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Accueil du site > Tribune Libre > Greta Thunberg aide Kant

Greta Thunberg aide Kant

Le saviez-vous ? Les gens de la manière de Greta Thunberg sont indispensables pour que nous soyons intelligents en étant cons, comme (vous le savez à présent) l'intelligence supérieure est une intelligence socratique qui n'ignore pas la profondeur de sa propre bêtise. Par conséquent, qui saurait le mieux nous enseigner cela sinon les canailles ? Vraiment. La destruction de Notre-Dame a poussé le gouvernement espagnol à revisiter ses églises. Que vous faut-il d'autre ? Je rabâche le même axiome : la bivalence des composés universels.

  • Le Chinois de Königsberg

 

Des séismes parcourent le monde et l'humanité tremblote vigoureusement, et grâce soit rendue à Dieu : Kant a existé et a éclairé d'une puissante lumière les émois terrestres. 

Suffit de regarder, par exemple, le new age dont les malins s'inspirent à dessein. N'est-ce pas le versant tout à fait négatif de la doctrine kantienne, quand bien même ils disent ici et là perforer la Mâyâ moyennant l'unité par-delà le principium individuationis ?

Ce que la Mâyâ enseigne du côté de la réalité, c'est la complexité inhérente des choses, à savoir de complexifier davantage. Le propre du kantisme, auquel Schopenhauer se sentait lié, rejoint l'enseignement bouddhique sous l'angle du « au derrière » des apparences...

Or, si Kant en complexifiant le Réel n'a fendu la coquille principiellement que pour montrer son unité sincère, ça ne touche Greta Thunberg que sur la base de sur quoi cet enseignement casseur s'édifie : de la vérité dans son écrin de fausseté ou de mal, que Greta Thunberg l'écologiste simpliste donne à voir en contraste.

Car la vérité vit de la fausseté, de même que le bien du mal, alors que certains écologistes ne l'entraperçoivent pas.

Leur erreur, vous l'avez comprise, tient à ceci de n'admettre aucune prérogative au discours faux, comme si leur discours (c'est-à-dire leur mythe entretenu) n'était pas lui-même faux en soi. (Ce qui, d'ailleurs, se passe de commentaires – on ne guérit que des bien-portants.)

Ce que Kant avait compris inconsciemment, en germe dans sa philosophie. Puisque toute philosophie complexifiante porte en elle la vérité au sein de l'erreur du discours de l'autre. Aussi est-il principal d'admettre cet axiome, sans quoi l'on rate ma pensée et (pire encore) l'on rate la philosophie de Kant, construite devant le phénomène d'émerveillement quant à la complexité du Réel qui, indifférente, donne aussi bien raison à l'un qu'à l'autre.

En fin de compte, Greta Thunberg est utile d'asséner ainsi des idioties alarmantes (en vérité lénifiantes).

Et il faut l'entendre afin de faire feu de tout bois, c'est à savoir s'armer de matière philosophique afin de ne pas refaire la même fructueuse erreur. Car c'est le destin des autres d'en faire, mais pas de ceux qui aspirent à la philosophie à quelque degré que ce soit (et cessons derechef la fausse modestie – nous sommes tous des philosophes, et ceux qui me lisent au pif ont probablement l'heur de l'être au même titre). 

On ne peut qu'espérer que le monde entier le devienne. Une belle conjecture. 

Rien ne garantit néanmoins que cela advienne. En tout cas, il faut voir l'utilité d'un tel événement qui ne dépend d'aucune mesure politique mais du symptôme, je veux dire le symptôme du Réel. Autrement dit à quel titre le Réel nous apparaît « réellement  » au travers de la Réalité (le discours arrangeant que nous nous faisons du Réel).

Alors pourquoi ne l'admet-on pas ?

C'est un vrai sujet d'étonnement. Pourquoi cela advient-il comme ça et pas autrement ? Pourquoi chez moi la source d'un tel mystère ? Il faut insister ici sur la valeur des opposés. 

En fait, les conditions de son propre discours a permis à Kant de bâtir une philosophie presque contradictoire, où la Réalité apparente n'était pas le Réel, où il y avait donc une manière de gros choc entre deux éléments de l'observation. Divisés ainsi, le Sujet et l'Objet ont été la cause d'un sacré remue-ménage. De sorte qu'en définitive, l'Objet est sujet à caution, et le Sujet est l'objet de divergences. Rien n'est en place et en s'effondrant un système remplace aussitôt un autre.

Prenez l'image du vélo à toute vitesse pour apercevoir le Réel : une mouvance qui a besoin de sa dynamique pour rester stable.

Voilà l'essence de la philosophie : une vélocité d'un dynamisme impliquant et la vitesse et la pesanteur. Car le dynamisme n'est pas le fluidisme, mais la vérité d'un seul corps de doctrine dont les principales parties sont l'esprit et la matière, par quoi vous déduisez la dualité du reste. Le Duel s'unifie vers l'Oméga d'un point innommable. Le secret de Kant : que le Duel s'enracine profondément dans toutes choses si bien que le paradoxe arrive. Quelle vraie philosophie en-dehors ?

La philosophie, en vérité, s'acclimate du Duel pour en produire un Un. On vit comme ça : qui ne sait que le mal a besoin du bien pour prendre de la vigueur, et inversement ? Et qu'en est-il de la Vie et de la Mort, mon Dieu, sinon que l'une vit au dépend de l'autre, et est l'autre aussi ?


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20 réactions à cet article    


  • sls0 sls0 26 avril 18:19

    Que de mots employés pour avoir un message aussi creux.


    • baldis30 27 avril 09:28

      @sls0

      bonjour,
      plus vous vous creuserez la cervelle pour comprendre le texte , plus vous accroîtrez l’horizon du trou noir qui est en vous ... est-ce clair ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 26 avril 19:14

      Quand je pense que Rosemar plaide que des « philosophes » comme ça, il en faut !


      • baldis30 27 avril 09:36

        @JC_Lavau

        bonjour, 
         contrairement à votre attitude la position que vous dénoncez trouve une parfaite justification dans une démarche intellectuelle programmée afin de procéder à l’éradication d’une pensée philosophique délétère pouvant provoquer des délires et hallucinations préjudiciables au maintien d’une domination totalitaire d’une élite auto-proclamée. 
         OUF , j’ai réussi à faire une phrase de quatre lignes sans virgule ni signification : reprenez votre souffle et prévoyez la mise au chômage de tous les profs de philo !


      • amiaplacidus amiaplacidus 27 avril 15:16

        @baldis30

        C’est parfaitement déloyal ce que vous faites. Philosopher sans avoir fait de longues études, retirer leur raison de vivre aux moulins à paroles creuses.


      • Laconique Laconique 26 avril 20:19

        Il est impossible d’être kantien dans le monde d’aujourd’hui. La liberté kantienne (autonomie du vouloir) est inconcevable pour l’homme moderne.


        • Jean De Songy Jean De Songy 26 avril 22:43

          GogochoVox c’est vraiment l’entre-soi de la nullité, ici pontifiante en plus pour rien dire du tout...

           

          Pour monter un peu le niveau sans se branler comme un gocho bobo :

           

          Le positionnement par rapport à l’objet, source de la dialectique :
           
           La connaissance d’un objet ne peut se réduire à ce que nous savons de cet objet, bien qu’habituellement nous considérions un objet tel qu’en lui-même. En effet, dans la connaissance sont aussi contenus le je qui sait et la relation que nous entretenons avec lui, c’est-à-dire la conscience que nous en avons. Pourtant, lorsque nous ne sommes attentifs qu’à l’objet, nous n’avons pas la conscience du savoir même qu’est cette conscience ; l’attitude naturelle chosifie, cela veut dire plus simplement qu’elle considère l’objet comme s’il était réellement extérieur à la relation que nous entretenons avec lui. Cela nous donne deux manières de concevoir un objet quelconque ; ces manières sont des perspectives philosophiques fondamentales :-
           
          - Le réalisme voit l’objet comme une réalité étrangère, objet posé hors de nous simplement tel qu’il est ;
          - L’idéalisme fait au contraire de la conscience un élément essentiel de la constitution du savoir : la conscience, par son activité, pose le monde et donc le détermine en partie ou intégralement.
          - La philosophie étudiera ces déterminations subjectives de la connaissance, i. e. la relation même dont nous venons de parler. Cette relation a deux dimensions :

          • quand la conscience est savoir d’un objet intérieur ;
          • quand la conscience est savoir d’un objet extérieur, soit que l’objet soit simplement donné, soit qu’il soit produit par la conscience.

          Kant :

           

          Kant dénie la possibilité d’une connaissance immédiate qui, croit-il, nous dit tout au plus que quelque chose est, mais non pas ce que cette chose est. Kant commence l’introduction de la première Critique en posant que toute connaissance commence avec l’expérience mais n’en dérive pas nécessairement (nous pouvons juger à priori sans expérience aussi).

          La réponse de Kant au problème de la connaissance peut être paraphrasée dans le point de vue selon lequel la perception des objets est rendue possible à travers l’interaction de la sensation et de l’entendement, qui développe les contenus du divers sensible en objets d’expérience par le truchement de la perception, via différente acquis génétiques pour trier et organiser les sens et comprendre, notion d’espace, temps, causalité etc. qu’il appelle esthétique et logique transcendantales, catégories. Cette idée suggère que le problème de la connaissance est en fait résolu, sur le plan de la conscience, par la perception des objets (définitivement incomplète). Si tel était le cas, alors l’empirisme, au moins dans sa formulation kantienne, serait une approche convaincante. Mais elle implique une fixité « génétique » par une limite de l’entendement humain où la chose en soi reste hors de portée.

           

          Hegel :

           

          Il affirme que la perception décrite par Kant ne répond à la question de savoir ce qu’est un objet au prix de sa « désintégration » en une pluralité de qualités, couleurs, formes, catégories, décomposition et universalisation/essentialisation des objets, universaux que sont les mots du langage. Il n’y a pas de science du singulier dit Aristote, l’homme classe le réel en choses entrant dans une typologie, comme le fait une IA..., le chien, le caniche alors que tous sont différents du pt de vue de la chose-en-soi, mais le monde des idées de Platon prédomine. « L’Entendement n’expérimente que lui-même », célèbre formule d’Hegel. Alors la connaissance de l’objet passe par la connaissance de la conscience concevant l’objet, c’est l’idéalisme objectif. Dans ce mouvement historique, le concept, l’objet et la connaissance de la conscience comprenant l’objet est dans un mouvement dialectique, qui tour à tour, en spirale, nie la forme de l’objet par l’expérience empirique et les catégories de l’entendement dans la conscience dans une seconde négation (la théorie scientifique), bouclage sans fin historicisé jusqu’à l’esprit absolu de la connaissance vraie. La chosification séparatrice instinctive de l’homme est niée, et la Vérité apparaît comme le Tout du réel. Le Tout est rationnel mais intriqué. Et l’essentialisation de l’homme en singuliers est tjrs fausse, car le singulier dépend de la totalité. C’est le monde « inversé » de Hegel : le monde de la chose-en-soi est l’inverse du monde intuitif. Les fentes de Young et l’électron par ex : semblent séparés et pourtant liées. Et ce qui semble séparé, les planètes du système solaire par ex, est lié par l’espace temps, le « calme domaine des lois ».


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 avril 23:09

            Greta Thunberg est une trisomique qui veut réussir.


            • rugueux 27 avril 09:54

              @Aïta Pea Pea

              Greta Thunberg a affectivement une belle gueule de trisomique viking...


              • Louise Louise 27 avril 17:44

                @ rugueux et Alta Pea Pea :


                Je ne sais pas à quoi ressemblent vos gueules, mais il est clair qu’elles ne reflètent pas la délicatesse...

                De plus, vous êtes incapables de faire la différence entre la trisomie et l’autisme d’Asperger. Greta est certainement beaucoup plus intelligente que vous deux réunis !



                • foufouille foufouille 27 avril 18:24

                  @Louise
                  c’est du second degré ........


                • JC_Lavau JC_Lavau 27 avril 18:31

                  @Louise. Il y a quelque mois, la petite Greta avait douze ans. Elle a pris quatre ans en quatre semaines. Ce qui prouve la grande honnêteté de ceux qui la manipulent.

                  En Afrique, des garnements du même âge que cette garnemine sont armés de kalachnikovs au profit d’un chef de guerre, et ils tuent. Au Mozambique, on en a vu faire le guet devant la case où l’on zigouillait leurs parents. Ce qui prouve que les garnements incarnent la sagesse et le discernement. Des enfants tueurs, Daesh aussi en a utilisé et filmé. Vous n’aviez pas vu ?
                   
                  Des garnements du même âge que cette garnemine se laissent facilement assigner une mission parricide, chargés de rayer de la surface de la Terre un de leurs parents. Ce qui prouve que les garnements aliénés par un aliénateur, ou plus fréquemment une aliénatrice, incarnent la sagesse et le discernement.
                   
                  Plusieurs auteurs et surtout auteuses sur Gorgonavox ont exhalé ici toute leur haine contre les témoins gênants, qui osent s’opposer à l’aliénation parentale des enfants, qui osent s’opposer à ces guerres civiles disséminées :
                  https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-syndrome-d-alienation-parentale-196073#forum4982346
                  https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-tres-controverse-syndrome-d-59616#forum2193976
                  https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/scandale-le-syndrome-d-alienation-200329
                   
                  Sur un autre support, cette aliénée, fidèle de mère en fille à l’aliénation :
                  http://deonto-famille.info/index.php?topic=25.0
                   
                  Ici il s’agit de la guerre civile contre les incroyants, ceux qui en savent beaucoup trop long sur la physique de l’atmosphère et les géosciences, ceux qui sont réfractaires à une escroquerie à l’échelle planétaire. La garnemine sert à cette guerre civile.


                • Louise Louise 27 avril 20:47

                  @JC_Lavau

                  Je ne vois pas bien le rapport entre les enfants soldats et la jeune Greta. Autant que je sache, elle a 17 ans, mais cela fait peut-être quelques années qu’elle se sent concernée par « le climat »...

                  Les enfants-soldats sont des victimes, ce qui ne me semble pas le cas de Greta. 

                  Avez-vous lu le livre de Daniel Tammet ; « Je suis né un jour bleu » ? Il présentait un cas extrême d’Asperger ; sa vie n’a pas été facile.

                  Je pense que les parents de Greta essaient plus de la suivre que de la pousser...

                  On connaît encore trop mal le syndrome d’Asperger. La plupart du temps on n’en connait que les capacités incroyables de calculs extraordinaires dont ces autistes sont capables... Mais, est-ce une chance ?.............


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 avril 21:13

                  @Louise

                  Vouais...des journalistes l’ ont interrogée sur ce qu’elle comprenais en réchauffement climatique d’origine anthropique... Rien nada ...lol . Et pour son asperger c’est plutôt ses parents qu’ils faut interroger de leurs désirs d’exposer leur gamine (fragile) comme ça.


                • JC_Lavau JC_Lavau 27 avril 21:38

                  @Louise. Combien d’escroqueries as-tu démonté dans ta vie ? Combien d’escrocs as-tu fait tomber ?
                  Je ne verrai pas de mon vivant tomber le Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes : Ils ont eu le temps et les financements pour compromettre jusqu’aux sourcils des milliers de scientifiques naïfs.

                  Ces ruses pour compromettre des milliers de scientifiques naïfs

                • JC_Lavau JC_Lavau 27 avril 22:14

                  @Louise. https://www.causeur.fr/greta-thunberg-climat-interview-160485

                  Le journaliste Marc Reisinger relate dans la revue Causeur (surtout si vous n’êtes pas d’accord) sa tentative d’interview de Greta Thunberg.

                  https://www.causeur.fr/greta-thunberg-climat-interview-160485

                  Ayant interrogé de jeunes manifestants des marches pour le climat en France, puis un de leur professeur, il avait pu constater qu’ils ignoraient à peu près tout du climat (de son réchauffement comme de son dérèglement). Il a donc tenté de remonter à la source du mouvement, en Suède, pour tenter d’en savoir plus auprès de l’égérie du mouvement.

                  Elle ne lui a pas répondu et fait signe à ses gardes du corps qui l’ont mise à l’abri des questions indiscrètes.

                  L’article contient une interview d’un professeur qui a appelé ses élèves à manifester. Il a l’air honnête, mais connaissances sur le CO2 et ses relations avec la physique de l’atmosphère sont plus qu’approximatives.

                  Q : taux de CO2 dans l’atmosphère R : ne sait pas. Q : toxicité du CO2 R : ne sait pas. Q : Utilité du CO2 R : sait que le CO2 est indispensable pour les plantes. Q : Comment expliquer les effets de l’augmentation du CO2 sur le réchauffement. R : couche d’ozone (!).

                  C’est tout de même très inquiétant de voir des personnes aimables mais totalement ignorantes embrigader des enfants pour les persuader que leur avenir est menacé et qu’il faut dépenser 80.000 milliards d’euros en dix ans pour faire diminuer la température (d’un millième de °C) en interdisant l’accès à la principale source d’énergie de l’humanité.


                • Le Gaïagénaire 28 avril 18:57

                  @JC_Lavau 27 avril 18:31

                  « La garnemine sert à cette guerre civile. »

                  Je propose que cette vilenie d’aliénation parentale soit plutôt étiquetée par l’expression : guerre si vile


                • rugueux 28 avril 12:44

                  @louise

                  Alors ma louloute on fait chauffer ses hormones...

                  Ainsi comme cela la petite Greta serait Asperger ? Comment le sais-tu ? A-t-elle publié son dossier médical ? Les journalistes l’ont mentionné ? Alors c’est surement vrai...

                  Et tous les asperger seraient des génies méconnus façon Rain Man ?....Ou mieux encore des Daniel Tammet...

                  C’est une enfant manipulée par ses parents, suffit de voir la lamentable tentative d’interview où sa m^ère vient l’extraire des griffes d’un vilain journaliste...Cette gosse en saurait plus sur le climat qu’un Marcel LEROUX par exemple ?...Et je suis certain qu’elle a au moins des dizaines de publications scientifiques à son actif....et je suis tout aussi certain que vous saurez nous dire lesquelles....

                  Je vous rappelle que notre petite mongolienne est une ENFANT....Du latin « in farer » ....celui qui ne sait manifester sa pensée par la parole....

                  Il n’y a rien à ajouter à cette lamentable mascarade à l’usage des de la boboïtude climato-crédule....


                  • JC_Lavau JC_Lavau 29 avril 18:28

                    Comparons avec le temps de maturation qu’il fallu à Charles VII.

                    Le futur Charles VII est né dans la nuit du 22 février 1403. Il était le quatrième dauphin, sur une lignée de douze enfants. Le premier dauphin ne vécut que six ans.
                    Marie d’Anjou naquit le 14 octobre 1404.

                    Se défiant amplement des Armagnacs comme des Bourguignons et des anglois, Yolande d’Aragon décida de jouer la carte de la France.
                    Début décembre 1413, elle vint à Paris à l’hôtel Barbette et négocia avec Isabeau de Bavière les fiançailles de Charles et de Marie.
                    La cérémonie se déroula peu après au Louvre. La petite fiancée avait neuf ans, et le fiancé moins de onze ans.
                    En février, Yolande d’Aragon emmena les deux enfants en Anjou, et les abrita au château d’Angers. Elle traita Charles comme ses cinq enfants, c’est à dire fort bien, et avec une excellente instruction.

                    Le 25 octobre 1415, le piètre connétable d’Albret perdit la bataille d’Azincourt, où les français eurent sept mille tués.
                    Les dauphins Louis de Guyenne en 1415, puis Jean de Touraine en 1417 moururent dans des circonstances mystérieuses. Charles comte de Ponthieu devenait dauphin, à quatorze ans.
                    Dans la nuit du 28 mai 1418, le bourguignon Villiers de L’Isle Adam pénétra par surprise dans Paris. Le prévôt Tangy du Chastel fut assez prompt pour exfiltrer le jeune Charles vers la Bastille puis sur Melun.
                    Le dauphin se replia à Bourges, puis visita plusieurs villes afin de rétablir puis conforter son autorité. Marie d’Anjou ne fut délivrée qu’en septembre 1418 par Jean sans Peur de Bourgogne, et amenée par le duc de Bretagne à Saumur où résidait le dauphin.
                    A peine arrivé à Bourges, Charles avait convoqué les gens de guerre, et les garnisons armagnacques furent renforcées. En novembre, il reprit les châteaux de Sully et d’Azay, puis la ville de Tours.
                    Trop inquiet de son avenir sous l’anglais Henry V, Jean sans Peur fut obligé de se réconcilier avec le dauphin régent, ils se rencontrèrent le 8 juillet 1419 à Pouilly, puis le 10 septembre 1419 sur le pont de Montereau. Là le coupe-gorge tourna au désavantage de Jean qui fut tué d’un coup de hache.

                    Toujours préoccupée de sa cassette et de ses intérêts personnels, Isabeau de Bavière proposa le trône de France à Henry V. Le 20 mai 1420 est signé le traité de Troyes, qui déshérite complètement Charles VII. Il a alors 17 ans.

                    Longtemps différées en raison de la précarité politique et militaire du royaume, les noces de Charles et de Marie sont célébrées à Bourges en août 1422. Marie n’a pas encore 18 ans, Charles en a 19.
                    Henry V meurt à 35 ans, le 31 août 1422, ce qui met fin à sa campagne. La régence du royaume fut confiée à Lord Bedford.

                    Saisi d’une fièvre quarte, Charles VI expira le 21 octobre 1422. Charles VII attendit le 30 octobre pour prendre le titre de roi de France, à la cathédrale de Bourges.
                    Les affaires militaires continuèrent de tourner mal pour les français... Quand surgit à Chinon le 23 février 1429, Jehanne la petite barroise robuste, qui se surnommait la pucelle. Elle était voyante, et portait une foi à déplacer les montagnes. Quelques jaloux, notamment la Trémouille, firent le maximum pour brider et surtout dénigrer ses faits militaires. Le 17 juillet 1429, la foi de Jehanne, pour ne pas dire sa virilité, ayant multiplié les ralliements miraculeux en cours de route, Charles est sacré à Reims. Mais le 24 mai 1430, Jehanne est capturée devant Compiègne, et sa passion commence.

                    Il fallut encore attendre juin 1433 pour que des comploteurs débarrassent enfin Charles VII de son favori la Trémouille, un des plus nuisibles parasites que la France ait portés. Alors seulement, à trente ans et demi, Charles prit la stature d’un grand roi. La décision de Yolande d’Aragon de faire de ce gamin un grand homme d’état avait mis près de vingt ans à se réaliser pleinement.
                    Soyez patients : tant de maturations sont lentes, l’important est qu’elles aboutissent.
                    Avant de mourir, une des dernières satisfactions de Charles VII est de faire aboutir le procès en réhabilitation de Jehanne ; la procédure avait duré presque six ans, et se conclut le 7 juillet 1456.

                    A comparer avec les les douze ou seize ans (ça change très très vite) de la marionnette de la dictature de l’émotion.

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