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Futurs retraités, voici la sauce à laquelle vous risquez d’être mangés

Chaque président a voulu faire sa « réforme des retraites ». Et donc notre Jupiter d’entrée de gamme veut aussi la sienne. Mais lui veut carrément faire un changement « systémique » (ça fait savant ce terme) en chamboulant tout.

L’idée est de transformer tous les régimes de retraite par annuité, en un système à points. Tout en maintenant le système par répartition, basé sur la solidarité. Mais les requins de la retraite « à l'anglo-saxonne », par capitalisation, guettent et feront tout pour savonner la planche à Jean-Paul Delevoy, haut commissaire à la réforme des retraites et « père » de cette proposition de réforme.

Les « pères fondateurs » de la retraite par répartition, le communiste Ambroise Croizat et les gaullistes Alexandre Parodi et Pierre Laroque, voulaient un régime universel des droits. Mais les syndicats de salariés, les commerçants, les artisans, les fonctionnaires ont chacun voulu défendre leur bout de gras. Résultat : la solidarité corporative a prévalu sur la solidarité universelle et… 42 régimes différents en sont sortis. La mise à plat de cette usine à gaz est donc une bonne chose, mais…

Dans le système proposé par Jean-Paul Delevoy, au lieu de travailler 43 ans pour avoir une retraite complète, vous cotisez, et avec ces cotisations, vous achetez un certain nombre de points. La valeur en euros du point pour le calcul de la pension n’est connue qu’au moment du départ en retraite. Cette valeur est unique pour la totalité des régimes de retraite : salariés, agents du public et non-salariés. C’est simple. Un système de ce type gère déjà les retraites complémentaires. Mais ce qu’il faut savoir c’est que les réformes de ce type dans les autres pays européens (Allemagne, Italie, Suède) ont eu pour effet de faire nettement baisser le niveau de la retraite par rapport au salaire d’activité. Question primordiale : qui décidera de la valeur du point ? Les technocrates de Bercy ? Les partenaires sociaux ? Les élus de la nation ? Et selon quels critères ? L’attribution d’une pension décente ou le strict équilibre comptable ?

Jusqu’à maintenant, les gouvernements ont réformé en rendant plus difficile l’accès à une retraite d’un niveau correct. En allongeant la durée de travail cotisé, en repoussant l’âge de départ à la retraite, en allongeant la plage de prise en compte des salaires pour déterminer la base de pension (passée des 10 meilleures années à 25 ans soit les deux tiers de la carrière). La finalité étant de payer le moins possible en faisant en sorte qu’il soit de plus en plus difficile de réunir toutes les conditions pour une retraite complète. Et que dire de la galère pour tous ceux qui vivent la précarité, les CDD à répétition, les difficultés à entrer dans un emploi stable, ou pour beaucoup de femmes qui sont à temps partiel. L’objectif planqué de la réforme est une baisse du niveau des retraites qui devra atteindre 25 % en 2050.

Ce n’est encore pas assez pour les Micmacroniens : la volonté du gouvernement de faire une réforme systémique, c’est-à-dire de changer tout le système de retraite en un régime universel, a pour but de baisser les retraites par rapport aux actifs, non pas en 20 ou 30 ans, mais en une dizaine d’années. Avec toujours pour premier critère : baisser la dépense. Le découplage des pensions et de l’inflation, le quasi-gel des pensions en 2019-2020 et l’augmentation non compensée de la CSG représentent une baisse de 4 % de pouvoir d’achat. Sur les 307 milliards que représentent le montant total des pensions, ça fait de la thune, plus d’une douzaine de milliards ! Volés aux retraités car la pension est une part de salaire différée.

Questions essentielles :

- Combien y aura-t-il d’actifs pour financer les retraites ? Le ratio actuel est de 1,7 actif pour financer un retraité, il devrait passer à 1,5 en 2040.

- Quelle sera la part du gâteau national (le PIB) consacré aux vieux ? Il est de 14 % aujourd’hui mais si c’est le gouvernement qui détermine la valeur du point, cette part risque de servir de variable d’ajustement de son budget, sous prétexte de satisfaire aux critères ultralibéraux de Bruxelles qui veut que cette part soit ne dépasse pas 12 %…

- Comment évoluera cette portion si – comme c’est la tendance depuis des décennies – les gains de productivité sont captés par le capital (les dividendes des actionnaires) au détriment des salaires ?

- L’assiette de collecte de la retraite restera-t-elle circonscrite aux seuls revenus du travail ou sera-t-elle élargie aux revenus du capital et aux robots  ?

- L’allongement de la vie imposera-t-il un départ à la retraite à 65, 67 ans voire plus ?

Les difficultés de ce problème des retraites découlent d’une triste réalité : la pyramide des âges. La France – et c’est encore pire ailleurs en Europe – est un pays de vieux. Et un pays qui ne fait plus d’enfants est un pays qui se suicide. Les politiques d’incitation à la natalité sont entachées dans l’inconscient collectif par des raisons historiques douteuses. En France, les premiers encouragements à la natalité défaillante ont été inspirés moins par amour de la jeunesse que par souci de pouvoir opposer à nos adversaires un nombre suffisant de soldats. En Allemagne, c’est l’image d’Hitler qui se présente aussitôt, avec tout son cortège de désastres. Ainsi s’atrophie, peu à peu, le désir même de vivre. Les hommes ont seuls le souci de vivre, non les nations.

L’attachement profond et si naturel des Français à la retraite est, lui-même, une force qu’il convient d’utiliser. La clef du problème est facile à trouver : il convient de réduire toute retraite des personnes qui, pour une raison ou une autre, n’ont élevé aucun enfant ou n’en ont élevé qu’un. En revanche, les sommes perçues ainsi permettraient de verser une retraite supplémentaire aux personnes qui ont élevé deux et surtout trois enfants. L’effet d’une telle mesure ne se limiterait pas au comblement d’un trou financier. Elle ferait comprendre à l’opinion la vanité des calculs de retraite purement financiers et la haute fonction sociale que remplissent les « producteurs de producteurs ».

Il faut maintenant poser la question qui tue et qui est pourtant bien présente à l’esprit des technocrates de l’U.E. et de l’ONU : faute de faire suffisamment d’enfants, les Européens « autochtones » ont besoin des immigrés pour payer leurs retraites !

Alors, on la pose la question par référendum : « Préférez-vous repousser l’âge de la retraite à 65, 66 ans ou plus, voire accepter une légère baisse des pensions ou préférez-vous qu’on accueille chaque année un, deux, trois, cinq millions de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient ? »

Chiche !

Et gardons à l'esprit ces paroles prophétiques du président algérien Boumédienne devant l'ONU en 1974 : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Illustration X - Droits réservés

 


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64 réactions à cet article    


  • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 22 novembre 2018 09:20

    Avec l’aide du ministère de la santé on peut résoudre le problème des retraites.

    C’est d’ailleurs ce qu’ils sont en train de faire : ne plus rembourser de soins après 75 ans par exemple.


    • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 09:25

      C’est une façon de voir les choses. Une autre façon serait de penser que Macron asphyxie les retraités pour pousser ceux qui entrent sur le marché du travail à souscrire des plans de retraite complémentaire chez ses amis banquiers et assureurs. L’idée ne serait donc pas de sauver le système de retraite, ou de le rendre plus conformes aux exigences de Bruxelles, mais au contraire de le tuer en instaurant un climat de défiance vis à vis d’un nouveau système peu fiable, imprévisible, ce qui entrainera de facto un basculement progressif voir brutal vers un système par capitalisation. Cette stratégie ressemble à s’y méprendre à celle employée pour détruire la sécurité sociale en augmentant progressivement le besoin de recourir aux mutuelles... 

      Les arguments en faveur du système par capitalisation ne manquent pas : le capital peut être versé à n’importe qui, en totalité, ce qui résout le pb des pensions de réversion. Pas de solidarité avec ceux qui n’ont pas cotisé...

      Par contre, un modèle par capitalisation serait contraire au modèle de société français, qui est fondé sur la SOLIDARITE. Pour rappel, ce ne sont pas les cotisations qui alimentent les retraites futures ainsi que les revenus de tous les exclus du marché du travail (Age, maladie, handicap, chômage structurel...) mais le travail des actifs, en application d’un principe de solidarité qui est l’essence même de la société français . Dans un système par capitalisation, les revers de fortune peuvent entrainer un retour sur le marché du travail, même à un age avancé. De tels revers ne sont pas si rares, si on en juge d’après l’âge de certains employés dans les entreprises américaines, surtout dans les petits boulots. La faillite d’ENRON fut, de ce point de vue, assez emblématique.


      • zzz'z zzz’z 22 novembre 2018 15:22

        @Breton8329
        J’ai aussi vu la conférence du dangereux communiste du Pavé sous l’emprise d’un furieux collectiviste. À l’époque je m’étais posé la question « Mais où est donc le loup ? »

        Réponse :
        Depuis 70, l’imposition obligatoire à augmenté de 20 pions, le chômage est à 6.6M, les taux d’intérêt sont négatifs, la croissance n’existe plus, la baisse du pouvoir d’achat, et, les décisions sociales sont aux mains de l’étranger !

        Autre chose : Le patrimoine est aux mains des inactifs qui se gavent avec un euro surévalué de 20%, ce qui ne donnent pas beaucoup de raisons aux personnes pauvres de se crever l’oignon pour un hypothétique salaire de misère pour payer des tas de choses dont ils ne profiteront pas. (propriété du logement, retraite, retraite complémentaire, subsides de la dette dans son pouvoir d’achat — Si, mais pour lui, cela s’est carrément inversé, la Sécu qui meurt par manque de participants —, …


      • mac 22 novembre 2018 09:50

        Il n’existe aucune preuve que faire rentrer des millions de migrants permettrait de payer les retraites. Par contre faire baisser les salaire et provoquer des tensions c’est déjà plus évident.


        • Eric 23 novembre 2018 08:14

          @mac Pas faux. Grâce aux lois de l’Union européenne, les entreprises peuvent désormais délocaliser sans problème où elles le veulent, et il est plus intéressant pour elles de, par exemple, délocaliser en Europe de l’Est, où le SMIC peut descendre à 200 euros par mois, que d’employer des immigrés en France pour un revenu minimum très supérieur. Il y a donc de grandes chances pour que les immigrés qui arrivent en France se retrouvent de toutes façons au chômage et ne cotisent donc pas pour les retraites de nos aînés. Pour appliquer la solution proposée par l’auteur de cet article, une immigration massive, il faudrait commencer par sortir de l’Union européenne, afin de pouvoir relocaliser l’industrie en France, et donc pouvoir donner plus d’emplois aux Français...


        • Loatse Loatse 22 novembre 2018 10:50

          Bonjour,

          Vous le dites vous même, nous sommes face à une problématique, à savoir que (pareillement à un système de ponzi), il faut de plus en plus d’actifs pour financer nos actuelles et futures retraites..

          C’était le constat d’un économiste sérieux s’étant penché sur la question.

          Il était donc logique que, dans un pays qui ne renouvelait pas ses générations, (et c’est valable pour toute l’europe), avec et c’est tant mieux pour nous, une espérance de vie qui s’est accrue, dans un contexte économique morose (chomage, petits salaires non réindexés sur le cout de la vie réelle, désindustrialisation au profit de « pays usine », augmentation de revenus de solidarité (rsa) et donc de la misère ; il était donc logique que le système de retraite par répartition se trouve en difficulté et ne puisse perdurer en l’état..

          Sans oublier notre endettement, que nous ne pouvons ad vitam aeternam transmettre aux générations suivantes... naitre en france aujourd’hui c’est naître endetté de 30 000 euros ! sympa le cadeau !

          Mais peut être l’auteur a t’il une solution miracle pour que nous puissions à la fois continuer à payer les retraites, les indemnités chomage, les diverses prestations familiales, le tout aux mêmes taux...tout en ne refilant pas la patate chaude à nos petits enfants ?

          « Préférez-vous repousser l’âge de la retraite à 65, 66 ans ou plus, voire accepter une légère baisse des pensions ou préférez-vous qu’on accueille chaque année un, deux, trois, cinq millions de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient ? »

           Prenez en compte le fait que la baisse de la natalité des autochtones en europe n’est pas un phénomène passager.. et également le fait (reconnu par les employeurs) que certains emplois éprouvant physiquement, trouvent difficillement preneurs (restaurations, batiment, services à la personne), secteurs ou l’on trouve le plus de travailleurs issus de l’immigration... et vous pourrez vous faire une idée de notre futur européen sans apport extérieur de main d’oeuvre..


          • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 12:24

            @Loatse comme Macron, vous avez une vison comptable de la problématique du travail ; Cette problématique, bien plus large que celle des retraites, doit être prise en compte dans sa globalité.

            Il y 50 ans, la production d’une seule voiture occupait 20 personnes pendant 1 semaines. Ces vingt personnes tiraient suffisamment de bénéfice de leur travail pour en vivre, avec une famille. Aujourd’hui, il suffit de 5 personnes pour obtenir le même résultat, c’est à dire produire la même quantité de richesse. Demain, il est probable qu’avec une seule personne, on sera en mesure de produire la même quantité de richesse.

            Cette réduction de la main d’œuvre nécessaire pour produire la richesse est déjà visible depuis longtemps dans l’agriculture, dans l’industrie, et est en train de toucher les services, avec l’arrivées des systèmes dit d’intelligence artificielle.

            Question : que fait on des 19 personnes dont le travail n’est plus nécessaire dès lors qu’une seule personne suffit à produire la richesse que l’on consomme ? Faut il les laisser crever ? Faut il partager le travail différemment ? Faut il créer de nouveaux jobs public de confort pour les occuper (ce qui revient à augmenter les impôts) ? Faut-il encourager les français à faire de moins en moins d’enfants ?
            Je crois que c’est cette dernière possibilité qui se produit actuellement. Mais le problème, c’est qu’il ne sert à rien de produire de la richesse s’il n’y a plus de clients . Lorsqu’une personne produit l’équivalent de 20, elle a toujours besoin des 19 autres pour acheter ce qu’elle produit, sans quoi, elle produira inévitablement pour 1 seule personne, à moins qu’elle commence à consommer comme 20 (la consommation a aussi ses limites).
            Vous voyez que la logique comptable ne fonctionne pas, puisqu’on est en face d’un problème complexe.

            L’origine de votre problème, c’est que la majorité des français ne maitrise pas les outils qui leur permettraient d’appréhender la complexité de la situation actuelle, ce qui ne les empêche pas de se prononcer à tort et à travers sur ces sujets, avec une indigence intellectuelle qui fait rire ou pitié, selon que l’on est étranger ou français. Si j’osais une comparaison, je dirai que c’est un peu comme si vous essayez de résoudre un problème d’ondes sans maitriser la transformée de fourrier. Les politiques l’ont bien compris — Macron maitrise parfaitement les outils en question  et ils profitent de votre ignorance pour vous enfermer dans une quadrature du cercle comptable qui leur permet de poursuivre leurs stratégie néo-libérales, avec l’appui des idiots utiles, uniquement armés d’un bon sens paysans qui les égare.

            il est certain qu’en comparant le fonctionnement de l’Etat avec celui des ménages, tout le monde comprend mais le problème de fond, c’est que ces deux notions n’ont strictement rien à voir et que l’utilisation d’un modèle de ce type pour piloter un Etat conduit inévitablement au désastre, à la défaite, à la disparition. C’est du reste ce qui se passe aujourd’hui avec la fusion de la France glorieuse, gérée en bon père de famille par Macron, dans une Europe en mal de gloire.


          • Rudolph 22 novembre 2018 13:02

            @Breton8329 Bien parlé !


          • Legestr glaz Legestr glaz 22 novembre 2018 13:40

            @Breton8329

            Il y a quelqu’un qui vous a mis une mauvaise note alors que vous aviez tout juste.

            Ceci écrit, l’ « étoileur » à la baisse vient, par son geste, confirmer, hélas, vos propos !


          • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 22 novembre 2018 13:40

            @Breton8329
            On peut accélérer les choses en pire : supprimer les inutilités comme ce qui est vendu par GIFI, PIER IMPORT, LA FOIRFOUILLE et tant d’autres, objets de pacotille, les jeux de grattage, les courses automobiles, F1, Rallies , un grand nombre de média, tv plouc, PMU et courses de chevaux, Vendée globe et autres
            régates etc...
            Que de chômeurs en perspective !
            Alors on pourrait tendre à une société de la connaissance en poussant la population à plus d’étude et de culture tout le long de la vie
            scolarité jusqu’à 20 ans et au delà !
            Bon ça n’arrivera pas parce qu’on préfère les guerres. 


          • Loatse Loatse 22 novembre 2018 13:47

             comme je ne prend pas en compte tous les facteurs (histoire de ne pas transformer mon post en tartine) vous me traitez d’indigente intellectuelle !

            Grossier personnage !


          • Yaurrick Yaurrick 22 novembre 2018 15:07

            @Breton8329
            Votre constat que l’économie est en perpétuel mouvement, que certains type d’emplois disparaissent et que d’autres apparaissent, est juste, et ce n’est pas absolument pas nouveau : les canuts, les luddites en ont fait le constat ; sans imaginer qu’un jour l’emploi serait à 75% des services.

            La où je ne suis pas d’accord avec vous, c’est lorsque vous dites que le travail de 19 autres n’est plus nécessaire si un seul produit pour 20. C’est exactement les propos que tenaient les luddites et les canuts, entre autres.
            D’abord parce le travail ne manque pas, ce sont les besoins de l’humanité, et ils sont quasi infinis. Après on peut débattre sur la question de pourquoi les emplois ne sont pas créés.
            Ensuite, parce que si la productivité augmente par un facteur X, soi le produit sera moins cher, soit il sera plus évolué : ce qui dans les 2 cas bénéficient aux consommateurs qui auront à accès des produits de meilleure qualité à iso-prix, soit moins cher à iso-qualité ; et donc permettra aussi d’accéder à des produits/services supplémentaires ou de meilleure qualité.

            Par contre je suis d’accord pour dire que les français ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre ce que les politiques disent. La preuve est qu’ils se font fourvoyer par les politiques qui promettent les lendemains qui chantent et tout les joyeusetés populistes.


          • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 16:05

            @Yaurrick bien vu mais dans un système fini, il ne peut pas y avoir de croissance infinie et les ressources disponibles, en particulier l’énergie, limitent de facto la capacité de production : même si la société est capable de produire des TESLA et des yachts pour tout le monde, tout le monde ne pourra pas avoir ces objets. Ou alors, il faudrait adopter une approche égoïste et chercher à atteindre cet objectif pour un groupe restreint, un Etat. C’est très exactement ce que font les USA lorsqu’ils déclarent que l’american way of life is not negociable. Ils savent bien que tout le monde ne pourra pas en bénéficier mais les autres, ce n’est pas leur problème. Les chinois font la même chose, mais avec une perspective à plus long terme...
            Ensuite, s’agissant de la structure de la masse des travailleurs, la modernisation de l’agriculture a coïncidé avec la montée en puissance de l’industrie, ce qui a entrainé un transfert important de main d’œuvre. Ensuite, l’automatisation de l’industrie a fourni la main d’œuvre nécessaire pour la montée en puissance du secteur tertiaire. Aujourd’hui, l’automatisation du secteur tertiaire laisse les cols blancs sans perspectives. Ce n’est pas la capacité de production qui fait défaut, ce sont les clients. D’ailleurs, on licencie faute de pouvoir vendre et pas parce que la qualité des produits n’est pas au rendez vous.


          • atmoin atmoin 22 novembre 2018 18:11

            @Breton8329

            que je sache cette voiture construite par 20 salariéS ne coûte pas moins cher ?
            donc où passent les salaires des 19 salariés ?


          • spearit 22 novembre 2018 19:05

            @Loatse
            ’Mais peut être l’auteur a t’il une solution miracle pour que nous puissions à la fois continuer à payer les retraites, les indemnités chomage, les diverses prestations familiales, le tout aux mêmes taux...tout en ne refilant pas la patate chaude à nos petits enfants ?"

            La réponse à votre question : changer le système qui provoque tout cela...


          • Désintox Désintox 22 novembre 2018 20:36

            @Loatse
            La France renouvelle ses générations. Ce qui n’est pas le cas de la plupart des pays européens.


          • Cadoudal Cadoudal 22 novembre 2018 20:40

            @Désintox
            La Nouvelle France de Boumedienne agrandit son territoire chaque jour qui passe...

            Pour l’instant...


          • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 21:23

            @atmoin vous le savez aussi bien que moi : les dividendes des actionnaires et les intérêts versés aux banques récupèrent une bonne partie des salaires autrefois versés aux 19 autres.


          • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 21:29

            @speari Tout le monde rêve d’un monde où les robots travailleraient pour produire les biens que nous souhaitons pendant que l’humanité, délivrée du travail, profiterait des douceurs de la vie. Dans la réalité, les robots sont là, ils produisent de la richesse, ils pourraient en produire davantage mais les humains qu’ils ont remplacé ne profitent pas des douceurs de la vie. En fait, ils ont de moins en moins accès aux richesses produites car leur répartition est fondée sur un système stupide de distribution de monnaie en contrepartie du travail. Hors, il n’est plus nécessaire de travailler pour produire de la richesse... 


          • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 21:42

            @Loatse Ce n’est pas un problème de facteurs, c’est un problème de méthode. Nous sommes tous indigents dans un domaine ou un autre ; il ne me viendrait pas à l’idée d’émettre des recommandations sur des problèmes de fusée spatiales en me fondant sur mon expérience dans l’aéromodélisme. Je reconnais humblement que je n’y connais rien. De la même façon, l’expérience dans la gestion d’un budget familial n’est pas directement transposable dans la gestion d’un Etat mais tout le monde ne s’en rend pas compte. Les politiques usent et abusent de ce biais pour culpabiliser les français et faire passer des mesures stupides. Un exemple, si vous gagnez 5000 euros par mois, c’est à dire 60.000 euros par ans, vous pouvez, en vous endettant, acheter une maison à 300.000 euros, ce qui représente ... 6000 % de votre PIB. Et contrairement à un Etat, vous êtes mortel. Pourquoi fixer une limite d’endettement à 60% du PIB ? Est ce un sacrifice pour les générations futures ? N’est ce pas plutôt le paiement d’intérêts aux banques qui ruine les générations futures ?


          • ninportequoi 22 novembre 2018 22:49

            @Yaurrick
            Vous dites d’une part qu’il y a des sources de progrès (productivité).
            Et vous dites ensuite « que les français ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre ce que les politiques disent ».
            Si des politique leur disent qu’ils va falloir faire des sacrifices alors que d’autres (comme vous) leur explique qu’il y a au contraire des possibilités infinies de progrès, que devraient-ils comprendre ? Que le progrès sera pour les uns et les sacrifices pour les autres ?
            C’est un peu ce vous oubliez de dire en parlant des gains de productivité. Ils peuvent soit conduire à des produits moins chers, soit à des produits de meilleure qualité, soit, et vous l’oubliez, à l’amélioration des marges.
            En assez peu d’années, la part des richesses allant aux salariés a baissé de 10 % Et celle allant à la rémunération du capital a augmenté de 10 %. En France, pour un PIB actuel d’environ 2000 milliards, la perte est d’environ 200 milliards pour les salariés. Ces 200 milliards seraient utiles pour avancer l’age des retraites, par exemple. Ce qui en retour permettrait à plus de jeunes d’entrer sur le marché du travail. Mais ce n’est qu’une façon d’envisager comment pourraient être utilisés ces 200 milliards. Formation, éducation, santé, dépendance, de ce côté là aussi les besoins sont vastes...Encore faut-ils qu’ils soient solvables.

            Les gains de productivité étant souvent obtenu par des formes de management de plus en plus dures, ils n’apportent donc rien, ni aux clients, ni aux salariés.
            C’est principalement sur cette évolution (ou cette régression) que ce développe l’inégalité actuelle, c’est à dire sur la non distribution des progrès économiques.
            Faut-il préparer les Français à accepter cette état de fait ? Ou faut il au contraire le combattre ?


          • HELIOS HELIOS 25 novembre 2018 14:43

            @Loatse

            attendez, là, vous prenez le problème par le mauvais bout 

            vous dites que le financement de la retraite est insuffisant parce qu’il y a trop de vieux et pas assez d’actifs pour payer et donc qu’il faut allonger la durée du travail, importer des immigrés pour financer....

            inutile d’importer ni la misère, ni les germes d’explosion sociale et ni pourrir notre culture...

             autre solution.... remonter les salaires fortement en proposant une nouvelle échelle et non pas comme maintenant avec beaucoup de gens payés au smic et quelques un surpayés.
            . les cotisations augmenteraient tout le monde y gagnerait, et même, les retraités paieraient des impots !

             solutions complémentaires : (1) eh, oui, il faut y penser, pour maintenant et le futur des robots... appliquer une taxe a la frontiere dont le calcul serait basé sur le taux d’emplois (en France) du produit.
            (2) appliquer un taux de tva different (inferieur) pour les produits employant beaucoup de salariés (au passage c’est ça la fiscalité écologique) puisque plus il y a de salariés, plus l’etat empoche de cotisations... sans oubliés la qualité de vie,.


          • L'enfoiré L’enfoiré 22 novembre 2018 10:50

            Même chose en Belgique dans un futur rapproché. 

            Cela doit être par contagion.

            Le système d’avant n’était pas beaucoup mieux.

            Si on n’épargne pas en parallèle, la réduction du niveau de vie et du pouvoir d’achat est drastique 


            • L'enfoiré L’enfoiré 22 novembre 2018 14:04

              @Victor,
               Vous avez posé la bonne question : "Combien y aura-t-il d’actifs pour financer les retraites ? Le ratio actuel est de 1,7 actif pour financer un retraité, il devrait passer à 1,5 en 2040.

              "

               Comment a-t-on pu imaginer que la solidarité intergénérationnelle allait pouvoir toujours fonctionner ?
               Comment a-t-on pu penser que ce soit la génération suivante qui devrait pouvoir payer la pension de retraite de leurs aînés ?
               Les situations de l’emploi changent avec les conjonctures parce que les époques changent de fonctionnalités et de besoins pour tourner et que l’argent n’a pas une valeur constante.
               Le premier pilier des pensions de retraites ne permettra jamais d’assurer un pouvoir d’achat.
               Il y a le 2ème et le 3ème qui le permettront et là au moins, on sait par cette voie quel montant, on touchera à la retraite.


            • Legestr glaz Legestr glaz 22 novembre 2018 15:24

              @L’enfoiré

              En 1955 il y avait, en France 2,3 millions d’agriculteurs qui fournissaient son alimentation aux Français. Si, à cette époque, quelqu’un avait dit : « on va supprimer 1,6 million de paysans, tout le monde aurait pensé qu’il serait impossible de nourrir toute la France.

              Aujourd’hui les agriculteurs, en France, sont, environ, 500.000. Alors que s’est-il passé ?

              Cela s’appelle les gains de productivité. Et qui »empoche" les gains de productivité dans les secteurs agricoles, industriels ou du tertiaire ? Il y a des intermédiaires et des actionnaires qui se régalent de ces gains de productivité. Après, on peut toujours dire qu’il n’y a pas assez de travailleurs actifs pour payer les retraites des plus anciens. Et les gains de productivité, on en parle ou pas ? 


            • zzz'z zzz’z 22 novembre 2018 16:10

              @Legestr glaz

              « les gains de productivité »

              L’insee est tout à fait au faite des gains de productivité, c’est comme cela que dans le panier de la ménagère un ordinateur qui valait 6000F, il y a 30 ans, coûte aujourd’hui 50€ ; Vos gains de productivité sont absorbés par la stagflation !


            • zzz'z zzz’z 22 novembre 2018 16:56

              @Legestr glaz

              « Aujourd’hui les agriculteurs, en France, sont, environ, 500.000. Alors que s’est-il passé ? »
              On importe 75 % de notre bouffe, car malgré les gains de productivité ou grâce ? Les produit français sont trop chers !


            • L'enfoiré L’enfoiré 22 novembre 2018 17:29

              @Legestr glaz,

               Je ne peux parler de la France mais de la Belgique et particulièrement de Bruxelles.
               Ce qui vient des paysans, je ne peux en parler tellement il y a d’intermédiaires avant d’arriver chez le Bruxellois.
               Les agriculteurs ont perdu beaucoup de terrain de notre côté. Les villages et les villes se touchent. Je me demande si vous vous rendez compte de la différence de densité moyenne des populations en France et en Belgique.
               En France : 113 par km2 et Belgique : 215 par km2.
               C’est dire qu’en France, il y a encore de la place pour l’agriculture.
               Les habitudes de consommation ont changé.
               Ce n’est plus vraiment les nourritures de premières nécessités qui sont chers, mais tout ce qui s’ajoute en parallèle. Les habitations, les besoins d’informations, les assurances, les taxes communales et fédérales, les taxes sur les taxes comme les accises et la TVA sur elles.
               Je ne vais pas jeter la pierre aux petits actionnaires, ils investissent dans leur avenir.
               Les gains de productivité augmentent puisqu’il y a les machines.


            • Xenozoid Xenozoid 22 novembre 2018 17:36

              @L’enfoiré

               Les gains de productivité augmentent puisqu’il y a les machines.c’est comme l’information


            • L'enfoiré L’enfoiré 22 novembre 2018 17:36

              Tout chaud dans les nouvelles :
              Le Parlement vote aujourd’hui la loi de Daniel Bacquelaine (MR) autorisant les travailleurs salariés à souscrire une assurance de groupe s’ils n’en ont pas ou si elle trop modeste auprès de leur employeur actuel. C’est ce qu’on appelle la Pension Libre Complémentaire pour Travailleurs Salariés (LCS), elle aussi sponsorisée fiscalement par l’Etat.

              http://www.lalibre.be/economie/conjoncture/combien-rapporteront-les-pensions-complementaires-pour-les-salaries-5bf68042cd70e3d2f6d71ecf


            • Legestr glaz Legestr glaz 22 novembre 2018 17:51

              @zzz’z

              Une télévision coûtait aussi un bras en 1960 ! Il faut comparer ce qui est comparable. 

              Si un employé, par le jeu des gains de productivité, en vaut aujourd’hui 10 de 1950, la question qu’il convient, quand même, de se poser est : à qui profite les gains de productivité ? 

              Il suffit juste de regarder les « gains » des actionnaires, par exemple, pour comprendre la supercherie. En d’autres mots : la répartition de la richesse produite est t-elle bonne ? 


            • zzz'z zzz’z 22 novembre 2018 19:25

              @Legestr glaz
              Comme cela avec 25 députés à l’assemblée, on doit faire le tour alors ?


            • Breton8329 Breton8329 22 novembre 2018 21:48

              @L’enfoiré Les machines ? Elles cotisent pour les retraites de qui, les machines ? Si on remplace des personnes par des machines, que ces machines produisent de la richesse, à qui revient cette richesse ? Lorsque tout le travail sera réalisé par des machines, par des robots, faudra t’il laisser crever l’humanité pendant que les propriétaires des machines, une poignée de personnes, vivront dans un luxe indécent ? Et si le reste de l’humanité crêve la bouche ouverte, qui va acheter les richesses produites par les machines ?


            • Legestr glaz Legestr glaz 22 novembre 2018 21:50

              @zzz’z

              Les députés, à l’assemblée nationale, ne servent pas à grand chose. Il faut arrêter de faire croire ça aux électeurs. La France appartient à un système supranational inscrit dans sa Constitution. La France accepte donc toute la législation bruxelloise, tous les règlements, toutes les directives, et l’ordo-libéralisme inscrit dans les traités européens. Les députés, en France, comme dans les autres pays, font de la figuration. Peut être que la vitesse sur les autoroutes peut faire débat à l’assemblée nationale, c’est ça le « niveau » de discussion de nos députés. Toutes les mesures économiques viennent de Bruxelles. 

              http://www.toupie.org/Dictionnaire/Supranational.htm


            • leypanou 25 novembre 2018 17:15

              @L’enfoiré
              Je me demande si vous vous rendez compte de la différence de densité moyenne des populations en France et en Belgique.
               En France : 113 par km2 et Belgique : 215 par km2
               

               : c’est normal, vous avez beaucoup de Marocains. Vous savez il y a des gens qui se reproduisent plus que d’autres.
              Combien y-a-t-il de Marocains ou assimilés parmi les « Belges » qui font du kick-boxing, MMA, pancrace, BJJ, etc, etc ? Pas beaucoup de Huysman, enfoiré, Tall, ou autre Elliott là-dedans.


            • HELIOS HELIOS 26 novembre 2018 21:51

              @Breton8329
               votre message de 21:48

              « Les machines ? elles cotisent pour les retraites de qui ?.. »

              Les machine, comme je le pretends dans un post plus haut, cotisent, grace aux intérêts servis pour les emprunts qu’on fait les agriculteurs, aux retraites des banques.

              Toute la richesse produite par ces machines sert a payer les banques donc les banques prelevent l’argent et la force des agriculteurs. Et, comme les interets ne sont pas payés en courgettes, l’argent qui revient aux banques file directement hors de la zone ou les prets ont étés fait, en général retourne aux sieges de ces mêmes banques.

              Il faut imperativement que les sangsues bancaires re-injectent les benefices localement et non pas dans des projets parisiens -au mieux- ou dans des opérations financieres a l’autre bout de la planete -au pire-.


            • Nicolas_M bibou1324 22 novembre 2018 11:10

              Avez vous déjà entendu parler de l’espérance de vie en bonne santé ? Vous pouvez repousser l’âge de la retraite à 80 ans si vous le voulez, la moitié des français sont dans l’incapacité physique de travailler après 62 ans... Donc au lieu de payer des retraites on payera des arrêts maladies. Ca ne créera pas plus de richesses et ne résoudra rien ...


              • Désintox Désintox 22 novembre 2018 20:43

                @bibou1324
                En effet. Le phénomène a déjà commencé.


              • Le Panda Le Panda 22 novembre 2018 11:19

                Bonjour

                A ne pas y prendre grade, les opérations de séduction ont commencé. Laissez les faits et les actions se dérouler de la sorte la perte n’est du côté du camp que l’on pense. Il ne suffit pas de crier avec de faux loups. Les anciens reviennent en veille à la charge. De Bayrou à Jupé etc. Tout comme Christine Lagarde qui couvre par son silence les escroqueries diverses de l’Etat le plus endetté du monde la France. Fermer les yeux en ouvrant bien grande la bouche M. Macron gobbe toutes les mouches dans un silence de séduction. Que chacun assume ses responsabilités. La qualité de l’article ne coupe en rien les réalités qui se réfutent. Bonne journée

                Le Panda


                • zzz'z zzz’z 22 novembre 2018 14:29

                  Les chômeurs, ils font partie des 1,7 actifs  ?

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