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Accueil du site > Tribune Libre > Fréquenter une femme plus âgée : en finir avec les préjugés

Fréquenter une femme plus âgée : en finir avec les préjugés

Tartufferie, machisme ou bêtise ? A moins que nous n'ayons affaire à une funeste combinaison entre ces trois fléaux. Le fait est que nous vivons dans une société qui ne verra guère d'obstacle à ce qu'un homme de trente ans fréquente une jeunette à peine entrée dans la majorité mais pousse des cris d'orfraie dès lors que la femme est plus âgée de cinq ans que l'homme au sein d'un couple. Les vingt-quatre ans de différence entre Emmanuel et Brigitte Macron ont ainsi fait couler beaucoup d'encre... et pas que dans la presse people. Vingt-quatre ans, c'est aussi la différence d'âge entre Donald Trump et la belle Melania : bizarrement, personne ne s'en est ému.

Il existe même un terme péjoratif, emprunté à l'anglais, pour désigner les femmes d'un certain âge (disons, à partir de 35 ans) qui aiment à fréquenter des hommes plus jeunes : "cougar". Et ce terme est loin d'être le pire ! On croise aussi, chez les jeunes générations, le mot "Milf", directement issu de la pornographie. Son pendant masculin, "satyre", n'est guère plus usité dans notre langue depuis belle lurette. Ce jugement à géométrie variable entre les libidos masculine et féminine révèle un profond malaise de la société occidentale avec le plaisir charnel de la femme, a fortiori, lorsqu'elle a atteint un âge où la convention sociale lui intime d'élever ses enfants et de commencer à préparer ses futures obsèques.

Lorsqu'une femme ose franchir la ligne rouge et s'afficher avec un homme plus jeune, ce n'est plus sur l'homme qu'est portée l'accusation d'appât du lucre ou de manipulation, c'est au contraire la femme qui fait l'objet de suspicion : libidineuse, nymphomane, quand on ne dégaine pas – arme suprême dans notre société puritaine – l'accusation abjecte de pédophilie.

Brigitte Macron, née Trogneux, en a fait les frais. De nombreux sites de la fachosphère n'ont pas hésité à qualifier de "pédophile" la nature de la relation qu'elle entretient avec le Président de la République qu'elle a connu lorsque ce dernier avait seize ans. Tant juridiquement qu'étymologiquement et moralement, cette accusation est infondée. On aurait pu parler de pédophilie si Mme Trogneux avait entretenu des rapports charnels avec le jeune Emmanuel avant son quinzième anniversaire (21 décembre 1992), or, ils ne se connaissaient pas à cette date puisqu'il n'est devenu son élève qu'à partir de la rentrée 19932, soit, à l'âge de seize ans. On pourrait tout au plus parler d'éphébophilie (ce qui n'est plus un délit) mais même cette assertion tombe à l'eau puisqu'il n'y a aucune preuve que Brigitte Trogneux et Emmanuel Macron aient entretenus des rapports sexuels avant la majorité du futur Président, soit, le 21 décembre 1995. En outre, quand bien même ce serait arrivé, on ne pourrait moralement pas parler d'abus : vous en connaissez beaucoup des victimes qui épousent leurs abuseurs et restent unis à eux durant des décennies ? vous en connaissez beaucoup des violeuses qui quittent mari et enfants, et mettent en danger leur carrière professionnelle pour vivre une relation avec un jeune homme et se dévouer à lui durant plus de vingt ans ? Non, Brigitte Macron est pure de toute souillure et de toute accusation morale. Son seul "tort" est d'avoir aimé, d'aimer encore un homme au destin exceptionnel qui n'a pas l'heur de plaire au bon peuple.

Cette défiance envers les femmes convolant avec de jeunes hommes trouve son origine dans une défiance globale vis-à-vis du plaisir sexuel féminin, longtemps tabou en Occident où la sexualité des femmes n'était envisagée que dans un but procréatif : le clitoris, organe féminin du plaisir, n'était-il pas surnommé "le mamelon de Satan" durant les siècles obscurs du Moyen-Âge ? Typiquement catholique, ce rejet du plaisir féminin se manifeste également dans l'obsession de la virginité mariale défendue mordicus par les Latins : alors que les protestants n'ont aucun problème à prêter une vie sexuelle à Marie, il est impensable pour l'Église romaine que la Mère de Dieu ait pu éprouver du plaisir avec son Joseph ou même avoir eu des penséez à caractère sexuel. Comme si le contact avec un homme souillait irrémédiablement la femme (une vision qui est également défendue, quoique pour d'autres raisons, par une branche extrémiste du féminisme, laquelle voit dans toute pénétration un avilissement de la femme : preuve que, en terme de politique comme en terme de sexualité, les extrêmes finissent toujours par converger).

Il n'est guère étonnant qu'une société ayant déjà maille à partir avec la notion même de plaisir féminin soit plus que circonspecte quand ce plaisir concerne une femme d'âge mûr, a fortiori lorsque celle-ci ose fréquenter un homme plus jeune. C'est tout de suite l'image de la succube, voire de la sorcière qui vient à l'esprit des gens. Car, si la figure de la séduction perverse est aujourd'hui incarnée par le stéréotype du vieux dégueulasse qui donne des bonbons aux enfants, elle fut durant bien des siècles symbolisée par l'image féminine de la sorcière satanique : volant en balai à des sabbats où se mêlaient de manière orgiaque démons, vampires, loups-garous et enchanteresses. Car, outre le fait de jeter des sorts, l'imaginaire populaire prêtait aux sorcières une vie sexuelle dissolue : des accouplements avec toutes sortes de créatures animales ou mythiques, voire, avec le Diable en personne quand elles étaient belles (car, figurez-vous que Satan a du goût…). On leur prêtait également d'attirer à elles de jeunes garçons en leur apparaissant sous les traits d'une belle jeune fille afin de les entraîner dans leur antre pour s'y accoupler avant de montrer leur vrai visage et de massacrer le pauvre nigaud qui s'y était laissé prendre… Le conte d'Hansel et Gretel n'est qu'une allégorie de cette imagerie populaire. D'ailleurs, si un jeune homme s'éprenait d'une femme plus âgée dans les siècles précédents, il n'était pas rare que l'on y voie la main de la magie, et la pauvresse pouvait bien finir sur un bûcher – contrairement au jeune homme qui s'en sortait avec une simple séance d'exorcisme pour "briser le charme de la sorcière".

On ne croit plus aux sorcières aujourd'hui, mais la différence d'âge entre femmes et hommes est toujours aussi mal considérée. C'est que la psychanalyse (version laïcisée du judéo-christianisme) a remplacé les croyances villageoises aux succubes et aux diablotins. Or, l'un des piliers de cette pseudo-science, et de l'imaginaire occidentale en général depuis la Grèce antique, est une peur atavique – et une admiration refoulée – de l'inceste. La fameuse exclamation "Mais, elle pourrait être ta mère !" en est le parfait révélateur. C'est un des sophismes les plus ridicules : une façon de renvoyer le jeune qui s'éprend d'une femme mûre à l'image d'un inceste qu'il commettrait avec sa propre mère. La question se pose : entre le jeune homme en question et celui qui sort ce sophisme, lequel a un penchant refoulé pour l'inceste ? M'est avis que c'est celui qui met le sujet sur le tapis.

L'autre problème vient de ce que notre imaginaire associe l'âge à l'expérience, et, par là, à l'autorité. Si la femme est plus âgée que l'homme, elle deviendrait donc automatiquement le "guide" au sein du couple, ce qui est impensable dans la conception patriarcale qui gouverne les mentalités. Au contraire, il est conseillé aux hommes d'entretenir des relations avec des femmes plus jeunes, réputées plus malléables. Ce ramassis de clichés machistes n'en est pas moins une des raisons profondes de l'opposition aux relations entre femmes matures et jeunes hommes. L'une des notions clefs du masculinisme est en effet la théorie de la "femme-enfant" : pour eux, l'homme devrait être le guide de la femme, l'initier tant sexuellement qu'intellectuellement, lui faire découvrir telle pensée ou telle activité, la modeler à sa guise… ce qui suppose que la femme n'ait pas d'expérience et ne soit pas déjà formée en tant qu'individu. Cette vision extrêmement machiste est par-dessus tout fausse et dénuée de tout charme esthétique. Il n'est rien de honteux (bien au contraire) à être initié par une femme à telle pensée, telle activité, ou même aux plaisirs de la chair.

Au cours de l'histoire, des personnalités aussi diverses et éminentes que Sylla, César, Titus, le Prophète Muhammad, Laurent de Médicis, Concino Concini, Shakespeare, Grigori Potemkine, Napoléon, Goethe, Frédéric Chopin, Dostoïevski, Robert Browning, Habib Bourguiba, Salvador Dali, Tolkien et bien d'autres ont aimé - pour quelques temps ou pour toute leur vie - une femme plus âgée qu'eux, faisant fi des conventions et n'écoutant que leur coeur. Or, à l'aune des railleries acides que suscite en 2019 le couple présidentiel français, on imagiine à quel point la pression sociale et la réprobation devaient être grandes dans des époques plus reculées. Ces femmes ont toutes joué un rôle significatif dans la vie de leur jeunes maris ou compagnons. C'est grâce à sa riche compagne que le jeune Lucius Cornelius Sylla put acquérir une solide culture et se lancer en politique. C'est Joséphine de Beauharnais qui aida le général Bonaparte à revenir en grâce auprès du Directoire et à organiser son coup d'état du 18 Brumaire. C'est Catherine II qui fit du jeune Potemkine un général, lui permettant de démontrer sa maestria militaire sur les champs de bataille. Et qu'aurait été Robert Browning sans Elisabeth Barrett, son amour et sa muse ?

Ce modèle de relation encore marginal, à l'aube du troisième millénaire. D'après les statistiques, en 1980, seuls 10% des ménages présentaient le profil d'une femme plus âgée que l'homme - et encore, la différence excédait rarement cinq ans. Près de quatre décennies plus tard, ce schéma est prépondérant dans 16% des couples français : l'on peut atteindre des différences allant jusqu'à dix voire quinze ans et plus. Malgré tout, nous avons affaire à un modèle encore minoritaire qui suscite encore quelques réserves chez un tiers des personnes interrogées.

Pour l'auteur du présent billet, force est de confesser qu'il comprend fort bien tous ces hommes d'épée, de lettres ou d'esprit qui, à travers les siècles, se sont laissés séduire, dans un langoureux vertige des sens, par des femmes plus âgées qu'eux. Non qu'il n'y ait point de belles jeunes filles, mais rien n'égale à notre humble avis le charme d'une femme de plus de trente ans. Il existe heureusement des étudiantes fort charmantes, mais leur beauté semble solaire : brillante, éclatante, dionysiaque, trop d'apparence, trop de surface et pas assez de profondeur. La femme "mature" a, quant à elle, une beauté plus discrète mais non moins intense, une clarté lunaire troublante, un charme plus affirmé qui n'a guère besoin de prouver quoi que ce soit par un trop-plein d'apparence : l'éclat de Perséphone est remplacé par le charme serein de Déméter. Pleinement féminine, la femme de plus de trente ans est élégante naturellement et possède à ce titre la grâce posée et raffinée d'une dame accomplie. Elle est également expérimentée, dans tous les sens du terme, et s'avère donc pour l'homme à la fois une guide et une précieuse conseillère, une amie et une amante en même temps : se sachant montrer tour à tour maternelle, complice, fougueuse, séductrice, initiatrice, adjuvante, tout en conservant intacte sa part d'enfant intérieure, sa capacité à s'étonner, à être curieuse, à se passionner, à croquer la vie. C'est que l'ouragan de la vingtaine vient de céder la place à un zéphyr agréable, assagi mais rendu plus sûr, plus ferme, plus mystérieux, qui souffle depuis des contrées lointaines en y apportant un parfum inconnu de fruit mûr. La femme est alors semblable à l'été indien, cette période à la croisée des saisons durant laquelle la fougue estivale se mêle à la sagesse mélancolique de l'automne. Les hommes qui, par machisme ou par blocage freudien primaire, se bornent à fréquenter des femmes plus jeunes, sont loin d'imaginer ce qu'ils perdent. Ils passent à côté d'un magnifique jardin dont ils renâclent à ouvrir le portail : les voluptés que dissimule ce jardin leur resteront à jamais inconnues.


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96 réactions à cet article    


  • Matlemat Matlemat 23 mars 16:36

    La lèche c’est ce qu’il y a de mieux pour faire une belle carrière.


    • Paul Leleu 23 mars 20:46

      @Matlemat

      les gens essayent vainement de faire un lien entre la vie personnelle de Macron et sa politique...

      hors, Macron, mène exactement la même politique que les autres avant lui. La même politique menée par DSK ou Fillon (chacun dans leur genre), et toutes les petites théories des angoissés du slip tombent à l’eau... Il n’y a pas de lien entre la vie personnelle de Macron et sa politique.

      Par contre, de nombreux intellectuels (comme Onfray, Asselineau, Todd, etc.) se sont déconsidérés en s’en prenant à la vie privée de Macron... et en plus, ils nous ont surtout mis à jour leurs propres angoisses sexuelles...

      je n’ai jamais soutenu la politique de Macron (pas plus que celle de ses prédecesseurs)... et je n’ai jamais voté pour lui (à aucun des 2 tours)... Mais je l’admire pour son courage dans sa vie personnelle... car je savais qu’il serait odieusement attaqué sur ce plan.


    • Arthur S Arthur S 23 mars 21:38

      @Paul Leleu


      « ils nous ont surtout mis à jour »

      vous vouliez sans doute dire :
      « ils ont seulement mis au jour » ?

      une mise à jour, c’est une actualisation, mettre au jour c’est dévoiler, faire apparaître


    • Croa Croa 24 mars 00:50

      À Paul Leleu « hors, Macron, mène exactement la même politique que les autres avant lui. »
      FAUX, il est bien pire (même si c’est de même orientation.)


    • JulietFox 24 mars 09:56

      @Paul Leleu
      Quand c’était Hollande, vous étiez plié de rire
      Chacun son tour.


    • mmbbb 24 mars 10:57

      @Paul Leleu un an avant la campagne , macron a abuse des images glamours diffusees notamment par Paris Macth . Un petit bisou a l Elysee en gros plan . Il y a un an lors de la fete de la Musique , il remet le couvert , photo avec sa Brigitte en compagnie d un groupe de rapp dejanté . Une insulte au peuple de France , ce lieu ne lui appartient pas . Auriez vu De Gaulle, Mitterrand dans de telles postures . Poutine a de la tenue . Il a cherche macron , il montre son immaturité . Quant a cet auteur , il est toujours aussi nullos . Le gars se pretend journaliste . journaliste de journaux de chiotte tel Voici , c ’est la ou il excellerait .



    • Ouallonsnous ? 24 mars 19:27

      @Matlemat

      C’est un futur Rakoto !


    • Ruut Ruut 26 mars 16:36

      @Matlemat
      Techniquement, passé 40 ans les femmes ont une plus grande libido.
      Peut être moins de blocage mental ou l’arrêt des pilules et autres tue l’amour......


    • troletbuse troletbuse 23 mars 17:06

      Pratique pour les homos qui ne veulent pas l’avouer. Ca donne un alibi


      • Arthur S Arthur S 23 mars 19:02

        @troletbuse

        et pour la vieille, quel bénéfice ? fabriquer un futur président ? être une Faust féminine qui espère ne pas connaitre les ravages des ans par mimétisme ?


      • Paul Leleu 23 mars 20:04

        @troletbuse

        « Pratique pour les homos qui ne veulent pas l’avouer. Ca donne un alibi »

        c’est peut-être bien vous qui êtes refoulés, pour penser ça...

        Macron et sa femme vous font péter les plombs... car ils sont libres, et que vous ne l’êtes pas.

        et jusqu’aux vieux grincheux comme Todd et Onfray prétendument « libérés, épanouis et tolérants », et en fait complètement coincés dans leurs certitudes, leurs refoulements, leurs frustrations et leur haine.

        Macron mène une politique de merde... mais il a au moins un mérite : renvoyer aux français l’image de leur propre rage.


      • troletbuse troletbuse 23 mars 22:12

        @Fol Neuneu
        C’est plutôt toi qui est refoulé. Je n’en ai rien à foutre de la grue à Micron. Si il était resté se faire empapaouter chez le Roteux, personne ne s’en occuperait.
        Moi je suis libre comme l’air et sans aucune contrainte. J’ai une copine, libre comme moi et c’est très bien. Mais comme tous les hommes, je préfère les femmes plus jeunes. C’est plus frais, plus joli. Je suis normal, mais pas de la façon Hollandouille.
        Les homos ne me gênent pas sauf quand ils sont présidents. Un président qui ment à chaque phrase(il se touche le pif constamment, signe incontrôlable du mensonge) D’ailleurs ca laisse plus de femmes libres.
        Je ne sais pas si tu es pédé ou amateur de femmes âgées. D’ailleurs il y en a beaucoup plus que d’hommes. Mais au lieu de rester sur le net, va faire un tour dans les EPHAD.


      • lloreen 25 mars 10:14

        @Arthur S
        C’est une transgenre. Donc son rôle est de faciliter l’agenda et il suffit d’avoir des yeux pour le voir...Jouer « l’apaisement » c’est imposer leur monde.
        https://www.liberation.fr/france/2019/02/18/parent-1-parent-2-dans-les-formulaires-scolaires-vers-une-solution-d-apaisement_1710041


      • troletbuse troletbuse 23 mars 17:11

        Article ridicule. Que ne faut-il pas faire pour défendre Micron ?

        L’auteur pourrait aussi faire un article sur : Faire un selfie grave avec des dealers antillais

        ou même : Peut-on porter un tee-shirt « Pédé et fier de l’être » comme à la fête de la musique


        • soi même 23 mars 20:09

          Encore un article ne pas valoir tripette conçu pour détourné de l’essentiel.


        • sls0 sls0 24 mars 15:48

          @soi même
          En plus il est faux, si à 16 ans il y avait majorité sexuelle comme Brigitte était son prof donc autorité sur lui, la majorité dans ce cas est reportée à 18 ans.
          Brigitte a droit à la correctionnelle.


        • Le421 Le421 24 mars 17:40

          @sls0
          Exactement.
          On a eu droit à un cas limite de pédophilie...
          Et à minima, détournement de mineur.


        • Arthur S Arthur S 23 mars 17:13

          Le problème n’est pas qu’il ait épousé sa prof et tué celui qui l’avait porté sur les fonts baptismaux, François Hollande, une simple question d’Œdipe, et il fait ce qu’il veut avec qui il veut tant que ça ne gène personne.

          Le problème, c’est que ça gène beaucoup de gens, non pas sur le plan des préjugés, mais à cause des méfaits occasionnés à toute une population pour donner libre cours aux désordres d’un ego immature.

           Transgressif et ambivalent, ce jeune homme, qui se veut totem et prétend briser les tabous n’a pas de « surmoi » et prend son plaisir à l’auto contemplation, à l’adoration de son moi « Narcissique »,et il perd le contrôle, il lance des défis, se croyant investi de pouvoirs surnaturels : "Qu’ils viennent me chercher". Le chercher ? Que cache-t-il donc ?

          Les amours gérontophiles de cet enfant gâté ne seraient qu’une curiosité de cirque s’il n’impliquait pas tout un pays dans un mélodrame qui risque de coûter cher à tout le monde.


          • Daniel Vanhove 23 mars 17:36

            @Arthur S : vous m’ôtez les mots de la bouche et n’aurais pas pu dire mieux... mais l’auteur de ce billet ne semble pas en mesurer l’impact, se contentant d’une apologie des femmes mûres...
            ça sonne bien, mais sa prose en devient d’un tel lyrisme, que c’est tout aussi ’cliché’ que ce qu’il reproche aux autres...


          • Arthur S Arthur S 23 mars 18:05

            @Sophie

            «  cette erreur de casting (enfin, pas pour tout le monde »

            si, si, pour tous le monde,
            car ceux qui l’ont lancé sur le marché comme un produit et imposé sur les rayons à grands coups de pub et par le truchement d’un simulacre d’élection encore plus bidonnée que celle de Chirac en 2002, ces scénaristes stratèges des think-tanks seront responsables pour leurs riches commanditaires de ce qui aura été un feu de paille : ils auront palpé de la fraiche pendants quelques mois, mais le réveil sera dur !
            malheureusement, il sera dur aussi pour les autres !


          • Paul Leleu 23 mars 20:12

            @Sophie @ arthur S etc.

            les psychanalystes amateurs qui racontent n’importe quoi ! c’est juste vos propres angoisses que Macron fait remonter à la surface...

            Macron et sa femme sont des gens libres, qui font péter les plombs de rage et de haine, à une partie de la France, prétenduement « librérée et cool »...

            et tous les vieux 68ards libertaires comme Todd ou Onfray, qui versent dans l’inquisition des moeurs...

            et Onfray, qui après avoir descendu Freud, se met à donner dans la psychanalyse mondaine... ça me fait juste rire...

            vous essayez de trouver des « explications » savantes (de médecins de molière) pour surmonter votre jalousie, devant tant de liberté et de courage.

            — - la même politique menée par DSK ou Fillon ça vous aurait semblé hyper « mature » ??? je suis curieux de connaitre votre réponse.


          • Daniel Vanhove 23 mars 21:41

            @Arthur S : les mêmes sont déjà occupés à nous préparer le suivant (R.Glucksmann) et nous le présenteront face à M.Le Pen... selon un scenario qui fonctionne à merveille depuis Chirac... les électeurs se feront-ils berner une fois encore ?


          • Raymond75 23 mars 17:30

            Il m’est arrivé de fréquenter une femme plus âgée avec beaucoup de bonheur, et je n’ai jamais recherché des femmes beaucoup plus jeunes que moi. Chacun fait ce qu’il veut avec qui il veut comme il veut tant qu’il y a consentement mutuel.

            Le problème est différent lorsque l’on bâtit une famille, dont le but est en principe de concevoir et d’élever des enfants : une femme de 40 ans ou plus ne le pourra pas, alors que son compagnon plus jeune le peut ... Bien sur on peut adopter un enfant, mais cela est difficile dans les faits (en France le couple doit prouver sa stérilité), et on peut aussi soit ne pas avoir d’enfant (mais cela doit être un choix et non quelque chose de subit), soit élever les enfants de sa femme si elle est divorcée, mais sans oublier qu’ils ont un vrai père ...

            Bref, au delà de relation de pur plaisir, être de la même tranche d’âge est quand même plus simple smiley


            • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 23 mars 19:37

              @Raymond75
              Bonsoir et merci pour votre commentaire.

              Je pense quant à moi que le couple n’a pas pour seul but la procréation et qu’il s’agit avant tout de vouloir vivre avec une personne que l’on aime, qu’il/elle soit ou non en capacité de procréer. C’est d’autant plus vrai en cette époque de surpopulation où il me paraît urgent de réduire les naissances et, donc, de déconnecter les notions de couple et de natalité. Justement, être avec une femme mûre, c’est selon moi l’expression pure d’un amour authentique qui n’est pas pollué par l’idée d’engendrement, un amour qui n’a donc d’autre but que lui-même.

              Cordialement

              Nicolas Kirkitadze


            • Le421 Le421 24 mars 17:45

              @Nicolas Kirkitadze
              Dans ce cas-là, on ne se vante pas d’être « grand-père » en discutant avec les chefs d’états étrangers. On se la joue honnête et profil bas.
              L’autre frimeur.
              39 ans et je sais ce que c’est que les enfants, vu que je suis grand-père...
              Baltringue !!


            • foufouille foufouille 23 mars 18:03

              c’est pratique pour un étudiant boursier vivant en HLM chez ses parents comme l’auteur. si en plus, elle travaille, elle pourra lui payer le resto. on parle de gigolo dans ce cas. une cougar n’est pas du tout juste une femme qui a un homme plus jeune mais les collectionne.


              • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 23 mars 19:07

                Op@foufouille
                Bonsoir

                Pourrais-je savoir sur quoi vous vous basez pour dire que je suis boursier et que je vis chez mes parents ? La stratégie est claire : me faire passer pour un libéral de canapé qui prône la fin du modèle social mais qui vit aux crochets de la société. Le premier commandement du libéralisme est justement de s’appliquer en premier lieu à soi-même ce que l’on promeut pour la société.


              • foufouille foufouille 24 mars 09:06

                @Nicolas Kirkitadze

                dans une société libérale comme la corée du sud, tes parents seraient au mieux dans un bidonville ou tu serait né ton pays. leur salaire de la moitié du smic ne t’aurait pas permis de faire des études hors de prix ou ce serait impossible car tu serais toujours étranger. tous les matins tu irais bosser dans le pays libéral pour juste de quoi vivre et tu retournerais dans ton pays pauvre tous les soirs.


              • lee oswald lee oswald 23 mars 18:13

                Bonjour , je pense qu’il la baise pas sa vieille , c’est un mariage blanc  smiley

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