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Accueil du site > Tribune Libre > Extinction de l’espèce humaine, peut-on ne pas y croire (...)

Extinction de l’espèce humaine, peut-on ne pas y croire ?

Tour de France cycliste à la télé : paysages majestueux, paisibles, immuables.
Retour de congés.
Les vacances : découverte de superbes panoramas impérissables, vestiges historiques, empreintes du passé, guidés par le GPS, le Bluetooth, promesses d’un avenir encore plus performant, constructions époustouflantes résultats de prouesses techniques, comme le viaduc de Millau, etc., témoignages de l’éternel génie des humains, plus prolifique que jamais.

Ainsi.
Difficile de croire aux prémices d’un cataclysme écologique planétaire.
Difficile de se convaincre de l’urgence d’une prise de conscience et plus encore de l’impérieuse nécessité d’actions et de bouleversements impératifs.
On ne voit pas où il y a péril en la demeure.

Agaçant quand même ce mois de septembre plus chaud que les meilleurs juillets d’il y a dix ans ; jusqu’à 15° en plus certains jours par rapport aux normales de saison. Et ça dure. Partout en France. Ailleurs aussi.
Déconcertant ces gigantesques incendies immaîtrisables sur la côte ouest des États-Unis jusqu’à plonger dans une nuit rougeoyante des villes entières.
Encore un épisode cévenol dévastateur et meurtrier.

 Alors.
Comment un ordinaire homo sapiens sans compétences particulières peut essayer de savoir. Comment aller au-delà des documentaires, débats, reportages trop succincts, forcément superficiels, sans garantie d’expertise indéniable et de bonne foi.
Justement en se fiant à ceux qui ont les capacités et qualifications pour chercher et élaborer les meilleures réponses possibles compte tenu des moyens techniques et scientifiques dont ils disposent.
Ceux-là, bien souvent écrivent des livres, chacun dans son domaine d’excellence, pour essayer de mettre à la disposition de tous, toutes les connaissances disponibles et établies.
On peut donc faire confiance à leur expertise et à leur objectivité.
Les lire demande du temps. Ce n’est pas toujours plaisant bien qu’accessible.
Cet article propose un recueil d’extraits des livres en langue française que j’ai lus sur le sujet. Certes sa lecture complète demande un peu de temps. Aussi, pour l’écourter sans perdre l’essentiel du message, on peut choisir de concentrer son attention sur certains passages seulement. Quitte à y revenir, si l’envie d’en savoir plus vous y pousse.

Les premiers extraits traitent des questions de l’imminence et de la gravité des dégradations du climat, de la pollution, de la biodiversité, etc.
Ensuite ils décrivent des conséquences dont on ne parle pas habituellement.
Les derniers évoquent les pseudo-arguments des climatosceptiques sur l’aspect naturel et récurrent du phénomène.

 Les délaissés
 Thomas Porcher,
 Docteur en économie de l'université Paris Panthéon-Sorbonne, professeur associé à la Paris School Business.
Grâce au green washing* permettant à tout le monde de se donner bonne conscience sans rien changer, nos dirigeants nous font courir le plus grand risque que l'humanité ait jamais connu, et la possibilité de rectifier le tir se rétrécit année après année.
* procédé de relations publiques utilisé par une organisation dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse. Source : wikipedia.
Le temps de la discussion est terminé, il faut agir, très vite. (…)
On peut donc légitimement se demander combien de rapports et de catastrophes il faudra pour que nos dirigeants (politiques comme PDG) décident de changer radicalement notre modèle économique qui depuis 1850 est corrélé aux émissions de CO2.
 

 Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité
 Aurélien Barrau,
 Astrophysicien au CNRS et professeur à l'université Grenoble-Alpes. Membre honoraire de l'Institut universitaire de France, lauréat de plusieurs prix scientifiques et docteur en philosophie.
L'ONU estime que si nous ne changeons pas de cap de façon radicale d'ici 2 ans, nous allons devoir faire face à une « menace existentielle directe ». Les mots sont lourds de sens. Le système « planète Terre » étant non linéaire, il existe un certain nombre de paliers : si le prochain est franchi, même un ascétisme radical ne pourra plus inverser la tendance avant des temps considérables et des dégâts essentiellement irréversibles. De plus, l'ONU souligne que les objectifs affichés sont dramatiquement insuffisants. Ces objectifs ne sont eux-mêmes, pourtant, pas du tout atteints à l'heure actuelle. L'écart entre l'évolution réelle et celle identifiée comme nécessaire ne fait que croître. (…)
On sait que certains mécanismes physiologiques fondamentaux à l'œuvre dans notre cerveau ne poussent pas à la prévoyance à long terme. Sauver l'avenir ne génère pas beaucoup de dopamine. C'est sans doute pourquoi il faut marteler que le désastre est déjà en cours et ne relève pas d'une projection à long terme. (…)
Que la réalité soit effrayante ne la rend pas moins réelle. (…)
Voilà comment la grande histoire de la Terre se souviendra de nous : comme l'espèce qui a affaissé le vivant, dans des proportions qui n'avaient, en 4 milliards d'années d'existence de la vie, été possibles que suite à un cataclysme extérieur. (…)
Si l'on résume les trois derniers rapports du GIEC, les idées sont essentiellement les
suivantes :
1) le réchauffement sera drastique et le +1,5° n'est pratiquement plus tenable ;
2) la biodiversité est en effondrement brutal ;
3) la dégradation des sols menace l'équilibre alimentaire global.
Un nouveau rapport récent met l'accent sur les océans et les zones glacières. La trajectoire thermique actuelle mènerait à une élévation du niveau des mers de près d'un mètre. Cela induira mécaniquement la migration de plusieurs centaines de millions de personnes. Les inondations dues aux cyclones augmenteront notablement. Le dégel du permafrost (la quasi-totalité d'ici la fin du siècle) constituera une véritable bombe climatique qui se surajoutera aux effets par ailleurs en cours. (…)
Changer de paradigme n'est plus aujourd'hui une simple option. C'est la condition d'un salut.

 Le marché contre l'humanité
 Dominique Bourg
 Philosophe, professeur honoraire de l'Université de Lausanne. Directeur de la revue La Pensée écologique, président du conseil scientifique de la Fondation Zoein.
On n'arrête pas le progrès... En sommes-nous si sûrs ? La dynamique de transgression des limites planétaires et celle de la consommation de ressources sont telles, qu'elles ne sauraient être indéfiniment prolongées. Ce sont plutôt des effondrements en cascade qui nous attendent. (…)
S'ajoutent à ce tableau complexe les incertitudes qui pèsent sur notre devenir collectif en termes de disponibilité énergétique, de capacité à nous nourrir, et même concernant la part de la Terre que nous pourrons encore habiter en fonction du degré d'élévation de la température que nous atteindrons et du degré d'effondrement ou de basculement des écosystèmes que nous subirons ; sans compter les conflits militaires généralisés, voire nucléaires, que des leaders politiques plus border line les uns que les autres rendent possibles, sinon probables.

 Retour sur terre ; 35 propositions
 Dominique Bourg, 
 Gauthier Chapelle, biologiste - Johann Chapoutot, historien et professeur Sorbonne Université - Philippe Desbrosses, agriculteur et docteur en sciences de l'environnement - Xavier Ricard Lanata, ethnologue, philosophe - Pablo Servigne, agronome, docteur en sciences biologiques - Sophie Swaton, présidente de la Fondation Zoein, économiste et philosophe, Université de Lausanne.
La température moyenne au sol sur Terre est de 1,1° supérieure à ce qu'elle était dans la seconde moitié du XIXe siècle et, selon l'un des grands modèles au monde, celui de l'IPSL (Institut Pierre Simon-Laplace, Paris), elle devrait atteindre les + 2° dès 2040, en raison des émissions déjà émises pour l'essentiel. C'est considérable.
Rappelons qu'avec une augmentation de plus de 1°, nous connaissons désormais des cyclones qui flirtent presque systématiquement avec le plafond de la catégorie 5, des inondations hors normes et des méga-feux, des pics de chaleur jamais atteints et des méga-sécheresses. Les récoltes australiennes de riz et de sorgho à l'issue de l'été austral ont par exemple diminué de 66 %. Avec + 2°, certaines régions de la zone intertropicale pourraient déjà connaître plusieurs jours par an où l'accumulation chaleur et humidité saturerait nos capacités de régulation thermique : nous ne serions plus en mesure, sans refuge dans un endroit plus frais au bout de 7 à 8 minutes, de réguler et de maintenir la température de notre corps à 37°, et ainsi d'échapper à la mort. Avec une élévation de la température de 3,5 à 4°, cet état de choses durerait des semaines et s'étendrait même au-delà des tropiques. L'enjeu n'est donc autre que le maintien de l'habitabilité de la Terre pour l'espèce humaine et les autres espèces. (…)
Rappelons qu'à terme, en cette matière, il n'y a pas d'intérêts divergents : continuer sur la tendance actuelle, c'est aboutir à une planète inhabitable pour l'ensemble des espèces vivantes. (…)
La Covid-19 est l'une de ces zoonoses qui se multiplient depuis quelques décennies parce que nous détruisons des écosystèmes, et donc l'habitat de certaines espèces qui se rapprochent alors de nos habitats ; et parce qu'en détruisant la biodiversité sauvage comme la diversité génétique des espèces domestiques, nous déstabilisons les équilibres entre populations et facilitons la circulation des pathogènes.

 Comment sauver le genre humain
 Paul Jorion, Anthropologue, sociologue et psychanalyste, 
 Vincent Burnand-Galpin, étudiant à l'ENSAE ParisTech et Sciences Po Paris.
Dans son rapport du 26 novembre 2019, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) parle d'une « décennie perdue » pour la période 2009-2019 en termes de lutte contre le réchauffement climatique. Les États « ont collectivement échoué » à réduire les émissions de CO2. Au contraire, entre 2008 et 2017, elles ont crû de 1,6 % en moyenne par an. Et la tendance ne s'atténue pas : les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de 3,2 % entre 2017 et 2018. Ce qui nous amène sur une trajectoire de 3,5° supplémentaires, sinon plus, en moyenne, à la surface de la Terre par rapport à l'ère préindustrielle d'ici la fin du siècle, selon le PNUE. Comme nous l'avons vu, les conséquences seront cataclysmiques. (…)
Monsieur Guterres, (secrétaire général des Nations unies) vous avez récemment déclaré à juste titre : « Si nous ne changeons pas d'urgence nos modes de vie, nous mettons en péril la vie elle-même. » Vous ne cessez d'avertir des dangers qui nous guettent, continuez ainsi ! Continuez donc à tirer la sonnette d'alarme !

 Atlas de l'anthropocène
 Jan Zalasiewicz, professeur de géologie (paléobiologie) à l'Université de Leicester, dirige le groupe de travail sur l'anthropocène de la Commission internationale de stratigraphie, Bruno Latour, sociologue, philosophe des sciences, professeur émérite à Sciences Po.
Un peu partout dans le monde, les records de température se succèdent : l'année 2018 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée en France. L'année 2016 a été l'année la plus chaude enregistrée sur Terre, 2017 fut la deuxième et 2018, la quatrième. Le 24 janvier 2019, la température atteignait 49,4° à Port-Augusta, près d'Adelaïde en Australie. En juin 2019, la température dépassait 50° en Inde, battant tous les records. Ce même mois, la barre des 45° était franchie en France pour la première fois.
Une hausse qui s'accélère. En 2018, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estimait qu'à cause des activités humaines, la température moyenne sur Terre s'était accrue de 1° depuis l'époque préindustrielle. Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre (GES), la température moyenne augmente de 0,2° tous les dix ans. Le seuil de +1,5° sera atteint entre 2030 et 2052.
Lors de la signature de l'accord de Paris, en 2015, les pays se sont engagés à ce que la hausse de la température terrestre moyenne ne dépasse pas + 2° en 2100. En réalité, il existe un fossé entre cet objectif collectif et l'agrégation des engagements nationaux annoncés en parallèle. Si ces derniers étaient tous respectés, on se dirigerait plutôt vers une hausse de la température moyenne de 3,5° d'ici à 2100, donc très loin des 2°. Mais comme les engagements nationaux ne sont guère respectés, l'hypothèse la plus probable est celle d'une hausse de 4° en 2100 et le scénario, encore inimaginable il y a quelques année d'une hausse de 6,4° devient parfaitement envisageable compte tenu de la trajectoire actuelle des émissions de GES. La température terrestre moyenne, actuellement de 15°, atteindrait donc 21,4° à cette date si rien n'était fait d'ici là pour ralentir les émissions de GES.

Nicolas Hulot : « La planète est en train de devenir une étuve, nos ressources naturelles s'épuisent, la biodiversité fond comme neige au soleil. Et on s'évertue à réanimer un modèle économique qui est la cause de tous ces désordres. Je ne comprends pas comment, après la conférence de Paris, après un diagnostic imparable, ce sujet est toujours relégué dans les dernières priorités. » Ainsi s'exprimait Nicolas Hulot en annonçant en direct sa démission du gouvernement sur France Inter, le 28 août 2018. Le poids des lobbyistes de l'agriculture productiviste, du nucléaire ou des énergies fossiles a fini par vaincre ses velléités de mettre l'écologie au cœur de la politique gouvernementale. Pendant des mois, le ministre aura dû avaler couleuvre sur couleuvre.

Greta Thunberg : « Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s'effondrent, nous sommes au début d'une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez,
c'est d'argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle ? Comment osez-vous ! » 

 La terre inhabitable
 David Wallace-Wells
 Chercheur à la New America Foundation, éditorialiste et rédacteur en chef adjoint au New York Magazine.
Même si, par miracle, les humains cessent immédiatement d'émettre du dioxyde de carbone, nous aurons droit une dose de réchauffement supplémentaire, simplement du fait de ce que nous avons déjà produit. Et bien sûr, puisque les émissions continuent d'augmenter à l'échelle du monde, nous sommes très loin du bilan neutre, donc très loin de freiner le changement climatique. (…)
Même sous un régime global de réduction des émissions particulièrement agressif, le réchauffement de la planète simplement dû au CO2 injecté dans l'atmosphère augmenterait les précipitations mondiales de façon spectaculaire.
En tout, avec seulement 1,5° de hausse, l'augmentation des dégâts dus aux inondations se situerait entre 160 et 240 % ; à 2°, le nombre de morts serait 50 % plus élevé qu'aujourd'hui. Aux États-Unis un modèle récent a calculé que 40 millions d'Américains courraient alors le risque d'être inondés, un résultat trois fois supérieur aux dernières estimations de la FEMA (Federal Emergency Management Agency - Agence fédérale des situations d'urgence). (…)
Mais le changement climatique n'est pas un crime du passé qu'il nous revient de résoudre ; nous détruisons notre planète au présent, chaque jour. (…)
Nous sommes tellement imprégnés, encore aujourd'hui, de la propagande du progrès humain et de l'amélioration générationnelle qu'il semble presque inconcevable d'imaginer que nos petits-enfants vivent à jamais parmi les ruines d'un monde naguère plus riche et plus paisible.

 Dans ce même livre des conséquences dont on parle peu.

En 2017, la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration - Administration océanique et atmosphérique américaine) jugeait une hausse de 2,5 mètres envisageable durant ce siècle. Sur la côte est, les scientifiques ont déjà lancé une nouvelle expression,
« inondation par beau temps », lorsque la marée montante à elle seule, sans la moindre averse, vient inonder une ville. (…)
Une des principales inquiétudes est liée au méthane, particulièrement celui qui pourrait être libéré par la fonte de l'Arctique, dont le permafrost contient jusqu'à 1 800 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, soit beaucoup, beaucoup plus que ce qui est actuellement en suspension dans notre atmosphère. Au dégel, une partie s'évaporera sous forme de méthane qui est, selon la façon dont on le mesure, un gaz à effet de serre au moins douze fois plus puissant que le CO2. (…)
« L'effet d'albédo ».
La glace, blanche, réfléchit la lumière du soleil en direction de l'espace, elle ne l'absorbe pas. Donc, moins il y a de glace, plus la lumière du soleil est absorbée, accroissant le réchauffement. La disparition totale de la glace, selon les calculs de Peter Wadhams, pourrait signifier l'équivalent, en réchauffement massif, de la totalité des émissions de CO2 de ces vingt-cinq dernières années. Soit, souvenez-vous, environ la moitié de ce qu'a produit l'humanité durant toute son histoire - une quantité de dioxyde de carbone qui a fait basculer le climat de la planète de la stabilité quasi complète au bord du chaos. (…)
Quand les arbres meurent - que ce soit naturellement, par incendie ou de la main des hommes, ils relâchent dans l'atmosphère le gaz carbonique stocké en eux depuis parfois plusieurs siècles. De cette manière, ils sont comme le charbon. C'est la raison pour laquelle l'effet des incendies sur les émissions constitue l'une des rétroactions climatiques les plus redoutées : les forêts du monde, l'exemple même du puits de CO2, deviendraient sources de CO2, relâchant tout le gaz carbonique stocké. L'impact est particulièrement dramatique lorsqu'elles sont plantées sur tourbe. Les feux de tourbe en Indonésie, en 1997 par exemple, ont relâché jusqu'à 2,6 milliards de tonnes de gaz carbonique — 40% des émissions globales annuelles moyennes. Plus il y aura d'incendies, plus il y aura de réchauffement, plus il y aura d'incendies. En Californie, un seul feu est capable d'éliminer entièrement les gains d'émission réalisés dans la même année grâce aux politiques environnementales agressives de l'État. Des sinistres de cette envergure se produisent désormais chaque année.
En Amazonie, qui en 2010 a connu la deuxième « sécheresse du siècle » en l'espace de cinq ans, 100 000 incendies ont éclaté en 2017. (…)
Il existe aujourd'hui, prises au piège de la banquise arctique, des maladies qui n'ont pas circulé dans l'air depuis des millions d'années - et, pour certaines, qui précèdent la présence humaine sur Terre. Nos systèmes immunitaires se trouveront bien dépourvus pour organiser la riposte lorsque ces épidémies préhistoriques émergeront de la glace. Déjà, plusieurs microbes ont été réanimés en laboratoire : une bactérie « extrêmophile* » vieille de 32 000 ans réactivé en 2005, un microbe de 8 millions d'années ramené à la vie en 2007, un autre de 3,5 millions d'années qu'un scientifique russe s'est injecté par curiosité, juste pour voir. (Il a survécu.) En 2018, des scientifiques ont redonné vie à quelque chose d'un peu plus gros - un ver figé dans le permafrost depuis 42 000 ans.
* Un organisme est dit extrêmophile lorsque ses conditions de vie normales sont mortelles pour la plupart des autres organismes. Source : futura-sciences.
L'Arctique regorge également de maladies terrifiantes plus récentes. En Alaska, les chercheurs ont découvert des traces de la grippe de 1918 qui a infecté pas moins de 500 millions de personnes, dont 50 millions sont décédées - soit 3 % de la population mondiale à l'époque et presque six fois plus que le nombre de victimes de la Première Guerre mondiale tout juste achevée. La pandémie a fait office d'effroyable épilogue. Les scientifiques soupçonnent la glace sibérienne de receler la variole et la peste bubonique, entre autres maladies légendaires. Une histoire condensée des maladies les plus ravageuses, abandonnées comme une salade aux œufs sous le soleil de l'Arctique.
Nombre de ces organismes congelés ne survivront pas au dégel ; les conditions pour les ramener à la vie, généralement fastidieuses, impliquent un passage en laboratoire. Mais, en 2016, un garçon est décédé, vingt autres ont été infectés, par une libération d'anthrax : le permafrost en régression avait fait apparaître à l'air libre la carcasse gelée d'un renne tué par la bactérie au moins soixante-quinze ans auparavant ; plus de deux mille rennes d'aujourd'hui en ont aussi été victimes. (…) 
Mais prenons l'exemple du saïga une adorable antilope naine native d'Asie centrale. En mai 2015, près des deux tiers de la population mondiale sont décédés en à peine deux jours : sur une zone aussi vaste que la Floride, absolument tous les saïgas sont morts, et la terre soudain s'est trouvée jonchée de centaines de milliers de cadavres. Pas un survivant. Un phénomène de mort de masse aussi frappant, digne d'une fiction de cinéma, a immédiatement donné lieu à toute une série de théories du complot : extraterrestres, radiations, largage de carburant de fusée. Mais aucune toxine n'a été découverte par les chercheurs qui ont parcouru les charniers - que ce soit dans les animaux eux-mêmes, dans la terre, ou dans les végétaux. Le coupable, en réalité, était une simple bactérie, Pasteurella multocida, logée dans les amygdales des saïgas depuis toujours, qui n'avait jamais menacé son hôte de quelque manière que ce soit, depuis des générations. Soudain, cette bactérie avait proliféré, migré vers le système sanguin et de là jusqu'au foie, aux reins, à la rate. Pourquoi ? « Les endroits où sont morts les saïgas en mai 2015 étaient extrêmement chauds et humides », écrit Ed Young dans The Atlantic. « En fait, le niveau d'humidité était le plus haut jamais enregistré dans la région depuis les premiers relevés, en 1948. Les mêmes conditions avaient provoqué deux précédentes hécatombes, beaucoup plus réduites, en 1981 et 1988. Lorsque les températures sont très hautes, que l'air est très humide, les saïgas meurent. Le climat est le détonateur, Pasteurella est la balle. »

D’où les climatosceptiques détournent leurs contre-arguments : « c’est déjà arrivé, c’est un phénomène naturel. » Du travail de vrais chercheurs innocents.

 Comment tout a commencé sur la terre
 Abderrazak El Albani et Alain Meunier, professeurs de géologie à l'institut de chimie des milieux et des matériaux de l'université de Poitiers-CNRS,
 Roberto Macchiarelli, professeur de paléobiologie au département géoscience de l'université de Poitiers et chercheur au Museum national d'histoire naturelle de Paris.
La planète gela entièrement ou presque, plusieurs fois en 250 millions d'années ... (-720 à -660 millions d'années) ... (-650 à -635 millions d'années) ... (vers -582 millions d'années)...
Vous pourriez découvrir l'alternance plus ou moins régulière d'épisodes plus chaud et plus rigoureux de quelques dizaines de milliers d'années seulement ! (…)
L'exemple le plus étonnant est, sans conteste, le maximum thermique du Paléocène-Eocène, qui eut lieu il y a environ 56 millions d'années. La planète entra alors dans une période de plusieurs millions d'années durant laquelle le climat fut particulièrement chaud.(…)
Comment les scientifiques expliquent ces déclenchements et basculements, en partie par « les influences de l'inclinaison de l'axe de la terre sur le plan de l'écliptique (période de 41 000 ans, plus l'axe est incliné, plus les saisons sont contrastées et vice versa), de la précession des équinoxes (période de 23 00 ans en moyenne) et l'excentricité de l'orbite autour du soleil » ( période de 100 000 et de 413 00 ans). (Rassurez-vous je n'ai pas tout compris non plus).

Ce qui s’est produit sur des millions d’années, aujourd’hui arrive en 2 siècles seulement et s’emballe ces 3 dernières décennies. Voilà pourquoi leurs arguments sont caducs et spécieux.
À présent le débat n’est plus sur ce qui risque d’arriver mais sur comment en limiter les effets.

Les auteurs cités ici ne se contentent pas d’alerter. Ils examinent les possibilités d’atténuer les conséquences du processus en cours.Dans un prochain article j’en ferai un compendium.

En complément des articles suivants :
Hé ! Les climatosceptiques. Non mais allo, quoi !
Changement climatique ; inégalités sociales. Rien à faire ! Rien à faire ?
Municipales. Les écologistes gagnants mais, l’Écologie peut-être pas


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52 réactions à cet article    


  • Bec à foin Bec à foin 23 septembre 09:19

    Les dinosaures n’ont pas disparu : il reste les oiseaux et quelques autres espèces.

    Les seuls êtres humains qui vont rester sont ceux qui ont de plumes (et des cornes) : les coucous.


    • Clocel Clocel 23 septembre 09:28

      Aurélien Barrau, le taré christique...

      « Heureux sont les fêlés car qui ils laissent passer la lumière »...

      Astrophysicien, rien que le nom m’amuse...

      En pleine période où le science démontre journellement sa parfaite inanité, sa corruption, son dogmatisme, y’en a qui joue encore à de faire peur avec ses prophètes de mes deux...

      C’est pathétique bordel !


      • binary 23 septembre 10:47

        @Clocel
        https://positivr.fr/aurelien-barrau-refus-porter-masque-coronavirus/

        Comment un mec comme ça peut il avoir un poste en université ?
        Voilà encore un « défit » à résoudre de toute urgence !


      • Clocel Clocel 23 septembre 10:55

        @binary

        Un crevard arriviste, prêt à surfer toutes les vagues de merde pour balancer son message, un relais des satanistes.


      • Old Dan Old Dan 23 septembre 16:28

        Mr Clocel,
        Je ne vous connaissais pas. Mais je connais très bien A.Barrau....
        .
        [... et pas besoin d’avoir le QI d’A. pour lire ici que vous êtes un con ! ]


      • Gollum Gollum 23 septembre 16:48

        @Old Dan

        Bien d’accord avec vous. Les posts de Clocel sont lamentables. 


      • Clocel Clocel 23 septembre 17:08

        @Old Dan

        Ne grillez pas vos meilleurs arguments tout de suite les gars, vous allez claquer votre dernier synapse !

        Ah... ! J’ai touché à votre idole !?

        Mea-culpa ! smiley


      • alinea alinea 23 septembre 17:54

        @Gollum
        Je suis d’accord avec Clocel !!!barraud ( barrau dé ou barau té ?) se comporte comme une idole de merde, bien dans ce monde ; le pouvoir ne le craint pas, il est de tous les coups foireux : le réchauffement climatique, la belle greta et tutti quanti !
        Avec des idoles comme ça, on n’est pas obligés de progresser.


      • Gollum Gollum 23 septembre 18:13

        @alinea

        Et pourquoi le pouvoir devrait le craindre ? Il n’a quasi aucune audience. D’autre part est-ce que le pouvoir craint quelqu’un actuellement ?

        Sinon Clocel a l’air d’adhérer à toute une vision complotiste de merde (je parle comme lui je me mets à niveau) avec satanistes après l’avoir traité de christique (bonjour la contradiction), la mythologie foireuse en train d’envahir Internet.

        Quant au réchauffement climatique il n’existe pas bien sûr, y a pas eu d’incendies en Californie, en Australie récemment, ni en Amazonie...

        Tout va bien continuons comme avant. smiley


      • Gollum Gollum 23 septembre 18:16

        @Clocel

        Pourquoi vous parlez d’idole ? Il ne s’agit pas de ça mais de votre vocabulaire ordurier. Vous êtes loin d’avoir le niveau du bonhomme et vous la ramenez vous feriez mieux d’aller vous coucher.

        Mais c’est ça maintenant internet les petits cons sont devenus des experts et font la roue et ramènent leur fraise..


      • Clocel Clocel 23 septembre 18:33

        @Gollum

        De quel niveau parlez-vous ?

        Je ne suis pas du genre à me mettre en levrette devant un clown bourré de parchemin.

        S’il avait du tempérament et quelque chose dans le ventre, il n’aurait pas été obligé de faire autant d’études. Je conchie les étudiants attardés, ils coûtent un fric fou à la collectivité et ce ne sont que des éponges tout juste capables de restituer ce qu’elles ont reçu.

        Ceux qui savent, font, les autres enseignent ! Disent les anglais et ils ont bien raison.

        Qu’est-ce qu’il va nous laisser votre génie ? Quelques cours, quelques bouquins qui feront sans doute la joie de quelques cranes d’œufs désœuvrés dans son genre !?

        En attendant, dans la crise du Covid, il ne peut rien pour nous, alors qu’il ferme sa gueule et qu’il aille chez le coiffeur, quand on n’a pas un physique avantageux, on évite d’attirer l’attention.

        Pour ce qui est de respect, je suis à prêt à respecter tous les gens respectables, pas les guignols médiatiques.


      • xana 23 septembre 09:33

        Je suis bien d’accord, mais je crois qu’ici on touche du doigt une des limitations de notre « intelligence » : Notre instinct nous porte à profiter de tout de façon égoïste, parce que c’est ainsi que nos ancêtres ont pu survivre. Nous sommes incapables de dépasser cet instinct au profit des générations ultérieures. Mais c’est une bonne chose, car notre disparition permettra à la Terre de respirer un peu. Elle a encore au moins une dizaine de milliards d’années à exister, et l’évolution naturelle permettra encore à de nombreuses espèces de régner tour à tour.

        De toutes manières nous ne sommes qu’une toute petite extrémité du buisson de la vie, où les bactéries représentent l’immense majorité. Notre disparition ne signifiera pas grand-chose Sauf pour notre immense prétention. Se prétendre fils de Dieu au centre de l’univers, pfff...



          • Clocel Clocel 23 septembre 09:44

            @Pauline pas Bismutée

            HAARP... Diego Garcia... Une des bases qui œuvrent dans le changement climatique...

            Si j’étais un journaliste souhaitant mourir de faim, j’irais voir de ce côté-là...

            Un beau scandale feutré, Diego Garcia...


          • Pauline pas Bismutée 23 septembre 10:22

            @Clocel

            « HAARP... Diego Garcia...Un beau scandale feutré, Diego Garcia... »

            Euh... vous pouvez nous éclairer sur le sujet ?


          • Clocel Clocel 23 septembre 10:27

            @Pauline pas Bismutée

            Si le sujet vous intéresse, vous trouverez assez facilement votre bonheur sur internet.

            Un lien avait été fait avec les échouages des cétacés et les activités de HAARP...

            Le sujet n’est pas tout neuf, ça doit dater des années 90...


          • Clocel Clocel 23 septembre 10:33

            @Pauline pas Bismutée

            J’ajoute, j’ai lu très récemment un article qui traitait du changement de comportement des orques qui deviennent agressifs envers les petites embarcations, dans le passé, c’était tout à fait exceptionnel et considéré comme des accidents, nous n’en sommes manifestement plus là, ils ne sont plus nos amis et nous le font savoir.


          • Pauline pas Bismutée 23 septembre 11:28

            @Clocel

            Oui, j’ai entendu parlé de HAARPS (JP Petit) mais pas de la corrélation avec Diego Garcia (quoique... mais par contre Diego Garcia est mentionné dans une des diverses théories quant a la disparition du Malaysian Airlines - MH 370)
            Malheureusement, il y a sans doute ’moins pire’ que HAARPS qui doit faire pas mal de dégâts aussi... et depuis longtemps


          • Pauline pas Bismutée 23 septembre 12:26

            @ Pauline pas Bismutée
            erratum  ... parler 


          • alinea alinea 23 septembre 17:56

            @Pauline pas Bismutée
            On les sauve là, on les tue ailleurs ; pauvres sœurs des mers...


          • Fergus Fergus 23 septembre 09:43

            Bonjour, Alain Alain

            Si « disparition de l’espèce humaine » il y a, elle n’interviendra sans doute pas avant des dizaines de milliers d’années. 

            Entretemps, l’humanité, ou plus exactement la partie d’entre elle qui aura survécu aux guerres et aux famines, se sera adaptée, tant aux plan géographique qu’au plan technologique, à ses nouvelles conditions de vie.

            Mais il ne faut pas se leurrer : si nous conduisons à foncer dans le mur climatique, il y aura de terribles dégâts humains !


            • JC_Lavau JC_Lavau 23 septembre 10:01

              @Fergus : « climatique » ? Tu y connais quelque chose ?


            • Aristide Aristide 23 septembre 10:19

              @Fergus

              La présence sur la terre des hommes représente une seconde sur des millions d’années. Nous influons sur le climat, les espèces, ... enfin sur notre planète. S’il y a une dimension écologique, elle doit être essentiellement tournée vers l’homme. La planète se remettra de notre court passage, les millions d’années avant l’explosion finale verront apparaître de nouvelles formes de vie enfin un futur que nous avons de la peine à imaginer, mais un futur réel, qui existera avec une planète aussi différente de celle d’aujourd’hui que celles d’il y a des millions d’années...

              Le climat a toujours eu des variations, il est clair que l’homme a une part importante dans ce changement climatique. Il y aura surement des inconvénients majeurs et aussi quelques avantages. Le catastrophisme sur le climat est une ... escroquerie. Le temps de ce changement climatique est très long, à entendre certains nous serions tout prêt de l’abîme, on parle même de point de non retour, ... Un peu à l’image de la fin de Pompéi, une catastrophe soudaine et violente ...

              Le changement climatique est un fait, les solutions me semblent plus hasardeuses que réellement conduites par la raison mais bon ..., la formule de « mur climatique », et l’expression des « guerres et famines » n’est qu’un leurre dont le seul objectif est de favoriser les solutions simplistes du type de la décroissance.

              Il y a aura seulement une lente évolution et l’homme s’adaptera, comment je n’en sais rien. La réalité de ce qu’il adviendra ? Surement pas cette vision catastrophique tout juste bonne à faire une mauvaise série sur Netflix ....


            • Fergus Fergus 23 septembre 11:26

              Bonjour, Aristide

              « il est clair que l’homme a une part importante dans ce changement climatique »
              Nous sommes d’accord sur ce point.

              « Il y aura surement des inconvénients majeurs et aussi quelques avantages »
              Egalement d’accord sur cet autre point.

              « Le temps de ce changement climatique est très long »
              Pas si long en termes de conséquences sur les conditions de vie de centaines de millions d’habitants de la planète, notamment dans les régions qui seront confrontées à une montée des eaux et dans les régions qui subiront un phénomène de désertification.

              « la formule de « mur climatique », et l’expression des « guerres et famines » n’est qu’un leurre »
              Il ne s’agirait d’un « leurre » que si cela était présenté comme un risque à brève échéance (quelques décennies). Telle n’est pas ma vision : je pense que les effets gravissimes du réchauffement climatique sur les populations les plus exposées ne deviendront pas réellement dramatiques  en termes de « famines » et de « guerres » pour les ressources ou les territoires protégés  avant le 22e siècle. 
              Cela dit, je ne suis pas expert.


            • Aristide Aristide 25 septembre 09:00

              @Fergus

              Sur la part anthropique des causes du changement climatique, je suis tout de même assez ... réservé, le GIEC continue à utiliser le conditionnel dans toutes ses évaluations ... Prudence donc sur cette vision égocentré qui fait de l’homme LE responsable de tout, LE prédateur, LE jouisseur, ... enfin la vision misanthropique des écolos. 

              avant le 22e siècle. 

              Vous devriez être plus prudent et laisser toutes ces prévisions à très long terme pour ce qu’elles valent .... rien .

              Sur la vitesse du changement climatique et ses conséquences, là nous sommes vraiment en désaccord. Pour moi, sur les changements qui existeront , déjà ils ne sont pas tous connus et certains. De plus il est très complexe de déterminer laquelle de ces conséquences sera la plus nocive, laquelle se verra « réglée » par l’homme, et à l’inverse laquelle sera incontornable, .....

              Alors prévoir actuellement ce que seront les conséquences de faits dont on ne connait pas la nature me semble assez ... hasardeux.


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:46

              Bonjour. Beau travail pour annoncer notre. Juste un petit doute : Paul Jorion, psychanalyste ? Bon ! certes, cela ne fait pas avancer le problème. Imaginer la fin de notre civilisation ne fait pas grimper le taux de sérotonine. Je ne sais. De toutes façons, quand le scénario est mauvais (et là, il l’est, selon mes critères : transhumanisme, intelligence artificielle, GPA, PMA, quelle régression pour notre soi-disante civilisation,...) le mieux est de raisonnablement se réjouir d’un stop . Je me souviens, dans les années septante, un enseignant parlait déjà de préserver toutes les grandes oeuvres dans une capsule enfouie dans la terre,...Vous pensez que je n’ai pas beaucoup d’amour pour les humains. Hélaas, je ne me fais plus beaucoup d’illusions à leur sujet et n’étant pas catholique je pense que la fin du monde peut aussi être un projet. S’y préparer. Je ne vois aucun signe à l’horizon qui me fait penser que cela va s’arranger. DESOLE. et les enfants de demain. Hum, je ne sais si c’est vraiment un cadeau pour eux. J’ia une relation proche qui a mis cinq enfants au monde. Elle commence à ouvrir les yeux (c’est tard). Un psychiatre lui a dit (fusionnelle elle hésite à divorcer) : vous rendez-vous vous compte que cet homme vous a poussé de nombreuses fois au suicide (idem pour LIO : réfléchissez avant de faire des enfants,...)... Freud aurait pu nous sauver. Mais personne n’a compris. L’éducation détermine la personnalité d’un individu. C’est clair pourtant. Au lieu d’être 7 milliards 500 000, nous serions aux alentours de quelques deux milliards et la terre serait en meilleur état. TROT tard,... Qu’est-ce que l’humain est bête,...


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:47

                lire : annoncer notre fin,...


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:50

                  L’humain est bien resté un animal. Freud a tenté d’en faire un humain conscient. Mais non, il continue à se reproduire,....Cela ne relève pas de la réflexion mais bêtement d’un instinct biologique... 


                  • Étirév 23 septembre 09:51
                    La progression dans le mal a un terme fatal ; le terme même de la vie, puisque l’invasion du mal, dans l’homme, détruit peu à peu son existence ; l’invasion du mal dans les sociétés détruit peu à peu les sociétés : par la guerre, par le meurtre, par le suicide, par l’assassinat, par la misère, par la stérilité voulue de la femme.
                    Il faut donc que le Mal ait un terme ou, sinon, que l’humanité disparaisse.
                    Ce terme c’est la Rédemption.
                    C’est le renversement de la marche actuelle des choses.
                    C’est le triomphe de l’Esprit sur la Force, ramenant l’humanité dans la voie du Bien, la voie de l’Evolution progressive.
                    Ce grand événement qui doit, tout d’un coup, renverser l’œuvre de destruction du passé, a été prévu et annoncé depuis longtemps. C’est ce redressement, dont parle René Guénon, ce « renversement des pôles » qui doit s’opérer lorsque « le point le plus bas aura été atteint » ; « et c’est là, pourrait-on dire en se référant au sens cosmologique du symbolisme biblique, la revanche finale d’Abel sur Caïn. » (R. Guénon, Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps). L’antiquité a aperçu ce grand évènement comme un phare brillant dans un avenir lointain, et ce n’est pas là une vision surnaturelle, la marche forcée des choses devait amener ce résultat. Il pouvait même être calculé avec une précision mathématique.

                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:54

                      @Étirév Non : pas le triomphe de l’esprit sur la force, mais sur l’instinct...


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:57

                      Une autre relation qui a fait quatre enfants. Deux en totale dépression, l’un drogué et le quatrième ayant vécu un inceste. J’ai demandé à sa soeur pourquoi elle a fait ses quatre enfants. Elle voulait faire comme sa mère.... même les animaux sont moins bêtes. Les oiseaux eux au moins construisent d’abord un nid. 


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:59

                        On ne fait que récolter ce que l’on a semé. Une logique qui se vérifie toujours...


                        • JC_Lavau JC_Lavau 23 septembre 09:59

                          La propagande carbocentrique te donne l’illusion d’avoir compris quelque chose.


                          • sylvie 23 septembre 10:32

                            On ne peut dater le point de non retour mais on sait déjà que le soleil va disparaître, donc ....


                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 10:33

                              Il suffit de faire une analyse graphologique de ceux qui nous gouvernent. Trump, une horreur.... La bombe climatique semble moins dangereuse que d’autres potentielles... 


                              • binary 23 septembre 10:36

                                 Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité ?

                                C est de se débarrasser des discours vides d arguments qui servent de justification aux délires politiques.


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 11:32

                                  Freud : tout se joue avant sept. Nous avions le mode d’emploi pour un monde meilleur. Ah, mais c’est TRUMP qui avoir le prix Nobel de la PAIX. Franchement quand on lit ce genre de monstruosité on attend qu’une chose : que cela se termine au plus vite. Ce monde futur, nous ne ne le méritons pas. Voilà ce qui arrive à ceux qui n’écoutent pas les sachants. 


                                  • jjwaDal jjwaDal 23 septembre 17:45

                                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                                    Une croyance de psychanalyste car il m’en a fallu 15 pour comprendre que j’allais passer ma vie entière dans un asile et bien plus pour comprendre pourquoi il en était ainsi. Parent : le métier le plus complexe au monde et le seul pour lequel il n’y a jamais eu de formation sanctionnée par un diplôme ou un contrôle de connaissance quelconque. Et on s’étonne d’avoir sous les yeux l’humanité que nous avons. Difficile déjà pour la pensée conceptuelle de gérer des pulsions qui lui sont largement étrangères, bien pire encore quand il faut comprendre les conséquences de « nos choix » qui se concrétisent avec un décalage dans l’espace et le temps, rendant notre culpabilité individuelle totalement invisible.
                                    Sinon, Trump est le produit d’un système qui est bien pire que lui. En dehors de l’île aux enfants, on ne combat le mal que par le mal, je le crains.


                                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 11:33

                                    TOUT SE JOUE AVANT SEPT ANS....


                                    • alinea alinea 23 septembre 18:03

                                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                                      NON ! QUATRE ANS ET DEMI !


                                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 11:35

                                      Pourquoi parler de Freud : anniversaire de sa mort en 1939. Rakoratoto... 


                                      • jymb 23 septembre 13:24

                                        Voir cité Nicolas Hulot est toujours un grand moment

                                        Ayant la mémoire non sélective, j’ai soigneusement digitalisé et sauvegardé les cassettes vidéo de son émission...le vol à la limite de l’atmosphére dans un avion de chasse russe https://www.youtube.com/watch?v=vMH27INzr6g , la voltige avec la patrouille marocaine, les 4x4, Hélico, ULM, les voyages à l’extrême bout du monde dans les endroits les plus inaccessibles 

                                        Vous avez légitiemement envie de vivre les mêmes découvertes ? 

                                        Mais pour nous, pauvres rampants, c’est vélo et discours moralisateurs

                                        Il faut oser 


                                        • Old Dan Old Dan 23 septembre 14:25

                                          A l’auteur.

                                          ... ai lu vos livres cités en référence, et beaucoup d’autres en 3 langues depuis « Le printemps silencieux » R. Carlson (1962) Puis vécu 50 ans ds l’hémis. Sud jusqu’ aux incendies d’Australie en décembre 2019 : Une expérience... de fin du monde !

                                          Aujourd’hui, je pense que la « réalité » des livres est dépassée par l’actualité : L’effondrement biologique (animal, végétal, biotope, génétique,...) est visible et s’accélère ds l’indifférence ou l’incrédulité consentie...

                                          Mais je suis vieux ! Bof...


                                          • Alain Alain Alain Alain 23 septembre 16:47

                                            @Old Dan

                                            L’effondrement biologique (animal, végétal, biotope, génétique,...) est visible et s’accélère ds l’indifférence ou l’incrédulité consentie...

                                            Vous avez raison.
                                            C’est pour cela justement que je continue de présenter ces livres dans l’espoir que quelques uns au moins réagissent. Tant pis si j’échoue.
                                            Même si moi non plus je ne suis plus très jeune.
                                            Merci de m’avoir lu et d’avoir commenté.
                                            L’auteur.


                                          • Old Dan Old Dan 24 septembre 03:02

                                            @Alain Alain
                                            Merci aussi à vous de persévérer : Votre article est documenté et pondéré.
                                            Il participe à l’élargissement « des consciences » vers un autre monde, un autre récit planétaire (économique, biologique, consommatoire, spirituel,...) bla bla...
                                            Sera-ce suffisant ? De gré ou de force, en aura-t-on le temps ?
                                            .
                                            [Je m’interroge aussi, mais AGV n’est pas l’endroit pour étaler ses états d’âme « solastalgiques », héhé ! ]]


                                          • jjwaDal jjwaDal 23 septembre 16:46

                                            Rien ne semble éternel dans cet univers, mais une extinction de l’espèce humaine de son propre chef ne viendra pas des conséquences de nos actions sur l’environnement. Il faut en effet distinguer « effondrement de civilisation » et « disparition d’une espèce ». Il serait dur d’éradiquer l’espèce humaine, même si nous en avons les moyens. La Nature peut faire cela, mais probablement pas à échéance courte. Nous avons des problèmes cruciaux de paradigmes, venant de croyances faciles à éviscérer par la pensée conceptuelle, mais si elle semble omniprésente, elle n’est qu’une composante mineure du comportement humain. L’une est la croyance en l’exceptionnalisme de l’espèce humaine, au sommet d’une hiérarchie , selon des critères ad hoc pour nous y placer, et nous autorisant curieusement tous pouvoirs sur l’ensemble des formes vivantes. La religion basée sur des mythes nous y a conduits et une croyance plus récente, le néolibéralisme, nous y enfonce un peu plus, n’octroyant à tout ce qui nous entoure en général qu’une unique valeur, la valeur marchande, essentiellement aveugle. Se croire la race supérieure était l’erreur originelle, mais le droit fondamental de détruire pour un profit financier court-termiste y ajoute une couche délétère majeure. Et le problème des croyances étant qu’elles sont insolubles dans la présentation de faits totalement contraires à celles-ci , l’idée que l’exposé des faits par la pensée conceptuelle va faire avancer le débat est une illusion.
                                            Jared Diamond a souvent dit qu’il est très dur d’abandonner des croyances qui furent la cause de notre essor, au moment où, passé un point d’inflexion elles nous mènent à notre déclin. Des forces idéologiques et économiques puissantes s’opposent alors à toute remise en cause du « status quo ». Le processus de deuil d’une croyance fondatrice de civilisation peut être sur un pas de temps incompatible avec la résolution effective des conséquences de l’adhésion à la croyance originelle.
                                            « L’abstraction et l’éloignement », formule chère à Lordon, parachève de nous rendre insensibles aux conséquences de nos actes.


                                            • foufouille foufouille 23 septembre 16:53

                                              @jjwaDal

                                              Il suffirait d’une bonne grosse météorite ou pire sur la lune et plus personne.


                                            • alinea alinea 23 septembre 18:00

                                              @jjwaDal
                                              Moi, j’aimerais comprendre pourquoi il y a des gens comme toi, et pourquoi il n’y en a pas beaucoup !! Pour le reste, je n’ai aucun pouvoir, juste le chagrin !


                                            • jjwaDal jjwaDal 23 septembre 19:41

                                              Bonjour Alinéa. Comme toujours il nous faut trouver la force de lutter contre les choses que nous pouvons changer, la force d’accepter celles que nous ne pouvons pas changer et la sagesse pour placer les choses dans la bonne catégorie. C’est elle qui nous manque souvent tragiquement. Accepter résignés des choses que nous pourrions changer et lutter contre des chimères peut faire des vies entières. Mais bon... Nous sommes une espèce bien plus primitive que nous ne voulons l’admettre et bien moins maîtres de nous que nous n’osons le reconnaître. Nous sommes tous manipulés par de nombreuses forces qui nous dépassent largement, alors ne parlons pas de responsabilités individuelles mais essayons plutôt d’exposer aux autres des trajectoires alternatives possible, comme autant de bougies allumées dans nos ténèbres.

                                              Nous sommes tous des étoiles filantes. Essayons de briller un peu par notre intelligence avant de laisser ce monde filer son mauvais coton sans nous . smiley


                                              • Septime Sévère 23 septembre 22:02

                                                Je lis dans le texte qu’une élévation de 2°C ferait que sous les tropiques on aurait par an plusieurs journées où on n’aurait pour échapper à la mort que 7 à 8 minutes pour se mettre au frais. 

                                                Je suis déjà resté plus de 7 à 8 minutes sans mourir dans un sauna, truc devant lequel la température tropicale fait petit joueur. 


                                                • zygzornifle zygzornifle 24 septembre 08:51

                                                  Le prophète ne le permettrait pas .....


                                                  • zygzornifle zygzornifle 24 septembre 08:52

                                                    Il faut patienter, dans environs 100 000 ans une période de glaciation est prévue ....

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