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Géopolitique des pays de l’Europe du Sud : II -Nouvelles Réalités

 

Face au contexte géopolitique décrit dans le volet précédent de cet article, quelle posture les pays du Sud doivent-ils adopter pour affronter les défis du monde à venir ?

Passons en revue les enjeux de l'Europe de Sud avec les principaux acteurs de la scène géopolitique mondiale.

Les USA sont et resteront des partenaires économiques importants pour l’ensemble de l’Europe et des pays du Sud avec lesquels ils partagent un certain nombre de valeurs démocratiques comme la liberté de penser, la liberté d’expression et la liberté de vote.

Tout en s’affranchissant fermement de la tutelle militaire et de la subordination politique pesante et omniprésente des USA sur la politique menée par les institutions européennes (par exemple , avec l' emprise de l'OTAN, dans le cas du nouveau projet de gazoduc russo-allemand, de la taxation des géants de l’internet et des multinationales, des transactions financières et de la protection des données privées), il convient de préserver les liens intéressés mais aussi amicaux, qui existent avec ce pays qui restera, en tout état de cause, une puissance incontournable au niveau mondial.

A cet égard, les propositions déjà présentées dans le cadre de l’article sur l’Union Latine, me paraissent particulièrement pertinentes comme la nécessité de séparer d’une part, l’Europe du Nord et de l’Est, ‘’Otanisée’’, vassalisée et totalement ouverte, confinée au rôle d'un grand marché des marchandises, des biens et des services à la mode anglo-saxonne, telle que les USA l’ont imposé à l’ensemble du continent, et d’autre part, l’Europe Latine, érigée en puissance politique, économique et militaire, autonome, solidaire et indépendante, où la liberté de circulation des hommes et la liberté d’établissement seraient réservées aux citoyens de l’Union Latine.

Il est fondamental que Les pays du Sud de l’Europe puissent mener, en toute indépendance, une politique totalement adaptée à leurs besoins et à leurs intérêts, tant vis-à-vis de la Chine que de la Russie ou que de leurs autres partenaires, sans avoir à subir la tutelle de quelque pays que ce soit.

S’affranchir de l’ omniprésence américaine n’aurait guère de sens si les pays du Sud de l’Europe devaient tomber sous la dépendance de la Chine qui, d’ici quelques années, ravira, sans nul doute, la suprématie mondiale aux USA.

 Il est donc primordial, afin d’assurer notre indépendance économique, de reprendre le contrôle de toutes les activités industrielles et de service à caractère névralgique que nous avons imprudemment cédé à la Chine et de rapatrier dans nos pays les usines et labos fabriquant des marchandises, biens et médicaments vitaux pour nos populations que nous avons laissé délocaliser par des entreprises avides, uniquement préoccupées par le souci d’accroître leurs profits, en sous-traitant leur production dans des usines chinoises exploitant une main d’œuvre sous-payée .

 Vis-à-vis de la Russie, les pays du Sud de l’Europe doivent rétablir une politique équilibrée et s’affranchir de la posture hostile voulue par les USA et les pays de l’Est afin de rassurer ce pays, en vérité beaucoup plus fragile que l’image qu’il projette à l’extérieur, compte tenu de sa décroissance démographique accélérée, de sa faiblesse économique, de l’immensité démesurée de son territoire et de son voisinage composé de colosses comme la Chine et l’Inde ou de pays fondamentalistes comme la Turquie ou l’Iran, tentés de soutenir les mouvements séparatistes et terroristes qui menacent les flancs caucasiens et sud-sibériens de cet immense empire.

Il est temps de réaliser que nos intérêts sont bien souvent convergents avec nos voisins Russes puisque nous sommes pour eux des clients vitaux pour écouler leurs matières premières et leur gaz, que nous disposons de la puissance économique qui leur fait défaut et que l’exploitation conjointe de l’immense orient sibérien pourrait représenter un potentiel de croissance et de prospérité partagées, comparable à ce que l’expansion vers les territoires de l’Ouest a signifié pour les USA.

Il s'en suit que, depuis l'effondrement de l'URSS totalitaire, militairement, il n’y a aucune raison objective pour que nous puissions sérieusement craindre la Russie avec qui nous partageons des atouts économiques complémentaires et des défis communs tant au niveau du terrorisme que des dangers qui règnent sur nos flancs sud en Méditerranée ou au Proche-Orient.

La Russie n’a pas les moyens et n’a surtout aucun intérêt à mener une politique agressive à notre égard et les liens culturels, historiques et civilisationnels ainsi que nos racines communes chrétiennes sont autant de facteurs propices à la conduite d’une politique mutuelle de coopération, empreinte d’amitié et de compréhension, dans le plein respect de l’indépendance de chaque partie.

Nos pays du Sud de l’Europe ont donc tout intérêt à changer l’ambiance, empreinte de méfiance et de phantasmes, alimentée par des sanctions répétitives et inefficaces, qui règne actuellement avec la Russie. C’est d’ailleurs, objectivement, la meilleure façon de faire progressivement évoluer dans la douceur le régime russe vers davantage de démocratie, les conseils d’amis ayant, par définition, beaucoup plus de chance de réussir que les reproches formulés par des pays voisins, perçus comme des ennemis.

 

Par contre,la Turquie représente, ne nous cachons pas la réalité, la menace la plus importante et la plus immédiate pour nos pays, sur le plan militaire et civilisationnel, tant sur le plan méditerranéen et moyen-oriental qu’ à l’intérieur même de nos pays où elle utilise des instruments et organisations confessionnels pour créer, partout où elle le peut, des noyaux et relais politiques contraires à la pérennité de nos démocraties.

La volonté de ses dirigeants actuels, tous issus de la mouvance des Frères musulmans, est de poursuivre un projet grandiose visant à conquérir une partie de la Syrie et de l’Irak, à placer la Turquie à la tête du monde musulman sunnite et à construire une puissance militaire démesurée pour prendre le contrôle du Moyen Orient, de la Méditerranée orientale et du Sud et étendre sa sphère d’influence en Afrique, en Asie et partout en Europe.

Si cette politique expansionniste continue, il est clair que tôt ou tard, nos pays ne pourront pas éviter une confrontation violente et frontale avec cet état qui évolue rapidement vers une dictature militaro-confessionnelle.

Pour barrer la route à cette menace, le rétablissement de liens amicaux avec la Russie, qui est et sera, comme nous, de plus en plus agressée par la politique de puissance menée par la Turquie et les Frères musulmans, se révélera précieux, d’autant que, sur ce front, nous ne pourrons certainement pas compter sur un quelconque appui américain.

Nous devons donc mener une politique ferme et résolue vis-à-vis de la Turquie et éviter de nous engager dans un processus de concessions répétées qui ne peuvent qu'aboutir - comme à l’époque, lors du processus de Munich mené avec l’Allemagne Hitlérienne - à un conflit militaire redoutable.

Aussi, nos pays du Sud de l’Europe doivent-ils se montrer particulièrement méfiants face aux tentations allemandes, basées sur des affinités historiques somme toute récentes, de nous imposer une politique de reculs successifs devant les exigences démesurées d’Ankara et nous devons nous tenir, sans aucune faiblesse ni compromis, aux côtés de nos amis grecs et chypriotes pour résister aux velléités de conquête turques.

Là encore, les propositions présentées dans le cadre de l’article sur l’Union Latine, notamment sur le plan militaire, prennent tout leur sens.

Vis-à-vis de l’Afrique du Nord et de l’Afrique sub-saharienne, nous devons éviter deux dangers essentiels.

La submersion migratoire qui nous menace afin de préserver nos valeurs démocratiques, nos cultures, nos modes de vie ainsi que nos emplois et nos systèmes d’aide sociale et de santé.

 Notre prospérité, d’ailleurs relative, pourrait, en effet, être totalement remise en cause par la masse potentielle d’émigrants qui, poussés par la démographie galopante et la pauvreté qu’elle engendre dans leurs pays, cherche déjà et cherchera encore plus demain à venir s’installer dans nos contrées, perçues comme un Eden pouvant mettre fin à leur état de misère.

 

Seuls de doux rêveurs peuvent imaginer que nos pays, déjà incapables de résoudre les graves problèmes de pauvreté et de misère affectant leurs populations autochtones, pourraient, en outre, accueillir sans difficulté des millions d’émigrés économiques, baptisés commodément du terme magique de ‘’réfugiés’’.

Nos pays européens ne disposent malheureusement pas d’une recette ni d’une baguette magique pour soulager la misère de tous les malheureux qui peuplent cette terre comme le reconnut naguère, au grand dam de ses camarades de parti, l'éminent socialiste, Michel Rocard.

Le seul effet d’une immigration de masse dans nos pays serait de généraliser la pauvreté, de ruiner nos économies et nos cultures, de saper nos valeurs et systèmes démocratiques, de déclencher des conflits intercommunautaires et de promouvoir l’insécurité, le chômage, et le terrorisme sans régler ni faire avancer en quoi que ce soit le problème global de la pauvreté ou du manque de démocratie dans le monde.

 Il est d'autant plus consternant et préoccupant de constater que de plus en plus de nos concitoyens, confondant le souhaitable avec le possible, et aveuglés par leur doctrine, leur générosité démesurée ( surtout avec l'argent de l'Etat ou des autres ), leur raisonnement pseudo-intellectuel ou leur croyance religieuse affirment, avec conviction et virulence, le contraire et tentent, par tous les moyens, y compris en recourant à la violence, à l'illégalité et à la politique du fait accompli, d'imposer leur vue à la majorité silencieuse de nos pays.

L’immigration ne représente, en aucun cas, une solution à la pauvreté mondiale.

 La solution à ce problème fondamental passe par un chemin long et difficile à mettre en œuvre, dont les principales étapes sont :

-l’arrêt total de la croissance démographique dans tous les pays du tiers-monde africain, asiatique et sud-américain où le ratio de naissance dépasse 2,1 par femme.

-la réforme complète du système capitaliste, ultra-libéral qui gouverne le monde entier.

-la refonte de l’aide internationale et notamment, la promotion d’une agriculture raisonnée, vivrière, diversifiée et écologique, dans tous ces pays.

-l’arrêt de l’exploitation de la main d’œuvre sous-payée et dépourvue de droits sociaux, y compris la main d’œuvre d’enfants mineurs, au profit des entreprises multinationales, industrielles et commerciales des pays développés.

- l’égalité de droits et de devoirs entre les femmes et les hommes.

-une politique généralisée d’éducation, obligatoire jusqu’à 16 ans (niveau de fin d’études du collège).

-une politique de redistribution de la richesse mondiale, stérile et inutile, concentrée par le 1% des super-riches.

Tout le reste est vain et improductif et ce n'est pas en aidant quelques dizaines ou centaines milliers de gens à traverser la Méditerranée au péril de leur vie qu'on règlera le problème.

Enfin, notre capacité de réagir au contexte mondial est fortement influencée par les graves problèmes intérieurs qui nous affectent tout comme l’ensemble des ‘’démocraties occidentales’’, qui dégradent l’image que nous donnons au monde, débilitent notre crédibilité et diminuent l'efficacité de notre stratégie géopolitique.

Le manque de crédibilité du personnel politique, l’absence de projet réel de société, l’individualisme exacerbé, la contestation permanente de l’autorité de l’Etat et le chantage systématique exercé par les lobbies et les communautés professionnelles, sociales, culturelles ou religieuses, le recours sans aucune réserve à la violence et à l’insulte, l’irresponsabilité croissante et généralisée de citoyens convaincus qu’ils n’ont que des droits et aucun devoir, la conception surréaliste d’un Etat vache à lait qui peut satisfaire toutes les demandes sans aucune limite, l’inflation sans limites de lois et règlements de moins en moins observés, la confusion des genres entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, la corruption et le népotisme omniprésents, tout cela traduit une décomposition grave et préoccupante de nos valeurs et systèmes démocratiques.

Il est, là aussi, plus que temps de réagir.

En premier lieu, il faut :

-rétablir l’autorité de l’Etat,

- simplifier le carcan légal et règlementaire,

-combattre et condamner sévèrement toute violence et proscrire le recours à l’insulte,

-réinstaurer une séparation stricte des pouvoirs,

- mettre en place une transparence totale des institutions, des décisions et des médias.

Il nous faut surtout concevoir un nouveau projet de société, solidement ancré sur le principe de solidarité et de responsabilité et porteur de valeurs morales authentiques, au lieu de continuer à promouvoir un système uniquement basé sur la croissance, la surconsommation et le profit.

Ces différents volets sont et seront développés dans une série d’articles, en cours de rédaction, relatifs à la mise en œuvre d’un nouveau système destiné à remplace le modèle capitaliste ultra-libéral.

 


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11 réactions à cet article    


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 17 septembre 17:02

    la contestation permanente de l’autorité de l’Etat

    -rétablir l’autorité de l’Etat,

    Partout, je vois les abus de l’autoritarisme de « l’état », qui n’est qu’une formule pour faire sembler désincarné et légitime ce qui n’est qu’une bureaucratie au service de la grande bourgeoisie. D’ailleurs, on lit plus loin :

    -réinstaurer une séparation stricte des pouvoirs,

    Ce qui est finalement l’aveu que l’exécutif concentre tous les pouvoirs. Qu’est-il d’autre que « l’état » ?

    la conception surréaliste d’un Etat vache à lait qui peut satisfaire toutes les demandes sans aucune limite

    Il le fait, comme le dit le titre d’un article publié ici récemment, l’état prend aux pauvres pour donner aux riches, pour « satisfaire toutes leurs demandes ». Et çà n’est pas nouveau.


    • heber 17 septembre 17:46

      opposition contrôlée

      L’Etat , s’il est bien géré est au service de l’intérêt de la collectivité .

      Le fait qu’il y ait de graves dérives est incontestable dans le monde entier, et le fait que l’appareil d’état serve avant tout les droits et privilèges d’une nomenklatura de privilégiés est incontestable , que ce soit à l’ouest(Europe-USA ) avec la prédominance écrasante des grandes fortunes qui contrôlent tout ou dans des régimes soi-disant au service du peuple ( ex Venezuela/Cuba) où une classe minoritaire s’approprie tous  les avantages aristocratiques , voire dans les dictatures du type Corée du Nord , Turquie , Belarus au service exclusif d’un autocrate tout puissant et  mégalomane.

      Ce n’est pas une raison pour rejeter l’Etat, qui seul peut assurer, l’intérêt général.

      Il faut prévoir les changements et réformes qui sont impérieusement nécessaires pour le mettre au service de tous les citoyens, c’est l’objet de mes propositions dont je ne prétends pas, bien sûr, qu’elles soient toutes judicieuses et efficaces mais c’est l’objet du débat de réfléchir ensemble , chacun apportant ses idées et solutions afin de progresser.

      C’est pour moi la seule façon de faire car détruire l’état, ce serait ramener la société à la loi de la jungle où les faibles sont condamnés, ce n’est pas une solution, solution..


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 septembre 09:15

        @heber

        L’Etat , s’il est bien géré est au service de l’intérêt de la collectivité .

        l’Etat, qui seul peut assurer, l’intérêt général.

        Reste à s’entendre sur la nature de cet « intérêt général ». La déclaration des droits de l’homme de 1789 dit (art. 1er) : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». On comprend la fascination de la bourgeoisie pour ce torchon : les privilèges de classe sont le fondement de l’utilité commune. Et ils se délectent de voir les crétins « humanistes » et pleins de bons sentiments, gauchistes ou fervent républicains, répéter bien sagement leur leçon sur le « pays des droits de l’homme ». Rien de tel pour des pervers que de faire « consentantes » les victimes de leur emprise...

        Je reste fidèle à Engels sur la question de l’état : il se développe proportionnellement aux conflits de classe dans une société. Son rôle fondamental est de maintenir fonctionnelle une société d’exploitation du grand nombre par le petit nombre, d’éliminer les effets de ses propres contradictions.


      • heber 18 septembre 10:13

        @Opposition contrôlée Je comprends votre conception hégélienne de l’ état et je la respecte mais je ne la partage pas car elle est trop pessimiste et ne laisse aucun espoir. Je persiste à penser qu’ on peut concevoir et mettre en oeuvre un état au plein service de la collectivité. Le fait que ce soit difficile ou très difficile ,n’ est pas une raison suffisante pour ne pas essayer et y croire.


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 septembre 13:12

        @heber
        Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a un « piège sémantique » dans votre façon de concevoir l’état.
        Par exemple, vous dites « le mettre au service de tous les citoyens ».
        Dans toutes vos expressions, l’état est une entité autonome et séparée des « citoyens ». 


      • heber 18 septembre 14:41

        @Opposition contrôlée Oui pour moi, l’ Etat, c’ est l’ émanation de la nation qui exprime la volonté de tous les citoyens mais c’ est aussi , au- delà de la nation présente , l’ entité responsable et gardienne des legs , héritages et sacrifices des générations passées et le garant de la prise en compte des intérêts des générations futures.


      • sylvain sylvain 17 septembre 20:48

        peut être arriverait on à créer une véritable société à partir des pays latins, mais ça semble pas si évident quand même . Je pense qu’en France, pas mal de monde se sent déja plus proche des anglos saxons que des latins


        • heber 18 septembre 07:24

          sylvain

          je ne suis pas sûr que les français se sentent plus proches du monde anglo-saxon que des pays du sud mais , en tout état de cause nous avons beaucoup plus d’enjeux et de problèmes communs avec les pays du Sud


          • sylvain sylvain 18 septembre 10:49

            @heber
            possible, mais j’ai l’impression que ça dépend des populations . On a aussi toute une élite super connectée, ou qui croit l’être qui doit pas se sentir beaucoup de problèmes en commun avec les pays du sud . Pour ce qui est du commun des mortels, vous avez sans doute raison : des gens inutiles occupant des pays superflus, sauf pour ce qui est de leurs ressources naturelles


          • heber 18 septembre 11:14

            @Sylvain Vous avez raison. Tout dépend des classes concernées de la société mais je crois que le tempérament français penche , en général, plutôt vers le Sud , mais je ne suis sans doute pas tout à fait objectif sur ce point puisque je suis originaire du Sud- Ouest !


          • heber 18 septembre 11:15

            @Sylvain Vous avez raison. Tout dépend des classes concernées de la société mais je crois que le tempérament français penche , en général, plutôt vers le Sud , mais je ne suis sans doute pas tout à fait objectif sur ce point puisque je suis originaire du Sud- Ouest !

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