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Accueil du site > Tribune Libre > Genre : on « con-verge » ou on « di-verge » ?

Genre : on « con-verge » ou on « di-verge » ?

Ça y est ! C'est reparti pour un tour ! Après le mariage pour tous en 2013, les « ABCD de l'égalité » ouvrent une nouvelle guerre civile en France avec la guerre du genre. Ces ateliers pour lutter contre les préjugés et stéréotypes filles-garçons à l'école, qui ont pour but "de corriger les inégalités entre les sexes dès le plus jeune âge" voudraient nous libérer à tout prix de ce que la nature nous a affublé en faisant de nous des êtres sexués. Dans cette affaire, la gauche "progressiste et libérale" est, comme toujours, à l'avant garde sur le chemin de l'émancipation de l'individu de toute tutelle et de tous ce que le marché considère comme des archaïsmes, qu'ils soient culturels ou sociaux.

L'ABCD DE L'EGALITE

"L’égalité entre les filles et les garçons est inscrite dans les programmes de l’éducation nationale [compétence 6 du deuxième palier pour la maîtrise du socle commun : « Respecter les autres, et notamment appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons. » (BO n°3 du 19 juin 2008, page 28)]. L’apprentissage de l’égalité entre les genres dès le plus jeune âge est une nécessité pour que les stéréotypes s’estompent et d’autres modèles de comportement se construisent." ( Introduction à la Page ressources documentaires du CNDP )

Après cette déclaration de principe on décline dans des fiches pédagogiques l'égalité garçon-fille érigée en principe dans tous les enseignements . En EPS par exemple : "Pour la répartition des rôles, les garçons pensent tous au départ qu’ils seront loup et les filles chaperons ! Mais des filles ont aussi envie d’être loup, il faut donc négocier !...Si le module comporte 12 à 15 séances, les deux rôles seront travaillés alternativement " ( lien)

« En EPS, les jeux traditionnels ne peuvent être utilisés de manière classique, où les plus faibles sont éliminés, c’est contraire à l’éthique de l’école !  » Il faut donc imaginer « des jeux où les perdants ne sont pas éliminés  » et « bannir la situation de domination/humiliation du « chef » d’équipe qui choisit ses co-équipiers ( les plus faibles, souvent des filles, étant choisis en dernier  ». Les enfants doivent être considérés comme des entités interchangeables sans singularité physique, et les caractéristiques individuelles doivent être abandonnées au profit d’un strict égalitarisme. « Ce jeu peut apparaître très agressif aux enfants timides, notamment aux filles qui n’ont pas l’habitude des confrontations, parce qu’il est mouvant..." ( lien ) Comme si les filles étaient automatiquement associées à des enfants timides et faibles.....

Alors que la famille tergiverse, l'école se doit d'éliminer tambour battant toute prédisposition à un avenir sexué, ancré dans une culture locale. Elle doit gommer les différences, aller vers l'universel, construire cet être neutre, fluide et mobile, sans entrave ni attache. Un être caméléon capable d'être masculin à la maison, féminin au travail, ou l'inverse suivant les circonstances et les obligations du marché et surtout qui ne doit plus rien devoir à la génération précédente, à cette famille patriarcale ou matriarcale en fonction des cultures d'origine de chacun. Si cette transmission inter-générationnelle dans le cadre familiale était pertinente dans une économie localisée paysanne ou artisanale elle est totalement inadaptée à une économie mondialisée animée par les seules lois universelles du marché.

Comme l'écrit Nabum dans l'article " l'agonie du genre" , à l'école, en traitant du genre des élèves, on ne s'occupe plus trop du genre des mots au singulier comme au pluriel, mots bien malmenés de l'école primaire à l'université et source ensuite de graves discriminations sur le marché du travail. Ne vaudrait-il pas mieux, au lieu d'imposer un regard totalement asexué du monde, s'attacher à aider les élèves, garçons ou filles, à surmonter leurs difficultés scolaires pour qu'ils puissent mieux affronter l'oppression et la violence d'un système social, par essence profondément inégalitaire ?

Précaire au féminin ou au masculin s'écrira malheureusement toujours de la même manière.

BAMBI : L'ETRE SUBLIME

L'évolution vers cet éternel adolescent unisexe et égotique a été très bien "incarné" par la star mondialisée qu'était Michael Jackson, dit " bambi". Il avait réussi à donner l'illusion que l'on pouvait être jeune et vieux, enfant et adulte, homme et femme, noir et blanc, ange et démon, pauvre puis ultra-riche. Avec ce déni de toutes limites moyennant quelques bricolages, charcutages ou injections, on trouve chez " bambi" tous les traits de cette époque narcissique, où règne en maîtresse absolue l'imposture et où le paraître défie en permanence notre être profond. Que l'on soit homme ou femme on peut certes être dirigeant(e) d'entreprise chez Yahoo ou mannequin chez Dior, trader ou tradeuse à Hong Kong ou danseur(se) au Moulin Rouge, caissier(e)aux Galeries Lafayette ou "picker" chez Amazon, infirmier ou éboueuse, on peut travailler la nuit comme le jour, la semaine comme le dimanche. Bref que l'on soit homme ou femme, on peut rêver d'un fabuleux destin pour, le plus souvent avoir le droit d'être exploité(e) au masculin comme au féminin. Libéré de tout stéréotype, dans cet injonction de "réussir" à tout prix sa vie quitte à perdre son identité profonde, l'être humain ne doit plus avoir aucun prétexte pour refuser une proposition, quelle qu'elle soit.

COMMENT L'EGALITE HOMMES-FEMMES PEUT AUSSI ETRE TRES INJUSTE

L'Assemblée nationale a largement adopté, mardi 28 janvier en première lecture, le projet de loi sur l'égalité femmes-hommes. « L'ambition de ce texte est d'engager notre pays sur un chemin sans retour, celui de l'égalité entre les femmes et les hommes sans laquelle il n'est pas de réelle liberté », a défendu la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Le texte a recueilli 359 voix pour et seulement 24 contre. 174 députés se sont abstenus, pour l'essentiel de l'UMP.

Sous couvert de s'attaquer à "l'inégale répartition des responsabilités parentales", le projet de loi propose notamment de réformer le congé parental afin d'inciter davantage de pères à choisir cette option, à partir de deux enfants, la durée du congé restera de trois ans, mais à condition - et c'est nouveau- que six mois soient pris par le second parent, sinon elle sera raccourcie à deux ans et demi. Ce sera malheureusement le cas pour toutes les familles où seul le père a un travail à temps complet stable mais pas assez rémunéré pour pouvoir se permettre de se mettre en congé alors que la mère ne dispose que d'un temps partiel ou d'un salaire inférieur . Ainsi cette "incitation" se traduira pour beaucoup de familles aux revenus modestes par une réduction des droits. Voici comment l'égalité hommes-femmes peut aussi se traduire dans les faits par une injustice sociale et le renforcement des activités sexuées.

Cet exemple est révélateur de comment la gauche libérale fait dans l'imposture et nourrit une désaffection de plus en plus forte de son électorat populaire qu'elle ne cesse de trahir.

Jusqu'à présent, la droite, encore otage d'un électorat fidèle aux valeurs des partis conservateurs, droite patrimoniale et chrétienne, des beaux quartiers et des terroirs, sous-traitent à la gauche les réformes sociétales. La gauche, avec son électorat populaire, était plus discrète sur les réformes économiques que lui dictent les experts libéraux des organismes supra-nationaux, elle compensait par l'adoption de mesures émancipatrices pour l'individu. Ainsi c'est dans l'alternance que les gouvernements successifs ont "libéré" l'économie de la tutelle de l’État et ont "émancipé" l'individu de toute autorité.Dans ce combat, pour "libérer"à la fois l'individu et le marché du travail de toute entrave la gauche "moderne" est aujourd'hui à l'avant-garde.

Cahin-caha, un pas du pied droit, un pas du pied gauche, dans un environnement international acquis à la mondialisation des échanges, les gouvernements successifs ont détricoté les lois sociales qui tenaient encore en laisse le capital sur le travail. On a feint d'adoucir ces sacrifices par plus de droits et de libertés donnés à l'individu dans la conduite de sa vie privée.

Mais, depuis quelques temps, ces petits pas de danse de la gauche et de la droite où l'on réussit à reculer en faisait croire que l'on avance, bref ce "moonwalk" cher à Michael Jackson ne trompe plus personne. Le compte n'y est pas, de plus en plus de citoyens, sans être d'horribles conservateurs ou de fervents partisans d'un ordre révolu, font actes de résistance et manifestent leur désapprobation sur cette "libération" qui ne profite qu'à ceux qui ont les moyens d'évoluer dans cet univers sans loi ni limite. Ils ne trouvent pas encore une organisation politique pour porter leur combat, tant, aujourd'hui, trop de leurs représentants sont séduits par l'éternel ardeur de ce marché sans cesse "relooké".

Pour le vaincre Il faudra aussi se convaincre que ce vieux système libéral atteint de jeunisme sévère, ne survit que grâce à toutes sortes d'artifices, de manipulations, d' injections, ou coups de scalpel.

Il est impérieux de se préparer à vivre après sa disparition définitive.

"Ce 25 juin 2009, lorsque les hommes de secours sont arrivés, ils ont cherché le corps de bambi, ne pouvant croire que le cadavre du vieil homme paraissant soixante-dix ans environ qu'ils avaient sous les yeux était le sien " (1)

_________________________

(1) L'évocation de Bambi s'inspire du chapitre 10 " Le symptôme de Bambi" du livre de Dany-Robert Dufour " Il était une fois le dernier homme "- Denoël

LA SCIENCE DU PARTAGE


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46 réactions à cet article    


  • Abou Antoun Abou Antoun 31 janvier 2014 09:51

    Après le mariage pour tous en 2013, les « ABCD de l’égalité » ouvrent une nouvelle guerre civile en France avec la guerre du genre.
    Bonjour,
    Rien de bien nouveau. Ce gouvernement étant en échec total sur les questions importantes, il fait une fois diversion en ’traitant’ un problème sociétal de façon polémique. Bref, au lieu de faire de la politique on fait du buzz.



    • Francis, agnotologue JL 31 janvier 2014 10:00

      Je suis entièrement d’accord avec cet article.

      Mais je voudrais dénoncer une imposture dans l’imposture, je veux parler de l’hypocrisie du néolibéralisme lequel on le sait, ne peut avancer que masqué et qui a réussi son tour de force : faire passer ses réformes sous l’étiquette de la gauche et tous les opposants sous celle de l’extrême droite.

      Tout à ce sujet est révélé involontairement ici par Karol qui écrit :’’Dans cette affaire, la gauche « progressiste et libérale » est, comme toujours, à l’avant garde sur le chemin de l’émancipation de l’individu de toute tutelle et de tout ce que le marché considère comme des archaïsmes, qu’ils soient culturels ou sociaux.’’

      Il n’y a pas de gauche progressiste et libérale, c’est un oxymore : la gauche et le marché ne sont pas à mettre dans le même sac.

      Gauche progressiste, ça ne veut rien dire : imagine-t-on une gauche qui ne le serait pas ? Sauf à vouloir conforter les acquis du CNR, on ne voit pas en quoi ni où la gauche d’aujourd’hui, dans le contexte de ruine de la planète et de ruine des pauvres qui y vivent, pourrait être progressiste. Les progressistes aux manettes ne font qu’accélérer ce processus mortifère.

      Libérale, la gauche ? La seule gauche libérale que je connaisse, c’est celle des DSK & Co : l’association des idiots utiles et des salopards.


      • Karol Karol 31 janvier 2014 10:07

        D’accord JL , « gauche libérale » est bien un oxymore, j’ai oublié les guillemets. 


      • Francis, agnotologue JL 31 janvier 2014 11:05

        Je soutiens que ces gens qui se prétendent la gauche libérale, ont ouvert avec le mariage gay et la théorie du genre, une boîte de Pandore dont nul ne peut évaluer les effets à venir, mais qui vont dans le même sens que tout ce qu’on observe dans ce sens : la destruction de la famille et la destruction des États nations et qui nous mène inexorablement vers un monde qui tiendrait à la fois du moins meilleur et du plus pire des mondes, celui d’Huxley et celui d’Orwell, sans que je puisse dire lequel est lequel.


      • nemotyrannus nemotyrannus 31 janvier 2014 10:04

        - Quand ça fait du buzz , on dit que c’est pour détourner l’attention avec des sujets pas importants et totalement superficiels , ne touchant pas les français.


        -Quand on le fait passer sans rien dire on a les manifs pour tous qui déboulent en prétextant que c’est la Nature elle même qui est chamboulée.

        C’est beau.



        • Kookaburra Kookaburra 31 janvier 2014 10:50

          Bonjour Karol. Tout à fait d’accord avec vous. La théorie du genre ou « gender studies » se base sur une dissociation du sexe biologique de l’individu et son orientation sexuelle. Selon cette théorie, l’hétérosexualité n’est pas toujours innée mais imposée par l’éducation et par la société dans laquelle on grandit. Développée dans les années 70 par la sociologue américaine Judith Butler, une lesbienne militante, la théorie est une défense de l’homosexualité, à l’époque considérée comme une perversion. Depuis, la théorie ne cesse de provoquer des débats et des disputes dans le monde entier.

          Dans l’actuelle « lutte contre l’homophobie », le gouvernement avait proposer d’introduire le sujet à l’école des la maternelle. Des éditeurs comme Bordas ont fourni des livres comme « Mon papa porte une jupe ». A présent, le gouvernement nie vouloir suivre ce projet, mais seulement promouvoir l’égalité homme/femme. Les nombreux opposants protestent contre l’enseignement sur la sexualité avant l’adolescence, arguant que les enfants pré-pubertaires ne s’y intéressent pas et que le sujet n’a pas sa place à l’école. Ils trouvent que le discours confond l’égalité et parité - hommes et femmes sont égaux mais pas pareils : ils sont différents. Différents non seulement biologiquement mais aussi psychiquement.


          • claude-michel claude-michel 31 janvier 2014 11:16

            Hollande et son gouvernement sont de quel genre.. ?
            Masculin et féminin..+ quelques homos du genre masculin/masculin..ou féminin/féminin...(j’ignore si dans le lot il y a des zoophiles)..des pédophiles se sont glissés dans le lot (destination le Maroc de Belkacem)...connus de tous les médias mais....chutttttttttt faut pas le dire comme pour les donzelles du tout-mou...Y a eu DSK d’un genre partouzeur convulsif..(sa femme peut en témoigné)..bref le PS est du genre sexe avant tout.. !


            • alinea Alinea 31 janvier 2014 11:36

              Quand on pose une mauvaise question de la mauvaise manière, on fait forcément une mauvaise réponse !
              De quelle égalité s’agit-il ? Être uniformes et interchangeables pour l’exploiteur ?
              On remarquera qu’on ne laisse aucune porte entrouverte pour laisser l’être libre de devenir lui-même ! Si on attend trop, ce sera irrémédiable.
              Comme il faut quand même faire marcher le commerce, va-t-on maquiller les petits garçons ? Leur mettre des slips sexy ? Ou bien va-t-on obliger les filles à faire de la moto trial ou aller à la chasse ?
              C’est irrespirable, l’absurde explosera-t-il un jour ?
              Cette manière de se mêler de tout, c’est de la pure oppression...
              Ça me fait penser, tiens, à la censure sur Internet ; mêmes les petits ministres s’y mettent pour proposer des lois liberticides ( il y a une pétition à signer d’ailleurs... !!)


              • Karol Karol 31 janvier 2014 16:17

                Bonjour Alinéa,

                L’imposture est de présenter ces réformes comme « progressistes » alors qu’il s’agit que de régression et d’atteinte aux libertés élémentaires.


              • Corinne Colas Corinne Colas 31 janvier 2014 16:26

                « Ou bien va-t-on obliger les filles à faire de la moto trial ? » smiley smiley


                Ne pouvant me déplacer tout le temps à cheval , dès mes 18 ans sonnés, je passais mon permis moto (directement le A3 : le gros quand bien même, mes pieds ne touchaient pas par terre -autre époque, autres motos... hé bon oui je suis minus) et il m’a fallu défier quelques machos, moi qui n’avait jamais fait joujou avec une mobylette. 

                Si je me rappelle mes années de maternelle, les photos me montrent en train de bercer un poupon dans les bras au lieu de faire broum broum avec un camion. Au fil des ans, dans mes cadeaux de Noël, il y avait aussi des dinettes, des poupées... j’en étais autant heureuse. Comme quoi, je n’ai pas été traumatisée ! 

                Et mince, j’ai aussi l’instinc maternel puissance 10 et j’adore cuisiner. Pire préférant le naturel, je déconseille les couches culottes jetables et le biberon. Comme quoi encore, il ne faut pas se fier aux stéréotypes inverses !

                Bravo à l’auteur pour ce billet...

                Ca n’interpelle personne mais pour le gouvernement, l’égalité entre les garçons et les filles consiste à apprendre aux enfants à intervertir leurs jouets… Pourtant lorsque notre ministre de l’égalitarisme se plaint de l’inégalité des salaires, on a envie de lui rappeler que c’est son boulot et non celui des petits garçons à la crèche lavant un baigneur. 

                Quant à « l’inégale répartition des responsabilités parentales », une intrusion dans le couple, en effet c’est une belle fumisterie, c’est du même acabit que le travail de nuit des femmes, réintroduit sous prétexte d’égalité. Outre l’injonction économique, la santé est bafouée. Ici malheureusement le cancer du sein est contre l’égalité de genre : « Une augmentation de 30 % favorable au développement de la maladie a été constatée chez les femmes travaillant la nuit ».

                De toute façon, la seule égalité qui vaille, c’est quant tout le monde peut avoir un toit et nourrir sa famille, le reste vient tout seul ensuite ! Notre système ne pouvant l’assurer, c’est normal qu’il nous balade...


              • Karol Karol 31 janvier 2014 16:50

                Bien vu.
                Je ne fais pas de la moto mais je fais la cuisine tous les jours pour toute ma famille. Est-ce que je dois le déclarer pour avoir un bon point. ( j’aimerais mieux une petite défiscalisation.)


              • Corinne Colas Corinne Colas 31 janvier 2014 17:21

                En effet, c’est du genre permis à points permettant de distinguer les bons des mauvais, le problème c’est qu’ils appellent ça « progrès » !

                On n’a pas fini d’être rééduqué...


              • Dany romantique 31 janvier 2014 11:45

                Nous sommes effectivement dans la religion du « progrès » de type libéral-libertaire, partie en 1968 des Etats Unis pour développer la société de consommation par l’aliénation et l’exploitation . Les orientations sociétales présentées en terme de progrès se sont substituées aux idéologies issues de la guerre froide et on a fermé le ban. La théorie économique n’est plus d’actualité, c’est obsolète.

                Le « marché » mondialisé a gagné la partie dès la naissance de l’U.E. par une banalisation et une standardisation du travail et de l’économie capitaliste. 
                Les syndicats gèrent loyalement les plans sociaux car ils n’ont pas la main sauf dans le secteur public. 
                Tony Blair disait devant l’assemblée nationale en France : « l’économie n’est ni de gauche, ni de droite ». Et toute l’assemblée l’a applaudi. Par la mondialisation on a mis en concurrence directe les pauvres des pays riches avec les travailleurs-esclaves de pays pauvres. Le MEDEF en demandera toujours plus, le rapport du coût de production est vingt fois moins cher dans le tiers monde. Arrange toi avec ça. Plus de droits de douane avec l’OMC, c’est mal, frileux. Plus de Banque de France, c’est mal, frileux.
                On occupera le champ « politique » par des questions que personne ne se posait il y a 10 ans. Le mariage « gay » pour tous, la théorie du « genre. Le genre étant sémantiquement jugé discriminatoire...
                Le langage est devenu suspect, balisé, on ne dit plus ceci ou cela sauf à tomber »sous le coup« de la loi (Gayssaut, Taubira).
                Les officines victimaires occupent les plateaux télé pour la redondance de la religion du progrés, contre »toute discrimination« la différence est un mot jugé tabou, réactionnaire. 
                Avec ce phénomène on occupe l’esprit des »braves gens« à disserter sur des notions substitutions qui ne remettent pas en cause la loi du marché capitaliste qui phagocyte les profits et les rentes au détriment du progrès social.
                Le progrès social faut oublier. Ca c’était hier. Ne touche pas à l’économie.
                Occupe toi de la façon qui était rétrograde (sans que tu le saches !) d’élever des enfants ou de faire un couple homme/femme. C’était rétrograde, archaïque. 
                La lutte contre la discrimination sociale (l’exploitation) a cédé le pas à la lutte contre »toutes les discriminations« . Lesquelles ne remettent pas en cause loi du profit.
                Pourtant en France, comme en Europe, au niveau des droits juridiques, la femme est devenue l’égale de l’homme et ce depuis longtemps et c’est normal.
                Mais ça ne fait rien, on va créer quand même un Ministère du »droit des femmes« alloué à madame Nagaud Bel Kacem pour »phosporer" sur quelques entraves qui arrivent toujours à se glisser dans la vie courante. Alors qu’il existe des tribunaux pour cela pour faire appliquer le droit (les droits de chacun).
                C’est un délire imaginaire que l’on nous sert, qui occupe donc les esprits afin d’empêcher les gens de réfléchir sur le sens de la gouvernance et de remettre en cause la sacro-sainte loi du marché. 
                  

                • Buddha Marcel. 31 janvier 2014 13:15

                  je me permets de remettre votre conclusion si pertinente à mes yeux.

                  C’est un délire imaginaire que l’on nous sert, qui occupe donc les esprits afin d’empêcher les gens de réfléchir sur le sens de la gouvernance et de remettre en cause la sacro-sainte loi du marché.


                • Abou Antoun Abou Antoun 31 janvier 2014 13:46

                  Tout cela est tout à fait bien résumé. Un romantique aux yeux grands ouverts, donc, que notre Dany.


                • Abou Antoun Abou Antoun 31 janvier 2014 14:01

                  Madame Vallaud-Belkacem est jolie et parfaitement stupide. L’un n’implique évidemment pas l’autre.
                  Ce qui sort de sa tête c’est un vrai désastre (individualisation de l’I.R., congé parental). On lui fait avaler des couleuvres en tant que porte-parole et elle les gobe (affaire Trierweiler)
                  On l’envoie au casse-pipe sur des sujets dangereux (restreindre la liberté du web) et elle y court évoquant la possibilité de transformer tous les FAI en ’collabos’.
                  N-V-B c’est vraiment l’idiote utile du gouvernement Hollande.


                • Karol Karol 31 janvier 2014 16:20

                  Merci pour cet ajout. Je suis totalement d’accord avec vous.


                • Pere Plexe Pere Plexe 31 janvier 2014 20:29

                  La lutte contre la discrimination sociale (l’exploitation) a cédé le pas à la lutte contre ....
                  Là ou vous voyez une opposition je ne vois qu’une complémentarité.D’ailleurs ceux qui s’oppose à l’un sont souvent ceux ceux qui s’oppose aussi à l’autre.(idem pour le soutien).
                  Pourtant en France, comme en Europe, au niveau des droits juridiques, la femme est devenue l’égale de l’homme et ce depuis longtemps
                  Longtemps.. ?elles ont eu le droit de vote en 1945,le droit à l’ivg en 1975 (régulièrement remit en cause).Et le viol dans le cadre du mariage n’est reconnu que depuis 1999.
                  Mais là n’est pas le plus important.Il ne suffit pas qu’une loi existe il faut la volonté de la faire appliquer.


                • Pere Plexe Pere Plexe 1er février 2014 09:58

                  Merci Pas triote de confirmer aussi brillamment que ceux qui sont contre le progrès social sont également contre l’évolution sociétale... 


                • robin 31 janvier 2014 11:47

                  L’Etat et les médias à sa botte ose tout dans cette affaire de genre puisqu’ils en sont à nier carrément la théorie du genre dont pourtant les mêmes nous bassinent à longueur d’interview, d’articles, de livres, de directives etc. depuis des années.....on atteint le paroxysme infernal dans la négation du réel.

                  Le fait même qu’ils osent pareille forfaiture démontre à quel point de zombification sont réduit les gens qu’on pourra très bientôt directement esclavagiser sans qu’ils bougent le petit doigt.


                  • Abou Antoun Abou Antoun 31 janvier 2014 14:18

                    .on atteint le paroxysme infernal dans la négation du réel
                    Théorie du genre : négation du réel.
                    Négation de l’existence de cette théorie : Seconde négation du réel.


                  • ahtupic ahtupic 31 janvier 2014 13:05

                    Avec la théorie du genre, la classe politique UMPS, pedéraste et pédophile, obsédée sexuelle, amateur d’esclaves sexuels masculin ou féminin, vient de mobiliser tous les islamistes , les cathos intégristes afin de faire passer ses idées parfaitement DEGUEULASSES. Moi qui ne suis ni croyant, ni obsédé, je rejette cette théorie de manipulation de l’être humain. Donc je vais être obligé d’aller manifester aux côtés des intégristes. Bien joué de la part des salopards qui nous gouvernent.


                    • Pere Plexe Pere Plexe 31 janvier 2014 20:36

                      ...et pourquoi n’évoquez vous pas les cas avérés d’anthropophagie de ces monstres ?
                      Votre critique lucide éclairée et surtout pondérée y perd en crédibilité !


                    • ahtupic ahtupic 31 janvier 2014 22:09

                      Parce que je ne parle pas aux cons, ca les instruit. Je suppose que vous resterez perplexe.


                    • Pere Plexe Pere Plexe 1er février 2014 10:09

                      Puisque Audiard est évoqué,voici une autre de ces citations :

                      « Quand on est cintré comme toi, on porte un écriteau, on prévient. »


                    • philoxera philoxera 31 janvier 2014 13:58

                      Etonnant que des « études sur le genre » se soient transformées en « théorie du genre »


                      • Pere Plexe Pere Plexe 31 janvier 2014 17:59

                        Et que l’ABCD de l’égalité se soit transformer en théorie du genre...

                        Transmettre des valeurs d’égalité et de respect entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, est forcement très mal.Et n’est pas la mission de l’école de la république. Enfin c’est ce que dit Farida Belghoul...


                      • Pale Rider Pale Rider 31 janvier 2014 15:26

                        C’est ce pouvoir et lui seul qui attise la soupçonnite aiguë dont il est la cible. Il le payera cher. Même en supposant que l’ABCD de Peillon ne comporte que des choses louables (ce qui reste à voir), je suis persuadé, à cause des autres joyeusetés que ce gouvernement nous prépare, et des idéologues LGBT dont il est l’otage con-sentant, que cet ABCD est un cheval de Troie.


                        • Pere Plexe Pere Plexe 31 janvier 2014 17:53

                          ...et ceux qui y verraient la main de Civitas et ses relais sont de pauvres conspirationnistes égarés.


                        • eric 1er février 2014 09:55

                          A pere plexe, évidemment ! Croire a la rumeur diffusée par le ministère, qui voudrait nous faire croire que « des populations un peu arriérées, fragiles, aux valeurs traditionnelles un peu obscurantistes, essentiellement tzigane, turque et magrébines (académie de strasbourg) » seraient manipulées pars « des bourgeois d’extrême droite catholiques intégristes racistes petits blancs », cela reviendrait a dire que les seconds sont beaucoup plus proches des premiers que par exemple, les associations antiracistes et autre supplétif du PS.
                          Un des problèmes de la rumeur, c’est qu’il faut qu’elle s’appuie sur au moins des apparences de vraisemblance pour être efficace....


                        • Pere Plexe Pere Plexe 1er février 2014 10:41

                          En fait l’efficacité de la rumeur réside dans sa faculté à conforter des personnes dans leur croyances.C’est le même mécanisme que dans les sectes et les religions.


                        • eric 1er février 2014 14:07

                          Je suis d’accord, une bonne partie des rumeurs grossières diffusée par le Ministère de l’éducation nationale, sont destinées a son public de « croyants » du reste, ils reprennent tous en chœur (notamment le "complot fasciste d’extrême droite catholique manipulant des turques maghrébins et tziganes....).
                          Mais une partie s’adresse aussi aux autres : menace a peine déguisées d’amende si les enfants sèchent, évocation qu’il y a déscolarisation la ou en réalité il y a gréve citoyenne, convocation des parents, affirmation que l’école maternelle est obligatoire, mensonge sur la théorie du genre. Dans les systèmes totalitaires, la rumeur vise a conforter les fidèles, mais aussi a faire peur aux autres...


                        • Pere Plexe Pere Plexe 31 janvier 2014 17:47

                          Il est clair que l’égalité homme femme ne doit en rien être un objectif.

                          Pour commencer il faudrait s’interroger sur le bien fondé d’ouvrir ces colonnes aux élucubrations d’une femelle qui reconnait implicitement qu’elle ne sera jamais à la hauteur des hommes.


                          • Pere Plexe Pere Plexe 1er février 2014 10:20

                            Donc les jeunesses Hitlériennes enseignaient la théorie du genre pour avoir des bataillons de pédés.. ?

                            C’est bien ça ? 


                          • Richard Schneider Richard Schneider 31 janvier 2014 18:30

                            D’accord avec vous, Karol. 

                            Peillon et N.Belkacem vont rendre les enseignants et les parents d’élèves complètement fous !
                            Certes, tant que l’on s’occupe du sexe des anges, on peut allègrement enfoncer ce pays dans la mouïse la plus noire. Mais, prendre des enfants de la maternelle comme cobayes des élucubrations, portées par des « intellectuels » US, cela dépasse l’entendement.
                            Savez-vous qu’en Allemagne, une député(e) « verte » a demandé très officiellement de changer le genre du mot Dieu (Gott) ? À l’avenir faudra-t-il dire das (neutre) Herrgott, au lieu de der (masculin) Herrgott ?
                            Il ne s’agit pas d’ignorer les travaux de de Beauvoir, Foucault, Lacan ou Butler, entre autres. Mais pas avant la Terminale !
                            Quoiqu’il en soit le rôle de l’École républicaine n’est pas d’endoctriner, mais de développer - à côté de l’indispensable savoir - le discernement.


                            • Dwaabala Dwaabala 31 janvier 2014 20:26

                              Il est étonnant de constater combien la volonté de l’égalisation des genres conduit à porter un oeil aussi attentif au départ sur les différences naturelles. C’est une forme d’obsession sexuelle.
                              En tout merci à l’auteur(e) de cet article réfléchi.


                              • Marais 31 janvier 2014 21:06

                                Étrangement, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ce discours de la gauche : il faut enlever à l’Homme tous ses déterminismes sociaux, historiques, économiques, pour en faire un Homme nouveau, ce afin d’assurer un avenir radieux.

                                Cela a été tenté avec la Révolution française et l’URSS.
                                Hier, il fallait déchristianiser la France afin d’en finir avec la monarchie.
                                Aujourd’hui, il faut assurer l’indifférenciation entre les sexes afin d’en finir avec l’inégalité hommes-femmes.
                                C’est mieux que d’en finir avec l’inégalité riches-pauvres, n’est-ce pas...

                                • ahtupic ahtupic 31 janvier 2014 22:31

                                  D’ailleurs pour respecter l’égalité homme-femme, je propose que l’on coupe les couilles à tous ces politicards. Et je ne vois pas pourquoi ils protesteraient contre cette mise à niveau avec les femmes.


                                • ahtupic ahtupic 31 janvier 2014 22:35

                                  j’oubliais : et qu’on les gave d’hormones pour leur faire pousser des nichons.


                                • Pere Plexe Pere Plexe 1er février 2014 10:31

                                  Merci de citer un auteur Trotskiste qui s’est engager contre les franquistes...Si en plus de le citer vous pouviez le comprendre !


                                • eric 2 février 2014 10:26

                                  Enfin, la Faculté commence a sortir de son silence et a nous donner des éléments d’évaluation scientifique de cette « théorie qui n’en est pas une mais quand même » et qu’on veut imposer a nos gosses.

                                  Citation extraite d’un entretien de Boris Cyrulnik, neurospychiatre et éthologue :

                                  "Les partisans de la théorie du genre considèrent qu’on éduque distinctement les filles des garçons pour perpétuer la domination masculine. Les croyez-vous ?

                                  Je ne crois pas du tout à la suprématie des garçons, bien au contraire. Vers 17 mois, les filles disposent de cinquante mots, de règles de grammaire et d’un début de double ré-articulation, par exemple être capable de dire « ré-embarquons », au lieu de « on va encore une fois dans cette barque ». Avec quatre phonèmes, les filles expriment un discours. Les garçons obtiennent cette performance six mois plus tard ! 75 % des garçons commettent de petites transgressions (chiper un biscuit, pincer un bras, etc.), contre 25 % des filles. Alors ces filles, plus dociles, parlant aisément, sont bien mieux entourées. Il est plus aisé d’élever une fille qu’un garçon. D’ailleurs, en consultation de pédopsychiatrie, il n’y a que des petits garçons, dont le développement est bien plus difficile. Certains scientifiques expliquent ce décalage par la biologie. La combinaison de chromosomes XX serait plus stable, parce qu’une altération sur un X pourra être compensée par l’autre X. La combinaison XY serait, elle, en difficulté évolutive. Ajoutons à cela le rôle majeur de la testostérone, l’hormone de la hardiesse et du mouvement, et non de l’agressivité, comme on le croit souvent. À l’école, les garçons ont envie de grimper aux murs, ils bougent, ils souffrent d’être immobilisés. Or notre société ne valorise plus la force et le courage physique, mais l’excellence des résultats scolaires. Elle valorise la docilité des filles.

                                  Pourquoi n’avoir rien dit dans cette querelle autour de la théorie du genre ?

                                  Je pense que le « genre » est une idéologie. Cette haine de la différence est celle des pervers, qui ne la supportent pas. Freud disait que le pervers est celui qu’indisposait l’absence de pénis chez sa mère. On y est."

                                  On voit qu’il y a urgence a ce que les service sociaux enquêtent sur le sort des enfants des sectateurs de ce truc pour évaluer les dégâts éducatifs possibles. La Miviludes devrait aussi être alertée. Des enfants sont en danger.

                                  http://www.derives-sectes.gouv.fr/quest-ce-quune-d%C3%A9rive-sectaire/comment-la-d%C3%A9tecter

                                  Embrigadement des enfants, discours hostiles a la société telle qu’elle est, infiltration des pouvoirs etc...



                                  • alinea Alinea 5 février 2014 14:45

                                    Karol :
                                    excusez mon intrusion, tardive, et qui n’a rien à voir avec votre article !!
                                    Recevez-vous les annonces de quilombo ?
                                    Sinon, ce soir à 19h45, il y a un débat ( conférence ? pardon, je n’ai pas le texte sous les yeux !) avec Anselm Jappe.
                                    Il ne faut pas le louper !!
                                    Amicalement, Alinea


                                    • Karol Karol 5 février 2014 17:40

                                      Merci pour l’info.
                                      Mais ce soir je ne suis malheureusement pas disponible.
                                      Bien amicalement.


                                    • Karol Karol 5 février 2014 17:49

                                      Je viens d’aller sur le site de Quilombo. Dans le bouquin « La civilisation et le travail » de William Morris avec une introduction d’Anselm JAPPE, il y a en postface un petit texte que j’avais publié sur AV :« Mondialisation : un étrange commerce triangulaire »
                                      Je suis vraiment déçu de ne pas pouvoir y aller ce soir.


                                      • alinea Alinea 5 février 2014 19:55

                                        J’ai lu cette info trop tard, ou plutôt elle m’a été délivrée trop tard !
                                        Tant pis !!! Je suis en train de lire le bouquin de Robert Kurtz : c’est d’une clarté ! lumineux ; j’aime les esprits synthétiques.. ; je verrai si je peux en faire quelque chose ;
                                        bonne soirée

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