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Accueil du site > Tribune Libre > Gilets Jaunes : le début de la fin ?

Gilets Jaunes : le début de la fin ?

L'acte XVIII a rassemblé 28000 personnes dans toute la France, dont 10 000 à Paris, ce samedi 16 mars. Soit, une légère baisse par rapport aux 32 000 du samedi précédent. Le score le plus faible depuis le début de la vague sociale. Même au plus bas de la mobilisation, lors de l'acte VI du 22 décembre, plus de 32500 personnes s'étaient mobilisées pour battre le pavé. Cette baisse faramineuse de la mobilisation a pour corollaire la radicalisation des participants qui forment l'irréductible noyau dur. Preuve en est la hausse des interpellations : 237 personnes (contre 116 lors de l'acte X qui avait compté plus de 84 000 manifestants). Alors, entre affaiblissement, radicalisation, conflits internes, louvoiements politiques, l'acte XVIII signe-t-il le début de la fin pour le mouvement des Gilets Jaunes ?

A l'heure où s'achève le Grand Débat National et où débutent les conventions citoyennes comme les travaux parlementaires augurant de réformes sociales inouïes (ou, plutôt de régressions dépensières qui plongeront la France dans davantage d'assistanat – à part ça, Macron est un libéral…), cela ne semble pas suffire à l'aile dure des Gilets Jaunes qui en demande davantage : RIC, démission de Macron, sortie de l'UE (les Britanniques se délectent en ce moment même des joies de la souveraineté nationale), et d'autres mesures plus fantasques comme la suppression du Sénat, un référendum sur le rétablissement (pourtant inconstitutionnel) de la peine capitale, la gratuité de l'eau potable ou encore le fameux "revenu universel", totem des antilibéraux.

Ces revendications se traduisent aussi bien dans la rue, avec le rituel quasi-religieux de la manif du samedi. Le Gilet Jaune va à Paris comme le chrétien va à Lourdes. Après la baisse spectaculaire à la fin de l'année précédente, la participation avait connu une légère hausse dès la rentrée, sans jamais égaler, toutefois, les 200 000 manifestants des deux premiers samedis. Le nombre de défilants réguliers s'était stabilisé aux alentours de 80 000, fin janvier. Ce nombre était déjà sorti aux actes IV et V (8 et 15 décembre), puis aux actes XI et XII, et jusqu'au milieu du mois de février. Ce qui amène les observateurs à considérer que 80 000 est le nombre réel des Gilets Jaunes actifs (les autres n'étant que des participants occasionnels ou des soutiens passifs). Parmi ces 80 000, un groupe de 25 à 30 000 personnes forme le noyau dur du mouvement : un groupe déterminé à en découdre, même quand les autres Gilets Jaunes actifs se lassent du mouvement. De fait, ils s'en sont lassés : voilà déjà plusieurs semaines que le score de 80 000 n'est plus atteint. Plusieurs raisons expliquent cela : certains préfèrent le dialogue à la confrontation, d'autres se sont simplement fatigués par ces marches hebdomadaires infructueuses, certains, enfin, se désolidarisent des violences qui émaillent chaque manifestation.

Depuis maintenant trois semaines, les cortèges se voient donc réduits à leur strict minimum : le fameux noyau dur, infatigable, presque animé d'un zèle religieux, qui ne laisse guère passer une occasion de se rendre à Paris dans l'espoir, de plus en plus mince, de "déloger Maquereau et sa Trogneux", comme disait en décembre un Gilet Jaune caennais lequel – dégoûté par ses coreligionnaires – affirme aujourd'hui qu'il votera LREM aux européennes. Comme quoi, il n'y a que les imbéciles à ne jamais changer d'avis.

L'affaiblissement progressif du mouvement jauniste se reflète dans sa nouvelle stratégie de communication. Exit les manifs dans chaque ville de province, place maintenant à une stratégie de convergence. Lorsque leur nombre atteignait 80 000 ou plus, la consigne était d'organiser des cortèges dans toutes les villes afin de montrer l'implantation du mouvement sur l'ensemble du territoire français. Les moyens ne le permettant plus aujourd'hui (sous peine de faire des manifs à cinq participants), c'est la stratégie de convergence qui l'emporte : "il vaut mieux une grande que cent petites", pour transcrire leur pensée en des termes plus clairs. Lors de l'acte XVI, c'est Bordeaux et Clermont-Ferrand qui avaient été choisis comme pôles de convergence, puis Nantes, Rouen et Paris pour l'acte XVII et, enfin, Paris seule samedi dernier. Preuve mathématique de la déliquescence du mouvement.

Les violences – parlons-en – constituent un autre signal de faiblesse. Si des incidents avaient émaillé les manifestations dès le deuxième acte (24 novembre), ils s'étaient déroulés en marge des cortèges, ou bien, commises par des Gilets Jaunes arrivés durant les dernières heures. Voir des milliers de personnes "monter" à Paris dans le but prémédité d'y mettre le souk tout au long de la journée, cela ne s'était jamais produit jusqu'alors. La hausse des violences semble suivre la baisse du nombre de manifestants, comme un effet logique.

Une centaine de commerces vandalisés, des restaurants et des banques incendiés, 17 policiers et gendarmes blessés, 237 interpellations, tel est le bilan dantesque que nous avons tous pu contempler, impuissants, effarés, devant nos écrans de télévision. Le fait divers le plus ignoble est sans doute l'incendie de ce bâtiment qui comportait une banque au rez-de-chaussée et des appartements aux étages – dont un, occupé par une jeune maman et son bébé de quelques mois, lesquels n'ont dû leur salut qu'à la bravoure des pompiers. Autre fait marquant, moins tragique mais symbolique d'une vraie volonté destructrice, la calcination du célèbre restaurant Fouquet's, symbole ostentatoire de bourgeoisie pour quelques gavroches qui, sachant qu'ils n'y pourront jamais poser leur postérieur, ont décidé de réduire en cendres l'établissement.

L'ampleur des violences est telle que même des figures peu tendres du mouvement jaune se sont indignées, à l'instar du célèbre Éric Drouet qui a déclaré qu'il ne comptait plus participer aux prochaines manifestations. D'autres, en revanche, ont décidé de recourir à l'arme préférée des extrémistes : l'agitprop. Ainsi, ce sont les policiers qui, par leurs gaz lacrymogènes, auraient mis le feu au bâtiment où résidaient la jeune femme et son enfant ; quant aux casseurs, ce seraient des "black blocks" selon Marine Le Pen. Des affirmations fantaisistes hélas reprises en masse, tel un viatique de bonne conscience, par des milliers d'internautes restés fidèles au mouvement. Remettons les pendules à l'heure : les policiers sont justement venus en renfort des pompiers pour éteindre l'incendie, ils ne se trouvaient pas sur les lieux lorsque le feu s'est propagé, ils n'auraient donc pu faire usage de gaz lacrymogène qui, du reste, n'est pas inflammable ; quant aux black blocks, ils ont certes été présents mais rien ne permet de les désigner comme instigateurs des violences – à côté des black blocks, on pouvait clairement distinguer des milices d'extrême-droite, reconnaissables à leurs drapeaux fleurdelisés, à leurs chants nationalistes et à leurs slogans particulièrement virulents contre la République, les étrangers et la finance. L'antilibéralisme étant le lot de tous les extrêmes, ceux de droite comme ceux de gauche peuvent être à l'origine de l'incendie de cette banque.

Invité le soir même sur BFM TV, le sociologue Michel Fize qualifiait d'anarchistes ces actes de destruction. Une affirmation qui tombe à l'eau dès lors qu'on la met en perspective avec les images de boutiques dévalisées. On n'imagine pas Kropotkine braquer un AppleStore pour s'offrir le dernier iPhone X, ou Louise Michel en train de casser la vitrine d'une boutique Chanel ou Sephora pour y chouraver son sac à main préféré à 800 balles. Non, ces actes n'ont rien d'anarchiste. Il s'agit bien d'une jalousie de classe couplée à l'appât du lucre : "je crame une banque parce que ça m'insupporte que d'autres soient riches quand je ne le suis pas" ; "je vandalise le Fouquet's car c'est un lieu de socialisation pour des enf***és de riches", "j'en profite pour chourer ce smartphone dernier cri car il n'y a pas de raison que je ne l'aie pas : je déteste le système uniquement parce que je n'en profite pas, mais je n'ai rien, en soi, contre lui dès lors que je peux moi aussi consommer et m'offrir ce que je veux". Telle est, schématisée, la pensée de ceux (et celles) qui s'adonnent à de tels actes odieux dignes de la Saint-Barthélemy (à ceci près qu'on ne vise plus les gens en fonction de leur religion mais de leur classe sociale, ce qui ne change pas grand-chose : lors de cette tragique nuit, des Parisiens appâtés avaient vidé les demeures des riches protestants qui venaient d'être tués).

Cette accusation de jalousie de classe n'est pas de mon seul fait. Les Gilets Jaunes eux-mêmes l'assument. "Qu'est-ce qu'on en a à faire que le Fouquet's ait cramé ?" demandait ainsi la Gilet Jaune Sophie Tissier sur un ton presque ingénu, tant il lui semble naturel que les "bourgeois" et leurs biens carbonisent dans des flammes infernales pour expier leur crime d'avoir osé être riches. Car là où on brûle des biens, on peut bien brûler des hommes, avec la même désinvolture : "Qu'est-ce qu'on s'en fiche qu'un bourgeois de bébé et sa daronne bourgeoise aient failli cramer ?". En plus d'être scandaleuse, la remarque de Mme. Tissier prend furieusement une allure d'ânerie : le Fouquet's est-il seulement un endroit sélect pour riches ? N'emploie-t-il pas aussi des cuisiniers, des agents de sécurité, des comptables et des femmes de ménage, pères et mères de famille, tous mis au chômage technique à cause du fanatisme des lumpenprolétaires ?

Si les Gilets Jaunes sont divisés sur l'attitude à adopter face aux violences, les Français, eux, les condamnent massivement. D'après le sondage Elabe du lundi 18 mars, 84% des personnes interrogées disent condamner les violences, tandis que 56% demandent l'arrêt des manifestations et davantage de fermeté. Le soutien aux Gilets Jaunes s'effrite lui aussi, perdant 19 points en une semaine, bien loin des 85% de Français qui soutenaient leurs revendications en novembre.

La radicalisation d'un mouvement traduit souvent son affaiblissement : loin d'arranger les choses, il en résulte davantage d'affaiblissement, face à la perte massive du soutien populaire. L'histoire montre qu'un mouvement social devenu trop contestataire peut vite perdre l'appui des classes moyennes et signer son arrêt de mort. Ainsi, la révolte parisienne de 1358, d'abord soutenue par les bourgeois marchands, perdit vite le soutien de ces derniers dès que les actions et les revendications des révoltés devinrent incontrôlables. Un scénario similaire en 1381, dans l'Angleterre de Richard II : une révolte paysanne d'abord saluée par les Londoniens, puis matée par ces derniers face à la radicalisation du mouvement. Nous traversons, à peu de choses près, une situation semblable. Lorsqu'un mouvement de révolte est discrédité, que le peuple lui-même demande sa fin, le gouvernement a dès lors beau jeu de reprendre la main et d'augurer un retour progressif à la normale. Si le président Macron sait concilier diplomatie et fermeté, il pourrait bien vite en finir pour de bon avec les Gilets Jaunes et s'octroyer même une aura de pacificateur en rétablissant l'ordre, en se montrant comme le seul rempart face au chaos ; ce qui l'autoriserait à mener par la suite une authentique politique libérale avec – cerise sur le gâteau – la bénédiction d'un peuple soucieux d'éviter tout nouvel embrasement. Une manœuvre qui demande un grand sens de la politique et une connaissance pointue de la psychologie des masses. Aura-t-il l'étoffe d'un stratège ?


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60 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 22 mars 10:08

    L’article commence par des chiffres, et déjà une connerie !

    Faut pas prendre ses désirs pour des réalités mon bon Kirk, l’actualité, c’est un domaine qui réclame de l’impartialité sinon on devient très vite putassier.

    Eyes wide shut !? smiley

    Si c’est des gars comme vous qui écrivent l’Histoire, tout s’explique.


    • JulietFox 22 mars 18:15

      @Clocel
      Anarcho libéral ? Un bel oxymore.


    • Alren Alren 22 mars 18:24

      @JulietFox
      Anarcho-libéral n’est pas un oxymore.
      Comme l’anarchiste soit disant de gauche, l’anarcho-libéral, dit aussi anarchiste de droite, veut moins d’État, moins d’organisation nationale pour freiner le parasitisme social, bref la liberté totale pour le renard dans le poulailler.


    • Super Cochon 22 mars 18:27

      Encore des articles FAKE de Nicolas Kirkitadze !

      .


    • Super Cochon 22 mars 18:31

      Nicolas Kirkitadze est un imbécile ! ......... il confonds informations et propagande mensongère de Gauche-Caviar ! ........ il peut traverser la rue pour aller faire le trottoir pour Macron-Rothschild qui passera ramasser la caisse ce soir !


    • Paul Leleu 23 mars 03:22

      @JulietFox

      « Anarcho libéral ? Un bel oxymore. ».

      malheureusement, l’Histoire et la pratique nous montrent le contraire... les anarchistes tournent souvent hyper libéraux (cf. Cohn-Bendit et les 68rds)... voir facho comme les anar’ de droite et pas mal d’artistes-vedettes ou de footballeurs...

      l’anarchisme n’est souvent que l’habillage moral d’un individualisme forcené et viscéral... avant tout, l’anrchiste ne supporte pas la moindre contrainte... même les relations humaines les plus élémentaires (amitié, amour, famille, nation, etc.) passent après « sa liberté »... en fait l’anarchiste est un peu attardé pyschanalytiquement, c’est l’enfant-roi... qui devient un petit tyran... l’anarchisme veut abattre le tyran centralisé, pour avoir des millions de petits tyrans...

      bien sûr l’anarchisme développe une belle rhétorique, mais ce sont des mots... dans la pratique, l’anarchisme sert généralement d’éclaireur au libéralisme... c’est une constante de l’histoire...

      l’anarchisme a une excellent cote de sympathie dans la petite-bourgeoisie occidentale, car il n’est dangeureux pour personne... c’est un moyen de stériliser la jeunesse... les rockeurs sont anarchistes


    • soi même 23 mars 20:13

      ( le début de la fin ? ) L’histoire nous le dira !


    • soi même 24 mars 14:51

      https://www.youtube.com/watch?v=2oFARgqG0NA&feature=share

      Gael GIRAUD : Effondrement financier ou effondrement climatique [EN DIRECT] Chef économiste de l’Agence Française de Développement


    • foufouille foufouille 22 mars 10:38

      « plutôt de régressions dépensières qui plongeront la France dans davantage d’assistanat »

      rappel, l’auteur est étudiant et dans un quartier HLM ........

      une grenade lacrymo peut effectivement provoquer un feu quand elle explose.


      • Alren Alren 22 mars 18:25

        @foufouille

        Il n’est pas étudiant en économie, ça se voit !!!


      • gaijin gaijin 22 mars 10:52

        dès la première ligne on rigole .....

        les vrais chiffres ici :

        https://www.youtube.com/watch?v=zG_Zx7MikV4

        290 000 dans toute la france, des manifestations dans 200 villes .....

        ça fait 4 mois que c’est le début de la fin ....on peut faire un article par semaine sur le sujet et on finira par avoir raison ......

        mais la croire que la fin des manifs serait la fin du problème est une grave hallucination ...........


        • cevennevive cevennevive 22 mars 11:14

          Moi, j’aurais écrit « le début de la faim »

          Car rien ne semble s’arranger avec cette équipe de « ventres pleins », qui ne connaissent ni leurs concitoyens, ni les fins de mois difficile, ni les problèmes de logement...


          • cevennevive cevennevive 22 mars 14:25

            @pepino,

            Galopin, tu vas encore de faire virer...


          • leguminator 22 mars 11:20

            Article au ras des pâquerettes...

            J’avais vu l’intervention de Sophie Tissier : elle dénonçait le traitement de l’information en comparant l’écart de couverture entre l’incendie du Fouquets (dégâts matériels) et les centaines de blessés et d’estropiés depuis le début du mouvement. Je ne mets pas le lien : un moteur de recherche vous ressortira très facilement la séquence.

            Sortir ainsi des propos de leur contexte pour les tourner à votre avantage révèle la faiblesse de votre pensée ! Comme dirait Macron (cf. Le Canard Enchaîné 20/03) : « Je vous conseille de vous mettre sérieusement au travail » avant d’écrire un nouvel article


            • Loatse Loatse 22 mars 11:22

              L’auteur fait référence à la Saint Barthelemy, aux pillages qui s’en sont suivis... Cureusement la référence historique qui m’est venue à l’esprit en voyant le Fouquet’s flamber c’est « le bûcher des vanités », (dois je préciser que ce lieu ou il est de bon ton pour la haute société de se montrer est perçu par les « riens » comme symbolisant l’orgueil...)

              Mais revenons en 1497 date ou se produisit l’événement qui marqua les mémoires

               :  L’instigateur de ce bûcher.... (monstre et saint à la fois le définit Timothy Findley dans « Pilgrim », un réformateur, prônait alors l’austérité aidé en cela par ses choristes, ses serviteurs zélés...

              le moyen de parvenir à ses fins ? (c’est là ce qu’on peut appeler un coup de génie)  : Cette austérité devait être approuvée, recherchée, comprise, intégrée dans le logiciel du peuple... comme nécessaire à son salut !

              Malgré cela, Savonarole jouissait d’une popularité indéniable, enfin surtout auprès des bourgeois, dont les impôts avaient été révisés..

              bon, je finirai en précisant que toute ressemblance avec une... euh des personnes existantes est complètement fortuite...


              • Alren Alren 22 mars 18:36

                @Loatse
                Le jour de la Saint Barthélemy se sont affrontées deux factions du peuple.
                Les catholique voulaient un génocide des protestants.

                Les Gilets jaunes ne veulent le génocide de personne ! Et ils n’ont pas en face d’eux une faction du peuple car les parasites sociaux et leurs séides sont trop peu nombreux pour affronter les GJ dans la rue !
                Les Foulards rouges ont fait un bide tel q’ili dissuadera le pouvoir de toute tentative de renouveler l’expérience.

                Les ultra-riches utilisent le devoir d’obéissance de la police et maintenant de l’armée pour contrer des revendications populaires légitimes.
                Mais l’Histoire montre que ce divorce entre peuple et police n’est jamais éternel.


              • cevennevive cevennevive 22 mars 11:26

                Quant aux chiffres « officiels » des rassemblements de Gilet Jaunes, il y a trois semaines, on nous annonçait, à 15 heures environ 10 000 manifestants dans toute la France, et ils étaient déjà, à Alès, 2 000 !!! A Alès seulement ! (chiffre donné par la préfecture)...


                • Et hop ! Et hop ! 22 mars 15:38

                  @cevennevive

                  D’après les chiffres officiels, il y a beaucoup moins de manifestants que de policiers mobilisés.


                • izarn izarn 23 mars 00:20

                  @cevennevive
                  Pour Macron la Guyane est une île...Alors la France ça fait 5 Alès !
                   smiley


                • Attilax Attilax 22 mars 11:55

                  « Aura-t-il l’étoffe d’un stratège ? »

                  Après 2 ans de casse sociale intensive et 4 mois de grande incompétence avec les GJ, la réponse à cette question est évidente : non.

                  La victoire de Macron sur les GJ ne peut que passer par un massacre et un gouvernement autoritaire, puisqu’il ne veut rien savoir. Si l’armée tire samedi prochain sur les manifestants, vous cautionnerez ?

                  Le plus grand danger pour le pays n’est certainement pas le mouvement des GJ mais la continuation de cette politique suicidaire à tous niveaux. Macron DOIT partir, ou au minimum dissoudre l’assemblée, c’est la seule chose qui puisse aujourd’hui calmer le jeu.

                  Coût des dégâts des GJ estimé par les assurances : 170 millions d’euros en trois mois de lutte.

                  Coût estimé de l’évasion fiscale, flat tax et CICE : 220 millions d’euros par JOUR.

                  Vous savez compter ? La notion d’intérêt général vous parle-t-elle ?

                  Et je ne parle pas des ventes d’ADP, de la Française des Jeux, des barrages hydrauliques et autres innombrables saloperies fait par ce gouvernement en deux ans... Comment pouvez-vous les soutenir et espérer quoi que ce soit de gens pareils ?

                  « Le responsable, c’est moi, qu’ils viennent me chercher » fanfaronnait votre champion il y a quelques mois, vous vous souvenez ?

                  Les GJ ne sont que la conséquence et pas la cause du problème.


                  • Attilax Attilax 22 mars 12:31

                    @pepino

                    Coûts dégats GJ 200 millions en trois mois : https://www.ladepeche.fr/2019/03/20/200-millions-deuros-le-cout-astronomique-des-degats-en-marge-des-defiles-des-gilets-jaunes,8079619.php

                    Coût évasion fiscale + flat tax+ cice + ISF 300 milliards par an : https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2018/06/16/l-assistance-aux-riches-un-pognon-de-dingue-a-plus-de-300-milliards-par-an

                    Tu sais lire, même si tu ne comprends pas tout, mais sais-tu compter ?


                  • Emohtaryp Emohtaryp 22 mars 14:44

                    @Attilax

                    mais sais-tu compter ?

                    La propagande ne sait pas compter et à peine lire... ! smiley


                  • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 22 mars 14:57

                    @Attilax
                    Si les soldats sont en danger, ils pourront tirer, je n’y vois rien de choquant. Bien sûr, je ne le souhaite pas, mais un keke qui va provoquer des militaires, qui s’adonne au vandalisme et aux violences, doit s’attendre à récolter ce qu’il sème. Et ce ne serait pas franchement une grande perte pour la société... En tant que nietzscheen, je pense même qu’en finir avec la canaille est une mesure de salubrité publique. Je ne parle évidemment que de ceux qui commettent ces actes et non de l’ensemble des manifestants. Donc, non, je n’appelle pas à tirer sur ceux qui manifestent pacifiquement mais ouvrir le feu sur les factieux et les ennemis de la République ne me cause aucun souci moral.
                    Je trouve même que la mesure est trop tardive. C’est dès novembre que le gouvernement aurait dû recourir à l’armée pour dissuader les casseurs et même restreindre le sacro-saint droit de manifester.


                  • gaijin gaijin 22 mars 15:16

                    @Nicolas Kirkitadze
                    « ouvrir le feu sur les factieux et les ennemis de la République ne me cause aucun souci moral. »
                    et un appel au meurtre de plus .......


                  • leguminator 22 mars 15:40

                    @Nicolas Kirkitadze
                    J’ai un principe relativement simple avec les personnes qui prônent des mesures aussi expéditives : qu’elles commencent donc par elles-mêmes !!


                  • Et hop ! Et hop ! 22 mars 15:41

                    @gaijin

                    Au meurtre collectif, on tire dans le tas sur des civils.


                  • Attilax Attilax 22 mars 15:54

                    @Nicolas Kirkitadze

                    Les traîtres au pays ne sont pas dans le rue mais à la tête de l’état. Ils bradent nos droits acquis, vendent nos biens publics, ont abandonné toute souveraineté politique, économique et monétaire aux lobbies et à la finance étrangère qui se gobergent sur notre dos au nom de la « dette ». Donc je ne sais pas quelle république vous défendez, mais certainement pas celle censée être « du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
                    De plus, ce ne sont pas des « kékés » qui s’insurgent mais des travailleurs qui manifestent assez pacifiquement depuis plus 3 mois en se faisant insulter, mépriser, tabasser, gazer, mutiler et cracher dessus par toute « l’élite » de ce pays et ses nombreux larbins. Ils n’ont rien obtenu de ce qu’ils demandaient, pas même le droit d’en parler au « grand débat », grand vide absolu, dont on sait tous qu’il n’est pas là pour apporter des réponses mais juste pour gagner du temps.

                    Et vous voudriez qu’ils acceptent ça sans broncher et retournent la queue basse à leur boulot qui ne leur permet même plus de vivre décemment ? Que vont-ils dire à leurs gosses sans avenir, à leurs vieux sans retraites ? Que c’était plus sage d’abandonner après l’incendie du Fouquet’s qui était vraiment trop violent ? 15000 morts par an à cause d’un chômage de masse imposé par un système mondialiste débile, c’est pas violent ? 9 millions de gens en grande précarité qui perdent chaque année un peu plus de droits, c’est pas violent ? Plus d’hopitaux, de maternités, d’écoles, de postes ou de gares dans les zones « non rentables », c’est pas violent ?

                    C’est pas les GJ qui ont brisé le contrat social en transformant la nation en start-up, c’est nos politiques, il y a déjà longtemps, Macron n’est que l’ultime cerise sur le gâteau.

                    Définition du fascisme par Mussolini : « l’État au service des Corporations ». C’est quoi l’UE, dites-moi, si ce n’est pas un super-état au service des grandes corporations type Bayer/monsanto, GAFAM et autres multinationales, qui font la pluie et le beau temps malgré la volonté des peuples ? Et qu’est-ce que Macron, si ce n’est le bras armé de ces corporations ?

                    Pour changer vraiment les choses, défiler Bastille-Nation une fois par mois ne suffira pas, je le déplore tout autant que vous mais c’est ainsi...


                  • mac 22 mars 18:43

                    Et je suppose que vous êtes contre la peine de mort ?
                    Sauf peut-être quand des gens s’en prennent à des magasins de luxe ?


                  • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 22 mars 20:46

                    @mac
                    J’ai toujours été opposé à la peine de mort, c’est même un des principaux désaccords que j’ai eu avec les dextrogyres nostalgiques de la guillotine. Je le suis encore aujourd’hui : j’estime que nulle justice ne peut condamner un homme à avoir la vie ôtée. Ici, il ne s’agit pas de mesure juridique mais de protection des fondements de la République. Tirer n’est jamais souhaitable mais si des enragés séditieux tentent de renverser la République, il faudra bien se résoudre à riposter par le feu. Et il n’y a aucune hypocrisie ici : je ne souhaite pas que la justice donne la mort, mais il m’apparaît moins choquant que l’armée de la République puisse faire usage de la force. Le paradigme est différent : dans le cas d’une exécution, l’État s’arroge le droit de définir qu’un homme ne mérite plus de vivre, l’État se substitue donc à l’Être Suprême avec une pirouette juridico-morale pour se justifier. Il n’y a rien de tel lorsqu’on réprime une émeute : on tire non pas parce que ces gens n’ont pas droit à la vie mais parce qu’ils menacent l’ordre public par leur violence. La peine capitale suppose qu’il est normal d’enlever la vie d’une personne tandis que la répression militaire d’une émeute s’inscrit dans l’exception et n’augure en aucun cas de la normalisation du procédé. Et à titre personnel, que le GJ qui a tenté de brûler un bébé et sa maman soit lui-même touché par une balle ne me choquerait pas ; ça n’est nullement contradictoire avec mon opposition à la peine de mort : on est tous soulagés quand un terroriste ou un pédophile meurt, ce, même si on est abolitionniste.


                  • Nicolas Kirkitadze Nicolas Kirkitadze 22 mars 21:45

                    @Attilax
                    S’ils manifestent pacifiquement, il n’y a pas de souci à se faire. Vous savez, les soldats ne sont pas des machines à tuer. Ils ne tirent pas par plaisir. Je suis sur que beaucoup d’entre eux redoutent d’avoir à faire feu. Et croyez-vous que je sois moi-même désireux de voir des gens être blessés ou tués ? Que nenni. Mais s’il se trouve parmi les manifestants un groupe de factieux s’en prenant en conscience aux soldats, ils ne pourront s’étonner de recevoir le feu de la République. Je suis sidéré par les indignations des Insoumis qui disent en gros : « Il est inacceptable de recourir à l’armée car si des manifestants provoquent les soldats ils risquent d’être tués »... Donc, ils veulent quoi ? Qu’on puisse piller et frapper librement ? Dans d’autres pays, chacun sait ce qu’il encourt s’il taquine trop les soldats. Je remarque que la droite est la première à se réjouir quand les violences policières et la répression raciste touchent la banlieue, mais ces mêmes dextrogyres chouinent dès qu’un GJ reçoit un coup de matraque justifié. Or, aucun banlieusard n’a jamais commis autant de violences que ces GJ en 4 mois. Si nous avions fait le dixième de ce que font les GJ, l’État aurait déjà utilisé la bombe atomique contre les banlieues et arrêté toute personne portant une barbe ou un keffieh. Dans les quartiers, des gens sont interpellés pour délit de faciès et peuvent être tués lors d’un banal contrôle de police, mais personne ne s’en émeut. Et là, tout le monde s’indigne parce que l’État ose se défendre face à de vraies racailles et des casseurs bien français... 


                  • pasglop 22 mars 22:05

                    @Nicolas Kirkitadze
                    « on tire non pas parce que ces gens n’ont pas droit à la vie mais parce qu’ils menacent l’ordre public par leur violence. »

                    Autrement dit, vous approuvez le fait que l’armée puisse tirer dans le tas de façon létale dès l’instant où un groupe considéré comme « factieux » semble menacer des biens ou l’ordre public ? Un bon casseur est un casseur mort ?
                    Sans même évoquer la possibilité d’une coercition proportionnée de type encerclement, dispersion, voire au pire tirs d’immobilisation ? Et vous appelez ça la défense de la République ?
                    J’ai du mal à me défaire de l’idée que vous trouveriez dans l’image de quelques cadavres étendus pour le compte une sorte de justification et de preuve par l’absurde de toutes vos prises de position antérieures sur le sujet.
                    Vous êtes-vous seulement interrogé sur les conséquences ? Qui selon vous menace réellement la République dans son intégrité ?


                  • izarn izarn 23 mars 00:28

                    @Attilax
                    Faisons bref : Les impots non payés par les GAFA sont trois fois plus importants que les dégats causés par certains soit disant GJ.
                    En fait la casse pourrait etre organisée par le Capital, pour calmer le jeu, et ainsi gagner encore plus d’argent.
                    La casse ? Un investissement trés rentable....


                  • izarn izarn 23 mars 00:38

                    @Nicolas Kirkitadze
                    En général, on tire sur des gens armés. On est plus en 1789.
                    Confondre des gens qui manifestent à main nue, même brutalement, avec des terroristes à kalachnikov, il faut etre completement malade.
                    Comment un tel pouvoir, peut s’en sortir en République ?
                    Ca sent la destitution...
                    De toutes façons, « LREM » c’est mort.
                    Et en 2022, tout ce qu’aura fait Macron sera abrogé.
                    Donc sa présence à l’Elysée n’est qu’une perte de temps pour la France.
                    C’est lui le parasite.


                  • gaijin gaijin 23 mars 07:15

                    @Nicolas Kirkitadze
                    «  on est tous soulagés quand un terroriste ou un pédophile meurt, »
                    et maintenant les gilets sont assimilés a des terroristes et des pédophiles
                    en plus d’être une peste brune d’extrème gauche antisémites homophobes et fumeurs de clopes .....
                    continuez bien ..............


                  • mac 23 mars 09:18

                    @Nicolas Kirkitadze
                    Je ne soutiens pas les actions violentes mais vous devez vous douter que même les plus radicaux n’ont aucun intérêt à mettre le feu à un bébé et sa maman, ne déformez pas tout.
                    Pas plus que les policiers ne sont responsables volontaires de la mort de la vielle dame à Marseille qui elle est bel et bien morte sans rien avoir demandé. On attend toujours un minimum de compassion du gouvernement à ce sujet...
                    Cela étant votre propos montre que vous êtes tout même partisan d’une certaine peine de mort. Ce que vous appeler l’ordre public que vous souhaitez maintenir coûte que coûte même s’il faut tuer des concitoyens pour cela ressemble plutôt à un maintien de l’ordre établi...


                  • mac 23 mars 09:22

                    @Nicolas Kirkitadze
                    "S’ils manifestent pacifiquement, il n’y a pas de souci à se faire.

                    "
                    Si de plus ils manifestent dans un terrain vague loin de la ville sans gêner personne et que le le lundi suivant c’est business as usual c’est encore mieux ?
                    Que le pauvres souffrent en silence et laisse les riches faire la nouba ?


                  • Attilax Attilax 23 mars 11:55

                    @Nicolas Kirkitadze

                    C’est fabuleux : vous ne répondez à aucune des interrogations posées.

                    On va faire simple pour une réponse simple :

                    La France est-elle gérée intelligemment par des gens soucieux de l’intérêt de leur peuple ou est-on dirigé par une bande de traîtres qui nous considèrent comme des moutons bons à tondre jusqu’à l’os ?

                    Vit-on dans une démocratie digne de ce nom ou dans une oligarchie qui a bien verrouillé tout le système et change le sens des mots selon son intérêt ?

                    Est-on plus proche de 1984 ou des phalanstères ?


                  • Albert123 23 mars 14:28

                    @Nicolas Kirkitadze

                    qu’il le fasse, alors plus rien ne justifiera la non intervention de l’armée dans les banlieues.

                    « une mesure de salubrité publique pour en finir avec la racaille » comme vous le dites

                    « ouvrir le feu sur les factieux et les ennemis de la République ne me cause aucun souci moral. »

                    comme ceux qui brandissent un autre drapeau que celui de la France, qui parlent dans une langue étrangère et refusent la laïcité républicaine en appliquant un communautarisme contraire à la constitution française.

                    un coup coté PIR, un coup coté FAF chez Kirkitadze


                  • tiers_inclus 22 mars 12:53

                    Si vous aviez précisé dans votre présentation « étudiant en histoire à dormir debout » je vous aurais encouragé avec 5 étoiles, pour la performance.


                    • Drougeok Drougeok 22 mars 13:52

                      Les yeux aussi ça se lave. Fais plutôt confiance aux chiffres de la police, ma poule.

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