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Accueil du site > Tribune Libre > Et si le discours actuel sur la valeur « travail » n’avait pas grand (...)

Et si le discours actuel sur la valeur « travail » n’avait pas grand sens...

J’ai vraiment du mal avec le discours dominant sur le travail.
Tout d’abord au risque de vous choquer, je ne vois pas pourquoi on érige la valeur « travail » comme un objectif en soi. Qui a décidé que le but de l’homme était de travailler ? Pourquoi glorifier le travail ? En quoi est-ce si important et valorisant de « travailler » ? Et si l’on n’adhère pas à ce discours dominant, on est catalogué de paresseux, ou pire de parasite… Drôle de monde, vision un peu simpliste non ?

J’ai comme l’impression que tout ceci nous vient de la vision bourgeoise issue du XIXème siècle… Le temps de lumières, c’est une autre planète…
Bien sûr, il faut travailler pour vivre et subsister, mais ce n’est pas un objectif dans ce cas, juste un moyen. Légèrement différent, non ?

Si vous pensez que je caricature, imaginez la situation suivante : vous vous trouvez à un dîner regroupant une digne assemblée de travailleurs – salariés ou entrepreneurs, comme vous voulez –. Chacun y va de son histoire, de sa dernière anecdote de travail, et se plaint bien sûr du rythme infernal de ses journées.
A ce moment, l’un d’eux se tourne vers vous et vous demande : « Et toi ? ».
« Moi ? Je reviens de ma maison en Bretagne et je n’ai pas de rendez-vous de prévus pour cette semaine. C’est bien, cela va me permettre de réfléchir… ».
Croyez-vous vraiment que vous allez être la star de la soirée ? Autre exemple, cette fois réel.

Souvenir venant du moment où je venais de passer les concours d’admission aux écoles d’ingénieurs et venait d’être admis. J’avais alors 20 ans. Chaque fois que je rencontrais alors un membre de ma famille, j’avais droit aux mêmes compliments : « C’est bien, tu vois, le travail paie. ». Or je n’avais pas tant travaillé que cela. Bizarrement les mathématiques et la physique ont toujours été quasiment « naturelles » pour moi.
Un jour, fatigué par ce qui était devenu comme une rengaine, j’ai répondu : « Mais, non, je n’ai pas travaillé. Et c’est pour cela que je suis méritant. Réussir quand on a beaucoup travaillé, ce n’est pas une performance, c’est banal. »
Goût de la provocation certes, mais pas seulement…

Ensuite – désolé, je n’en ai pas fini avec ce qui est pour moi une idée reçue –, venons-en au fameux « Travailler plus ».
Faisons d’abord un détour avec le début du XXème siècle et la naissance de l’automobile. A nouveau, je vous demande un effort d’imagination : nous sommes ensemble à la tête d’une entreprise qui fabrique des fiacres et avons donc à faire face à cette menace.
Pensez-vous que la bonne réponse sera de diminuer le coût de nos fiacres en abaissant le prix de fabrication et en comprimant toutes les dépenses non strictement indispensables ? Faudrait-il vraiment que nous décidions de « travailler plus » pour réussir ?

J’ai la furieuse impression que tout le discours actuel sur le « Travailler plus » est aussi inefficace.
Ayant eu l’occasion d’aller à de multiples occasions en Chine, ayant même participé à la création d’une activité à Pékin, j’ai vu travailler les chinois environ 10 à 12 heures par jour, 6 jours sur 7 et 50 semaines sur 52 – ceci étant plutôt un minimum… –.
Et on voudrait construire notre compétitivité sur le temps de travail ? Est-ce bien raisonnable ?

Comme les fabricants de fiacre, il ne s’agit pas de mieux fabriquer « nos fiacres », mais comprendre que nous changeons de monde, que ce sont « d’automobiles » qu’il s’agit.
Ne travaillons pas plus, travaillons autrement. Apprenons à redécouvrir que le travail n’est pas un but, mais une contrainte.
Et cherchons comment tous ensemble « travailler mieux »…

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85 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 12 janvier 2009 10:28

    Il ne faut pas accorder trop d’attention à cette histoire de "valeur travail " et "travailler plus" qui était purement démagogique.

    Ca a été compris de manières très diverses. Certains ont compris que s’ils faisaient plus d’heures ils auraient un salaire plus élevé, ce qui était faux puisque le but était de faire plus d’heures pour le même prix.

    D’autres ont compris que si l’on ne versait plus de prestations sociales ils auraient un travail, ce qui était faux puisqu’il n’y a pas de demande de main d’oeuvre.

    D’autres ont compris qu’ils pourraient passer du temps partiel imposé au temps plein, ce qui était faux pour la même raison.

    Bref, une merveille de discours électoral qui dit tout et rien. Sans TF1, ça ne passerait même pas au café du commerce.

    Normalement, si le monde était bien fait, l’élévation constante de la productivité devrait faire en sorte que l’on travaille moins ou que l’on soit mieux payé. Pourquoi, depuis 15 ans, doit-on travailler plus pour être moins payé ? L’UMP et le PS n’ont certes pas voulu chercher une explication à cela. Mais il faut bien constater que ce qui a été fait en macro depuis 20 ans est une impasse complète que la crise actuelle illustre.


    • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 12:32

      Je crois que c’est la notion même de "travail" qui est à repenser.
      Nous allons vers de nouvelles organisations dans lesquelles les modes de pensées actuelles sont caduques.


    • Gilles Gilles 12 janvier 2009 16:01

      Il est plus correct de parler de la valeur DU travail que de la valeur travail ...ouh là là l’affreux gauchiste...

      Mais travailler dur et tout le temps ça évite de trop penser


    • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 16:04

      je maintiens et je signe : je préfère précisément la "valeur travail" à la "valeur du travail" ? C’est bien la notion même de "travail" dont je voudrais rediscuter...


    • Grasyop 13 janvier 2009 10:19

      À Gilles et à l’auteur,

      Il me semble qu’il y a un malentendu entre vous qui provient des deux sens possibles de l’expression « valeur travail ». L’auteur parle de cette valeur travail ci ; Gilles parle de cette valeur travail là.


    • Robert Branche Robert Branche 13 janvier 2009 10:34

      oui tout à fait : mon article porte sur le sens moral donné à la valeur travail


    • Romain Desbois 14 janvier 2009 07:47

      Pour moi la valeur travail n’a que comme unité de mesure le salaire que l’on donne en échange (les SEL, Systême d’Echanges Locaux, ne font pas autrement, même si ils utilisent une autre unités de mesure que la monnaie fiduciaire).
      Ce que Sarkozy feint de voir ; Travailler plus pour gagner plus en une excroquerie puisque :

      - Les heures travaillées en plus ne servent qu’à compenser la perte du pouvoir d’achat

      - l’exonération des charges sociales sur les heures supp a pour effet de faire payer ces charges par les contribuables, donc aussi ceux qui sont exonérés des ces charges, avec en plus l’effet pervers de privilégier le travaillé plus de ceux qui ont déjà du boulot au détriment de ceux qui cherchent du boulot ou qui du temps plein.


    • geko 12 janvier 2009 11:15

      Par ailleurs "travailler mieux" correspond à un esprit de développement durable : "consommer mieux".

      Sinon je pense que le travail est plus un moyen (dont on peut tirer satisfaction dans le résultat) qu’une contrainte ! non ?


      • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 12:33

        oui précisément le travail devrait être un moyen... Or tout le discours collectif l’a de plus en plus érigé en valeur !


      • JoëlP JoëlP 12 janvier 2009 11:31

        Merci pour cet article. Vous avez raison, il y a des slogans et des manières de penser qui datent du temps des fiacres. A moins que ce ne soit simplement une manière comme une autre de cacher le fait que l’immense création de richesses de ces 50 dernières années ne peut pas profiter à tout la monde. Il faut que certains bossent pour pas cher pour que d’autres se gobergent. C’était déjà comme ça du temps des romains, on avait un statut partiulier pour cela : Des nombreux esclaves au service des ctoyens libres et surtout des praticiens, seuls citoyens véritables. On a juste modernisé.


        • hunter hunter 12 janvier 2009 17:39

          Bonsoir, à Rome c’étaient les patriciens en fait.
          Sans doute une faute de frappe.

          Bonne soirée

          H /


        • JoëlP JoëlP 13 janvier 2009 08:55

          PATRICIENS - exact mon doigt a fourché. ceux qui possèdent le patrimoine. les pères de la patrie...


        • Robert Branche Robert Branche 13 janvier 2009 10:13

          oui mais j’aime bien l’idée d’avoir mélangé "Patricien" et "Praticien" !


        • Emile Red Emile Red 12 janvier 2009 11:33

          Que j’aime la remise en question de cette valeur qui n’a aucune existence que dans la tête de quelques vieillards véreux.
          Le travail n’a aucune valeur, il faut être clair, s’il en avait une, il existerait des mesures, des baromètres, des moyens de soupeser cette valeur, or le seul calcul a posteriori est le salaire qui n’est en rien une mesure universelle.
          En fait ce n’est pas la valeur travail qu’il faut remettre en cause mais la notion même de travail, peut on comparer ce qu’un Copé fait chaque jour quand il encense son "métier" de politicien avec le labeur de l’ouvrière de la chaussure ?
          Il y a des millions de façon de concevoir le travail, du plaisir extrème au pire’abrutissement servile qui peut d’ailleurs être défendu par celui qui le subit ne connaissant rien d’autre. En fait c’est le terme "travail" qui est impropre on devrait lui préférer "activité" dont le travail est une composante bonne ou mauvaise.
          Ca me rappelle un de mes vieux et modestes articles.


          • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 12:37

            Effectivement le notion même de mesure du travail n’a aucun sens, sauf dans un monde taylorisé, qui a été celui des usines du 19 et 20ème siècle.
            Nous rentrons dans un monde beaucoup plus polyforme et complexe où cette approche n’a aucun sens (ce qui au passage tue aussi les 35H ...)


          • Emile Red Emile Red 12 janvier 2009 13:47

            Dans un système où le travail n’est plus une peine obligatoire aliénante, il est évident que les limites n’ont plus lieu d’être, qu’elles soient en terme de temps ou de productivité, on en revient à la production du nécessaire et non du superflus, de là la régulation n’est plus liée qu’aux capacités naturelles de chacun et non aux cadences désirées par certains.
            A chacun selon ses besoins, à chacun selon ses aptitudes devraient être un leitmotiv d’une société durable et sereine, malheureusement on en est très loin, et seul l’état reste le garde fou à toute dérive, dans la mesure où il agit dans le sens du contrat social, et là on rêve tout autant.


          • sisyphe sisyphe 12 janvier 2009 11:34

            D’accord avec l’article, et avec le comentaire de Forest. 
            Par ailleurs, s’il s’agissait VRAIMENT de revaloriser le travail, la première chose à faire serait donc de le rétribuer plus correctement ; exactement l’inverse de ce qui se passe depuis toutes ces années du transfert des 10% de PIB du salarait vers le capital. 
            Il faudrait également permettre des conditions optimales pour travailler : c’est en cours ? J’ai loupé un épisode ? 
            Cette histoire de pseudo revalorisation du travail n’est qu’une énorme fumisterie : le travail ne cesse d’être dégradé, tronçonné, contraignant, de moins en moins rémunéré. 

            La seule revalorisation en cours, et, si elle n’est pas nouvelle, elle n’a jamais pris une telle dimension , c’est la revalorisation de L’ARGENT, et basta !

            Si travailler rendait riche, ça se saurait, depuis le temps, non ? 
             smiley


            • Dworkin Dworkin 12 janvier 2009 11:45

              d’accord avec votre article.

              Disons qu’il y a une sorte de confusion entre puisssance et capacité de travail. On respecte et on érige en model les gens qui arrivent à s’en sortir et s’imposer uniquement par effort personel et volonté, par le travail. Le but final est juste de s’en sortir suffisament pour ne plus se laisser faire par l’exterieur mais justement de lui imposer ses choix, de faire ce qu’on aime. Maintenant, dans les fait, il s’agit souvent de vivre avec un minimum de confort materiel. La travail est le moyen le répendu, et donc le plus "facile" à utiliser. De la à en faire LA valeur...c’est juste par un souci de sécurité, souci qui est toujours, comme l’a dit Ent, bien instrumentalisé. Sacraliser le travail permet de faire retomber pas mal de responsabilité sur le dos des gens.

              Après à la base ce n’est pas si mauvais, pour les gens pour qui les maths et la physique n’est pas "naturel" (et qui ont choisi d’en faire malgrès tout ) se faire du mal est souvent la solution. Tout le monde ne peut malheursement pas travailler dans un domaine qu’il aime.

              De meme se faire traiter de paresseux parce que l’on n’a pas besoin de travailer est juste un moyen comme un autres d’éviter que trop de gens se croient naturellement doué quand ce n’est pas le cas et refusent/n’arrivent plus ensuite à le supporter, ce travail. Il y a moins de gens doué que de gens qui doivent travailler.

              Le dénigrment permet juste d’éviter l’amertume, et encore.... et puis de quoi vous plaignez vous, vous etes doué et ont plus il faudrait qu’on vous ménage ? smiley


              • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 12:41

                Je crois que vous faites un malentendu : je ne demande pas que l’on me ménage et je suis conscient d’être un privilégié. J’ai fait le choix de l’indépendance (je suis à mon compte) et arrive à avoir du temps disponible pour précisément réfléchir (ou échanger sur AgoraVox !).
                Mais je crois que c’est malheureusement pas le cas du plus grand nombre...


              • Dworkin Dworkin 12 janvier 2009 15:49

                Ne vous inquiétez pas je ne fais pas de malentendu, ce n’étais pas à prendre au sérieux, vous n’étiez même pas visé en particulier^^

                Par cette pique Je voulais juste conclure sur le fait que je comprenais la réaction des gens d’en traiter certains de paresseux parce qu’ils se foulent peu pour aboutir aux mêmes résultats


              • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 12:44

                C’est précisément parce que nous sommes tous différents, que nous devons refuser les discours normatifs ! Et donc cette valeur "travail" imposée à tous ... ( voir mes articles "NOTRE RECHERCHE DE L’UNIFORME : VIVE L’HEURE DE POINTE !" et "L’UNIFORME PRODUIT PLUS D’APPAUVRISSEMENT QUE D’EFFICACITÉ")


              • xcocote 12 janvier 2009 12:26

                une remarque pour compléter l’article (avec lequel je suis assez d’accord), lu sur bankster.tv (je ne me rapelle plus les chiffres exacts, mais de toutes facons ce n’est pas leur valeur en soi qui importe) :

                Avec la mécanisation, environ 90% des richessess sont produites par des machines, reste donc 10% par l’homme. 100% de ces richesses sont consommées par les hommes, ce sont donc elles qui créent les revenus/salaires des producteurs. Or on ne peut pas avoir 10% d’actifs pour 90% de chomeurs/inactifs dans une société.

                Certe, c’est très simplifié, mais cela soulève un réel problème, non ?


                • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 12:47

                  oui ceci montre bien que la valeur collective ne peut pas être le travail ! Ce temps disponible, que veut-on en faire ? Quel activité pour chacun de nous ? Comment apprendre ou réapprendre l’autonomie individuelle (ce qui n’est pas du tout antinomique avec la solidarité !) ?


                • foufouille foufouille 12 janvier 2009 12:31

                  la valeur travail est censee s’entendre par un travail choisi
                  truc imaginaire reserve a certains
                  actuellement c’est travaille pour enrichir les bourgeois qui font produire des objets jetables a l’etranger par des esclaves


                  • titi 13 janvier 2009 09:46

                    Un cas d’école :
                    L’objectif de Renault pour 2009 est une marge opérationnelle de 6 %.
                    Ce qui veut dire que jusqu’à présent elle était inférieure... mais considérons 6 %.

                    Pour un cout de salariale de 100 euros :

                    - Renault revend 106 euros et empoche 6 euros. Si on s’en tient à la définition de la marge opérationnelle, il faut enlever l’impot société et la participation. Au final il reste donc moins de 4 euros (IS à 33% et paricipation négligeable).

                    - 50 euros financent la solidarité nationale..

                    - 50 euros vont au salarié qui devra éventuellement en reverser une partie pour financer l’état.

                    Ouhhh 4 %, ca c’est de l’exploitation... qu’attend on pour pendre ces patrons voyous à des crocs de boucher ?

                    En fait le vrai problème : c’est qu’aujourd’hui, Renault aurait meilleurs temps à tout liquider et à placer ses fonds sur un énorme livret A.
                    C’est peut être celà la dévalorisation du travail.


                  • Bof 12 janvier 2009 12:39

                    Bonjour Monsieur, Permettez moi de vous dire que je ne suis pas en accord avec le contenu de votre article. Dans une société correcte, tout le monde est sensé faire son travail correctement et une administration doit veiller à ce qu’il n’y ait pas de lacunes dans les engrenages de la société. Ainsi la société se porte bien .

                     Votre article prend directement comme base que l’administration ne joue aucun rôle malgré l’augmentation d’effectifs en 1982 d’environ un million . Je tiens compte des précurseurs .

                     Nous , citoyens avons quand même le droit d’en attendre des retombées pour notre bien.
                    Vous êtes ^polytechnicien^ et vous ne semblez pas tenir compte du facteur ’humain’. Moi, pauvre petit , j’en déduis que ou bien les administratifs sont payés inutilement ou bien qu’ils sont trop nombreux et que ce fait nuit à l’administration de mon pays. En effet, dans une vie Humaine , personne, je dis bien personne ne peut travailler à 100% de ses capacités et compétences durant toute sa vie. Mais, si on laisse la liberté de travail, comme il en est pour des chefs d’entreprises, on trouve heureusement des êtres ultraperformants et très utiles pour la société qui ont quatre vingt ans et plus. Un déclic peut avoir lieu à tout âge. La vie humaine est remplie de surprises .Pourquoi la société oblige -t-elle à ce que nous prenions cette saloperie de retraite ’OBLIGATOIRE’ ? ..

                     Et pour votre réponse, comment voulez-vous trouver une façon de nous faire vivre correctement sans travailler ? Nous sommes un pays ruiné, "sans le sous" comme a eu le courage de nous annoncer Monsieur Hollande ! Nous avons "égaré" nos belles entreprises nationalisées qui devaient nous permettre d’enfin profiter des sacrifices de nos parents et personne ne sait avec la mondialisation comment trouver quelque chose qui nous fera ’vivre’ correctement et peut être même vivre tout court. Depuis les années 1980 environ , j’entends les ’vieux’ de mon village nous annoncer que nous allons droit dans le mur.
                     Comme ils nous ont montré l’exemple par leur grand sacrifice sur la qualité de leur vie , je pense que si nous nous y mettons TOUS , polytechniciens compris, nous pourrons trouver un moyen, une découverte...pour nous en sortir et ainsi aider les autres.
                     


                    • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 12:55

                      Quelques éléments de réponses :

                      - tout d’abord, je ne crois pas que les systèmes publics peuvent directement apporter des solutions. Ils peuvent prendre en charge des actions collectives indispensables (comme la justice, la police, l’éducation ...) ou mettre en place des régulations et des règles (pour éviter par exemple les dérapages actuels de la finance...). Mais tout montre qu’un interventionnisme massif et direct ne marche pas (voir par exmple les planifications communistes).

                      - je pense comme vous que chacun doit être libre de travailler s’il le souhaite. Je conteste le fait que cela soit un acte de "bravoure" : pourquoi l’homme (ou la femme !) serait-il né pour travailler ? D’où vient cette idée ? Je prends bien sûr le mot "travail" dans le sens corrélé à une activité économique.

                      - quant à la situation de la France, c’est encore un autre sujet. Mon propos n’était pas hexagonal et s’aplliquait à tous les pays.


                    • Bof 12 janvier 2009 15:17

                      Vous écrivez : ’" Je prends bien sûr le mot "travail" dans le sens corrélé à une activité économique."’ MAIS, pourquoi cela ? Les chefs d’entreprise qui réussissent comme nos présidents de laboratoires pharmaceutiques dont l’un dispose d’un des meilleurs anticancéreux au monde parait-il semblent travailler pour leur plaisir et notre bien à nous. Comment expliquer autrement cette quantité de travail fournie ? et ce monsieur qui est de niveau certif. qui a mis en place un dispostif qui diminue la consommation de carburant, qui diminue la pollution en allongeant la vie des moteurs dont tous les ingénieurs diplomés disent encore que ce n’est pas possible en le voyant fonctionner et qui a l’air d’ installer quand même une entreprise en France malgré les moqueries...il ferait cela en plus de son métier !...pour se distraire ou plus ?
                      Et cet autre qui s’est instruit pendant son serrvice grâce à l’armée et qui vend son entreprise cotée en bourse donc avec beaucoup de personnes qu’il fait vivre et qui découvre l’existence de centres de recherche ’spécialisés’ et sur son dispositif qui est commercialisé....depuis les années 1975 environ ! LUI a travaillé vraiment au détriment de sa vie familiale MAIS pour notre bien à nous. Je suis certain qu’il y a trouvé un plaisir.

                       Cependant, actuellement il y a un autre système de fonctionnement de notre société à découvrir...alors, vous les diplomés, allez-vous encore une fois laisser les non instruits, les ’incapables ’ de nos institeurs et professeurs de nos lycées marxisants du nord de la France trouver ? Est-ce possible ? 
                       Il semble bien que nos élus nous aient prévenus que nous n’avons plus de nouveaux moyens disponibles pour continuer d’améliorer notre mode de vie dont du reste, plus de 30% sont écartés. Les info. nous disent que nous perdons des employeurs qui sont chassés par les impôts et taxes , des employés dont les entreprises licencient actuellement.....ALORS, perte des anciens moyens, non découvertes de nouveaux moyens et ’vol’, pillage, boursicotage ou autres mots non disponibles dans mon cerveau limité, par le système bancaire des finances de nos entreprises ...nous améneraient bien vers une nouvelle société dont les bases n’ont pas l’air d’être inventées à ce jour...alors, dans vos loisirs....ou bien en travaillant.... peut être pourriez-vous avec vos anciens amis vous pencher sur cette difficile tâche ?...Trouver les bases d’une société Humaine où les êtres pourraient trouver ce dont ils ont besoin (et être LIBRES )...même du travail non économique ! il suffit de regarder la courbe de mortalité aux environs de cette saloperie de retraite OBLIGATOIRE pour penser que les Hommes n’ont pas besoin d’obligation et même que les obligations tuent.


                    • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 15:25

                      Loin d’être désengagé dans la recherche d’une solution, c’est bien là dessus que je me penche actuellement...


                    • Rétif 12 janvier 2009 13:21

                      Difficile de faire plus prétentieusement minable !


                      • Emile Red Emile Red 12 janvier 2009 13:39

                        Pouvez vous nous expliquer ?
                        Il n’est pas tout de jeter des mots encore faut’-il argumenter, en êtes vous capable ? Ou bien seuls vos borborygmes vous tiennent éveillé ?


                      • Yvance77 12 janvier 2009 13:37

                        Très bon post Mister Branche smiley

                        A peluche


                        • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 13:43

                          Thanks et j’adore les peluches : j’en ai plein chez moi (vrai !) smiley


                        • maharadh maharadh 12 janvier 2009 14:28

                          Née de parents nantis par le développement des Trente Glorieuses, la jeunesse de ce début de siècle a généralement bénéficié d’une certaine aisance financière familiale. Éduquée par la génération 68, elle n’a guère vu passer d’interdictions et on s’est abstenu de lui réclamer des efforts, lui susurrant au contraire qu’elle avait tous les droits. Ses parents, qui ont acquis un niveau d’études nettement supérieur à celui de la génération précédente, pensaient que l’élan allait se poursuivre avec leurs enfants : ton grand-père n’avait pas son bac, je suis professeur, tu feras Normale, mon fils, ou alors tu es un nul… D’où le ressentiment quand le fils se retrouve dans la masse sous-dotés et sans espoir. L’appréciation d’une situation s’inscrit toujours dans un temps et dans un lieu. La situation actuelle de la jeunesse n’est pas déplorable en soi, mais au regard des attentes et du progrès espéré. Elle s’est imaginé - irréalisme naïf - que la montée vers plus de diplômes, plus d’argent, plus de confort, s’inscrivait dans un Destin inéluctable. Et on s’est bien gardé de la détromper : on a joué d’une démagogie honteuse. Mensonges.

                          Nous avons au contraire tout organisé pour laisser croire à ce progrès indéfini, en accumulant les trompe-l’œil : par exemple, la multiplication des diplômes qui deviennent des assignats. Nous avons beaucoup trop de diplômés pour le nombre de postes à hautes responsabilités auxquels ils pensent pouvoir aspirer légitimement. Un pays ne peut pas être entièrement peuplé d’avocats, de médecins spécialisés et d’enseignants-chercheurs. Nous avons gonflé nos enfants d’une prétention imbécile en leur inspirant constamment le mépris du plombier. Nous leur avons soufflé qu’ils étaient tous des intellectuels (comme cela est français !), et avaient droit à un job correspondant à leurs désirs. Mensonges


                          L’acquisition du baccalauréat d’abord, des diplômes universitaires ensuite, s’est largement « démocratisée » (le mot est absurde mais c’est celui-ci qui est compris). Les universités ont créé à tour de bras des bac + 5 et abaissé considérablement le niveau d’exigence à l’entrée de ces spécialisations. La conséquence : de nombreux étudiants, nantis d’un Master 2, ont tout juste un niveau de secrétaire de direction, si l’on regarde leur maîtrise de la langue, leur niveau culturel et leur éducation générale (ce qui n’est pas rien). Le petit pourcentage (non évaluable) de jeunes brillants et doués n’a certainement pas changé avec le temps : mais la distribution des diplômes a convaincu un grand nombre qu’ils ont atteint ce niveau supérieur. On le leur a fait croire, depuis que Laurent Fabius expliquait qu’en donnant le bac à 80 % des élèves on élèverait le niveau général… Mensonges. Finalement, la grande majorité des étudiants qui expriment leur révolte dans la rue sont frustrés de ne pas obtenir des places qu’ on leur a laissé espérer par pure démagogie, car ces places n’existent pas en si grand nombre, et de surcroît beaucoup d’entre eux ne sont pas capables de les occuper. Depuis leur petite enfance, on leur a menti. On leur a menti en leur disant qu’ils pouvaient dire merde à leurs parents et que ce genre de chose tout au long de la vie faisait rire tout le monde. On leur a menti en leur disant que c’était à la société de s’adapter à eux, et non le contraire, parce qu’ils étaient le centre du monde. On leur a menti en jetant de la dérision partout autour d’eux et en leur disant que rien n’avait d’importance, que rien n’était grave, et qu’il suffisait de faire l’imbécile dans la vie pour être heureux. On leur a menti en leur disant qu’ils n’avaient de devoir envers personne (parce qu’ils n’ont pas demandé à naître, et d’ailleurs nous non plus), qu’ils ne devaient rien à personne et pouvaient s’occuper exclusivement d’eux-mêmes. On leur a menti en leur disant qu’une société organisée de cette façon serait beaucoup plus gaie et heureuse parce que débarrassée des devoirs réactionnaires, et embrassons-nous Folleville.

                          La masse des mensonges dont ils sont recouverts les laisse à peine respirer. On n’aperçoit au milieu de ce tas d’ordures que des regards apeurés et haineux. Et toute cette boue de20mensonge, c’est nous qui l’avons mise. En tout cas, qui ne sommes pas parvenus à la nettoyer, car certains d’entre nous ont passé leur vie entière à clamer comme des Cassandre qu’une génération nourrie au mensonge finit en buvant le fiel de la haine.
                          Le principe de plaisir, qui était l’armature des idéologies utopiques, est resté l’armature de l’éducation une fois disparus les grands récits. Car on peut se libérer des contenus, mais les esprits demeurent construits par une forme dans laquelle les nouveaux contenus se glissent, toujours de la même manière. La génération précédente attendait, selon le principe de plaisir, une société où chacun travaillerait selon son envie et serait payé selon ses besoins. La génération actuelle attend, selon le principe de plaisir, une société où l’État verserait des salaires (corrects) à des dizaines de millions de psychologues simplement parce que ceux-ci ont désiré s’inscrire dans ces formations, sans se demander une seconde s’il existait une demande suffisante pour répondre à leurs désirs.

                          Pourquoi tant de Français ont-ils tendance à dire que cette situation provient d’un déficit d’allocations (il faudrait payer les étudiants pour étudier) et d’un capitalisme asocial (les salaires sont trop bas)  ; ? Parce que nous voulons nous cacher à nous-mêmes les mensonges que nous connaissons trop bien. Et parce que nombre d’entre nous sont si matérialistes qu’ils regardent tous les problèmes en terme de manque d’argent. Des valeurs immatérielles comme l’effort ou le mérite paraissent stériles et surannées. Il y a des pays où l’allocation étudiant existe, mais elle est corrélée à l’effort, on ne la donne qu’à ceux qui travaillent et réussissent leurs examens, et ces conditions seraient pour nous discriminantes !

                          En France, la sélection est un gros mot. Le baccalauréat est largement distribué, l’entrée à l’université automatique. Tout se passe comme si tous étaient également capables et également travailleurs, et comme si la sélection ne devait pas s’instaurer en fin de compte, et durement, au moment de la recherche d’emploi. Mensonges, mensonges. Le lycée, en dépit de nombre d’enseignants compétents et dévoués, accepte par une démagogie honteuse que des adolescents fassent la grève, ce qui les laisse croire qu’ils sont déjà, avant de l’avoir mérité par eux-mêmes, des partenaires responsables dans le jeu social : mensonges… L’université est devenue une sorte de parking où l’on vient refaire ses forces en attendant la galère de la recherche de travail. Nous regorgeons d’étud iants fantômes, qui s’inscrivent (parfois après avoir passé la sélection de Master 2) pour deux ou trois centaines d’euros, puis profitent de tous les avantages du statut étudiant et n’assistent pas aux cours ni ne viennent passer l’examen. Ou encore, nombre d’étudiants qui ont raté en juin ne viennent pas passer la session de septembre. Ils préfèrent redoubler plutôt que passer l’été à réviser. Mais on tait cela pudiquement, car les étudiants doivent tous être considérés comme des victimes épuisées, jamais comme des profiteurs. Mensonges.

                          Trop longtemps cachée, la vérité n’est-elle pas souvent cruelle ? Quand elle finit par affleurer à la conscience, ceux qui ont été trompés se retournent ordinairement contre les falsificateurs. Habités par le désespoir et la haine, ils casseraient bien le leurre qu’on leur a construit. Il va nous falloir un jour prochain assumer les fruits amers d’une démagogie peu glorieuse : mentir à la jeunesse, c’est la pire des démagogies.

                          Source le figaro 22.12.08

                          Et que penser de ceci ?

                          Vous ne le savez peut être pas, mon métier (PAF) m’amène désormais à filtrer ce qui entre dans notre cher pays, du moins ce qui arrive par les airs dans la région Rhône-Alpes et voici maintenant une quinzaine de jours que j’assiste à ceci :


                          - Vol en provenance d’Istanbul : 96 turcs avec chacun visa en règle sur le passeport et contrat de 5 mois de travail signé par un représentant du groupe ACCOR : 1438,80€ brut par mois – Spécialité : cuisiniers (nourris, logés, blanchis) - lieu de travail : Megève - Courchevel - les Arcs – Vol aller/retour payé par l’employeur.


                          - Vol en provenance de Djerba : 92 tunisiens avec chacun visa en règle sur le passeport et contrat de 5 mois de travail signé par une représentante du groupe CLUB MED : 1477,99€ brut par mois - spécialité : cuisinier ou serveur - nourris logés blanchis - lieu de travail*** 2 Alpes - Méribel - les Ménuires - la Plagne - Vol aller/retour payé par l’employeur.

                          Et enfin la crème :


                          - Vol en provenance de Casablanca : 128 marocains avec chacun visa en règle sur le passeport et contrat de 5 mois de travail signé par une représentante du groupe CLUB MED : de 1477,99€ à 1530,47€ brut par mois - spécialité : cuisinier ou serveur - nourris logés blanchis - lieu de travail : 2 Alpes - Avoriaz - Chamonix - Tignes - Vol aller/retour payé par l’employeur.

                          La moyenne d’âge varie entre 25 et 50 ans (je dirais que 80% d’entre eux ont plus de 40 ans), la totalité ne parle quasi pas un mot de français mais ont tous le même sourire de faux-cul rivé sur la face au moment du contrôle (surtout dans le vol n°3) avec des "merci chef" ou "merci bocou missiou" qui puent la franchise de l’âne qui recule…

                          BREF.

                          Tout ça pour dire qu’au lieu d’embaucher des "locaux", il est plus rentable pour ces groupes hôteliers d’aller chercher ces types qui n’hésitent pas une seconde à mettre 5 mois de leur existence entre parenthèses chaque année (car ça fait longtemps que ça dure apparemment) pour s’expatrier dans un pays dont ils ne pratiquent pas la langue et trimer en cuisine pour un peu plus de 1000€ par mois.

                          Faut dire qu’avec les 5000 € qu’ils empochent et qu’ils ramènent au bled, ils font vivre leur familles pendant bien plus longtemps et font construire des villas car bien évidemment ce ne sont pas ces gens là qui vont faire marcher le commerce en dépensant leurs économies en France..

                          Comme quoi les dirigeants ont tout compris chez nous...

                          Mais ce qui me déglingue encore un peu plus, c’est que la quasi totalité d’entre eux (toutes provenances confondues) sont musulmans, probablement pratiquants vu les âges et ils viennent bosser dans la restauration, qui plus est en montagne... et qu’est-ce qu’on mange le plus souvent en montagne l’hiver ? Ben des diots, des raclettes, des tartiflettes, des fondues avec l’assiette de charcuterie qui va bien… bref du PORC !

                          Alors ils en font quoi de leur religion et de ses principes quand ils doivent trancher et disposer le jambon, le saucisson, le lard et le reste dans les plats et les assiettes hein ? Ce n’est pas du "halal" là ! Pour 5000€, il n’y a plus d’Allah et de sa volonté divine ?

                          Chapeau la bouffe traditionnelle montagnarde française... préparée par des cuistots du pays... avec amour et savoir-faire ancestral... Mon c… oui !

                          Alors voilà, je vous invite à faire passer le mot mais surtout à BOYCOTTER ces groupes hôteliers "aux pieds des pistes" et de privilégier les petits chalets ou chambres d’hôtes et les restaurants "bien de chez nous", ce qui souvent, revient moins cher pour le séjour une fois tout ajouté…

                          BON SKI A TOUS !

                          PS : de quoi se plaint-on ? La mondialisation permet tout ... et 80 % des Français sont d’accord avec cette belle idéologie … Alors maintenant il faut assumer ses idées ! Et ce n’est pas fini puisqu’on exporte nos usines et on importe de la main d’œuvre corvéable.

                          Autre PS : il faut savoir que ces travailleurs saisonniers ont droit au chômage à la fin de leur contrat .... Alors, combien ça coûte tout ça ?

                          MERCI LA DROITE, MERCI LA GAUCHE, tous unis pour avoir voté des lois suicidaires pour la nation !

                          Après les délocalisations les importations de main d’oeuvre maintenant ?




                          • Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2009 14:55

                            Je ne vois pas bien le lien entre votre commentaire et mon article ????


                          • titi 13 janvier 2009 09:56

                            Bah en fait moi j’en vois un...

                            Aujourd’hui les places de l’hotellerie et des métiers de bouche ne trouvent pas preneurs.
                            Alors qu’il y a seulement quelques années celà était considéré comme des métiers "nobles".

                            Plus personne ne veut aller passer 5 mois en saison pour 1500 euros brut mensuel.
                            C’est exactement une perte de "valeur" pour ces postes. Une perte de la valeur travail.

                            Mais qui va financer les allocations de ceux qui ont refusé ces emplois ? Bah ceux qui les ont accepté !! C’est une double peine : ils travaillent + une partie de leur salaire leur est confisqué.


                          • Olga Olga 12 janvier 2009 14:53
                            "merci bocou missiou" qui puent la franchise de l’âne qui recule

                            ça pue dans votre cuisine maharadh... Le reblochon sûrement... smiley

                            • maharadh maharadh 12 janvier 2009 15:59

                              @Olga,

                              Vous ne m’avez pas comprise la sémantique employée n’est pas de moi, ti capisco ?

                              @ l’auteur,
                              Parce que tout est lié,
                              La plupart des travailleurs en ont marre du travail. Les taux d’absentéisme, de vols et de sabotages commis par les employés sont en hausse continuelle, sans parler des grèves sauvages et de la tendance générale à tirer au flanc. Il y a peut-être là l’amorce d’un mouvement de rejet conscient, et plus seulement viscéral, à l’égard du travail. Cela n’empêche pas que le sentiment qui prévaut, parmi tous les patrons et leurs séides mais aussi chez la plupart des travailleurs, est que le travail lui-même est inévitable et nécessaire.

                              Je ne suis pas d’accord. Il est à présent possible d’abolir le travail et de le remplacer, dans les cas où il remplit une fonction utile, par une multitude de libres activités d’un genre nouveau. L’abolition du travail exige de s’attaquer au problème d’un point de vue tant quantitatif que qualitatif. D’une part, il faut réduire considérablement la quantité de travail effectuée dans ce monde, la majeure partie du travail est inutile, voire nuisible et il s’agit tout simplement de s’en débarrasser. D’autre part, et là se situent tant le point central que la possibilité d’un nouveau départ révolutionnaire, il nous faut transformer toute l’activité que requiert le travail réellement utile en un éventail varié de passe-temps ludiques et artisanaux, impossibles à distinguer des autres passe-temps agréables - si ce n’est qu’ils se trouvent aboutir à des produits utiles, sociaux. Voilà qui ne devrait sûrement pas les rendre moins attrayants, quand même !

                              Alors seulement, toutes les barrières artificielles que forment le pouvoir et la propriété privée devraient s’effondrer. La création doit devenir récréation. Et nous pourrions tous nous arrêter d’avoir peur les uns des autres.

                              Qu’on le veuille ou non, telles que sont les choses depuis un ou deux siècles, il a longtemps été plus rationnel sur le plan économique que ce soit l’homme qui gagne le pain du ménage - pendant que la femme se tape le boulot de merde afin que son compagnon y trouve un doux refuge, à l’abri de ce monde sans coeur. Et que les enfants se rendent dans des camps de concentration nommés " écoles ", d’abord pour que maman ne les ait pas sur le dos pendant qu’elle besogne, ensuite pour mieux contrôler leurs faits et gestes - et incidemment pour qu’ils acquièrent les habitudes de l’obéissance et de la ponctualité, si nécessaires aux travailleurs.


                            • Olga Olga 12 janvier 2009 16:37

                               @maharadh
                              Difficile de savoir qui parle dans votre long commentaire, mais la tambouille ne semble pas très ragoûtante...


                            • Olga Olga 12 janvier 2009 16:41

                               Et que les enfants se rendent dans des camps de concentration nommés " écoles "

                              C’est votre sémantique là, ou vous citez quelqu’un d’autre ?

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