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Gilets Jaunes, médias et classe politique

 

             « La branche a cru dompter ses feuilles… mais elle en portera le deuil » - Jean-Michel Caradec Mai 68

 

                   Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

 

Gilets Jaunes, médias et classe politique

 

Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent de se soumettre : grévistes, syndicalistes, activistes. C’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise toute possibilité d’alternative politique réelle depuis 30 ans.

Ce qui a changé au fil des ans c’est qu’on ne peut plus ignorer, pour l’avoir enfin compris, ce qui suit : tout ce personnel médiatique (au côté du personnel politique, unique client de ces médias avec les annonceurs publicitaires - notez qu’ils se nourrissent l’un l’autre) ne veut pas savoir, ne veut plus savoir et ne doit pas savoir ce qui est vécu par ceux qui vivent mal ; d’une octogénaire telle que Michèle Cotta présente sur les plateaux de télé aujourd’hui encore (1), à Arlette Chabot sexagénaire (virée de la direction de l'information de France Télévisions mais toujours présente car ces gens-là ne renoncent jamais !) puis la quadragénaire Sonia Mabrouk au ton inquisitorial et relâché, « une maladroite » aux dents aussi longues que son désir de faire carrière mais sans en avoir la manière : ne jamais oublier que l’arrivisme demande des qualités et un savoir-faire - pensez ne serait-ce qu’à un Julien Sorel ou à un Eugène de Rastignac.

Au côté de ces hyper-cadres et cadres de l’information de classe, gourdes et valets (de Pujadas à un Jean-Michel Aphatie) confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, ce sont leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, qui, sans état d’âme, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : sur le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe.

Pourquoi cette colère dans les sondages et de la rue à l’égard des médias ? Certainement parce que tous ne supportent plus de les entendre affirmer, matin, midi et soir, qu’il n'y a pas d'alternative et qu'il leur faut s’accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.

De la colère donc ; colère et exaspération face à des Médias sans courage mais prompts aux anathèmes et qui se refusent à « pénétrer le réel » dans toute sa complexité. En effet, ils n’ont qu’une seule mission : lui "casser la gueule !" à ce réel afin qu’il se taise, alors que cette colère devrait intéresser tout journaliste digne de ce nom car elle touche à l’actualité sociale, morale et politique de notre société ; actualité que l’on retrouve le soir des élections - abstention massive et vote FN -, à l’heure où un Macron fait « propre sur lui » et par ricochet, fait « France propre sur elle » dans ce miroir aux alouettes que les médias nous tendent chaque jour aux côtés d’une classe politique aux ordres d’un projet européen qui n’est que l’instrument d’un mondialisme fossoyeur de notre contrat social. Cette colère est pourtant essentielle à qui souhaite comprendre les ravages de trente ans de cynisme politique et médiatique et de lâcheté morale.

La démission face au réel de tous ces médias leur permettra-elle de sauver leurs places et leurs têtes ? Rien n’est moins sûr car médias et classe politique sont inextricablement soudés : la chute du journalisme et la chute de la volonté politique sont concomitantes ; l’une entraîne l’autre et vice versa.

Après le pourrissement, la putréfaction, de complaisance en relâchement, force est de constater une fois de plus que jamais ces médias ne seront à la hauteur de ce qu’ils croient défendre, alors que seule la recherche de la vérité importe. D'ailleurs, ne devrait-on pas finalement vivre que pour ça : la vérité de soi, et la vérité en soi, surtout lorsqu’elle n’est pas bonne à dire car elle fragilise le pouvoir des dominants ? 

        Menacés par Internet et les milliers d’internautes créateurs de contenu dédié à la contre-information, les médias ne baissent jamais les bras ; ils ne s’en laissent pas compter ; pyromanes, ils savent allumer des contre-feux comme la dénonciation des fakenews qui sont à ces médias ce que l'hôpital est à la charité car le mensonge par omission qui caractérise une grande partie de l'information ( le refus de la recherche des causes, le refus de nommer les hommes et les femmes derrière ces causes) n’est-ce pas déjà en soi de la fakenews ?

Propagande pour propagande… quittes à devoir accepter que 80% des Français s'informent principalement auprès des médias dominants, médias de masse (télé, radio, journaux, hebdos), dans ce contexte, rappelons en passant qu’il est important que tous puissent avoir accès à toutes les propagandes : de RT France (télé russe francophone) à BFM-TV en passant par Radio et France télévision tout en gardant à l’esprit qu’à la question "qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui ?"… seuls Internet et les sites dits de ré-information et de contre-information semblent à même d’y répondre avec une franchise et une expertise précieuses ; pour cette raison, ils représentent une richesse décidément inestimable.

Après la « fakenews », autre arme à la disposition des médias pour contrer Internet : la théorie de "la théorie du complot" ou comment discréditer un adversaire en l'accusant de « complotisme » sans toutefois être capable de répondre à la question suivante : où finit la ré-information et l’investigation, où commence le complotisme conspirationniste ?

Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information-contre-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident. En cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité au profit de la falsification des faits.

On cache sa honte comme on peut : en procès d'intention récurrents et lâches. Quant à la dénonciation du populisme… même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné un adversaire politique ; pour cette raison, « le populiste » c'est l'autre, toujours ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe, tendance « bourgeois des centres-villes, pétés de tunes et morts de trouille » : classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs.

Mais alors, que tous se rassurent car, personne n'a besoin de la lanterne des partis dits "populistes" ou des « complotistes » pour éclairer avec justesse la qualité de sa vie, sa dégradation et pour désigner les responsables, ni pour comprendre que l’ennemi des classes populaires n’est pas le Musulman qu’on leur jette en pâture sans sourciller, comme un os à ronger… mais bien plutôt cette bourgeoisie des centres-villes et les rentiers du foncier et de la finance qui regardent travailler les autres.

Ca aussi, les Gilets Jaunes l’ont bien compris.

gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

        Pour se racheter, quand la critique les menace d’un peu trop près, pour se donner bonne conscience, il est vrai que la spécialité des médias d'Etat ou privés, France Culture en tête, c'est la célébration des vaincus de l’histoire mais... longtemps après leur défaite et leur décès : Proudhon, Marx, Rosa Luxembourg, Guy Debord… une fois qu’ils ne représentent plus aucun danger pour l’ordre économique : l’économie, le nerf de la guerre de classes.

Aussi, ce n'est sûrement pas la carte de la France qui s'obscurcit avec ce mouvement des Gilets Jaunes.... ce sont bien plutôt des médias ventriloques de gouvernements qui n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative ; des médias , notons-le, qui ont adulé un Barack Obama qui flattait leur conscience de Blancs alors que c’est Bernie Sanders qui viendra nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.

En définitive, il se pourrait bien que les Gilets Jaunes aient pris conscience de ceci : après la caste politique, cette caste médiatique dont les patrons sont milliardaires, une caste passée au crible depuis 20 ans - le profil de ses membres, leurs agissements, le décryptage de leur manière de traiter l’info (voir les travaux d’Acrimed et de Pierre Carles) - n’a pas cessé d’être un danger pour la démocratie ; un danger croissant.

Aussi, il est temps que les " journalistes de la désinformation par omission et du mensonge éhonté", assument leurs responsabilités.

Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre média, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible !

 

           Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

 

Comme un fait exprès, dès la première semaine de mobilisation, les médias n’ont pas hésité à se faire l’écho d’« un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de Bercy : fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique au service d’un fascisme monétariste ; véritable Etat dans l’Etat ce Bercy sur lequel un ministre des finances n’a pas plus de poids qu’un balayeur ! Un Bercy entièrement dédié au respect des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre à la grande satisfaction d’une Commission qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’Europe en s’attaquant à son modèle social et par voie de conséquence : à sa civilisation.

Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français les plus modestes pour commencer et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et des petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures de nos centres-villes.

Là encore, les médias et la presse confirmeront leur incapacité à faire ce pour quoi les contribuables français subventionnent à hauteur de plusieurs millions d'euros par an des titres au bord de la faillite intellectuelle et financière.

Non rentable, il est vrai que l’utilité de cette presse est ailleurs : dans l’exercice de moyens de pression sur les concurrents économiques car sa capacité de nuisance envers ceux qui seraient tentés de remettre en cause les intérêts des entreprises de ses actionnaires est infinie ; financement des campagnes électorales, bourrage de crâne et soutien inconditionnel au candidat qui s'engage alors à se faire le gardien des intérêts des entreprises du CAC 40 et bien au-delà, : ceux d'une l'oligarchie mondialisée.

Aucune diversité des points de vue ; tous appartiennent à la même classe ; tous habitent les mêmes quartiers et dépensent leur argent dans les mêmes lieux, et tous sont dans des logiques identiques de carrière… là encore, force est de constater que la seule et vraie menace contre la démocratie ce sont ces médias dont les propriétaires n'ont aucun intérêt à une information honnête susceptible de faire de leurs audiences des citoyens avisés, informés et critiques, car tous savent qu'il n'a pas de carrière médiatique, politique, artiste, universitaire et économique dignes de ce nom, pour tous ceux qui partageraient cette aversion pour un mondialisme sans honneur et sans justice. La classe politique n’ignore pas non plus ce risque qui est une véritable menace portée sur eux tous.

Pour preuve… lorsque le Premier ministre a exposé devant les parlementaires son "plan de sortie de crise Gilets jaunes », notons qu'aucun des intervenants ne mentionnera le lien entre "trois semaines d'obstination de Macron : « On ne change pas de cap !" et un Bercy placé sous l'oeil scrutateur de la Commission européenne.... elle-même sous le contrôle des marchés financiers et des acteurs d'un mondialisme sans honneur ni justice qui n'a qu'un but : la baisse des salaires, la paupérisation des services publics et de la protection sociale... (chômage, maladie et retraite) avec l'Europe comme coeur de cible bien évidemment puisque c'est le lieu dans lequel toutes ces protections sont les plus élevées.

 

gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

Des pauvres contre des pauvres !

 

 

         Il est bon de garder à l'esprit que la liberté d'expression, la liberté de rassemblement protègent ceux qui en ont besoin bien qu'ils ne soient pas si nombreux finalement ; d’où la faiblesse avec laquelle ces libertés sont défendues d’autant plus que les politiques n’oublient jamais de mettre à l’honneur la police et la gendarmerie alors que tous les gouvernements les méprisent : les militaires montés sur Paris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme seront logés dans des locaux insalubres (couchage indigne, pas de douche), et dans les commissariats ce sont des rats et des cafards qui prospèrent ; là, l’hypocrisie est à son comble ; elle dit tout de la scélératesse de ceux qui font face aux Gilets Jaunes.

L’hypocrisie et le mépris, encore le mépris ! Et pas un mot des médias à ce sujet.

Il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de défections du côté de ces forces de l’ordre ; et de la justice pareillement méprisée par les gouvernements !

Devoir de réserve oblige ?

Des CRS, des gendarmes blessés ? Certes ! Mais... de mentionner dans le détail des centaines de blessés Gilets jaunes (grenades GLI – F4 à l’usage contesté et balles en caoutchouc), de ceux qui ont perdu une main, un oeil.... et d'autres… souffrant de séquelles à vie, les médias s’en sont bien gardés.

 

gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

Macron, quant à lui, est soupçonné dans sa gestion de la contestation, d’avoir cherché le chaos tout en s’assurant que les médias se fassent le relais des dégradations commises ; c’est la raison pour laquelle il choisira, dès son retour d’Argentine, d’aller le matin même, avec les médias « vers la casse et la souillure » dans un seul but : rallier à lui des classes moyennes indignées et effrayées, classes sans lesquelles il ne peut espérer « avoir le dessus » sur les foyers qui n’ont de cesse de « boire la tasse » sur-représentés et sur-mobilisés chez les Gilets Jaunes ; classe sacrifiée sur l’autel non pas d’une transition écologique fantomatique mais bien plutôt sur les exigences monétaristes des marchés financiers : ces fossoyeurs de la souveraineté des Etats et des Peuples.

Cris d’orfraie et posture, la Marianne énuclée de l’Arc de triomphe fera un temps la Une ; un Arc de Triomphe symbole de la République ? Voyons ça de plus près : 1806 construction - 1836 finition ; de Napoléon 1er Empereur à Louis Philippe roi de France issu de la Restauration – volet 2 après Charles X.

Mais alors, où est alors la République dans ce monument ?

Tombe du soldat inconnu souillée ? Là encore, où était la République dans cette boucherie des classes populaires de 14-18 ? 

La Marianne énuclée de l’Arc de triomphe dans la défaite de la macronie, n’est-elle pas finalement le vrai visage de notre République, gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d’une justice sociale qu’il nous faut encore déplorer un siècle plus tard ?

Casse des vitrines, mobilier urbain, manque à gagner des commerçants… rappelons que la démocratie ce n’est pas gratuit : c'est payant. Ca coûte ! Reste alors pour tout un chacun de trouver un pays dans lequel, même au nom de démocratie, il est interdit d'interférer avec la bonne marche des affaires !

Quant aux mesures dites « d’apaisement » de Matignon en réponse aux revendications des Gilets Jaunes, celles-ci seront principalement tournées vers les classes moyennes non concernées par le SMIC (fin des hausses du carburant et des énergies ; une aubaine pour ces classes moyennes ! Elles qui ne seront pas sorties se faire gazer et matraquer !) et qui bientôt devraient se désolidariser des Gilets jaunes composés de foyers qui eux vivent avec le SMIC et de retraités sous le seuil de pauvreté : la tête sous l’eau, aucune des mesures annoncés leur permettra à tous de remonter à la surface ; rien donc sur l’augmentation des revenus pour cette population dans laquelle c’est l’abstention et le vote FN stérile qui dominent ; population qui n’intéresse personne ; ni le politique ni les médias pour ces deux raisons. 

Les dernières mesures annoncées par l'Elysée confirment sans l'ombre d'un doute le fait suivant : ce président est bien "le président des Riches" ; et ce n'est pas qu'un slogan ; c'est le résultat "d'un pacte de non agression " signé entre lui et eux qui sont allés le chercher ; eux qui ont eu la bêtise et la faiblesse, eux qui ne se trompent que rarement dans leur choix, de croire, et Macron avec eux, qu'ils pourraient en faire un Président avec la majuscule de rigueur ; alors qu'ils en ont fait tout juste le gardien de leurs intérêts ; et jamais cela ne suffira car personne ne s'en contentera cinq années durant. 

 

       Avec un ministre de l’intérieur cynique et manipulateur - de la graine de politicien c’est sûr ! petite main servile de toutes les figures de proue des grandes erreurs tragiques de l'histoire (les historiens oublient souvent l’entourage de ces figures) -, l'obsession des Etats c'est de faire contre mauvaise fortune un bon usage opportuniste des circonstances auxquelles ils sont confrontés car cette colère du peuple, l’Etat et les médias l’entretiennent - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année dans l’espoir que vous la lui rendiez bientôt au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. Et l’Etat sort toujours plus fort d'une tentative de remise en cause, et le Peuple plus faible et plus dépendant encore.

Toute l’année durant, les médias – leurs éditorialistes en particulier - moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches au nom de la sacro-sainte « compétitivité de nos entreprises » dans lesquelles ces chroniqueurs et autres experts ne mettent jamais les pieds ; aujourd'hui, ils reçoivent les Gilets jaunes et feignent de comprendre leur situation. Mais alors, tous ces Gilets jaunes présents dans les médias réalisent-ils qu’ils sont « en garde à vue » ? Car enfin, questions après questions, tous ces médias n’attendent-ils pas qu’ils dérapent ou bien qu’ils cèdent à leur insu, et qu’ils finissent par adhérer à cette logique médiatique et gouvernementale d’une résignation qui n’ose pas dire son nom ou du moins, d’une sorte de fléchissement de leur volonté ?

La Fontaine n'a jamais eu autant raison :" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

France Info, BFM-TV, LCI et Cnews qui a sans doute pris la mesure de l’événement en choisissant des commentateurs de football (Pascal Praud entre autres, animateur de propos de café du commerce) pour accueillir les Gilets Jaunes et leur parole, certes pour l’heure les médias flattent le mouvement et pour certains d’entre eux, manifestement pas mécontents d’être face aux caméras, leur ego. Demain viendra la saturation ; et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le sentiment d’être face à une coquille vide ; vide de sens, vide d'efficacité, vide de perspectives et vide d’espoir. C'est alors que la diabolisation, le rejet, le mépris seront de mise à nouveau (chassez le naturel il revient au galop !) car, les yeux rivés sur les sondages quant à leur popularité à tous, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif discréditer ces hommes et ces femmes : atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux ; entre autres : des milliards de manque à gagner pour notre économie alors que le seul responsable se trouve à l'Elysée ; l'Elysée et sa catastrophique gestion de la crise depuis 4 semaines. 

En plein marasme, France culture apeurée (décidément, on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient !) pose la question suivante, sans doute dans le but de se rassurer : qu’est-ce qui fonde un refus inconditionnel de la violence ? interroge cette radio à propos de ceux qui, dans leur combat, auraient banni le recours à la violence pour obtenir gain de cause.

Si on écarte un temps les esprits prompts à la soumission (celui des brebis de l'existence face aux loups), on s'empressera de répondre : ce refus inconditionnel du recours à la violence sur les personnes et sur les biens trouve son fondement auprès d'une classe qui n'a pas besoin d'y recourir (ou qui n'en a plus besoin) excepté dans le cadre et sous le masque de la gestion économique, politique et sociale de leur propre pays ou d'un projet tel que l'U.E : cadeaux fiscaux aux plus aisés, baisses des salaires et des retraites, paupérisation de l'Etat providence, attaque des services publics.... en particulier : l'hôpital et la Sécurité sociale ; violence sourde, intime, extrême dans les faits, dans ses applications, dans son vécu.

De plus, ignorer que TOUT est violence... c’est ignorer l’Histoire ; certes, la violence des dominants n'est jamais analysée ni commentée par ceux qui les servent (le personnel médiatique, la bourgeoisie et ses universitaires – sociologues principalement) qui sont aussi les seuls autorisés à prendre la parole dans les médias et à traiter ce sujet ( médias que possèdent les dominants, leurs patrons et clients à tous) ; personnel médiatique payé pour ne commenter que la violence des dominés ; violence dont les médias se repaissent : un vrai régal toutes ces images ! Une opportunité de plus à saisir par ceux dont le travail consiste à discréditer, ridiculiser, fanatiser tous ceux qui refusent de « crever » en silence, humiliés et déshumanisés (alcool, suicide, dépérissement physique) ; victimes collatérales expiatoires… par milliers, par millions… minuscules, anonymes, excepté pour leur famille.

Il est temps que France Culture cesse de tenter de se hisser plus haut que son véritable souci pour les classes populaires ; il suffit de se reporter au programme « les Matins de France Culture » animé par un Guillaume Erner pour se convaincre de la superficialité de ce souci. On conseillera à cette radio de se contenter de diffuser les archives de nos derniers grands esprits (des années 30 aux années 70) avant l’effondrement : le journalisme politique c'est un vrai métier ; or, ce métier n’est pas celui de cette radio.

 

                Vous avez dit Gilets Jaunes ?

 

Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) représente un véritable danger pour le système (2).

Les causes de cette alliance inespérée sont bien évidemment le déclassement et le tassement qui s’en est suivi des classes moyennes dont les revenus rejoignent à quelques centaines d’euros près, ceux des classes populaires.

Macron et la Macronie, cette bulle politique aurait-elle alors explosé en vol ? Certes, Macron est tout nu ; finies les gamineries jupitériennes de ce Président enfant roi, défiant, arrogant et orgueilleux, qui s’est brûlé les ailes tout seul ; il est tombé du haut de son propre poids : poids plume ; de dédale en dédale, Icare n’est pas près de sortir de son labyrinthe !

Car c’est toute la com de Macron qui s’effondre et toute la classe politique et médiatique qui n’a pas fini de payer cette « com » dont ils se sont fait les relais, cirque ridicule à leur échelle à tous, insultant de bêtise et d’indignité à l’échelle des foyers qui peuvent tout juste nourrir leurs enfants dans l’humiliation d’une mère et d’un père qui ne peuvent répondre à leurs besoins ; ce qui en dit long sur ceux qui entourent et conseillent Macron.

On évoque à propos des troupes de Macron élues à l’Assemblée, la société civile ? Mais quelle société civile ? La médiocrité et l’inexpérience de ces troupes permet surtout d’imposer le silence et la mise au pas d’hommes et de femmes sans culture politique, sans recul historique, sans caractère, sans volonté. Pour cette raison, est-il présomptueux de prédire que tous ces élus de la dernière heure, dont c’est le premier mandat, ne peuvent plus espérer faire carrière tout comme leur leader et gourou ? Ce qui n’est certainement pas une mauvaise nouvelle en soi. Il leur faudra aller bosser comme nous tous. 

Trop pressé de répondre aux desiderata de ceux qui l’ont accompagné jusqu’à la porte de l’Elysée, sans doute Macron a-t-il pensé que les classes populaires françaises étaient suffisamment désillusionnées, comme brisées, à genoux - on pensera aux Grecs, aux Portugais ou aux Espagnols (des « peuples paillasson » sur lesquels l’oligarchie mondiale s’essuie les pieds à loisir ?) -, pour se laisser dévaster et mourir en silence.

        Lourde responsabilité que celle des médias ; leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’est eux par procuration ; rêves de grandeur et ambitions illimitées (présenter le JT de 20H ?) ; quant aux installés quinquas et sexagénaires : « Lui, Macron, saura enfumer les électeurs et protéger nos intérêts ! » ; lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, un candidat à la présidence mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

Macron maintenant en difficulté ? Evidemment, rien n’est jamais perdu pour ces derniers ; soyons assurés qu’en 2022, de leur chapeau sortira un « non présidentiable » ( attention ! il se pourrait bien que MLP ne puisse plus service de repoussoir) seul opposant au candidat sortant « du système » ( Macron ou un autre si ce dernier n’est plus jugé capable de porter les réformes qu’ils exigent - tout comme pour Hollande ; et ça, ils le sauront très vite...), alors que seule une crise pourrait faire que tout l’édifice érigé voilà 30 ans et plus (depuis la défaite de la gauche en 1983) s’effondre même s’il est pour l’heure impossible de penser à un candidat, un parti, un mouvement... capable d’être à la hauteur de cet enjeu-là ; celui d’une crise aux conséquences irréversibles.

Pour continuer l’œuvre de tous ces prédécesseurs et remplacer l’actuel premier ministre, on évoque François Bayrou… homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue car Bayrou semble avoir compris que l'on trouve toujours plus médiocre, plus soumis (Bayrou fils de métayer est obsédé par le remboursement de la dette) que soi ! C'est sûr ! Macron n'est rien, juste un agent de l'oligarchie mondiale ; Bayrou se propose sans doute d'être un peu moins que rien.

Aujourd’hui, finalement, être candidat à une élection n'est-ce pas déjà, et surtout, avoir démissionné en trahissant : refus de tenir tête à ce projet mondialiste sans honneur ni justice qui fracasse les pactes sociaux et les cultures ? Aussi, il faudra sans doute que les Gilets jaunes se débrouillent seuls, ne comptant que sur eux pour inventer des formes alternatives d'organisation de nos existences car la macro-politique est morte et bien morte ; des taux d'abstention record à toutes les élections ne sont pas près de fléchir ; la rupture, le retrait sont consommés.

Nous y reviendrons plus tard.

 

         La peur des éditorialistes, des chroniqueurs et autres intervenants des médias, de Natacha Polony (3) à Philippe Bilger (rebelle sans cause), à propos de ce mouvement - où va-t-il ce mouvement, où s’arrêtera-t-il ?- cette peur-là n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand en bas ça bouge ; il ne s’agit pas d’une peur qui serait le fruit d’une analyse des événements et de leurs acteurs - une analyse distanciée, lucide, objective, informée et avisée -, mais d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! » - jusqu’au jour où il leur faut demander et soutenir que l’on tire sur la foule) et leur confort matériel (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui, le bourgeois (ou le social-traître quand il est question d’un individu issu des classes populaires maintenant sorti du rang) sait qu’il est un salaud ; c’est la raison pour laquelle il choisit la violence verbale (voyez les prestations des Goupil et des Cohn-Bendit face aux Gilets jaunes ! Et dire qu’ils ont fait Mai 68 ! Tous ont pris 40 kilos depuis : régime foie gras, caviar, meilleurs crus du bordelais et de la Bourgogne oblige !) ou bien la violence des armes et des véhicules blindés dès qu’il se sait contesté jusqu’à la remise en cause de son statut et de ses privilèges.

Quant aux syndicats…

Abandonnés par ces syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genoux ont su se positionner au fil des ans, de compromis en compromis avec les organisations patronales… on se souviendra longtemps que les syndicats-bastille-république auront refusé de prendre le « train Gilets jaunes » en marche pour la simple raison qu'ils ne souhaitent pas monter dans un train dont ils ne contrôlent ni la vitesse ni la destination, sans oublier le fait qu'ils ne décideront pas non plus du moment où il faudra descendre en marche ou à l'arrêt.

Ah ! le contrôle, toujours le contrôle !

Voyez ! Le peuple est dans la rue, les syndicats n'ont qu'un message : " Cachez ce peuple que l'on ne saurait voir sans trembler ! Aussi, qu'il rentre chez eux !" En religion, nous savions tous que c'est le Christ que l’on crucifierait une seconde fois si d'aventure il devait nous rendre visite ; en politique, c'est le petit peuple que l'on abandonne à son désespoir avant sans doute d'ordonner qu'on fasse donner la troupe et tirer au canon : les Guizot et les Thiers sont de retour.

Il faut bien reconnaître que… rusés, les médias ont très tôt exercé un « chantage à la récupération politique » contre les partis et les syndicats tentés de commenter ou de reprendre à leur compte les revendications des Gilets jaunes ; des députés ont été aussi visés par ce chantage ; ils mettront plus de deux semaines à passer outre car enfin, comment un élu local, élu d’une circonscription, pouvait-il rester indifférent ?

C’était bien essayé de la part des médias qui sont aujourd’hui capables d’entraver en toute impunité le processus démocratique par le contrôle des élus et des corps intermédiaires face à un mouvement hors norme, et ce aux fins de l’isoler car, une règle une seule prévaut : ces mouvements ne doivent en aucun cas bénéficier d’un soutien institutionnel.

Les médias seront donc parvenus à faire en sorte qu’un intérêt timide, qu’un soutien très confidentiel viennent encourager, voire soutenir, à mi-mot et à mi-voix, les actions et les revendications de Gilets jaunes autonomes et déterminés.

Obsolètes, caducs, ces syndicats sont eux aussi certainement en sursis. Force est de constater que, là encore, il faudra inventer un autre mode représentation, de résistance et d’établissement d’un rapport de force qui permette d'obtenir des résultats.

Après les médias et la classe politique, il semblerait que ceux qui souhaitent sortir de la misère, de la pauvreté et de la précarité n’aient plus besoin d’eux non plus. 

 

        Depuis 20 ans « Le Système » avec la complicité encore une fois des médias et de la classe politique, a cru pouvoir miser sur des élections d’élus élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, ce qui n’empêche pas le mépris durant la gestion de la crise des Gilets Jaunes ; un mépris consubstantiel à l’exercice du « pouvoir » car si tous ne peuvent pas ne pas être vus lorsqu’ils l’exercent, en revanche il est de la plus haute importance qu’aucun d’entre eux, dans la mesure du possible, ne soit le témoin des conséquences de son action au jour le jour. Dans le cas contraire, l’exercice du « pouvoir » deviendrait l’apanage de sociopathes et de pervers narcissiques seuls.

Pour preuve de ce mépris récurrent : la juxtaposition "menace de fin du monde" et "soucis de fin de mois" de Macron n’aura qu'un but : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial, car, en politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours car ce sont bien des fantômes qui nous font face, des fantômes que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; des fantômes, trou noir de la politique.

C’est maintenant entendu : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)… une commission sous contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instruments qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

Nul doute : c’est bien l’hyper-structure mondialiste qui porte la responsabilité de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires même s’il est difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes de poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste de type fascisant d’autant plus que ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident l’hyper-classe mais une idéologie qui ne connait et ne reconnait que la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau !

       L’Elysée, Matignon, l’Assemblée Nationale, le Sénat, tous ces lieux de « non pouvoir » ! Bercy, la Commission, les Marchés financiers, c’est Macron qui disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Alors, vous pensez bien : un chef d’Etat pourquoi faire et pour faire quoi ?

Comme un fait exprès Macron ne l’est pas « chef d'Etat » et ne le sera jamais d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit ni attendu par ceux qui l’ont désigné même s’il aurait été bien plus approprié de le nommer à la tête d’un paradis fiscal (île de Malte et de Jersey) là où il aurait fait sans doute des merveilles.

Les Gilets jaunes eux sont à leur place ; ils persistent et semblent s’installer dans un rapport de force sur la longue durée.

 

              Vous avez dit Gilets Jaunes ?

 

Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! Qu'ils sachent aussi qu'on les aime et qu’on aime cette France abstentionniste qui est descendue dans la rue ; cette France qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne ses luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt, crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !

Les Gilets Jaunes ont créé un précédent : ils ont révélé au grand jour, prouvé au plus grand nombre, qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger.

 

       Médias dominants, classe politique, syndicats… jamais ils ne changeront, rien ni personne !

 

Doit-on alors en conclure ceci : la rue sera le nouveau lieu de l’expression démocratique et de la manifestation de cette expression dans le cadre des revendications de demain… car ne nous faisons aucune illusion : dans les décennies à venir, le Capitalisme saura gérer la fin de la croissance, le renoncement de l’utilisation des énergies fossiles faute de pouvoir les rendre inoffensives et un mode de production et de consommation tout autre pour le plus grand bénéfice d’une partie de l’humanité contre une autre ; aussi on peut prédire ceci : ceux qui aujourd’hui vivent mal, vivront plus mal encore ; et ceux qui vivent relativement bien iront rejoindre les rangs de ceux qui, aujourd’hui, ne cessent de sombrer.

Les plus mal lotis devront s’organiser sans eux et à chaque fois que la colère sera nécessaire, rallier le plus grand nombre, aussi longtemps que la tentation de « les tirer comme des lapins » ne sera pas une option.

Président, députés, sénateurs, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, maires :

 « Elections ? Vous avez dit élections ? Mais alors, qu’ils s’élisent tous entre eux ; qu’ils se démerdent ! Que la politique devienne le rendez-vous des partouzards ! Les élus ? Les membres d’un club échangiste pour une vaste orgie incestueuse ! Nous, les classes populaires, nous leur ferons les poches à la sortie des bordels et autres lupanars ! » aurait pu entonner ce petit peuple que Coluche n’aurait certainement pas désavoué.

 

 

1 - Michèle Cotta, un demi-siècle au service des politiques, principalement de la fausse-gauche. Mais alors, comme elle les a aimés tous ces Mitterrand, ces Jospin, ces Chirac... fascinée qu'elle était et demeure ! Comme elle les a tous accompagnés, un genou à terre, puis deux, à hauteur de braguette… aujourd’hui encore présente sur les plateaux télés, occupée à trouver des excuses au jeune Macron : abjecte destinée que la sienne.

 

2 - D’aucuns s’aventurent à conjecturer : « Heureusement qu'ils sont majoritairement blancs et catholiques de culture tous ces gilets jaunes ! Arabes et/ou Musulmans, les médias n’auraient sans doute pas hésité à évoquer un « Daech dans les rues de Paris ! Aux armes citoyens ! » ; et c’est alors que des voix se seraient élevées pour qu’on « les tire comme des lapins »... notamment du côté du magazine Causeur et de sa bande, E. Lévy en tête, sans oublier Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel et consorts.

Quant au FN…

 

3 – Une Natacha Polony qui semble découvrir le monde chaque matin à son réveil alors que ce qu’elle croit être « ses analyses » sont présentes sur Internet depuis 10 ans ; sans doute a-t-elle un public qui ne rechigne pas à être informé des années après tout le monde.

 


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21 réactions à cet article    


  • pallas 11 décembre 2018 12:23
    Serge ULESKI

    Bonjour,

    Vous avez fait deux erreurs dans votre existence, chose communes entre les élites.

    La première est la télévision, dont le football, entrainant « l’effet Werther » a l’excès pour des choses inutiles, programmant le cerveau humain pour toutes formes de propagandes, tuant la volonté.

    C’est chose que l’on apprend pas à l’ENA ou IX visiblement.

    Facilement modifiable et rendant l’individu tel un automate un délinquant, simplement en lui insufflant le désir immédiat.

    La deuxième, est de mettre de cotés des gens comme moi de cotés, les méprisés, au nom de sa petite caste, faisant dans le « Darwinisme Social ».

    En réponse deux contre mesures simple « Le principe de Peter » et surtout « La revanche du Rameur ».

    Nous sommes des milliers, lucides, des vrais bouc en train, des humain autonomes.

    Comprenez bien.

    Nous sommes beaucoup plus intelligents que vous le pensez.

    Salut


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 11 décembre 2018 18:24

      @pallas

       ?????........


    • baldis30 11 décembre 2018 18:46

      @Serge ULESKI

      bonsoir,
       même réaction de ma part


    • seken 11 décembre 2018 13:01

      Journée de merde,

      J’ai reçu une lettre de menace de destruction de biens et de coup et blessure sur mon site. Je suis très ému par cette hommage, c’est la première fois qu’on me menace ainsi. Je tient a remercier ma mère et mon dealer, sans qui je n’en serais pas la.

      Je vais pour la première fois de ma vie procéder a un renouvellement des identifiants matériels et logiciels fonctionnel, et non rituel. Ce fut rigolo d’étre la méme personne pendant presque un mois. A bientôt :)

      Je pense a 98% que c’est un rouge d’AV qui m’a fait le coup, je vais pas donner de noms par ce que je respecte la liberté de l’artiste, mais c’est toi connard, c’est la derniére fois que j’essaye de parler avec toi... 

      1/ Tu peut pas brûler ma maison sans brûler celle de 10-12 autres locataires.

      2/ Tu ne me retirera pas ma liste au municipales, ca fait 3 ans que j’en parle.

      3/ Je collabore avec la CGT, avec la FI, avec la gendarmerie, et quelques autres.

      4/ Tond moi si ca t’amuse, ca te coûtera plus cher que ça te rapportera.

      5/ Je suis déjà grillé pauvre idiot, pourquoi te griller toi pour rien ?

      6/ Ca ne me stresse pas positivement, ca ne me radicalise pas dans ton sens.

      Ne recommence pas, je ne suis pas ton adversaire.

      ++


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 décembre 2018 10:15

        @seken

        Vous êtes sûr que c’est le sujet de mon billet ?


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 11 décembre 2018 13:30

        Différence entre Etoile jaune et Gilet jaune. La première était tissu et l’autre en toile et sortait de la toile. Sacré E différence. 


        • JL JL 11 décembre 2018 16:15

          Témoignage de l’ignorance, ou cécité, ou hypocrisie journalistique embedded  :

          ce midi sur France Inter, une reportage « dans la rue », une retraitée qui disait qu’avec ses 980 € de pension elle était heureuses de savoir que la hausse de la CSG ne lui serait pas infligée ; comme les choses étaient dites, on avait le sentiment qu’elle était reconnaissante à Macron de lui restituer les quelque 17 € mensuels de CSG qu’elle avait cru perdus à jamais.

           

          Or nous savons bien que la mesure annoncée hier soir ne concerne que les pensions comprises entre 1000 et 2000 €, vu que celles inférieures à 1000€ n’ont jamais été assujetties à cette hausse de 1,7 %.

           

          Je suppose que ce reportage datait de plusieurs mois et a été ressorti aujourd’hui pour la circonstance.

           

           


          • Le421 Le421 11 décembre 2018 18:09

            @JL
            Sauf que si elle est avec son mari, c’est 900€ chacun max, 1800 pour deux.
            C’est à dire, moins que le seuil de pauvreté...


          • JL JL 11 décembre 2018 16:34

            ’’une Commission qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’Europe en s’attaquant à son modèle social et par voie de conséquence : à sa civilisation.

            ’’

            Sous la houlette des lobbyistes de services, plus nombreux que les députés, et surtout, avec la bienveillance du conseil [des ministres] de l’UE, autrement dit, des dirigeants des nations européennes.

             

             


            • Le421 Le421 11 décembre 2018 18:06

              @Ernest Le Rasta Roquette du #42
              Snoopy ??  smiley


            • Shaw-Shaw #Shawford42 11 décembre 2018 18:35

              @OCTOBRE ROUGE

              Put.. ça puire.. même en purgeant les ballasts ça suffira pas !

              Remontée en urgence !

              Rhhhhhhhâââââââaaaaaaaaaaaaaa. de l’air, pfiou........

              ---------------------

              @Le421

              Râ te le dira, eyes in the eyes. smiley  smiley

              ---------------------

              @OCTOBRE ROUGE

              Immersion, pleine puissance !

              _(_’r_zmfovîjiz« ç »rodjujugneugneu !

              Exécution ! !


            • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 décembre 2018 10:14

              @Ernest Le Rasta Roquette du #42

              mais encore....


            • Shaw-Shaw #Shawford42 12 décembre 2018 10:22

              @Serge ULESKI

              Mais encore ? Va troncher ta fille, le poinçonneur des LIT-LÀ qui s’ignore à lui-même ! smiley smiley smiley


            • cevennevive cevennevive 11 décembre 2018 16:40

              Bonjour Serge,

              J’ai bu du petit lait en lisant votre long article ! Rien à ajouter ni à retrancher.

              Bien à vous.


              • pallas 11 décembre 2018 17:23
                Serge ULESKI

                Bonsoir,

                Vous êtes une élite de La France et fait enfler par des cloportes.

                Jeter un oeil sur le groupe Altawest, leurs dirigeants.

                Voila La France.

                Des dechets, des fils et familles de bourges, sans rien.

                Soyez sérieux une seconde.

                Moi je m’en tamponne, j’ai pas d’ennemis, n’y allier, je suis seul, au mieux je m’endort de nouveau.

                Si vous voulez survivre, j’ai donner le nom et choix, sinon, vous mourrez, j’ai fait mon travail

                Sa ne change rien pour moi.

                 smiley

                Salut


                • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 décembre 2018 06:48

                  @pallas

                  C’est clair, très clair.


                • Eric F Eric F 11 décembre 2018 19:42

                  Bonjour. Il y a bien des choses intéressantes dans l’article, mais le texte est tellement fourni qu’il ne peut être lu en entier.

                  L’« alignement » des journalistes télévisuels sur la ligne « there is no alternative » est manifeste, et explique la méfiance généralisée, qui amène parfois à l’excès inverse, de sauter sur toute « contre information », le doute amène à la certitude inverse

                  J’ai relevé au passage l’image puissante "La Marianne énuclée de l’Arc de triomphe dans la défaite de la macronie, n’est-elle pas finalement le vrai visage de notre République, gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d’une justice sociale qu’il nous faut encore déplorer un siècle plus tard ? "

                  (en le lisant, je l’entends avec la voix de Malraux smiley


                  • Eric F Eric F 11 décembre 2018 21:22

                    @#Daneel42
                    voilà un oracle sibyllin


                  • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 décembre 2018 06:41

                    @Eric F

                    « le texte est tellement fourni qu’il ne peut être lu en entier. »

                    Dsl mais moi j’écris pour ceux qui lisent.
                    Sinon, y’a les vidéos de Soral..... smiley
                    J’ai une version « tweeter » de dispo si vous voulez...


                  • Serge ULESKI Serge ULESKI 12 décembre 2018 10:13

                    A propos d’une de leurs revendications - « référendum d’initiative populaire et citoyen » - ce mouvement « Gilets jaunes » semble bien naïf. 

                    Jugez plutôt :

                            « Etes-vous pour la casse de l’hôpital ? Oui ? Non ? Etes-vous pour une hausse de 20% du SMIC et des petites retraites ? Oui ? Non ? Etes-vous pour la révocation des élus ? »

                    Car enfin, qui peut bien avoir besoin d’espérer que ceux qui ont pensé « la mondialisation et le mondialisme » sous la contrainte de laquelle tous les gouvernements européens sont placés, que ces derniers n’ont qu’un désir : satisfaire nos désirs : plus de salaire, plus de qualité de vie, plus d’air pur, plus d’argent pour la santé, plus de justice et plus de fraternité !

                    Qui donc a pu oublier que toutes les politiques menées depuis trente ans ne recueillent l’adhésion d’aucune majorité ? La seule majorité constatée est la suivante : abstention record, vote RN (FN) et extrême gauche - majorité stérile savamment entretenue par nos gouvernements. 

                    Que l’on cesse de se raconter des histoires : il n’y a qu’un modèle pour ceux qui refusent la soumission : les « Gilets jaunes » et bien évidemment « Notre dame des Landes » ; du local (fermeture école, hôpitaux, entreprises, alerte environnementale) au national… car il semblerait que la rue soit le nouveau et le dernier lieu de l’expression démocratique et de la manifestation de cette expression dans le cadre des revendications de demain.



                    • zygzornifle zygzornifle 12 décembre 2018 11:08

                      Gilets jaune VS média et politiques , les médias et leurs journalopes utilisent les gilets jaunes c’est leur gagne pain aujourd’hui , demain ça sera Daesh , après demain une inondation , un séisme et dans peu de temps pour les Européennes tous ces toutous obéissants vont descendre en flamme tous les opposants a Macron.

                      Haaaa mais ils disent « on fait notre boulot » , comme un CRS qui tabasse un retraité ou une femme « on fait notre boulot » ceux qui ont crucifié le Christ faisaient leur boulot , les Nazis aussi faisaient leur boulot ....

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