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Accueil du site > Tribune Libre > Eric Naulleau : une gauche PS Macron-compatible qui n’a plus rien à (...)

Eric Naulleau : une gauche PS Macron-compatible qui n’a plus rien à opposer à la droite

 

 

 Avec « Zemmour & Naulleau » sur Paris Première, émission d’actualité politique, chaque semaine, Naulleau, dans ce face à face, ce côte à côte, semble n’avoir trouvé qu’une place et qu’un rôle à jouer : celui de faire-valoir de Zemmour, car force est de constater ceci : plus Naulleau parle, plus Zemmour brille ; et l’émergence de Macron, ce président qui se dit à la fois de droite et de gauche, c'est aussi ça : une gauche PS sans objet, vidée... à la rue, et en ce qui concerne un de ses représentants les plus symptomatiques, Naulleau Eric dans sa version médiatico-médiatique, une gauche condamnée à faire le trottoir pour continuer de toucher son chèque de fin de mois, le dernier chèque... car plus personne n'ira l’embaucher. Nul doute : cette gauche PS, Naulleau l’incarne à la perfection, le nez dans sa honte comme d'autres, dans leur soupe : "Alors, bois Naulleau ! Bois et tais-toi !"

Naulleau face à Zemmour, ce Naulleau-là nous est plus que familier ; c’est le même Naulleau face à Alain Soral dans l'ouvrage "Dialogues désaccordés" : un Naulleau laminé. Un dialogue au cours duquel Naulleau a pu affirmer ceci : « Oui, j’ai accepté de me trouver face à Soral. Mais je n’ai rien lâché. Je me suis battu bec et ongles. J’ai répondu point par point, sans compromis. Je l’ai contredit sur tous les sujets que nous avons abordés ».

On aura la charité de ne pas accabler davantage un Naulleau maintenant totalement absent de lui-même.

 Naulleau, critique littéraire reconverti dans l’animation télévisuelle, un temps chez Ruquier sur France 2, puis aujourd’hui sur Paris Première, Naulleau sur un ring face à un adversaire quel qu’il soit, c’est inévitablement faire la conclusion suivante : jamais Naulleau n’apparaîtra comme un rival crédible car tout combat mené s’avèrera très vite outrageusement trop inégal : sur un ring, Naulleau n’a aucune chance.

Mais alors, comment Naulleau sur Paris Première pourrait-il reconnaître son impuissance sans devoir valider les analyses de Zemmour qu’en tant qu’homme de gauche à la sauce PS, il se trouve bien incapable de contrer faute d’arguments. Or, une gauche sans arguments face à un essayiste comme Zemmour, c’est plus qu’il n’en faut pour mettre à terre cette gauche, gauche de Naulleau : ce qui est déjà le cas : les élections présidentielles et les législatives qui ont vu la victoire de Macron grâce à une abstention et un vote blanc et nul record… l’ont amplement démontré : le PS, bien que Macron-compatible, est sonné, à genoux, aphone tout comme Naulleau devant Zemmour ; destin funeste pour cette « fausse gauche » maintenant à poil qui peine à cacher son sexe, minuscule sexe de la honte. D’où sa disparition et son absorption par Macron et son mouvement En marche.

 Qu’à cela ne tienne ! Craintif et réaliste, manifestement, Naulleau souhaite bon an mal an se maintenir dans les médias ; et c’est déjà, et c’est encore et toujours le dilemme de "l’homme d’une gauche sociétale absente du débat social et européen" qui se condamne à manger à la gamelle de la désinformation par omission et de l’outrage faite à l’intelligence et au courage car, à faire l’âne pour avoir de l’avoine, ne finit-on pas... bourricot quoi qu’on puisse penser quand on veut se rassurer ?

Nul s’ignore ceci : quiconque ne renonce pas à l’argent se condamne à une existence intellectuelle et morale à la périphérie, en-dessous de tout, falot, lâche et veule même rasé de près, chemise immaculé et costume bien coupé.

 Naulleau est plus une victime que l’acteur, le protagonisme d’une quelconque stratégie de conquête ; Naulleau n’éclaire rien d’autre que son indigence. Un Naulleau victime comme tant d’autres de « l’enfumage PS » de ces trente dernières années ; écran de fumée qui a figé les consciences, gelé les esprits, épuisé les personnalités, dompté les caractères, fait taire ceux qui hurlaient à la douleur, jusqu’à la promesse d’un verdict de mort sociale contre quiconque refuserait de se soutenir une instrumentalisation du "sociétal" qui ne sert qu’à masquer une politique de renoncement au service d’une mondialisation d’une oligarchie sans principe sinon un seul - l’optimisation des moyens de production de l’espèce humaine …

Naulleau s’est donc condamné à n’être que le sparring-partner, médiocre de surcroît, de Zemmour. Ou bien alors, hissant Zemmour au sommet de sa rhétorique tout comme avec Alain Soral dans l’ouvrage pré-cité, Naulleau se rapprocherait-il délibérément d’intervenants bien plus talentueux, bien plus intelligents que lui afin d’assurer la promotion de ces derniers contre lesquels il est bien en peine de marquer ne serait-ce qu’un point, qu’un tout petit point au filet, au panier, qu’un but dans la cage… sur coup-franc comme sur pénalty ? Naulleau aurait-il à son insu pour vocation d'apporter de l'eau au moulin de tous ceux qui lui apportent la contradiction jusqu'à l'inondation ?

 Duo déséquilibré que ce tandem Zemmour-Naulleau à un point tel qu’il n’y a plus alors qu’une voix, une seule, qui se fait entendre face à des babilles, des balbutiements tout aussi indistincts, et d’autres certes audibles mais éculés et sans perspective : pas de hauteur, pas de profondeur de champ, tout à plat ; une « pensée » unidimentionnnelle et automatique d’automate ventriloque.

Si les imbéciles osent tout, et c’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnaît… Eric Naulleau a la fâcheuse habitude de monter sur un ring qui ne manque jamais d’exposer, dès le premier round, juste avant un K.O toujours renouvelé, semaine après semaine et chaque semaine, non seulement sa propre vacuité intellectuelle et autres insuffisances mais aussi, chez toute une frange dite « de gauche » qui se résume le plus souvent à un engagement auprès du PS, l’absence totale d’instruments et d’outils d’évaluation critique d’une modernité pourtant mille fois passée au crible d’une lecture et d’une interprétation sans concessions, de Marx le prophète à Michel Clouscard le penseur prémonitoire au jugement sûr, sans oublier de faire un détour par Guy Debord dont les analyses n’ont fait que se bonifier au fil du temps, Jean-Jacques Rousseau couvrant d’une aile protectrice tout ce beau petit monde…

D’où leur incapacité à tous à « affronter » Zemmour car le vide conceptuel d'une bien-pensance fourbe qui a régné au sien du PS depuis les années 80, a créé un tel appel d’air que c’est à un véritable ouragan auquel on doit faire face : Naulleau n’est pas simplement alors un courant d’air, c’est aussi un formidable siphon.

Un tel coup porté à l’intelligence, au courage et au talent est sans précédent dans l’Histoire.

 Naulleau est très certainement conscient du fait qu’il ne pourra pas faire ou refaire le voyage à l’envers ; il se sait condamné et c'est la raison pour laquelle il accepte bon an mal an l'humiliation qu'un Zemmour ne manque jamais de lui infliger en toute camaraderie ; faut bien dire que face à la bêtise et à l'indigence intellectuelle d’un Naulleau, Zemmour a beau jeu de ménager l'idiot de service : cet idiot fait de lui un intellectuel performant.

Au cours de l’émission qui l’emploie, disparaissant de longues minutes durant, muet, là présent sur le plateau, devant la caméra, mais quasiment absent, le regard sans expression, disons que Naulleau, partenaire lanterne, se contente de tenir la bougie d’un main et le micro de Zemmour de l’autre ; il éclaire Zemmour même si, quand il s’agit de tenir la bougie, Naulleau n'est pas le seul dans la sphère radiophonique et télévisuelle qui a aussi pour vocation le recyclage des "ratés" de l'internet : on pensera à un certain Guy Birenbaum (autre désoeuvré sans talent particulier qu’on situerait vaguement à gauche) - David Abiker aussi, un temps son acolyte - dont internet n'a jamais su quoi faire des années durant et qui a fini par trouver refuge sur le service public à faire de la figuration - d'aucuns diront l"a manche" tellement il faut être charitable pour ne pas lui couper le sifflet -, sur France-info le matin à 6h50 avec une chronique à deux francs six sous - à l'heure de l'Euro, franchement ! – au frais du contribuable.

Et Naulleau, aussi fragile que soit sa position, à la fois victime et acteur de sa propre vacuité, Naulleau, consciemment ou non, s’inscrit sans l’ombre d’un doute dans cette stratégie de « dynamique du déclin » - défaite et épuisement : épuisement dans le sens de « se vider » -, qui n’a qu’un seul objet : verrouiller toute remise en cause d’une organisation de l’existence qui, depuis trente ans, ne recueille plus l’assentiment de ce qui pourrait ressembler à une majorité d’individus privée de citoyenneté.

 

 Si la littérature auquelle Naulleau prétend consacrer sa vie peut aider à penser le monde tel qu’il est et tel qu’il a été, force est de constater qu’il semblerait que cette littérature soit impuissante à former des esprits affûtés, coupant comme des couteaux, tranchant comme des rasoirs ; une littérature qui, pour changer, serait d’une lucidité terrifiante face à cet avenir qui nous guette et nous attend à tous les tournants ; d’où son déclin au bénéfice d’une écriture de l’anecdote et d’un quotidien sans passé ni avenir ; un quotidien absent de son propre présent pour s’en être retiré : il est vrai que la réalité intéresse les utopistes seuls ; de là leur désir d'en changer ; les autres l’ignorent pour mieux s’en accommoder.

Mais où donc la trouver cette littérature ? Chez Houellebecq  ? La bonne blague ! Indigente cette littérature à la racine de laquelle on trouvera, chez un grand nombre de ses auteurs, des décennies de désintérêt, voire de mépris, à propos de la question sociale, économique et morale, lieu de tous les dangers pour des esprits fébriles, apeurés, aux préoccupations principalement carriéristes et vénales. Et par voie de conséquence, c’est cette même gauche, quand un sentiment de culpabilité devient ingérable, qui a tôt fait de reléguer toute critique de la représentation du réel par les médias dominants à du complotisme ; ce qui en dit long à propos de sa faillite intellectuelle. Pour sûr ! Il n’y a pas de hasard car, aujourd’hui plus personne ne peut nier que tous ces avis aussi tranchés qu’automatiques, sorte de jugements-réflexes, sont bel et bien la véritable, la première et sans doute la seule condition sine qua non pour quiconque souhaite continuer de manger à la gamelle de l’audiovisuelle et des autres médias (radios, journaux, revues) ! Un Naulleau qui n'a rien oublié et qui a pris goût au caviar des années durant alors qu'il appartenait, grassement payé, au staff de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier car, une fois le caviar passé, le pâté et les rillettes, voire même le foie gras, ont alors un sale goût : celui d’un retour à la case départ, à une petite vie, petite et terne. Aussi, il y a fort à parier que Naulleau n’ait aucune envie d’y retourner : la littérature est un vrai sacrifice ; et tout le monde n’a pas l’étoffe d’un martyr.

 

***

 

  Professionnellement Naulleau vit sur le fil du rasoir : à la moindre incartade, il saute. Il le sait. Il a tout juste le droit de louer Macron tout en déplorant le score de Hamon à la présidentielle mais sans toucher à Valls. C’est là, la seule « gauche » qu’autorisent les médias publics ou privés à cette « gauche » en faillite et dont on n’est pas près de pardonner le fait qu’elle ait pu donner à Zemmour des arguments irréfutables contre cette dernière recyclable à souhait, sans en assumer ni les conséquences ni la sanction électorale : se retirer de la vie politique.

 


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15 réactions à cet article    


  • Le421 Le421 24 juin 18:06

    La gauche d’Eric Naulleau...
    Mort de rire.


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 25 juin 09:09
      @Le421

      C’est la gauche PS qui est aussi et surtout... la gauche de la droite...

    • Emma Joritaire 24 juin 22:50

      Uleski évite soigneusement la question ultime : et si la vacuité de Naulleau était, finalement, celle de la gauche elle-même, épuisée par l’obsolescence acquise de ses mythes ? Qui croit encore au Grand Soir, aux lendemains qui chantent, à l’émancipation, aux bienfaits de la propriété collective des moyens de production ?

      On ne s’est jamais, dans le passé, préoccupé de connaître la proportion des électeurs de gauche qui votaient pour un changement de société, pour l’instauration du socialisme, et la proportion de ceux qui n’attendaient, de leur, vote qu’une enveloppe un peu mieux garnie à la fin du mois, un peu moins d’heures hebdomadaires de travail, et un allongement de la durée des vacances ?

      Son prolétaire internationaliste, idéaliste, fraternel et solidaire, Marx l’a inventé de toutes pièces. Lui qui, de sa vie, n’a jamais planté un clou, s’est imaginé que s’il était prolo, il la verrait ainsi la classe sociale qui n’était pas la sienne.

      Si on y regarde de près, il est aussi crédible, Karl, dans son rôle d’ouvrier, que le jeune Victor Hugo dans les nippes du condamné à mort, dont c’est le dernier jour !

      Aux chiottes, les charlatans !


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 25 juin 09:27
        @Emma Joritaire

        « et si la vacuité de Naulleau était, finalement, celle de la gauche elle-même, épuisée par l’obsolescence acquise de ses mythes ? »

        J’ai précisément ce que je ne cesse d’écrire tout du long.

        « On ne s’est jamais, dans le passé, préoccupé de connaître la proportion des électeurs de gauche qui votaient pour un changement de société »

        Certes, on peut s’interroger même si... moins maintenant que dans les années 80... à l’heure d’une remise en question de notre pacte social par un mondialisme qui consacre la mise en concurrence de tous contre tous... un projet rejeté par près de 60% des électeurs... trop peu nombreux à voter il est vrai.

        Sans parler de « Grand Soir », on peut parier que le monde du travail réalise qu’il n’a aucun intérêt à soutenir un tel projet. Or, la gauche de Naulleau n’est même pas à ce niveau de prise de conscience.

        Aussi, ne sous-entendez pas que la gauche serait condamnée à devoir choisir entre Macron et Valls.



      • Emma Joritaire 25 juin 12:33

        @Serge ULESKI

        « Sans parler de « Grand Soir », on peut parier que le monde du travail réalise qu’il n’a aucun intérêt à soutenir un tel projet. »

        Le seul projet que le monde du travail des pays industrialisés aurait intérêt à soutenir, serait la sortie concertée du travail par des Nations prêtes à faire face, les armes à la main, aux surplus de populations des Etats inaptes de la planète

        « Aussi, ne sous-entendez pas que la gauche serait condamnée à devoir choisir entre Macron et Valls. »

        Si la gauche est condamnée à quelque chose, c’est à la vérification du bien-fondé des valeurs et théories universelles, également abstraites et chimériques, qui sont à la base des préliminaires de la Révolution Française.


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 25 juin 14:31
        @Emma Joritaire

        « Si la gauche est condamnée à quelque chose, c’est à la vérification du bien-fondé des valeurs et théories universelles »

        Ce n’est pas ce qui est en cause en ce qui concerne le désaveu du PS par des inscrits et des électeurs qui trouvent refuge soit dans l’abstention, le vote nul ou blanc, le vote FN des années 90 et aujourd’hui, le vote Mélenchon...

      • Emma Joritaire 25 juin 16:12

        @Serge ULESKI


        « Ce n’est pas ce qui est en cause en ce qui concerne le désaveu du PS par des inscrits... »

        Allez savoir.

        Combien d’observateurs avisés - et ils le sont tous - ont cru que le printemps arabe traduisait une aspiration à la démocratie, alors que les vrais problèmes étaient, et restent, l’arrivée annuelle sur le marché du travail d’un million de jeunes Egyptiens et de cent mille jeunes Tunisiens.

        Les peuples eux-mêmes n’identifient pas toujours avec subtilité les causes de leurs malheurs. Et c’est tellement plus « confortable » de réclamer des urnes, qui n’arrangeront rien, que la création massive d’emplois.


      • draculapapadopoulos 25 juin 00:08

        Serge Uleski : un talent littéraire incontestable mais pour la pensée, il faudra encore travailler, ceci dit sans aucune méchanceté ...


        • Michel Maugis Michel Maugis 25 juin 07:35

          @draculapapadopoulos

          « un talent littéraire incontestable mais pour la pensée, il faudra encore travailler, ceci dit sans aucune méchanceté ... »


          Nous espérons pouvoir mesurer la qualité de la pensée de cet illustre personnage qui ne se prend pas pour une merde..

          pour le moment, j’estime que c’est celle d’un trou du cul de première catégorie..

          Anonyme bien sûr, comme il se doit pour les Troll

          Mais je peux me tromper.



        • Serge ULESKI Serge ULESKI 25 juin 09:10
          @draculapapadopoulos

          Mais encore ?

        • Serge ULESKI Serge ULESKI 25 juin 09:11
          @Michel Maugis

          Mais encore ?

          Exprimez-vous !

        • Michel Maugis Michel Maugis 25 juin 14:46

          @Serge ULESKI

          Je parlais de l’autre, pas de vous

        • Michel Maugis Michel Maugis 25 juin 14:47

          @Michel Maugis


          je parlais de l’anonyme, pas de vous

        • Serge ULESKI Serge ULESKI 25 juin 15:37
          @Michel Maugis


          Mille excuses alors pour avoir douté de votre perspicacité

        • BA 25 juin 21:01

          Les Etats-Unis achètent des hommes politiques français !

          Les Etats-Unis paient des hommes politiques français pour faire la promotion de la construction européenne !

          D’octobre 2013 à janvier 2016, la ministre des Armées Sylvie Goulard était payée 10 000 dollars par mois par un organisme américain chargé de faire la promotion de la construction européenne !

          Lisez cet article ahurissant :

          Sylvie Goulard a été rémunérée pendant deux ans par un think tank américain.

          Sibyllin, Le Canard enchaîné évoquait cette semaine des « ménages » quand elle était eurodéputée. Sur sa déclaration d’intérêts au Parlement de Strasbourg, Sylvie Goulard mentionne d’elle-même un poste de « conseiller spécial » auprès de l’ "Institut Berggruen« pour des revenus »supérieurs à 10.000 euros mensuels".

          Selon nos sources, via sa propre société de conseil, elle a été rémunérée par cet institut d’octobre 2013 à janvier 2016. "Tout était déclaré et ces sommes étaient brutes", insiste un proche de l’ancienne ministre.

          Créé et financé par Nicolas Berggruen, fils du richissime marchand d’art Heinz Berggruen, l’institut Berggruen, dont le siège est en Californie, est une organisation à but non lucratif chargée de "réfléchir aux systèmes de gouvernance". Sylvie Goulard, qui se destinait au Quai d’Orsay, a-t-elle été bien inspirée d’être appointée par cet organisme pendant plus de deux ans, pour près de 300.000 dollars  ? "Le Berggruen fait la promotion de l’Union européenne et contribue au débat d’idées« , jure-t-elle, parlant »d’un non-sujet"… à plus de 10.000 dollars par mois.

          http://www.lejdd.fr/politique/mais-pourquoi-sylvie-goulard-a-t-elle-quitte-le-gouvernement-3371234

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