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Accueil du site > Tribune Libre > Grèves SNCF : la presse déraille

Grèves SNCF : la presse déraille

BFM TV, le JDD, les éditorialistes... Les chiens de garde sont bien là, à défendre le pouvoir politique, à désinformer ouvertement pour tenter de convaincre les téléspectateurs. En effet, la bataille de l'opinion publique est au cœur des réformes libérales explosives.

 

Une phrase presque anodine, la présentatrice (journaliste ?) Florence Dupratsur BFM TV, ose le 1er avril à 20h23 : "53% des sondés pensent que le grève n'est pas justifié [...] Ce qui est inquiétant c'est que cela s'effrite." Voici une formule typique d'une tentative insidieuse d'orientation de l'opinion publique.

Plus tard, elle poursuivra avec une tournure choc, digne d'un professionnel de la communication de La République en marche : "il faut dire que le statut des cheminots nous coûte 4 milliards d'euros par an". Plusieurs choses à noter avec ce sophisme. Avec le "nous", Florence Duprat utilise la sollicitation pour provoquer chez le téléspectateur un sentiment de colère et de dégoût. Le cheminot serait l'autre, cet autre qui profite du "nous", le téléspectateur. Le cheminot coûte trop cher au "nous", plusieurs milliards ! L'animatrice va même délicieusement gonfler le chiffre pour lui donner une rondeur. 4 milliards ! Néanmoins, peut-on dire que le statut du cheminot nous coûte réellement 4 milliards ? En réalité, le chiffre est plutôt de 3,2 milliards si l'on croit France 2 - voire 3,3 ou 3,5 pour les fourchettes les plus hautes selon d'autres experts (mais bon, autant arrondir à 4 plutôt que 3).

Et puis, il y a ce non-dit qui est en réalité une désinformation (volontaire ?) de la présentatrice Florence Duprat. En réalité, les 3,2 milliards de coût du "cheminot", n'est pas totalement lié à son statut. D'une, il est dû au régime spécial de retraite. Certes, je comprends que sa question aurait été alourdie en ajoutant cette incise, le témoin, malgré tout, d'une plus grande rigueur. De deux, comme le signale le service désintox de Libéce coût est avant tout dû au faible nombre d'actifs à la SNCF, trop peu nombreux pour cotiser pour leurs retraités. Pour faire bref (plus de détails ici), même si le statut de cheminot était supprimé, le cheminot aligné sur un régime général du privé serait toujours un coût pour le contribuable. Son statut n'y est donc pour rien.

Par ailleurs, les plus enthousiastes sur la réforme, comme le député macroniste LREM Jean-Baptiste Djebbari évitent désormais de se lancer dans la chasse au statut du cheminot pour expliquer la dette de la SNCF. Honnêteté intellectuelle oblige, le statut du cheminot n'est absolument pas responsable de celle-ci. Il est ainsi - enfin - admis que la dette est avant tout la conséquence d'une dette d'Etat et non de la SNCF. Un Etat qui a fait joujou avec certains projets pour la gloire comme les lignes LGV, dont certaines ont été clairement laissées à l'abandon (exemple : la ligne Rhin-Rhône). 

 

Le JDD tente de caricaturer la contestation sociale

 

En outre, que dire du JDD, avec sa "une" racoleuse la veille de la première grève perlée, qui pose une question à peine orientée, en affichant une photo du patron de la CGT Philippe Martinez : "Cet homme va-t-il bloquer la France ?" Pourtant, qui est responsable du blocage ? Est-ce les syndicats ou un gouvernement qui agit de manière brutale, veut une réforme libérale rapidement et avoue, à demi-mot, que les concertations avec les syndicats ne serviront qu'à justifier un semblant de dialogue ? Et puis, contrairement à ce qu'affirme le JDD, Philippe Martinez est-il réellement à la manœuvre ? Effectivement, plus de quatre syndicats ont appelé à faire grève, SUD-rail semble être le plus revendicatif d'entre eux. Problème pour le JDD : il n'y aucun moustachu et image d'Epinal du syndicaliste gaucho au sein de Sud. Aussi, chose embêtante, les porte-parole syndicaux de SUD-rail s'expriment plutôt bien, avec un discours posé qui fait régulièrement mouche (Bruno Poncet ou Fabien Villedieu sont deux exemples qui l'illustrent). Leur offrir une "une" aurait été plutôt contre-productif pour le JDD.

 

La Croix vante (encore) le modèle allemand sans connaître le sujet

 

Subtil ou pas la presse va souvent dans le même sens. La Croix titre le 2 avril : « Grève, l'exception française » et met en exergue le sempiternel modèle allemand. Ce modèle qui offre des jobs à 80 centimes de l'heure et qui a vu la petite mise en concurrence de ses transports être un échec (les prix des trains sont généralement supérieurs et une ligne Karlsruhe à Bâle a été fermée pendant plusieurs mois pour défaut d'entretien). Pourtant La Croix y voit une réussite et un "contre-exemple parlant"...

D'autres éditorialistes, commentateurs ou animateurs tombent dans le tourbillon d'inepties gratuites que ce soit dans Les Echos, sur LCI avec David Pujadas ou Yves Calvi sur Canal+. Ils emploient, comme Florence Duprat, un lexique soigneusement choisi pour mieux influer sur les esprits. Car cette presse a choisi son camp.

 

La presse "mainstream" veut poursuivre la marche libérale

 

Il est celui du capitalisme libéral. Depuis plusieurs années, elle tente logiquement de défendre Alain Juppé (souvenons-nous de la Juppémania) et Emmanuel Macron.

Vous remarquerez que les débats de fond concernant les projets de réforme sur la SNCF ou de la fonction publique sont difficiles. Logique, régulièrement la presse matraque le débat pour justifier les réformes. On écarte la profondeur pour privilégier le stimuli chez le téléspectateur. Par exemple, va-t-on détailler les exemples désastreux de l'ouverture à la concurrence des transports publics chez les voisins ? Non. Va-t-on expliquer que les Régions, subissant une nouvelle baisse de dotations de l'Etat, n'auront pas assez de moyens pour financer les lignes régionales et locales que l'Etat va leur déléguer ? Non. Va-ton détailler les conséquences de la transformation de l'entreprise SNCF en société anonyme, ce qui laissera la porte ouverte à une privatisation par une augmentation de capital ? Non. En revanche, ces médias veulent provoquer l'émotion : les cheminots sont des privilégiés avec un statut, la SNCF coûte cher à chaque citoyen, les concurrents du privé offriront de bas prix, etc. 

Ce système médiatique a bel et bien compris que la bataille de l'opinion publique sera centrale pour "casser" certains droits, en tentant d'obtenir le consentement des autres citoyens, particulièrement les salariés du privé, alors que ceux-ci seront possiblement leurs prochaines cibles. Dans la continuité des lois travail El Khomri (2016) puis des ordonnances de Muriel Pénicaud (présentées le 31 août), le pouvoir n'en n'attendait pas tant. La presse la plus visible est en phase avec ce pouvoir. Peut-on alors encore parler de journalisme ?

Les premiers concernés par cette connivence : la presse dite "mainstream", c'est à dire les principaux canaux d'information qui, à peu de choses près, ont toute la même ligne éditoriale : pro-UE, pro-libérale, fan des Trudeau, Renzi (et logiquement des centristes français d'E. Macron à Alain Juppé)ou de Hillary Clinton, et donc automatiquement favorable à la fin d'un droit du travail à la française,d'une voix économique particulière. Evidemment, il y aura tout un vocabulaire adapté pour faire passer les régressions : le progrès, la modernité, l'évolution, la réforme, le modèle allemand ou anglo-saxon (au choix), la performance, la compétitivité, la libre-concurrence, etc. Le but ? Toutes ces politiques entraînent un destin tracé et taillé sur mesure pour ceux qui les promeuvent  : la hausse des inégalités avec un enrichissement des classes les plus favorisés. Les classes moyennes, aujourd'hui éclatées en plusieurs catégories, et les classes populaires sont considérées comme des coûts et non des plus-values pour l'entreprise. Les actionnaires, les rentiers, les héritiers et les hauts salaires-spéculateurs ne considèrent pas, au XXIe siècle, l'entreprise comme une entité sociale. Elle est avant tout financière et dotée de coûts qu'il faut réduire pour dégager un maximum de marges. Pour les journalistes aux bas salaires, ceux-ci veulent flatter leur hiérarchie et vont être les plus ardents défenseurs de toutes les réformes libérales. Il y a bien des exceptions, mais trop rares.

 

Une lumière dans l'ombre médiatique "mainstream" : Pascal Praud

 

 Revenons au débat : là où ces journalistes ou commentateurs seront moins euphoriques, ce serait sur l'éventuelle remise en cause de la niche fiscale des journalistes. Je peux d'autant mieux en parler, que moi-même je suis bénéficiaire de cette niche, mais je me garde bien, pour ma part, d'attaquer les droits des autres salariés. Bref. Peut-être une exception à la règle car convenons-en, il faut des exceptions pour confirmer une règle. Je félicite Pascal Praud pour son honnêteté sur le sujet. Lui, qui est pourtant l'une des figures de l'un des médias "mainstream", CNEWS. Lui-même l'avoue courageusement : son opinion a changé après les débats. Il considère désormais le transport public comme un monopole public naturel.

 

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154 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 5 avril 09:49

    Bonjour, Maître Jonas

    Globalement d’accord avec vous. Encore qu’il faille relativiser le poids de médias comme BFM TV qui ne pèsent quasiment rien. Mais il est clair que la majorité des grands médias et de leurs éditorialistes sont plutôt en soutien du gouvernement que des grévistes.

    Une petite précision : chez les conducteurs, Sud-Rail n’a qu’une position marginale contrairement à l’UNSA.


    • jmdest62 jmdest62 5 avril 17:01

      @Fergus
      Salut
      "Mais il est clair que la majorité des grands médias et de leurs éditorialistes sont plutôt en soutien du gouvernement que des grévistes.« 
      Cela se sent bien , aux actus télévisées , si l’on est attentif aux petites remarques et/ou commentaires fielleux des »présentateurs de nouvelles" qui osent encore s’appeler journalistes.
      °
      Pour aider à repérer le phénomène je conseille de lire sans modération ce texte plein d’humour d’henri Maler et Yves Rebours  : LEXIQUE POUR TEMPS DE GREVES
      @+


    • V_Parlier V_Parlier 5 avril 17:09

      @jmdest62
      Le jour où le parti pris des médias officiels sera aussi modéré quand ils traiteront des sujets d’actualité internationale, je serai rassuré smiley Parce-que sur France Info la couverture des grèves reste très consensuelle.


    • Le421 Le421 5 avril 20:19

      @Fergus
      comme BFM TV qui ne pèsent quasiment rien

      Ils appliquent la technique Goebbels, comme le FN.
      Répétée cent fois, une connerie devient une vérité dans l’esprit des gens simples.


    • Lugsama Lugsama 6 avril 14:11

      @Le421

      Pèse tellement rien qu’elle est devenu la première chaine d’information en partant de rien en un temps record. Que vous n’aimez pas est une chose, ce qu’en pense l’ensemble des téléspectateurs français et la réalité de l’audimat en est une autre.

    • Konyl Konyl 5 avril 10:06

      Vous désinformez de la même manière que ce que vous critiquez.
      https://www.senat.fr/rap/r09-732/r09-7321.pdf Voici ce que dit le Senat, est- également un média ultralibéral ?
      Lisez le calcul de la pension de retraite, c’est très simple à comprendre page 16 et 17.

      De plus l’avancement automatique est un vrai fléaux pour la motivation, c’est juste là pour garantir une retraite bien confortable même si vous n’avez rien foutu.


      • Fergus Fergus 5 avril 11:59

        Bonjour, Konyl

        Dans les entreprises de service public, l’avancement a cessé d’être automatique depuis au moins 2 décennies !

        Dans certains cas, il est conditionné à une mobilité. Dans d’autres, l’automaticité ne s’applique plus que dans les cas de service irréprochable constaté lors des entretiens d’évaluations annuels.


      • Konyl Konyl 5 avril 12:25

        @Fergus
        Si, c’est en place pour les cheminots :

        https://www.franceinter.fr/info/sncf-reforme-rapport-spinetta


      • Djam Djam 5 avril 13:10

        @Konyl
        Est- ce une raison pour accepter le délire capitaliste des gouvernances françaises ?
        Modifier un régime de retraite par trop avantageux vis-à-vis de tous les gueux du privé qui vont pleurer leurs vieux jours, nécessite-t-il que l’on détruise par pulvérisation l’un des tous derniers grands services du pays ?

        A l’évidence, non. Ce ne sont pas les retraites des cheminots qui plombent l’entreprise mais la succession de réformes imbéciles qu’elle subit depuis plusieurs années. Chaque petit pseudo président, de Sarko l’agité à Macron l’acteur manqué en passant par Hollande le grassouillet, impose par mensonges et violence institutionnelle la privatisation par morceau de la SNCF.

        Va falloir encore combien d’année d’éducation populaire pour que la masse française, ravagée par l’aculturation généralisée et hantée par le rêve artificiel américain, comprenne enfin que la dette colossale du pays ne vient pas des retraités trop « riches », des cheminots « privilégiés », des intermittents « profiteurs », des infirmières « pas assez rentables », des chômeurs qui « roupillent »... mais tout simplement du délire économiste imposé par l’UE derrière laquelle se planque à peine l’état d’esprit psychotique anglo-américain, protestant et proche d’une communauté qui fonctionne pareillement.

        L’endettement des peuples, c’est cela qui ruine les pays partout. L’objectif ? : anéantir les Nations au profit de petites entités régionales facile à mater. Objectif pratique ? : imposer partout :
        1/ le droit privé américain
        2/ imposer les lois des multinationales privées

        Comment ? En vendant tous les services sociaux publics aux multnationales. Peu d’investissement, beaucoup de rentabilité par l’exploitation jusqu’à la mort de chaque entreprise publique transformée en unité de Profit. Si elle supporte, ça donnera pour la SNCF, le n’importe quoi actuel des trains anglais, mais les financiers s’en foutent ils ne prennent jamais le train. Si elles ne supportent pas, on les transforme en un ramassis de micros entreprises prêtes à bosser 24h sur 24h pour survivre.

        Alors, BASTA ! les chouineurs qui pleurent leur mère dès qu’ils ne peuvent plus suivre le petit train train habituel. Soutenir les cheminots est un acte de résistance ! Mais on aura également compris que RESISTER aujourd’hui en France a été habilement assimilé à FACHISER ! La connerie n’a pas de limite et elle se manifeste quotidiennement chez les nombreux journalistes collabos et les vrais privilégiés que sont les irresponsables malveillants dans les couloirs de cette hydre qu’on appelle la république.


      • Konyl Konyl 5 avril 13:35

        @Djam
        Heu pardon mais là c’est vous qui chouinez : Bouhou le vilain capital, bouhou les méchants clients SNCF qui ne nous aiment plus.

        Je suis pour le partage des richesses, pour la taxation des flux financiers, mais essayer de faire passer la grève de ces tocards de cheminots grévistes pour une lutte générale est une immense plaisanterie et un sacré mensonge. Si ils militaient contre la dette ils seraient en grève toute l’années, non ici c’est bien le statut qui les fait bouger et il est grand temps que ça changent.


      • Pere Plexe Pere Plexe 5 avril 15:00

        @Konyl
        Le rapport du sénat explique que les cheminot doivent faire 172 trimestre pour avoir une retraite à taux plein. Comme dans le privé.
        Et qu’a défaut la retraite est minorée.
        Oui le calcul n’est pas le même que dans le privé : il est plus avantageux...si on « oublie » de dire que le salarié du privé à droit a une retraite complémentaire à laquelle n’aura pas droit le cheminot.


      • Konyl Konyl 5 avril 15:30

        @Pere Plexe

        Les modifications entrées en vigueur le 1er juillet 2008 :

        - la suppression de la mise à la retraite d’office à l’initiative de l’entreprise,

        - le passage progressif, suivant un critère générationnel, de 150 trimestres (37,5 ans) à

        164 trimestres (41ans) au 1er juillet 2016 pour bénéficier du taux plein (75 %),


      • Konyl Konyl 5 avril 15:39

        @Pere Plexe
        Pour avoir un taux plein de 75% !
        https://www.la-retraite-en-clair.fr/cid3198285/retraite-agents-sncf.html#la pension a taux plein

        Le privé sans complémentaire, c’est 50%, calculé sur les 25 meilleurs années.
        https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14044


      • Pere Plexe Pere Plexe 5 avril 16:44

        @Konyl
        C’est bien de mettre des liens.

        C’est mieux de les lire !

        « durée de service pour le taux plein de 75% » né à partir de 1973 :172 trimestres"

        Si l’agent n’a pas validé, au moment de sa retraite, le nombre de trimestres de service SNCF requis, sa pension est réduite au prorata. Elle est donc calculée ainsi : Salaire mensuel des 6 derniers mois x 75% x (durée validée à la SNCF/durée d’assurance de référence à la SNCF)

      • Pere Plexe Pere Plexe 5 avril 17:01

        @Konyl
        Le privé sans complémentaire, c’est 50%, calculé sur les 25 meilleurs années. 

        Oui
        Et avec la complémentaire qui rappelons le est obligatoire ?
        La complémentaire représente environ un quart à un tiers de le pension totale.
        Soit pour un tiers 50/66x100=75% du salaire.

      • Fergus Fergus 5 avril 17:31

        Bonjour, Pere Plexe

        Absolument ! Il faut tordre le cou à ce bobard consistant à dire qu’il y a une différence entre public et privé sur le taux plein de la pension : il est bien de 75 % dans les deux cas !


      • Salade75 5 avril 18:25

        @Fergus
        Mais pas de 75% de la même chose !
        25 meilleures années ou 6 derniers mois (dans le public, les derniers mois sont toujours les meilleurs, ce qui n’est pas le cas dans le privé), ce n’est pas pareil ...


      • Salade75 5 avril 18:26

        @Fergus
        et encore une fois, si ce statut est si désavantageux, ou sans aucun avantage, pourquoi ne pas demander à tout de suite pouvoir profiter de celui des autres ?


      • Fergus Fergus 5 avril 19:13

        Bonjour, Salade75

        Les 25 ans vs les 6 derniers mois sont effectivement devenus à l’avantage du public dans les deux dernières décennies, c’est indéniable. Mais cela n’a pas toujours été le cas : il fut un temps où les salaires médians du privé étaient meilleurs que ceux du public, ce qui équilibrait les choses.

        Pour ce qui est des « avantages », c’est Besançenot qui a raison en soulignant « On est toujours le cheminot de quelqu’un ». Et de fait, des avantages de branche, de catégorie ou même d’entreprise, il y en un peu partout. Mais ce ne sont pas les mêmes, et si l’on est prompt à dénoncer ceux des autres, on fait mine de ne pas voir ceux dont on bénéficie. Je parle là évidemment des grandes entreprises, pas des PME et PMI. Quoi que...


      • Le421 Le421 5 avril 20:22

        @Konyl
        L’avancement automatique.

        Je l’ai bien connu à l’armée.
        Dans ma spécialité, personne ne partait.
        Conclusion, avec des notations d’adjudant-chef, j’étais sergent-chef à 16 ans de service.
        L’avancement automatique...
        Chez les hauts fonctionnaires, sinon !

        Y’a la marmotte aussi. Celle qui plie le chocolat dans le papier alu.


      • Festivus Festivus 5 avril 21:03

        @Konyl

        Vous êtes pour un partage des richesses ?
        Manifestement, ce n’est pas cette réforme qui donnera plus de richesses au plus pauvre ni quelques années de plus en bonne santé aux retraités ouvriers. 
        Je crois que vous auriez dû préciser que vous êtes pour un partage des richesses entre riches, votre propos eut été plus honnête.

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 avril 02:26

        @Fergus

        Bonjour

        Rome, ni quoi que ce soit qui ait joué un rôle important, ne se bâtit ni débâtit en un jour.... , mais tout passe. Je crois que derrière cette question des cheminots, il y plus. Je crois que e premier mandat du Président se terminera par un réfrendum sur une transformation radicale du rôle et de la place du syndicalisme. 

        Comment evoluera la notion de solidarité dans un marché du travail tertiaire... quand les interets d et tous sont subtilement distincts et que l’Individualisme est la norme ?

        Pierre JC

         ....

      • magma magma 6 avril 07:27

        @Salade75
        6 mois ou ils s’auto augmente pour en prendre le plus possible


      • magma magma 6 avril 07:27

        @magma
        augmentent


      • Konyl Konyl 6 avril 08:50

        @Festivus
        Quel est le rapport entre la réforme du statut des cheminots et les pauvres ?
        Je crois que vous êtes trop à gauche, je ne suis pas riche, loin de là, vous êtes parfaitement stéréotypé, ça fait quoi d’être comme tout le monde ?
        Comme si on avait pas le droit d’être pour la révision d’un statut, mesure parmi d’autres, heureusement, et en même temps de dire qu’il est important de partager les richesses, avec les plus faibles. Les plus faibles, je ne parle pas des cheminots hein :)


      • Konyl Konyl 6 avril 08:58

        @Pere Plexe

        Je fais une recherche (ctrl + F) dans le document et « 172 », ne renvoi rien :
        Indiquez le numéro de page et la ligne...

        LES PRINCIPALES MESURES DE LA RÉFORME DE 2008

        1) Les dispositions spécifiques du régime restées inchangées :

        • Les âges d’ouverture des droits :

        50 ans pour les agents de conduite  ;

        55 ans pour les autres agents.

        • Le taux maximum de liquidation de la pension : 75% pour une carrière complète

        (pouvant être porté à 80% avec les bonifications).

        • Le traitement de référence pour le calcul de la pension est basé sur la rémunération

        des six derniers mois.

        2) Les modifications entrées en vigueur le 1er juillet 2008 :

        - la suppression de la mise à la retraite d’office à l’initiative de l’entreprise,

        - le passage progressif, suivant un critère générationnel, de 150 trimestres (37,5 ans) à

        164 trimestres (41ans) au 1er juillet 2016 pour bénéficier du taux plein (75 %),

        - l’instauration d’une décote (entraînant une minoration de pension) et d’une

        surcote (entraînant une majoration de pension),

        - l’indexation des pensions sur les prix à compter du 1er avril 2009,

        - la suppression des clauses discriminatoires hommes/femmes :

        􀁸 la possibilité d’attribution (sous certaines conditions) d’une pension aux parents

        de trois enfants (et non plus aux seules mères de famille),

        􀁸 l’alignement des modalités d’attribution des pensions de veufs sur celles des

        veuves,

        - la pension devient quérable : il appartient à l’agent de demander à la caisse la

        liquidation de sa pension en précisant la date d’entrée en jouissance (cela signifie que la date de

        liquidation de la pension peut être distincte de la date de cessation de fonctions à la SNCF),

        - la possibilité de bénéficier d’une pension proportionnelle servie par le régime spécial

        dès lors que l’on compte 1 an de service (au lieu de 15 ans de service auparavant),

        - le décompte des services valables pour la retraite en trimestres (et non plus en

        années, mois, jours),

        - la possibilité de validation gratuite de périodes non travaillées (disponibilité, temps

        partiel) pour élever un enfant,

        - la possibilité de rachat d’années d’étude (dans la limite de 12 trimestres),

        - la possibilité de départ anticipé pour les agents handicapés (incapacité permanente

        d’au moins 80 % ou présentant un handicap lourd) ou présentant un taux d’IPP > ou = à 66 %

        suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle,

        - la création d’une pension d’orphelin (attribuée en sus de la pension de réversion)

        de 10 % par enfant dans la limite de 100 % de la rémunération de base.


      • Enabomber Enabomber 6 avril 11:36

        @Pierre JC Allard
        La guerre de tous contre tous, rien de tel pour dominer un peuple.


      • Salade75 6 avril 12:29

        Bonjour @Fergus,
        je trouve votre commentaire intéressant car il souligne exactement le désaccord entre les partisans de la grève et ceux qui ne la soutienne pas.
        Vous dites « les 25 ans vs les 6 derniers mois ... cela équilibrait les choses » et « sont effectivement devenus à l’avantage du public ... cela n’a pas toujours été le cas ».

        Le sujet est exactement là  : pourquoi une chose légitime à un moment doit elle être maintenue lorsqu’elle ne l’est plus ?

        Les partisans de la grève disent « acquis social ».
        Les autres disent « anomalie ».


      • Djam Djam 8 avril 13:44

        @Konyl
        1/ mon premier commentaire n’a rien de « chouineur », mais tout du racadrage.
        2/ si vous aimez le capitalisme, c’est votre droit, pour moi c’est une idéologie pathologique.
        3/ en quoi le statut des cheminots peut bien gêner votre quotidien ? En rien, à l’évidence, mais ça vous soulage vraisemblablement de voir une poignée de « privilégiés » dans un monde où tous les autres ont accepté leur sort comme l’inévitable tribu à payer au... merveilleux capital !


      • Pere Plexe Pere Plexe 8 avril 19:31

        @Konyl
        « Je fais une recherche (ctrl + F) dans le document et « 172 », ne renvoi rien : 
        Indiquez le numéro de page et la ligne... »


        Quel boulet...
        Sinon c’est la deuxième occurrence d’une recherche « 172 »

      • Garibaldi2 9 avril 02:47

        @Konyl

        4.1. La pension à taux plein

        La pension à taux plein est égale à 75% du salaire des 6 derniers mois. Pour la percevoir, il faut avoir validé à la SNCF un nombre de trimestre égal à la durée d’assurance légale, soit entre 151 et 172 trimestres selon l’année au cours de laquelle l’agent atteint l’âge auquel il a le droit de prendre sa retraite jusqu’au 30 juin 2019, puis selon l’année de naissance.


      • Konyl Konyl 9 avril 09:40

        @Pere Plexe

        Ce n’est pas le même doc tocard ? Mais le boulet vous remercie, vous n’oseriez même pas dans la vrai vie, alors ne faites pas le fier devant votre poste, en bavant j’imagine. Vous êtes le parasite de forum par excellence. 

        Donc il n’y a aucun cheminot entre 45 et 57 ? C’est étrange non ? Vous êtes un génie !


      • Konyl Konyl 9 avril 09:43

        @Garibaldi2
        Merci pour l’explication sans insulte.
        Effectivement dans la page mentionné plus haut, c’est bien ça. Donc une bonne partie des cheminots est concernés par les trimestres et tous pour les 6 derniers mois.


      • Konyl Konyl 9 avril 09:56

        @Djam
        1) Appelez ça comme vous voulez mais pas un recadrage, comme si vous aviez une quelconque autorité sur moi. 
        2)Je suis pour le capitalisme, pas pour le néolibéralisme, absolument. Allez vivre en Chine, vous verrez ce que le communisme produit comme richesse. Ici ce n’est même pas le débat, on parle d’un groupuscule de grévistes qui ne veut rien lâcher alors que tout le monde a fait des efforts sauf eux et l’exécutif. 
        3) En quoi ça me dérange ? Et bien, non content de se gargariser avec l’argent du contribuable (alors que le service n’est pas rendu ou mal). et en plus lui infliger des grèves et des conditions inhumaine de transport il faudrait quoi ? les plaindre ? Jamais, le clients ne devraient pas subir quoi que ce soit des ces branleurs.

        Je ne serais pas étonné qu’une émeute explose, ce matin a Saint Lazare c’était incroyable.


      • Piere CHALORY Piere CHALORY 5 avril 10:39

        Bonjour @ tous,


        Merci à l’auteur pour cet article clair qui résume bien le schéma verbeux des dits journalistes mainstream qui ne sont que propagandistes assermentés.

        à se demander qui les croit encore, qui est assez stupide pour gober ce fiel fienteux, misérable vernis à verbiage défenseur inconditionnel de l’insane au pouvoir.

        Suite à une panne de web de 10 jours il y a peu, j’ai dû me rabattre sur la radio fm, et comme je n’y suis plus habitué depuis quelques années j’ai eu un choc en entendant la progression propagandesque devenue tout à fait caricaturale, insupportable.

        Un détail, le jour de la première grève générale, oubliée le lendemain suite à l’attentat super U, j’ai été surpris d’apprendre que sur plusieurs radios dont France info, Rmc entre autre, un nouveau système permettait de comptabiliser tous les manifestants (!) sans exception...

        Et donc les Bourins-Bourdin, les Bourbiers-Barbier nous expliquaient que désormais ; un seul chiffre nous sera communiqué (le leur) car ce nouveau système ultra fiable, (dont aucun mot de nous expliqua le protocole révolutionnaire) ce système comptable auquel tous les médias dominants font donc allégeance ; nous permet de nous affranchir de la traditionnelle guéguerre chiffrique opposant les organisateurs de manifs et les forces de l’ordre ou préfectures qui gonfleraient ou diminueraient d’office par intérêt le nombre de participants.

        Là où j’ai été surpris, c’est que le chiffre en question devrait logiquement se situer au milieu des deux pour rééquilibrer la propagande de part et d’autre... eh bien pas du tout ! le chiffre officiel et unique donc était nettement inférieur à celui de... la préfecture.

        De mémoire, le chiffre des syndicats était de 55 000 manifestants environ, celui de la préfecture de 49 000, et celui du nouveau système miracle de 47 000 !

        Et comme d’après ces fake-newseurs professionnels, ce chiffre est le seul vrai, à l’avenir vous devrez les croire sur parole ; ein Volk, ein Reich, ein Führer...


         smiley


        • Konyl Konyl 5 avril 10:50

          @Piere CHALORY

          Les systèmes de comptage de nouvelle génération sont vraiment bluffant. Nous en utilisons là ou je bosse, c’est beaucoup plus précis que le comptage traditionnel.

          Le souci pour la manif visiblement c’est que le portique de comptage était situé a un endroit ou la manifestation s’essouffle.


        • Fergus Fergus 5 avril 12:05

          Bonjour, Piere CHALORY

          Des « propagandistes assermentés ».

          Soyons objectifs, c’est relatif ! Certes, le discours général est favorable aux pouvoirs publics, c’est incontestable. Mais nombre de journalistes ont également prudemment souligné que c’est « l’opinion publique qui tranchera », soit en se rangeant résolument derrière les grévistes, soit en les lâchant au profit du gouvernement.


        • Piere CHALORY Piere CHALORY 5 avril 12:24

          @Fergus


          ’’Mais nombre de journalistes ont également prudemment souligné que c’est « l’opinion publique qui tranchera », soit en se rangeant résolument derrière les grévistes, soit en les lâchant au profit du gouvernement.’’

          Peut être, mais en tout cas sur france info et rmc, ce qu’il fallait retenir c’était : ’’macron est plus fort que la rue’’ phrase qui a été répétée plusieurs fois nous montrant, s’il en était encore besoin ; de quel côté sont les mainstrimeurs...

          Le pire de tous est peut être Bourdin, qui sous ses airs de pseudo rebelle, d’impertinent en carton est en fait un redoutable collaborationniste, mot duquel a été extrait le fameux conspirationniste, pas encore homologué au Scrabble, contrairement au précédent, mais ça va venir...


           smiley


        • Lugsama Lugsama 6 avril 14:18

          @Piere CHALORY

          Il ont fait des reportage sur le nouveau système de comptage, il est plus fiable et de toutes façon tout le monde savait déjà que la police était plus prôche de la réalité, voir les gonflait déjà, c’était d’ailleurs une étude de la presse de gauche qui avait mené cette étude.




        • Piere CHALORY Piere CHALORY 6 avril 14:43

          @Lugsama


          ’’Il ont fait des reportage sur le nouveau système de comptage, il est plus fiable et de toutes façon tout le monde savait déjà que la police était plus prôche de la réalité, voir les gonflait déjà,’’

          Evidaman, si il ont fait des reportage sur le nôuveau sistème, on est rassuré, d’autant plus que si m^me la polisse gonfle le chiffre des rebêle, on é pa dan la demer !

           smiley

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