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Gene Tierney, injustement oubliée

 

Gene Tierney est née le 20 novembre 1920, à Brooklyn. Selon certaines sources, elle serait en réalité née le 19, mais une erreur de parution dans le New York Times l’aurait fait naître le 20 pour tous les encyclopédistes !

Issue d’une famille aisée, elle fait son éducation dans les meilleures écoles du Connecticut puis en Suisse, à Lausanne, où elle apprend le français.

En 1938, alors que Gene et sa maman visitent des studios de cinéma, le réalisateur Anatole Litvak lance cette phrase suivante à la jeune fille : « Mademoiselle, vous devriez faire du cinéma ! ».

Mais papa se montre intransigeant : « Ce n’est pas un endroit pour une jeune fille qui n’a pas encore donné son premier bal ! ».

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(Le ciel peut attendre)

Elle débute au cinéma sous les ordres de Fritz Lang dans « Le Retour de Frank James » (1940), un western avec Henry Fonda.

De suite elle enchaîne les films avec les plus grands réalisateurs (John Ford, Henry Hathaway).

Le 11 juillet 1941 elle épouse le couturier Oleg Cassini  : « Gene était éblouissante avec sa peau dorée, veloutée et des yeux légèrement turquoise. Elle produisait sur moi un effet magnétique, viscéral. »

En 1943 elle tourne le film qui va marquer un tournant dans sa carrière, « Le ciel peut attendre » (1943), d’Ernest Lubitsch.

Mais lors de ce le tournage, Gene découvre qu’elle est enceinte. Au premier mois de sa grossesse, elle contracte une rubéole, maladie dont on ignorait alors les graves conséquences.

Sa fille Daria, née le15 octobre 1943, restera sourde et presque aveugle, ainsi que mentalement retardée. En 1948 naîtra Cristina, dont la présence ne suffira pas à ressouder un couple qui finira par divorcer en 1952.

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Alors que sa vie privée connait des difficultés, le cinéma lui offre son plus grand rôle dans « Laura », le chef-d’oeuvre d’Otto Preminger.

Le célèbre producteur Darryl F. Zanuck dira d’elle qu’elle était « la plus belle femme de l’histoire du septième art ».

Quant à l’écrivain Paul Morand il dira  : « On entrait dans son regard comme dans un bain, et ses yeux avaient la couleur de l’eau où le nageur lit encore le fond à plus de cent brasses du rivage. »

 

Dans le magnifique « Péché mortel » (1945) de John M. Stahl, elle incarne une femme fatale d’une extrême jalousie.

On peut dire qu’avec « L’Aventure de madame Muir » (1946) de Joseph L. Mankiewicz, s’achève le cycle des très grands films tournés par cette actrice hors du commun

Elle continuera de tourner avec les plus grands réalisateurs dans des films moins célèbres jusqu’en 1964.

L’handicap de sa première fille a plongé Gene Tierney dans de nombreuses années de dépression et semble avoir causé son syndrome maniaco-dépressif.

Elle sera même hospitalisée à plusieurs reprises.

« J’ai circulé dans un monde qui avait existé : celui de Hollywood pendant la guerre et les années d’après guerre.

J’ai vécu dans un monde qui ne saurait être : la prison de l’esprit.

Si ce que m’ont enseigné ces expériences peut se résumer en une phrase, ceserait celle-ci : la vie n’est pas un film. »

 


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