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Faisant l’apologie de la vérité, François Bayrou est le maître Yoda de la politique

Après « Abus de pouvoir » en 2009 et « 2012 état d urgence  » l’an dernier, François Bayrou continue de porter le fer sur les causes du mal français en publiant un essai intitulé « De la vérité en politique » aux Editions Plon.

A priori, un tel titre évoque un appel philosophique à la vertu, à une posture morale, à l’exigence d’éthique en politique, bref on pourrait s’attendre à un texte barbant et moralisateur, ou encore à une expression de langue de bois de la part d’un politique. Pourtant non, rien de tel. Avec un style enlevé et cash, loin de la langue de bois, et cependant d’une grande qualité littéraire, François Bayrou s’adresse aux citoyens d’une manière simple, démonstrative et pédagogique, sans faux-semblant, pour les convaincre que derrière les symptômes de nos crises, allant chercher la véritable cause de nos maux qui nous rongent, la vérité, dite au peuple et partagée avec lui, est la clé du redressement.

Ce livre n’est pas non plus comme l’ont parfois titrés certains articles une occasion pour François Bayrou de rebondir après ses défaites électorales, drapé de l’habit du sage affirmant ses vérités avec orgueil en démontrant qu’il avait raison contre tous (même si cela est vrai). Comme le dit le politologue Thomas Guénolé dans cet article à propos de François Bayrou : «  Ce n'est pas du tout un homme politique efficace quand il est à la conquête du pouvoir mais on voit bien qu'il a un vrai talent pour comprendre la société. On ne comprend pas souvent la stratégie de François Bayrou. Mais elle devient parfaitement compréhensible quand on accepte que pour lui, il est plus important d'agir en cohérence avec ses valeurs et ses idées que de faire un grand score. Il y a une cohérence à incarner en politique une force de proposition qui ne se préoccupe pas d'électoralisme. Il y a une dimension de sacrifice volontaire dans la mystique de François Bayrou tel qu'il considère l'engagement politique. »

 Ainsi François Bayrou tient son cap :« Quitte à déranger, il faut dire la vérité ». Et de citer son ami Jean Peyrelevade : « Dire la vérité, en politique, n'est pas le meilleur moyen de gagner. Mais, corrige-t-il, si on ne dit pas la vérité, on ne peut pas gouverner. »

Seule la vérité dite au peuple et partagée avec lui, est la clé de tout redressement du pays.

François Bayrou ne parle pas d’une vérité d’opinion, qui est relative, mais bien de la vérité des faits, de la vérité des chiffres, ainsi que d’une analyse sans concession des vraies causes. On peut en effet pointer des faits réels, un tableau sombre du déclin économique et social du pays, tout en pointant de fausses causes, par exemple en désignant des coupables extérieurs : La Chine, l’Allemagne, la mondialisation, l’Europe ou l’euro, la finance internationale, les banques, les riches,… Evitant ainsi de regarder nos propres faiblesses, en éludant les causes internes à notre pays. Constatant que d’autres pays d’Europe, tels que l’Allemagne, l’Autriche, les pays nordiques, certains partageant la même monnaie que nous et de même niveau de vie que nous, avec un coût du travail identique, s’en sortent beaucoup mieux que nous avec de meilleurs chiffres de croissance et d’emplois, de qualité de l’éducation, d’innovation et recherche. C’est bien que nous avons des faiblesses à corriger. Si nous n’arrivons plus à joindre des deux bouts, à créer suffisamment d’emplois, à financer notre modèle social, à rembourser notre dette, c’est parce que nous ne produisons plus assez sur notre sol et n’exportons plus assez (chute drastique des exportations depuis 2003 alors que les importations se sont maintenues), car notre compétitivité est mise à mal et que nous n’avons plus de stratégie industrielle globale, que nous avons fait de mauvais choix de positionnement de certains nos produits. Et ce n’est pas faute de compétence et de potentiel, notamment dans des domaines d’excellence technologique comme l’aéronautique, ou encore dans l’agriculture et le luxe.

La politique française a été corrompue depuis des années par les mensonges et les illusions, les fausses promesses et les divisions artificielles.

Il n’y a qu’une seule vérité des faits. Et d’ailleurs, les Français sont en train de le découvrir aujourd’hui. Songez à ce qu’on avait annoncé aux Français il y a dix mois à peine. On allait retrouver la croissance (…) c’était l’assurance et de Nicolas Sarkozy et de François Hollande et aujourd’hui tombent en cascade les nouvelles les plus inquiétantes qui sont le dévoilement de la vérité. (…) C’est parce qu’on a entretenu ces illusions auprès des Français qu’on a été incapables de prendre conscience de la nécessité des réformes"

Nicolas Sarkozy comme François Hollande savaient très bien qu’ils faisaient l’un et l’autre de fausses promesses, que leurs hypothèses de croissance étaient fausses alors qu’elles conditionnaient le chiffrage de leur programme. François Hollande avait même confié à des proches «  On ne conduit pas un enfant chez le dentiste en commençant par lui dire qu’il va avoir mal  » (Voir article intitulé "Déni(s) de réalité", par Laurent Neumann, dans le Marianne n°795 du 13-20 juillet 2012 page 6). C’était entretenir volontairement l’illusion pour gagner l’élection, quitte à s’exposer ensuite à des désillusions une fois l’élection passée, à la déception des Français face aux promesses non tenues, donc à une perte de confiance des citoyens, aboutissant à la désertion des urnes et à l’impuissance du gouvernement. Nous y sommes. Avec Nicolas Sarkozy s’ajoutait à l’illusion le risque mortel de la division, ce qui a fait basculer François Bayrou dans la décision de voter au second tour pour Hollande : "Un pays peut revenir de ses illusions, il ne revient pas de ses divisions, de ses détestations, de ses haines, lorsqu'elles flambent. Les illusions sont nuisibles, les haines sont mortelles."

Mais plutôt que s’en prendre à ses adversaires en les accusant de tromperie, François Bayrou s’en prend aux institutions : « Elles poussent les hommes politiques à raconter des histoires aux Français car en France, l’enjeu électoral, c’est tout ou rien ». Les institutions politiques françaises y sont présentées comme « vicieuses » et « viciées », incitant à entretenir des mensonges d’Etat, un contrat d’illusion avec les Français, en les infantilisant.

Avec un « pluralisme » qui « n'a pas droit de cité », « la vérité ne peut se faire entendre. ». C’est pour cela que la France, aujourd’hui, se trouve dans le mur.

Selon François Bayrou, le scrutin majoritaire, unique en Europe (hormis au Royaume Uni) où les courants politiques sont représentés à proportion de leurs voix, est notamment responsable de cette perversion. Car le scrutin majoritaire induit la bipolarité politique, laissant de côté les courants minoritaires, évince de fait de la représentation parlementaire 40% des citoyens (Front National + Front de Gauche+Modem). Il élude le débat, empêche les expressions nuancées et contradictoires, il évite la salutaire concertation en vue de trouver une position majoritaire réellement représentative. Ce sont pourtant souvent des partis minoritaires qui en démocratie ont le droit de se faire entendre et peuvent même faire basculer une majorité avec parfois quelque 10% des voix et qui justement obligent au débat public, participant ainsi à la conscience citoyenne. Evidemment c’est bien moins confortable pour les deux premiers partis majoritaires qui se trouvent obligés à faire des concessions, qui voient leur pouvoir mis à mal par un petit.

Mais comment faire voter une telle réforme institutionnelle par une majorité de parlementaires (3/5ème) actuellement élus grâce à ce mode de scrutin vicié ? Comme du reste le cumul des mandats, dont presque 80% bénéficient actuellement ? Evidemment à moins d’une abnégation exemplaire de la part des élus renonçant à leurs privilèges, cela ne peut se faire. Pourtant, les citoyens y sont favorables. C’est pourquoi François Bayrou prônait un référendum pour y arriver.

Retrouver l’approche coopérative, avec l’adhésion des citoyens conscients et responsables

Derrière ce constat apparaît notre difficulté à faire coexister la compétition et la coopération. Cela s’applique en politique comme en économie. L’économie libérale qui a du mal à faire coexister le marché en concurrence et l’alliance dans une entente coopérative des acteurs vers le bien commun, pour l’intérêt général de la communauté. De même l’Europe, qui devrait donner force à l’ensemble des pays de la communauté, a du mal à concilier la concurrence et l’approche coopérative, que ce soit entre pays ou entre sociétés de ces pays. Pour y arriver, il faut arriver à une certaine maturité, dépasser la vision à courte vue des intérêts particuliers à court terme. Cela passe par l’adhésion à un projet commun, à des objectifs communs, et pour obtenir l’adhésion et la confiance, il est nécessaire que chaque citoyen en prenne conscience, s’approprie la réalité des faits, l’information juste et la capacité de jugement, et qu’il s’en sente responsable. C’est la base de la démocratie selon Marc Sangnier, souvent cité par François Bayrou comme «  l’organisation sociale qui porte à son maximum la conscience et la responsabilité des citoyens ».

La responsabilité de vérité, de réalité des faits, incombe aussi aux médias

La vérité des faits et de l’analyse des causes doit être portée non seulement par les politiques grâce à une exigence citoyenne, par la sanction des bonimenteurs, mais aussi exigée par la presse et les médias, et soutenues par la Toile, par le formidable réseau des internautes en quête de vérité, traquant les mensonges pour les dévoiler publiquement. J’en avais fait dans cet article le thème de mes vœux fin 2010 :

[Ce que je souhaite avant tout pour 2011, de la part du gouvernement, des personnalités politiques, de la presse et des médias, c’est LA VERITE.
Comme le disait la philosophe Hannah Arendt, «  l’exigence de vérité est en elle-même une œuvre d’action politique  ». Souhaitons que la presse œuvre pour l’exigence de vérité, par sa curiosité et son investigation, qu'elle ait une action pédagogique dans l’analyse comparée des faits, des opinions, des expériences des autres pays.
Aujourd’hui, la presse relaie des informations déjà pré mâchées, des dépêches et des annonces, rapidement, l’une succédant à l’autre et faisant oublier la précédente, une information plus ou moins copiée sur l’autre. Peu de temps pour l’analyse, peu de temps pour la réflexion, pour la recherche des causes et l’évaluation des conséquences, peu de motivation pour la critique et la comparaison des vérités. Or la première tâche des journalistes est de fournir de l’information sur des faits justes et pas seulement l’information délivrée par les canaux officiels. 
Les journalistes ont une responsabilité immense dans l’équilibre de la démocratie, l’information et la formation du peuple, dans la formation de sa conscience et de sa responsabilité, du discernement et de son sens critique, comme dans la gestion de sa déprime et dans la confiance de la société en elle-même et dans la politique. La manière dont ils couvrent les faits, en rendent compte ou au contraire les occultent, oriente le sentiment général de défiance ou de confiance, de confusion ou de clarté, de mensonge ou de vérité, de malaise ou d’harmonie. ]

 

Pour résumer la réflexion de François Bayrou et son argumentation sur l’enchaînement des causes  :« La vérité est le chemin vers le redressement : la vérité mène à la confiance, la confiance mène à la volonté, la volonté mène à la création, la création mène à la production, donc à nos emplois et au financement de notre modèle social ».

En cela François Bayrou me rappelle Maître Yoda (Star Wars) s’adressant à Anakin Skywalker son élève Jedi : « La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance ».

Article également publié sur blog Mediapart


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43 réactions à cet article    


  • Vieux Sachem 18 mars 2013 10:14

    Bayrou est un « gentil » ; c’est pour cela qu’ayant pourtant raison sur la majorité des problèmes, il ne sera jamais président. La direction du PS a montré son ostracisme en l’empêchant de porter à l’Assemblée la voix de la raison et de la sagesse.


    • Inquiet 18 mars 2013 10:33

      Bon, après avoir lu cet article, je ne sais toujours pas comment veut s’y prendre Bayrou pour rectifier la situation. Je suppose qu’il faut que je lise le bouquin, oui mais non.


      Bayrou dit la vérité ? Je suis prêt à le croire mais pour quoi faire ?

      En effet, il dit la vérité, mais il s’en prend aux conséquences : nous sommes endettés et il faut dire à quel point nous sommes endettés.

      La belle affaire, il s’agit pour lui d’être encensé à demander au peuple de consentir à des sacrifices plus grands encore que ceux auxquels il a consenti, en étant réconforté que cela est vrai.
      En sommes, c’est une autre façon habile de faire du Tatcherisme, vous savez le fameux TINA : ON NE PEUT PAS FAIRE AUTREMENT QUE DE VOUS APPAUVRIR CAR C’EST MATHEMATIQUEMENT JUSTE.

      Alors, on ne va pas manifester contre les maths, mais si on commence ce coups-ci à réfléchir sur les causes et pas seulement les conséquences (ou conséquences intermédiaires : à savoir les décisions prises lorsque la dette a commencé à s’envoler), on se dit que Bayrou en bon valet du système nous a fait un GROS MENSONGE PAR OMISSION :
      - Loi Rotshild / Pompidou de 1973 (interdiction de l’état d’emprunter à la banque de France et donc obligation de se financer sur les marchés financier) ? Il en parle ? Que nenni
      - Article 123 de la constitution européenne (idem loi de 1973 mais au niveau européen) ? Il en parle ? Pas du tout
      - Astuce permettant tout de même en cas de force majeure, de se financer auprès des banques commerciales nationales en exigeant un taux de refinancement comme celui conclu avec la BCE ? Il en parle ? Non bien évidemment
      - Evaluation du bien fondé de la dette, à savoir si on a pas fait des cadeaux à des copains dont le peuple n’est en rien concerné ? Il en parle ? Là non plus
      - Le cas de l’Islande qui a préférée laisser couler les banques que d’endetter ses citoyens et qui se porte très bien aujourd’hui ? Il en parle ? Ou là là, vous pensez-bien qu’il tient à sa vie
      - ...

      On pourrait continuer longtemps comme cela, mais tout simplement, la première fonction d’un représentant du peuple n’est-elle pas de représenter les intérêts du dît « peuple » ?
      Et qu’au pire, en cas d’arbitrage lorsqu’il faut savoir si il faut sacrifier une partie de l’économie privée ou le pouvoir d’achat, même si ça peut paraître être limite par rapport à une parole de remboursement de dette donnée, le représentant du peuple ne doit-il pas automatiquement, quasiment sans réfléchir opter pour la deuxième option ? A savoir le pouvoir d’achat, sachant qu’il y aurait de toute façon malhonnêteté encore plus odieuse dans le premier cas que celle de ne pas honorer ses dettes.

      Donc monsieur Bayrou, est un menteur comme les autres qui utilise la vieille technique du « mensonge par omission » pour paraître crédible sur les sujets qu’il a pré-sélectionnés.


      • Vieux Sachem 18 mars 2013 10:50

        Pourquoi ne dites-vous pas qu’il faut comme l’Islande être hors de l’Union Européenne pour s’en sortir ? Vous préférez éviter le sujet ? N’est-ce pas un « mensonge par omission » ?


      • Inquiet 18 mars 2013 11:05

        Vieux Sachem vous dites :

        « Pourquoi ne dites-vous pas qu’il faut comme l’Islande être hors de l’Union Européenne pour s’en sortir ? Vous préférez éviter le sujet ? N’est-ce pas un « mensonge par omission » ? »

        Si ça peut vous faire plaisir, je le dis avec vous.

        J’ai surtout voulu argumenter sur le volet « légitimité de la dette », ce qui m’a fait sélectionner une partie de la liste à la Prévers, avec des « etc » et des « ... »

        Vous dites « mensonge par omission » ? C’est le jeu, mais là vous manipulez, puisqu’avec mes « ... » je laissais ouvert une liste que je ne voulais pas exhaustive, et je n’ai pas non plus la notoriété et le loisir d’écrire un livre comme Bayrou.

        Ma foi, si ça vous amuse ;)

      • Marianne Marianne 18 mars 2013 11:11

        @Inquiet

        Si vous lisez son livre (je n’ai pas tout raconté ici), vous verrez que François Bayrou parle de « réalité des faits » sur la situation du pays en expliquant les causes de la sutuation de la France et notamment de sa dette abyssale. Il faut bien admettre que globalement la France vit au dessus de ses moyens et ceci parce qu’elle a rétrogradé dans tous les domaines comparé aux pays voisins de même rang, car elle n’a pas fait les réformes nécessaires et en même temps a bloqué l’économie entrepreneuriale, les initiatives, la recherche. Elle est le pays où la dépense publique est la plus élevée (56%), ce qui devient intenable. Elle sera obligée de réduire certaines dépenses, notamment administratives et en même temps il faut reprendre la production chez nous (il a déjà expliqué comment dans le précédent bouquin Etat d’urgence, en tout cas dans les grandes lignes, ensuite il faut développer filière par filière, ce qu’il a fait avec d’autres personnes, par exemple dans l’agriculture, la filière bois avec Marc Fesneau), ce qui n’est pas le thème de ce livre.

        Sur le financement de la dette publique, François Bayrou est favorable au financement par la BCE (sous contrôle de création monétaire). Il l’a dit et écrit.

        Je ne l’ai pas entendu dire que le Front de Gauche prônait la sortie de l’euro, ce qui est le cas du Front National. L’ambiguïté étant qu’il a désigné les fausses causes et les boucs émissaires (mondialisation, finance internationale, europe et euro ...) où on retrouve des points communs à l’extrême droite et aussi à l’extrême gauche, ainsi que les mesures qui selon lui mèneraient à la catastrophe, comme la sortie de l’Euro, la fermeture des frontières, la taxation des importations etc. Et il a parlé « des extrêmes », ce qui peut laisser croire qu’il amalgamme les deux. En effet, il aurait dû faire attention à préciser que même s’il y a parfois des convergences dans le diagnostic et les mesures économiques présentées par ces deux extrêmes, il y a de grandes différences aussi qui les sépare.


      • tesla_droid84 18 mars 2013 14:16

        C’est surtout que le positionnement de Bayrou n’est pas une surprise. Quel est sa place entre un européiste de droite et un européiste social libéral. On s’aperçoit qu’il reste l’européisme libéral. 
        En gros soit Bayrou à la marionnette qui lui correspond dans les guignol, soit c’est un fieffé menteur.
        Il faut choisir entre idiot utile ou traitre. 


      • tesla_droid84 18 mars 2013 15:06

        @Marianne, Francois Bayrou est favorable au financement des états par la BCE. C’est sympa d’etre favorable, donc toute la stratégie de FB tient dans l’utopie que les autres états à la majorité serait favorable comme lui... Ce monsieur qui mérite sa figurine des guignols se bat contre les conséquences de traités et d’accord multilatéraux qu’ils prend bien soin d’écarter...
        Quand à JLM et MLP, il peuvent raler autant qu’il veulent et proposer une autre Europe, il suffit de regarder le dépliant qui vous à été distribué en 2012, par un mot sur une éventuelle sortie et pourtant c’est le document qui fait foi.

        Conclusion, le seul à proposer une sortie de l’UE via une solution légale (l’article 50 du TFUE) c’est Francois Asselineau.


      • leypanou 18 mars 2013 18:24

        Bayrou ne dit pas la vérité ; il dit SA vérité, ce n’est pas pareil. Quand il dit qu’il faut rembourser la dette, il n’a jamais dit d’où vient réellement la dette.

        Pour lui, il est inconcevable de répudier une partie de cette dette ou encore de faire un audit de cette dette comme le proposent le CADTM par exemple ou F Chesnais.

        C’est un bon défenseur de l’ordre établi qui cherche sa part de gâteau car les « il faut serrer la ceinture, la France vit au-dessus de ses moyens, il faut des réformes structurelles », etc, on entend cela partout ou presque.


      • Castel Castel 18 mars 2013 11:01

        Dire la vérité au peuple ? Leur dire quoi ? Que les politiciens sont corrompus par les multinationales ? Que des banques privés ont plus de pouvoir que le président de la république ? Que la France est copine avec des régimes dictatoriaux ?.....
        Que voulez-vous qu’ils nous disent ? Et pourquoi quoi faire ?


        • soi même 18 mars 2013 11:18

          A cette faneuse vérité, la quelle ? la partielle où la total ?
          La total incompatible avec les mœurs politiques où justement tous le jeux consiste à dire la vérité qui nous arranges.
           D’ailleurs elle est pire qu’un véritable mensonge, car un véritable mensonge, il peut être prouvé, une demie vérité masque le mensonge et par ce fait devient près impossible de distingué la part de mensonge dans cette vérité !
          Décidément c’est l’air du Temps, les Saint François !


          • Castel Castel 18 mars 2013 11:27

            Oula, c’est grave, faut arrêter de l’écouter ! smiley

            Bayrou me fait un peu penser à un chat qui veut toujours retomber sur ses pattes. Exister en politique est peut-être sa seule manière d’exister, il en devient un peu triste.


          • tesla_droid84 18 mars 2013 14:21

            @rickert, Asselineau a fait un slide dans ces conférences sur la corrélation du temps de passage entre le 1er janvier 2012 et le premier tour de la présidentielle... Résulat tout le monde arrive dans l’ordre sauf Bayrou qui fait une contre performance : 1er Hollande (3500min), 2eme Sarko (3400min), 3eme MLP(750min), 4eme (700min), 5eme(900min).




          • credohumanisme credohumanisme 18 mars 2013 11:39

            On le voit bien les politiques de gauche ou de droite ne sont pas fondamentalement différentes tellement elles sont contraintes par les pressions extérieures. A moins d’une « révolution » de droite ou de gauche il n’y a pas vraiment, sauf à la marge, de solutions différentes.

            Bayrou, pour l’essentiel, n’aurait pas forcément fait très différent sur le plan économique. La vraie différence est en effet dans le discours. Bayrou considère les français comme des adultes. De mensonges et fausses-vérités Sarkozy et Hollande cherch(ai)ent à plaire à l’opinion.

            Les sondages de popularité du gouvernement et du Président montrent que les français ne supportent plus cette attitude.


            • ecowarrior 18 mars 2013 11:40

              mediapart, d’autres media soi-disant « libres » : ASI, rue89, marianne ... refusent, sans raison, de diffuser une information démontrant le degré de mensonge absolu pratiqué par Bayrou, pourquoi ?

              information : Bayrou a aidé le mariole Mariani de la « droite populaire » à une réélection difficile aux élections législatives, en contradiction totale avec son discours moralisateur contre « tout ce qui divise »

              1. Bayrou a choisi un UMP comme candidat Mo Dem en 11e circo étranger,

              2. ce candidat a appellé au vote mariole contre un socialiste entrepreneur,

              3. Bayrou a autorisé le mariole à utiliser le nom UDF dans sa circulaire de second tour afin de dissimuler aux électeurs l’identité « droite populaire », rhédibitoire à l’étranger.

              Bayrou ex « plus cynique rénovateur de la droite », en tant que ministre a laissé diminuer le niveau à l’Education nationale, a refusé d’appeler à voter anti-néo-conservateur en 2007, a refusé de quitter l’ADLE quand les Lib Dem de Clegg les « traîtres » ont aidé le néo-conservateur Cameron en 2010, a dit admirer l’exécutant de Goldman Sachs Monti en 2012.

              Les media protègent Bayrou, qu’est-ce que cela cache, Bayrou le « joker » de Hollande ?


              • ecowarrior 18 mars 2013 12:02

                Bayrou maquignon moralisateur


              • Danjou 18 mars 2013 11:43

                J’ai regardé Bayrou chez Ruquier. C’était pathétique. L’apôtre de la vérité n’en est pas à un mensonge prés ! Exemple : « il ne faut surtout pas sortir de l’euro car notre dette augmenterait mécaniquement de 20 ou 30% (idem à la dévaluation) ». C’est faux ! Notre dette serait convertie en nouvelle monnaie (en franc par exemple) et le montant resterait inchangé. Ou c’est un menteur invétéré ou un incompétent total. Les deux certainement.

                Si demain l’euro était dévalué de 20%, est-ce que pour autant le montant de notre dette changerait ? Je confirme, ce type est pathétique...

                • tesla_droid84 18 mars 2013 14:24

                  Le pire à la limite, ce n’est pas qu’il se trompe, le gugus en question ne fait pas la difference entre un monnaie unique et commune... Le pire c’est que personne n’est la pour le contredire, aller hop ça passe 


                • citoyenrené citoyenrené 18 mars 2013 11:47

                  Bayrou, fan d’Henry IV, est un danger public et dans sa soif inextinguible de pouvoir, nous montre quasiment les signes de sa folie...comme pas mal d’hommes politiques

                  son logiciel est du siècle passé, monarchie de la Ve, homme providentiel, personnalisation du pouvoir...ce gars veut faire participer à son obsession

                  en plus, son programme politique est depuis longtemps « ni gauche, ni gauche », il promet au peuple le sang et les larmes et voudrait que l’on se flagelle avec lui

                  qu’il crée une secte avec des adorateurs assis en rond autour de lui, silencieux et recueillis, écoutant son ton docte, sa Vérité,

                  qu’il crée une secte mais qu’il laisse le pays en dehors de sa lubie !


                  • Vieux Sachem 18 mars 2013 12:04

                    Chère Marie-Anne,

                    Avec tous ces commentateurs sceptiques et mal-intentionnés, on est mal tombés. Ca me rappelle des lectures : Ils ont des yeux et ne voient pas ; ils ont des oreilles et n’entendent pas. Ou encore : le candidat a dit la vérité : il doit être exécuté. Quand l’avenir lui donnera une nouvelle fois raison, vous verrez qu’ils ne feront pas amende honorable : ce serait de leur part reconnaître leur mauvaise foi.

                    • citoyenrené citoyenrené 18 mars 2013 12:18

                      @ Vieux Sachem,

                      mais vous citez la bible ! ça va s’arrêter bientôt ces conneries de religieux ? vous finissez par « mauvaise foi ».. « foi » car ça relève en effet de la foi religieuse, mazette, ça fait froid dans le dos


                    • Vieux Sachem 18 mars 2013 12:33

                      Au citoyen René,

                      Malgré la loi de 1905, vous connaissez la Bible ; quelle erreur impardonnable ! Je vous signale que « Ce témoin a dit la vérité : il doit être exécuté » est de Guy Béart qu’apparemment vous ne connaissez pas.

                    • Danjou 18 mars 2013 12:40

                      Vieux Sachem,


                      Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

                    • citoyenrené citoyenrené 18 mars 2013 13:45

                      @ Vieux Sachem,

                      la loi de 1905 est sur la séparation de l’église et de l’état, ça n’empêche pas de connaitre, très peu, la bible, le coran, ou n’importe quel autre texte
                      liberté dans le secret des cœurs, chacun est libre d’implorer ou non l’éternel absent mais dès que la religion pointe son nez dans la politique, ça m’exaspère...« Vérité » appartient déjà au langage religieux, c’est la porte ouverte au dogme dans le domaine politique et cela est inacceptable, le comprenez-vous ?


                    • Taverne Taverne 18 mars 2013 14:16

                      à citoyenrené : Vous abusez. Employer l’expression « être de mauvaise foi » n’est pas brandir la bible à la manière d’un théologien exalté ! Maîtrisez vos nerfs, mon vieux. Et vos vils procès d’intention. Pour Bayrou, il utilise le mot « vérité par opposition à »mensonge". Tout le monde le comprend ainsi sauf vous qui êtes...de mauvais foi .

                      P.S : Pauvre Descartes, s’il savait ce qu’on dit en son nom...


                    • anomail 18 mars 2013 12:34

                      Ah Bayrou !

                      je l’ai entendu à la radio ce matin, ses propos le font apparaître complètement déconnecté.


                      • Laconique Laconique 18 mars 2013 12:40

                        C’est une grande chance pour la France d’avoir un homme politique comme Bayrou. Dès 2007, et seul contre tous, il avait mis en garde contre la menace de la dette. On sait ce qui est arrivé depuis... Malheureusement, il faudra attendre que la situation devienne intenable en France pour qu’on se tourne enfin vers lui... Mais bon, comme de Gaulle, comme Churchill, son destin finira bien par s’accomplir, et ce jour-là du champagne coulera dans ma bouche. 


                        • Taverne Taverne 18 mars 2013 12:55

                          Je cite Depardieu « La France est triste ». Je lui donne raison.

                          Qu’en est-il par exemple du « produire en France » de François Bayrou. Il y avait là une voie enthousiasmante. Pendant la campagne, tout le monde était pour cette idée mais aujourd’hui le gouvernement n’a pas engagé le moindre effort dans ce sens. D’autre part, pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas de premier ministre pour conduire la politique de notre pays sur des bases claires ?


                          • Nanar M Nanar M 18 mars 2013 13:06

                            Bayrou, ahahah, hihihi, houhouhou !
                            Merci pour cet article poilant, on a si peut l’occasion de se marrer en ce moment.


                            • Vieux Sachem 18 mars 2013 13:16

                              Impossible d’intervenir sur ce site sans se faire agresser ; comment appelle-t-on ceux qui monopolisent le droit à la parole ? En tous cas, pas des démocrates !


                              • Marianne Marianne 18 mars 2013 15:08

                                Bon, c’est vrai qu’il faut être courageux sur Agoravox pour publier un article sur un livre intéressant et faire appel au bon sens, à l’éthique, à la bonne gestion, au fonctionnement de la démocratie qui s’appuie sur des adultes supposés conscients et responsables ...

                                C’est toujours s’exposer à l’injure, aux affirmations péremptoires, plutôt que discuter calmement du fond, ici l’importance de ne pas nier la réalité des faits et de ne pas accepter les fausses promesses électorales (plus que sur les opinions politiques sur la façon de mener le redressement, ce qui est un autre sujet d’ailleurs).

                                Même sur Mediapart cela devient difficile parfois ... Mais je tiens bon !


                                • citoyenrené citoyenrené 18 mars 2013 15:35

                                  Marianne,

                                  soyez courageuse et tenez bon, la démocratie repose sur la gestion pacifique de la contradiction, contradiction qui est par nature violente, car différente

                                  vous parlez de « démocratie », il vous faudrait peut-être revenir aux sources du mot, pour cela, une conférence au Collège de France d’Yves Sintomer, « tirage au sort et politique : »de l’autogouvernement républicain à la démocratie délibérative« vous ravira par sa profondeur, son exhaustivité et son sérieux, dit et argumenté par un mec du cnrs, ça a plus de poids que par un obscur avatar sur agoravox

                                  vous comprendrez pourquoi je juge sévèrement le projet politique de Bayrou, homme providentiel et perpétuation de la monarchie de la Ve, c’est dépassé

                                  votre truc de dire plus au moins »c’est le seul qui nous considère comme des adultes", comme des brebis adultes si vous voulez, mais réunis derrière un sauveur providentiel, un grand homme, en l’occurrence lui, c’est un truc de moutons, moutons adultes certes mais logique moutonnière

                                  et cela, Marianne, n’a rien à voir avec la démocratie


                                • Taverne Taverne 18 mars 2013 16:13

                                  citoyenrené, je crois que vous n’avez pas beaucoup de notion de droit constitutionnel. Bayrou n’est pas du tout dans l’esprit de la Vè République. C’est même souvent ce que ses opposants lui reprochent car ils veulent garder leur Vème République qui leur va si bien (système majoritaire qui autorise la confiscation du pouvoir au moyen d’élections mensongères). Je vous invite à creuser cette question pour revoir votre jugement. Et à lire aussi ce que Bayrou propose sur la réforme des institutions, souvent appelée pour aller vite la « Vième république ».


                                • tesla_droid84 18 mars 2013 16:28

                                  Marianne, si je peux me permettre il vous manque quelques clés pour avoir une grille de lecture de ce qui se joue en ce moment. 

                                  Vous allez surement vous dire, encore un complotiste qui va arriver avec des faits rocambolesques. 
                                  Il faut s’en tenir au faits, et je peut vous dire qu’ils ne sont pas beau mais alors pas du tout...
                                  L’europe est une initiative américaine de vassalisation du continent européen. 
                                  Discour D’Eisenhower en 52 : Rien ne pourrait nous etre plus agréable que d’apprendre que les états d’europe occidentale ont décidé de se réunir dans une ville d’europe - disons à Luxembourg - ... et qu’a partir du premier janvier l’europe fonctionnera comme fédération. Aucune décision ne pourrait mieux nous aider dans la tache que nous poursuivons.

                                  Un article du DailyTelegraph 2001 sur des archive déclassifiés 

                                   Les dirigeants du Mouvement européen – Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien premier ministre belge, Paul-Henri Spaak – étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des États-Unis fut tenu secret. L’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de milieux d’affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain.

                                   Paul Hoffman, directeur de la Fondation Ford et ex-officier de l’OSS, fut également à la tête de l’ACUE à la fin des années 1950. Le Département d’État y jouait aussi un rôle. Une note émanant de la Direction Europe, datée du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté Économique Européenne, Robert Marjolin, de poursuivre de façon subreptice l’objectif d’une union monétaire.

                                   Elle recommande d’empêcher tout débat jusqu’au moment où « l’adoption de telles propositions serait devenue pratiquement inévitable ».

                                  Miterrand qui lache le morceau avant de mourrir :
                                  la France est en guerre avec les etats Unis, une guerre sans mort apparament, mais une guerre à mort ! 

                                  Le grand échiquier de Zbigniew Bresinski est, on ne peut plus parlant.


                                  J’ai des tonnes de fait qui prouve que l’europe n’est pas faite pour faire contrepoid à l’amérique et à la chine et chaque jour qui passe ne fait que me conforter dans l’analyse...

                                  Aucun homme politique n’ose faire cette analyse à part Asselineau, la peur les tiraille et on peut les comprendre, regardez Berlusconi qui s’est excusé d’avoir blagué sur la sortie de l’Italie de l’EU, comment Papandreou s’est fait sortir pour avoir osé demander un référendum, remplacé par un agent de Goldman Sachs comme en Italie. (Papandreou enseigne aujourd’hui à Harvard pour 46K$/mois...). Tous les gouverneur de banques centrales Trichet, Sutherland et Draghi sont passés et certain sont encore chez Goldman Sachs. 

                                  Après avoir intégré ceci, la vision et stratégie de francois Bayrou ne vous paraîtra plus du tout à la hauteur de l’enjeu, qui est la survie de la France.


                                • citoyenrené citoyenrené 18 mars 2013 16:50

                                  Taverne,

                                  vous m’interpellez pour la seconde fois, la première pour m’écrire « gardez vos nerfs » et maintenant « je crois que vous n’avez pas beaucoup de connaissance en droit constitutionnel », ...vous êtes le protecteur de Marianne ou de Bayrou ? dans les deux cas, commencez par leur écrire des lettres amourachées

                                  Bayrou qui promeut le Référendum d’Initiative Citoyenne et est contre la personnalisation du pouvoir ? ne se pose t’il pas en homme providentiel ?

                                  pour le RIC, je ne connais pas le détail du projet modem car je considère son positionnement comme « ni gauche, ni gauche »....il dit qu’il y a un déséquilibre recettes vs dépenses, mais propose uniquement de réduire les dépenses, en aucun cas d’augmenter les recettes, donc basta le modem de droite

                                  pour être sincère, depuis que j’ai vu sur LCP « déshabillons-les » où il concluait en disant se considérer au niveau de Gandhi, sa folie m’inquiète...pour le reste, respectez-vous assez la-dite Marianne pour la laisser se défendre toute seule si elle se sent attaquée (par écrit et dans le domaine des idées) ? 


                                • Taverne Taverne 18 mars 2013 18:51

                                  à citoyenrené : tout vous est bon pour dénier aux autres le droit de parole. Mais vous n’y arriverez pas : je donnerai mon opinion quand cela me chante.


                                • citoyenrené citoyenrené 18 mars 2013 19:12

                                  @ Taverne,

                                  « tout vous est bon pour dénier aux autres le droit de parole »  ????? j’’vous empêche d’écrire ???...concrètement, sur ce coup, vous alignez des mots mais guère plus, il n’en aura pas fallu lourd pour toucher le mur au bout de votre raisonnement...j’suis allé voir votre profil, bravo pour vos articles sur la musique, ils valent beaucoup mieux que ce que vous laissez percevoir dans nos échanges


                                • Mmarvinbear Mmarvinbear 18 mars 2013 16:06

                                  Bayrou en Yoda ?


                                  En Jar-Jar Binks, oui !

                                  • Ricquet Ricquet 18 mars 2013 16:25

                                    Depuis 2 décennies, la politique est une histoire d’alternance gauche / droite.

                                    c’est un tango pour 2 partis qui se partagent le pouvoir.
                                    Comme ceux-ci sont probablement, dors et déjà disqualifiés pour les prochaines élections, il est peut être prudent de revenir au temps de la valse (à 3 temps) avec une partition cette fois au centre.
                                    (Bayrou va être content, depuis le temps...)
                                    Il n’en demeure pas moins que l’orchestration de ce pas de danse est et sera celle des lobbys et de Bruxelles.
                                    Donc, rien à en attendre sous les nuages qui s’amoncellent, car c’est un conformiste comme les autres.

                                    • Dwaabala Dwaabala 18 mars 2013 16:28

                                      François Bayrou, venu vendre son dernier livre chez L. Ruquier afin de manger à sa faim après son éviction parlementaire en juin dernier, a osé brandir le Code du Travail suisse (jaune) afin de comparer son épaisseur avec le Code du Travail français (rouge).

                                      Cela nous rappelle Parisot quand elle avait dit : « la liberté s’arrête là ou commence le Code du Travail ».

                                      Il suffiit de faire une comparaison puérile avec le Code de Route, qui s’il n’empêche pas les accidents, les réduit fortement, et protège ceux qui sont sur la route comme sur le trottoir. Or si le Code du Travail, plus que centenaire, n’est pas à 100% favorable aux travailleurs, il fixe des droits et des règles.

                                      Bayrou est-il un anarchiste ? Bien sûr que non. Par contre c’est un réactionnaire de la pire espèce qui fait chaque jour le lit du capitalisme avant de vider le pot de chambre, mais le pire, c’est qu’il le fait en pleurant, non pas du sort des autres mais de son propre sort, simplement parce que cet individu n’ose pas, lui qui prône la vérité en politique, dire ouvertement de quel côté de la barricade il se trouve, car une barricade n’a que deux côtés, c’est aussi le problème récurrent des partisans du Ni-Ni.

                                       Que François Bayrou vienne vendre sa soupe dans une émission du service public n’est déjà pas normal mais qu’il vienne en agent altruiste du capital pour sublimer la destruction d’une partie du Code du Travail, mériterait que des syndicalistes s’insurgent pour lui répondre.


                                      • leypanou 18 mars 2013 18:05

                                        @Dwaabala

                                        allez le posteur de chez ellegé quelque chose, mettez le lien concernant Bayrou et qu’on n’en parle plus, les autres lecteurs d’agoravox -les sincères car les bayroutistes jusque dans leurs trognons sont irrécupérables et pour eux c’est inutile- ont peut-être le droit de savoir  !!!

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