• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Faire la guerre, construire la paix

Faire la guerre, construire la paix

Voila une phrase qui parait bien banale de nos jours. Pourtant, pour moi, toute la différence se trouve dans les mots utilisés. L’exemple de la situation en Palestine, en Irak, en Afghanistan ou plus récemment au Liban, ce qui se passe au Soudan, en Somalie, en Tchétchénie ou encore il y’a quelques années en Europe de l’Est, au Vietnam et les deux guerres mondiales illustrent bien ce propos. Faire la guerre est plus simple à faire que construire la paix. Il n’y a presque pas de règles (quelques conventions à respecter et encore...), il suffit de « peu » de chose, « peu » de volonté, « peu » d’armes, « peu » d’argent et en « peu » de temps le mal est fait. Mal parce qu’il ne s’agit jamais de bien. Dans une guerre, il faut des morts car aucune guerre ne peut-être sans victime. Si c’est le cas, il ne s’agira plus de guerre mais peut-être d’un conflit. Bien que parfois, malgré tout, on ne peut éviter la confrontation (et donc la guerre), croire qu’on peut s’en sortir sans égratignure part d’une hypocrisie totale. Par contre pour aller en guerre il faut absolument croire en une hypothétique victoire. Nulle ne part en guerre en sachant qu’il va perdre. Oubliez le droit de réponse et tout le charabia sur le droit de chaque Etat souverain ou non à se défendre contre une hypothétique attaque. Et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne construit la paix que quand on sait qu’on ne peut gagner la guerre.

Contradictoire vous me direz ? Peut-être, mais pensez-y une seconde. Si vous pensez pouvoir gagner une guerre et que vous avez les moyens de la déclencher, pourquoi vous en privez ? Parce que vous voulez la paix ? BALIVERNE ! Je pense qu’on ne peut malheureusement pas faire la paix. Par contre, il est tout à fait possible de la construire. Une paix est l’aboutissement de plusieurs efforts. Contrairement à la guerre qui se fait, la paix se construit. Comme une maison, il faut un plan, des préavis, des fondations, des échafaudages, des gardes fous et enfin l’aboutissement, la réalisation définitive. Mais il faut aussi l’entretenir car tout comme une maison, la paix sera toujours soumise à rude épreuve et c’est là le combat le plus important dans la paix. Mais dans une guerre il n’y a jamais de bons et de mauvais, d’attaquants et d’attaqués, ni de gagnants et de perdants. A la rigueur il n’y a que des perdants et il s’agit d’hommes et de femmes. Si on vous attaque et que vous répondez, vous êtes malheureusement dans une logique de guerre et malgré toute la bonne volonté, la bonne foi et les bonnes raisons que vous aurez vous serez ni plus ni moins qu’un instrument de destruction de la race humaine, un instrument du « peu », arme de toute guerre. De la même manière pour un observateur externe il ne devrait jamais être question de privilégier un camp dans une guerre car comme je l’ai dit plus haut c’est le camp de l’être humain quel qu’il soit qui devrait être le choix à faire et non celui de l’extermination.

Bref, il faut peu pour la guerre et beaucoup pour la paix et le problème c’est qu’on est souvent trop paresseux. 


Moyenne des avis sur cet article :  4.38/5   (13 votes)




Réagissez à l'article

2 réactions à cet article    


  • Logicus Formicus (---.---.145.130) 8 août 2006 12:47

    Un tantinet naïf et angélique.

    Une guerre coûte et pour vaincre, pour déconstruire, il faut sacrément bâtir, non pas rustiner.

    Les périodes historiques de paix solides et durables (vos frontières, les générations sans conscription, les trente glorieuses, l’Europe, les révolutions, le progrès technologique, ) sont consécutives à la défaite et la déconstruction totale de l’adversaire concurrent, qui induit l’établissement d’un nouvel ordre-espace stable jusqu’à la prochaine remise en question ou point de rupture critique de l’édifice projeté.

    La diplomatie et la morale artificielle, n’amènent que frustrations et aigreurs qui ne font que gonfler et déhumaniser la bombe à retardement.

    A la violence diffuse, douce et pernicieuse de nos manipulateurs éthologiques conduisant à des sacs de noeuds vipérins inextricables et fragilisants, il convient de préférer la violence brève, ouverte et ordinaire de la nature, qui conduit à une vraie, saine et féconde coopération gagnant-gagnant, dans le cadre d’une diversité et d’une complémentarité salutaire des forces de soutènement.

    Nos ressources et vues limités sont concrètement les fossoyeurs de ces idéaux bricolés par ces idéalistes trompeurs.

    Le prosac demeure une valeur sûre pour danser sur le pont du Titanic.


    • France-Europe-Monde (---.---.162.77) 9 août 2006 01:13

      Autant je comprends les mots simples du rédacteur de cet article que je trouve très intéressant, autant j’ai du mal à adhérer aux mots du commentateur. J’ai comme l’impression que le commentateur veut se faire plaisir dans une succession de mots qui sonnent ! Excusez-moi par avance, mais c’est ce que je pense.

      C’est vrai, Stéphane, il est beaucoup plus facile de détruire que de construire : détruire met beaucoup moins de temps que construire.

      Une bourse des armes s’est montée aux Etats-Unis en l’an 2000 et en plus des matières nucléaires sont maintenant recyclées dans l’industrie de l’armement : c’est tout simplement horrible.

      Je hais les guerres : ce sont des manoeuvres inutiles là où l’intelligence humaine refuse de se démocratiser.

      Oeuvrons pour la paix dans le Monde : y’en a marre de ces massacres pour rien !!!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès