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Gilets Jaunes contre oligarchie et « peste bleue », généalogie d’une guerre ouverte

Comme le souligne Emmanuel Todd [1], les dissidents de la pensée unique politico-médiatique avaient presque perdu l’espoir que le peuple Français ait conservé sa capacité à se soulever contre ses oppresseurs.
La révolte des gilets jaunes fut donc la bonne surprise de la fin d’année 2018 et une certaine fierté peut en être tirée après toutes ces années de soumission à la dystopie mondialiste.

Ce mouvement n’est donc que l’aboutissement d’un demi-siècle d’une politique des petits pas ayant consisté à hypothéquer la démocratie au profit des puissances financières et au détriment des intérêts de la grande majorité de la population.
Le principal vecteur de cette tyrannie est le machin supranational appelé « Union Européenne » construit ex-nihilo à partir de la fin de la guerre.

Les traités européens ratifiés dans le cadre de cette « peste bleue » sont la source de la plupart des problèmes majeurs ayant induit l’explosion récente du mouvement des gilets jaunes.
Mais d’où viennent donc les concepts fondateurs de l’idéologie inspiratrice de ces traités ?

Nous allons voir que la racine du mal tire sa source d’un contexte géopolitique ayant fait des États-Unis d’Amérique la principale superpuissance à la sortie de la guerre, cette dernière a alors profité d’une fantastique opportunité pour imposer son modèle idéologique en commençant par l’Europe de l’ouest.

A l’instar de celle de l’Union Soviétique, cette idéologie contenait cependant les germes endogènes de sa propre destruction. Historiquement, cette dernière prend sa source dans le modèle anglo-saxon et plus précisément dans sa déclinaison américaine avec la croyance de cette nation en une « destinée manifeste ».

Avant d’aller au-delà, il est nécessaire de comprendre le système de pensée américain.

Le modèle américain et la « destinée manifeste »

Au XVIIe siècle, les britanniques ont dans un premier temps fondé sur la côte est du continent américain leurs fameuses treize colonies.
Dans un second temps, les colons ont entrepris la célèbre conquête de l’ouest afin d’étendre leur contrôle sur de nouvelles terres.
Point de détail, ces dernières étaient déjà occupées par la population autochtone amérindienne. La question fut rapidement résolue par l’éradication des gêneurs afin de prendre possession de leurs territoires.

La nation américaine s’est donc construite sur l’acte fondateur du génocide de tout un peuple.

Les succès sanglants de la conquête de l’ouest induisirent alors une sorte d’hubris avec le développement de la croyance des colons en un statut de « peuple élu » associée à la notion théologique d’une « destinée manifeste« .
Cette croyance mystique n’a jamais quitté les élites américaines à tel point qu’elle fut étendue à un projet d’hégémonie mondiale destiné à imposer par la ruse ou par la force le modèle américain à toute la planète.

Sociologiquement, ce modèle de souche culturelle britannique a été théorisé par Emmanuel Todd. Selon les travaux de ce dernier, il est basé sur une structure familiale de type « Famille nucléaire absolue » ou libertaire/inégalitaire. Autrement dit, dans un tel système, la liberté individuelle doit être totale et les inégalités sont parfaitement normales.

L’idéologie économique anglo-saxonne néolibérale, compatible avec ce modèle, fut quant à elle théorisée au début du XXe siècle dans le cadre de l’École de Chicago par les célèbres Milton Friedman et Friedrich Hayek.

En synthèse, les marchés privés étant considérés comme omniscients, tout doit leur être confié en ne laissant aux états supposés incompétents que des responsabilités minimum. Notons également que la nation américaine restera historiquement forte en dépit de son idéologie du tout privé.

La crise de 1929 induite par un libéralisme exacerbé fut cependant suivie par une période de régulation étatique emmenée par des économistes tels que John Meynard Keynes. Le néolibéralisme ne tarda hélas pas à refaire surface avec le colloque Lippmann tenu à Paris en 1938, ayant débouché sur les accords de Bretton Woods en 1944.

Ces considérations liminaires étant posées, nous pouvons commencer l’analyse de la situation et de ses causes en fixant le début de l’histoire à la débâcle de juin 1940.

Les racines du mal : la vassalisation américaine de l’Europe

Après la défaite militaire française des Ardennes contre les allemands, le combat aurait pu continuer dans les colonies. Cependant, le gouvernement Lebrun pris de panique confia avec l’aval du parlement les pleins pouvoirs à Pétain qui mit en place le régime de Vichy.
Dans une grande tradition historique [2], nous vîmes alors durant cette période l’oligarchie nationale copieusement collaborer avec l’occupant nazi.
En parallèle pendant le conflit, sous l’impulsion du général De Gaulle et de l’action de Jean Moulin, le célèbre programme consensuel du CNR fut élaboré afin d’être immédiatement appliqué à la libération.

Coté américain, n’oublions pas que le débarquement en Normandie n’avait pour but que d’éviter que l’Europe de l’ouest ne tombe entre les mains de l’URSS qui était en train de gagner la guerre grâce à ses succès sur le front est.

Cependant, durant le conflit les américains ont vu leurs capacités industrielles exploser avec l’effort de guerre. Par ailleurs, contrairement aux autres nations, ils n’ont subit aucune destructions de leurs infrastructures.
L’URSS constituant une superpuissance affaiblie par la guerre, les États-Unis étaient donc devenus pour un temps la nation la plus puissante de la planète.
Il ne leur avait pas échappé que la fin du conflit représentait pour eux un kairos, autrement dit il y avait là un moment unique leur permettant dans le cadre de la « destiné manifeste » de lancer leur projet d’hégémonie mondiale.

Instrumentalisant le débarquement en Normandie, les américains considérèrent que l’Europe de l’ouest avait une dette envers eux. En effet, il fallait lui faire payer le prix du sang pour leurs boys tués sur les côte normandes ainsi que pour l’argent prêté un peu plus tard dans le cadre du plan Marshall.

L’Europe fut donc tout naturellement choisie comme zone pilote pour les objectif de vassalisation mondiale de nos « alliés » américain.

Autre point à remplir avant de lancer concrètement le projet, il fallait identifier un certain nombre de relais fiables dans les deux principales puissances européennes continentales.
Pour la France, le choix de Jean Monnet fut une évidence de part ses liens étroits avec l’establishment américain et la CIA, l’ex. collaborateur sans convictions personnelles du régime de Vichy Robert Schuman fut également de la partie. Pour l’Allemagne, on recycla l’ancien nazi Walter Hallstein qui devint plus tard le premier président de la commission européenne.

Walter Hallstein

Attribuons cependant une note positive au chancelier Konrad Adenauer qui œuvra avec Charles De Gaulle à la réconciliation France/Allemagne.

Pour en savoir plus sur ces fameux « pères fondateurs » de l’Europe, je renvoie aux travaux de Jean-Pierre Chevènement, Annie Lacroix-Riz, aux analyses de François Asselineau et surtout à l’excellent livre de Philippe De Villiers « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu » [3].

Restait le problème de l’adhésion des peuples.
L’histoire du XXième siècle ayant montré que les régimes totalitaires (nazisme, fascisme, communisme) avaient leurs limites, il fallait trouver un moyen plus subtil d’assujettir les peuples à l’idéologie néolibérale.

La fabrication du consentement

Les objectifs américains de l’après-guerre étaient clairs, mais il était au préalable nécessaire d’associer au projet un storytelling à destination des peuples qui n’auraient jamais accepté les véritables enjeux.

L’intellectuel américain Walter Lippmann (1889-1974), déjà évoqué, théorisa dans les années 20 le modèle de la « fabrication du consentement (des peuples) » dans le cadre des démocraties. C’est Noam Chomsky qui dénonça dans son ouvrage paru 1988 la collaboration active des médias dans la mise en œuvre de ce processus.
(Voir également ici l’interview sur Thinkerview de la philosophe Barbara Stiegler).

On inventa donc une histoire lénifiante d’union supranationale des nations devant en principe éviter la répétition des conflits sanglants ayant marqué l’histoire de l’Europe.
Durant les décennies qui suivirent, cette idéologie anglo-saxonne allait faire des émules chez les classes dirigeantes qui n’eurent jamais conscience de ses véritables origines. Elle fit en particulier des ravages dans la technostructure française composée de hauts fonctionnaires en déficit d’idées personnelles dont le seul moteur était de faire carrière.

Nous avions donc un projet sur le long terme, une idéologie, des hommes de mains à la botte des américains et un plan de communication.

A partir de ce qui précède, le « sous-projet français » a cependant rencontré un obstacle de taille en la personne du général De Gaulle. Ce dernier fut le grain de sable ayant fait perdre plus de vingt années à la construction de cette entité supranationale de vassalisation de l’Europe.

De Gaulle, le CNR et le circuit du trésor

Après la guerre, le gouvernement provisoire De Gaulle applique le programme du CNR avec en particulier la mise en place d’un système bancaire et financier au service de la collectivité et piloté par l’état appelé « circuit du trésor ».

A la sortie de la guerre, la dette était d’un montant de 200% du PIB. Le circuit du trésor a permis de résorber cette dernière en moins de dix années grâce à une forte croissance et une inflation élevée mais maîtrisée.

Puis durant une trentaine d’années, ce système a permis d’éviter tout déficit public avant que l’oligarchie ne réussisse à le mettre au tapis au milieu des années 70 au profit d’un « circuit de la dette ».
Toute cette histoire est racontée dans l’article ici [4].

Ce premier acte de la reprise en main de la finance publique par des intérêts privés obligea donc l’état à financer ses éventuels déficits sur les marchés mondiaux, l’étape suivante consista à assécher ses sources de revenus.

Le départ de Charles de Gaulle fin 1946 et l’instabilité politique de la quatrième République permit au projet américain d’avancer avec la création de la CECA en 1952. Ensuite, la signature du traité de Rome entre les six pays du marché commun ouvrait la porte à de futures avancées supranationales.

Ce ne fut que le début d’une politique des petits pas [5] ayant progressivement retiré à l’état la plupart de ses moyens d’actions au profit d’intérêts privés. Cette politique s’illustra par la création d’institutions spécifiques qui allaient concerner un ensemble en expansion permanente de pays européens.

Traités européens et institutions supranationales

Le traité de Rome de 1957 vit la création de la CEE et de la commission européenne.
La CEE était une zone de libre échange comprenant six pays signataires appelée « Marché commun européen« .

Cette première phase n’était pas incohérente car ces six pays souverains formaient une zone économique homogène. L’honnêteté intellectuelle impose de reconnaitre que fut une réussite en ayant permis le développement des échanges dans la zone.

La lutte entre les tenants du supranationalisme et d’une Europe des nations défendue par Charles De Gaulle fit rage durant les années 1960. On citera en particulier le bras de fer entre ce dernier et la commission Hallstein avec la fameuse politique de la chaise vide. Cette action d’éclat visait à s’opposer à une tentative « discrète » de la commission de faire passer le principe de prises de décisions à la majorité des états membres à la place de la règle l’unanimité.

Une politique européenne alternative fut alors proposée par De Gaulle qui tenta sans succès la mise en place d’une Europe des nations avec le plan Fouchet.

Nouveau petit pas sous Pompidou qui fut responsable du premier élargissement de l’union avec l’entrée de la Grande Bretagne et de deux autres pays à l’issue d’un référendum, soit un total de neuf pays.
(Premier accroc à la politique gaulliste qui ne voulait en aucun cas des britanniques dans l’union).

L’avancée suivante fut le fait de Valéry Giscard d’Estaing (VGE) en 1979 avec la création du parlement européen élu au suffrage universel à un tour selon un système de proportionnelle intégrale. Ce parlement était l’une des briques de la supranationalité qui n’allait pas tarder à devenir le repaire des lobbyistes de tous poils [6]. L’autre vice de ce parlement provient du fait que la commission européenne possède le monopole des propositions de lois. De plus son rôle est limité, il est seulement consultatif car en cas de rejet d’une proposition de loi par le parlement, le Conseil (des ministres) de l’Union européenne peut la valider quand même !

VGE termina son mandat sur un dernier faux pas, à savoir l’entrée de la Grèce dans la CEE en janvier 1981 juste avant la prise de pouvoir socialiste. En effet, l’économie de ce pays très en retard sur celles des autres membres n’était pas adaptée à cette zone de libre échange, la CEE comprend alors un total de dix pays.

En 1981, le gouvernement socialiste applique le programme commun avec une politique keynésienne de relance par la demande.

En 1983, après l’échec de sa politique de relance, François Mitterrand rêvait toujours de faire entrer son nom dans l’histoire. Il se mit à la recherche d’un nouveau projet politique d’envergure. Ce dernier, trahissant au passage les électeurs de gauche commença par instaurer une politique de rigueur.
Son choix se porta ensuite sur les concepts défendus par un grand adepte de « l’inspirateur » Jean Monnet, à savoir Jacques Delors avec sa croyance en des « vents dominants » de la mondialisation qui « se fera avec ou sans nous ».
Mitterrand fit également une autre faute en conditionnant la réunification allemande avec la création d’une monnaie unique pensant à tort que cette dernière allait « clouer la main de l’Allemagne sur la table de l’Euro ».

L »histoire a démontré la particulière incompétence des socialistes des années 1980 dans le domaine économique avec des erreurs majeures dont on paie encore le prix aujourd’hui.
Il y a consensus des économistes hétérodoxes pour considérer l’année 1983 comme origine de la lente descente vers une politique supranationale ultralibérale, source de la situation actuelle.

L’acte unique de Jacques Delors

Dans l’esprit des idéologues supranationalistes (et de l’oligarchie), le prérequis à une Europe fédérale était de supprimer toutes barrières au commerce et aux mouvements de capitaux.

Avant d’évoquer la plus grande bévue de Jacques Delors, il convient d’en citer une autre moins connue mais quasiment aussi grave.
En effet, en janvier 1984, Delors abrogea la loi séparation bancaire promulguée en 1945 par le général De Gaulle –Glass-Steagall Act à la française- qui interdisait aux banques de cumuler les activités spéculatives et commerciales. Il s’agissait pour Delors de « moderniser » le système bancaire avec la création de la « Banque Universelle« .
La porte était à nouveau ouverte à la spéculation dont les risques étaient garantis par l’argent des particuliers [7].

Venons en maintenant au fameux acte unique.
Dans le cadre du marché commun, le traité de Rome de 1957 n’engageait qu’à supprimer les droits de douane pour le commerce des marchandises.
L’Acte unique ratifié en 1986 sans aucune consultation populaire effectue une modification majeure de ce traité en autorisant la totale liberté de circulation pour :
– les personnes
– les marchandises
– les capitaux

Notons tout l’intérêt de l’acte unique pour un pays comme le Luxembourg, paradis fiscal au centre de l’Europe. Cet état allait pouvoir devenir un centre légal pour l’évasion fiscale des multinationales, sujet majeur qui ne sera révélé au grand public qu’en 2014 avec le scandale des LuxLeaks.

Comme nous allons le voir plus loin, d’autres effets catastrophiques allaient exploser avec les élargissements ultérieurs de l’union qui allaient induire des délocalisations industrielles massives.

Mais au préalable, la dynamique de l’erreur étant bien enclenchée, il s’agissait de continuer avec la création d’une monnaie unique dans une zone économique hétérogène.

De Maastricht à la catastrophe Euro

Le traité de Maastricht ou TUE âprement discuté en 1992 avait pour but principal de préparer l’avènement de la monnaie unique avec l’Union Économique et Monétaire (UEM).

Il faut réécouter le discours historique du 05 mai 1992 de Philippe Seguin à l’assemblée (Archive vidéo ici) où il énumère point par point les risques induits par le traité de Maastricht. Tout ce qu’il annonçait s’est concrétisé au moment où Jacques Delors proclamait que la construction européenne allait créer au moins cinq millions d’emplois !

Il était déjà notoire à l’époque qu’une monnaie unique ne pouvait fonctionner dans une zone où les économies sont trop hétérogènes sauf en cas de transferts massifs de richesses, option complètement inacceptable pour l’Allemagne.

En effet, une monnaie unique revient à figer les taux de changes entre les états, hors les économies des états de la zone euro sont trop divergentes pour supporter un tel système.
Le taux de change de l’Euro, trop bas pour l’Allemagne, favorise donc ses exportations à l’extérieur de la zone.
Ce même taux de change est trop élevé pour les pays du sud dont la France, il pénalise donc les exportations de ces derniers.
Quant aux échanges internes à la zone Euro, la fixité des parités favorise également fortement l’Allemagne par rapport aux pays du sud puisque ces derniers, ayant une économie différente, ne peuvent plus dévaluer leur monnaie pour corriger l’apparition d’importants déséquilibres des échanges.

En synthèse, la monnaie unique favorise les exportations de l’Allemagne aussi bien dans la zone Euro qu’à l’extérieur et à l’inverse pénalise celles de la France. En témoigne les excédents commerciaux monstrueux de l’Allemagne et les déficits colossaux de la France.
La chute de l’activité industrielle nationale au profit de l’Allemagne (et des pays à bas salaires) a entraîné celle des rentrées fiscales et contribué à l’explosion du chômage.
Cette analyse est partagée par des prix Nobel d’économie tels J. Stiglitz et P. Krugman.

Pour corriger les déséquilibres, la France ne pouvant dévaluer sa monnaie n’a eu d’autre choix que de dévaluer les salaires et de supprimer des emplois, cela a provoqué l’augmentation des dépenses liées au chômage.
Les recettes ont de leur coté diminué avec les cadeaux fiscaux aux entreprises et l’évasion fiscale de ces dernières.
Augmentation des dépenses et baisse des recettes ont sans surprises induit des déficits budgétaires et donc une dette en croissance permanente.

En 20 ans, les pertes et profits occasionnés par la monnaie unique ont été chiffrées par le Centre de politique européenne de Fribourg (CEP), chaque français aurait ainsi perdu environ 56 000 euros en moyenne alors que chaque allemand aurait gagné 23 000 euros.

Les élargissements inconsidérés de l’UE et l’OTAN

Après la dissolution de l’URSS en 1990, l’alliance militaire atlantique OTAN n’avait plus de raisons d’être. Cependant, l’état profond américain [8] devant continuer à justifier ses colossales dépenses militaires avait besoin de fabriquer des ennemis de toutes pièces. La Russie post-soviétique non belliqueuse et respectueuse du droit international fut désignée d’office.

Dans le cadre de la doctrine de vassalisation de l’Europe, malgré les assurances données en 1990 à la Russie, l’OTAN a décidé de s’étendre à l’Europe de l’est. En effet, le 15 juin 2001 lors de son discours à Varsovie le président américain W. Bush se prononce explicitement pour l’extension de l’OTAN à l’est. La conséquence fut qu’un certain nombre de petits pays d’Europe orientale se pressèrent au portillon pour entrer dans l’OTAN et…dans l’UE. Ces derniers considérant à tort ou à raison qu’il était judicieux de sous-traiter leur sécurité à l’empire contre leur soumission.

En Irlande, un référendum fut effectué en 2001 au sujet de l’élargissement. Après un résultat négatif on fit revoter les Irlandais qui cette fois votèrent « correctement » avec un « oui ».
Le 9 avril 2003, l’élargissement est finalement accordé à pas moins de 10 pays supplémentaires : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Chypre, Malte. Dans ce groupe, on remarque une nouvelle série de paradis fiscaux tels que Chypre, l’Estonie, etc.

Avec l’Acte unique, les capitaux circulant librement pouvaient alors s’investir dans les pays à bas salaires afin de construire ou de délocaliser des usines. Les produits (biens) pouvaient ensuite être tout aussi librement exportés dans les pays où l’on avait fermé les usines !
Toutes ces questions avaient été amplement explicitées par le prix Nobel Maurice Allais qui avait démontré qu’une zone de libre-échange total ne pouvait fonctionner qu’avec des états ayant un contexte socio-économique très proche [9].

Les conséquences du couple « acte unique » et « élargissements » furent visibles avec les délocalisations industrielles vers les pays à bas salaires, l’augmentation du chômage et le rachat de grandes entreprises françaises stratégiques par des actionnaires étrangers comme le scandale Alstom [10]. Il favorisa également l’évasion fiscales des multinationales [11] lors des élargissements de l’union vers des paradis fiscaux.

Traité de Lisbonne : le coup d’état de 2008

En Europe, la démocratie subit un accroc sérieux avec les élargissements de 2001 imposés aux peuples.
En mai 2005, le peuple français fut consulté par référendum sur la constitution européenne. Ce dernier fut rejeté par un vote franc à hauteur de 55% des voix en faveur du non.
Malgré ce résultat sans ambiguïté, la révision de la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du traité européen de Lisbonne, a été adoptée le 04 février 2008 par les sénateurs et les députés réunis en Congrès à Versailles. Le 08 février, soit 4 jours plus tard, ce traité est ratifié par le parlement français ignorant superbement le vote référendaire. Ce dernier, copie conforme de celui qui fut rejeté en 2005 modifie en profondeur les deux traités existants, à savoir le TFUE et le TUE. On remarque en particulier l’article 42 du TUE qui fait explicitement référence à l’appartenance à l’OTAN pour la politique de défense.

Dans son ouvrage « Souveraineté, démocratie, laïcité » [12] Jacques Sapir a effectué une analyse très poussée sur la question de la démocratie, de la souveraineté, de la légitimité de nos représentants et de leurs décisions. A partir de cette analyse, on peut sans ambiguïté parler de coup d’état [13] en 2008 qui signa l’arrêt de mort de la démocratie en France, depuis lors il n’y eut bien entendu plus aucun référendum.

Il est temps maintenant de faire une synthèse de situation.

40 ans de « peste bleue », bilan d’étape

Les trente glorieuses chronologiquement situées entre 1945 à 1975 s’illustrèrent par un age d’or économique et social dans notre pays avec un contexte de quasi plein emploi, elles furent hélas suivies des quarante piteuses !

Première secousse en 1983 avec l’échec de la politique socialiste de Mitterrand suivi par l’acte unique ayant provoqué les premières délocalisations industrielles, l’augmentation du chômage et des déficits.
La monnaie unique à partir du traité de Maastricht et des ses critères de convergence a ensuite hypothéqué la compétitivité à l’exportation de la France. Cette dernière a largement contribué à l’augmentation du chômage, du déficit commercial, de la dette et à une désindustrialisation massive.
Les élargissements inconsidérés de l’Union Européenne ont alors fait entrer dans la zone de libre échanges des états à très bas salaires mis en compétition avec ceux ayant des salaires plus élevés. De plus des paradis fiscaux embarqués au passage permirent les fameuses « optimisations fiscales » des multinationales qui ne paient ainsi presque plus d’impôts là où elles font leur chiffre d’affaire.
Ces baisses de revenus pour les états contribuant à leur tour aux déficits et à la dette.

Durant toutes ces années, lors de chaque élection du parlement européen, on entend les mêmes antiennes « Une autre Europe », « Pour une Europe sociale », « l’Europe qui protège » ou « Il faut plus d’Europe ».
Le scrutin, passé, rien ne se passe évidemment et on repart pour 5 ans avec une même politique économique et budgétaire. Cette dernière est décidée par des individus non élus au sein de la technostructure Bruxelloise et à Francfort sous domination allemande (Voir ici la propagande européiste lorsqu’elle tente d’influencer les youtubeurs du Fil d’Actu).

L’Europe ne marche pas ?
C’est donc qu’il n’y a pas assez d’Europe !

L’ex dissident soviétique Vladimir Boukovski avait par ailleurs publié en 2005 un ouvrage prémonitoire intitulé « L’Union Européenne, une nouvelle URSS ? » [14].

La situation politique entre l’occident et l’URSS s’est à ce point inversée que nous avons aujourd’hui des journalistes (Julian Assange) ainsi que des opposants politiques en prison (Bradley Manning), et des lanceurs d’alertes réfugiés en…Russie (Edward Snowden).

Coté Finances, les gouvernements qui se sont succédés depuis 2007 nous expliquent que puisque l’état est très endetté en se gardant bien d’expliquer quelles en sont les causes, alors il faut réduire les dépenses. Cela explique la politique de réduction drastique des services publics, hôpitaux qui ferment, suppression de lignes SNCF, désertification provinciale, casse du droit du travail, des retraites, etc.
N’oublions pas également les privatisations scélérates d’entreprises publiques très rentables dont les investissements initiaux ont été financés par les Français, sociétés d’autoroute, ADP, Française des jeux, ENGIE, etc…
Ajoutons à ce sombre tableau les cadeaux fiscaux faits aux entreprises (CICE) ou au capital (Suppression de l’ISF, Flat taxe,…) sous prétexte d’amélioration de la compétitivité, mondialisation oblige. Cadeaux qui vont directement dans la poche des actionnaires et qu’il faut financer en prélevant encore plus de taxes sur l’ensemble de la population et en particulier sur les moins aisés.

Reconnaissons toute l’élégance du système mis en place :
l’évasion fiscale légale couplée aux cadeaux fiscaux induit un enrichissement fabuleux de l’oligarchie. Les fortunes ainsi accumulées sont alors en partie prêtées aux états pour couvrir leurs déficits moyennant intérêts. Chaque année, les français paient ainsi environ cinquante milliards d’agios sur la dette publique qui vont directement dans la poche des plus fortunés !

Mais le pire était à venir.

Un premier coup d’état eu lieu en 2008, un second fut organisé en 2017 avec l’élection de Macron. Ce ne sont pas des paroles gratuites car la situation a été caractérisée avec ces mots par le juriste Régis de Castelnau.
Cette élection fut gagnée grâce au soutien massif des amis oligarques français de Macron et de leur presse « privée » [15].
Le normalien Juan Branco a dévoilé les détails de toute l’histoire dans son ouvrage indispensable « Crépuscule » [16]. Il dénonce en particulier les liens de proximité antérieurs au scrutin de Macron avec les milliardaires Xavier Niel (Free) et Bernard Arnault (LVMH), mais également toute la longue liste des membres contributeurs de la caste (*) tels les Attali, Minc, Jouyet, Descoing, etc.
Après cette élection volée, Michel Onfray avait trouvé la juste formule : « Les loups sont entrés dans Paris » (vidéo ici).

(*) Citons au passage les travaux des sociologues Pinçon-Charlot (interview ici) et du journaliste Laurent Mauduit sur les mécanismes de reproduction de la classe dominante.

En échange de son élection, la politique de Macron est ainsi tournée à 100% au profit de ceux qui ont utilisé leur puissance financière et médiatique [15] pour le faire élire. Le deal initial est donc parfaitement respecté par le président élu certes légalement mais sans légitimité.

« Qui paie l’orchestre choisit la musique ».

Le citoyen de base n’a eu droit qu’à un storytelling associé à des mots clés tels que « Nouveau monde », « Au dessus des partis », « Pensez printemps », etc
Par ailleurs, on ose faire culpabiliser le peuple sur la dette que l’on va laisser à nos enfants. Alors que les causes de cette situation sont le résultat de la politique menée depuis 40 ans par les donneurs de leçon.

On rappellera à toutes fins utiles que le système bancaire et monétaire [4] mis en place à la fin de la guerre (circuit du trésor) a permis en moins de dix ans non seulement de reconstruire mais aussi de résorber une dette de 200% du PIB dans un pays détruit par le conflit !
Contrairement à la situation actuelle, ce système était mis entièrement au service de l’état et non pas d’intérêts privés.
(Voir interview de Jacques Sapir ici).

Gilets jaunes : la fin du consentement

La population, peu au fait des considérations économiques et géopolitiques est depuis longtemps manipulée par la classe politique et les médias dans le cadre de la « fabrication du consentement » citée précédemment.

Selon Emmanuel Todd et sa typologie des systèmes familiaux, la majorité de la population française est de type nucléaire égalitaire. Contrairement au modèle anglo-saxon, la population française n’accepte pas les inégalités, on retrouve d’ailleurs ces notions racines dans le slogan de la révolution « Liberté, Égalité ».

Dès lors où les inégalités deviennent insupportables, la population se révolte contre ses dirigeants comme en 1789, 1830, 1848 et 1870, voir la conférence de Régis Chamagne de mars 2019 ici [17].

Après quarante années d’alternance droite/gauche, le peuple a ainsi constaté que sa situation se dégradait sans interruption malgré les promesses électorales. Il observe que le chômage ne cesse de progresser, que les salaires baissent et que les impôts augmentent alors qu’en face, les ultras riches ne cessent d’accroître leurs fortunes.

Novembre 2018 marqua donc en France le début de la fin du consentement.

La population ayant enfin compris l’imposture du néolibéralisme a donc décidé de descendre dans la rue en endossant un gilet jaune, symbole d’urgence absolue. Ces derniers étaient cette fois bien décidés à aller au bout de la démarche et à ne pas libérer le terrain avant d’avoir obtenu gain de cause. Ce mouvement, le plus important depuis mai 1968 présente la particularité unique de s’inscrire dans la durée.
La force du mouvement est d’être sans leader, ce qui lui permet de rester indépendant et non aisément manipulable par la classe politique.

Il a été à de multiples reprises déjà affirmé sur ce site que Macron était le plus dangereux des onze candidats à l’élection de 2017. Ce dernier se retrouvant devant une crise politique majeure, nous allions en avoir une cuisante confirmation.

La réaction du régime Macron : répression dans l’hexagone

Le schéma ci-dessous illustre le système de protection du pouvoir oligarchique [8] à travers plusieurs cercles concentriques :

L’oligarchie au centre est protégée par le pouvoir politique qui lui est inféodé.
La population est manipulée par une propagande médiatique massive qui lui fait croire que le pouvoir est à son service. Lorsque cette propagande ne fonctionne plus, la police et l’armée -sur ordre du pouvoir- interviennent pour réprimer dans la violence toute manifestation populaire.

Lorsque le groupe Trust intitula par provocation sa tournée 1980 « Répression dans l’hexagone », il ne se doutait pas qu’un-demi siècle plus tard on allait vivre une véritable répression d’état comme jamais vue en France depuis la Commune en 1870, au seul bémol que l’on évita cette fois de tuer des manifestants.

Le mouvement populaire des gilets jaunes a donc démarré spontanément en octobre 2018.
D’abord ignoré par le régime, ce dernier finit par prendre conscience de l’ampleur du mouvement, de la détermination des manifestants et surtout du soutien de la majorité de la population.
Ses revendications étant inacceptables pour le régime, il décida d’utiliser absolument tous les moyens à sa disposition pour le détruire.

On tenta d’abord de le discréditer à travers les éditocrates des médias soumis qui -sans quitter leurs bureaux- désinformèrent d’une manière outrancières. Les gilets jaunes étaient d’extrême gauche, puis d’extrême droite, ils étaient violents, antisémites, racistes, xénophobes, etc…
Sans résultats dans l’opinion, notre petit Staline a alors lâché son ministre de l’intérieur bas de plafond lui enjoignant de cogner dur. On eut alors droit à un déchaînement de violences policières qui fit se retourner dans sa tombe le talentueux préfet Maurice Grimaud de la période mai 68.
Tous les coups furent permis sauf d’aller jusqu’à la mise à mort du manifestant. Sur ordre du ministère de l’intérieur, nous assistâmes aux gazages massifs de foules nassées, aux matraquages de citoyens et citoyennes de 7 à 77 ans et bien sur à l’utilisation massive et systématique, en particulier par les nervis de la BAC, des fameux LBD40 et autres grenades de désencerclements gravement mutilants.

Encore une fois, les médias dominants évitèrent de dévoiler les réalités de terrain, et ce sont les réseaux sociaux et autres journalistes indépendants qui dénoncèrent les violences d’état par ailleurs condamnées par l’ONU !
Voir l’excellent documentaire « Gilets Jaunes, une répression d’état » ici [18].
Citons également le travail du journaliste David Dufresne et celui du syndicaliste Alexandre Langlois que le gouvernement a tenté de faire taire. Le premier a effectué un décompte détaillé de toutes les exactions ultra-violentes de la police (ici), le second a dénoncé de l’intérieur la politique de répression systématique (ici et ici).

On vit ensuite deux tentatives « d’enfumage » avec l’allocution télévisée calibrée au millimètre (ici) du 10 décembre 2018 où Macron a lâché quelques miettes puis avec l’imposture du grand débat. Ce dernier n’était qu’une manœuvre dilatoire permettant une nouvelle série de logorrhées présidentielles, voir la réaction cinglante de l’économiste Frédéric Lordon (ici) maladroitement invité à ce débat.

Dans notre pays, contrairement aux autres nations occidentales, le parquet judiciaire présente la particularité d’être aux ordres du gouvernement, il n’est donc pas indépendant.

Le parquet a donc reçu des instructions claires pour matraquer judiciairement le maximum de manifestants arrêtés sans motifs par la police (voir ici, ici), ces abus de pouvoir ont été dénoncés par de nombreux avocats de terrain. On a également plusieurs exemples de journalistes intimidés par la justice, voir le cas de Brice ici ayant subit 86 heures de garde à vue abusive dans des conditions ignobles.

Écoutons pour finir l’avocat Régis De Castelneau :
« …(Une) répression de masse, policière et judiciaire s’est abattue sur les gilets jaunes, à coups de violations des libertés fondamentales, de procédures illégales, et d’instrumentalisation cynique de la justice. »

Pour le dernier carré de ceux qui n’avaient pas encore compris, le moins que l’on puisse dire est que Macron a montré son vrai visage lors de sa gestion liberticide et violente de la crise des gilets jaunes…

Conclusion

Nous venons de voir que la construction européenne néolibérale associée à l’OTAN est à l’origine un processus de domination américaine pour l’Europe de l’ouest. Cette construction supranationale présente les caractéristiques d’une secte car on y entre assez facilement mais on en sort difficilement. La monnaie unique et l’UE avec son principe de concurrence libre et non faussée sont les principales sources des maux qui frappent la population depuis un demi-siècle.
Paradoxalement le véritable point de départ de cette politique néolibérale fut effectué sous un gouvernement socialiste.

Les thuriféraires de la construction européenne ont un comportement quasi religieux en relation à leur croyance aux bienfaits du néolibéralisme associée à une union des peuples européens. Cette prétendue union n’a pour but que de les asservir aux marchés et donc à l’oligarchie qui a réussit l’exploit en 2017 de porter à la présidence de la République un de leurs représentants.

La population française ayant atteint un point de rupture fin 2018 a dans sa grande tradition historique décidé de le faire savoir dans la rue. Malgré une presse aux ordres qui dénigre le mouvement et une répression stalinienne du régime, le mouvement perdure dans le temps.
A cette date, personne ne peut prévoir ce qui en sortira, cependant les revendications des gilets jaunes n’auront une chance d’être satisfaites qu’à partir du moment où la France aura retrouvé sa liberté de mouvement en sortant de la triplette mortifère : UE, Euro, OTAN.

Même si la structure oligarchique semble parfaitement verrouillée, la manipulation médiatique fonctionne de moins en moins. On peut espérer que l'opposition, même si elle est divisée, arrive à constituer un front à l’européisme afin de faire tomber le système. La France ayant recouvré sa souveraineté pourra alors appliquer une politique inspirée par celle du CNR dans l’intérêt de la nation.

La seule question est de savoir si l’on sortira de la peste bleue d’une manière pacifique par un choix souverain ou si l’on subira l’explosion de ses institutions, en particulier de l'Euro, avec de gros dégâts à la clé.

Liens
[1] Interdit d’interdire sur RT : Gilets jaunes : où en sommes-nous ? – Vidéo ici.
[2] De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons des élites françaises
[3] « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu » – Philippe De Villiers (Fayard 2019)
[4] Le « circuit du trésor » détruit par l’oligarchie au profit du « circuit de la dette », retour sur la loi de 1973
[5] L’histoire de la construction européenne, 40 ans de trahisons et d’erreurs, résultat : l’effondrement a commencé avec le Brexit … (Agoravox)
[6] « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » – Philippe De Villiers (2015)
[7] La guerre contre la finance, il faut scinder les banques !
[8] Petit guide de survie intellectuelle au royaume de l’oligarchie et de l’état profond
[9] Le testament de Maurice Allais – Site Olivier Berruyer, www.les-crises.fr
[10] Affaire Alstom, haute trahison caractérisée pour l’ex-président Hollande (avec la complicité de Macron) (sur ce site)
[11] Jean-Claude Junker et les (CAC) 40 voleurs
[12] « Souveraineté, démocratie, laïcité » – Jacques Sapir (2016)
[13] Les 4 cas de haute trahison commis par l’ex président Sarkozy
[14] L’Union européenne, une nouvelle URSS ? – Vladimir Boukovski (2005 )
[15] Qui contrôle les médias, contrôle les cerveaux…et les bulletins de vote !
[16] « Crépuscule » – Juan Branco (2019)
[17] Conférence Régis Chamagne en 03-2019 « Gilets Jaunes et Histoire de France »
[18] Gilets Jaunes, une répression d’ÉtatStreet Press

Dernière mise à jour : 25/06/2019

Article source :
https://zevengeur.wordpress.com/2019/06/09/gilets-jaunes-contre-oligarchie-et-peste-bleue-genealogie-dune-guerre-ouverte/

 


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101 réactions à cet article    


  • Sparker Sparker 26 juin 08:30

    Encore un article tiré des conf’s d’Asselineau. Tout le monde ou quasi s’en tape...

    En fait on s’en balance un peu de tout ça et de cette lecture historique qui est une manière de lire l’histoire.

    la question est que fait-on maintenant et vers quoi voulons nous aller. Revenir en arrière n’est pas naturel à l’humain, son adn c’est aller de l’avant et là nous sommes face à un besoin de redéfinir l’avenir et de porter les transformations adéquates et accessibles.

    Le CNR à vécu et était relatif à une époque et ses tragédies. Là l’urgence c’est de replacer la personne au centre de ses responsabilités et d’arréter de déléguer sans contrôle. Remettre la solidarité en action et bien d’autres humanités nécessaires etc etc.


    • leypanou 26 juin 08:50

      @Sparker
      Remettre la solidarité en action et bien d’autres humanités nécessaires etc etc 

       : concrètement, cela veut dire quoi remettre la solidarité en action, soutenir l’Aquarius ? Signer le Pacte de Marrakech ? Observer une minute de silence pour les migrants morts en Méditerranée ? Décréter l’état d’urgence climatique parce qu’on n’a plus que 12 ans pour éviter la catastrophe climatique ?

      Un peu d’éclairage est nécessaire, car remettre la solidarité est une expression fourre-tout qui mérite explications.


    • Attila Attila 26 juin 09:59

      @Sparker
      « Encore un article tiré des conf’s d’Asselineau »
      Olivier Todd, Maurice Allais, Régis de Castelnau, de defensa.org, le Monde Diplomatique, Jacques Sapir, c’est aussi les « conf’ d’Asselineau » ?
      Vous osez tout, c’est à ça qu’on vous reconnaît !

      .


    • samy Levrai samy Levrai 26 juin 10:14

      @Sparker
      Ce qui est vachement moderne c’est l’extrême gauche au service de la finance ... c’est l’extrême gauche qui s’assoit sur le peuple pour servir les intérêts des ultra riches...


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 juin 11:32

      @Sparker

      En fait on s’en balance un peu de tout ça et de cette lecture historique qui est une manière de lire l’histoire.


      Effectivement, si on faisait de l’histoire, on saurait que Jean-Luc Mélenchon faisait campagne en faveur du traité de Maastricht. Mais c’était en 1992.

      Qu’il a efficacement joué les diviseurs avec son « Non...de gauche », et son refus d’enterrer le PS. Mais c’était en 2005.

      Il ne faut pas trop réfléchir, et c’est aussi un atout :

      les Français ont besoin de quelqu’un qui ne soit pas trop brillant, et qui n’ait pas eu raison trop tôt.

      à cette aune, Jean-Luc Mélenchon est supérieurement qualifié smiley


    • cettegrenouilleci 26 juin 13:19

      @Sparker

      « tout le monde ou quasi s’en tape... »

      Renoncer à se saisir des clés de la genèse d’un problème et de ses conséquences néfastes (rien moins que la déliquescence de notre société, la destruction de notre économie, le développement et l’aggravation constante du chômage de masse et le basculement hebdomadaire de milliers de nos concitoyens dans la misère, la casse de nos institutions et de nos services publics, le pillage de notre patrimoine national et l’effacement programmé, en cours, de l’effacement de notre pays de la carte du monde et de la scène politique internationale.../...), c’est s’interdire d’en comprendre les causes et d’y porter remède. 

      Merci à Zevengeur pour cet article très éclairant, pour cet admirable outil de précision façonné de façon à en permettre l’accessiblité au plus grand nombre, et mis opportunément à la disposition de nos concitoyens,

      dont beaucoup auront à coeur de faire bon usage.


    • Sparker Sparker 27 juin 10:26

      @leypanou

      Avant de répondre aux problèmes il faut savoir d’où on les traites. Quand nous aurons décrété et mis en action que l’avenir de l’humanité est dans la coopération, la solidarité et l’émancipation on aura la base pour que certains problèmes se résolvent voir même disparaissent d’eux mêmes.


    • Sparker Sparker 27 juin 10:28

      @Olivier Perriet

      Il n’y a que vos obsession qui comptent, Mélenchon Mélenchon... on avance à rien avec vous, bon on le sait depuis longtemps, c’est juste un rappel...
      Il y a une vie hors de Mélenchon, vous en parlez beaucoup plus que moi, je serai vous...


    • Sparker Sparker 27 juin 10:41

      @cettegrenouilleci

      Mais tout ça ne répond à rien de nos problèmes et besoins, c’est une niche pour amateurs d’histoire et de faits passés. Certes je ne dis pas que c’est sans intérêts, encore que c’est une interprétation comme on interprète encore la bible ou le coran mais on ne construit pas un chemin de société ou un avenir politique avec ça.
      On pourrait trouver des origines de nos problèmes dans les manigances impérialiste de charlemagne si on pouvait remonter si loin, d’ailleurs ça doit exister et que dire du reste de « l’histoire de france » ou de l’europe.

      Si vous espérez changer le monde avec ça vous allez vous sentir bien seule (vos 1%).

      Ça flatte l’intellectualité de certains et donne l’impression d’être en phase avec le réel mais ça gonfle aussi les orgueils et les prétentions voir crée une nouvelle dissension de classe, y’a ceux qui pigent et ceux qui pigent pas, comme le dit un UPR sur AvoxTV, les gens sont des crétins, on leur explique mais ils ne comprennent rien.
      C’est juste qu’ils s’en tapent et veulent de l’avenir et que ça change hic et nunc.
      Ce qui se passe aujourd’hui suffit à savoir ce que l’on veut ou pas.


    • Zevengeur Zevengeur 27 juin 10:48

      @Sparker

      Il faut faire les choses dans l’ordre.
      Avant de se décider sur le programme politique à appliquer pour se sortir de l’ornière, il faut d’abord se mettre d’accord sur le diagnostic.


    • Sparker Sparker 27 juin 10:51

      @Attila

      Tous ces intellectuels, encore qu’ils ne sont pas tous d’un même intérêt, sont baba devant le coup de poing des GJ’s, c’est ce qui leur manque qui les émerveillent.
      C’est aussi l’intérêt de leur vie perso et ils développent voir brodent tant et plus.
      Vous ça vous plait par ce que ça flatte votre intellectualité mais ça n’avance pas à grand chose, les GJ aussi incultes qu’ils peuvent être en majeure partie (et j’en fait partie, des incultes) ont fait bien plus en quelques we que ces intellectuels en des décennies pour apporter la controverse.
      Attention je ne dis pas que ça n’a pas d’intérêt mais le combat politique ne peut pas se faire avec ça. Ça parle au bourgeois cultivé ou à celui qui s’y essaie.
      Qu’on s’intéresse au ressort de l’humanité et de ses sociétés reste un centre d’intérêt respectable et nécessaire mais on ne fait pas mal à un éléphant avec une piqure de moustique.

      Faite attention à votre prétention car on va vous reconnaître aussi à la fin...


    • Sparker Sparker 27 juin 10:52

      @samy Levrai

      Euhhhh.... en fait....rien...bonsoir.


    • Sparker Sparker 27 juin 10:59

      @Zevengeur

      Mais le diagnostique vous l’avez devant les yeux et il est cash (c’est du Macron...), que vous faut-il de plus. Quand quelqu’un est en mauvaise posture (au bord d’un précipice par ex.) vous allez d’abord faire son histoire avant de décider quelle main ou pied vous allez lui tendre ?
      On est pas rendu. Ces intellectuels qui ont pris la main sur la définition du politique ne sont pas à leur place ils sont, désolé, les idiots utiles des tyrans pseudo démocratiques qui sévissent depuis 70 ans.
      Encore une fois pour ne pas être taxé de « populisme » je ne dénie pas l’intérêt de ce genre de travaux universitaires (qui sont somme toute orientés comme tous ces types de travaux).


    • Sparker Sparker 27 juin 11:02

      @Zevengeur

      Parfois les gens comme vous, faites un peu peur par cette façon de vous hisser hors du bocal par cette forme d’intellectualité « classifiante ».

      On sent bien que ça vous porte mais ce n’est pas par là que changeront les choses, il n’y a que vous pour le croire comme tous les intellectuel depuis des décennies.


    • Sparker Sparker 27 juin 11:05

      @Zevengeur

      D’ailleurs ce diagnostique est subjectif, non pas par les faits qui, j’espère quand même, sont avérés mais par la manière de les impliquer dans l’histoire de notre actualité. Et sur le long terme du développement de l’humain et de ses sociétés je ne suis pas sur qu’une critique 100% à charge soit objective.


    • Le421 Le421 27 juin 14:07

      @Sparker
      Sans oublier que « gilets jaunes » contre « peste bleue », surtout si c’est bleu Marine, j’ai comme un petit doute...
      Construire quelque chose en cassant tout, c’est quand même étrange comme vision.

      Les gilets jaunes avaient une main tendue avec les élections, ils ont craché dedans.
      Épicétou !!


    • Zevengeur Zevengeur 27 juin 17:23

      @Le421

      Afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je reprécise que le terme « peste bleue » concerne l’Union Européenne !


    • Attila Attila 27 juin 23:18

      @Sparker
      Et allez donc, la rengaine éculée des intellectuels contre le peuple !
      Un intellectuel est quelqu’un qui manipule des idées, c’est-à-dire des constructions intellectuelles.
      Les géographes, les économistes, les juristes, les historiens, etc, se basent sur des faits pour chercher des explications. Ces explications sont indispensables pour comprendre la situation de chacun d’entre nous et, surtout, pour trouver des solutions valables à nos problèmes. A commencer par ceux des Gilets Jaunes.
      Le vrai intellectuel, celui qui manipule les idées sans tenir compte des faits, c’est plutôt Janlucou Melenchonescu, votre bien-aîmé Éructator, le Génie des Carpettes, le Pédiluve de la Pensée !

      .


    • Ouam Ouam 28 juin 01:24

      @samy Levrai
      "@Sparker
      Ce qui est vachement moderne c’est l’extrême gauche au service de la finance ... c’est l’extrême gauche qui s’assoit sur le peuple pour servir les intérêts des ultra riches...

      « 

      +100000
      Meme avec les évidences sous les yeuxs certains nien encore....

      Ce n’est pas pour rien que depuis que celle ci à trahi son coeur de cible la carte de france des dernieres élections a cette gueule la

      Mazis ils sonts tellement dans le dogmatisme et l’aveuglement qu’ils vonts encore t’expliquer qu’ils y voient du »rouge" partout

      C’est lamentable

      Au passage félicitations a l’auteur je n’ai pas tout parcuru, mais la partie du l’oligarche et la domination est parfaitement juste et celle de la construction de l’UE aussi.


    • Sparker Sparker 28 juin 13:45

      @Attila

      Non vous ne vous en tirerez pas comme ça, je ne met pas les intellectuels contre le peuple, ça c’est ce qui vous arrange pour finir par avoir raison.

      Je dis que les intellectuels n’ont pas réussi à changer le monde, déjà Sartre voulait unir les ouvriers et les intellectuels et je suis d’accord avec lui sur le principe mais les intellectuels sont devenus « les intellos » une classe pour finir qui ne peut aller que dans le sens du pouvoir et jouer le jeu de la dualité mortifère du type gauche/droite. Et bien sur entrainer une partie de la population, comme vous.

      Voir la fascination de Todd sur le mouvement des GJ m’a bien convaincu qu’il y a quelque chose dont ils ne disposent pas. Ché pas, faudrait qu’ils aillent faire un stage en entreprise avec un studio de 25m² dans une barre en banlieue et prendre le métro, peut-être que ça rajouterait une corde « sensible » à leur arc.

      M’étonne pas que vous soyez à l’UPR et ses « altitudes altières », je vous ai déjà prévenu, on va finir par vous reconnaître si ce n’est pas déjà fait.


    • Sparker Sparker 28 juin 14:14

      @Ouam

      Aucun soucis, la FI n’est pas l’extrême gauche, faut trouver autre chose, l’extrême gauche ne nous aime pas...
      Je me suis tapé une discute avec un LO dans la rue, bah bah il m’a quasiment insulté dès que je lui ai dit que je soutenais une sixième république, ha c’est « Mélenchon » (ça finit par avoir un coté vexant...) qu’il à répondu, dialogue rompu il n’a parlé que de Mélenchon (sacré bonhomme quand même avoir tant d’ennemie me le rend sympathique à la longue, surtout venant de « l’estrem groche »), aussi naze que certains sur ce site... c’est dire


    • Attila Attila 28 juin 14:15

      @Sparker
      « Je dis que les intellectuels n’ont pas réussi à changer le monde »
      Je suis d’accord : l’intellectuel Mélenchon n’a pas réussi à changer le monde.
      Pour ce qui concerne les chercheurs, leur rôle consiste à nous fournir des études et des explications sur la marche du monde et ceci dans les limites de leurs compétences.
      C’est à la société qu’il appartient ensuite de s’emparer des résultats de leurs recherches pour faire un diagnostic et engager des actions. Vous mélenchez les rôles.

      .


    • Zevengeur Zevengeur 28 juin 14:43

      @Sparker

      Sans vouloir m’immiscer dans votre querelle, je pense que la FI de Melenchon représente la gauche telle qu’on la concevait avant 1981. En aucun cas on ne peut parler d’extrême-gauche, dire cela revient à répéter la propagande macronnienne.

      A partir de 1983, le P« S » (les guillemets sont de Jacques Sapir), a viré à droite. La politique de Macron -soit disant ni droite, ni gauche- est en fait une politique de droite dure. On remarque par ailleurs que ce dernier faisait partie précédemment d’un gouvernement se disant « socialiste ».

      Ces manipulations sémantiques seraient risibles si la situation n’était pas si grave...


    • Sparker Sparker 1er juillet 12:41

      @Attila

      Mouais bon, vous êtes spécialiste en retournage de crêpes, je vous laisse à vos pédants jonglages.

      Pour ce qui est du travail des intellectuels je suis d’accord, mais qu’ils en soient porteurs de l’humilité qui ferait qu’on s’en inspire et que l’espace public soit ouvert pour que la discussion sorte des « cercles » parisiens.


    • Sparker Sparker 1er juillet 12:42

      @Attila

      Ha oui j’oubliais, ce coup ci je crois que je vous ai reconnu... bonne route.


    • Sparker Sparker 1er juillet 12:59

      @Attila

      "C’est à la société qu’il appartient ensuite de s’emparer des résultats de leurs recherches pour faire un diagnostic et engager des actions. Vous mélenchez les rôles« 

      C’est vrai que les français non UPR sont des crétins, ils ne savent pas prendre les »travaux des chercheurs" pour changer la société.

      Mais bon vous vous savez et comprenez et nous on est trop bête et de plus les plus nombreux. Mais bon on est trop populeux c’est ça qui va pas, que proposez vous pour changer cela ?


    • Attila Attila 12 juillet 21:02

      @Sparker
      Vous êtes en plein délire. Dans un débat, quand on se met à délirer sur une personne, c’est qu’on est largué dans les idées.

      .


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 juin 08:35

      Article brillant et séduisant qui donne envie de faire sienne ctte vision présentée de manière cohérente.

      Merci pour la synthèse et les sources qui permettent de creuser cette analyse qui remonte le moral en montrant qu’il reste quelque part des gens qui ne sont pas dupes.

      Quelques bémols :

       rien sur la « lutte des classes » et l’évolution de la structure du capital dans le monde qui, de national, est passé à un échelon transnational en mettant en place les puissantes multinationales (énergie, alimentation...) plus fortes que bien de états

       raccourci plus que réducteur dans la formulation : « L’histoire du XXième siècle ayant montré que les régimes totalitaires (nazisme, fascisme, communisme) avaient leurs limites, » car le stalinisme est peut-être assimilable au fascisme (quoique...), mais le communisme n’a rien à voir avec les systèmes qui se sont installés en URSS et en RPC. Par contre, il est vrai que depuis 1917, date de la révolution bolchévisue suivie de la création de l’URSS, les puissances occidentales ont tout fait pour empêcher le projet de s’épanouir, en se tirant dans les pattes au début pour préserver leurs empires coloniaux respectifs, puis en s’alliant contre les soviétiques. Le « communisme » a été détruit pendant la seconde guerre mondiale (et c’était bien l’objectif) et a cédé la place au stalinisme, ce qui est autre chose

       dans tout ça, l’impression générale qui ressort de la lecture de cet article est qu’il est urgent de rétablir quelque chose qui a été perdu et que l’auteur nomme « souveraineté » à certains moments, « démocratie » à d’autres moments, tout ça au nom d’une collectivité idéalisée appelée « peuple ». Si la vison de l’auteur est bel et bien historique,elle n’est pas matérialiste, mais idéaliste. Elle n’analyse pas les rapports de forces en examinant les rapports de production, mais en s’appuyant sur des des « idéaux ; »peuple, démocratie, souveraineté".


      • Zevengeur Zevengeur 26 juin 11:10

        @Séraphin Lampion

        Merci pour votre commentaire intéressant.

        Pour les points que vous évoquez, je suis confronté à chaque paragraphe au fait de développer ou pas (*), et souvent je résume ce qui est certes

        parfois réducteur.

        (*) Sinon l’article serait trop long et illisible, il y a donc de la matière pour développer les points que vous évoquez sur d’autres articles.


      • gaijin gaijin 26 juin 12:22

        @Séraphin Lampion @zevengeur
        " dans tout ça, l’impression générale qui ressort de la lecture de cet article est qu’il est urgent de rétablir quelque chose qui a été perdu« 
        il y a là il me semble une question capitale : on ne peut regarder l’avenir dans le rétroviseur . bien évidemment il faut sortir de l’europe , et on sortira de toute façon soit par le haut ( par choix ) soit par le bas ( quand le machin va percuter un quelconque iceberg ) mais la question est : pour construire quoi ?
        il semble que le champ politique soit incapable d’être animé par autre chose qu’une lutte contre ...( ceci ou cela selon les camps ) c’est nécessaire bien entendu mais la question est aussi »qu’allons nous créer«  ? ou plutôt »que créons nous " car la création du monde de demain quel qu’il soit est déjà en cours aussi invisible des politiques, médias etc que le fut non pas la crise mais l’avènement des gilets jaunes 


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 juin 13:16

        @gaijin

        entièrement d’accord. Merci de l’avoir formulé clairement.


      • Zevengeur Zevengeur 26 juin 13:18

        @gaijin

        Sans pour autant regarder l’avenir dans le rétroviseur, on pourra s’inspirer de ce qui a déjà réussi après la guerre.

        Car en fin de compte, qu’avons nous constaté ?
        -> Une politique tournée vers la collectivité basée sur le programme du CNR qui a très bien fonctionné, suivie d’une politique ultra-libérale qui a échoué.

        Inspirons nous de ce qui a déjà marché mais une condition nécessaire est de sortir de l’UE et de l’Euro, bref reprendre sa souveraineté.

        Après si l’on effectue cette étape, un gouvernement nullard à la Sarko/Hollande/Macron n’aura aucune chance de renverser la vapeur. Il nous faut donc une véritable équipe de gens compétents et surtout au service de la collectivité.

        On en revient toujours à citer De Gaulle...


      • Fergus Fergus 26 juin 14:33

        Bonjour, Séraphin Lampion

        « Bémol » également sur ce propos de l’auteur :

        « Malgré ce résultat sans ambiguïté, lga révision de la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du traité européen de Lisbonne, a été adoptée le 04 février 2008 par les sénateurs et les députés réunis en Congrès à Versailles. Le 08 février, soit 4 jours plus tard, ce traité est ratifié par le parlement français ignorant superbement le vote référendaire »

        Certes, l’auteur a raison de souligner ce fait. Mais tort de passer sous silence l’incroyable passivité des Français qui ont laissé faire ce déni de démocratie sans broncher, à de rares exceptions près !

        De là à penser que nos compatriotes se satisfaisaient de cette ratification, il n’y a qu’un pas. Lequel a été allègrement franchi par nos gouvernants depuis cette date pour aller toujours plus loin dans la voie néolibérale et dans le détricotage des acquis sociaux. Sans que cela bronche, là non plus, ou si peu, les Gilets jaunes n’étant qu’un épiphénomène impuissant.


      • baldis30 26 juin 16:17

        « @gaijin

        bonsoir,
         » il faut sortir de l’europe "
         ou au moins en quelques jours bien choisis la faire plier, plier et replier ..... et cela est facile ... très facile ..... si on le veut !
         Après on discutera .... ( et curieusement on ne sera pas seuls ) ...


      • Sparker Sparker 27 juin 13:13

        @Zevengeur

        « Une politique tournée vers la collectivité basée sur le programme du CNR qui a très bien fonctionné »

        Oui et non, ça à fonctionné par ce qu’il y avait une dimension populaire et que tout le monde pouvait se sentir respecté, relativement bien sur ;
        Mais ce n’était pas bon non plus par ce que les puissances dominatrices n’ont pas été révoquées et destituées, elle n’avait qu’à attendre que le « bon peuple » reconstruise le pays, vu qu’il n’y avait plus rien, il n’y avait plus rien à dominer (pour faire vite) 30 ans pour remettre le pays à flot et le retour des dominants qui attendaient et de leur arrogance et morgue et revenu reprendre la main et bien décidé à ne plus la lâcher, on voit le résultat aujourd’hui.
        On ne peut revenir à ce contrat du CNR ou un truc du genre car le compromis avec les puissances de l’argent ne peuvent pas par définition être à égalité avec les forces productrices. Il faut le rapport dominant/dominés pour faire marcher le capitalisme par la subordination. Puis le fossé se creuse comme actuellement et ça par en live.


      • Le421 Le421 27 juin 14:11

        @Zevengeur

        On en revient toujours à citer De Gaulle...

        Je pense que le pauvre doit se retourner dans sa tombe.

        Invoquer Saint De Gaulle à tout bout de champ, ça reste quand même une vision dans le rétroviseur.
        Les politiques en place passent leur temps à expliquer qu’ils sont irremplaçables.
        Faut dire qu’on ne donne pas l’occasion aux jeunes hormis les serpillières de service de s’exprimer...


      • samy Levrai samy Levrai 26 juin 08:42

        Vache de beau travail, félicitations.


        • rogal 26 juin 09:29

          Très bon tableau, à dominante bleu, mais où les étoiles sont en or.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 juin 09:32

            Il ne faut pas prendre trop ses désirs pour la réalité :

            les gilets jaunes sont tellement protéiformes qu’ils sont loin d’être unanimes dans la critique de l’UE. Le coeur du mouvement GJ n’est absolument pas la critique de l’UE. Dire qu’on est sorti des faux semblants grâce à ça est un peu exagéré.

            Quant au « coup d’Etat » de 2008, j’ai envie de vous répondre que vous n’aviez qu’à pas voter pour Sarkozy, qui avait clairement annoncé la manoeuvre.

            Pour Macron, c’est pareil : à tort ou à raison il est apparu comme le moins nuisible des candidats en 2017. Il n’y a pas eu de complot, si on le compare aux autres :

            en 2) on avait Marine Le Pen et le FN, qui n’avaient aucune chance d’avoir une majorité, et qui ne souhaitent pas gouverner

            en 3) on avait François Fillon, qui a bâti un programme économico-social uniquement pour les retraités et les professions libérales, une hérésie.

            en 4) on avait Mélenchon, avec sa 6e République fumeuse, ses indigènes, et ses propres limites, malgré un travail politique remarquable (raison pour laquelle je persiste à penser que 2022 sera son heure)

            en 5) déjà très loin derrière, un Benoît Hamon et un PS lessivé par 5 ans de Hollande, un François Fillon bis replié sur sa clientèle

            et après c’était encore moins.


            • Zevengeur Zevengeur 26 juin 11:06

              @Olivier Perriet

              Pour infos, je n’ai ni voté pour Sarkozy ni pour Macron !

              Coté gilets jaunes, ces derniers sont sortis dans la rue à la suite d’un raz le bol en voyant leur situation se dégrader depuis 40 ans sans espoir de retournement de tendance.
              Ces derniers n’ayant jamais effectué d’analyse politique par manque de temps ont commencé à rattraper leur retard en échangeant sur les ronds points, cependant il faut du temps et pas mal de lectures pour comprendre (j’en sais quelque chose)..

              En fait, il faudrait qu’ils lisent tous ce type d’article de synthèse et on peut supposer qu’ils auraient les idées plus claires lors de la prochaine échéance électorale.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 juin 11:41

              @Zevengeur
              il faut du temps et pas mal de lectures pour comprendre (j’en sais quelque chose)..

              Là encore je ne vois pas de raison d’être optimiste.

              Les débats sur le traité de Maastricht datent de 1992. Il y a de ça 27 ans...

              Non, ce qui est remarquable, justement, c’est pourquoi rien ne bouge.

              Pourquoi le Non de 2005 a-t-il été dissout entre Bayrou, Royal, Sarkozy, qui avaient tous le même programme, et pourquoi le pire, Sarkozy, qui promettait de substituer le référendum par un vote de parlementaires, a été élu largement ?

              Pourquoi le patriotisme est-il encore et toujours incarné par un Front national qui n’a aucune envie de gouverner (voir la dernière pantalonnade des européennes, qui ne vont déboucher sur rien) ?

              Pourquoi le Frexit est-il préempté par une secte à 1% des voix, qui promet quasi intrinsèquement de maintenir l’idée dans une position hyper minoritaire ?

              Voilà les vraies questions.


            • Zevengeur Zevengeur 26 juin 12:10

              @Olivier Perriet

              Sur le long terme, la situation finit toujours par s’améliorer, l’histoire le prouve.

              A la limite, même si l’on ne voit pas la racaille au pouvoir (la caste !) dégager de notre vivant, ça arrivera forcément un jour.
              Et le fait que l’on y travaille sur les blogs y contribue d’une manière absolument certaine.


            • Zevengeur Zevengeur 26 juin 12:12

              @Olivier Perriet

              Les consciences collectives évoluent toujours plus lentement que les consciences individuelles.


            • Yanleroc Yanleroc 26 juin 16:33

              @Zevengeur

              Et c sensé etre rassurant donc ..


            • Yanleroc Yanleroc 26 juin 16:48

              @Olivier Perriet
              < Réponse à toutes ces questions : le refus de l immigration ! Meme si aucune des solutions proposees n’ est la bonne !


            • lloreen 26 juin 23:25

              @Olivier Perriet
              La vraie réponse est que le score de toutes les élections est truqué.
              Même Staline reconnaissait déjà au siècle dernier que

              « Ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes. »

            • lloreen 26 juin 23:34

              @lloreen
              https://stopmensonges.com/project-veritas-google-est-accuse-de-censure-pour-biaiser-les-elections-presidentielles-aux-usa/

              Les résultats sont tout aussi truqués en France...En effet, comment peut-on sinon expliquer le succès de deux candidats aux élections européennes alors que les français sont dans la rue, témoignage de leur rejet total des candidats du système ?
              Sans compter l’élection illégale de mai 2017 dans la mesure où suite au coup d’état du 5 décembre 2016 mettant fin à la séparation des pouvoirs législatif,exécutif et judiciaire et entraînant la disparition de la Constitution en vertu de l’article 16 de la DDHC de 1789, aucune élection ne peut plus avoir lieu en France sauf à être une imposture...Ce qui est précisément le cas.
              En l’absence de Constitution, toute élection est illégale et les « élus » sont des usurpateurs dont les « lois » sont nulles et non avenues.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 juin 09:57

              @Zevengeur
              A la limite, même si l’on ne voit pas la racaille au pouvoir (la caste !) dégager de notre vivant, ça arrivera forcément un jour.

              Quand je serai mort ça sera mieux.

              Vous m’avez complètement rassuré là !!


            • Zevengeur Zevengeur 27 juin 10:23

              @Olivier Perriet

              Il faut positiver !
              (Et ça donne de l’espoir aux générations futures :))


            • Sparker Sparker 27 juin 13:16

              @Zevengeur

              Vous avez peut-être une situation socio/économique qui vous permette d’attendre et de mourir en paix dans l’espoir...
              Vous allez devenir une exeption.


            • Zevengeur Zevengeur 27 juin 13:30

              @Sparker

              Ma remarque était à prendre au second degré !

              Je fais le maximum dans la mesure de mes moyens (*) afin d’accélérer le mouvement pour éjecter la racaille politicarde au pouvoir. Je veux les voir mis à la porte avec pertes et fracas au plus vite...

              (*) Pour info, un article comme celui-ci ne s’écrit pas en 10 minutes !


            • Le421 Le421 27 juin 14:14

              @Olivier Perriet

              on avait Mélenchon, avec sa 6e République fumeuse

              Ah ouais ??
              Pourtant, il me semble qu’un cinquième des électeurs avait répondu présent en connaissant le côté conservateur trouillard de l’électeur français ce qui fait que votre jugement sans appel est aussi parfaitement... Comment dire, fumeux !!


            • foufouille foufouille 27 juin 14:46

              @Le421
              mais il a dit qu’il fallait veauter contre le méchant FN.
              Un des seuls partis avec lequel il ne fait pas la chouille.


            • Sparker Sparker 28 juin 13:50

              @foufouille

              Décoince du FN Foufouille t’auras rien si ce n’est pire avec eux. Ce qui se passe les dépasses.


            • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 juin 11:25

              Oué.. et on fait quoi, on « s’etoilise » ? 

              ^^


              • gaijin gaijin 26 juin 12:02

                chapeau pour l’article

                tenter de résumer tout ça dans un format pas trop rebutant , bel effort !


                • Sozenz 26 juin 12:44

                  excellent

                  Magistral !


                  • alinea alinea 26 juin 14:53

                    Bravo ! après avoir lu cette merveille, synthèse bien faite, on va tous voter Asselineau !

                    Ah, quelle déception, rien n’est gratuit en ce bas monde ? smiley


                    • Shaw Shaw 26 juin 14:59

                      @

                      Qui suit ?

                      Pour deux points plus une image des pines halal !!!!!

                      smiley smiley smiley smiley smiley manque plus que Pire Â-tome et on peut commencer à (re)jouer ! smiley )


                    • Yanleroc Yanleroc 26 juin 16:24

                      @alinea

                      Asselineau n est qu une etape nécessaire certes surtout dans l analyse, mais à dépasser le plus vite possible !


                    • Yanleroc Yanleroc 26 juin 16:28

                      La difference avec melenchon, est que ce dernier est déjà depasse, et depuis un moment deja ! Il faut dire qu il s est goure de route plusieurs fois, ça aide pas..


                    • alinea alinea 27 juin 00:55

                      @alinea
                      À me relire, cela semble méchant !! pas du tout, je l’ai fait passer à mes copains gilets jaunes !! mais par le Grand Soir.
                      Merci, mais bon, il faudra quand même penser que divorcer n’est pas comme ne s’être pas mariés !


                    • quid damned quid damned 27 juin 05:38

                      @alinea
                      Pourquoi ?
                      Ca en devient pathologique cette Asselineauphobie ...c’est de l’enfantillage on s’en fout ... il faut sortir de l’UE ... alors vous proposez quoi ?
                      A part l’upr je vois pas.
                      Si vous trouvez cette synthèse brillante (et elle l’est) tirez-en la conclusion logique : frexit !
                      Arrêtez de vous focaliser sur votre antipathie à l’égard de FA, il n’y a qu’un seul parti qui propose sérieusement la sortie de l’UE, c’est pas difficile à comprendre sauf lorsque le jugement est altéré par le pathos, le psycho affectif.


                    • alinea alinea 27 juin 13:02

                      @quid damned
                      antipathie, non ( cf mon article sur lui), mais doute sur l’efficience du précédé ! De plus je n’aime pas obéir à ce contre quoi j’ai voté, question de caractère.


                    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 27 juin 13:19

                      @alinea

                      Ah ? Vous aimez obéir ? O_o
                      ...
                      ..
                      .
                      Coquine ^^


                    • Sparker Sparker 27 juin 13:20

                      @Yanleroc

                      Ha encore Mélenchon, mais la FI propose une solution si vous n’avez pas remarqué, une sixième république citoyenne, solidaire, émancipatrice, responsabilisante et stabilisante, si c’est pas l’avenir à construire je ne vois pas où vous voulez aller...a nous de nous en saisir et de faire.
                      Qui d’autre ? Quoi d’autre ?


                    • Le421 Le421 27 juin 14:15

                      @Sparker
                      Difficile de faire boire un âne qui n’a pas soif.


                    • samy Levrai samy Levrai 27 juin 15:35

                      @Sparker
                      oui, une sixieme republique dans l’union européenne, l’euro et l’OTAN, c’est à dire une republique qui n’a de la republique que le nom puisque dans un pays qui n’est pas souverain ...du tout. Cela s’appelle juste prendre les citoyens pour des imbeciles, ou alors une escroquerie.


                    • Sparker Sparker 28 juin 13:23

                      @samy Levrai

                      Vous êtes de trop haut niveau, faut pas dire des choses comme ça aux gens sinon ils vont plus croire en rien. Nous ça nous intéresse de manipuler en disant des choses qui ne sont pas réalisable. D’ailleurs je ne sais pas pourquoi on fait ça ?? mais je suis sur que de vos lumières vous allez éclairer nos sombres intérêts que nous mêmes ne percevons pas.

                      J’ai entendu dire qu’on pouvait s’extraire des traités sans appel et que l’article 50 à été mis en place plus tard pour « adoucir » et négocier les départs (dixit un membre de l’UPR...). Bon vous ne le saviez pas mais le PRCF le dit aussi, si vous pouviez nous éclairer, vous serviriez au moins à quelque chose.


                    • samy Levrai samy Levrai 28 juin 13:46

                      @Sparker
                      Tu veux commencer par les définitions de bases pour ta formation de base en politique ? 
                      par exemple :
                      qu’est ce qu’un pays souverain ? qu’est ce qu’un pays qui n’est pas souverain ?
                      un pays peut il etre en democratie si il n’est pas souverain ?
                      qu’est ce que veut dire democratie ?
                      qu’est ce que l’UE nous a apporté que nous n’avions déjà ?
                      qu’est ce que l’euro a apporté à notre pays ? 
                      est ce que la FI a dans son programme une sortie de ’UE ? est ce qu’elle veut sortir de l’euro ?
                      reponds a ces questions tu auras fait d’énorme progrès vers émancipation, vers la non soumission ... et surtout la compréhension de la connerie d’une sixieme republique qui met la charrue avant les boeufs...
                      Est ce plus clair pour toi maintenant ? 


                    • Sparker Sparker 28 juin 14:05

                      @samy Levrai

                      Blablabla comme d’hab, tu t’astiques tu répond à mes questions par d’autres questions, fatigue, tu tournes en boucle coincé sur ton frexit et la savonette de l’art50

                      Et en plus t’es prétentieux comme un coq, pas étonnant que tu soit à l’UPR.

                      Nous on veut aller de l’avant et sortir des pièges, les traités sont dénoncables la stratégie de l’euro/mark l’est aussi et on aime le combat et l’idée d’un élargissement européen, tu sais lire au moins...

                      Ça veut pas dire qu’on va répondre sans broncher.

                      Alors ces traités sont-ils dénonçables et sans protection ou pas comme le dit un UPR et le PRCF ?

                      Répond à ça déjà et après on pourra peut-être reprendre une discussion si t’es moins méprisant et prétentieux.

                      Et dans la foulée dis moi sur quoi repose le nationalisme de l’UPR, vu que t’es un crack ça doit pas être difficile.


                    • samy Levrai samy Levrai 28 juin 14:23

                      @Sparker
                      C’est marrant je ne vois pas de réponse, ni d’arguments politiques répondant à mes questions ( de base !).
                      Tu es creux et sans réponse aux vrais questions politiques, ça ne m’etonne pas que tu sois FI...
                      Les traités sont denonçables mais la FI ne veut pas les dénoncer et le programme est de ne pas sortir de ce qui oblige à servir la finance contre les peuples depuis 60 ans, c’est la comprenette qui fait défaut ou bien c’est une vaste escroquerie ? 
                      Je sais aussi que des frontières sont des zones de solidarité, sans frontière, il n’y a pas de d’hôpitaux, pas de democratie,pas de service public, pas de police, pas de demos,...., tout est privée ! C’est le pire qui soit pour les pauvres et les plus faibles car c’est la loi de la jungle, sans frontière...le moins disant social domine.
                      Pourquoi etre vicieux en plus d’être relativement stupide ? il existe une manière légale de sortie pourquoi vouloir absolument l’éviter et dire que vous ne voulez pas sortir ? 
                      L’UPR n’est pas nationaliste, elle est patriotique, nous aimons notre pays et nos concitoyens et nous ne leur voulons que du bien. Nous aimons notre culture, notre Histoire, notre peuple, notre géographie et je trouve que c’est le seul combat politique digne d’être mené.
                      tu vois pas dur du tout.


                    • samy Levrai samy Levrai 28 juin 14:38

                      @Sparker
                      Tu n’es pas un perdreau de l’année tu connais les arguments de l’UPR depuis quelques années et pourtant jamais tu n’arrives à les contester de manière crédible et recevable, tu crois que l’UPR qui devrait reconsidérer ses arguments pour que les europeistes puissent garder la face ? 
                      Alors on doit dire quoi ? 
                      qu’une autre Europe est possible ? que les 27 à l’unanimité veulent un Europe melanchon ?
                      que nous sommes souverains ?
                      que nous sommes en democratie ?
                      qu’il faut désobéir à des traités mais surtout ne pas les denoncer et tordre le bras des autres pour les forcer à faire ce qu’ils ne veulent pas ?
                      Que l’UE c’est bien et qu’il faut juste la toiletter et mieux l’expliquer ?
                      que sans l’euro nous serions dans la merde et que nous ne pourrions pas nous opposer à la Chine ou aux Etats Unis ? 
                      Que l’euro nous protège , nous enrichit, qu’il est une chance manifeste pour notre pays ?
                      ... ?


                    • Sparker Sparker 28 juin 14:39

                      @samy Levrai

                      Allez tchô, fais gaffe à l’escalier en montant dans ta chambre, il est un peu raide quand on à la tête en l’air...


                    • Sparker Sparker 28 juin 14:44

                      @samy Levrai

                      On défend une idée d’élargissement et d’harmonisation et on se bat pour et contre les usurpateur capitalo/financier qui ont mis la main sur tout, UE comprise, le reste c’est ton babillage dans lequel vous voulez entraîner les autres mais qui ne concernent que votre vision, très peu politique en définitive.


                    • samy Levrai samy Levrai 28 juin 14:45

                      @Sparker
                      Mince, une fois de plus tu évites la politique, est ce parce que tu n’y es pas à l’aise ? 


                    • samy Levrai samy Levrai 28 juin 14:51

                      @Sparker
                      Élargissement de l’UE et l’harmonisation « europeenne » ? pour que le smic europeen puisse être encore plus bas ? tout cela en servant la finance internationale qui est gravé dans le marbre des traités europeens... Ne me dis pas que tu n’as jamais lu les traités et que tu ne sais pas qu’il s’agit de traités commerciaux de soumission à la finance ? Ne me dis pas que tu ne sais pas qu’il s’agit d’un cadeau américain et qu’il n’est pas pour ton bien...


                    • Pierre 26 juin 15:39

                      Présentation pour le moins partisane, biaisée et comportant des inexactitudes : par exemple l’auteur regrette l’Isf qui pourtant nous a coûté bien cher, l’état emprunte actuellement à taux nul voire négatif, etc...


                      • zygzornifle zygzornifle 26 juin 15:51

                        Le gouvernement Macron aurait fait des ravages sous Vichy.....


                        • Yanleroc Yanleroc 26 juin 16:19

                          @zygzornifle

                          C pas le cas ?..


                        • Yanleroc Yanleroc 26 juin 16:11

                          Excellente synthese à faire lire non pas seulement aux gilets jaunes mais à tous ! D ailleurs dans un grand élan democratique participatif je m en vais le faire lire de force s il le faut, à mon ado bientôt bachelier, qui s interresse fort à l histoire et à la politique. En voilà un que le système n aura pas et j espere bien qu il contaminera quelques uns de ses copains parmi les moins cons.. Le lien avec les gilets va de soi, c une suite logique à un système inique mais maintenant ? Que construire et comment comme il est demandé plus haut ? Comment, nous l ignorons tous je crois, sur le long terme en tout cas.

                          Quoi, me semble plus abordable parce qu a l évidence il y a deux contraintes-paramètres :

                          - le necessaire retour à leur souverainete de tous les états-nations
                          - la prise en compte de la mise en place qui est déjà effective d un ordre mondial !

                          C est la conjugaison harmonieuse de ces deux necessites qui peut faire que l un sera garanti par l autre !

                          Il va falloir que chouard se pose la question pour se rendre à l évidence que la création de nouveaux paradigmes passe a mon avis par le dépassement de la democratie !


                          • Yanleroc Yanleroc 26 juin 19:52

                            @Yanleroc

                            C gentil tous ces votes mais j aurais bien aime avoir l avis de Chouard ou d un de ses affides ou de quiconque voudrait bien se creuser les meninges et faire avancer le shimili-le shimilimilblick !

                            Donc Gestion planétaire des ressources et richesses per les citoyens aides par l IA + garantie des particularismes locaux et nationaux...

                            Toute prétention mise à part.


                          • Sparker Sparker 27 juin 13:25

                            @Yanleroc

                            « Excellente synthese à faire lire non pas seulement aux gilets jaunes mais à tous ! »

                            N’oubliez pas, « les gens sont des crétins » ça ne les intéresse pas, il n’y a que vous et le fan club de l’UPR pour croire que ça changera quelque chose, l’espoir fait vivre parait-il mais les illusions peuvent être mortelle.
                            M’enfin si ça vous plait de le croire...


                          • Le421 Le421 27 juin 14:16

                            @Sparker
                            L’important n’est pas d’être catholique, l’important, c’est de croire en Dieu...


                          • Sparker Sparker 28 juin 13:25

                            @Le421

                             smiley smiley smiley excellent...


                          • samy Levrai samy Levrai 28 juin 14:00

                            @sparker
                            Venant de l’extrême gauche europeiste c’est en effet hilarant !


                          • Sparker Sparker 28 juin 14:07

                            @samy Levrai

                            ha bha venant d’un crack comme toi je me fais tout petit et je suis sur que tu me pardonneras, t’es un bon chrétien quand même non ?


                          • samy Levrai samy Levrai 28 juin 14:41

                            @Sparker
                            Désolé les croyances ne sont pas trop mon truc, je préfère des trucs plus factuel...


                          • Julot_Fr 26 juin 16:20

                            C’est interessant mais l’auteur semble ignorer que les reseaux maconiques sont a l’origine de la revolution francaise (ou les banquiers macons ont remplace l’aristocracy feodale) et le fait que ce meme reseau maconique (dont l’epicentre est a la city de londres) est a l’origine de la creation de l’UE, le resultat est donc une lecture fausse de l’histoire. La seule question a se poser est comment se liberer de l’emprise des banquiers (historiquement juif) qui controllent l’UE ? Leur retirer la source de leur pouvoir (monopole sur la creation monetaire a rendre a l’etat) serait un bon debut, ca couperait court a la corruption du monde politique


                            • eau-du-robinet eau-du-robinet 26 juin 17:32

                              Bonjour Zevengeur,

                              .

                              Merci pour cet excellent articlesmiley

                              .

                              Si la conscience générale des événements historiques pourraît être portée au niveau de cet article chez les citoyens, les résultats des élections prendront une toute autre tournure !

                              .

                              Mais il y le 4ème pouvoir qui fait obstruction, les gens sont enfumé dans un énorme brouillard de désinformation, voire non information et pour cause.

                              C’est l’oligarchie financière qui à pris le contrôle sur les médias en les achetant et les contrôlent exercent en même temps une censure de plus en plus féroce, c’est une histoire de 10 milliardaires.

                              https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA


                              • quid damned quid damned 27 juin 06:33

                                "un projet d’hégémonie mondiale destiné à imposer par la ruse ou par la force le modèle américain à toute la planète.

                                « 
                                > par la force, ce n’est plus à démontrer, par la ruse, je propose aux plus jeunes qui ne connaissent pas encore de voir le court mais excellent reportage  »Propaganda" sur Edward Bernays

                                En étudiant la psychologie des foules avec les idées sur la psychanalyse de son oncle, Sigmund Freud, Eddy Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l’opinion publique.

                                (où on se rend compte que, effets spéciaux mis à part, le film Matrix exagère à peine la réalité)

                                ainsi que l’interview de John Perkins « les confessions d’un assassin financier ».

                                En ce qui concerne la comparaison UE/URSS j’ajouterai à la lumière de l’excellente interview de Dmitri Orlov par the Saker que dans ce cas aussi la traitrise vient essentiellement des « élites ».


                                • Zevengeur Zevengeur 28 juin 10:18

                                  @quid damned

                                  Je lis régulièrement le site du Saker et en particulier les billets de Dimitri Orlov.
                                  Ses opinions participent intelligemment aux débats

                                  divers.

                                  Une petite digression hors sujet :
                                  Orlov m’a moyennement convaincu avec son article concernant la série de HBO « Chernobyl » ici.
                                  Sa thèse est que les vrais accidents nucléaires sont cachés et que ceux que l’on médiatise sont en fait créés de toutes pièces à des fins politiques.
                                  La série n’aurait eu pour but que de discréditer la Russie qui avec la Chine sont les seules nations encore capables de construire des centrales nucléaires qui marchent, alors qu’en occident on n’y arrive plus (voir les déboires d’Areva avec l’EPR).
                                  Son analyse me laisse perplexe...


                                • Zevengeur Zevengeur 28 juin 10:22

                                  @quid damned

                                  Merci pour le lien, je vais regarder ce documentaire.


                                • quid damned quid damned 1er juillet 17:25

                                  @Zevengeur
                                  Désolé je n’avais pas vu votre réponse.
                                  Merci pour le lien. Je ne connais qu’assez peu D. Orlov, concernant le nucléaire tout ce que je m’aventurerais à dire est que bon nombre d’informations ne sont certainement pas portée à la connaissance du public, en revanche j’avais trouvé son interview par le Saker particulièrement éclairante. Un point de vue qui m’avais échappé.
                                  Quant au documentaire « propaganda » si vous ne l’avez pas vu j’ose vous le recommandé. Il apporte une lumière très intéressante sur l’ingénierie sociale.


                                • Zevengeur Zevengeur 1er juillet 18:45

                                  @quid damned

                                  Je pense que pour les accidents nucléaires, ceux que l’on peut cacher resteront confidentiels (on finit cependant toujours par en trouver une trace sur le net).
                                  J’avais chargé un reportage sur Youtube qui listait tous les accidents nucléaires graves en France dont un où le cœur avait failli fondre, mais je n’ai pas retrouvé la référence de la vidéo.

                                  J’ai regardé Propaganda et c’est vraiment excellent, un mot pour les lecteurs de l’article :
                                  on y apprend que dans les années 20 Edward BERNAYS fut l’inventeur de la propagande consumériste destinée à vendre aux gogos des trucs dont ils n’ont pas besoin.
                                  C’est ce type qui réussit à faire fumer les femmes américaines (puis occidentales) en leur faisant croire que la clope était un signe de liberté et d’émancipation,
                                  Chapeau l’artiste !

                                  Et Lippmann que je cite dans l’article s’est inspiré d’Edward BERNAYS, c’est donc ce dernier qui est la véritable source de la propagande moderne, je suppose par ailleurs que Goebbels a pris ses sources vers ces derniers.


                                • quid damned quid damned 1er juillet 19:03

                                  @Zevengeur
                                  Bien résumé, Ed Bernays a réussi par cette méthode à « vendre » des politiciens aux électeurs comme on vend un produit à des consommateurs. L’emballage est important, l’image du politicien est retouchée d’un vernis psycho-affectif, émotionnel, par exemple en le faisant apparaître aux côté de stars très en vue. C’est très utilisé maintenant mais c’est lui qui est à l’origine du concept apparemment.


                                • Zevengeur Zevengeur 1er juillet 20:56

                                  @quid damned

                                  Et le résultat c’est qu’en 2017 grâce à ces techniques on nous a vendu Macron, une coquille vide dans un emballage calibré pour les bobos « socialistes » bas de plafond et maintenant pour les réactionnaires de droite qui ont la trouille des Gilets Jaunes et qui veulent de l’ordre (ne pas oublier de renouveler la commande des LBD40).

                                  Macron qu’on nous a vendu comme un penseur complexe s’est tout de même fait recaler 3 fois de suite au concours de l’ENS et une première fois à l’ENA, on l’a sans doute laissé rentrer dans cette dernière à l’usure pour débarrasser le plancher.
                                  En synthèse, ce petit génie a redoublé 4 fois avant d’entrer dans une grande école de la République !

                                  Qui dit mieux ?

                                  (Je lui déconseille le test du QI :)))


                                • Paul Leleu 27 juin 23:05

                                  Les français débourrent vaguement parce-qu’ils n’ont plus assez de thunes pour la consommation, et se mettent à gueuler comme des cocus... Après 40 ans de conneries à la « Trust », c’est pas trop tôt... Après 10 ans de crise de l’Euro...

                                  En vérité, pendant les années 80-90, les ouvriers er les classes populaires se sont fait démolir et tout le monde s’en foutait !

                                  Depuis 2008, c’est au tour de la classe moyenne de se faire couillonner... alors là ça gueule ! C’est d’ailleurs le bas de la classe moyenne néo-prolétarisé qui a sonné la charge... C’est eux qui sentent le plus l’eau qui monte, logique... Mais, comme ils disent eux-mêmes, avant « ils s’en foutaient de la politique », quand c’était pas leurs petites fesses qui étaient en danger...

                                  Pour le moment, il n’y a aucune désaffiliation de la société de consommation et de l’individualisme... Donc, le système de domination bourgeois a de beaux jours devant lui... on ne fait pas une révolution sans idéal... tout au plus des émeutes pour obtenir des radis du pouvoir... Pour l’instant il est plus lucide de dire qu’on en est là...


                                  • samy Levrai samy Levrai 27 juin 23:57

                                    @Paul Leleu
                                    Pas mal, paulo !


                                  • Sparker Sparker 28 juin 13:33

                                    @Paul Leleu

                                    Certes certes... mais on est plus en 1917 l’individualisme à fait ce qu’il a fait promus par toute la société du flouze et du business. La barque prend l’eau, il n’est jamais trop tard pour prendre conscience, tant qu’on est pas mort...
                                    Ces révolutions « idéalistes » n’ont pas fonctionnés vu le résultat actuel. Les « élites » ne sont plus aptes à décréter l’avenir. La « populace » qui roule en diesel et fume des gitanes peut et doit générer une toute autre « révolution » basée sur le pragmatique, le réel. C’est moins bandant pour les intellos certes mais ils ont fait chou blanc et puis à un moment donné faut remettre les deux pieds dans ses godasses et réapprendre à marcher.
                                    Vous savez vous exprimer, et d’ordinaire j’apprécie vos interventions quoique depuis un moment...,comme beaucoup sur ce site, on compte sur vous alors...


                                  • Cyril22 30 juin 14:39

                                    Le mouvement Gilet Jaune est né d’une fonde fiscale avant de devenir un mouvement social hétéroclite, vouloir en tirer des enseignements idéologiques relève de la récupération politicienne. LFI avait pensé en avoir récupéré une partie, mais ça a fait flop. Le RN a refait le plein protestataire au même niveau qu’en 2014, ni plus ni moins. Les mouvements pro-frexit n’ont pas progressé sensiblement -ce qui est une ses surprises des européennes de 2019-. Il y a eu de la part du gouvernement quelques concessions catégorielles « bonnes à prendre », et l’effet s’arrête là. La montée des verts, la massive procession arc-en ciel et l’alerte jaune canicule ont pris le dessus.

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