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Géopolitique : le monde se divise... en deux

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Poutine maitre du jeu

Alors que nous sommes distraits par l’Ukraine, le président Poutine a fait progresser ses objectifs géopolitiques. Avec l’aide et la complicité du président Xi, Poutine est en train de prendre le contrôle du continent asiatique. Cette mission est en bonne voie. Il attend maintenant les mois d’hiver pour forcer enfin l’UE à rejeter l’hégémonie américaine. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’extrémité occidentale du continent eurasien sera véritablement libérée de l’ingérence américaine.

Cet article explique comment il atteint ses objectifs stratégiques. Il examine la géopolitique de la masse continentale asiatique et des nations qui y sont liées et qui, sur le plan commercial et financier, tournent le dos à l’alliance occidentale dirigée par les États-Unis.

J’aborde la géopolitique du point de vue du président russe Poutine, car il est le seul dirigeant national qui semble avoir une vision claire de ses objectifs à long terme. Sa stratégie active est très proche de l’analyse prédictive de Halford Mackinder d’il y a près de 120 ans. Mackinder est considéré par de nombreux experts comme le fondateur de la géopolitique.

Poutine est déterminé à éliminer la menace américaine à ses frontières occidentales en pressant l’UE à cette fin. Mais il construit également des relations politiques fondées sur le contrôle de l’approvisionnement mondial en combustibles fossiles – une voie qui lui est ouverte par les obsessions américaines et européennes sur le changement climatique. En partenariat avec la Chine, la consolidation de son pouvoir sur la masse continentale eurasienne a progressé rapidement au cours des dernières semaines.

Pour l’Alliance occidentale, le moment est particulièrement mal choisi sur le plan financier et économique, puisqu’il coïncide avec la fin d’une période de 40 ans de baisse des taux d’intérêt, de hausse de l’inflation des prix à la consommation et d’aggravation de la récession due à la contraction du crédit bancaire.

C’est la poursuite d’une guerre financière par d’autres moyens, et il semble que Poutine ait une main imbattable. Il est en passe de faire basculer notre fragile système financier basé sur la monnaie fiduciaire.

L’héritage de Mackinder

Dans un document présenté à la Royal Geographic Society en 1904, le père de la géopolitique, Halford Mackinder, a effectivement prédit ce qui se passe aujourd’hui. Dans sa présentation, il s’interrogeait :

« La région pivot de la politique mondiale n’est-elle pas cette vaste zone d’Euro-Asie qui est inaccessible aux navires, mais qui, dans l’Antiquité, était ouverte aux nomades à cheval et qui, aujourd’hui, est sur le point d’être couverte par un réseau de chemins de fer ?

« En dehors de la zone pivot, dans un grand croissant intérieur, se trouvent l’Allemagne, l’Autriche, la Turquie, l’Inde et la Chine. Et dans un croissant extérieur, la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud, l’Australie, les États-Unis, le Canada et le Japon. »

C’est ce que montre la figure 1, tirée du document original présenté à la Société.

 

En 1919, après la Première Guerre mondiale, dans son ouvrage « Idéaux et réalités démocratiques », il résume sa théorie dans un langage légèrement différent :

« Qui gouverne l’Europe de l’Est commande le centre du pays ;

Celui qui gouverne le centre commande l’île mondiale ;

Qui domine l’île mondiale domine le monde. »

Tel est le destin de Poutine. En conjonction avec la Chine (plutôt qu’une Allemagne unie, ce qui inquiétait des politiciens comme Balfour avant la Première Guerre mondiale), la Russie semble poursuivre avec succès son objectif de contrôle de l’Île mondiale de Mackinder. Aujourd’hui, nous pouvons élargir le concept de croissant intérieur pour inclure l’Iran, le Moyen-Orient, ainsi que les nouvelles nations issues de l’ancienne Union soviétique. Du croissant intérieur original de Mackinder, seules l’Allemagne et l’Autriche sont omises aujourd’hui. L’Autriche était le centre de l’empire des Habsbourg à l’époque et n’a donc plus d’importance géopolitique.

Dans le cercle extérieur, nous pouvons maintenant inclure la majeure partie de l’Afrique et une partie de l’Amérique du Sud, qui dépendent de plus en plus de l’île-monde pour la demande de leurs produits de base. Sans que les médias et le public occidentaux ne semblent s’en rendre compte, il y a eu et il continue d’y avoir une extension du pouvoir russe par le biais de partenariats asiatiques qui éclipsent maintenant celui de l’Amérique en termes de population mondiale. Et si l’on ajoute la diaspora chinoise en Asie du Sud-Est, l’Amérique et ses alliés de l’OTAN apparaissent comme une minorité quelque peu isolée.

Le pouvoir politique s’éloigne de l’Occident, tout comme le pouvoir économique. Entravées par un socialisme démocratique de plus en plus coûteux et anticapitaliste, leurs économies se débattent sous le poids de leurs gouvernements. Et tandis que l’Occident décline, l’île-monde connaît sa propre révolution industrielle. Le réseau de chemins de fer, auquel Mackinder faisait référence en 1904, s’est étendu du transsibérien aux nouvelles routes de la soie terrestres de la Chine, reliant la Chine à l’Europe occidentale et aux grandes nations situées au sud de la route de la soie originale.

La Russie et ses anciens satellites soviétiques occupent la moitié du continent eurasien. Le continent eurasien a une superficie de 34 millions de kilomètres carrés, soit plus de trois fois la taille l’Amérique du Nord. L’Amérique centrale et l’Amérique du Nord mesurent ensemble quelque 15 millions de kilomètres carrés, soit plus de deux fois la superficie de l’Europe. Même sans ses anciens satellites soviétiques, la Russie reste de loin la plus grande nation en termes de superficie. Et avec la Chine, la Russie est presque trois fois plus grande que les États-Unis.

La Russie est la plus grande source d’énergie, de produits de base et de matières premières du monde et, comme nous le voyons maintenant, elle peut contrôler les prix que l’Occident paie pour ces produits. À la suite des récentes sanctions, l’Occident paie le prix fort, tandis que les alliés asiatiques de la Russie se voient proposer de l’énergie et des matières premières à un prix réduit, payable dans leur propre monnaie, ce qui mine encore davantage la position économique relative de l’Occident.

Quant à savoir si Poutine a étudié Mackinder, ce n’est qu’une supposition. Mais il ne fait aucun doute que s’il n’est pas ainsi guidé, Poutine suit la même voie prédite. En tant que leader incontesté de la Russie, il a joué le jeu géopolitique de manière magistrale. Il ne tombe pas dans les pièges qui guettent le socialisme occidental. Il suit les lignes directrices des Britanniques à l’époque du Premier ministre Lord Liverpool, il y a deux cents ans, lorsque la politique consistait à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des nations étrangères, sauf dans la mesure où elles affectaient les intérêts britanniques.

Pour Poutine, c’est une réalité que de compter parmi ses alliés certains régimes très désagréables. Mais cela ne le concerne pas. Ses affaires sont les intérêts de la Russie et, comme les Britanniques dans les années 1820, il les poursuit sans relâche.

La logique de l’Ukraine

L’Ukraine est un cas inhabituel où Poutine a pris l’initiative d’agir contre l’alliance de l’OTAN dirigée par les Américains. Mais dans la période précédant l’Ukraine, il a vu la Grande-Bretagne quitter l’UE. La Grande-Bretagne était le vicaire de l’Amérique sur la terre de l’UE, donc le Brexit représentait un déclin significatif de la capacité des États-Unis à influencer Bruxelles. Après le Brexit, le président Biden a quitté précipitamment l’Afghanistan, entraînant avec lui le reste de l’OTAN. La voie était ouverte pour que Poutine aille plus loin et expulse l’Amérique des frontières occidentales de la Russie.

Pour ce faire, il devait affronter l’OTAN. Et il ne fait aucun doute que c’est ce que Poutine avait à l’esprit lorsqu’il a intensifié son « opération militaire spéciale » contre l’Ukraine. Il a dû anticiper la réaction de l’OTAN, qui a imposé des sanctions, dont la Russie a largement profité. Dans le même temps, c’est l’UE qui a été durement écrasée, un écrasement qu’il peut intensifier à volonté.

Le drame se joue encore. Il doit maintenir une certaine pression sur l’Ukraine. Il n’est pas prêt à faire des compromis. L’hiver dans l’UE sera encore plus rude, les pénuries d’énergie et de nourriture risquant de provoquer des émeutes de plus en plus nombreuses parmi les citoyens de l’UE. Poutine ne s’arrêtera que lorsque les Européens réaliseront que l’Amérique les sacrifie dans la poursuite de son hégémonie. Zelensky n’est guère plus qu’une marionnette dans ce drame.

En ce qui concerne la guerre sur le terrain, la Russie a déjà sécurisé son accès à la mer Noire en cultivant sa relation avec la Turquie. En tant que membre de l’OTAN, la Turquie se protège. La mer Noire est vitale pour ses intérêts économiques. C’est pourquoi la Turquie entretient ses relations avec la Russie, tout en calmant son antipathie à l’égard d’Israël (le président Herzog s’est rendu à Ankara en mars) et en se réconciliant avec les Émirats arabes unis – tout cela fait partie du rapprochement de l’île du monde.

Zelensky plie face à Poutine

Pour les États-Unis, Erdogan est un partenaire peu fiable de l’OTAN. Les États-Unis auraient tenté de l’écarter en fomentant une tentative de coup d’État en 2016, alors qu’il a été mis au courant par les services de renseignement russes et que le coup a échoué. Bien qu’il doive une faveur à Poutine, l’appartenance de la Turquie à l’OTAN l’amène à être prudent. Et en tant que sunnite convaincu, il semble désireux d’étendre l’influence turque aux nations musulmanes d’Asie centrale, rêvant peut-être des jours de gloire de l’Empire ottoman.

Pour renforcer le pouvoir de la Russie sur les sources d’énergie dont dépendent les belligérants occidentaux, Poutine a cultivé l’Iran, et a également fait des ouvertures accueillantes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Sergei Lavrov, le ministre des affaires étrangères de Poutine, a pris soin d’informer pleinement les membres de la Ligue arabe de la politique énergétique de la Russie au Caire le mois dernier. L’argument est simple : l’Occident a tourné le dos aux combustibles fossiles et prévoit de les éliminer complètement d’ici une dizaine d’années. En tant que producteurs de pétrole et de gaz, leur avenir est de rester collés à l’île mondiale de Mackinder et à son croissant intérieur. C’est tellement évident que même l’Arabie saoudite chercherait à s’associer au groupe des BRICS.

Quels que soient les mérites des politiques axées sur le changement climatique, l’Occident semble s’être lancé dans une mission suicide en matière d’énergie. Mais le message de la Russie à ses partenaires est qu’il est possible d’obtenir du pétrole et du gaz naturel à un prix inférieur à celui que l’Europe doit payer. Poutine propose de les libérer totalement de l’idéologie occidentale sur le changement climatique.

Avec la pression qu’il exerce sur l’Europe occidentale, Poutine suppose presque certainement que les politiciens européens seront amenés à abandonner leur soutien aux sanctions américaines pour adopter une position plus neutre. Et la Russie s’attend probablement à ce que les nations non alignées souffrant de pénuries de céréales fassent également pression sur l’Occident pour qu’il mette fin aux sanctions. Mais avant que Poutine ne renonce à la pression sur les nations de l’UE, il est encore probable qu’il insiste pour que l’influence américaine en Europe occidentale soit retirée, ou du moins qu’elle soit retirée des frontières occidentales de la Russie.

La phase 1 est terminée. Que la phase 2 commence

Nous devons maintenant passer de la mégalomanie supposée de Poutine aux conditions auxquelles sont confrontés ses ennemis occidentaux, en particulier les nations d’Europe et de la zone euro. La figure 2, qui représente un panier de produits de base et de matières premières dont le prix est exprimé en euros, montre qu’après une hausse importante, les prix se sont détendus en Europe au cours des derniers mois.

 

Pour les Européens assiégés, la pause dans une hausse substantielle des prix des matières premières depuis l’introduction des taux d’intérêt zéro par la Fed en mars 2020 leur a apporté un soulagement temporaire et mineur face à un casse-tête inflationniste. Peut-être est-ce prématuré, mais les investisseurs des marchés occidentaux considèrent le repli des prix des matières premières comme la preuve que la crise des matières premières est probablement terminée, et qu’avec elle, le problème de l’inflation des prix à la consommation diminuera également.

En effet, dans son rapport du 1er août pour le Credit Suisse, Zoltan Pozsar a indiqué qu’il avait récemment rendu visite à 150 gestionnaires d’investissement dans huit villes européennes et que le consensus était le suivant : ils pensent que l’inflation est terminée, que la récession est proche et que les taux d’intérêt vont donc bientôt baisser.

Mais tant qu’il tient les rênes des prix de l’énergie, Poutine peut jouer avec l’euro à sa guise. En manipulant son quasi-monopole sur l’énergie, les céréales et les engrais, il peut accroître la pression sur les dirigeants de l’UE pour qu’ils rejettent l’hégémonie américaine. Et pour apprécier pleinement le pouvoir entre les mains de Poutine, il est important de comprendre la véritable relation entre les monnaies fiduciaires et les matières premières.

Il est évident que la volatilité des prix des matières premières est liée à la monnaie fiduciaire dans laquelle ils sont fixés, et non aux matières premières elles-mêmes. La figure 3 illustre cette relation en comparant le prix du pétrole mesuré en monnaie légale (or) et en monnaie fiduciaire, l’euro.

 

Le prix du pétrole en or n’a jamais autant varié à la hausse qu’au moment de la faillite de Lehman, alors qu’en euros, il était seize fois plus élevé. Jusqu’à présent cette année, il a été encore plus volatil lorsque le prix en or est tombé à 70 % du prix de 1950, alors qu’en euros, il a atteint 15 – soit 21 fois plus volatil.

Cette constatation bouleverse toutes les hypothèses relatives au prix de l’énergie. Le graphique montre que ce qui était vrai avant la fin de Bretton Woods ne l’était plus après 1971. [L’euro n’a commencé qu’en 2000, la monnaie utilisée avant cette date était le mark allemand]. Étant donné que les prix du pétrole sont entièrement déterminés sur des marchés dont les participants supposent tous que la volatilité des prix est dans la matière première, toute la base de la prévision des prix est sapée. Cela étant, si un analyste obtient une prévision à moitié juste, c’est plus par chance que par jugement.

C’est là tout l’intérêt de la monnaie saine. Avec une monnaie saine, les négociants en matières premières et tous les autres biens supposent à juste titre que le moyen d’intermédiation est une constante. Ils supposent que lorsqu’ils reçoivent un paiement, son utilité est invariable. Mais avec la monnaie fiduciaire non adossée, c’est différent. Pour les transactions individuelles, si nous supposons toujours qu’un dollar est un dollar et qu’un euro est un euro, nous savons tous que l’utilité d’une monnaie varie. Alors pourquoi, à des fins d’analyse, les prévisionnistes partent-ils toujours du principe que ce n’est pas le cas ? Pourquoi les analystes n’en tiennent-ils jamais compte dans leurs prévisions ?

La figure 3 ci-dessus prouve que les approches conventionnelles des prix et les prévisions économiques qui les impliquent n’ont aucun sens. La même chose est manifestement vraie pour toutes les autres matières premières, et pas seulement pour le pétrole. Dans les circonstances actuelles, la base d’une analyse incorrecte est utilisée pour soutenir les prévisions selon lesquelles les prix commencent à refléter une perspective croissante de récession, ce qui, pour un esprit keynésien ou monétariste, signifie que la baisse de la demande de matières premières et d’énergie entraîne une baisse des prix. Il n’en reste pas moins que, du jour au lendemain, Poutine peut à nouveau mettre la pression sur l’UE. Et sachant que la volatilité des prix est dans la monnaie, nous savons que la chute de l’euro fera la plus grande partie du travail pour lui.

À l’approche de l’hiver européen, il ne faudra pas grand-chose pour faire grimper considérablement les prix de l’énergie en euros. Il est peu probable que Poutine commette l’erreur d’être vu en train de le faire délibérément. Mais, selon toute probabilité, il n’aura pas besoin de prendre la moindre mesure significative pour voir les prix de l’énergie et des denrées alimentaires en monnaie occidentale augmenter à nouveau à l’approche de l’hiver.

Il existe une autre erreur d’appréciation commune aux marchés de capitaux occidentaux : cette fois-ci sur les taux d’intérêt. Dans presque toutes les analyses prévoyant une récession, l’hypothèse sous-jacente est qu’avec le ralentissement des économies, la demande de biens, de services et de crédit diminuera. Pour ces raisons, les pressions sur les taux d’intérêt devraient diminuer.

Cette hypothèse ne tient pas compte de la nature du crédit. La quasi-totalité des supports en circulation sont des crédits de banques commerciales. Par conséquent, le PIB est simplement la somme de tous les crédits bancaires utilisés pour les transactions admissibles. Le PIB nominal est donc déterminé par la disponibilité du crédit bancaire et non, comme on le suppose généralement, par un ralentissement de l’activité économique. Lorsque la cohorte bancaire contracte son bilan collectif, les taux d’intérêt augmentent initialement en raison d’une pénurie de crédit.

Les marchés financiers sont désormais confrontés à ces conditions. Les banques commerciales ne peuvent que chercher des moyens de se protéger en période d’incertitude. Elles cherchent déjà à réduire le rapport entre leurs actifs et leurs fonds propres avant que les créances douteuses ne s’aggravent vraiment. Les banques de la zone euro ne sont pas les seules à connaître ce changement de perspective. La soi-disant récession mondiale n’est pas vraiment due à d’autres facteurs économiques, mais principalement à la tendance du crédit bancaire à se retirer des secteurs économiques financiers et non financiers.

C’est un problème mal compris et jamais mentionné par les analystes dans leurs prévisions économiques. Mais dans l’environnement économique et financier actuel, les conséquences conduisent à une conclusion sur les taux d’intérêt à l’opposé de celle communément admise.

Il ressort de ce qui précède que, contrairement aux attentes exprimées partout par les gouvernements occidentaux et leurs banques centrales, ainsi que par l’ensemble des investisseurs, le problème de l’inflation et des taux d’intérêt ne disparaît pas. Parce que les taux d’intérêt ont été supprimés et ne pouvaient pas descendre plus bas et plus longtemps, il y a eu un changement fondamental, passant d’une baisse à long terme à ce qui est de plus en plus sûr d’être une tendance à long terme à la hausse. Comme ailleurs, l’environnement des prêts bancaires en Europe se détériore pour des raisons évidentes. En outre, elle survient à un moment où l’effet de levier des bilans bancaires atteint des niveaux record, laissant les banques fortement exposées au changement.

Une contraction sévère du crédit bancaire n’en est qu’à ses débuts. Une deuxième phase de la guerre économique et financière contre la Russie de Poutine va bientôt apparaître. Actuellement, nous semblons être dans une pause estivale après la première, indiquée par la consolidation des prix des matières premières. Les rendements des obligations d’État ont baissé par rapport aux sommets atteints précédemment. Les marchés boursiers se sont redressés. Le bitcoin s’est redressé. L’or, qui est la seule monnaie légale permettant de s’échapper de tout cela, a baissé. Tout cela indique un faux optimisme, vulnérable au plus gros des chocs.

La Chine pourrait être le seul joker de Poutine

Avec son économie basée sur des matières premières dont les valeurs sont alignées sur l’or et tant que la situation géopolitique actuelle ne dégénère pas en un conflit militaire plus large, la Russie semble être dans une position économique renforcée alors que ses adversaires sont en déclin. S’il existe une menace pour sa position, elle provient probablement de son alliance avec la Chine, qui est exposée aux folies de l’Occident par le biais du commerce. La Chine a quelques problèmes de joker.

Depuis la mort de Mao, dans son développement rapide, la Chine s’est appuyée sur l’expansion du crédit par le biais de banques d’État. Les dirigeants des banques sont des fonctionnaires d’État, et non des gestionnaires au service d’actionnaires soucieux de réaliser des bénéfices. C’est cette différence qui a isolé l’économie nationale des cycles du crédit bancaire qui ont affligé le modèle économique occidental de crises de crédit répétitives.

Si cette absence de cyclicité destructrice peut être considérée comme une bonne chose, elle a permis aux mauvais investissements de s’accumuler sans interruption au cours des dernières décennies. Ainsi, alors que les autorités chinoises exercent toujours un contrôle important sur les prêts, le degré de distorsion économique est devenu une menace pour la poursuite du progrès.

Cela se manifeste par une crise immobilière croissante, avec des promoteurs qui se mettent au pied du mur en masse. Ce n’est pas qu’il n’y ait pas de demande pour des propriétés commerciales et résidentielles à l’avenir : les épargnants sont là pour acheter, les classes moyennes sont de plus en plus nombreuses et l’économie a encore du chemin à faire dans son développement. Le problème est que le marché immobilier s’est emballé.

En tant que secteur, l’immobilier et les activités connexes représentent, selon les estimations, un tiers de l’activité économique de la Chine. Les promoteurs ont suspendu l’achèvement des propriétés vendues à l’avance, que les citoyens ont achetées sur la base d’un prépaiement. En conséquence, les acquéreurs en colère ont suspendu leurs paiements hypothécaires. Les banques privées ont été touchées, certaines d’entre elles faisant l’objet de retraits massifs. Une trentaine de sociétés immobilières n’ont pas remboursé leur dette extérieure, Evergrande étant la société la plus connue pour ses 300 milliards de dollars de dettes.

Les problèmes liés à l’immobilier ont été et sont encore aggravés par la politique de tolérance zéro de Pékin en matière de covid. Plus encore que dans d’autres pays, les répressions ont frappé la production et sapé la logistique, des facteurs qui ont inévitablement miné les performances économiques. Alors que les exportations vers d’autres pays se sont bien maintenues – principalement en raison de l’escalade des déficits de dépenses des gouvernements étrangers qui ne sont pas compensés par une augmentation de l’épargne personnelle – les bénéfices des exportateurs chinois sont voués à être comprimés par la récession croissante de l’Occident. À moins que la politique de change de la Chine ne consiste à affaiblir délibérément le yuan par rapport aux monnaies occidentales. Mais cela ne ferait que déstabiliser l’économie nationale, alors que la hausse des prix à la consommation s’accélère.

Enfin, si Pékin met à exécution ses menaces d’annexion de Taïwan, ne serait-ce que pour détourner l’attention des échecs économiques intérieurs, il est probable qu’une suite d’événements sera mise en branle et pourrait aggraver les tensions avec l’Amérique et ses alliés, au détriment de tous.

Mais malgré les gros titres de la crise immobilière chinoise, il est trop tôt pour supposer que la Chine s’enfonce dans des difficultés bien plus profondes. Elle doit abandonner les politiques macroéconomiques guidées uniquement par les statistiques et veiller à ce que ses citoyens et leurs entreprises disposent d’une monnaie stable. Il n’est pas certain que cela soit compris à Pékin.

La différence fondamentale avec son partenaire russe est sa plus grande dépendance économique à l’égard de la consommation de matières premières, par opposition à leur production. Les conséquences des politiques économiques occidentales visant à miner le pouvoir d’achat de leurs propres monnaies seront davantage ressenties par la Chine que par la Russie. Néanmoins, une crise bancaire et monétaire de plus en plus probable en Occident peut être surmontée par la Chine avec une approche économique correcte.

La fin du pétrodollar un changement de paradigme

L’ère du dollar se termine

Si Poutine semble prendre le contrôle de l’île mondiale, laissant quelques nations en marge de celle-ci adhérer à l’hégémonie des États-Unis et de leur monnaie, il doit en grande partie son succès à l’échec lamentable de l’Occident dans ce plus grand jeux géopolitiques. Une caractéristique notable du déclin de l’Occident réside dans son adhésion à des cultures anticapitalistes et woke. Dans cet article, nous perdrions notre objectif si nous dérivions vers le débat sur le changement climatique, si ce n’est pour souligner qu’en cherchant à éliminer les combustibles fossiles dans les dix prochaines années environ, l’Occident est sur la voie de l’autodestruction économique par rapport aux partenaires de la Russie, qui se voient offrir du pétrole, du gaz et du charbon à prix réduit.

Lorsque le président Nixon a transformé le dollar en une monnaie entièrement fiduciaire en août 1971, il a déclenché une série d’événements qui se terminent aujourd’hui. Depuis l’établissement du dollar comme monnaie de réserve mondiale, et son accord avec l’Arabie Saoudite qui a conduit à la création du pétrodollar, l’instabilité mondiale des monnaies fiduciaires a commencé, comme le montre la figure 3 de cet article. Mais le dollar fiduciaire a donné au gouvernement américain et au système bancaire américain un pouvoir énorme. Ils l’ont exercé efficacement, en forçant les nations récalcitrantes à s’incliner devant le puissant dollar.

Ce pouvoir n’a pas été utilisé judicieusement, ce qui a conduit à une alliance entre la Russie et la Chine pour se protéger des actions américaines. Les leçons qu’elles ont tirées de l’impérialisme américain n’ont pas été perdues. Malgré les promesses antérieures faites à la Russie, l’armée américaine a directement menacé sa frontière occidentale. Quant à la Chine, bien que sa révolution économique et industrielle ait été initialement saluée, elle a commencé à être considérée comme une menace pour les intérêts américains.

Cet impérialisme a fait de l’Amérique peu d’amis et de nombreux ennemis latents. Avec les échecs répétés de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Ukraine et, plus récemment, en Afghanistan, les États-Unis peuvent désormais compter sur des nations qui ne représentent qu’environ 19% de la population mondiale de 8 milliards d’habitants, contre 54% d’alliés de l’île mondiale. C’est ce que montre la figure 4.

 

Bien que la répartition des nations dans ces catégories soit quelque peu subjective, elle donne une approximation de la puissance relative du partenariat de l’île mondiale par rapport à celle de l’US/NATO. Au fur et à mesure que l’emprise du partenariat dirigé par les États-Unis se relâche, les intérêts particuliers ne manqueront pas de pousser les nations non alignées vers le camp des îles du monde, en particulier lorsqu’elles ont des produits de base à vendre.

Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les sanctions qui ont suivi, aucune des 170 nations du tableau ne pouvait se passer du dollar. La Russie a été obligée de trouver d’autres monnaies de règlement et ses proches alliés de l’Union économique eurasienne envisagent de créer une nouvelle monnaie de règlement des échanges pour éliminer le dollar. Mais le prix international des produits de base et des matières premières en dollars est impossible à surmonter, même pour la Russie.

L’île mondiale ne peut pas se débarrasser complètement du dollar – il est trop bien établi. Si le pouvoir du dollar est en déclin, la destruction de son quasi-monopole dans le commerce international devra venir de la politique monétaire américaine elle-même, un processus qui est sans doute en cours.

Depuis la financiarisation des économies occidentales au milieu des années 80, le dollar a conservé sa crédibilité en tant que monnaie de réserve mondiale. Ce résultat a été obtenu en garantissant une offre prête à l’usage international, comme l’avait prévu Robert Triffin dans sa description du dilemme du dollar à la fin des années cinquante. La demande a été soutenue par le développement de marchés dérivés réglementés et non réglementés, qui ont obligé les étrangers à acheter des dollars pour acheter des produits dérivés. Essentiellement, il s’agissait d’une demande synthétique en dollars créée pour satisfaire la demande des spéculateurs pour les matières premières, y compris les métaux précieux, en créant une offre synthétique.

Lorsqu’on saisit ce concept, on comprend mieux l’importance de la fin de la tendance à long terme de la suppression des taux d’intérêt. La suppression des prix des matières premières par l’augmentation de l’offre synthétique est devenue partie intégrante de la baisse des taux d’intérêt. Les taux d’intérêt ne sont plus en baisse mais en hausse. Il y aura des conséquences inattendues sur les prix des matières premières, sur lesquelles nous reviendrons dans un instant.

Il y a deux conséquences immédiates pour le crédit bancaire : leurs marges de crédit s’améliorent, et les incidents de créances douteuses et irrécouvrables augmentent. Par conséquent, les bilans bancaires surendettés sont réduits par les banques qui n’ont plus besoin de les travailler aussi durement pour maintenir leurs bénéfices. Et avec l’escalade du risque de prêt, c’est une raison supplémentaire de contracter le crédit bancaire dans son ensemble. Le crédit va se faire de plus en plus rare.

Il faut également tenir compte des conséquences pour les marchés financiers, y compris l’offre de matières premières synthétiques. En vertu des nouvelles réglementations de Bâle 3 récemment introduites, le négoce et la tenue de marché des produits dérivés constituent une utilisation inefficace de la capacité du bilan, de sorte que ces activités sont appelées à être réduites au fil du temps sous la pression des départements de trésorerie des banques. En effet, les conditions qui ont permis aux banques de développer le crédit pour financer l’augmentation des activités de négociation de produits dérivés entre 1985 et 2021 sont en train de s’inverser.

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Selon la Banque des règlements internationaux, la valeur notionnelle des contrats à terme réglementés mondiaux s’élevait à 40.7 trillions de dollars en mars dernier, et celle des options 54 trillions supplémentaires. À cela s’ajoutent plus de 610 trillions de produits dérivés négociés de gré à gré. Pour l’instant, ce sont les variations de cette offre synthétique qui déterminent les relations de prix entre les monnaies fiduciaires et les matières premières. Mais l’impact de la contraction du crédit bancaire entraînera presque certainement une hausse des prix des matières premières, car cette offre synthétique se tarit et est de plus en plus retirée.

En outre, la contraction du crédit bancaire entraîne invariablement des faillites bancaires. Et comme les banques d’importance systémique mondiale de la zone euro et du Japon ont un effet de levier de plus de 20 fois en moyenne, l’ampleur des faillites bancaires sera probablement beaucoup plus importante que celle de Lehman, qui a fait faillite il y a quatorze ans.

Enfin, en guise d’assurance contre une catastrophe généralisée de la monnaie fiduciaire, la Russie et la Chine ont toutes deux stocké des lingots physiques. La Russie est connue pour en posséder environ 12 000 tonnes, dont 2 300 tonnes sont détenues comme réserves monétaires. Elle extrait 330 tonnes par an, qu’elle ajoute actuellement à son stock. Ayant accumulé la majeure partie de son stock avant de permettre au public chinois d’acheter de l’or, l’État chinois possède probablement plus de 30 000 tonnes, dont seulement 1 776 tonnes sont déclarées réserves officielles. Depuis sa création en 2002, les citoyens chinois ont pris livraison de 20 000 tonnes supplémentaires à la Bourse de l’or de Shanghai, dont une partie sera retournée sous forme de ferraille.

Par conséquent, les États russe et chinois détiennent à eux deux plus de 40 000 tonnes d’or, alors que les réserves américaines sont officiellement de 8 133 tonnes. En tant que nations, ils sont également les deux plus grands exploitants d’or en termes de production.

Il ne fait aucun doute que la Chine et la Russie ont une meilleure compréhension que les banques centrales occidentales de la relation entre l’argent, qui est légalement et en réalité de l’or, et le crédit. Elles ne peuvent qu’avoir construit leurs réserves et leur capacité minière en prévision du fait que leurs monnaies auront besoin, un jour, d’être protégées d’une crise de la monnaie fiduciaire. C’est d’abord la Chine qui a accumulé la plupart de ses réserves pendant le marché baissier de 1980 à 2002, à des prix aussi bas que 275 dollars, avant de laisser ses citoyens acheter de l’or. Avec la Russie, l’accumulation a été plus récente, sans doute considérée par Poutine comme un élément essentiel de ses ambitions géopolitiques. Les deux pays ont dissimulé leur véritable position en or, vraisemblablement pour ne pas menacer directement l’hégémonie du dollar et pour leur permettre d’accroître secrètement leurs réserves.

Dans l’éventualité d’une crise de la monnaie fiduciaire pour le dollar, le rouble et le yuan disposent d’une projection monétaire plus importante que toutes les monnaies de leurs adversaires. Et si l’on ne sait pas encore si le président Xi a le sens de la géopolitique, il ne fait guère de doute que Poutine fera tout ce qu’il faut pour protéger la Russie, le rouble et ses plans géostratégiques contre toute crise qui pourrait envelopper l’Occident.

https://geopolitique-profonde.com/


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65 réactions à cet article    


  • Lynwec 12 septembre 19:03

    Ceux qui ont les armes et ceux qui creusent ?


    • LOST on Earth Louis 12 septembre 19:06

      C’est poutine le joker de la CHINE qui ne voit pas d’un mauvais oeil la débandade russe sur le front est de l’ukraine

      Encore une année de guerre et la russie sera à plat, les troupes chinoises pourront alors envahir l’oblast d’amour (avec amour lol)

      pour commencer

       smiley


      • Gollum Gollum 12 septembre 19:12

        @Louis

        Mais quelle connerie ! La Chine n’a AUCUN intérêt à ce que la Russie soit mise à mal.

        Elle en a besoin pour son seul et véritable ennemi : les USA.

        Attendez vous plutôt à ce que la Chine aide la Russie d’une façon ou d’une autre ce qu’elle fait déjà d’ailleurs en achetant massivement des matières premières à la Russie..

        Pas pour rien qu’il y a en ce moment même moult réunions entre chinois et russes notamment sur le plan militaire accompagné de l’Inde, et de bien d’autres..

        Pauvre Bendidon.. smiley


      • sirocco sirocco 12 septembre 20:57

        @Gollum
        « ...la Chine aide la Russie d’une façon ou d’une autre... »

        Si j’étais Poutine, je ferais du troc avec la Chine : gaz contre munitions de toutes sortes.
        Et si moi, pauvre pékin, j’y ai pensé, le stratège du Kremlin y a forcément pensé des mois plus tôt.
        Les neuneus qui s’imaginent que l’armée russe sera vite à court de munitions conventionnelles se fichent le doigt dans l’œil !


      • sylvain sylvain 12 septembre 21:20

        @sirocco
        mais la chine veut pas se facher plus que ça avec les occidentaux . La chine a des problèmes économiques et monétaires en ce moment, qui commencent a créer de gros problèmes sociaux et ne peut se permettre un ralentissement de son économie .
        De son coté, la russie doit bien vendre ses matières premières a quelqu’un, et il n’y a personne d’autre que la chine ou l’occident qui peut lui en acheter de telles quantités . La russie ne peut pas mettre la pession a tout le monde et elle le sait bien, la chine aussi


      • Gollum Gollum 13 septembre 08:01

        @sylvain

        La chine a des problèmes économiques et monétaires en ce moment, qui commencent a créer de gros problèmes sociaux et ne peut se permettre un ralentissement de son économie .

        C’est la même chose pour les USA, endettés jusqu’au cou rappelons le, et l’UE.

        Je vous fiche mon billet qu’on va les avoir chez nous ces gros problèmes sociaux d’ici 6 mois...  smiley


      • LOST on Earth Louis 13 septembre 09:22

        @Louis
        ébé mon commentaire a provoqué des cacas nerveux c’était le but recherché
        Les gogovoxiens sont tombés direct dans le panneau
         smiley
        IN GOLD WE TRUST


      • mmbbb 13 septembre 09:22

        @Louis Et pendant ce temps l inflation mine notre economie !! 


      • Gollum Gollum 13 septembre 09:25

        @Louis

        Non le but recherché c’était d’avoir l’air d’un con. C’est réussi, mission remplie.. smiley


      • sirocco sirocco 13 septembre 13:07

        @mmbbb
        « Et pendant ce temps l inflation mine notre economie !! »

        C’est quoi exactement notre économie (du moins ce qu’il en reste...) ?
        Les canons Caesar ?... Mais le poudré les refile gratos à son héros pianiste de Kiev ! smiley


      • sylvain sylvain 13 septembre 13:34

        @Gollum

        C’est la même chose pour les USA, endettés jusqu’au cou rappelons le, et l’UE.

        Je vous fiche mon billet qu’on va les avoir chez nous ces gros problèmes sociaux d’ici 6 mois... 

        ca fait bien longtemps qu’on les a . Mais le pouvoir ici s’y est adapté, il s’est caché dans les paradis fiscaux, a divisé le peuple de milles manières a camouflé l’exercice du pouvoir ailleurs que dans les instances visibles, s’est donné les moyens de jouer les peuples les ujns contre les autres...
        ce n’est pas le cas en chine.


      • Gollum Gollum 13 septembre 13:37

        @sylvain

        Mouais sauf qu’on arrive à un point de rupture, mais on verra cela sous peu...


      • Gollum Gollum 13 septembre 14:09

        @Louis

        Tiens prends toi ça dans les dents en supplément t’aura encore plus l’air d’un con :

        https://www.lefigaro.fr/international/pekin-reaffirme-son-soutien-a-moscou-en-difficulte-en-ukraine-20220913

         smiley


      • sylvain sylvain 13 septembre 17:09

        @Gollum
        Mouais sauf qu’on arrive à un point de rupture, mais on verra cela sous peu...

        oui on arrive a un point de rupture . il peut arriver beaucoup de choses . Pour les peuples l’équation est simple : soit on arrive a créer une internationale, soit ce qui arrivera ne sera pas bon pour nous, pas bon du tout . Le principal problème étant qu’il semble que pas grand monde ne s’en rende compte malgrès l’évidence de la situation


      • velosolex velosolex 13 septembre 22:48

        @Louis
        L’aigle à deux têtes Russe, l’une regardant l’occident, et l’autre l’orient, à perdu déjà la première. 
        La Chine, avide de nouveaux territoires louche depuis lontemps sur les steppes désertes de Russie.
        Encore un peu de patiente et l’aigle va perdre la deuxième tête. 
        Il ne lui restera plus alors qu’à courir et se cogner partout, comme ces canards décaptités. 
        Mais chut, faut pas désespérer Poutine !....


      • roman_garev 12 septembre 20:53

        La vraie carte de l’Eurasie est celle de l’OCS.


        • sylvain sylvain 12 septembre 21:03

          @roman_garev
          dans eurasie, il y a europe, c’est le eur au début .


        • Lynwec 13 septembre 08:52

          @roman_garev

          En fait non, elle devrait inclure les pays de l’Europe dite de l’Ouest mais l’oncle Samuel fait tous les coups tordus possibles pour que ça ne se produise pas, pensez, un continent uni et qui coopérerait, ça fait peur quand on veut dominer le monde ...


        • roman_garev 13 septembre 10:22

          @sylvain
          Bonjour.
          Avec l’« eur » (Euro, UE...) c’est fini pour ce moment historique.
          La partie « eur » dans l’OCS est représentée aujourd’hui par la partie européenne de la Russie, par la Biélorussie, et le lendemain historique  aussi par l’ex-Ukraine et par encore quelques territoires égarés... 


        • sylvain sylvain 13 septembre 13:36

          @roman_garev
          du coup ça ne devrait plus s’appeller eurasie, peut être asie tout court


        • velosolex velosolex 13 septembre 22:51

          @sylvain
          Au delà de l’asie, actuellement, c’est plutôt l’asile de fous....


        • sylvain sylvain 12 septembre 21:27

          Le PIB nominal est donc déterminé par la disponibilité du crédit bancaire et non, comme on le suppose généralement, par un ralentissement de l’activité économique.


          on peut dire ce qu’on veut de GP, mais au moins il s’y connait en création monétaire . Cette affirmation est tout a fait vrai, on peut en tirer un corrolaire : tous croissance économique (donc croissance du PIB) entraine une augmentation de la dette


          • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 06:47

            @sylvain : «  tous croissance économique (donc croissance du PIB) entraine une augmentation de la dette »

            Sauf dans le pays qui décident de se désendetter comme la Fédération de Russie.

            Le problème de l’endettement est moins son montant que celui de savoir auprès de qui les dettes sont contractées.

            A Japon ce sont exclusivement des Japonais, donc les intérêts payés par le contribuable restent dans l’économie du pays, ils ne sont pas perdus.

            C’était aussi le cas en France lorsqu’il y avait un financement public par des emprunts obligataires d’État ou des sociétés d’État (EdF, SNCF, Autoroutes) sont la souscription était réservée aux ménages français, avec priorité aux retraités.

            C’était un manque à gagner terrible pour les fonds d’investissement anglo-américains.


          • sylvain sylvain 13 septembre 13:31

            @Et hop !

            Le problème de l’endettement est moins son montant que celui de savoir auprès de qui les dettes sont contractées.

            A Japon ce sont exclusivement des Japonais, donc les intérêts payés par le contribuable restent dans l’économie du pays, ils ne sont pas perdus.

            vous donnez beaucoup d’importance a la nation . Les intérêts vont dans les poches de financiers, certes nationaux, qui ont déja des milliards et décident en réalité de la politique du pays .
            En tout cas il est vrai que si vous êtes endetté a l’extérieur c’est pire, c’est une situation de colonisé


          • logan 13 septembre 17:34

            @Et hop !
            La dette ce n’est que de la monnaie.
            Et cette monnaie un pays peu en créer autant qu’il veut.
            En temps de guerre, à moins d’être con, ce n’est pas la dette qui va empêcher de faire tourner l’économie.
            Elle n’est un problème que si on décide comme dans l’UE que c’est un problème en se fixant des objectifs à atteindre ( niveaux d’endettement et de déficit ) totalement arbitraires.


          • titi titi 13 septembre 00:02

            @L’auteur

            Cette nuit l’Azerbaidjan a lancé une offensive contre l’Arménie.

            Arménie qui est lié à la Russie par un traité de défense.

            Conclusion : la Russie ne fait plus peur.
             


            • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 06:58

              @titi

              Effectivement, les Anglo-américains ont l’air de ne pas avoir peur de la Russie et poussent tous les pays du monde à lancer des agressions contre elle. Comme ils poussaient la Pologne contre l’Allemagne en 1939.

              Mais eux-mêmes se gardent bien d’intervenir directement.

              La Russie n’est pas dupe, elle a annoncé que la première ville qui serait touchée par un missile nucléaire serait Londres.


            • titi titi 13 septembre 07:22

              @Et hop !

              "Comme ils poussaient la Pologne contre l’Allemagne en 1939.

              "

              Celle là fallait vraiment être sur AV pour la voir.
              Une telle connerie ça veut son pesant de cacahouètes.

              En plus l’Azerbaidjan c’est un pantin d’Erdogan. Je croyais que c’était le super pote à Poutine ?


            • @titi

              Puisque tu as lancé la discussion sur Azerbaïdjan / Arménie :
              l’importance de l’hydrocarbure bouleverse les données.
              Celui qui n’a pas compris cette réalité à partir de 2022... ferait mieux de promener son chien et/ou d’aller à la pèche.
              Dans la course à l’énergie :
              l’ennemi de mon ami n’est pas mon ennemi,
              l’ami de mon ami n’est pas forcément mon ami,
              celui qui est mon ami ici, ne l’est plus là-bas
              etc,etc 
              on peut faire toutes les combinaisons avec « ami », « ennemi » et ça marche !
              N : Nations
              A : Addicted
              T : To
              O : Oil


            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 13 septembre 09:08

              @Le Yankee nous plombe et s’enrichit !
               
               vous dites :
               
              ’’ l’ennemi de mon ami n’est pas mon ennemi, ’’
               
              Je dis : l’ennemi de mon ami comme l’ami de mon ennemi ne peuvent pas être mes amis.

              J’ajoute que l’ami de mon ami et l’ennemi de mon ennemi ne sont pas toujours mes amis.


            • logan 13 septembre 17:37

              @Et hop !
              Jusqu’à preuve du contraire c’est la russie qui a agressé un autre pays.


            • titi titi 13 septembre 22:33

              @Le Yankee nous plombe et s’enrichit !

              "l’importance de l’hydrocarbure bouleverse les données.

              "

              Par ce qu’évidemment le fait que Turcs et Arméniens se foutent sur la gueule depuis plus de 700 ans n’a aucun rapport avec cette guerre.

              Ce sont bien entendus les USA qui font la guerre pour le pétrole. Ils ne font la guerre que pour ca. C’est bien connu.

              Par contre je n’ai pas trouvé où étaient localisés les champs pétrolifères du Kosovo, ou d’Afghanistan. Peut être pouvez vous m’aider ?


            • velosolex velosolex 13 septembre 23:10

              @Et hop !
              Quand on en est à laché ce genre de blague, à la Hilter, menaçant de brûler Paris, juste avant la scène finale du bunker, c’est pas bon signe. Les tourelles des chars russes sautent pourtant comme des bouchons de champagne. Les tankistes volent des vélos pour se tirer. Ca ressemble à la libération de la France. Reste bien sûr la menace des oradours sur glane ’ à la Russe’, qui a tant fait de crimes de guerre, que la défaite, et ses conséquences ne sont pas pensables...
              .A la tv russe c’est la gueule de bois sur les plateaux genre ’on n’est pas couché’...On n’est même pas du tout sorti de ce merdier...Certains commentateurs osent dire que cette guerre est une erreur totale. La gueule de bois commence à poindre.  En témoigne ne serait-ce que le changement de ton. Ainsi, l’affreuse patronne de Russia Today, Margarita Simonian, qui, depuis plusieurs mois, réclame, pour rebondir sur vos propos de rasage nucléaire, rien de moins que la destruction totale de l’Ukraine et l’extermination des« urkronazis », appelait samedi soir au vivre-ensemble. 
              « Dans la situation actuelle, la meilleure image du futur, c’est l’image commune du passé. Notre passé commun, récent, tweete-t-elle. Quand nous étions tous ensemble, le jour de la Victoire, la parade, quand on apprend le russe et l’ukrainien, […] quand on chante des chants merveilleux dans une langue, et dans l’autre. »


            • velosolex velosolex 13 septembre 23:10

              @titi
              « 16h50 : Face aux succès de Kiev, le Kremlin sous la pression des commentateurs

              « Troublant », « trahison », « déprimant » : les déboires des militaires russes dans l’est de l’Ukraine ces derniers jours ont suscité un choc à Moscou, ouvrant la voie à des interrogations publiques sur la stratégie du Kremlin. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a appelé mardi ceux qui expriment des critiques à « faire très attention » de rester « dans le cadre de la loi », qui punit sévèrement ceux qui « discréditent » l’armée.

              Ainsi, après la prise de la ville de Balakliia par les forces ukrainiennes, samedi, Vladimir Soloviev, l’un des principaux porte-voix du pouvoir dans les médias, a estimé que la situation était « sérieuse, difficile ». Fait autrefois inconcevable, des éditorialistes, analystes, blogueurs et responsables soutenant farouchement l’offensive en Ukraine ont multiplié les critiques sur les plateaux de télévision et sur les réseaux sociaux. Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, tenant d’une ligne dure en Ukraine, a aussi fustigé les « erreurs » commises selon lui par les généraux russes, dans un message vocal dimanche à ses 2,4 millions d’abonnés sur Telegram. » ’Extrait 20 minutes


            • Le monde se divise en deux :

              il y a ceux qui possèdent une arme et

              il y a ceux qui creusent

              Les Français creusent...


              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 13 septembre 09:11

                @Le Yankee nous plombe et s’enrichit !
                 
                 ’’Les Français creusent...’’
                 
                Peut-être, mais ils possèdent une arme. Seulement leur chef est de connivence avec ceux qui le font creuser.


              • Hervé Hum Hervé Hum 13 septembre 09:42

                @Le Yankee nous plombe et s’enrichit !

                Le monde se divise en deux :

                — il y a ceux qui possèdent une arme et

                — il y a ceux qui creusent

                Les Français creusent...

                Voilà une faute d’analyse élémentaire !

                En France aussi il y a ceux qui possèdent une arme et ceux qui creusent. Tout comme en Russie, Chine, USA, etc...

                De fait, dire que le monde se divise en deux ne peut se réduire aux frontières, entre pays, mais entre ceux qui, dans tout pays du monde disposent des armes et font creuser les autres.

                Sans cela, faut m’expliquer comment se fait il qu’en France il y a une armée et une police aux ordres possédant les armes et faisant creuser ceux qui n’en ont pas et pour la majorité d’entre eux n’en veulent pas.

                Bref, vous illustrez là toute la misère intellectuelle actuelle dominante, y compris l’auteur de l’article qui ne comprend malheureusement pas grand chose à la géopolitique.Ainsi, Poutine défend t’il les intérêts de son peuple ? Non, comme en tout pays capitaliste fondé sur la propriété privé des moyens de production et de son financement, il défend l’élite propriétaire et ce n’est qu’une fois ces intérêts acquis que le reste de la population peut espérer en tirer elle même un profit. La fameuse théorie du ruissellement. Poutine à sans doute une vision gaulienne de la Russie, mais cela ne change rien au fait qu’il s’agit toujours « du petit nombre qui fait travailler le grand est nourri par lui et le gouverne » (Voltaire).

                La prospérité du peuple occidental avec les USA en tête, tient à cela, sauf que le monde n’est pas figé et la situation actuelle ne permet plus au peuple de partager cette prospérité, faisant que les gouvernements actuels se concentre sur les moyens de défense des intérêts de l’élite dominante et d’éviter que le grand nombre ne remette en cause cette domination, refuse de continuer à nourrir et être gouverné par ce petit nombre.

                En tout pays fondé sur l’exploitation d’autrui à son profit, le principal ennemi à contrôler n’est pas aux frontières extérieures, mais intérieure, où l’ennemi extérieur sert toujours en premier lieu la politique intérieure. Car la souveraineté est toujours intérieure, jamais extérieure. Or, dès l’instant où on considère la liberté au niveau individuel, reconnu en chaque humain, alors, il ne peut pas exister de souveraineté intérieure d’un pays, seulement la domination d’une élite sur le reste de la population. Autrement dit, la souveraineté d’un pays pour un citoyen quelconque de n’importe quel pays n’est que sa propre soumission à ce petit nombre qui domine le pays et jamais sa propre liberté qui ne peut être garantie que par le principe de réciprocité avec la maxime « la liberté de chacun s’arrête là où commence ou plutôt, là où se pose la question de la liberté d’autrui ».

                Bref, continuez à penser souveraineté d’un pays, vous ne faites que penser domination du petit nombre.


              • roman_garev 13 septembre 11:32

                @Hervé Hum
                Bonjour,
                « Sans cela, faut m’expliquer comment se fait il qu’en France il y a une armée et une police aux ordres possédant les armes et faisant creuser ceux qui n’en ont pas et pour la majorité d’entre eux n’en veulent pas. »
                Je ne vais pas vous expliquer « comment il se fait en France...faisant creuser... etc. », n’y pigeant rien, mais je peux vous assurer qu’en Russie il ne se fait rien de pareil, ne vous en déplaise.
                Assimiler la Russie à la France, aux USA, etc., ce n’est qu’une vision absolument fausse depuis votre canapé.


              • Hervé Hum Hervé Hum 13 septembre 14:14

                @roman_garev

                depuis mon « canapé », je peux vous certifier qu’en Russie il y a aussi ceux qui ont une arme et ceux qui creusent.

                Et c’est une vision totalement vrai, sauf si évidemment vous êtes en mesure de me prouver qu’en Russie, il n’y a pas de police.

                Pour vous aider à comprendre, il suffit de savoir que la loi est toujours celle du plus fort, jamais celle du plus faible ce dernier ne pouvant que convaincre le plus fort, mais pas lui imposer sa loi. C’est là tout le sens de la métaphore de Sergio Léone dans le film « le bon, la brute et le truand ». Celui qui tient une arme impose sa volonté ou loi à celui qui n’en a pas et donc, le fait travailler pour lui.

                Au niveau des relations internationales entre dirigeants, donc, ceux qui commandent à ceux qui ont une arme, basé sur le rapport de domination, la loi ou accord est toujours les concessions faites par le plus fort au plus faible en échange de sa soumission. Le plus fort se réservant le « droit » de déroger à la loi voir de la rendre caduque en fonction de l’évolution de ses propres intérêts. Le plus faible devant se conformer strictement aux termes de l’accord sous peine de sanctions plus ou moins dure. Ce dernier attendant que le rapport de force s’équilibre voir s’inverse pour contester l’accord ou de le dénoncer.

                Vous pouvez vérifier à travers l’histoire de l’humanité ou avec le conflit actuel en Ukraine, c’est vrai dans tous les cas !


              • velosolex velosolex 13 septembre 23:15

                @Le Yankee nous plombe et s’enrichit !
                Les Russes ont des armes, et aussi des pelles. Ils tuent des civils et les enterrent, après les avoir torturé, de préférence. 

                Non seulement ce sont des salopards, à l’image de leur chef, mais ils sont cons

                . A Tchermobyl, en Mars, ils ont creusé des tranchés dans l’enceinte interdite, et soulevé tellement de poussières radio actives qu’ils ont été contaminé et hospitalisé en bielorussie.....

                Le monde est divisé en deux. Ceux qui ont une tête, et ceux qui en n’ont pas....


              • velosolex velosolex 14 septembre 00:08

                @Hervé Hum
                C’est étonnant comment ce genre de conflit sert de révélateur à la qualité des gens. 
                Votre cours d’histoire appliquée pour les nuls et les pervers en disent davantage sur vous que tout ce que vous pouvez avoir dit d’aneries déjà par le passé. 


              • Hervé Hum Hervé Hum 14 septembre 08:57

                @velosolex

                Certes, mais êtes vous seulement capable de démontrer en quoi ce que j’écris sont des « âneries » ?

                Par exemple, êtes vous capable de me démontrer que la loi n’est pas toujours celle du plus fort ?

                bref, à défaut de pouvoir relever mon ânerie, la conséquence en sera que vous êtes bien plus idiot que moi et c’est à cela qu’on les reconnaît le mieux, ils sont capable de traiter les autres d’ânes, mais incapable de l’expliquer.


              • baliste 14 septembre 09:25

                @Le Yankee nous plombe et s’enrichit !
                « 

                Le monde se divise en deux :

                — il y a ceux qui possèdent une arme et

                — il y a ceux qui creusent

                Les Français creusent... »


                Aller dire ça aux yankees smiley

                Eux creusent beaucoup de tombes , surtout des gosses massacrés par des fous très armés ..

                Et il vaut mieux évité un max de quartiers au usa , c’est pas le 93(pas de feux d’artifices la bas ....) ...


              • velosolex velosolex 14 septembre 11:59

                @Hervé Hum

                .Si c’était vrai , l’esclavagisme existerait dans toutes les sociétés. La déclaration des droits de l’homme n’existerait pas. Le raccourci de Sergio Leone qui semble une révélation pour certains, s’appelle « la loi du plus fort ». On l’appelle aussi le darwinisme social, et il est contraire à l’idée de progrès social, se prétendant comme un modèle indépassable. Il n’est pas basé sur la collaboration et l’entente, mais sur la soumission de l’autre, et à terme sa mort, en tout cas sa négation.

                C’est le mantra du marquis se Sade, qui justifie ses prédations, en répétant que le pervers ne fait que de se conforter au schéma de la nature, ou le lion mange la gazelle. Les psychopathes, habiles manipulateurs, utilisent beaucoup ce genre de comparaison.

                Mais nous ne sommes pas des animaux, dont la comparaison est abusive, car eux ne se conformant qu’à des besoin primaires, à la nécessité . Nous sommes dans le registre de la philosophie morale. .Celle qui a pour but de rechercher et de trouver la meilleure voie, celle qui est la plus légitime, et nous permettra de vivre apaisé avec nous mêmes et les autres. Le climat social, la confiance, une fois qu’ils sont trahis amenant une lutte désespérée pour garder sa place, vis à vis des humiliés qui n’ont rien à perdre.

                On peut c’est certain s’extraire de toute empathie, et se défaire de cette qualité émotionnelle qui nous dirige, et de dégager un contrat aimable dans nos rapports avec les autres, et aussi avec la nature. Nier un groupe humain, en étant prêt à l’envoyer dans la fosse commune représente la quintessence du pire, pour l’humanité. Un modèle issu de l’âge de pierre, qui n’avait pas les moyens de nos prédations. Ce modèle, fachiste, qui consiste à se cliver des autres, et même de la nature a un passé certain. L’état crépusculaire du monde est en rapport avec ces œillères.

                Hitler est une illustration de ce qui arrive quand on pousse à l’omega ces valeurs. Poutine qui s’appuie sur sa propagande en est une autre. En dehors du sens de l’éthique qu’on peut avoir il n’est simplement pas gérable à terme, et de moins en moins, à la vue de l’état du monde. Il génère en effet des effets secondaires mortifères qui s’avèrent contre-productifs. Le pauvre Leone serait surpris de voir qu’on l’évoque ainsi. Son père, réalisateur lui aussi avait été mis au banc du cinéma, du fait de son opposition au fachisme, cette vision du monde, qui fait l’apologie de la force stupide lié au fusil qu’on a en main.


              • Hervé Hum Hervé Hum 14 septembre 13:21

                @velosolex

                tout d’abord, je loue le fait que vous ayez joué le jeu, malheureusement, ce que vous écrivez n’invalide en rien le fait que la loi est toujours celle du plus fort, mais pour le comprendre, il faut faire entrer un peu de complexité dans le raisonnement.

                En effet, pour imposer la fin de l’esclavage par exemple, il a fallut user du rapport de force entre celui qui voulait conserver l’esclavage et celui qui voulait l’abolir et ce n’est que la victoire de l’abolitionniste sur l’esclavagiste qui a permis sa suppression. L’exemple le plus fameux étant la guerre de sécession aux USA et in fine, partout dans le monde. Ici, peu importe la morale ou l’éthique, cette dernière ne peut s’imposer à celui qui en est dépourvu que si celui qui défend les valeurs éthiques (philosophie humaniste) ou morale (doctrine religieuse) dispose de la force supérieure pour l’imposer, dans le cas contraire, il subira la loi de celui qui se fout de la morale ou de toute éthique. Voilà pourquoi il faut une force armée telle que la police pour imposer le respect de la loi définie selon des codes éthiques issues pour l’essentiel de la déclaration des droits de l’homme. Voilà pourquoi on remarque que là où les forces de l’ordre sont absentes ou insuffisantes, c’est la loi du plus fort du lieu qui s’impose. Mais cela signifie que c’est toujours la loi du plus fort qui s’impose dans tous les cas, sans cela, impossible d’imposer une éthique ou morale quelconque.

                Voilà enfin pourquoi le droit dit international est dans l’état actuel une coquille vide, un voeu pieu qui ne s’applique pas aux pays les plus forts disposant de l’arme nucléaire, mais peut être imposé seulement aux plus faibles. Voilà pourquoi les dirigeants des USA ont pu en faire à leur guise en dépit du droit international tant qu’ils disposaient de la force supérieure lié à leur domination économique et militaire.

                Or, si vous reprenez mon « théorème », vous pouvez lire que le plus faible attend que le rapport de force s’équilibre ou s’inverse pour contester la domination du plus fort.

                Bref, pour que le droit international ne soit plus une coquille vide, la condition sine qua non, absolue est qu’il dispose de la force d’application sur tous les pays.

                Se pose alors la question de la formation de ce qui implique une forme de gouvernance mondiale, de la manière dont la loi est établie et surtout, du mode de production et de redistribution régissant les échanges entres les pays. Or, ce ne peut pas être le même qu’actuellement, c’est impossible, car le mode actuel capitaliste étant fondé sur le rapport de domination, il est incompatible avec un monde fondé sur le rapport de coopération comme ordre premier, directeur de la société.


              • velosolex velosolex 14 septembre 19:33

                @Hervé Hum
                C’est churchill qui disait que la démocratie était le pire système, hormi les autres...On se moque beaucoup de la sociale démocratie « bourgeoise », mais qui envie de vivre dans des systémes ditactoriaux ? Les dérives existent partout, mais elle sont massives quand on s’éxonèrent de la liberté de presse, de manifestation, et qu’on confisque l’alternance. C’est le système qui attire les Ukrainiens, ce qui épouvante les Russes. La peur du rouge, contingente à’leurope dans les années 20n , a fait place pour les Russes à la peur de la démocratie. Ils y voient une menace à leur pouvoir mafieux. Car la Russie d’aujourdh’ui est un système capitaliste reposant sur les bases les plus féodales. La Russie a gardé la bureacratie et son culte de la personnalité inhérent à l’URSS mais a liquidé son système éducatif et social. Les écarts de fortune en Russie sont les plus importants maintenant au monde. Pour survivre, ce système ne peut que se servir de la propagande la plus outrée, en surfant sur le nationalisme, le dépit qui s’est emparé des Russes, lors des années débacle des années 90. On imputera la responsabilité à l’occident, alors que c’est bien une clique mafieuse qui s’est emparé du pouvoir, et des richesses de l’union soviétique. On peut lire avec profit ’ la fin de l’homme rouge", de Vassilia Alexevich. Un très beau livre fait de témoignages divers, allant de la babouchka au général d’armée déchu. C’est plein de colère, mais aussi d’humanité et livre un beau portrait des différentes républiques d’URSS., cet empire colonial. 


              • Hervé Hum Hervé Hum 14 septembre 21:00

                @velosolex

                Vous vous égarez du sujet de notre discussion !

                Mais peu importe.

                Ne vous en déplaise, Churchill en bon bourgeois qu’il était savait pertinemment que son pays tout comme les USA où la France, ne sont pas des démocraties, mais des dictatures électives où tout l’enjeu réside donc dans la capacité à conserver le pouvoir afin de rester les maîtres de la dictature. Tout l’art étant alors de savoir éliminer les menaces de dictature et dictateurs contraires à leurs intérêts, dépendant du contrôle de la force publique, force supérieure en tout bon Etat qui se respecte. La loi étant toujours celle du plus fort.

                Car une démocratie par définition n’admet pas de déléguer le pouvoir à un représentant quelconque, puisque c’est se placer sous sa tutelle ou régence (selon que l’on se voit comme sénile ou immature à l’exercice de sa souveraineté).

                Un peuple peut très bien faire le choix de la dictature élective et que ce choix soit démocratique, mais la condition absolue est qu’il soit instruit et non pas ignorant ses croyant instruit. Mais notez bien qu’il s’agit d’une dictature et non d’une démocratie. car il y a renoncement à l’exercice de sa souveraineté. Sauf qu’en l’état actuel il ne s’agit pas de renoncement, mais de manipulation.

                Bref, la mafia règne en maître autant en Russie qu’en France, seule la forme est différente, mais fondamentalement, cela reste toujours une mafia au pouvoir dont les moyens peuvent différer, mais pas la finalité.


              • velosolex velosolex 14 septembre 22:22

                @Hervé Hum
                Churchill a été un personnage Shakespearien, Impérialiste à l’époque de la guerre des boers, il a été l’homme providentiel en 40 avant de se faire jeter lors des élections d’après guerre. C’est tout de même la loi de la démocratie, si imparfaite qu’elle soit. Je ne pense pas qu’Orwell qui n’était pas tendre avec la bourgeoisie anglaise, et a eut des engagements sociaux, serait en désacord avec moi. Il a trop bien vu les technique inhérentes aux pires totalitarismes de l’époque, pour rester aveugle,surtout après la guerre d’espagne, pour refuser de hiérarchiser la valeur des régimes politiques.
                Sinon, à quoi bon l’expérience, la culture et l’éducation, pour penser que la propagande, la guerre, les techniques barbouzardes et mafieuses, ne sont pas le pire sur terre.
                L’important, c’est de pouvoir choisir ses chaines, dans ce palais des illusions. La perfection n’est pas de ce monde, et on peut très bien avec les sophismes et les partis pris, réussir à faire l’apologie, ou a relativiser les pires crimes de masse, en mettant tout au même niveau. 
                Mais on ne peut pas mettre au même niveau ce qui se passe en France qu’en Russie. Toute imparfaite que soit la justice, elle est indubitablement plus libre en France, ainsi que la presse, qui n’existe même plus depuis l’agression de l’ukraine. C’est à ces tenants qu’on se sent libre. A des notions de respect constitutionnel qui peuvent être parfois bafoués, mais dont la règle continue d’exister et de conditionner nos regards, et nos attitudes, de soumission ou de révolte.
                Quand celle ci est comprimée par peur de la réaction des autorités, même en restant dans le cadre du droit fondamental, nous sommes dans la soumission au pire, tétanisés, prêts à tous les garde à vous et aux silences de compromission, et à se mettre un baillon. 
                Des jeunes Russes ont coupé court à ce sentiment d’opression et ont choisi de mettre les bouts. C’est simplement un reflexe de survie, que ne peuvent se permettre des gens qui ont une famille, un emploi une place. Comme n’ont pu le faire des allemands en 40, surtout juifs ou communistes. « Seul dans Berlin » de Hans Fellada est un livre prégnant et bouleversant, qu’on peut déplacer sur d’autres horizons. 
                Nous voici alors dans ce sentiment de peur et d’inceritude qui fait le sel des pires régimes, semant le doute chez chaque citoyen, quand à sa fidélité ou non avec le régime, capable de le faire passer derrière les barreaux le lendemain. « 1984 » reste d’une actualité brulante. Je le place au panthéon des plus grandes oeuvres critiques sur la politique. Mais il doit beaucoup au « Gulliver » de Swift. Impossible pour moi de ne pas tirer des bords et de ne pas faire du hors sujet. 
                Les Russes méritent mieux que Poutine, ce vestige de l’ex urss, d’où il est issu, et qu’il tente de reconstruire. Un personnage d’un autre temps, incapable encore plus que les autres de comprendre les enjeux et la dynamique de l’histoire, où la collaboration est la seule possiblité de nous en sortir. Qui n’aspirerati pas à une sorte de gouvernement mondial ? Mais il semble que l’homme est trop imparfait pour se mettre au niveau de ses rêves, qui imposerait de se débarasser de la volonté de domination et d’accaparement. 


              • Hervé Hum Hervé Hum 14 septembre 23:02

                @velosolex

                relisez mon commentaire, j’écris qu’une dictature élective peut être le fait d’un choix démocratique, sous condition que les citoyens soient clairement informé de la réalité qu’ils choisissent une dictature et non une démocratie. La démocratie voulant que le ou les représentants soient élues pour des mandats impératifs et non qu’ils puissent faire le contraire des engagements pris lors de l’élection via des promesses dont on dit qu’elles n’engagent que ceux qui les croient. Même pour un temps limité.

                Les russes méritent mieux que Poutine, d’accord là dessus, mais cela s’applique malheureusement ici aussi.

                La causalité, maître de la réalité dit qu’il est impossible de s’affranchir d’un principe établit, donc, du principe de compétition. Mais il est tout à fait possible et même nécessaire de le déplacer dans l’ordre de priorité, ceci en raison de l’évolution de l’environnement qui voit l’humanité liée par le fait de vivre sur la même planète, là où avant cela n’avait aucune importance. Tant que l’humanité en était au stade de la colonisation de la Terre et qu’il ne commençait pas le stade de phagocytage de son environnement. Or, cela implique de ne plus raisonner en terme de propriété de l’espace-temps commun, mais en terme de responsabilité. Et où le principe du mérite personnel devient l’ordre premier de la redistribution des richesses produites et non plus comme actuellement la capacité à exploiter le mérite d’autrui à son profit via la propriété privé des moyens de production et de son financement.

                Je pense que la très large majorité des citoyens de cette planète sont d’accord sur le principe éthique de réciprocité fondé sur le mérite personnel et qui interdit l’exploitation du mérite d’autrui. Dans ce contexte, la volonté de domination ne peut plus porter sur autrui, mais sur soi même ou le domaine de son choix, dit sujet. Quant à l’accaparement, là aussi, il n’est pas supprimé mais restreint en fonction de son mérite personnel à produire et créer de la richesse. Bref, une personne peut toujours devenir millionnaire voir plus rarement milliardaire, mais parce que son apport sera jugé tel par les autres qu’il le mérite.

                Elon Musk mérite t’il sa richesse acquise en quelques années de par son travail, apport personnel ? On peut poser la question pour 1 milliard, mais je doute qu’au delà le mérite a à voir quelque chose.


              • Hervé Hum Hervé Hum 15 septembre 08:45

                @velosolex

                on peut très bien avec les sophismes et les partis pris, réussir à faire l’apologie, ou a relativiser les pires crimes de masse, en mettant tout au même niveau.

                Quid de la quasi extermination des nations précolombiennes d’Amérique du Nord où, loin de toute forme de reconnaissance de ce qui est la somme de plusieurs génocides, les américains en ont fait une fierté nationale. Certes, ce crime de très grande masse est à mettre sur le compte du fait de la colonisation de la Terre par l’humain partout dans le monde, mais de là à en faire un titre de gloire vanté au cinéma qui jusqu’au détour des années 70 montrait les indiens comme des sauvages au rang de bête à éliminer (niant le fait qu’il s’agissait de civilisations socialement plus avancées que les colonisateurs européens), il y a une sacrée marge. De là à n’avoir jamais hésité à réduire le peu d’espace laissé à leurs survivants en fonction de l’évolution de leurs intérêts (conformément à mon théorème) et d’avoir continué leur persécution et discrimination, tout en se parant des plus grande vertus humanistes !

                Prenez le Canada et l’Australie, ces deux pays tout aussi anglo saxon ont le mérite d’avoir vue leur dirigeants reconnaître leur propre violence à l’égard de ces nations et surtout, à l’égard de ce qu’il en reste, pour les USA on attend toujours !

                Dernier exemple en date, le cas tout frais de l’Arménie face à son voisin Azerbaïdjan, que vous pouvez écouter sur agoravox tv. Où est le droit international ? Qui défend les arméniens ? Visionnez et écoutez les intervenants, c’est édifiant !


              • @velosolex

                Kamarade syndiqué aux Justiciers impartiaux !

                Je suis sûr que tu es capable de nous faire la même avec la CIA et l’Armée Yankee... sans chercher bien longtemps


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 13 septembre 13:15

                Résumé :

                Il nous est nécessaire que les guerres ne donnent pas, autant que cela est possible, d’avantages territoriaux. La guerre ainsi transportée sur le terrain économique mettra les deux parties à la disposition de nos agents internationaux, qui ont des milliers d’yeux que nulle frontière n’arrête.[...]

                Nos intrigues embrouilleront tous les fils que nous aurons tendus dans les cabinets d’État et cela au moyen de la politique, de contrats économiques, d’engagements financiers. [...]

                Le capital, pour avoir les mains libres, doit obtenir le monopole de l’industrie et du commerce ; c’est ce qu’est en train de réaliser déjà une main invisible dans toutes les parties du monde.[...]

                Il importe plus de nos jours de désarmer les peuples que de les mener à la guerre, il importe plus de servir des passions échauffées pour notre profit que de les calmer, il importe plus de s’emparer des idées d’autrui et de les commenter que de les bannir. Le problème capital de notre gouvernement est d’affaiblir l’esprit public par la critique ; de leur faire perdre l’habitude de penser, car la réflexion crée l’opposition ; de détourner les forces de l’esprit en vaines escarmouches d’éloquence [...]

                Pour prendre l’opinion publique en mains, il faut la rendre perplexe en exprimant de divers côtés et si longtemps tant d’opinions contradictoires [...]

                Il faut troubler constamment, dans tous les pays, les rapports du peuple et du gouvernement, afin de fatiguer tout le monde par la désunion, l’inimitié, la haine et même par le martyre, la faim, l’inoculation des maladies (des vaccins ? ^^), la misère. [...]

                Le peuple s’est mis à crier qu’il est nécessaire de résoudre la question sociale au moyen d’une entente internationale. La division du peuple en partis les a tous mis à notre disposition, car pour soutenir une lutte d’émulation, il faut de l’argent, et c’est nous qui avons tout l’argent.[...]

                Nous tenons dans nos mains des ambitions démesurées, des avidités ardentes, des vengeances impitoyables, des haines rancunières. C’est de nous que vient la terreur qui a tout envahi.


                • logan 13 septembre 17:28

                  Il n’y avait aucune menace américaine à ses frontières, la guerre en Ukraine l’a prouvé, ils n’ont pas déclaré la guerre alors que l’agression de Poutine leur en donnait l’occasion.
                  Donc à partir de là, tout ce que vous racontez est faux car basé sur de la paranoïa et des raisonnements subjectifs.
                  La seule menace réelle est celle de Poutine qui a agressé l’Ukraine et qui ne va certainement pas s’arrêter là.


                  • V_Parlier V_Parlier 13 septembre 18:10

                    @logan
                    Le temps ne commence pas en 2022. Vous avez sûrement oublié 2014, voire pire, vous avez cautionné le coup d’Etat de maïdan et la répression sanglante qui a suivi. Pour moins que ça, quand ça les arrangent (voire même quand c’est bidon), les pays du « camp du bien » envoient le tapis de bombes et font assassiner le dirigeant (l’exemple réussi le plus récent étant la Lybie). Donc rien à foutre qu’il y ait eu invasion de l’Ukraine, ça n’est qu’un DETAIL, quitte à utiliser un mot interdit...


                  • titi titi 13 septembre 23:29

                    @V_Parlier

                    J’ai pas bien l’impression que les USA avaient l’intention d’annexer la Lybie.

                    Ce qui fait une grosse différence.


                  • logan 14 septembre 12:30

                    @V_Parlier
                    Je n’ai rien oublié et justement ce qui se passe aujourd’hui permet d’éclaircir les choses.
                    Le conflit en Ukraine a commencé dès la fin de l’union soviétique. La question de l’indépendance vis à vis de la Russie a influencé toutes les décisions depuis. Le roman comme quoi la révolution serait une manipulation des services secrets US n’a aucun sens quand on sait cela et démontre de toute façon un certain mépris vis à vis du peuple ukrainien. Et le fait qu’ici c’est bien la Russie l’agresseur vient infirmer toutes les thèses qui plaçaient la Russie en victime et les USA en agresseurs.
                    Comme je le disais dans mon premier message si les US voulaient fabriquer un casus belli pour pouvoir attaquer la Russie, Poutine leur a servit sur un plateau en agressant l’Ukraine. Pourtant ils n’ont pas déclaré la guerre à la Russie.
                    Alors maintenant faut arrêter de prendre les gens pour des cons à nous servir dans tous les médias alternatifs la propagande pro russe. Perso je suis contre tous les impérialismes, et cette guerre en Ukraine n’est que ça, de l’impérialisme. Ils refusent l’indépendance de l’Ukraine et veulent que ses ressources servent l’économie Russe. Tout le reste ne sont que des écrans de fumée.


                  • logan 14 septembre 12:32

                    @V_Parlier
                    Et pour rappel ce n’est pas un jeu vidéo. Des tas de gens meurent dans cette guerre à la con.


                  • V_Parlier V_Parlier 14 septembre 18:26

                    @titi
                    Je cite : « J’ai pas bien l’impression que les USA avaient l’intention d’annexer la Lybie. » => C’est souvent pire dans ce cas, car comme on n’aura pas à entretenir le territoire attaqué on peut tout péter et repartir. Et comme ça, ça va très vite et on est très fort.


                  • V_Parlier V_Parlier 14 septembre 18:38

                    @logan
                    « Le roman comme quoi la révolution serait une manipulation des services secrets US » => Vous faites toujours allusion au coup d’état de maïdan ? https://www.youtube.com/watch?v=dbTBOVJxH2I (et à 1:55 c’est finalement confirmé, bien plus tard et discrètement). Aussi confirmé par l’ancienne égérie de BHL, la nationaliste ukrainienne Savchenko (pas mal quand même !) https://www.youtube.com/watch?v=3CCaEaC3aks

                    Je ne vois pas en quoi ma position consiste en un « mépris du peuple ukrainien » car de toutes façons une bonne partie de ce peuple n’a jamais été d’accord alors que l’autre partie n’est ni plus ni moins intelligente que les français qui on réélu le destructeur de leurs pays. Ce que je vois chez les adorateurs du régime de Kiev, c’est qu’ils méprisent surtout ceux qui ne se sont pas soumis à Kiev en prétextant que ça ne peut se faire que par un contrôle russe des esprits et du pouvoir local. Comme si ça pouvait marcher si bien.

                    Depuis 2014 la propagande ukrainienne n’arrête pas de réclamer à corps et à cris la guerre avec la Russie. Maintenant qu’elle arrive trop tôt c’est un scandale, Kiev n’était pas encore prêt. Et bien des morts il y en aurait eu (peut-être même plus encore) si la Russie avait attendu. Fallait y penser avant.

                    Quant aux américains, ils ne projettent pas une guerre directe évidement. Ca ne se fait plus entre grandes puissances, c’est trop dangereux. Du moment que d’autres se battent pour eux ça leur va très bien.


                  • microf 13 septembre 18:06

                    Ce n´est pas nouveau cette division du monde en deux.

                    Avant cette période, il y avait plusieurs blocs.

                    L´Afrique a choisi son camps, le meilleur camps actuel, c´est celui de la RUSSIE.

                    L´Afrique, c´est 1,4 Milliard d´habitants parmi lesquels 800 millions de moins de 25 ans, en ce moment aucun continent ne dispose d´un tel potentiel.

                    100 millions de jeunes africains sont prêts á se mettre au service de la RUSSIE pour l´aider á vaincre ses ennemis.

                    Même si ces 100 millions mourraient, il resterait encore 700 millions de jeunes capables en un temps record, de remplacer ces 100 millions de morts, l´important, c´est de vaincre ce bloc esclavagiste, colonialiste et pilleur des richesses de l´autre bloc. 


                    • titi titi 13 septembre 22:39

                      @microf

                      Vu comme évoluent les choses au Mali, je sens qu’on va bien rigoler.


                    • Aristide Aristide 14 septembre 08:24

                      @microf

                      vaincre ce bloc esclavagiste, colonialiste et pilleur des richesses de l´autre bloc. 

                      En envoyant vos 100 millions de jeunes africains à la boucherie, mais c’est pas grave il y a 700 millions de jeunes en réserve ...

                      Dans le genre génocidaire, bravo vous avez gagné ....


                    • V_Parlier V_Parlier 14 septembre 18:41

                      @titi
                      Les choses ont « évolué » au Mali suite à l’intervention en Lybie. La France a ensuite essayé de recoller les morceaux là-bas mais ce fut un échec total, comme on a pu le voir récemment.


                    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 14 septembre 16:46

                      Ce billet me rappelle le mien

                      Un ordre mondial quand le monde se divise

                      Mais le monde est devenu multipolaire.

                      Ce qui est bipolaire, c’est l’esprit qui est soit démocratique soit autocratique.


                      • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 14 septembre 17:01

                        Petite question à l’auteur quand il dit :
                        « C’est là tout l’intérêt de la monnaie saine. »
                        C’est quoi une monnaie saine ?
                        Cela n’existe que dans l’imagination qui est basée sur la confiance.
                        Sa « sainteté » se découvre quand vous êtes dans le désert, vous avec soif et vous avez un million d’euros dans votre bagage.
                        Sinon, c’est du papier ou mieux en virtuel sous le contrôle des transactions bancaires.

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