agent de fractionnement, de dissolution de cette société civile, un agent de chaos, lequel chaos ne servira ni l’islam ni la France… Ce constat est à la portée de tous, avec ou sans les révélations de Wikileaks. Hé bien, j’ai toujours été étonné de constater l’audience du CCIF chez les musulmans les plus « modérés », les musulmans les plus français et se revendiquant de la France, alors même qu’ils devraient le voir comme leur pire ennemi.

Alors oui, bien sûr, l’islam est multiple, mais il y a aussi une forme d’unité idéologique de l’islam qui peut justifier cette perception d’un « bloc » musulman. Perception que renforcent encore les idéologies progressistes occidentales lorsqu’elles assimilent les musulmans à la figure « du musulman », c’est-à-dire du « musulman de service », du musulman mis au service du schéma idéologique progressiste.

FA : Vous dites que les « musulmans sont absents du débat scientifique concernant les origines de l’islam ». Est-ce vraiment le rôle des musulmans que de participer à ce débat ? Par comparaison, les catholiques sont-ils pertinents dans le débat scientifique au sujet des débuts du christianisme ?

OL : Dans l’ensemble, il y a en effet bien peu de chercheurs musulmans dans ce domaine, malgré quelques exceptions remarquables, étonnantes même, comme par exemple Mehdi Azaïez.

Je ne vois pas pourquoi, par ailleurs, les musulmans devraient ontologiquement être écartés du débat scientifique sur les origines de l’islam, et d’ailleurs ils ne le sont pas. Le tout est d’y participer selon ses règles, celles de la recherche scientifique. Il est vrai que, pour ce que j’en ai vu jusqu’à présent, bien peu en semblaient capables, capables de recul critique sur leur religion, capables d’abandonner tout dogmatisme sur le discours traditionnel que l’islam a développé sur ses propres origines, capables de descendre le Coran du piédestal de la « révélation divine » et de le considérer comme un matériau de recherche. Beaucoup ne comprennent donc pas ce qui est en train de se jouer dans le monde feutré de la recherche, ne comprennent pas que le tapis est train de leur être tiré sous les pieds de manière irrémédiable, ajoutant encore à la crise existentielle qui frappe l’islam depuis deux siècles au moins.

Par comparaison, beaucoup de chrétiens étudient les débuts du christianisme selon les principes de la recherche scientifique. Leur investissement dans ce champ a été et constitue toujours une excellente réponse à la vague de critique et de révisionnisme antichrétienne initiée au XVIIIe siècle. On peut penser aux travaux de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem ou à ceux de l’Institut biblique pontifical, en sus de l’apport des travaux de très nombreux laïcs dans ce champ, dans les universités et structures de recherche – j’en sais quelque chose, pour participer aux travaux de l’association EEChO (www.eecho.fr). 

Cet investissement dans l’étude scientifique et critique des origines de leur religion est à mon sens bien plus aisé pour les chrétiens que pour les musulmans. La foi chrétienne fait la différence entre la croyance et le comportement, entre la personne et ses actes. Elle pousse à faire cette différence. Tout est déjà dans la parole du Christ qui incite chacun à sortir des affirmations toutes faites, des comportements tribaux, moutonniers, en répondant de manière personnelle à son questionnement : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » (Mt 16,15 ; Mc 8,29 ; Lc 9,20). Développer une pensée personnelle, c’est la possibilité d’une pensée différente, d’une pensée à rebours et donc d’une pensée critique. Il n’y a pas à craindre la pensée critique, au contraire. Si la foi chrétienne est réellement ancrée dans l’histoire, la recherche scientifique sérieuse et objective sur ses origines ne peut que nous conforter : la recherche de la Vérité qui nous anime est aussi celle de la vérité historique. 

En islam, les choses sont plus terre à terre : les réalités spirituelles sont terrestres, et vice et versa. Croyance et comportement ne font qu’un – le sens arabe du mot de « dîn » dépasse celui de « religion » par lequel il est très mal traduit : le dîn est une justice, une éthique, la somme des comportements ordonnés par Dieu et un jugement, celui qui fait de la personne un (bon) musulman ou un mécréant. Le dîn islamique interdit le doute, exigeant une soumission totale et absolue. Les conditions ne sont donc pas les meilleures pour que puisse se développer une pensée critique. Et encore moins une étude critique de l’histoire des origines de l’islam.

Troisième partie prochainement…

(1) Ce qui explique l’aveuglement des idéologues face aux échecs de leurs systèmes et de la fuite en avant systématique de toutes les idéologies (nazisme, communisme, révolution, européisme, URSS, etc…).

(2) Cf. le florilège du site Answering Islam (https://www.answering-islam.org/Quran/Science/index.htm en anglais) ou bien ce pot-pourri de vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=CS13yF4lfE8&list=PLrxfWBuFyjdWO3bVd1usISnII14Q43-RR 

(3) La Laïcité, mère porteuse de l’islam ?, par le P. Michel Viot et Odon Lafontaine, Editions Saint Léger-Les Unpertinents, 2017

 

Propos recueillis le 21 juillet 2018

Le 21 juillet 1242 : victoire française de Taillebourg

 

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20 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 23 juillet 08:52

     
    “Tous ceux qui ont voulu confiner l’islam à la religion ont été, en mille ans d’histoire, écrasés et vaincus” Rémi Brague
     
     
     
    BOOBALAND : 60% DE VIANDE HALAL

    PARISTAN : 100% HALAL !!!

    US : 2% DES VACHES SEULEMENTNON TUÉES PAR UN MERLIN ÉLECTRIQUE

     
    Colonie oblige. Égorgement à vif par barbu, jusqu’à 10 minutes de souffrances (rapport INRA), les vaches pendues par une patte, contre le choc 10 fois supérieur à un 457 magnum du merlin électrique. L’animal est mort avant que l’influx nerveux de la douleur l’atteigne... Mais un gland remplacé se soumet à Allah et se masturbe sur la corrida souchienne...
     
    « Par kilo de viande, la certification halal coûte entre 10 à 15 centimes d’euros » gabelle pour barbu...
     
    http://www.youtube.com/watch?v=Qchz720x9ZU
    https://youtu.be/2jPYZcInMf8
    http//www.abattagerituel.com/pdf/Douleurs-animales-synthese-INRA.pdf
    http://www.lepoint.fr/societe/halal-ce-que-nous-cachent-les-abattoirs-07-03-2012-1438746_23.php
    https://www.notre-planete.info/actualites/2508-abattage-viande-Halal-Casher


    • DACH 23 juillet 10:33

      Partout où l’Islam s’est implanté par des conquêtes meurtrières, se sont établies des sociétés d’apartheid ! Discriminations envers les femmes, les enfants et les non musulmans rabaissés au statut infamant de Dhimmis ! = Des êtres humains inférieurs. Les musulmans sont également des victimes de cette doctrine religieuse. ils ont un devoir de sortir de l’école maternelle où l’islam les enferme, un devoir vis-à-vis d’eux-mêmes de se libérer de la soumission que leur imposent l’Islam et le Coran. La question qui leur est posée : comment s’affranchir de l’école maternelle, en sortir, et rejoindre les adultes qui prennent en charge leur existence ?



      • Crab2 23 juillet 10:34

        Lectures comparées

        Après avoir publié plus de mille documents critiques sur la chrétienté,je ne vois pas de raison de ménager les idéologies islamiques...

        http://laicite-moderne.blogspot.com/2015/05/lectures-comparees_10.html

        Suites 2 :

        Les Femmes de Bettina Rheims

         – Suite  :

        https://laicite-moderne.blogspot.com/2018/07/les-femmes-de-bettina-rheims.html


        • Pascal L 23 juillet 11:31

          @Crab2
          Je conteste les affirmations scientifiques de votre blog. Le hasard seul ne peut être responsable de la vie. Nous savons maintenant que la stabilité de l’univers repose sur une douzaine de constantes finement ajustées. Changez très légèrement l’une d’elle et l’univers n’existe plus... On peut toujours affirmer qu’il existe une infinité d’univers, mais personne ne peut le prouver. Par ailleurs, le hasard ne peut être responsable de l’évolution de la vie. Du chaos, le hasard ne peut créer que plus de chaos, or nous constatons une évolution de l’univers vers toujours plus de complexité. Je n’ai pas de réponse scientifique à vous opposer, nous pouvons juste dire que nous ne comprenons pas ces mécanismes et la science ne prouve rien. C’est toujours rassurant de pouvoir tirer une conclusion qui va dans le sens de nos idées, mais là...


        • DACH 23 juillet 11:43

          @Pascal L=le hasard est le nom impropre que nous donnons à ce que nous ne réussissons pas à comprendre !


        • Pascal L 23 juillet 15:08

          @DACH
          Non, avec cette définition, vous pouvez tout mettre sur le dos du hasard, mais vous ne donnez en fait aucune explication. Le hasard est régi par des lois mathématiques.


        • DACH 23 juillet 11:41
          Pour ceux et celles qui souhaitent autre chose que s’égosiller sur les bienfaits totaliatir"es de l’islam, écouter ce qui vient de l’Inde multi millénaire...=https://www.youtube.com/watch?v=9xB_X9BOAOU,
          Ravi & A. Shankar

          • DACH 23 juillet 11:44
            Pour ceux et celles qui souhaitent autre chose que s’égosiller sur les bienfaits totalitaires de l’islam, écouter ce qui vient de l’Inde multi millénaire...=https://www.youtube.com/watch?v=9xB_X9BOAOU,
            Ravi & A. Shankar

            • Jonas 23 juillet 12:33
              "D’une manière générale, et avec le recul, comment expliquez-vous le succès du prédicateur musulman Ahmed Deedat, à une époque où internet n’existait pas encore ?"

              17 des ouvrages de Ahmed Deedat sont officiellement interdits en France pour misogynie, christianophobie, antisémitisme, haine anti-occidentale et incitation à la haine raciale.
              Ahmed Deedat a toute sa vie blasphémé contre Dieu et son Fils Jésus-Christ.
              Suite à une nouvelle conférence blasphématoire sur Jésus, Ahmed Deedat a été victime d’une attaque AVC. Il est mort dans d’atroces souffrances pendant 9 ans sur un lit d’hôpital, sans jamais avoir regretté ses propos antichrétiens.
              Ahmed Deedat est sans doute en Enfer à l’heure qu’il est, sauf si Jésus, dans sa grande Miséricorde, lui ait accordé le Pardon.
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Deedat#Les_critiques

              • Jonas 23 juillet 12:33

                Vous voulez réellement connaître la vérité sur l’Islam ?
                Alors regardez et écoutez les prédicateurs et imams dans les plus grandes mosquées de France endoctriner des centaines de milliers de musulmans au fondamentalisme islamique misogyne, antioccidental, antichrétien et antisémite :
                http://islamineurope.unblog.fr/
                https://vimeo.com/user75660018


                • DACH 23 juillet 12:36

                  @Jonas= Et aussi les ouvrages de Alexandre del Valle.


                • zygzornifle zygzornifle 23 juillet 13:08

                  Hé oui l’Islam est en train de conquérir la planète et l’UE lui a donné les clés ....


                  • Pascal L 23 juillet 17:48

                    Les arguments d’Ahmed Deedat sont souvent vu sur Agoravox, avec la différence qu’à l’écrit, on peut prendre le temps de préparer une réponse. Ceci dit, je ne crois pas que des arguments réfléchis puisse infléchir la pensée de ceux qui s’en remettent à Ahmed Deedad, mais il faut répondre pour que ceux qui n’ont pas d’avis ne se laissent pas polluer par de tels mensonges.


                    • malik 23 juillet 18:18

                       :Et donc, face aux épisodes douteux ou inacceptables sur le plan moral de cette biographie (cupidité, mariage de sa propre belle-fille, polygamie et vagabondage sexuel, viol des captives de guerre, relations sexuelles avec une épouse pré-pubère, torture, assassinats, etc.)


                      mise à part la part la polygamie qui n,a rien d,illégal et à était éffectué par pratiquement toutes les civilisations( et meme par les prophétes biblique) tous le reste n,est que de la pire calomnie. 

                      pour le reste l,article n,est qu,un ramassis de mensonge à l,encontre de ahmed deedat qui de sont vivant à remis à leurs place bon nombres d,uridits chrétien et juifs. maintenant qu,il est plus là il est plus facile de lui cracher dessus.






                      • Pascal L 23 juillet 20:45

                        @malik
                        Les techniques d’Ahmed Deedat sont purement dialectiques mais ne démontrent rien. L’avantage qu’il avait à son époque, c’est la possibilité de défendre son point de vue de manière uniquement orale. A l’écrit, ses paroles peuvent être facilement contestées. C’est d’ailleurs l’avantage d’Internet aujourd’hui où tout le monde peut rembobiner pour réécouter un argument ou arrêter la vidéo pour préparer une réponse. De plus, l’islam était très méconnu des érudits chrétiens à son époque. Aujourd’hui, de nombreuses thèses de doctorat ont été écrites sur le Coran et l’islam et ces scientifiques ne se laissent plus autant marcher sur les pieds. Des réponses existent pour toutes ses attaques.


                        Il y a bien deux logiques qui s’affrontent. Celle de la science contre celle de la croyance. Si vous ne faites pas confiance à la science, ne prenez jamais l’avion, il ne peut pas voler. J’ai vu de la part de Musulmans érudits bien des raisonnement remarquables basés sur des postulats jamais vérifiés. Des centaines d’exégètes ont passé leur vie à réfléchir sur les sources de l’islam (Coran, Sîrah, habits...) sans jamais se poser la question de savoir si leurs sources étaient fiables. Tout ce travail n’est qu’une perte de temps sans la vérification des sources. Cette vérification n’est pas inaccessible étant donné le nombre de documents internes et externes à l’islam encore disponibles. Le 6ème siècle, c’est l’antiquité tardive mais pas la préhistoire. Pourquoi les Musulmans sont pratiquement absent de cette recherche alors que les Chrétiens ont largement participé à ce travail autour de la Bible ?
                        Des Musulmans peuvent avoir peur de ce qu’ils vont trouver, mais seule la vérité grandi. En rembobinant le film des transformations, on peut peut-être découvrir la vérité.

                      • malik 26 juillet 00:55

                        @Pascal L


                        ’Ahmed Deedat a remis à leurs place bon nombres d,irudit chrétiens et juifs en s,appuiyant sur leurs livres et sur le coran.

                        pour ce qu est de la science ,il n,ya aucune contradiction avec le coran ,la science ne fait que confirmer se qui est dans le coran.





                      • Pascal L 26 juillet 10:36

                        @malik
                        Visiblement, vous n’avez aucune idée de ce que la science peut être. « Le critère de la scientificité d’une théorie réside dans la possibilité de l’invalider, de la réfuter ou encore de la tester » (Popper)

                        Vous trouverez toujours des occidentaux comme le Dr Bucaille pour s’enthousiasmer sur le Coran, mais lisez ce que l’on dit de lui avant de le suivre. Le docteur William Campbell n’est pas tendre avec lui ni avec le Coran et reflète bien la position scientifique actuelle.
                        Il est clair aujourd’hui que le Coran ne contient aucune nouveauté scientifique et ce qui est dit de la science correspond à ce qui était connu à l’époque et il est même en retard sur certains points. Il y a des dizaines d’affirmation d’une terre plate dans le Coran, alors que son diamètre avait déjà été calculé avec une bonne précision dans l’antiquité.

                        Il existe même une étude sur le déni de la réalité dans l’islam et vous feriez bien de la lire. Cela m’évitera de reprendre point par point toutes les affirmations sur la scientificité du Coran. Cette étude fait la critique des affirmations de Abu Soleiman al-Kaabi. 

                        Beaucoup d’affirmations sur la scientificité du Coran sont faites « d’autorité », c’est-à-dire à l’oral, avec assurance mais sans jamais apporter de preuves. Cela marche pas trop mal dans l’expression orale, mais aujourd’hui, tout est enregistré et il est facile de réécouter en s’arrêtant pour prendre le temps de réfléchir. C’est pour respecter les critères de la scientificité que tout article scientifique est écrit.

                        Si vraiment le Coran avait anticipé sur la science, nous trouverions des articles en ce sens dans les publications scientifiques des université occidentales, or ce n’est pas le cas. Les thèses de doctorat d’Edouard-Marie Gallez, de Leïla Qadr, de Jean-Jacques Walter, etc... n’ont pas de réfutation par des documents de même niveau.

                      • malik 26 juillet 16:40

                        @Pascal L


                        il y a des scientifique qui confirme le caractére scientifique du coran d,autres qui rejettent sans pouvoir le contredire.parmi les scientifiques il y en a qui ont finis par admettre l,existence de dieu,mais cela ont fini par etre censuré.je te laisse une petite vidéo pour la route.


                      • Pascal L 26 juillet 18:34

                        @malik
                        Ah non, cette vidéo bat tous les records de ridicule. Il n’y a aucun élément nouveau qui n’ait pas déjà fait l’objet d’une réfutation scientifique. Lisez les documents que je vous ai déjà signalé, vous trouverez des réponses.

                        Bien que vous ne pouvez admettre ces réponses car elle entrainerait pour vous une condamnation comme zindïq, c’est-à-dire non seulement hérétique mais fauteur de trouble social, je vais vous répondre à la vidéo que vous me présentez. Les codes du film sont identiques aux films scientifiques avec une musique occidentale, mais le contenu n’y est pas.

                        « ses qualités littéraires qu’aucun être humain ne peut imiter » Le défi est présent trois fois dans le Coran avec une amplification de l’effet à chaque citation. On passe du livre pour la première à un seul verset pour la dernière, il n’est pas difficile de produire un texte de même qualité mais le problème principal est que celui qui s’y essaye risque sa tête. Vous pouvez lire le livre « L’action Psychologique dans le Coran » de Dominique et Marie-Thérèse URVOY pour plus d’informations.

                        « le fait qu’il soit exempt de toute incohérence » Les nombreuses études des exégètes montrent que le texte est loin d’être cohérent. Pouvez-vous par exemple expliquer la S28,47 « Apportez donc un écrit de la part de Dieu qui guide mieux que ces deux [écrits] là, que je le suive ! » Qui sont ces deux livres ? En quoi sont-ils supérieurs au Coran ?
                        Autre exemple : au début de la sourate 30 (versets 2 à 4), on ne peut comprendre le verset 4 que si les Romains ont été victorieux, mais ce n’est pas ce qui est marqué au verset 2. Ici, l’écriture arabe primitive du Coran ne fait pas la distinction entre vainqueur et vaincu. L’ajout de la voyellisation tardive a du se faire avec une erreur et je vous propose la traduction suivante : « 2 Les Romains ont vaincu 3 au plus proche de la Terre [de Palestine, en Transjordanie]. [Mais] eux, après leur victoire, seront vaincus 4 dans quelques années. A Allah appartient le Sort dans le passé comme dans le futur. Alors les Croyants se réjouiront 5 du secours d’Allah.  »
                        autre exemples : pourquoi le mot Hourri représente soi des vierges, soit des raisins blancs (ce sont les raisins qui ont la peau transparence et c’est mieux ainsi) ? Pourquoi le mot Nasara représente soit les Chrétiens, soit les membres d’une tribu juives ? Pourquoi le Coran place-t-il Marie dans la trinité Chrétienne (j’ai la réponse, mais ça ne va pas vous plaire, aussi, je m’abstiens) ? 

                        « la manière avec laquelle il prédit le futur » Qu’apporte le Coran ? Où sont les informations qui n’existaient pas à cette époque. En tous cas pas dans le développement du foetus (voir plus loin) et autres informations scientifiques.

                        « et le fait qu’il contienne certaines informations cachées » Si elle sont cachées, l’homme ne peut les découvrir. De qui se moque t’on ?

                        « le nombre remarquable de vérités scientifiques qu’il contient »
                        Toutes les informations scientifiques que le Coran contient étaient déjà connu à l’époque grâce aux travaux des Grecs.

                        sur le développement de l’embryon (sourate 23), le Coran n’apporte rien de nouveau. mais ne fait que reprendre des idées déjà en vogues provenant d’Aristote, Hippocrate et Galien et constituant la médecine de l’époque. La médecine moderne décrit bien autrement le processus.

                        « l’ouïe, la vue et l’intelligence » Le Coran oublie les autres sens comme le toucher, le goût, l’odorat...

                        Et il ne faut pas oublier que le Coran indique de multiple fois que la terre est plate alors que l’on connaît la forme sphérique depuis l’antiquité grecque.

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