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Face à l’Allemagne victorieuse, la France s’apprête à jouer en deuxième division…

Avec un humour certain qui nous reconduit en ces temps où l’or était l’équivalent universel au sein du système mondial des échanges, Alexandre Mirlicourtois nous montre les risques courus par les excédents que l’Allemagne a pu accumuler en euros entre 2001 et 2011 :
« Mais ce tas d’or fond mécaniquement avec la baisse de l’euro. Et c’est bien ce qui est impensable outre-Rhin. Car ce tas d’or c’est l’effort d’épargne des Allemands. »

Il n’est cependant pas sûr que la suite de sa réflexion ne soit pas qu’une impasse… Peut-on vraiment croire que l’accumulation du capital ne soit qu’une affaire de petites économies pour personnes âgées ?…
« Une épargne indispensable dans un pays vieillissant, touché par la dénatalité, dont la population nationale décroit inexorablement. S’attaquer à ce tas d’or revient à s’attaquer au futur pouvoir d’achat des retraités allemands. »

Rien qu’affaire, donc, de « pouvoir d’achat » ?… des « retraités allemands » ?… N’est-ce pas, au contraire, la force de frappe du capital allemand en quête d’investissements rentables un peu partout dans le monde ?

Il semble qu’Alexandre Mirlicourtois veuille absolument éviter de se faire peur, et de faire peur à quelques autres, dont nous sommes, toutes et tous… tant la chose est difficile à avaler… de ce capital allemand qui paraît suinter de tous les pores de l’Allemagne, et ceci, dans la monnaie même qui se promène dans nos poches à toute heure du jour et de la nuit…

Et qui nous attache à ces quelques pays d’une zone monétaire où les différents impérialismes s’affrontent sans merci… à partir d’un étalon suffisamment fougueux pour les uns, tandis qu’il menace de désarçonner les autres…
« La cohérence de la stratégie allemande repose bien sur une devise forte. A l’opposé, avec leurs positionnements d’entrée et de milieu de gamme, l’Espagne, le Portugal, la France et dans une moindre mesure l’Italie, sont dans une logique de lutte par les coûts. »

Il faut réussir à s’attacher à l’animal en utilisant une répétition de petites ficelles : des rémunérations du travail minorées au possible… à moins qu’il ne fût possible d’espérer une baisse de la fougue de l’animal lui-même… Sinon, point de salut, tandis que l’Allemagne s’en met plein les poches à partir de son élite ouvrière… et des délocalisations vers les PECO des activités ne comportant qu’assez peu de secrets de fabrication ou de tours de main spécifiques…

Impossible de ne pas le constater avec une amertume qui ne servira de rien :
« Il y a désormais un vrai conflit d’intérêt sur la valeur de l’euro entre l’Allemagne et les pays du sud. Mais pour l’heure, c’est bien la conception allemande qui domine. »

Et pour des raisons qui ne tiennent évidemment pas qu’à l’euro, puisque même une baisse plus que significative de celui-ci ne changerait strictement rien à la dynamique de l’exploitation de l’être humain par l’être humain en Europe, à travers ces deux instruments qui ont atteint la dimension de véritables chefs d’oeuvre du point de vue des possédants : l’Union européenne et, en son centre, la zone euro…

Alors, face à l’Allemagne, va-t-il falloir glisser vers la sous-traitance et vers une société française de sous-hommes… qui sauront se satisfaire de sous-produits… tandis que la Chine… et la Russie, avec lesquelles l’Allemagne sait si bien s’entendre, etc. ?…

Cet abaissement, c’est bien ce qu’Alexandre Mirlicourtois nous montre comme étant déjà là à nous pendre plus ou moins au nez quand, le 20 juin 2012, il publie sur le site de Xerfi Canal cette vidéo qu’il intitule :
« Low cost et hard discount – le risque économique  »

Voici donc comment le nouveau rêve français va pouvoir être modulé…
« Le principe : un prix bas et unique. L’entreprise, c’est la SNCF. Et le produit le TGV. Pour obtenir un prix bas, la chasse aux coûts est bien sûr ouverte. »

Où donc le risque économique va-t-il pouvoir venir se nicher ?…

NB. Cet article est le vingt-sixième d'une série...
« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? »
Pour revenir au document n° 1, cliquer ici


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