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Accueil du site > Tribune Libre > Glyphosate, pesticides. En avoir ou pas…

Glyphosate, pesticides. En avoir ou pas…

Oui, nos politiques « en auront-ils ou pas » ? Imposeront-ils enfin la fin et la sortie du glyphosate sous quatre ou cinq ans ? Notez le cynisme ahurissant de ces ir-responsables qui proposent ainsi de continuer pendant 4 ou 5 ans d’empoisonner sciemment les populations pour permettre aux industriels de « liquider leurs stocks » !

C’est tout de même dingue d’être désarmé face à des dérives criminelles et de passer pour des emmerdeurs en ne demandant que le respect du principe de précaution.

Le Parlement européen a lancé un appel à éliminer progressivement le pesticide controversé d’ici à fin 2022 alors que la Commission européenne, elle, veut prolonger son autorisation pour 10 ans. Pas de sortie du poison, son renouvellement jusqu’au prochain renouvellement. Mais le Parlement n’a qu’un avis consultatif tandis que la Commission est décisionnaire mais elle doit suivre la décision prépondérante des États membres. Sacré foutoir. La France propose une sortie du glypho en quatre ans. Hulot voulait trois mais il a en travers le ministre Travers, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base ! Et c’est cet étrange groupe de pression, acoquiné avec Monsanto et tous les chimistes, qui a ses entrées au ministère de l’agriculture et donne sa feuille de route à un ministre de l’agriculture totalement incompétent. N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible ! Les aliboffis commencent sérieusement à enfler !

Tiens, en parlant des aliboffis (ce sont les génitoires, les couilles en terres provençales), sachez que l’un des effets du glypho tant chéri par les Fnsea-boy’s, la qualité du sperme décline dans pratiquement toutes les régions françaises. En l’espace de 17 ans, entre 1989 et 2005, la concentration du sperme en France a diminué de près d’un tiers (32,2 %), indiquait une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée en 2013 dans Human Reproduction. Un homme de 35 ans avait en moyenne 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre en 1989, mais seulement 49,9 millions/ml en 2005. À cela s’ajoute des problèmes de puberté précoce. Il serait intéressant de connaître l’état sanitaire des épandeurs de pesticide… Les paysans doivent être protégés contre leur konnerie.

D’ores et déjà on sait que les cancers progressent. Les pédiatres sont confrontés à des pathologies qu’ils ne connaissent pas, le taux de pubertés précoces est alarmant, les malformations physiques et neurologiques de bébés augmentent, les cancers des enfants augmentent de 1 % chaque année depuis presque 30 ans et ceux des adolescents de 1,5 % par an. Et la France occupe la deuxième place mondiale pour le volume de produits phytosanitaires consommés. Le coq français, les pieds dans la merde, perd sa crête !

Ouais mais tout ça, c’est du bourrage de crâne, qu’ils disent les pro-glypho à la solde de l’industrie chimique qui s’est rapprochée de l’industrie du tabac pour savoir quelles techniques les cigarettiers avaient employées pour retarder l’établissement de liens entre cancer du poumon et tabac.

Officiellement, le glyphosate est inoffensif pour l’homme. D’après l’agence européenne de régulation des aliments (EFSA) et son homologue américaine (EPA), le glyphosate n’est pas cancérigène. Mais le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), œuvrant pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a classé en 2015 le glyphosate comme « cancérogène probable ». Les avis du CIRC n’ont jamais été pris en défaut tandis que l’EFSA – censée protéger les citoyens européens - ne fait pas la différence entre des études publiées par l’industrie et celles de scientifiques indépendants.

Pourtant, le combat contre le glyphosate risque de n’être qu’un combat d’arrière-garde. En effet, le brevet de ce produit est maintenant tombé dans le domaine public et n’est plus la poule aux œuf d’or pour Monsanto. Mais la firme a déjà dans ses cartons le remplaçant : le « Dicamba » ! C’est nouveau, ça vient de sortir aux USA où ça fait des ravages.

Alors qu’est-ce qu’on peut faire, nous, les con-sommateurs ? Eh bien, si l’on ne peut pas faire son jardin, on peut toujours bouder, boycotter tous les produits provenant de l’agriculture utilisant le glyphosate et, plus largement, les « intrants » pesticides. Pour cela, privilégier le bio. On peut aussi se grouper pour faire des « actions de groupes » qui déposeront plainte contre la FNSEA, l’État et la Commission européenne pour "tentative d’empoisonnement" !

Ça les fera sûrement réfléchir les empoisonneurs. Chiche !

Illustration X - Droits réservés

 


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12 réactions à cet article    


  • sukhr sukhr 26 octobre 2017 13:44

    privilégier le bio : ça coûte très cher... tout le monde ne peut pas se le permettre...



    • Sozenz 26 octobre 2017 16:50

      @sukhr
      quand on développe les petits et moyens exploitants pour le bio c est beaucoup plus simple .
       quand on veut faire du à l américaine . oui c est impossible ..
      mais comme c est cette dernière méthode qui veut être mis en place et si possible mème en decoudre avec les derniers petits agriculteurs .
      on continue la politique pesticide pour laisser le temps de pouvoir clôturer les derniers chantiers de désertification des campagnes .

      Comme avec les magasins de proximité vs les grandes surfaces . voici le temps venu pour les agriculteurs .
      Npous pensons que l agriculture bio reprend de l essor . elle est encore trop marginale par rapport à l ensemble de l agriculture . et ne s adresse qu’ à une minorité de personnes . les moins demunis et les personnes vivant à proximité des exploitations bio .

      il serait pourtant important de supprimer les très grandes exploitations et de favoriser les regroupements d exploitant en coopérative 
      c est à mon avis le seul moyen de pouvoir éliminer les pesticides . préserver les exploitations à taille humaine , de préserver l environnement . et en plus à long terme éviter la famine par spéculation ...


    • sukhrVert sukhrVert 26 octobre 2017 16:55

      @Sozenz
      les petits exploitants : j’adore, j’achète le plus souvent que possible leur produit, mais c’est parce que je suis un bobo friqué. Objectivement : ils coûtent beaucoup plus cher. 


      Le projet de la FI de rendre le bio-local obligatoire dans les cantines aurait certainement permis de faire baisser les prix. Mais bon : où est parti le vote des petits exploitants ? 

    • Nicolas_M bibou1324 26 octobre 2017 16:58

      @sukhr
      Ma copine travaille dans un « hard discounter ».


      Vous savez ce qu’ils achètent, les « pauvres » ? Il n’y a AUCUN chariot sans coca, sans plats tout prêts, sans bonbons. Les chariots avec légumes sont rares. Très rares.

      Maintenant comparez un plat tout prêt style « Marie », minimum à 5€ pour 2 personnes, à des pattes bio, des patates bio, une butternut bio ou tout autre légume bio. Comparez les prix au kilo.

      Le bio, c’est facilement 4 fois moins cher que la bouffe des « pauvres ». Le bio est une question d’éducation, pas d’argent.

    • sukhrVert sukhrVert 26 octobre 2017 17:03

      @bibou1324
      mais oui, si les pauvres qui bossent 40heures par semaine à 2h de transport de chez eux, qui doivent faire eux-même les courses, le ménage, s’occuper des enfants et compagnie, n’ont pas le temps de faire la cuisine tous les jours : c’est forcément qu’ils sont mal éduqués....



      votre racisme de classe me file la gerbe. 


    • Nicolas_M bibou1324 26 octobre 2017 17:18

      @sukhrVert
      Vous avez déjà fait des courgettes au micro-ondes ? Entre 2 assiettes, des rondelles de courgettes, du thym, de l’huile d’olive, un peu de sel et de poivre. 3 minutes au micro-ondes, c’est prêt.

      De la semoule, c’est 30 secondes avec de l’eau qui sort de la bouilloire.

      En moins de 4 minutes (un plat « Marie » prend au moins 5-6 minutes à chauffer), vous avez fini de faire à manger. Sain, bio. Et pour moins de 50 centimes, la semoule même bio ça coûte rien et les courgettes non plus.

      Vous avez divisé le prix de votre bouffe par 10, vous avez fait plus rapidement à manger qu’un plat micro-ondes tout prêt, et c’est de la qualité.

      Pour info, je bosse environ 40h par semaine, j’ai du transport, j’ai un gosse, j’ai moins de 10 minutes le soir pour faire à manger, je fais le ménage, la vaisselle, les lessives comme tout le monde. Et je mange de la bonne qualité (j’avoue, je n’achète pas de légumes bio, j’ai un potager car je suis « riche », et surtout j’économise facilement 200€ par an pour en moyenne 1 heure de travail le weekend).

      Je ne suis pas raciste envers les pauvres, je suis raciste envers ceux qui font n’importe quoi de leur vie, surtout ne cherchent pas de solution et ensuite vont se plaindre d’être en surpoids et et mauvaise santé générale. « Parce que c’est la faute du glyphosate des lobbies et de l’état ? »

      Non, c’est la faute des consommateurs avant tout, qui ont le choix. Choix qui ne dépend pas du budget.

    • sukhrVert sukhrVert 26 octobre 2017 17:22

      @bibou1324
      Quelle énergie vous avez ! Bravo à vous ! 


      La plupart des mères/pères de familles que je connais qui ont une amplitude horaire de 50h et des gosses à charge n’ont pas l’énergie pour cuisiner tous les soirs en rentrant du boulot et après avoir fait faire les devoir aux gosses. 

      Je pense que la société est capable de s’organiser pour de leur fournir des plats préparés bio de qualité.

      Quoi qu’il en soit : les légumes bio, la viande bio, le lait bio, c’est inabordable pour le commun des mortels. Le programme de la FI aurait pu changer cela... mais bon... On a Macron. 

    • Le421 Le421 27 octobre 2017 09:14

      @bibou1324
      Là où je vous rejoindrais, c’est que, en définitive, c’est le dernier en bout de chaîne qui a la solution.
      Il suffit - je parle comme un livre, oui - de ne pas acheter telle ou telle merde pour qu’on ne la fabrique plus.
      Et ne vous y trompez pas, c’est la grande peur des lobbies de l’agroalimentaire.

      Les EGA, bidons de chez bidons, ont bien pris soin de mettre des gens aux ordres en quantité majoritaire...


    • alinea alinea 27 octobre 2017 12:31

      @sukhrVert
      je pense que c’est cette société où les gens n’ont même plus le temps de vivre qu’il faut changer ! mais, en tout cas, entre les chômeurs et les retraités, en voilà qui ont le temps de se faire à bouffer.
      Mais il faut dire que le budget nourriture a été divisé par x en quelques décennies ; pourquoi ? pour s’acheter des joujoux qui nous font oublier qu’on a une vie de con, pardi !
      Alors pourquoi pas le retour au repas dominical avec les copains, la famille ; la préparation faite ensemble...plutôt que chacun sur sa tablette dans sa chambre !
      Mais il n’y a pas de bio pour tout le monde ; on en importe déjà plus de soixante pour cent de ce qu’on consomme... mais les aides à l’agriculture bio sont supprimées.
      Voyez bien « qu’ils » ne pensent qu’à notre bien, en nous vendant pas cher des pizzas toute faites à dégeler !
      Ne changeons rien, maintenant monsanto c’est aussi « la santé »(! !), alors comptons sur eux pour qu’ils se coupent l’herbe d’or sous les pieds.


    • Sozenz 27 octobre 2017 21:59

      @bibou1324
      mdr , vous allez mettre des produits bio dans votre micro ondes . mdr , vous êtes très fortes vous <....
      et vous nous parlez d education de lla gamelle .
      il va falloir reviser vos classiques . car c est sans moi les courgettes au micro onde .

      vous faites dans le bio bobo ...

      si vous avez du bio , cuisinez à l ancienne . au gout et pour la santé c est meilleur.
      a moins que vous n ayez aucune papille .


    • Sozenz 28 octobre 2017 21:29

      @bibou1324
      excusez moi , mais il y a des etiquettes pauvres sur les fringues des gens  ?
      c est au look ou sinon à l odeur qu ’ils se reconnaissent sinon ?

      à mon avis vous avez une vision très restrictive du panel possible des personnes ...


    • joletaxi 26 octobre 2017 22:18

      agriculture bio... 20 morts en Allemagne et quelques dizaines d’handicapés
      roudup. ben zero la tête à Toto, comme pour Fuku

      sur les effets cancérogènes, ben ... semblerait qu’un copain à Séralini soit gardien au CIRC

      http://www.reuters.com/investigates/special-report/who-iarc-glyphosate/

      et bien entendu, les pourfendeurs citoyens,ils sont irréprochables hein ?

      https://actualite.housseniawriting.com/science/environnement-ecologie/glyphosate/2017/10/17/christopher-portier-portier-papers/24412/

      ben c’est qu’il y a du pognon à se faire, sur le dos de malheureux malades, on se souviendra du résultat final pour les pollués ,de l’action « citoyenne » du cabinet Lepage,lors des naufrages sur les cotes bretonnes.

      bref, de la bonne soupe verte, comme d’hab, les idiots utiles s’agitent ,vocifèrent, prennent de « grands airs » ( supérieurs fatalement), ça nous coûte un max de pognon, et cela ne sert strictement à rien, sauf parfois cela tourne au drame comme pour le DDT( bon, c’est en Afrique on s’en tape)

      par contre pour les ongles incarnés, c’est prouvé

      quelle bande

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