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Accueil du site > Tribune Libre > Faire ensemble l’EEDD en France, un projet menacé ?

Faire ensemble l’EEDD en France, un projet menacé ?

Pourquoi l'éducation à l'environnement ne se développe pas plus dans notre pays alors qu'elle constitue un moyen réel de contrecarrer la crise environnementale ? Portée principalement par les associations, elle pâtit d'un manque de dialogue historique entre la société civile et la sphère politique. Dans cette période de crise de confiance des citoyens quant à la chose publique, l'Etat a un rôle clef à jouer, il est urgent d'agir... et pourtant rien ne bouge ! 

Pourquoi Nicolas Hulot le nouveau ministre ne s’empare-t-il toujours pas du sujet ? Il est pourtant clairement présent dans son décret d’attribution du 24 mai 2017 : « Il contribue au développement de la politique destinée à associer les citoyens à la détermination des choix concernant les projets ayant une incidence importante sur l'environnement, propose toute mesure propre à améliorer la qualité de la vie et contribue au développement de l'éducation, de la formation et de l'information des citoyens en matière d'environnement. » ? Pourquoi ne fait-il toujours rien et garde-t-il ses distances avec la société civile organisée sur le sujet ? Si depuis sa nomination y a un réel scepticisme, facile à constater, dans les rangs de ceux pour qui la question environnementale est importante, on s’attendait à ce qu’au moins sur la question de l’éducation à l’environnement les choses allaient bouger dans le bon sens. Ces trois premiers mois ne sont pas rassurant sur ce point.

Un peu d’explication

L’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) qui s’est longtemps appelée éducation à l’environnement (EE) ou éducation relative à l’environnement (ERE) et pourrait bien s’appeler bientôt éducation pour la transition se situe au croisement de deux grands courants de pensée qui traversent le corps social.

La nature et nous

Le premier courant, même s’il date de beaucoup plus tôt, devient visible au tout début des années 1960. De nombreux scientifiques ont fait le lien entre activités humaines et destruction de l’environnement et ils le clament haut et fort. Le livre de Rachel Carson « Le printemps silencieux » marque les esprits. C’est comme une alarme qui a sonné dans le cœur et dans l’esprit de nombreux humains, quand ce n’est pas dans leur corps, comme à Minamata au Japon où les morts dus au mercure se comptent en centaines et les malades en milliers. Un courant environnementaliste nait dans le corps social, au fil des ans il ne cesse de s’élargir et de s’approfondir. La crise climatique accélère aujourd’hui les choses et l’écologie est devenue un sujet de premier plan pour tous les territoires et bientôt pour toutes les organisations et toutes les personnes.

Vers la liberté

Le deuxième grand courant est beaucoup plus ancien, c’est le courant philosophique qui porte l’idée que par l’éducation la société humaine peut faire des progrès, qu’elle peut grandir en sagesse et s’améliorer. L’éducation a pour projet de sortir la société de l’ignorance. Les peuples en apprenant à lire, à compter, à penser, à s’exprimer… peuvent s’écarter de l’obscurantisme, plus que cela par une éducation émancipatrice les individus peuvent avoir accès à la liberté.

C’est précisément au carrefour de ces deux grands courants que se situe l’éducation à l’environnement.

Liens avec la nature

Nous pouvons affirmer aujourd’hui que l’éducation à l’environnement repose sur deux jambes principales. La première consiste à développer des activités qui vont permettre aux humains de créer des liens avec la nature. En effet le constat est là, les villes se remplissent et s’agrandissent quand les campagnes se vident, en conséquence des liens immémoriaux se défont. Les humains ont de moins en moins l’occasion de connaitre des expériences en nature, ils vivent de plus en plus à l’intérieur coupé des bêtes, des plantes, de l’eau, de l’air, de la terre… La révolution numérique que nous vivons en rajoute encore, les enfants la tête dans les écrans à longueur de journée ne grimpent plus aux arbres, ils ne font plus de cabanes dans les bois. Aller dehors, se rapprocher des plantes, mettre les mains dans la terre, observer les insectes, rêver en regardant l’eau du ruisseau qui coure sur les cailloux… trop peu d’humains le font et la nature au lieu de demeurer une réalité dans le cœur et l’esprit de nous tous, ce qui a toujours été, elle devient tout juste une idée. Rien que cela la met en danger et nous avec. Vivant trop loin de la nature impossible à l’être humain de saisir réellement le concept fondamental d’interdépendance, ce qui explique le peu de cas qui est fait de la disparition de la biodiversité. Or nous dépendons réellement des plantes et des bêtes et nous dépendons de la qualité de leurs habitats.

Participation citoyenne

La deuxième jambe de l’EEDD c’est celle que tous les humains doivent avoir bien forte et bien solide si l’on veut que nos territoires vivent en démocratie. Il s’agit de la capacité à exprimer sa participation citoyenne. Nos territoires sont effectivement en sécurité d’un point de vue environnemental quand les citoyens sont là avertis et concernés. Il est important qu’ils soient informés certes mais il est sans doute plus important encore qu’ils soient aptes à poser des questions, à s’organiser entre eux et à agir collectivement. Combien d’atteintes à l’environnement ont été évitées grâce à une mobilisation citoyenne ? Combien de pillage et de pollution ont lieu tous les jours dans les pays sans démocratie. Les taux d’abstention aux élections sont en hausse continue en particulier chez les jeunes, de nombreux exemples récents le montrent, des résultats très surprenants et parfois franchement inquiétants peuvent sortir des urnes. L’aspiration à une démocratie plus directe et plus participative est plus visible de jour en jour. L’action de l’éducation à l’environnement se situe là aussi.

D’abord des personnes

Bien avant les institutions ce sont des individus qui sont entrés dans l’action pour faire vivre l’éducation à l’environnement. Ils sont enseignants, ils sont animateurs d’association d’environnement le plus souvent, plus rarement d’éducation populaire. Ils emmènent les enfants dans les bois, ils introduisent l’écologie dans le propos éducatif. Très vite les pédagogies actives deviennent une évidence pour ces « pédago-écolos » qui comprennent que plutôt que d’apporter des connaissances toutes faites il faut mieux donner à vivre des expériences. La pédagogie de projet joue un rôle de premier plan dans l’éducation à l’environnement tel qu’elle se pratique dans les années 70 et 80.

Rencontres et réseaux

Avec les premières rencontres nationales Ecole et Nature en août 1983, dans un grand enthousiasme, plus de quatre-vingt de ces premiers militants de l’EE sont réunis sur l’Île Chevalier en Bretagne pour une semaine. Ils doivent avoir à peine 35 ans de moyenne d’âge. On y pratique beaucoup l’échange d’expérience en donnant la parole à ceux qui font et on fait du terrain, mais c’est surtout l’occasion de beaucoup d’échanges interpersonnels entre les participants. Les rencontres entameront dès l’année suivante leur itinérance en passant par les Ardennes en 84, l’Auvergne en 85, le Languedoc-Roussillon en 86… Ce sont des associations différentes qui les organisent à chaque fois, mais des associations amies, qui se connaissent, s’apprécient et ont conscience de faire partie d’une même aventure humaine et de répondre à un réel besoin de mise en réseau. Progressivement la pratique de la pédagogie de projet s’impose lors des rencontres où le niveau de convivialité est toujours très élevé. Pendant 7 ans Ecole et Nature vivra et agira sans statuts, puis en 90 des statuts sont déposés, en 93 un premier permanent est embauché.

Des dynamiques régionales, une grande créativité

Cette dynamique nationale repose en grande partie sur les dynamiques régionales créées à l’occasion de l’organisation des rencontres Ecole et Nature qui ne se déroulent jamais au même endroit. La création des Groupes régionaux animation information nature environnement (GRAINE) s’enclenche à partir de 1985 avec un premier dépôt de statuts en Île de France. Ecole et Nature et GRAINE constituent une seule et même dynamique. Des rencontres régionales d’éducation à l’environnement sont créées, des livres s’écrivent à de multiples mains (Pédagogie de projet outil d’éducation à l’environnement…), des outils pédagogiques voient le jour (Rouletaboule sur les déchets, Ricochets sur l’eau…), le bulletin « l’Encre verte » est diffusé, un catalogue des séjours de vacances « dans la nature » est créé, des formations s’organisent… C’est un véritable foisonnement. En 1987 une petite plaquette, créée aussi bénévolement, montre une carte de France avec les relais du réseau.

Une dynamique internationale.

En 1996 deux organisations québécoises, un syndicat d’enseignant (CSQ) et une jeune association d’éducation relative à l’environnement (AQPERE) prennent l’initiative d’organiser le premier forum international francophone de l’éducation relative à l’environnement « Planet’ERE ». Un groupe « Planet’ERE France » est constitué de trois syndicats d’enseignants et de trois associations dont Ecole et Nature pour préparer le forum qui se déroulera en 1997 à Montréal. Le forum réunit 700 personnes venant de 34 pays c’est un succès. Avec ce forum des liens se sont noués et tous les participants sont repartis avec la conviction d’être bien sur un chantier mondial. Dans l’enthousiasme la délégation française, forte de 70 personnes, propose d’organiser un forum Planet’ERE 2 en 2001 en France. Cela constitue un véritable défi tant l’EEDD nationale est encore peu structurée.

La création du CFEEDD

Comment trouver des fonds pour mener à bien une telle entreprise ? Il fallait afficher une crédibilité vis à vis des pouvoirs publics pour obtenir des subventions. Pour cela il est vite apparu qu’une base représentative et légitime était nécessaire. Décision est prise d’élargir ce cercle de six organisations et d’organiser les premières assises nationales de l’éducation à l’environnement afin de compter les forces françaises et de porter une parole collective et cohérente auprès des internationaux. C’est ainsi que le Collectif Français pour l’Education à l’environnement est constitué on y ajoutera par la suite : « vers un Développement Durable » et le CFEE deviendra le CFEEDD. Ceci facilitera les dialogue avec les pouvoirs publics qui eux ont adoptés ce langage onusien. Au jour des assises de Lille ce sont 49 organisations qui sont engagées dans le CFEE qui ne déposera ses statuts qu’en 2003. C’est le Réseau Ecole et Nature qui servira d’organisation support pour les assises en 2000 et Planet’ERE 2 en 2001.

L’extraordinaire aventure des Assises et planet’ERE 2

Les , assises nationales sont précédées de 22 assises régionales organisées par les GRAINEs ou équivalents. En effet c’est spontanément que les acteurs en territoire se sont emparés des assises pour faire le point chez eux et porter quelque chose de collectif à Lille. C’est le GRAINE Pays du Nord associé au CFEEDD qui assure l’organisation. Les partenariats ne sont pas toujours faciles à déclencher ; prévu fin 1999, du fait du manque d’argent, l’évènement est retardé de plusieurs mois, mais il a lieu en février 2000. 1100 participants sont réunis pendant 3 jours, les deux ministres de l’environnement et de l’Education nationale sont présents à l’ouverture, avec les présidents de région et de département et représentants de la ville. Les premières assises de l’EEDD sont un grand succès. Elles déclenchent un réel enthousiasme, celles et ceux qui les vivent en ressortent renforcées. Les modes de travail très participatifs qui ont été forgés lors des 13 rencontres nationales Ecole et Nature qui ont précédé sont appliqués avec succès. Les petits groupes sont nombreux et chacune et chacun des participants à la parole. Suite aux assises et sur la base des travaux d’ateliers qui s’y sont tenus, un Plan National d’Action pour le développement de l’éducation à l’environnement est né. Presque 20 ans plus tard il reste tout à fait d’actualité. En 2001 c’est à l’UNESCO à Paris que se déroule Planet’ERE 2. Pour que les délégations étrangères découvrent l’EEDD sur le terrain les GRAINEs ou des collectifs , organisent des accueils en territoire dans 11 régions. C’est à nouveau un grand succès. Un appel pour l’éducation est lancé en vue du rendez-vous Rio + 10 de Johannesburg en 2002 le grand rendez-vous mondial pour l’environnement.

La naissance de l’ENC

 Avec les colloques sur l’EEDD organisés par Michel Ricard, chargé de mission du Premier Ministre pour l’EEDD, en 2004, 2006 et 2008, qui mobilisent de moins en moins, il faut attendre 2009 pour que la Société civile reprenne l’initiative et organise les deuxième assises qui se clôturent à Caen, après 65 assises ou évènements liés aux assises en territoire. C’est lors de ces assises organisées sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy président de la République que la charte de l’Espace National de Concertation (ENC) pour l’EEDD est signée. C’est la « mise en oeuvre d’une démarche stratégique concertée, à l’échelle nationale » qui est confirmée par une trentaine d’organisations issues des sphères de l’Etat, des collectivités, des associations, des syndicats, des entreprises ou des Espaces Régionaux de Concertation. Nous avions en effet constaté lors des premières assises que l’immense majorité des participants étaient des associatifs. Il y avait certes des acteurs des collectivités, des services de l’Etat, des entreprises et des syndicats, mais ils étaient peu nombreux. Aussi le Plan national d’action de 2000 est plus celui de la société civile que celui de la France. Afin d’impliquer les autres parties prenantes au tout début du processus des deuxièmes assises en lien avec les ministères de Jeunesse et Sport et de l’Environnement, le CFEEDD créé le Comité National d’Orientation des Assises (CNOA) en 2008. Les ministères partenaires historiques des assises ont joué le jeu ainsi que l’Association des Régions de France et plusieurs entreprises. Ce CNOA est le groupe qui fusionnant avec le comité de suivi de la décennie de l’EDD orchestrée au plan mondial par l’UNESCO, donnera naissance à l’ENC. Nous avons avec l’ENC et avec les ETC en territoire, l’organisation qui va permettre le dialogue entre l’ensemble des parties prenantes. Ensemble les partenaires peuvent se forger une culture commune et penser la stratégie de développement de l’EEDD du territoire. Cette stratégie territoriale et nationale sera beaucoup plus efficace si les partenaires ont une bonne connaissance les uns des autres.

Cœur battant de l’EEDD nationale.

Avec les troisièmes assises qui se sont terminées à Lyon en 2013 rassemblant 1200 participants venant de France et du monde entier, avec la présence de la ministre de l’environnement et surtout les 95 assises ou évènement préparatoires en territoires, le bien-fondé de tenir ces assises est à nouveau démontré. Depuis 2009 les assises de l’EEDD ont maintenant lieu tous les 4 ans. Elles sont comme le cœur battant de l’EEDD nationale et nourrissent toutes les personnes, toutes les organisations et tous les territoires qui le souhaitent. 

Trois organisations se complètent

Nous avons ainsi trois organismes qui se complètent. Nous avons d’abord le grand réseau sans frontière et ouvert à tous de l’éducation à l’environnement, principalement animé par Ecole et Nature à l’échelle nationale, les GRAINE ou équivalent en régions, et aussi des réseaux départementaux. D’autres points focaux sont à observer : Parcs régionaux, CPIE, FNE, LPO, TERAGIR, CPN… associations historiques d’éducation populaire, elles sont actives aussi et participent à l’animation de ce vaste réseau. Le réseau permet l’accueil de tous, il facilite l’action éducative sur le terrain. Nous avons ensuite le CFEEDD qui, fort de ses 26 associations et syndicats membres, constitue sur le papier l’organisation la plus représentative et la plus légitime pour représenter l’EEDD française. Le CFEEDD permet à la société civile d’agir collectivement pour l’EEDD. C’est le CFEEDD qui dispose d’un siège au Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE) et qui est aujourd’hui l’association support des assises. Il interpelle aussi les candidats aux élections présidentielles. Enfin troisième organisation l’ENC permet d’offrir un espace de dialogue pour tous les acteurs français impliqués dans le développement de l’EEDD qu’ils soient issus de l’Etat, des collectivités, des associations, des syndicats ou des entreprises. Les chercheurs via leurs associations d’universitaires sont actifs à l’ENC. 

Aujourd’hui l’heure est à la fois aux larmes et aux quatrièmes assises.

Oui l’heure est aux larmes. Ces belles avancées, ces beaux succès souvent obtenus contre vent et marée, pour lesquels tant d’acteurs ont mis leur cœur autant que leur intelligence et leurs espérances de voir un jour un monde meilleur, ne jouissent pas de beaucoup de reconnaissance. Suite aux élections de 2015 des GRAINEs (Groupes régional animation initiation nature environnement) voient des partenariats historiques avec leur Conseils régionaux se rompent sans dialogue, ni explications. Le CFEEDD qui demande tous les ans un rendez-vous aux différents ministres qui se sont succédé depuis maintenant 20 ans n’a jamais eu de réponse favorable. Il ne peut que rarement dialoguer avec des conseillers des cabinets, heureusement plus souvent avec les services des ministères. Le ministère de l’Education nationale n’a apporté qu’une subvention de 3000 € au CFEEDD en 2016. Tous les interlocuteurs montrent leur surprise quand on annonce ce chiffre. Mieux peut-être, lors de la création de la loi de refondation de l’école en 2013, il a fallu un amendement des sénateurs pour que l’EEDD figure dans la loi. Le sujet était juste absent de l’esprit des hauts fonctionnaires qui ont produit le texte primitif, ou alors les politiques qui ont le pouvoir au ministère ont souhaité sa suppression. Laquelle des deux attitudes est la plus grave ? Aujourd’hui les trois organisations décrites plus haut sont menacées du fait du manque de moyens.

Des freins puissants ?

C’est peu dire qu’il y a une amertume dans les rangs des militants français de l’EEDD. Tant de travail fourni, tant d’investissement humain, tant d’expertise rassemblée, tant de reconnaissance perçue de l’étranger, tant de disparité de traitement entre deux territoires français, tant de contradictions avec les textes internationaux pourtant signés par la France depuis 1972 … Tant d’espérances déçues. Il y a des freins très puissants qui agissent pour empêcher le développement de l’EEDD. Il devient urgent qu’un laboratoire de recherche se mette sur le sujet et nous éclaire.

Mais la plupart des éducateurs à l’environnement savent qu’ils sont des coureurs de fond. Ils savent que dans un monde où ne compte que le court terme, c’est difficile d’œuvrer pour le long, voire le très long terme. Quand il s’agit de sauver une espèce végétale ou animale, c’est dans le très très long terme qu’il faut s’inscrire. Quand il s’agit de l’éducation d’un homme nous sommes dans le long terme, quand il s’agit de la rééducation d’une société nous sommes dans le très long terme.

Faisons des assises pour l’EEDD

L’heure est maintenant aux quatrièmes assises de l’EEDD. Ce nouveau cycle d’assises s’est ouvert à la mairie du 20ème arrondissement le 17 octobre 2016. Tous les acteurs sont invités à s’emparer des assises en signant l’appel et en faisant vivre la charte. Les assises sont à la fois locales et internationales, elles ne connaissent ni frontières, ni territoire trop petit pour l’expression de ceux qui souhaitent des avancées pour l’environnement et pour l’éducation.

Avec 200 participants, une secrétaire d’Etat, une maire, une députée présente… Deux jeunes femmes de 16 et 26 ans qui ont eu la parole en tribune à l’ouverture avant la représentante de l’Etat, les assises ont montré d’emblée une tonalité, à la fois jeune, féminine et territoriale. Elles se clôtureront en novembre 2018 en territoire. Faites vos assises, faites passer le message, les assises appartiennent à tout le monde, elles sont inventives, apprenantes, multiformes, elles font avancer les consciences environnementale et citoyenne dans notre pays et au-delà. Chacune et chacun est invité à s’en emparer.

Organisons nous toujours plus pour un réel développement de cette éducation pour la transition qui constitue une chance pour l’humanité.

Roland Gérard

Expert indépendant en EEDD.


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4 réactions à cet article    


  • BA 21 août 11:16

    Cet été, nous avons appris trois informations essentielles :


    Jeudi 3 août 2017 :


    Climat : une partie de l’Asie bientôt inhabitable.


    Une étude montre que le réchauffement climatique risque de rendre inhabitable l’Asie du Sud-Est. Un cinquième de la population mondiale y vit.


    http://www.francetvinfo.fr/meteo/canicule/climat-une-partie-de-l-asie-bientot-inhabitable_2312093.html


    Jeudi 10 août 2017 :


    Depuis 1880 et le début des relevés de températures, il n’a jamais fait aussi chaud sur Terre qu’en 2016, selon un rapport publié jeudi.


    http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-2016-une-annee-dans-le-rouge-pour-le-climat_2323591.html


    Mardi 15 août 2017 :


    En proie aux flammes, le Groenland devient l’emblème du réchauffement climatique.


    https://www.franceinter.fr/monde/en-proie-aux-flammes-le-groenland-devient-peu-a-peu-le-grand-responsable-de-la-hausse-du-niveau-de-la-mer


    Quelles vont être les conséquences du réchauffement climatique ?


    Réponse :


    Les conséquences du réchauffement climatique vont être les « très grandes migrations ».


    A cause du réchauffement climatique, en Afrique et en Asie, de plus en plus de pays vont devenir inhabitables.


    Les peuples qui ont la malchance d’y vivre vont être obligés de fuir leurs pays. Ils vont remonter vers le nord, vers la Russie, et aussi vers l’Europe. Normal. Si j’étais à leur place, je ferais pareil.


    Concernant les réfugiés qui partiront de la Turquie, ou alors qui partiront de l’Afrique, et qui arriveront en Europe, vous pouvez voir les trajets qu’ils suivront sur cette carte :


    http://data2.unhcr.org/en/situations/mediterranean


    Et nous ?


    Nous, citoyens français, que pouvons-nous faire ?


    Réponse :


    Nous pouvons écouter les lanceurs d’alerte qui nous avaient tout dit … en 1972 :


    - En 1972, « The Limits to Growth », le livre écrit par Dennis Meadows et son équipe, nous avait prévenus : nous fonçons dans le mur. Ce livre a été un best-seller mondial.


    - En 1974, « A vous de choisir : l’écologie ou la mort », le livre écrit par René Dumont, nous avait prévenus : nous fonçons dans le mur.


    Depuis 45 ans, nous savons que la seule solution, c’est la décroissance.


    ET POURTANT, depuis 45 ans, nous refusons de décroître.


    Dans notre vie de tous les jours, nous appliquons la déclaration du président des Etats-Unis George Bush au Sommet de la Terre à Rio en juin 1992 : « Le mode de vie américain n’est pas négociable. »


    Depuis 45 ans, chacun d’entre nous se dit : « Mon mode de vie n’est pas négociable. »


    Depuis 45 ans, nous consommons comme des porcs, nous vivons comme des porcs, nous pensons comme des porcs.


    Prenons l’exemple du CO2 que nous produisons.


    Evolution constatée des émissions mondiales du seul CO2 de 1860 à 2012, en millions de tonnes :


    https://jancovici.com/wp-content/uploads/2016/04/GES_graph13.png


    Depuis 45 ans, dans les pays occidentaux, à l’intérieur de chaque être humain, l’attachement à son confort personnel l’emporte.


    A l’intérieur de chaque être humain, la cupidité triomphe.


    Aujourd’hui encore, nous refusons de décroître.


    Nous refusons la décroissance. Donc nous aurons le réchauffement climatique, les « très grandes migrations », la dislocation de nos sociétés, les guerres, les guerres civiles.


    Nous aurons ce que nous méritons.


    Nous sommes responsables de ce qui va arriver.


    ______________________________________________________________________ __________


    Pour ceux que ça intéresse :


    Le journal « La décroissance » paraît chaque mois :


    http://www.ladecroissance.net/


    Le livre « Aux origines de la décroissance » :


    http://www.ladecroissance.net/images/marino-livreORIGINES.pdf


    Donella Meadows, Dennis Meadows, Jorgen Randers et William Behrens ont écrit « The Limits to Growth », paru en français sous le titre « Halte à la croissance ».


    Ce livre a été publié en 1972 aux Etats-Unis, en 1974 en France :


    http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/delaunay-janine-meadows-donella-h-meadows-dennis-l-randers-jorgens-et-behrens-ii/halte-a-la-croissance-enquete-sur-le-club-de-rome-rapport-sur-les-limites-de-la,72651842.aspx


    Un livre essentiel, dont le titre dit tout :


    René Dumont a écrit « A vous de choisir : l’écologie ou la mort », livre publié en 1974 :


    http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/dumont-rene/la-campagne-de-rene-dumont-et-du-mouvement-ecologique-naissance-de-l-ecologie-po,65749035.aspx



    • TotoRhino TotoRhino 21 août 13:19

      @BA
      Merci pour ce commentaire qui condense la situation catastrophique actuelle, les risques à venir, les causes et les responsables de ce désastre qui évolue de façon exponentielle.


    • Voici la liste non exhaustive des organisations terroristes qui ont pris la nature en otage, pour leur intérêt et leur vanité .....


      EELV.
      Les grainetiers.
      Les industriels de la chimie.
      Les industriels des biotechnologies.
      L’agriculture, ses syndicats et ses chambres consulaires.
      Les chercheurs « politiciens » associés à EELV..........etc...

      Tout ce petite monde hypocrite se permet toutes les critiques, tous les mensonges, toutes les malversations..en plus ils voyagent en avion.....(pollution garantie au Kérosène...).
        
       

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