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Accueil du site > Tribune Libre > Être ou ne pas être… homophobe

Être ou ne pas être… homophobe

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 L'homophobie désigne « une attitude allant de l'hostilité à l'aversion vis-à-vis d’homosexuel×les ». Du point de vue naturaliste, il s’agit d’un instinct profond qui trouve son origine dans la préservation de l’organisation d’un groupe et sa pérennité… La sexualité est le principal moyen retenu par la Nature pour le maintien de la vie, la reproduction asexuée est largement minoritaire dans le monde animal. Pour faciliter les rencontres, le coït produit des plaisirs que rien n’égale pas même les festins ou, plus tard, l’art pariétal. Mais la recherche d’un tel plaisir doit être orienté vers la procréation plutôt que vers la distraction pour pérenniser l’espèce. Il faut trouver un partenaire réceptif, dans la force de l'âge et, qui plus est, consentant : les parades amoureuses font partie des premières œuvres d’art et ont certains traits avec celles qui suivront.

 Un groupe de chimpanzés repose sur une hiérarchie stricte entre ses différents membres. Une place enviable permet à l'animal d'avoir un accès plus aisé à la reproduction, à la nourriture, et lui assure donc de meilleures chances de survie. Pour les mâles, il n'y a qu'une façon de grimper l'échelle sociale : se battre. Les chimpanzés n'hésitent donc pas à attaquer leur supérieur direct et produisent des vocalisations d’intimidation, véritables actes d'insubordination qui précèdent un combat où le gagnant accède au rang supérieur de son adversaire. Chez les femelles, la technique est différente : elles préfèrent accepter leur statut social et attendre que leur "supérieure" décède afin de prendre sa place. Les accouplements sont pratiqués par le chimpanzé plus souvent que nécessaire. La popularité d’une femelle dépend de son cycle menstruel et de son âge : les femelles les plus âgées étant préférées. Une femelle peut également choisir un mâle : ceux qui la toilettent ou jouent avec elle, et ceux qui ont un rang hiérarchique éminent seront avantagés. Elles ne se reproduiront que très rarement avec leurs frères ou leurs fils.

 Nos cousins les bonobos comme les chimpanzés, dont nous sommes séparés depuis plusieurs millions d’années, partagent environ 99% du génotype humain et sont donc tous deux proches d’Homo sapiens. Les bonobos ont cependant une vie sociale aux antipodes des chimpanzés. Chez les bonobos, les relations sexuelles sont souvent utilisées afin de résoudre un conflit. Les trois quarts des rapports sexuels entre bonobos n'ont pas de fin reproductive, et quasiment tous les bonobos ont des relations sexuelles indistinctement avec un mâle ou une femelle. Ainsi, un subordonné peut utiliser des actes sexuels pour apaiser un autre individu plus agressif. Mais si la fréquence des rapports est exceptionnelle, environ 8 fois par jour, les accouplements sont rapides, sans aucun geste préparatoire, et ne durent en moyenne qu'une dizaine de secondes. Leur seul tabou semble l'inceste, même si les ébats sexuels incluent également les tout jeunes. Élevés précocement ensemble les frères et soeurs ne ressentent apparemment pas d'attirance les uns pour les autres arrivés à maturité sexuelle. Malgré ses activités incessantes, le Bonobo n’a pas un taux de natalité supérieur aux autres espèces de singes. 

 La démarche naturaliste n’a pour seul but que de montrer que poser la question « Êtes-vous homophobe ? » implique la prise en compte de mécanismes essentiels de l’espèce humaine qui ne peuvent être occultés : tous les Hommes sont homophobes, ou du moins n’éprouvent naturellement aucune attirance sexuelle pour le même sexe, il n’y a jamais, sauf exception, de séparation entre le plaisir de l’instant et les devoirs de toujours.

 Les hommes ne descendent ni du chimpanzé commun, ni des bonobos mais peut-on poursuivre quelque peu le jeu des analogies et des différences. Les chimpanzés communs sont capables de concevoir des outils : pierres pour briser les coquilles de noix, utilisation de mousses pour recueillir de l’eau, brindilles pour pêcher des algues…Chez les bonobos, des comportements associés aux outils sont observés, mais ils sont rares et moins sophistiqués que ceux observés chez les chimpanzés. Peut-on penser que s’adonner frénétiquement aux jouissances élémentaires dessert l’épanouissement de la pensée ? C’est en tout cas ce que toutes les églises tiennent pour acquis.

 Dès le Ve siècle av. J.-C. des textes considérés comme sacrés essaient de canaliser les ébats sexuels vers la procréation : « Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, tous deux commettent une abomination ; ils seront mis à mort, leur sang retombera sur eux. » (Lv 20, 13). En effet, la vie doit être faite d’efforts en vue de seulement survivre et aucune activité qui distrait de la consolidation de la famille ne peut être tolérée : c’est la priorité absolue accordée à la pérennité de l’espèce sur toute considération individuelle. La pression sociale d’origine instinctive ou religieuse n’a d’autre but que la survie à long terme d’un collectif : le sacré n’est qu’une expression de la primauté de la communauté sur l’individualisme.

 Une des multiples études disponibles montre que 4% des hommes et 3% des femmes ont eu au moins une relation homosexuelle au cours de leur vie. 0,5 % des femmes et 1,1 % des hommes se définissent eux-mêmes comme « homosexuels ». Si le fait d’être homophobe n’a aucun sens, les actes d’homophobie peuvent bien entendu exister. Après plusieurs années de baisse, 2017 a conduit à plus de témoignages d'agressions physiques homophobes que l’année précédente : 139 contre 121. Dans le même temps on comptait en France 2,3 meurtres par jour soit 825 homicides en 2017 auxquels il faut ajouter 223 000 victimes déclarées de coups et blessures volontaires. Il est toujours indécent de noyer des souffrances au sein de chiffres, il n’en reste pas moins que le nombre d’agressions homophobes ne constitue pas, loin de là, la majorité des actes de malveillance relevés quotidiennement et que la place prise dans les médias des uns au détriment des autres pose un réel problème. Les informations doivent-elles servir pour former un nouvel Homme, sur le modèle du Surhomme du siècle dernier. L’homophobie sert actuellement à classer plus ou moins arbitrairement les Hommes en Bons et Mauvais au même titre que la xénophobie, le racisme, l'antisémitisme, l’immigration. Il ne s’agit pas de lutter contre des faits monstrueux mais de rendre monstrueuse une partie de la population. Cette catégorisation veut remplacer les traditionnelles recommandations chrétiennes :  « Tu ne tueras point ; et celui qui tuera sera punissable par le jugement… moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sans cause, sera puni par le jugement… il ne faut pas se séparer de sa femme ni convoiter d’autre femme… tu ne commettras point adultère… Que si ton œil droit te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette le loin de toi… Si vous n’aimez que ceux qui vous aiment quelle récompense en aurez-vous ?... Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où les vers ni la rouille ne gâtent rien, et où les larrons ne percent ni ne dérobent point. »

  L’approche chrétienne privilégie le genre humain alors que les propositions modernistes tout au contraire se concentrent sur les cas de minorités rendues volontairement visibles afin de modeler une organisation sociale sur des exceptions. Selon cette approche, la classe sociale ne représente plus un déterminant essentiel permettant de comprendre le sort et la destinée des gens : on est discriminé parce qu’on est homosexuel, étranger, femme, musulman, juif… jamais parce qu’on est pauvre. Le pauvre est seulement quelqu’un qui n’a pas réussi à être riche. Pourra-t-on bâtir l’indispensable sacré de toute société en utilisant une stigmatisation sans espoir de rédemption ? Il est acquis de que toute la puissance publique comme celle des médias et des réseaux sociaux nous incite à calquer notre comportement sur celui des bonobos pacifiques et libertins en abandonnant celui des chimpanzés brutaux et jaloux. Mais imposer le pacifisme par des moyens guerriers peut poser problème.

 La pérennité de l’espèce humaine, sauf catastrophe majeure, ne pose plus problème puisque de nombreux outils (PMA, GPA, ciseaux génétiques, utérus artificiels, congélation de gamètes…) sont disponibles ou sur le point de l’être. L’immense contrainte consciente ou subliminale qui régit les comportements pour que l’espèce se perpétue n’existe en grande partie plus. La vie restera-t-elle le sacré absolu que rien ni personne ne peut égratigner ? L’Homme est devenu presque totalement libre, mais que fera-t-il de sa liberté ? 

 


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182 réactions à cet article    


  • NEMO NEMO 9 novembre 14:04

    Qu’il s’agisse du sexe ou de la nourriture, les tabous n’ont jamais de fondements « naturels » et rationnels (santés, démographie, etc...), mais toujours des fondements religieux et sociaux, et il se pourrait bien qu’homo sapiens ne soit pas le seul hominidé apte à la notion de « sacré ». 

    Par contre, les tabous diffèrent d’une société, en fonction des structures sociales et des rapports de production, et comme l’énonce le célèbre kakemphaton homophone mais pas homophobe de Corneille (dans Polyeucte) :

    « Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle / Et le désir s’accroît quand l’effet se recule » (et le désir s’accroît quand les fesses reculent). 


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 novembre 14:48

      @NEMO
      Je crois au contraire que les tabous ont une origine naturelle. Le problème est cependant difficile à traiter et il faudrait un peu de temps pour arriver à le résoudre. La démarche est cependant essentielle.


    • NEMO NEMO 9 novembre 16:57

      @Jacques-Robert SIMON

      Dans le dernier des quatre essais de Totem et tabou, Freud considère que toute société repose sur un crime commis en commun et ne se maintient dans sa cohésion que par lui.

      À l’origine du lien social, les frères se sont coalisés un jour pour mettre fin à la tyrannie du père de la horde, un chef qui détient tous les pouvoirs et se réserve la jouissance des femelles. Ils le dévorent et chacun d’eux, par ce festin cannibalique, s’approprie une partie de sa puissance.

      Une alliance entre semblables, un crime collectif, une grande fête, tel serait notre commencement, tel serait le fondement de la société (humaine ?).  

      Après quoi s’instaure la culpabilité face au père mort, avec son corollaire : la vénération du totem ou du dieu.

      Après quoi prédomine l’horreur, le tabou, de l’inceste - l’horreur, par seulement l’interdit -, avec sa conséquence : l’exogamie.

      Les chimpanzés et les bonobos ont sans doute d’autres mythes à nous raconter.


    • NEMO NEMO 9 novembre 17:02

      @Jacques-Robert SIMON

      Pour Lévi-Strauss, le tabou de l’inceste est un interdit contre l’endogamie : son effet est d’encourager l’exogamie.
      À travers l’exogamie, des maisons, des familles, des clans, ou des lignées qui seraient sans lienautrement peuvent former des liaisons maritales qui renforcent « la cohésion sociale et la solidarité » ou « la rupture et la guerre ».
      Le mariage forcé sert à lier deux clans ennemis.
      Mais exogamie ou endogamie ne sont pas synonymes de paix sociale : l’une n’agit pas sur l’autre et vice versa.
      La dégénérescence physique n’est pas dû à l’endogamie ou l’exogamie, mais à un concours de circonstances. Joseph Merrick « l’homme éléphant » n’est pas le fruit d’une copulation endogame.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 novembre 17:49

      @NEMO
      Merci de la lecture Freudienne du problème. Je crois toutefois que les chimpanzés et les bonobos ont les mêmes désirs que nous.


    • NEMO NEMO 9 novembre 17:54

      @Jacques-Robert SIMON

      moi aussi, et ils ont d’autres mythes...


    • troletbuse troletbuse 9 novembre 19:35

      @NEMO
      As-tuvu qu’on a viré nos commentaires du début. La police de la pensée est bien une réalité et même sur AV. La lessive OMO lave plus blanc.


    • troletbuse troletbuse 9 novembre 19:47

      @NEMO
      Même plus le droit de dire que je n’aimerais pas avoir un P. de la République homosexuel.On se croirait sur France Intox ou France Tout Faux.


    • Self con troll Self con troll 9 novembre 21:30

      @troletbuse
      Puisque c’est comme ça, voici mon fantasme récurrent.
      Je suis sur une île, seul humain en plus du couple présidentiel. Pendant que Manu partouze avec les bonobos, je chante « gare au gorille » à son épouse qui me grimpe au cocotier.


    • troletbuse troletbuse 9 novembre 22:21

      @troletbuse
      C’est bonobos ou bonomos ?
      Et pour la fin de la chanson ? Qui est-ce qui n’en a pas ?


    • Self con troll Self con troll 9 novembre 22:49

      @troletbuse
      Parler de bonzomos, c’est être boudismophobe.
      Tous les goûts sont dans la nature, les français n’ont pas eu l’esprit d’élire le bon, c’est regrettable.


    • JL JL 10 novembre 08:58

      @Self con troll
       
       ’’Tous les goûts sont dans la nature, les français n’ont pas eu l’esprit d’élire le bon, c’est regrettable.

      ’’
       
       En écriture inclusive ça donne ça : Tous les goûts sont dans la nature, les français n’ont pas eu l’esprit d’élire la bonne.
       
       Aïe ! je vais me faire lapider par les féministes et les frontistes !
       
       smiley


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 novembre 18:22

      @JL
      Le fait d’énoncer un point de vue ne devrait pas être contesté.


    • njama njama 9 novembre 14:15

      La pérennité de l’espèce humaine,...

      Honnêtement je pense que dans nos rapports sociaux ou personnels on s’en fout, la pérennité de l’espèce se poursuit sans que l’on ait à s’en préoccuper.

      Seuls quelques politiciens et statisticiens se préoccupent de la démographie, dans un sens ou dans l’autre, les dangers d’une surpopulation vs la menace d’un déficit démographique au plan économique (Allemagne, Italie, ...).


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 novembre 17:59

        @njama
        C’est vrai que la pérennité de l’espèce ne fait pas partie de notre conscient, mais existe-t-il des mécanismes inconscients.


      • alinea alinea 9 novembre 21:13

        @Jacques-Robert SIMON
        Oui, bien sûr ! en tout cas il est notable que la procréation suit des courbes qu’aucun conscient ne maîtrise, on ne peut que les analyser après, et,du coup établir des lois ! pour les animaux, et pour nous aussi bien évidemment.


      • Self con troll Self con troll 9 novembre 21:35

        @Jacques-Robert SIMON
        On parle souvent de l’inversion qui se produit après une hécatombe : la proportion de naissances mâle/femelle, usuellement de 51/49 passerait à 49/51, favorisant l’expansion démographique. Est-ce vrai ?


      • njama njama 9 novembre 22:45

        @Jacques-Robert SIMON

        pour ce qui est des mécanismes inconscients, j’en décèle au moins un qui échappe à tout raisonnement humain, quelles que soient les latitudes, longitudes, c’est la proportion des deux sexes qui depuis la nuit des temps sans que l’on en connaisse la raison équilibre le monde.

        il y aurait fort à parier que les nombreux outils (PMA, GPA, ciseaux génétiques, utérus artificiels, congélation de gamètes…)

         « modernes » ne détraqueraient cette merveilleuse horlogerie archaïque en deux coups de cuillères à pot.

        Je ne crois pas être homophobe à l’encontre de ceux ayant des relations homosexuelles, ce qui ne me dérange nullement, mais si être contre ces outils, progressistes, scientistes, est homophobe, alors j’assume d’en être un.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 novembre 09:06

        @Self con troll
        Je ne peux pas vous répondre mais je peux chercher.


      • Self con troll Self con troll 11 novembre 12:45

        @Jacques-Robert SIMON
        Wikipedia offre une étude fouillée des variations du sex-ratio.

        Ce que j’avais retenu semble vrai pour la suite de la 2ème guerre mondiale, mais si les raisons n’en sont pas vraiment connues, ce n’est pas la peine d’en chercher une cause ésotérique. En effet, l’étude met en évidence de nombreuses causes connues des variations de la répartition des sexes dans les naissances d’une population humaine.

        Parmi les causes de variation depuis 1945, je relève l’émergence des PE de synthèse, recyclés d’arme de guerre en intrants agricoles.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 novembre 18:24

        @njama
        Un choix va devoir être fait entre la Nature et le post-technique.


      • njama njama 9 novembre 14:39

        puisque de nombreux outils (PMA, GPA, ciseaux génétiques, utérus artificiels, congélation de gamètes…)

        Par atavisme ils exacerbent je pense l’homophobie car ils sont perçus pour ce qu’ils sont, c’est à dire des procédés et des filiations « contre nature ».

        Il conviendrait alors de distinguer une homophobie de genèse instinctive, culturelle qui ne s’en prendrait qu’aux seules relations homosexuelles, d’une (nouvelle, il faut le dire) homophobie dont la cause est politique en réaction à une idéologie progressiste qui voudrait fournir ces « outils » aux homosexuel(le)s.

        Être contre l’ouverture de la PMA aux couples de femmes serait-il être homophobe ?

        Une députée macroniste dénonce « un puissant lobby LGBT » à l’Assemblée, Griveaux la recadre

        « Il y a un puissant lobby lgbt à l’AN [Assemblée nationale] et l’AN n’est pas la France. Ici [en circonscription], les avis sont tout autre », a tweeté l’élue de l’Oise.


        https://francais.rt.com/france/55232-deputee-macroniste-lrem-denonce-puissant-lobby-lgbt-assemblee-griveaux-recadre-pma-gpa



        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 novembre 18:02

          @njama
          Il existe en effet une utilisation politique de l’homophobie.


        • Sheryl 9 novembre 20:27

          @njama
          "l’homophobie car ils sont perçus pour ce qu’ils sont, c’est à dire des procédés et des filiations « contre nature » 

          " ah oui ? si l’homophobie est contre-nature, pourquoi est-elle si fréquente chez les animaux ? les animaux dans la nature agiraient-ils eux aussi souvent contre nature ?


        • njama njama 9 novembre 22:51

          @Sheryl

          à quoi vous référez-vous au juste ? aux inséminations (dites artificielles il me semble) dans les élevages ?
          La sélection est surtout une affaire de productivité, de commerce, de scientisme et de capitalisme

          Critique de la biologie moderne, Industrialisation > Jean-Pierre Berlan, Agriculture et élevage : sélection aristocratique et sélection bourgeoise, 2009
          De l’influence sociale sur les pratiques de sélection

          https://sniadecki.wordpress.com/2015/02/10/berlan-selection/


        • njama njama 9 novembre 23:00

          @Sheryl
          si l’homophobie est contre-nature, pourquoi est-elle si fréquente chez les animaux ?

          les animaux, homophobes ? quelle(s) espèce(s) par exemple ?
          il y a les questions de mâles dominant chez certaines sauvages ou non qui sont grégaires, troupeaux de chevaux, bovins, ovins, ...


        • Sheryl 10 novembre 11:10

          @njama
          ok, mes excuses j’avais mal compris le sens de la phrase. oui, si l’homosexualité est bien naturelle, la PMA et la GPA par exemple sont clairement contre-nature (et dangereuses à mes yeux). et effectivement ça ne peut qu’exacerber l’homophobie, comme le sionisme exacerbe l’antisémitisme. personnellement je suis contre toutes ces techniques d’aides et d’assistances qui mènent à tout et n’importe quoi. un enfant que se retrouvera avec deux pères et sans mère a bien plus de chances d’être perturbé. d’ailleurs, on a au pouvoir actuellement un type qui à 15 ans est sorti avec sa prof de 39 ans et n’a jamais connu d’autres femmes, et, le must : comme cette femme était mariée avec des enfants, il n’a jamais eu d’enfants lui-même mais... il se considère tout de même comme « grand-père de sept enfants » . faut le faire non ? un grand-père qui n’a jamais eu d’enfants ! voilà le niveau où on se retrouve avec ces Francs-Macrons. et j’ai l’étrange intuition que bientôt Macron fera son coming-out pour expliquer « son homosexualité » : plus personne ne pourra alors le critiquer sans risquer d’être accusé d’homophobe ! (le must en matière de manipulation)


        • Faire au moins une différence entre l’homosexualité psychique sublimée ou déplacée vers l’amitié et les avances et le comportement manifeste des homosexuels qui peuvent gêner. Tous les homosexuels que j’ai rencontré et qui s’assumaient, hélas, comme de nombre « apparents » hétéros, étaient pervers et on ne pouvait leur faire confiance. Chez les animaux les pulsions ou répulsions sont plus instinctives et déterminées par la cohésion du groupe et de la survie. Mais peut-être que le chien d’Hitler aimait son maître ? Les animaux doivent-ils servir de modèle. Personnellement, je ne le pense pas.


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 novembre 18:08

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            Non les animaux ne sont pas des modèles mais ils présentent des traits communs : ils boivent, ils mangent, ils copulent...


          • @Jacques-Robert SIMON

            ils boivent, ils mangent, ils copulent. En gros et en résumé : ils assurent leur survie. CE qui les éloignent des humains qui n’ont pas fait de ces fonctions ce les chrétiens appellent : les sept péchés : luxure, la paresse, l’orgueil, colère, avarice, l’envie, gourmandise, l’animal ne sera jamais dans la perversion, l’hubris ou l’excès, transformant ses besoins en déchéance. Parce qu’à la différence de l’animal, l’homme a été atteint par une tension vers la verticalité et l’idée ou idéal qu’il s’appelle dieu ou estime de soi. L’enfant humain par rapport n’atteint la maturité et la capacité à être autonome que vers 14-15 ans, ce qui le confronte à sa faiblesse et la blessure narcissique qui en résulte. L’animal n’a pas de narcissisme. Et si certains se regardent dans un miroir, il n’auront jamais conscience d’eux-même. Dit autrement, ils tourneront autour pour courir ou attraper ce qu’ils ont vu. c’est bien le narcissisme (très élevé chez les homosexuels) qui conduira celui-ci au meilleur, comme au pire.


          • corrigé : L’enfant humain par rapport à l’animal n’atteint la maturité et la capacité à être autonome que vers 14-15 ans, ce qui augmente la dépendance à l’autre et le risque de blessure de l’égo et du narcissisme. 


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 novembre 20:40

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            Je ne suis pas certain que les animaux n’aient pas d’idéaux, ne serait-ce qu’élever ses petits dans les meilleures conditions. C’est une sorte de transcendance.


          • alinea alinea 9 novembre 21:15

            @Jacques-Robert SIMON
            la seule différence, ou la différence primordiale, c’est que les animaux ne se racontent pas d’histoires ! l’homme d’aujourd’hui ne fait que ça.


          • njama njama 9 novembre 22:52

            @alinea
            MDR


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 novembre 09:08

            @alinea
            Les animaux peuvent penser, pas parler, et c’est parler qui assure le principal outil de domination des Hommes.


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 novembre 12:42

            L’idéal n’existe pas chez les animaux. Tout leur programme de survie est inscrit dans leur gènes. Raison pour laquelle, l’acquis n’a pas un grand rôle à jouer dans leur vie. Les animaux sont d’autant plus évolués que le temps entre le moment où l’animal sera sevré de ses parents et pourra se débrouiller seul est élevé. Mais entre l’homme et l’animal, cela se compte en années,....


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 novembre 12:59

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            Tout dépend de la définition que l’on se donne du mot idéal. L’Homme a plus de neurones par Kg que tous les autres animaux, en cela je suis d’accord.


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 novembre 13:09

            @Jacques-Robert SIMON

            Le fameux chaînon manquant sera toujours : LE LOGOS qui permet de formuler une idée. Et le logos est ce qui permet de faire lien,...L’évolution de l’humain vers sa verticalité (idéation) est liée au développement des facultés de s’exprimer par le langage articulé. 


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 novembre 18:26

            @alinea
            C’est vrai que l’abîme entre le dire et le faire devient insondable.


          • lala rhetorique lala rhetorique 9 novembre 14:58

            A écouter nos médias et politiques, on dirait que l’homosexualité vient seulement d’être découverte.... Et quand on nous parle d’agression contre les homosexuels, on omet de nous indiquer combien il y a d’agression contre les hétérosexuels, peut être pour des raisons différentes, certes, mais à mon avis ces chiffres seraient intéressants. Qu’il y ait une augmentation de l’homophobie me semble tout à fait normal, vu que nous avons accueilli à bras ouvert l’islam ! Mais la médiaticopoliticosphère préfère accuser les cathos !

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