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Accueil du site > Tribune Libre > Glozel va-t-il faire plier l’archéologie officielle ?

Glozel va-t-il faire plier l’archéologie officielle ?

Il est assez étonnant que l’archéologie continue à garder des zones d’ombre suspectes alors qu’il serait assez aisé de faire avancer le débat. Je pense à l’affaire Glozel ; pendant 50 ans, on a traité Emile Fradin de faussaire, jusqu’en 1972 où les techniques de thermoluminescence ont démontré qu’il n’était pas un escroc, ni un faussaire. Et le champ où les découvertes à polémiques ont été faites avait été laissé à moitié fouillé dans les années 20-40 pour que les archéologues puissent revenir.... Ce qui a été fait dans les années 95, et « l’innocence » de Fradin a été reconnue. Pour mémoire, l’abbé Breuil qui considérait cette découverte comme importante avait demandé à signer l’article sur Glozel, mais quand le docteur Morlet, auteur, a refusé, l’abbé Breuil est devenu un adversaire acharné. Drôle d’attitude !

Ce commentaire a été fait par Norbert Gabriel à la suite de mon article du 11 août. Conformément à la politique voulue par Agoravox, j’en profite pour relancer le débat.

Pour bien montrer que l’affaire ne date pas d’hier, voici quelques extraits d’un de mes ouvrages écrit dans les années 80, publié en 93.
 
Le 1er mars 1924, en labourant un champ, non loin de Châtel-Montagne, près du carrefour de voies antiques de Ferrières-sur-Sichon, à 55km du Crest à vol d’oiseau par la vallée de l’Allier, un jeune homme de 17 ans, Emile Fradin, habitant du village de Glozel, mit à jour un fossé d’inhumation de forme ovale. Bien qu’on lui ait refusé la modeste subvention de 50 francs qu’il avait sollicitée, il s’intéressa à sa découverte et poursuivit ses fouilles avec l’aide du docteur Morlet. Et les deux hommes découvrirent des choses étonnantes. C’étaient d’abord des os sculptés (hameçons, harpons, navettes, têtes de femme et d’homme) sur lesquels des dessins avaient été parfois tracés (loup, félin, bovidé, renne). Mais c’étaient aussi des tablettes d’argile d’écriture alphabétiforme. A ce jour, personne n’est arrivé à comprendre l’écriture glozélienne...
 
 
Au départ, il s’agissait pourtant là d’une découverte importante, beaucoup plus riche de significations que les huit cavaliers gaulois de Gondole enterrés avec leurs chevaux... importante parce qu’elle témoigne d’une culture d’inhumation bien établie (ce qui devrait intriguer Antenor qui a beaucoup réfléchi sur le sujet) et plus précisément d’une culture où l’ovale est un symbole religieux ( ce qui m’a intrigué dès le début puisque j’y vois un symbole du judaïsme ancien, voire phénicien/cananéen, comme je l’ai expliqué dans mes ouvrages et articles divers). A noter que ce n’est pas le seul exemple de sépultures où l’ovale est représenté avec, parfois, en plus, le défunt enterré en position foetale... comme dans l’oeuf de la renaissance druidique - ma thèse).
 
Mais aujourd’hui, grâce à l’internet, l’affaire Glozel redevient d’actualité. Il aura fallu 85 ans mais aussi le courage et l’opiniâtreté d’Emile Fradin.
 
Philologue allemand spécialiste du Proche-Orient ancien, Herbert Sauren, qui a par ailleurs entrepris de démontrer que la plupart des textes en écriture ibérique pouvaient s’interpréter par des langues sémitiques de l’antiquité, a repris sous cet angle l’ensemble du corpus épigraphique de Glozel établi par le docteur Morlet, ainsi que les parallèles donnés par le même dans ses "Origines de l’écriture", et en a proposé une étude épigraphique, une translittération, une traduction complète ainsi qu’une liste du vocabulaire sémitique (cf Wikipedia)
 
Enfin, pour lever toute équivoque et réfuter toutes accusations de falsification, citons seulement la traduction que donne le philologue et linguiste suisse Hans-Rudolf Hitz de la tablette GLO-71 qui pourrait se rapporter à un évènement de l’an 107 avant J.C. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Glozel).
 
Comment ne pas voir dans ces nouvelles interprétations la confirmation de ce que j’ai écrit dans les années 80 ?
 
1° Une forte influence phénicienne puis judaïque que la Gaule a reçue du Proche-Orient. Dans le cours de cette histoire, l’exil des Juifs à Babylone marque une rupture, un tournant ou une accélération ; car beaucoup avaient fui et s’étaient expatriés. Il faut donc réfléchir sur le rayonnement que les exilés ont pu avoir sur leur diaspora à leur retour en Palestine. En cela, les manuscrits de la mer Morte nous sont d’une aide précieuse. L’origine du christianisme en Gaule ne peut s’expliquer, dans sa logique, qu’en passant par ce chemin.
 
2° Le lien que j’ai fait entre cette écriture glozelienne et les lettres/repères portées sur le vase de Vix pour lequel j’ai proposé une réalisation à Gergovie/Le Crest dans ses forges de Saint-Amand-Tallende. Par exemple, l’explication que j’ai proposée pour la lettre A que l’on retrouve à Glozel sous ses deux formes pourtant différentes mais aussi un tableau de correspondances que je ne présente aujourd’hui que comme un sujet de réflexion, n’étant pas spécialiste dans la langue grecque récente ou ancienne.
3° Mon interprétation d’un texte gravé sur un galet de forme ovale dans lequel j’ai proposé d’y voir une représentation des constellations célestes, et enfin un essai d’interprétation épigraphique du ciel qui me semble beaucoup plus proche de l’Antiquité que du Moyen-âge.
Je ne dis pas que mon interprétation épigraphique du ciel remonte à une très haute antiquité. La présence de l’oméga majuscule qui, dans mon croquis, "coiffe" le petit charriot de l’étoile polaire est, parait-il, relativement récent dans l’écriture grecque. Il est, en revanche, à rapprocher, me semble-t-il, du diadème/torque de la dame de Vix, donc au VIème siècle. Voici l’interprétation que j’en ai donnée dans mon "Histoire de Gergovie".
 
Qu’en est-il aujourd’hui de la situation ? Après les fouilles officielles de 1983 suite à la demande d’élus locaux, un rapport résumé de 13 pages fut rendu public en 1995. Les auteurs de ce rapport ont estimé que le site de Glozel était médiéval, qu’il contenait des objets de l’âge du fer, mais qu’il avait probablement été enrichi par des contrefaçons. De même, quand j’ai proposé de situer Gergovie sur l’éperon du Crest, la Direction Régionale des Affaires culturelles d’Auvergne, après avoir envoyé des archéologues sur place, en avait conclu que le site n’était pas antérieur au Moyen-âge... comme si l’on pouvait dater l’âge d’une pierre !
 
Voilà bien ce qu’est l’actuelle archéologie dite scientifique ! Parce qu’il existe, à Glozel, de nombreuses tablettes dénuées de sens, on pense tout de suite à des faussaires. On ne s’interroge même pas sur ce que pouvait être un lieu mystique antique où les scribes attitrés se faisaient rétribuer pour écrire les dédicaces et supplications demandées par des pèlerins illettrés. Le rendement étant de tout temps, il devait bien arriver un moment où les scribes débordés, ou pressés ou incultes, faisaient semblant... jusqu’au Moyen-Âge, pourquoi pas ? Et dans la passion du siècle dernier, pourquoi n’y aurait-il pas eu des contrefaçons pour dénigrer le site ?
 
 Voilà bien ce qu’est l’actuelle archéologie dite scientifique ! Elle est incapable de concevoir la permanence dans le temps d’un site mystique ou d’une position militaire hors du commun. Au XIX ème siècle, les érudits notamment bourguignons recherchaient des éperons barrés comme on va à la pêche et aujourd’hui, on se refuse toujours jusqu’à l’absurde à voir le remarquable éperon du Crest.
 
Manifestement, il y a quelque chose qui, aujourd’hui, ne tourne pas rond dans l’archéologie officielle.
 

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73 réactions à cet article    


  • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 11:06

    M. Emile Fradin vient de fêter ses 103 ans ; bon anniversaire !


    • Antenor Antenor 17 août 2009 11:35

      « Dans le cours de cette histoire, l’exil des Juifs à Babylone marque une rupture, un tournant ou une accélération ; car beaucoup avaient fui et s’étaient expatriés. »

      Le 6ème siècle avant Jésus-Christ serait donc une bonne période pour situer la construction du temple de Bibracte, la Gaule est à ce moment là en pleine phase orientalisante.


      • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 12:15

        @ Antenor

        En effet, je pense que la prise de Jérusalem par Nebuchadnezzar /Nabuchodonosor, roi de Babylone, la déportation d’une partie de l’élite des Juifs, l’interdiction de la ville aux autres, ont entrainé un exil dans d’autres régions du monde, ce qui explique l’importance de cette diaspora soulignée par Flavius Josèphe avant la guerre de 70 d’après J.C. Je vois deux sites d’accueil importants : Alexandrie en Egypte et Bibracte à Mont-Saint-Vincent. Je maintiens toujours l’hypothèse de la construction de l’église/temple de Mont-Saint-Vincent au temps du roi Salomon dans lequel je ne vois qu’un pouvoir au nom de l’Egypte bien que l’auteur biblique se le soit approprié.

        Nous aurions donc deux temps d’influence « coloniale » venant du pays de Canaan ou de la région : un premier temps cananéen/sumérien au temps de Salomon ce qui expliquerait le bestiaire des chapiteaux des temples de Mont-Saint-Vincent et Gourdon, puis un temps judaïque qui expliquerait les fresques judaïques postérieures de Gourdon, même si je ne les date que du Ier siècle avant J.C.


        • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 12:32

          Ces deux influences s’inscrivant dans un mouvement beaucoup plus large venant du Proche-Orient. Le vase de Vix et le temple/église de Gergovie/Le Crest n’ont rien de judaïque. Les vestiges de Glozel probablement pas.


        • Antenor Antenor 18 août 2009 11:31

          Le vase de Vix n’a rien de judaïque par contre pour le dieu invisible représenté au Crest et plus généralement dans l’art latènien, on peut se poser des questions. Comme les Juifs, les Gaulois semblent refuser de représenter leur(s) dieu(x) de façon clairement anthropomorphique (surprise de Brennos à Delphes devant les statues des dieux grecs). Si les interprètations d’Herbert Sauren sont justes et que certaines tablettes de Glozel sont bien écrites en langue sémite, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’Araméen ou d’Hébreu.

          Si le roi Salomon est plus égyptien qu’hébreu, son temple ne devrait-il pas être également de type égyptien ?


        • Mmarvinbear mmarvin 17 août 2009 12:30

          " Ce qui a été fait dans les années 95, et « l’innocence » de Fradin a été reconnue«  : Pas franchement... Les analyses réalisées dans les années 90 ont démontré que les vestiges les plus anciens dataient de l’age du fer. Tout le reste était soit de l’époque gallo-romaine, soit du XIIIè siècle.

           » Parce qu’il existe, à Glozel, de nombreuses tablettes dénuées de sens, on pense tout de suite à des faussaires.«  : Il est prouvé que les tablettes sont en fait de l’ époque moderne : certaines d’entre elles (en argile non cuite) contenaient des fibres textiles teintées à l’aide de colorants du XXè siècle... Si elles ont été réalisées quelques semaines ou quelques mois avant leur »découverte« , il n’est pas surprenant de pouvoir y trouver trace d’un événement qui s’est produit 1900 ans avant.

          Quand au pourquoi d’avoir réalisé un tel faux site...
          Il est possible que la volonté des auteurs ait été de faire penser que les fondements de la civilisation moderne (techniques de chasse, de pêche, écriture) aient leur origine en Europe, et non au proche-orient, histoire de »confirmer" la supériorité raciale des blancs.

          Il ne faut pas oublier que les années 20 sont une période ou se trouvent en germe toute la folie de la décénnie suivante. L’antisémitisme y est pratiquement culturel, l’affaire Dreyfuss n’étant pas une antiquité à ce moment là.

          Ce ne serait pas une première en tout cas : l’ Homme de Piltdown a été au XIXè une tentative de faire croire que l’Homme moderne était d’origine britannique, et seules les nouvelles techniques de datation des années 30 ont permis de démontrer la supercherie.


          • Philou017 Philou017 17 août 2009 12:45

            Citez vos sources, svp.


          • Óðinn-Hermoðr de W. 31 janvier 2014 15:39

              La problématique glozélienne repose sur sa reconnaissance ou non en pré- ou protohistoire. Pour faire un parallèle, partons d’un postulat hypothétique : Celui de la non-reconnaissance de Lascaux et d’Altamira.

             Si ces sites n’avaient pas été reconnus, toute une phraséologie aurait été construite autour de ce thème, afin de les discréditer. Des démonstrations aussi spécieuses que peuvent l’être des hypothèses, auraient été avancées afin de démontrer leurs non « pré-historicité », et un credo unitaire de terminologie se serait bâti autour, afin de prouver l’impossibilité de ses créations par les hommes des cavernes. Science fiction me diriez-vous, en vous gaussant à l’énoncé même de cette idée. Et pourtant, c’est bien ce qui faillit arriver.

             Don Marcellino de Sautuola, grand d’Espagne et seigneur du district d’Altamira, lutta pour la reconnaissance de ce site, découvert par sa petite fille en 1879, et à Lisbonne le congrès mondial de préhistoire qui eut lieu en 1880, condamna le lieu sans appel. Les plus grands savants de l’époque, qui du Portugal, à l’Angleterre, Italie et Suède, comme les professeurs Montelius et Undset (chef de file des spécialistes de la préhistoire), ou Allemand comme le docteur Virchow (fondateur de la pathologie cellulaire) à Berlin, sont unanimes pour déclarer que c’est un faux grossier et une supercherie. Il n’y a pire « aveugle » que celui qui ne veut pas voir, et pire « Savant rétrograde » que celui ne sachant chercher, ou ne voulant pas savoir.

             Les premiers préhistoriens et intellectuels de l’époque bardés de diplômes, qui récrièrent la trouvaille d’Altamira, n’avaient même pas eu la démarche intellectuelle d’aller constater de visu in situ, tout en affirmant péremptoirement que des gamins avaient tracé tant bien que mal ces dessins. Avant qu’on ne découvre en 1903 les peintures pariétales de Font-de-Gaume (Dordogne), puis d’El Castillo et de La Pasiega qui prouvaient le contraire.

             Et de nos jours des « savants » lénifiants tout autant bardés de diplômes, s’extasient au sujet de l’art et de la justesse du trait de ces « hommes » préhistoriques, qui ont inventé le dessin... smiley


          • Philou017 Philou017 17 août 2009 12:44

            Bonjour, mr Mourey.

            Effectivement, Glozel est un des nombreux scandales de l’archéologie, de ses aveuglements et de son dogmatisme. Mais celui-ci est particulierement corsé.

            Il apparait que l’archéologie officielle a nier et nier sans cesse Glozel, parce que ca ne rentre pas dans le dogme.

            La lecture de l’article de Wikipédia est un début . Dominique de Tarragon nous éclaire :

             Le 9 juillet 1924, M. CLÉMENT, instituteur, envoyé par le Dr de BRINON, de la Société d’Emulation du Bourbonnais, débarque à Glozel. Pendant ce mois de juillet, CLÉMENT passe son temps à fouiller le champ Duranthon, devenu le Champ des Morts. Le 28 juillet, CLÉMENT arrive accompagné de Mlle PICANDET, M. VIPLE et deux autres personnes. Au Champ des Morts, CLÉMENT et VIPLE détruisent ce qui reste de la tombe et VIPLE repart avec un grand panier plein d’objets trouvés là : des galets, une brique portant une empreinte de main, des morceaux de tablettes, des fragments d’os, etc… Malgré la promesse de les rendre, ces objets ne seront jamais revus.

             Une quinzaine plus tard, VIPLE écrit à Emile pour lui dire que tout cela est sans intérêt et que le mieux est de remettre le Champ des Morts en culture. Ce qui est fait.

            ...............

             A la même époque, M. DUSSAUD, conservateur du musée du Louvre, raconte que Glozel est faux et qu’Emile FRADIN a gravé sur les tablettes des signes du sarcophage phénicien d’ESHMOUNAZAR. Comme si un jeune paysan jamais sorti de son village pouvait connaître Eshmounazar !

            ............

             En 1928, on découvre encore des objets du type Glozel, aux alentours de Ferrières : au hameau du Guerrier d’abord, ensuite à Puyravel où on trouve dans une grotte souterraine, des os, des poteries très belles et des galets gravés de signes glozéliens. C’est M. DEPÉRET qui fouille les deux sites.

             Devant ces découvertes, DUSSAUD écrit : «  Aucun doute n’est permis ; les gravures de ces galets sont fausses ». M. DUSSAUD est venu une seule fois à Glozel, accompagné du Dr MORLET. A ce dernier qui lui disait : « Fouillez où vous voulez », DUSSAUD répondit : « Inutile, Glozel n’existe pas ».

            .............

             Le 24 février, arrive au musée de Glozel le Dr REGNAULT, président de la Société Préhistorique Française  ; il achète un ticket, regarde les vitrines et s’en va. Aussitôt après, son avocat, Me Maurice GARÇON dépose une plainte en escroquerie à Moulins dont le procureur est M. VIPLE (celui qui était venu à Glozel en 1924). Le lendemain, arrivent à la ferme deux voitures noires d’où surgissent huit policiers qui mettent dehors les visiteurs du musée, puis perquisitionnent partout. Ils agissent sous les ordres du commissaire HENNET, qui est accompagné de REGNAULT.

             Emile est fouillé ; son grand-père, grippé, est sorti de son lit ! Tous les meubles de la ferme sont fouillés, ainsi que la grange. Enfin, Emile, qui proteste, reçoit une paire de gifles du commissaire.

             Ensuite, REGNAULT et les policiers s’enferment dans le musée. Presque toutes les vitrines sont brisées ; environ 200 objets sont mis dans des sacs, d’autres sont détruits rageusement. Après avoir fait un tour au Champ des Morts et interrogé encore Emile, tous s’en vont avec les sacs pleins, au bout de trois heures…

             La famille FRADIN est complètement atterrée ! Elle prévient aussitôt le Dr MORLET, qui arrive le lendemain matin, accompagné de plusieurs journalistes. Dans la grange, MORLET sort d’un trou du mur – où un policier avait trouvé un galet – deux autres galets fraîchement gravés ! Comme c’est bizarre…

            L’article de Tarragon est à lire absolument.

            Pourquoi un tel acharnement contre Glozel ? Wikipédia nous donne la réponse :

            "Certains vestiges sont particulièrement problématiques et comportent des éléments anachroniques. C’est le cas d’un galet portant une gravure de renne accompagnée de signes considérés comme alphabétiques : le renne a disparu de ces régions à la fin du Paléolithique supérieur, environ 10 000 ans av. J.-C., tandis que les plus anciennes traces d’écriture datent d’environ 3 300 ans av. J.-C. et proviennent du Moyen-Orient. Les signes de Glozel sont comparables à ceux de l’alphabet phénicien, fixé vers 1 000 av. J.-C., ou à ceux de l’alphabet ibérique qui en dérive.

            Morlet publie un article évoquant un alphabet néolithique en avril 1926. Pour lui, il ne fait aucun doute que les auteurs des objets découverts à Glozel avaient développé un système d’écriture très nettement antérieur à celui des Phéniciens. Ses découvertes remettent en cause l’apparition de l’écriture au Moyen-Orient et en font une invention européenne."

            Voilà l’explication. Glozel remet en cause l’historiographie officielle, les grandes thèses pondues par les chercheurs reconnus des prestigieuses sociétés d’étude de l’histoire.

            Inadmissible. A partir de là, l’archéologie officielle va nier Glozel, en inventant toute sorte de prétexte, parce que ca remet trop de choses en cause.

            Ca me rappelle bien des choses. Par exemple, la Pierre Runique de kensington, trouvée par un paysan au Minnesotta, qui montre que les Vikings étaient allés en Amérique.

            Ca correspond pas à l’histoire officielle, c’est un faux affirment d’emblée les « savants » archéologues. La présence des Vikings au Vinland parait pourtant évidente.

            Ou des inscriptions retrouvées en Roumanie (de mémoire) invalidant aussi l’hypothese de la naissance officielle de l’écriture.

            Ou l’histoire des cranes de cristal, retrouvés dans une tombe au Mexique. Impossible, donc c’est pas vrai. On va dire que le découvreur l’a fait fabriquer quelque part.

            L’histoire telle qu’on nous la raconte contient de nombreux mythes, soutenus et entretenus pas l’historiographie et l’archéologie officielle. Par dogmatisme. Par amour-propre.

            Par intérêt aussi, car reconsidérer l’histoire, c’est aussi reconsidérer la façon dont nous voyons le monde. Et les pouvoirs en place ne le veulent pas.


            • italiasempre 17 août 2009 13:24

              Il apparait que l’archéologie officielle a nier et nier sans cesse Glozel, parce que ca ne rentre pas dans le dogme.

              Et de quel dogme s’agit-il cette fois-ci, Philou ?

              Mr Mourey,
              ... comme si l’on pouvait dater l’âge d’une pierre !
              Evidemment on peut dater l’age d’une pierre, la géologie est là pour ça.

              Trop d’incohèrences, d’anachronismes et de supercheries dans cette histoire.
              Rien que la formule « archéologie officielle »...
              Cette volonté manifeste de croire toujours à un complot des historiens-archéologues en leur prêtant je ne sais quels buts cachés devient lassante.
              Les controverses au sein même de la profession - historiens et des archéologues officiels, selon votre expression- ne manquent pas, sans que celà devienne une théorie du complot.


            • Philou017 Philou017 17 août 2009 14:19
              Et de quel dogme s’agit-il cette fois-ci, Philou ?

              Du dogme de l’histore officielle en général. En particulier de celui prétendant que l’écriture a été inventée en Mésopotamie en -3300.
              WIkipédia donne cette trame intangible :
              L’écriture existe depuis environ 5 300 ans. Elle est apparue sous des formes différentes dans au moins cinq ou six foyers de civilisations maîtrisant de longue date l’agriculture et en plein développement urbain : en Mésopotamie vers -3300, en Égypte vers -3200, à Chypre vers -2200, en Crète vers -1900, en Chine vers -1400 et en Amérique centrale vers -900.


              Tout ce qui sort de ce dogme est faux, trafiqué, manipulé.


              Les controverses au sein même de la profession - historiens et des archéologues officiels, selon votre expression- ne manquent pas, sans que celà devienne une théorie du complot.

              Les controverses portent sur des points de détail, jamais sur des points importants. Les gardiens du temple y veillent. C’est une sorte de complot sans en être un. Les pontes de l’histoire ne peuvent remettre en cause le savoir qu’on leur a inculqué, parce que ca fait partie de leur vie, ca justifie leur position sociale, leur renommée. Ils se sentiraient ridiculisés s’ils devaient admettre leurs erreurs.
              Alors ils nient, denoncent, affabulent.

              Les controverses acharnées démontrent des égos sur-développés plutôt qu’une quelconque tendance à l’objectivité.



            • Óðinn-Hermoðr de W. 31 janvier 2014 15:26

              Bonjour ! smiley

              Wikipédia parle de Glozel à charge..., jusqu’à prendre comme preuves anti-glozéliennes (sic), des faîts antérieurs à la découverte de Glozel  !

              Par contre lisez la page de discussion, et cliquez sur la boite déroulante : Quelques gloses sur Glozel, en dessous du titre - Réponses à vos questions sur Glozel, avec des plus. Vous aurez pas mal de réponses « oubliées » par wikipédia.

              Et si vous voulez une bonne traduction des artefacts et tablettes de Glozel (dont celles mal traduites par Hitz, Labarrère et les incongruités de Sanna...), allez-sur :

              http://glozel_enfin_traduit.eklablog.com/


            • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 14:08

              @ italiasempre

              L’archéologie officielle ? Je sais que cela fait bondir chaque fois qu’on évoque ces termes et c’est bien pour cela que je l’utilise. Et en plus, le complot ? Mais oui, cela me semble évident ! Sinon il y a longtemps qu’on aurait ouvert le débat avec moi sur les sites officiels ou officialisés (comme vous voulez) de Bibracte et de Gergovie, quitte à me renvoyer dans les cordes si je suis dans l’erreur.

              @mmarvin

              Si on se focalise sur les faux, falsifications et autres, dont on ne sait d’ailleurs pas qui en sont les auteurs (voyez le commentaire de Philou), on n’est pas prêt de s’en sortir.

              Pour ma part, si je pars de mon hypothèse où je vois arriver le néolithique de Syrie à Bibracte/Mont-Saint-Vincent (Chassey-le- Camp), je trouve tout à fait plausible qu’il soit également présent à Glozel, non loin de Gergovie/Le Crest. Je trouve également très plausible qu’une astrologie venue du Proche-Orient ait inspiré cette région... une astrologie, alias interprétation du ciel et de ses constellations très proche de celle que se faisaient les Esséniens et les Juifs de la Bible... telle que les manuscrits de la mer Morte nous la révèle aujourd’hui.

              Et puis, il y a cette étonnante correspondance entre les lettres/repères du vase de Vix et le type d’écriture glozélienne que des faussaires n’auraient pas pu imaginer... puisque mes ouvrages n’étaient pas encore parus.

              Si j’avais eu le temps, j’aurais aimé me plonger dans la recherche des sources historiques et mystico/religieuse de cette région, jusqu’à cette surprenante église de Châtel-Montagne où mes contemporains de « l’histoire officielle » ne voient dans le bestiaire de ses chapiteaux que des crapauds alors que j’y vois une espérance de Gaulois courbés dans l’oeuf druidique de la renaissance.

              @ Philou

              Merci de votre contribution.


              • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 14:15

                ...que des crapauds et des acrobates :/saltimbanques alors que j’y vois le symbole de la salamandre de Gergovie et une espérance de survie de Gaulois courbés dans l’oeuf druidique de la renaissance....


              • Mmarvinbear mmarvin 17 août 2009 14:27

                "Si on se focalise sur les faux, falsifications et autres, dont on ne sait d’ailleurs pas qui en sont les auteurs (voyez le commentaire de Philou), on n’est pas prêt de s’en sortir." : C’est pourtant la base de toute chose non ? Un archéologue qui fait une découverte doit dater l’objet et aussi faire faire des analyses afin d’éliminer toute trace de supercherie ou de manipulation, et ce dans son propre intéret, surtout si l’artéfact découvert remet en cause une théorie ou une chronologie établie.

                Tu cites les écritures trouvées à Glozel. Mais ces tablettes sont des faux avérés. Et tu refuses de prendre ce fait en compte dans ta théorie. Faut-il alors s’étonner si tes thèses sont rejetées dans le meilleurs des cas, et ignorées dans le pire ?


              • Antenor Antenor 17 août 2009 14:38

                Les feuilles de gui de ma photo viennent de la basilique de Châtel-Montagne, je l’ai visitée à de nombreuses reprises. Comme dans beaucoup d’églises dites romanes, il n’y pas la moindre référence aux Evangiles sur les chapiteaux. Où sont les Jésus, Marie, Josephe, Simon, Paul ??? Face à un peuple analphabète, le pouvoir des images est d’autant plus fort. Si on me demandait d’aller enseigner une nouvelle religion chez des païens, je ferais sculpter des images ayant un lien avec mon enseignement. Ces bâtiments étaient hors de prix, comment penser que les scupteurs étaient libres de laisser aller leur imagination ?

                Tous ces chapiteaux qui apparaissent farfelus dans le contexte médiéval doivent pouvoir s’expliquer de manière simple et sérieuse une fois replacés à la bonne époque. Il y a des éléphants sur certains chapiteaux. Le sculpteur aurait-il croisé l’armée d’Hannibal ?


              • Antenor Antenor 17 août 2009 14:45

                @ mmarvin

                Que pensez-vous des interprétations en langue celtique proposées par Hans-Rudolf Hitz ?


              • Philou017 Philou017 17 août 2009 14:51

                Des faux avérés ? pure interprétation.
                http://romano03.free.fr/contrelathesedufaux.htm


              • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 15:59

                @ mmarvin

                Eh bien, si défendre le site de Glozel peut être un argument décisif aux archéologues officiels pour me descendre en flèche, qu’attendent-ils ?


              • Mmarvinbear mmarvin 17 août 2009 19:56

                Parfois, le silence et le mépris sont de plus puissantes armes de destructions massives qu’on ne peut l’imaginer...


              • Mmarvinbear mmarvin 17 août 2009 23:24

                Sincèrement, je ne vois pas l’intéret de tenter de déchiffrer un faux document.

                Les tablettes de Glozel sont fausses. Même les scientifiques des années 30 ont vus les trucs utilisés pour les faire passer pour vraies.


              • Philou017 Philou017 18 août 2009 02:07

                Si mmarvin le dit, ca doit être vrai, non ?
                Comment résister à son argumentation scientifique et à ses démonstrations ?


              • Óðinn-Hermoðr de W. 31 janvier 2014 15:57

                Si vous voulez une bonne traduction des artefacts et tablettes de Glozel (dont celles mal traduites par Hitz, Labarrère et les incongruités de Sanna...), allez-sur : smiley

                http://glozel_enfin_traduit.eklablog.com/


              • jerome 17 août 2009 15:58

                Bonjour M.Mourey, bravo !

                Maizalorsmaizalors, si l’archéo officielle veut bien jeter un oeil méprisant sur Glozel, peut-on
                rêver qu’elle fasse de même avec les pierres d’ Ica (je sais, je dis encore des gros mots, mais
                c’est plus fort que moi ...) ?
                Débarrassée des rêveries du père Charroux, cette énigme n’a pas encore été résolue à
                ma connaissance ...
                On peut rêver hein ? :))


                • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 16:31

                  @ jerome

                  J’ignorais totalement le sujet car je ne me suis interessé que de très loin à la civilisation des Incas. Je sais que dans mon étude de Gergovie, j’ai écrit que les Gaulois imaginaient une monstre de type antidiluvien dans la montagne de La Serre, endormi bien sûr mais susceptible de se réveiller comme cela est représenté dans le bassin de la Garenne retrouvé à Vix, mais je pensais que c’était un produit de l’imagination, style « heroïc fantasy », ou, à la rigueur, un mythe inspiré par quelques squelettes/ vestiges d’époques lointaines. De même, à Delphes, un dragon gardait les sources et crachait le feu.


                  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 17 août 2009 16:48

                    Salut Emile,


                    J’ai demeuré jusqu’en 1982 à une vingtaine de kms de Glozel.( hameau le « Fouet » sur la commune de Saint Rirand,42 elle même limitrophe à la commune de Saint Nicolas des Biefs dans le 03... qui fait partie elle de la montagne Bourbonnaise.


                    Pendant toute cette période, même en étant si près.... je n’avais jamais entendu parlé de Glozel, et c’est 12 ans plus tard en 2004 que l’un de mes jeunes frères ( aujourd’hui hélas décédé ) qui demeurait à Roanne m’a conduit au petit musée archéologique du père Fradin.


                    Je me souviens très bien de cet après midi de fin septembre, c’est le père Emile qui nous a reçu en personne, à l’époque’ il avait 97 ans bon pied bon oeil , avec mon frère mous étions les seuls visiteurs , et j’ai discuté de Glozel avec lui pendant plus d’une heure, il m’a montré touts ces divers objets du plus petit os gravé aux pièces en terre cuites bien plus volumineuses toutes entreposés avec soins sur les étagères et autres vitrines .


                    Cet après midi sur les indications d’Emile nous avons visité ses endroits mystérieux, « champs des morts » etc , et je me souviens très bien la façon rustique qui annonçait ces lieux, en effet les indications étaient peintes grossièrement sur des plaques blanches émaillés provenant de vieilles cuisinières à gaz ! ( j’ai des photos sur mon ordi de bureau à mon domicile, actuellement je suis en Corse et jeme connecte sur le web grâce à une clé 3G+ de chez SFR et d’un ultra portable Asus, ...et je tape cette réponse mon portable étant alimenté via un transfo sur la prise allume cigare de ma voiture .

                    En bas du champ de fouilles coule un petite rivière, j’ai pensé que « nos anciens » je pense qu’il avaient trouvés un lieux privilégié, car ce coin m’a semblé à l’ abri des vents, le bois abondait, le gibier certainement, et de l’eau claire coulait.. ; peut être avaient t’ils la possibilité de pirater quelques truites,... et J’avoue sur place avoir resenti un étrange sentiment !


                    En septembre 2006 je suis retourné sur place, dans mon eeepc, j’ai juste cette photo de l’entrée du musée

                    A cette occasion , J’ai revu brièvement Emile Fradin dans sa maison de retraite du Mayet de Montagne, ...j’ai eu l’impression qu’il supportait difficilement son « enfermement » !


                    Emile, j’aime bien ta théorie d’un sribe ou d’un artiste de l’époque sculpter

                    des dessins surréalistes... voir abstrait !!!!


                    Connaissant tes talents pour l’archéologie... et la proximité des lieux,je savais aussi qu’un jour tu ferais un article sur Glozel.


                    Quels liens

                    Emile Fradin fête ses 102 ans

                    www.museedeglozel.com/102ans.htm



                    http://www.museedeglozel.com/HerbSaur.htm


                    http://www.museedeglozel.com/ViedelMa.htm


                    http://www.museedeglozel.com/PrehSich.htm


                    http://www.museedeglozel.com/Documents/siteneol.pdf


                    http://www.museedeglozel.com/GlozLibr.htm


                    @+ P@py


                    • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 16:56

                      @ Gilbert Spagnolo dit P@py

                      Merci pour votre commentaire. Bel hommage à la gentillesse d’Emile Fradin.


                    • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 16:51

                      @ Razzara

                      affaire à suivre.


                      • Garry KASPAROV 17 août 2009 20:25

                        @ L’auteur

                        J’ai quand même du mal à croire à votre exposé global. Le fait de donner une telle importance comme par hasard au peuple juif me parait relever d’un regard rétrospectif et téléologique qui me semble dépassé d’un point de vue historiographique. J’ai du mal à croire que tous les instituts de datation des objets trouvés à Glozel, dont certains étrangers, aient menti systématiquement.

                        Ceci me rappelle fâcheusement les spécialistes français des Séleucides, notamment le sisnistre raseur Maurice Sartre, qui attachent par un ethnocentrisme rétrospectif une immense attention aux guerres des Maccabées, à n’en plus finir, sur un terrain d’une importance dérisoire par rapport aux immenses pertes subies à l’Est à cause de l’indépendance prise par les satrapes locaux puis des invasions parthes.

                        Je n’ai rien contre philou, mais comment pouvez vous dire amen à un post qui confond la pierre de Kensington avec le Vinland de Terre Neuve ?


                        • Emile Mourey Emile Mourey 17 août 2009 20:49

                          J’ai consulté la biographie de Garry Kasparov. Je n’y ai pas vu qu’il participait aux débats d’Agoravox.


                        • Philou017 Philou017 17 août 2009 21:19

                          Quand j’ai cité le Vinland, c’est pour dire que leur présence à terre-Neuve impliquait très probablement leur présence sur le continent Nord-Américain.

                          D’ailleurs Wikipédia, qui est forcément très prudent, nous dit quand même :
                          et pour finir, le Vinland (généralement traduit par « terre du vin (d’airelles) », mais interprété par d’autres comme « terre de pâturage »), probablement Terre-Neuve, à moins qu’il ne s’agisse du Québec, de l’Acadie ou de la Nouvelle-Angleterre.

                          Plus loin :
                          Jusqu’au XIXe siècle, l’idée d’une colonisation viking de l’Amérique du Nord fut considérée par les historiens comme relevant du folklore, jusqu’à l’élaboration en 1837 d’une première hypothèse sérieuse par l’historien de la littérature et archéologue danois Carl Christian Rafn dans son ouvrage Antiquitates Americanæ où il concluait, après une étude en profondeur des sagas, ainsi que des lieux potentiels de colonisation de la côte nord-américaine, que le Vinland était un endroit réel en Amérique du Nord qui avait été colonisé par des Norvégiens.

                          Plus loin encore :

                          En 1995, des chercheurs de l’université d’Arizona et de la Smithsonian Institution se rendirent à l’université Yale pour analyser ce parchemin avec un spectromètre accélérateur de masse. Le résultat donna une date assez précise de 1434 ± 11 années, soit entre 1423 et 1445. Néanmoins, cette analyse publiée en 2002[1], ne donne aucune certitude quant à la carte elle-même[2]. Elle est en effet considérée comme un faux par certains chercheurs qui estiment que si le parchemin est bien médiéval, l’encre est de composition moderne[3]. A noter que ce débat sur le sujet de la modernité des encres utilisées demeure ouvert et animé entre chercheurs[4].

                          La carte indique précisément, en latin, le Vinland au nord-ouest de l’océan Atlantique ainsi que l’île de Saint Brandan au milieu de l’océan. Le continent nord-américain présente distinctement l’estuaire et le Golfe du Saint-Laurent (nord-est/sud-ouest), ainsi que la baie d’Hudson[5].

                          .....

                          De la fausse encre sur un VRAI parchemin du 13e siècle. Pffff

                          Bien sur, les imbéciles bornés de l’establishment freinent des 4 fers, car reconnaitre la présence Viking sur le continent Nord-Américain serait reconnaitre qu’on a raconté des conneries à des générations d’élèves avec Christophe Collomb.

                          Mieux vaut préserver le mythe, quitte à tomber dans le ridicule et à nier les preuves.

                          Peu de gens ont idée à quel point l’establishment préserve des dogmes et censure, ignore toute découverte contradictoire.


                          • Mmarvinbear mmarvin 17 août 2009 23:14

                            "Quand j’ai cité le Vinland, c’est pour dire que leur présence à terre-Neuve impliquait très probablement leur présence sur le continent Nord-Américain.«  :
                            Ce qui est vrai. Il existe suffisamment de preuves archéologiques pour dire que des vikings ont découvert l’Amérique du Nord au Xè siècle, même si leurs tentatives de colonisations ont toutes échoué.

                             »De la fausse encre sur un VRAI parchemin du 13e siècle. Pffff«  :
                            Qu’est-ce qui empêche, techniquement, d’utiliser une encre moderne sur un support du XIVè siècle afin de créer un faux document ?

                            Les analyses montrent en effet que le parchemin sur laquelle la carte se trouve est bien d’origine, mais l’encre qui a servi à tracer les côtes nord-américaines contient de l’atanase, terme désignant en fait le dioxyde de titane, un élément isolé uniquement à partir de la fin du XVIIIè siècle. Comment le dessinateur du XIVè siècle aurait-il donc pu l’utiliser ?

                            Pour terminer, il est injuste de dire que les »officiels" cachent la réalité de la découverte viking de l’Amérique du Nord, au bénéfice de Colomb.

                            Simplement, les expéditions vikings ont toutes été sans lendemain, les colonies étant détruites par les autochtones ou le refroidissement du Groenland au XIVè siècle. Leur apport au continent a été nul et l’apport du Vinland à l’Europe nul également.

                            Les expéditions de Colomb elles ont ouvert l’Amérique à la conquête, à l’exploitation et à la colonisation européenne, que ce soit par les espagnols, les portugais, les anglais les français ou même les hollandais ou les suédois.

                            Il n’est donc pas anormal de mettre les expéditions de Colomb en lumière, même s’il est normal de rappeller que Christophe ne fut pas le premier, loin de là...


                          • italiasempre 17 août 2009 23:25

                            Bien sur, les imbéciles bornés de l’establishment freinent des 4 fers, car reconnaitre la présence Viking sur le continent Nord-Américain serait reconnaitre qu’on a raconté des conneries à des générations d’élèves avec Christophe Collomb.

                            Mieux vaut préserver le mythe, quitte à tomber dans le ridicule et à nier les preuves.

                            Peu de gens ont idée à quel point l’establishment préserve des dogmes et censure, ignore toute découverte contradictoire.

                            Bon nombre d’artefacts et d’inscriptions laissent penser qu’il y a eu d’autre visiteurs probables avant l’arrivé de Colomb. Mais qu’en est-il réellement de ces « documents » ? Sont il authentiques ou simplement mal interpretés ? 

                            Connaissez-vous les raisons de cette prudence que vous appellez « dogme et censure » ? Avant tout l’abus idéologique. Utiliser les migrations étrangère pour expliquer les débuts d’une civilisation ou les changement dans une culture était courant au XIX s. Voilà comment la théorie selon laquelle toutes les civilisations avaient leur origines en Egypte -et quel ques oit l’endroit au monde où on le découvrait- a pu voir le jour. 

                            Un autre raison : savez-vous combien d’amateurs -bien intentionnés pour la plupart- font réguliérement des découvertes sensationnelles qui ne resistent pas à l’examén scientifique ou carrement au simple bon sens ? Du coup, des découvertes -ou des théories- qui mériteraient un éxamen plus attentif - certaines analyses de Mr Mourey sont réellement interessantes, par exemple- sont aussi rejetés sans autre forme de procés, et voilà comment archéologues et historiens deviennent des « complotistes » qui cachent la vérité au grand public.



                          • Joachim Joachim 18 août 2009 00:23

                            @ Italiasempre

                            On est en tout cas sûr que les Vikings du Groenland sont allés en Amérique, la dernière source date de 1347, pour un ravitaillement en bois. Leur implantation au Vinland s’est révélée impossible en raison notamment d’une impossibilité foncière à nouer de bonnes relations avec les Indiens.

                            On sait de manière évidente aujourd’hui qu’au XVème siècle, des navires français allaient pêcher la morue à Terre Neuve (ils payaient un impôt dessus) et que des navires portugais ont touché le Brésil, déroutés par des tempêtes alors qu’ils descendaient le long des côtes d’Afrique. Il n’y a la rien de mystérieux ni de complot, mais il n’y a aucune déclaration officielle (et plus une volonté de secret), ni de conséquences réelles (installation, colonisation).

                            Contrairement à ce qui est dit plus haut, il n’y a aucune volonté de l’Histoire « officielle » de nier des indices troublants. Le fait reste que Colomb est le seul à avoir révélé l’existence de terres à l’Ouest au grand public, celui qui l’a dé-couverte au sens étymologique (une réflexion qui est dans un Découverte Gallimard si je me souviens).

                            Si cette question vous intéresse, je peux vous en dire plus une autre fois et vous donner des sources fiables et peu suspectes d’affabulation.

                            Je partage en tout cas votre agacement devant l’abus de thèses qui se veulent obligatoirement iconclastes et sensationalistes.


                          • Philou017 Philou017 18 août 2009 01:33

                            Joachim : "Il n’y a la rien de mystérieux ni de complot, mais il n’y a aucune déclaration officielle (et plus une volonté de secret), ni de conséquences réelles (installation, colonisation).« 
                            Parce qu’il faut des déclarations officielles pour reconnaitre des vérités historiques ?
                             La vérité est que Collomb est le représentant Espagnol et plus généralement de l’Europe catholique civilisée, tandis que les vikings sont le plus souvent considérés comme des »barbares". Collomb convient mieux à l’establishment, d’hier et d’aujourd’hui.

                            Contrairement à ce qui est dit plus haut, il n’y a aucune volonté de l’Histoire « officielle » de nier des indices troublants.

                            Qu’en savez-vous ? Demandez l’avis de Mourey, lui, il a expérimenté.

                            Le fait reste que Colomb est le seul à avoir révélé l’existence de terres à l’Ouest au grand public, celui qui l’a dé-couverte au sens étymologique (une réflexion qui est dans un Découverte Gallimard si je me souviens).

                            Étymologique ? qu’est-ce que ça a à voir avec l’histoire. Dans ce cas, il l’a révélé, pas découverte.

                            Si cette question vous intéresse, je peux vous en dire plus une autre fois et vous donner des sources fiables et peu suspectes d’affabulation.

                            Selon quels criteres ?

                            Je partage en tout cas votre agacement devant l’abus de thèses qui se veulent obligatoirement iconclastes et sensationalistes.
                            Désolé de vous énerver.


                          • Philou017 Philou017 18 août 2009 02:01

                            Isempre : Bon nombre d’artefacts et d’inscriptions laissent penser qu’il y a eu d’autre visiteurs probables avant l’arrivé de Colomb. Mais qu’en est-il réellement de ces « documents » ? Sont il authentiques ou simplement mal interpretés ?

                            Je reconnais l’utilité de la prudence. Mais faudrait-il examiner les choses aec objectivité pour déterminer leut édibilité. Et ne pas les déclarer « Fausses » à priori.


                            Connaissez-vous les raisons de cette prudence que vous appellez « dogme et censure » ? Avant tout l’abus idéologique. Utiliser les migrations étrangère pour expliquer les débuts d’une civilisation ou les changement dans une culture était courant au XIX s. Voilà comment la théorie selon laquelle toutes les civilisations avaient leur origines en Egypte -et quel ques oit l’endroit au monde où on le découvrait- a pu voir le jour.

                            Je n’y crois pas. L’idéologie a toujours été présente dans l’histoire, et l’était encore plus dans le passé. La prudence n’empêche pas de regarder de nouveaux éléments et indices d’un oeil ouvert et vigilant. Nombre de découvertes ont été purement snobées.

                            Comme vous l’avez dit, les polémiques sont rudes entre historiens. Il y a une question de prestige en jeu.C’est très important pour un historien, qui se glorifie de ses découvertes, même mineures. Mais que des amateurs, ou des historiens amateurs découvrent quelque chose qui dément leurs belles théories et ca devient insupportable. Peu importe la véracité ou non des découvertes. C’est ce qu’on voit dans le cas de Glozel, parfaitement exemplaire, où le monde de l’histoire officielle refuse tout simplement de considérer Glozel.

                            C’est forcément faux. Sinon combien d’études savantes et reconnues partiraient à la poubelle...

                            Un autre raison : savez-vous combien d’amateurs -bien intentionnés pour la plupart- font régulièrement des découvertes sensationnelles qui ne resistent pas à l’examén scientifique ou carrément au simple bon sens ? Du coup, des découvertes -ou des théories- qui mériteraient un examen plus attentif - certaines analyses de Mr Mourey sont réellement intéressantes, par exemple- sont aussi rejetés sans autre forme de procés, et voilà comment archéologues et historiens deviennent des « complotistes » qui cachent la vérité au grand public.

                            Soit. Je reconnais la nécessité de la prudence. Mais quand celle-ci prend la forme d’ostracisme pendant des dizaines d’années, cela n’a plus rien à voir.

                            Dans le cas de la pierre de Kensington, c’est flagrant, le rejet est immédiat, sans nuance et de la plus entière mauvaise foi, alors que c’est un objet difficilement réfutable.

                            Des tas d’objets « hors contexte »ont été retrouvés sur le territoire américain, qui ont été passé aux oubliettes sans autre forme de procès. C’est pas ce que j’appellerai de la science.

                            J’ai rencontré de nombreux cas de ce genre au cours de mes lectures. Il y en avait un certain nombre dans « l’histoire commence à Bimini », dont certains que j’ai vérifiés.

                            Merci de ne pas me traiter de conspirationiste, ca change ! mon opinion s’appuie sur des constatations et elles sont nombreuses. Ca me donne parfois envie de manger de l’historien...

                            A bientôt.


                          • italiasempre 18 août 2009 02:41

                            Bonsoir Joachim,


                            En dépit des affirmations hâtives de Philou, la bataille fait rage entre archéologues.

                            Pour le moment, à ma connaissance, seul un site est accepté comme preuve de contact transoceanique avant CC, il s’agit d’une petite colonie occupée pendant peu de temps aux alentours de l’an 1000, et vous avez parfaitement raison, apparemment entre Indiens locaux et Nordiques les relations étaient loin d’etre idylliques.

                            Bien sûr, la question m’intéresse, je vous serais reconnaissante de m’en dire plus. 
                            Pour ce qui concerne les sources, je crois qu’ on partage les mêmes critères.
                            Amicalement





                             



                          • Mmarvinbear mmarvin 18 août 2009 10:27

                            "Je reconnais l’utilité de la prudence. Mais faudrait-il examiner les choses aec objectivité pour déterminer leut édibilité. Et ne pas les déclarer « Fausses » à priori.«  :
                            Pourtant, dans le cas de Glozel, de grands noms de l’archéologie de l’époque ont encensé la découverte du site dès les premières fouilles, donc sans recul nécessaire.

                            Après les premières analyses sérieuses, beaucoup se sont rétractés en voyant qu’ils étaient en train de se faire avoir en leur faisant croire qu’ils avaient mis la main sur un site »prouvant" l’origine européenne de l’écriture, et donc d’un des pans fondateurs de la civilisation.

                            Le doute sur le site a toujours existé, ce qui est normal, mais dire qu’il a été déclaré bidon à priori, c’est faux.


                          • Philou017 Philou017 18 août 2009 14:46

                            Mmarvin :
                            Pourtant, dans le cas de Glozel, de grands noms de l’archéologie de l’époque ont encensé la découverte du site dès les premières fouilles, donc sans recul nécessaire.

                            Les « grands noms » de l’archéologie se sont rétractés des qu’ils se sont aperçu qu’il allait falloir réviser certaines de leur thèses de base et qu’en plus ils n’auraient pas le contrôle total du site.

                            Quand à la première preuve avérée d’un faux de la part des découvreurs, on l’attend toujours.

                            Après les premières analyses sérieuses, beaucoup se sont rétractés en voyant qu’ils étaient en train de se faire avoir en leur faisant croire qu’ils avaient mis la main sur un site »prouvant" l’origine européenne de l’écriture, et donc d’un des pans fondateurs de la civilisation.

                            Le doute sur le site a toujours existé, ce qui est normal, mais dire qu’il a été déclaré bidon à priori, c’est faux.

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