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Accueil du site > Tribune Libre > Gilets jaunes : vers une démocratie réelle ?

Gilets jaunes : vers une démocratie réelle ?

Les gilets jaunes pourront-ils rendre au peuple son pouvoir souverain et nous libérer ainsi de l’esclavage de la dette ?

 Le mouvement des gilets jaunes est le signe clair de l’impuissance politique des citoyens. Ceux qui descendent dans la rue afin de paralyser l’économie et obtenir ainsi l’attention du pouvoir ont le sentiment que, non seulement ce dernier ne les écoute pas mais que, plus grave, il n’est pas au service des citoyens. Car il est de plus en plus évident que le système politique dans lequel nous vivons et que nous appelons démocratie ne réalise pas du tout un gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple mais bien plutôt une ploutocratie, c’est-à-dire, un gouvernement du peuple par les « très riches » pour les « très riches ».

De fait, dès l’origine, dès la Révolution Française, ce système a été conçu dans le but de NE PAS DONNER LE POUVOIR AU PEUPLE et de le réserver, comme toujours, à une élite, les « élus ». Nous nous trouvons ainsi en « aristocratie élective », une forme de tyrannie douce réalisée sous hypnose : nous croyons être en démocratie alors que nous ne faisons que choisir nos maîtres tous les cinq ans et nous leur donnons tout pouvoir de décider à notre place durant ce laps de temps. Cela n’est pas de la démocratie et c’est pourquoi nous n’avons pas à être surpris qu’un mouvement comme les gilets jaunes ait soudainement surgi avec un large soutien populaire.

Même si certains sont inquiets, à bon droit, en raison de l’impact sur la vie quotidienne et la souffrance des plus faibles que les blocages amènent fatalement, nous pouvons nous réjouir de son avènement car, avec la délégitimation de la classe politique qu’il réalise par le simple fait d’exister, ce mouvement aux accents révolutionnaires nous offre enfin la possibilité de repenser la chose politique de fond en comble et d’accomplir ce que la Révolution Française a laissé inachevé, à savoir, un système politique qui soit une démocratie réelle et non pas simplement une fiction pour les crédules que nous sommes.

La différence entre démocratie réelle et son double fictif est très simple à comprendre : en démocratie, IL N’Y A PAS DE REPRESENTANTS, point barre. C’est le peuple lui-même qui vote les lois en assemblée. Autrement dit, du point de vue d’une démocratie authentique, tous nos « représentants » actuels sont des usurpateurs ou des imposteurs. Ils disposent d’un pouvoir dont ils ne devraient pas être dépositaires. C’est pourquoi on doit saluer le bel instinct des gilets jaunes qui, d’emblée, se sont inscrits en opposition à ce système et se sont appliqués à le tenir à distance afin d’éviter toute récupération.

C’est pourquoi, après la première bataille qu’ils ont livrée et emportée haut la main, il me semble que les gilets jaunes sont en position idéale pour aller au bout de cette orientation initiale et transformer l’essai en accomplissant la révolution politique dont nous avons tous le plus grand besoin, à savoir, la mise à bas de l’aristocratie élective qui a proprement vendu le peuple aux banques et a, de fait, autorisé sa mise en esclavage par la dette souveraine au nom de laquelle nous sommes à présent étranglés par les taxes.

Car si la France, nous dit-on, est en faillite et n’a pas eu de budget à l’équilibre depuis 1974 c’est que le 3 janvier 1973 elle a voté, en douce, une loi lui interdisant de créer sa propre monnaie afin de laisser ce pouvoir intégralement aux banques privées qui, depuis, ne se gênent pas pour créer des trilliards d’euros par des simples jeux d’écriture et nous font ensuite payer de monstrueux intérêts dessus, puis des intérêts sur les intérêts etc., de sorte qu’avec plus de quarante milliards d’euros le budget de la dette talonne celui de l’éducation, premier budget de l’Etat. Etonnez-vous après de crouler sous les taxes. Nous, le peuple, avions une poule aux œufs d’or, la monnaie souveraine, et nos hommes politiques l’ont purement et simplement donnée aux banques. Si ce n’est pas de la haute trahison, c’est quoi ?

Quoi qu’il en soit, nous payons actuellement les conséquences de ce crime. Nous ne pourrons abolir cette situation d’esclavage par la dette souveraine, aussi odieuse qu’illégitime, qu’à la condition de reprendre intégralement le pouvoir politique qui est le nôtre, c’est-à-dire, en abolissant le système de la représentation parlementaire qui, par construction, garantit la soumission des « élus » aux puissances d’argent.

La question est alors de savoir comment réaliser cela sans effusion de sang et sans retomber dans l’ornière des partis politiques en tant que pouponnières à représentants du peuple, hommes providentiels et autres marionnettes politiciennes.

Une solution existe que nous connaissons tous et que les Suisses pratiquent abondamment : le référendum d’initiative citoyenne effectué après un débat national. Etienne Chouard en défend le principe depuis longtemps. Ce système présente toutefois diverses limites, en particulier lorsque, outre les politiciens, les médias se trouvent aux mains des puissances d’argent. Malgré tout, on l’a vu en 2005 avec le référendum sur la constitution européenne, grâce à Internet et grâce aux médias qui laissent une certaine liberté d’expression populaire, il est encore parfaitement possible d’instaurer une forme de débat contradictoire et de permettre ainsi des décisions populaires authentiquement démocratiques. Cette perspective est d’ailleurs d’autant plus prometteuse que les technologies de vote par internet permettent d’envisager une forme hybride compatible avec le système représentatif actuel.

Il s’agirait d’instaurer une forme de députation qui ne fasse pas appel à des « représentants ». Cela est réalisable à n’importe quelle échelle d’organisation (ville, département, région, nation, union européenne) en organisant des assemblées citoyennes en ligne qui, circonscription par circonscription, feraient chacune connaître leurs décisions à un « député » au sens véritable du terme, c’est-à-dire, une personne dénuée de pouvoir et seulement chargée d’une mission, en l’occurrence celle consistant à faire valoir auprès de l’assemblée correspondante la décision prise par le collectif citoyen. Ce député ne serait absolument pas un « représentant », juste un émissaire, un mandataire (avec mandat impératif [1]), un missionné ou un porte-parole ayant seulement devoir de porter, en toute transparence, la parole ou la décision du collectif citoyen. Une telle personne, n’ayant pas besoin de compétences particulières, pourrait être tirée au sort parmi les membres de l’assemblée citoyenne. C’est ainsi le hasard qui désignera le député, pas le pouvoir médiatique de l’argent. Exit donc la bande des politicards aux ordres des lobbies de tous poils.

Ce système est déjà, au moins partiellement, réalisé dans certaines villes de France (Saillans, Kingersheim, Grenoble), d’Espagne (Barcelone, Marinaleda) mais aussi d’Argentine (Buenos Aires). Par ailleurs une intense réflexion est actuellement menée dans de nombreux pays. A la Réunion nous avons l’association Demorun qui a mis en avant le tirage au sort afin de renouveler une caste politicienne passablement rassie mais qui, malheureusement, est restée dans le système de la représentation. A ma connaissance, la seule association qui défende les principes de la démocratie réelle et qui soit actuellement en discussion avec les gilets jaunes se trouve en région parisienne. Elle s’appelle Decidemos et peut être contactée sur Facebook ou sur son site.

Quelle que soit la manière dont la démocratie réelle pourra être instaurée concrètement, elle me paraît la finalité naturelle de la dynamique populaire initiée par les gilets jaunes. Il faut y insister, la victoire contre la misère de l’esclavage de la dette — source première de la violence fiscale — passe par une restauration complète de la souveraineté populaire, donc par la mise à bas de l’aristocratie politicienne.

Le ras-le-bol populaire est tel que le mouvement des gilets jaunes a la capacité d’accomplir cette révolution, à condition toutefois de se donner les moyens politiques de ses ambitions. Car il est très clair que dans tous les cas, qu’il persiste ou non à ne pas vouloir s’occuper de politique, la politique, elle, s’occupera de lui. Comme à l’accoutumée, le poisson révolutionnaire, quelle que soit la taille qu’il atteindra, se retrouvera vite noyé sous une avalanche de mesurettes destinées à « tout changer pour que tout demeure ». Bref, le seul moyen qu’ont les gilets jaunes de renverser ce système politique corrompu, c’est de le battre à la régulière sur son propre terrain. Ce que, faute d’entrer en politique, les Occupy Wall Street, les Indignés ou les Nuits Debout n’ont pas su faire et que les Podemos en Espagne et les Cinq Etoiles en Italie ont, au moins partiellement réussi — car ils sont arrivés au pouvoir mais sans changer le système.

Il me semble que plutôt que de repartir promptement dans des actions de blocages dont la signification serait moins évidente et qui seraient donc moins bien comprises par la population, les gilets jaunes gagneraient à respecter la trêve des confiseurs afin de réfléchir collectivement et démocratiquement à la meilleure manière de se servir des prochaines élections européennes comme d’un tremplin. Ils ont vraiment le potentiel pour mettre en déroute les partis politiques traditionnels. S’ils continuent de se tenir à distance du système des « représentants » et qu’ils font le choix de la démocratie réelle, ils pourront rendre au peuple son pouvoir souverain, celui qui permet de répudier la dette odieuse qui nous oppresse de manière criminelle. L’abolition de l’esclavage de la dette sera alors sur l’horizon. Prendrons-nous cette direction ? Je l’espère de tout cœur.

 

 

[1] Il est nécessaire de souligner cela car l’article 27 de la Constitution interdit le principe du « mandat impératif » pour les élus. Il n’y a pas de souveraineté populaire permise (seulement une souveraineté nationale à base de mandat représentatif) et, en attendant de pouvoir changer la Constitution, il faudra trouver comment contourner cela dans la légalité.


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29 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 11:47

    La meilleure manière de redonner le pouvoir au peuple et à lui permettre de prendre son destin en main est de sortir de la mondialisation et de l’Europe. le plus exemple est la Grèce. Démolir ce bidule mortifère qu’est le Bilderberg. Hélas, la gauche s’imagine encore naïvement que la communauté européenne sera sociale. Jamais. Ceux qui y travaillent ont des salaire mirobolants qu’ils ne sont pas prêts à lâcher. Sachant que s’ils donne un peu, le reste du bras va suivre. Les pauvres comme le disait bien Malthus ont juste ce défaut de ne pas savoir gérer leur procréation. Et cela n’a pas changé. Raison pour laquelle il faut ré-investir dans l’instruction. Plus le niveau culturel est élevé, moins on fait d’enfant. Ce qui aura là VERITABLEMENT un effet sur le climat. 


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 décembre 18:18

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Tout ce que vous évoquez sont des conséquences logiques et désirables du retour à la souveraineté populaire.
      Celle-ci est la condition sine qua non des changements espérés


    • NEMO NEMO 7 décembre 11:49

      pour la dette, vous avez raison

      pour le « peuple », il ne faut pas croire ce qu’on vous a appris à l’école

      ’le peu-pleu sou-veu-rai-hain s’a-ha-van-ceu

      tyrans descendez zaux cer-cueils !« 

      c’est très beau, mais c’est de la poésie

      le peuple n’a jamais été souverain en France, sauf peut-être à Paris, quelques jours pendant la Commune, mais les fleurs des cerisiers ont été arrachées avant que le temps des cerises voie le jour.

      la révolution française était la réalisation du rêve maçonnique qui dure après les péripéties des deux empires et des restaurations

      la devise de la »république« n’est pas celle du »peuple« , mais celle de la société des frères trois points :

       liberté : d’entreprendre (ce qu l’ancien régime ne permettait pas)

       égalité : en droit (les lois s’appliquent à tous les citoyens de la même façon, ce qui permet la concurrence et l’économie de marché qui remplace l’économie rurale)

       fraternité des membres des loges qui s’entraident en s’accordant des prêts préférentiels et sont solidaires en cas de défaillance (banqueroute).

      le »peuple" ? qui est-ce là-dedans ?


      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 décembre 18:23

        @NEMO

        Vous avez tout à fait raison pour la révolution française. Je ne la porte pas aux nues, je m’en sers car c’est un fait accompli qui reste à accomplir.
        Au sens où on nous a vendu des salades (démocratie) et, prenant au mot les vendeurs de salades, je me sers de l’idée de démocratie pour contribuer à l’accomplissement de ce qui doit l’être, cad, une véritable souveraine populaire, celle-la même qui a été promise et jamais réalisée.
        Il est très clair que cela supposera la mise à l’écart de TOUTES les sociétés secrètes. Vous me direz plus facile à dire qu’à faire. Mais comme on dit ici « l’incapable est mort sans essayer » smiley


      • kirios 7 décembre 11:49

        j’étais totalement d’accord avec votre proposition DÉMOCRATIQUE 

        ... et puis est venu ce dernier paragraphe qui ne me convient pas du tout  : les gilets jaunes font ce qu’ils peuvent , comme ils peuvent , quand ils peuvent ; c’est grâce à eux qu’un vent d’espoir est né.

        si nous voulons que les choses changent , nous sommes contraints (malgré les gènes , les problèmes que leurs actions occasionnent ) de coller à eux ; si nous retournons vers les politiques , le fric reprend les rennes et c’est foutu pour le peuple.


        • NEMO NEMO 7 décembre 11:53

          @kirios

          laissez les « rennes » au Père Noël et prenez les rênes en main !


        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 décembre 18:37

          @kirios

          Comme mon dernier paragraphe est juste un résumé où je recommande aux gilets jaunes de respecter la trêve des confiseurs afin de mieux s’organiser, je suppose que c’est l’idée d’arrêter les actions de blocage qui ne vous convient pas.

          Si vous pensez qu’on peut continuer les actions de blocage ET, en même temps, s’engager sur la voie de l’organisation et de l’action politique, c’est que vous n’avez compris ni les unes ni les autres.
           
          Comme je l’ai dit en intro, si vous bloquez la vie, l’économie etc. vous exprimez une impuissance politique et c’est légitime lorsque le système est vérouillé et, même sclérosé comme actuellement.
           
          Mais dès que vos actions de blocage « hors cadre » ont porté leur fruits ET que cela vous donne la possibilité de réussir dans le champ politique ALORS vous DEVEZ réintégrer le cadre de la légalité sans laquelle il n’est pas d’action politique légitime.

          Bref, c’est l’un ou c’est l’autre mais ça ne peut être les deux à la fois.
           
          Pour ma part, je crois que la blitzkrieg du premier round a déjà porté ses fruits et que l’on peut entrer dans la phase politique. Si vous pensez que c’est trop tôt, alors il est logique, en effet, de vouloir continuer les blocages.
           
          Mais le risque est grand, avec les dégâts déjà occasionnés par le premier round (je parle de tout ce qui s’est passé ici à la Réunion avant que la visite de la ministre Girardin permette un retour à l’ordre) que la popiulation se désolidarise des gilets jaunes et qu’il ne soit plus alors possible de récolter les fruiits de l’action au plan politique.

          Tout l’art est de savoir jusqu’où ne pas aller trop loin. Pour moi, je le répète, le compte y est. Il faut passer à la phase politique et faire rentrer en force la démocratie réelle dans le fonctionnement institutionnel. Nous avons là une occasion unique qui arrive in extremis.


        • kirios 7 décembre 12:07

          vous avez bien raison !


          • eric 7 décembre 12:19

            Cela ne vous fatigue pas de répéter ces contrevérités ? Le taux moyen de endettement public est de 2,67% avec une inflation de 1,9 soit 0,77% en moyenne et quand même encore un peu de croissance...Mais cela en comptant les emprunts anciens à taux plus élevés ; De mémoire aujourd’hui on est à 0,45% en général pour les nouveaux emprunts, et à des taux négatifs depuis 2014 sur les emprunts court termes. Vous retrouverez vous même mais l’état vient d’emprunter un truc genre 4 milliards ( les sommes dont on parle en ce moment), en gagnant de l’argent puisque les taux sont négatifs.

            Alors parler de la dette qui enrichit les oligarques est vraiment une vue de l’esprit dès lors qu’ils payent pour que leur argent soit en sécurité... D’autant que la dette est essentiellement détenue par des étrangers (60%)qui sont d’abord des fonds de pension, d’assurance et des fonds souverains (d’autres état, puisque vous avez l’air de ne pas trop connaître ces questions). Je vous voie très bine allez expliquer aux retraité japonais ou américains que vous n’allez pas leur rendre leur argent...

            Le budget prévoyait je crois de l’ordre de 40 milliards de coût de la dette pour cette année. 5% de gain de productivité sur la dépense publique, c’est 65 milliards : on paye la dette et on augmente les minima sociaux. Évidemment, on en est pas là en ce moment dans le privé, mais dans le public, la marge de progression est considérable. Et même si on s’aligne juste sur l’économie, en 5 ans c’est fait.

            On peut préférer brûler des abribus en dénonçant les riche et en exigeant une 6 ème république, ou tenter de résoudre les difficultés des plus pauvres en réformant l’État. En ce moment, tous les partis de la fonction publique semblent préférer la première méthode.


            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 décembre 18:44

              @eric

              Vous n’êtes fatigué vous de raconter vos salades ? Oui, il y a des taux négatifs. Je vous accorde que c’est une aubaine pour les prêts à court terme mais ça ne va pas, ça ne PEUT PAS durer. Donc ne tirez pas des plans sur la comète en nous racontant que dans cinq ans la dette est réglée. Depuis 1974 elle n’a cessé de croître, elle n’a jamais baissé, il serait idiot de penser que les choses puissent sérieusement changer dès lors que le déficit est structurel A CAUSE DES INTERETS DE LA DETTE. Nous nous endettons essentiellement pour payer les intérêts et le capital dû ne cesse de croître. Voilà dans quoi nous sommes et, OUI, j’y insiste, cette dette peut et doit être répudiée en tant que dette odieuse.


            • eric 7 décembre 19:07

              @Luc-Laurent Salvador
              Mais arrêtez de démontrer que vous êtes à gauche ; c’est à dire que vous avez des préjugés et que vous les appliquez sans souci du réel. J’ai déjà comporis Faites « dette publique depuis 70 » sur internet et vous verrez qu’en pourcentage du PIB, il lui est déjà arrivé de baisser. Il suffit de croissance ou de baisse des dépenses publiques ou des deux. Du reste, d’autres pays l’on fait avant nous.
              Ensuite allez voir qui détient la dette française ; Si vous ne voulez pas rembourser les petits retraités du monde entier, notamment français, qui sont les principaux détenteurs de la dette française en France, allez leur expliquer. « Vous comprenez, on a claqué le fric en frais de fonctionnement des prébendiers de gauche de l’appareil d’état, donc il serait injuste qu’on vous rembourse ». Macron leur a juste pris de la CSG et on voit le résultat. Et ils ont des gosses
              Vous allez découvrir que quand des gens qui manifestent se déclarent « apolitiques », en général, ils ne sont pas très à gauche et pourquoi leur cris de guerre avant contre offensive des médias et de l’ultra gauche complice des macroniens, fut « Ou est le pognon » !...#gilets jaunes.


            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 décembre 19:20

              @eric

              Le réel ne se mesure pas en pourcentage du PIB.
              Arrêtez avec vos statistiques.
              Tapez « disraëli » « mensonges » sur internet et vous saurez ce que valent les statistiques.
              L’important ici ce sont les mécanismes.
              Et notamment le mécanisme de création monétaire, précisément le genre de choses dont on ne vous parle pas dans vos cours d’économie.
              Ces mécanismes sont des engrenages. Nous sommes dans l’engrenage de la dette souveraine et il est temps d’en finir.
              C’est possible si nous reprenons le contrôle de la création monétaire. MLP avait eu ça à son programme un temps, quand elle avait des couilles, disons celles de Philippot.
              Une bonne dose d’inflation et tous nos rentiers seront remboursés sans avoir à moufter si ça doit vous rassurer smiley


            • eric 7 décembre 20:26

              @Luc-Laurent Salvador

              Oui ! Les mécanismes non chiffrés.... vous avez appris l’économie en psychologie scolaire ou chez Krishna ? « Mes rentiers », c’est un retraité français sur deux, qui détient de la dette publique à travers son contra d’assurance vie. Assurrance vie qui représente le premier acheteur résident de dette publique. Macron leur a pris la CSG, vous allez leur rembourser leurs économies en inflation. Quand je vous dit qu’au fond, vous appartenez à la même bande qui se déchire pour le partage de l’argent des français...
              Mais c’est jamais que des vieux hein ? , Et puis comme vous le comprenez peut être, les vraiment riches, ils n’en sont pas à acheter de l’assurance vie au crédit Agricole.
              Le premier budget c’est pas la dette ou l’éducation nationale, c’est les salaires des fonctionnaires ( 13 points de PIB,) suivit par les retraites en général ( également de l’ordre de 13%, dont la part du lion revient également aux fonctionnaires.
              Ces ont les chiffres les plus haut d’Europe en %. Rien que les salaires on doit être à de l’ordre de 300 milliards d’euro sur l’année.
              Salaires plus élevés à travail égal que dans le privé, retraites beaucoup plus élevées à cotisations bien moindres.

              C’est pour cela qu’on emprunte. C’est pour cela qu’on taxe l’essence. Pour payer des psychologues scolaires qui permettent au gosses de pauvres d’échouer à l’école, mais en leur apprenant que si on imprimait de l’argent ils réussiraient mieux dans la vie.

              Vous défendez votre beefsteak, ce n’est pas illégitime. Pour reprendre un autre article du jour, et-ce bien moral...,


            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 8 décembre 04:41

              @eric

              Oh c’est très vilain de fabriquer des boucs émissaires. Voilà maintenant les fonctionnaires coupablent de la dette souveraine. Vous êtes ridicule, vous êtes incapable de comprendre que l’erreur est dans le fait d’emprunter à ceux qui créent la monnaie (les banques privées) au lieu de créer nous-même la monnaie.
              Quand vous aurez compris ça, vous aurez fait un grand progrès.

              Ensuite, il vous restera à comprendre qu’avec la suppression de l’ISF, la flat tax de 30 % pour les revenus du capital qui ne sont plus soumis à l’impôt progressif, la baisse de l’impôt sur les sociétés et surtout l’évasion fiscale en bande organisée nous perdons des sommes monstrueuses (un chiffre ? combien vous diriez 500 milliards ?) qui nous empêchent d’avoir des services public de qualité et notamment de proximité. Car il est clair que nous manquons de fonctionnaires... smiley... et je ne suis pas de gauche...
              Bref, comme vous le voyez, inutile de me jouer du pipeau de la doxa financière. Je sais qu’elle est une fraude. Il vous reste le comprendre. C’est pas gagné.


            • INsoMnia INsoMnia 8 décembre 12:20

              @eric

              Vous êtes un vrai pion du système ! Que d’inepties !


            • oncle archibald 7 décembre 12:35

              Je suis effaré par ces gens qui veulent « nos libérer de l’esclavage de la dette » mais qui « en même temps » ne veulent que multiplier les dépenses de l’état et surtout pas augmenter les impôts .....

              C’est précisément parce que les budgets de l’état sont déficitaires depuis trente ans au moins que la dette est devenue si pesante ! Leur projet fait fi de toute la réalité économique.

              On dirait des enfants capricieux mais hélas non, ils ne sont que des politiciens cyniques qui veulent instaurer un communisme dont on a déjà eu l’occasion de constater les bienfaits partout où il a été expérimenté.

              Eux, les petits pères du peuple, seraient bien sûr des apparatchiks vivant fort bien calés dans les datchas réservées aux membres les plus éminents du parti.


              • eric 7 décembre 14:16

                @oncle archibald
                Y a ça, mais cela va plus loin c’est à nouveau le petits qui casquent et casqueront si les ultra gauche arrivent à leurs fins ( ce qu’à Dieu ne plaise).

                Les fonds de pension ou les assurances vie qui payent pour acheter des emprunts d’état court terme, ce ne sont pas ceux des oligarques.

                Aujourd’hui en France, tu trouves de l’assurance vie qui te rapporte de l’ordre de 10% l’an , mais ce ne sont pas celle des petits épargnants.
                L’épargne « populaire », moins rémunéré que l’inflation, elle passe aussi dans le financement de la dépense publique par l’emprunt. Tu parle que les oligarques qui visent des 15% mini. achète de la dette française à 0,45%.

                Je le raconte souvent parce que c’est du vécu, mais au début de l’ISF, j’avais des cours de finances public avec des gens de la direction de la prévision au ministère des finance. le gros de l’argent, c’était la taxation d’office sur les bons anonyme du trésor, qui à l’époque était vendus par les percepteurs, essentiellement à de petits retraités et concierges.


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 décembre 18:50

                @oncle archibald

                Quand vous aurez étudié et compris le mécanisme de la création monétaire et des dettes souveraines, revenez, on en discutera. En attendant gardez vous de juger, vous êtes complètement à côté de la plaque...

                Pour commencer, je vous suggère juste de considérer la création monétaire réalisée depuis l’ouverture de la zone euro. Il s’agit de trilliards, créés ex nihilo... par les banques, pour les banques. A méditer !


              • eric 7 décembre 19:20

                @Luc-Laurent Salvador
                Vous ne l’avez manifestement pas compris ; A Parti de 73, on frôle l’inflation à 2 chiffres, entre la planche à billet puis la crise pétrolière. Il a fallu pas mal de temps en interdisant à l’état de créer à tous va de la monnaie, pour en sortir. L’inflation, ce sont les pauvres qui payent le déficit budgétaire. les riches ont des moyens d’y échapper. les patrimoines en tout genre s’indexent mieux que les salaires.

                A partir de 81, les gauches ouvrent les robinets et s’arrosent à tout va, mais comme elles sont obligées d’emprunter pour cela, bien sur, elle tiennent un peu les taux pour ne pas payer trop cher.
                C’est pareil tapez dette publique française, regarder quand cela commence vraiment à monter, et souvenez vous que TOUTES les banques importantes étaient nationalisées en France à cette époque

                je vous répète ce que je dis sans cesse à tak tak et ses copains archéo communistes ; A l’heure d’internet, on ne peut plus en guise d’agit prop, répéter en boucle des approximations, parce que tous le monde peu vérifier sur le net et qu’au final, cela vous décrédibilise. Il est trop facile de constater qu’être à gauche, c’est appartenir à des castes qui veulent vivre sur le dos du pays à travers impôts et subventions au détriment du travail et du capital.


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 8 décembre 03:32

                @eric

                C’est vous qui n’avez pas compris. Les pauvres s’accommodent bien de l’inflation car elle permet de rembourser facilement les dettes. Les trentes glorieuses ça vous dit quelque chose ? Ce sont les rentiers qui veulent tuer l’inflation pour protéger leurs intérêts (sic).
                Vous me faites marrer avec votre idéologie anti-gauche : regardez l’accroissement de la dette sous Sarkozy. Pas besoin d’être de gauche pour creuser les déficits.
                Et notez bien que je me marre doublement car moi on me cataloguerait plutôt d’extrême-droite. Je suis complotiste et je ne crois pas à vos petits calculs de bourgeois endoctriné par une pseudo-science économique orthodoxe qui n’est là que pour justifier des pratiques criminelles.


              • Lucadeparis Lucadeparis 8 décembre 22:31

                @eric
                Jusqu’en 1983 en France, les salaires étaient indexés sur l’inflation, et donc ce n’était pas les travailleurs qui la craignaient le plus (pouvant acheter des maisons à crédit plus facilement que maintenant), mais les rentiers, les capitalistes.

                J’ai remarqué en parcourant votre liste d’articles que vous avez une obsessions de la gauche comme étant le mal. J’espère que vous trouverez plus de nuances.


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 9 décembre 07:17

                @Lucadeparis

                Oui, c’est vrai, je m’en souviens maintenant, les syndicats étaient forts, les salaires étaient indexés sur l’inflation.
                D’ailleurs, quand cela a-t-il été abandonné et pour quel motif ?
                Les syndicats auraient-ils été « noyautés » ou complices ?


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 9 décembre 07:32

                @Lucadeparis
                 
                C’est amusant, il ne me viendrait pas à l’idée de demander de la nuance. Sans doute parce que je suis un obsessionnel de la cause unique, de la théorie de tout, un monocausal comme dit Gollum.
                 
                Je n’ai pas de problème à ce qu’on dise qu’au vu de son bilan, la gauche c’est le mal. En toute rigueur, cette proposition n’exclut pas que l’on puisse dire pareil de la droite. La règle de pertinence dans la communication serait un peu écornée, mais c’est possible.
                Pour ma part cette équation gauche = mal ne me gêne pas parce que j’ai le sentiment d’avoir une multitude de raisons de penser que la gauche avec la somme de casseroles économiques, politiques, idéologiques (et judiciaires aussi sans doute) qu’elle se trimballe, a été profondément néfaste à la société.
                 
                Autant j’ai été de gauche quand j’étais jeune et naïf durant les années Mitterrand, autant j’ai cessé de l’être à la fin d’icelles. Après j’ai été un écolo circonspect quant au partenariat avec les socialos et, maintenant, comme je suis un complotiste qui écoute Soral et rit avec Dieudonné, je dois certainement être dans la catégorie la plus extrême de la droite, le ventre de la bête, tout ça, tout ça, alors c’est sûr que la gauche, ça ne me gêne pas qu’on tape dessus en monomaniaque car statistiquement, il doit y avoir de très bonnes chances que les arguments soient valides.


              • Jeekes Jeekes 7 décembre 12:39

                ’’les gilets jaunes gagneraient à respecter la trêve des confiseurs afin de réfléchir’’

                 

                Erreur magistrale.

                C’est comme ça qu’on enterre un mouvement, j’en parle d’expérience.

                 

                Comme le dit la sagesse populaire ; ’’faut battre le fer pendant qu’il est chaud !’’

                 


                • oncle archibald 7 décembre 13:57

                  @Jeekes

                  Et « c’est en forgeant qu’on devient vachement fatigué » aurait ajouté Coluche .


                • Jeekes Jeekes 7 décembre 16:41

                  @oncle archibald
                   
                  Ouais.
                  Parait aussi que c’est en trollant qu’on devient trollon.
                   
                  Et en léchant qu’on devient lèche-fion !
                   


                • zzz'z zzz’z 7 décembre 16:47

                  @oncle archibald
                  Dans la forgerie, on commence à avoir des top levels, jusqu’au quatrième pouvoir !


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 décembre 19:03

                  @Jeekes

                  Il n’y a pas de règle indépendante du contexte en matière de dynamique de groupe. Les circonstances jouent. Dans certains cas, en effet, il ne faut surtout pas arrêter. Dans d’autres, il faut savoir terminer une action car ne pas le faire c’est s’empêcher de passer à la phase suivante. C’est comme dans une conversation, une fois que vous avez pu parler et que vous avez été écouté, il est inutile de crier à nouveau le même message.
                  Pour les gilets jaunes, au moins à la Réunion, le message est passé et la population ne comprendrait pas que des actions douloureuses pour tous soit relancées juste pour redire la même chose.
                  C’est un peu comme la marche : vous avez fait un pas, il a été efficace, vous avez avancé, c’est le moment de faire confiance à l’autre pied. Si vous ne le faites pas, vous êtes condammé à avancer à cloche-pied. Bref, il y a quelque chose qui cloche, vous allez vous ramasser...
                  La confiance, c’est la clé. Tous les éléments sont là qui montrent (au moins à la Réunion) que les actions de blocage ont été une réussite. Les reproduire pour goûter à nouveau le parfum de la victoire amènera un désastre. La division va s’installer et ce sera le début de la fin.
                  La chenille du mécontentement va tout bouffer jusqu’à se faire exploser alors que l’unité et l’énergie du collectif aurait pu se fondre dans l’action politique et engendrer un bel animal, le papillon de la démocratie réelle (attention, ce n’est qu’une métaphore, je ne fais pas dans le MK-ultra smiley).


                • zygzornifle zygzornifle 8 décembre 10:40

                  Dire que c’est grâce au gouvernement précédent qui a rendu obligatoire le gilet jaune dans les voitures .....

                  Bientôt la manif en alcootest ....

                  et ensuite celle des boites d’ampoules ....

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