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Accueil du site > Tribune Libre > Guy Debord à propos de la « crise du COVId »

Guy Debord à propos de la « crise du COVId »

La société moderne qui, jusqu’en 1968, allait de succès en succès, et s’était persuadée qu’elle était aimée, a dû renoncer depuis lors à ces rêves ; elle préfère être redoutée. Elle sait bien que « son air d’innocence ne reviendra plus ».

 

Le propre des intellectuels de talent est de tout prévoir à l’avance. Guy Debord, en scrutant et réfléchissant sur ce qui se passait avait anticipé par avance la « crise du COVID » qui n’a de crise que le nom.

A telle enseigne que lorsque sont parus « les commentaires sur la société du spectacle », un plateau regroupant les aigrefins politico-littéraires de l’époque s’en donna à cœur joie pour vilipender le caractère « complotiste » (éh oui déjà…) du livre de Debord sorti en 1988. L’aigrefin en chef de cette cabale n’étant autre que Franz-Olivier Gisbert (on retrouve facilement le « débat » télévisuel sur internet).

Toutes les citations de ce texte sont extraites des commentaires sur la société du spectacle, qu’il faudra se donner la peine de lire pour les retrouver, mais j’en garantis l’exactitude au mot près.

Il faut dire que Debord avait osé proférer que, ce qu’il nommait, le « spectacle intégré » était caractérisé par « cinq traits principaux, qui sont : le renouvellement technologique incessant ; la fusion économico-étatique ; le secret généralisé ; le faux sans réplique ; un présent perpétuel. »

Voici donc un florilège de ce qu’avait non pas prédit, mais vu, Guy Debord quant à l’évolution de nos sociétés « démocratique », et qui résonnent d’un curieux accent depuis que la Dictature a été instauré par Macron ; qu’elle est inscrite dans la loi par ses partisans (on ne peut décemment pas les considérer comme des « députés » du peuple français), et que vient tout juste d’être permis le fichage des enfants, ce à quoi même les nationaux-socialistes et les communistes n’avaient pas pensé.

La dictature des bons sentiments peut parfois être pire que celle de la botte qui écrase indéfiniment le visage ; ou si l’on préfère : le meilleur des mondes peut être plus immonde encore que 1984.

Que pensait Guy Debord de la « classe politique » et de ceux qui gouvernent ? Qu'il fallait les sélectionner avec soin pour répondre aux besoins de la véritable classe dirigeante, mais de manière suffisamment discrète pour qu’on ne voit pas trop qui agite les marionnettes ; cette nouvelle classe politique devrait être sans scrupule et malfaisante et avoir effacé les dernières traces des humanités ; être « décomplexée » comme on dit en langage moderne, car « le destin du spectacle n’est certainement pas de finir en despotisme éclairé » :

« Il faut conclure qu’une relève est imminente et inéluctable dans la caste cooptée qui gère la domination, et notamment dirige la protection de cette domination. En une telle matière, la nouveauté, bien sûr, ne sera jamais exposée sur la scène du spectacle. Elle apparaît seulement comme la foudre, qu’on ne reconnaît qu’à ses coups. Cette relève, qui va décisivement parachever l’œuvre des temps spectaculaires, s’opère discrètement, et quoique concernant des gens déjà installés tous dans la sphère même du pouvoir, conspirativement. Elle sélectionnera ceux qui y prendront part sur cette exigence principale : qu’ils sachent clairement de quels obstacles ils sont délivrés, et de quoi ils sont capables. »

Debord avait prévu Macron : cet homme délivré de tout obstacle ; capable de tout y compris et surtout d’envoyer la troupe contre le peuple. Menteur invétéré qui peut dire tout et son contraire comme le dernier des jésuites. Homme de peu, sans courage, sans caractère, mais pétri d’ambition et du mépris de classe qui plait et sied tant aux élites. Pseudo-intellectuel et faux érudit, porté au pinacle par des demi-intellectuels tout juste apte à pérorer sur des plateaux de télévision, ou à jaqueter à la radio sur des sujets dont ils ignorent le premier mot ; homme qui ne parle de son pays que pour en dire du mal. Homme lige du système et incarnation parfaite de cette élite méprisante et méprisable. Il est l’archétype de l’homme moderne : égoïste, insensible et inhumain.

Une fois ce Macron et ses semblables, sans foi, ni loi recrutés ; délivrés de tous les obstacles, il leur appartient comme le dernier PDG de n’importe quelle entreprise, de montrer de « quoi il est capable » car :

« Une loi générale du fonctionnement du spectaculaire intégré, tout au moins pour ceux qui en gèrent la conduite, c’est que, dans ce cadre, tout ce que l’on peut faire doit être fait. C’est dire que tout nouvel instrument doit être employé, quoi qu’il en coûte. L’outillage nouveau devient partout le but et le moteur du système ; et sera seul à pouvoir modifier notablement sa marche, chaque fois que son emploi s’est imposé sans autre réflexion. Les propriétaires de la société, en effet, veulent avant tout maintenir un certain « rapport social entre des personnes », mais il leur faut aussi y poursuivre le renouvellement technologique incessant ; car telle a été une des obligations qu’ils ont acceptées avec leur héritage. Cette loi s’applique donc également aux services qui protègent la domination. L’instrument que l’on a mis au point doit être employé, et son emploi renforcera les conditions mêmes qui favorisaient cet emploi. C’est ainsi que les procédés d’urgence deviennent procédures de toujours. »

Eh oui : Debord avait anticipé « le quoi qu’il en coûte » de Macron ; et il nous explique même pourquoi nous vivons dans un « état d’urgence » permanent (autre nom de la dictature, puisqu’il s’agit de nous priver de tout ou partie de nos libertés fondamentales) depuis 2015. Les procédés d’urgence deviennent procédures de toujours. Le « pass sanitaire » ne disparaîtra jamais. Ou plus exactement : peut-être sera-t-il modifié pour répondre à une autre « urgence » ou tout autre motif qui lui sera assigné. Mais il est désormais dans nos vies, inscrits dans notre « citoyenneté ». Et la prochaine étape sera de le relier à une base de données qui permette de s’assurer que certains d’entre-nous n’ont pas le don d’ubiquité et ne se trouvent pas en deux endroits en même temps. Si tel est le cas : ce ne sont pas quelques mystiques qui viendront l’en féliciter, mais la police qui sera là pour lui demander des comptes. Tout cela est fait pour notre bien, naturellement et dans le but de nous protéger. La sagesse populaire ne dit-elle pas que l’Enfer est pavé de bonnes intentions ?

Mais comment intoxiquer à ce point les citoyens qu’ils en arrivent à, non pas accepter, mais promouvoir ce système qui les enchaîne et les traite comme des esclaves ? Il suffit de recourir à la publicité, qui n’est que la forme spectaculaire de la propagande (voir Bernays à ce sujet) :

« Des réseaux de promotion-contrôle, on glisse insensiblement aux réseaux de surveillance désinformation. Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination spectaculaire, on conspire pour la maintenir, et pour assurer ce qu’elle seule pourra appeler sa bonne marche. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même. »

Tel est le rôle de la « presse » et des « mass médias ». Désormais, du dernier des « gauchistes », au plus convaincu des « droitistes », lecteur du Figaro, on écoute la voix de son maître (laquelle ne peut pas se tromper surtout quand elle dit un jour l’inverse de la veille) et on promeut la politique gouvernementale et ses mensonges. On considère la contradiction comme du génie, et le sophisme est promu au rang de sommet de la logique. Ainsi, la volonté de l’exécutif de s’immiscer dans notre sphère privée jusqu’à nous forcer à un acte médical contraint, et son corollaire imposé, qui consiste à dépouiller les citoyens qui refusent le fichage et l’atteinte aux libertés les plus fondamentales, n’est plus un motif de colère envers le maître ; au contraire : ces actes sont vus comme la plus grande preuve d’une fraternité et d’amour compassionnel pour son prochain. La condition de l’esclave peut aussi avoir des bons côtés. Aucune voix, d’aucun « intellectuel » qui, par habitude stylistique, flétrit le système ne s’est élevée contre cette aberration. Seul Guilluy sauve l’honneur. Quant aux autres : ils attendent la rente de situation liée à la production (on ne parlera pas ici d’écriture) d’un prochain ouvrage qui passera pour « subversif » auprès des médias car : « dans certains cas, il s’agit de créer, sur des questions qui risqueraient de devenir brûlantes, une autre pseudo-opinion critique ; et entre les deux opinions qui surgiraient ainsi, l’une et l’autre étrangères aux miséreuses conventions spectaculaires, le jugement ingénu pourra indéfiniment osciller, et la discussion pour les peser sera relancée chaque fois qu’il conviendra. Plus souvent, il s’agit d’un discours général sur ce qui est médiatiquement caché, et ce discours pourra être fort critique, et sur quelques points manifestement intelligents, mais en restant curieusement décentré. »

Mais de toute façon, le rôle qui est attribué à ces rentiers de la révolution couchée sur papier est autre car : « on s’est mis aussi en situation de faire composer des fragments d’une critique sociale d’élevage, qui ne sera plus confiée à des universitaires ou des médiatiques, qu’il vaut mieux désormais tenir éloignés des menteries trop traditionnelles en ce débat ; mais critique meilleure, lancée et exploitée d’une façon nouvelle, maniée par une autre espèce de professionnels, mieux formés. Il commence à paraître, d’une manière assez confidentielle, des textes lucides, anonymes ou signés par des inconnus — tactique d’ailleurs facilitée par la concentration des connaissances de tous sur les bouffons du spectacle ; laquelle a fait que les gens inconnus paraissent justement les plus estimables —, non seulement sur des sujets qui ne sont jamais abordés dans le spectacle, mais encore avec des arguments dont la justesse est rendue plus frappante par l’espèce d’originalité, calculable, qui leur vient du fait de n’être en somme jamais employés, quoiqu’ils soient assez évidents. Cette pratique peut servir au moins de premier degré d’initiation pour recruter des esprits un peu éveillés, à qui l’on dira plus tard, s’ils semblent convenables, une plus grande dose de la suite possible. Et ce qui sera, pour certains, le premier pas d’une carrière, sera pour d’autres — moins bien classés — le premier degré du piège dans lequel on les prendra. »

Arrivé à ce point, on nous dira : mais non ! Les « fake news » sont démontées tous les jours. Les décodeurs et autres « fact checkers » démontrent, preuve à l’appui que tout cela est faux et élucubrations de cerveaux dérangées. Vous n’êtes, vous et votre Debord que des « complotistes », des allumés du bulbe. C’est oublier que :

« Des rumeurs médiatiques-policières prennent à l’instant, ou au pire après avoir été répétées trois ou quatre fois, le poids indiscuté de preuves historiques séculaires. Selon l’autorité légendaire du spectacle du jour, d’étranges personnages éliminés dans le silence reparaissent comme survivants fictifs, dont le retour pourra toujours être évoqué ou supputé, et prouvé par le plus simple on-dit des spécialistes. Ils sont quelque part entre l’Achéron et le Léthé, ces morts qui n’ont pas été régulièrement enterrés par le spectacle, ils sont censés dormir en attendant qu’on veuille les réveiller, tous, le terroriste redescendu des collines et le pirate revenu de la mer ; et le voleur qui n’a plus besoin de voler. »

On verra disparaître les « terroristes » quand apparaîtra le « COVID » et une fois celui-là supprimé apparaîtront d’autres « terroristes » ou d’autres « virus » tout aussi suspect, venant de lieux tout aussi suspects. Debord aggrave même son cas, en posant la question qui fâche après un amère constat :

« Depuis longtemps, on s’est habitué partout à voir exécuter sommairement toutes sortes de gens. Les terroristes connus, ou considérés comme tels, sont combattus ouvertement d’une manière terroriste. Le Mossad va tuer au loin Abou Jihad, ou les S.A.S. anglais des Irlandais, ou la police parallèle du « G.A.L. » des Basques. Ceux que l’on fait tuer par de supposés terroristes ne sont pas eux-mêmes choisis sans raison ; mais il est généralement impossible d’être assuré de connaître ces raisons. On peut savoir que la gare de Bologne a sauté pour que l’Italie continue d’être bien gouvernée ; et ce que sont les « Escadrons de la mort » au Brésil ; et que la Mafia peut incendier un hôtel aux États-Unis pour appuyer un racket. Mais comment savoir à quoi ont pu servir, au fond, les « tueurs fous du Brabant » ? Il est difficile d’appliquer le principe Cui prodest ? dans un monde où tant d’intérêts agissants sont si bien cachés. De sorte que, sous le spectaculaire intégré, on vit et on meurt au point de confluence d’un très grand nombre de mystères. »

Depuis que ces lignes ont été écrites et que leur encre a séché : on sait que l’attentat de la gare de Bologne est dû à l’OTAN et ses réseaux stay behind mis en évidence par Daniele Ganzer. Comme le supposait Debord, on a fomenté un attentat sous fausse bannière pour maintenir un système.

Qui prodest ? est une question difficile mais essentielle et que seuls les imbéciles ne se posent jamais, parce qu’elle est trop difficile justement et parce qu’elle entraîne trop loin. Parce que voir le monde tel qu’il est, c’est l’accepter consciemment ; mieux vaut donc rester dans le confort douillet de celui qui aura autant de chance de gagner au loto que de mourir sous les balles d’un terroriste, ou à cause d’un virus trafiqué en laboratoire. Mieux vaut dire qu’on ne sait pas plutôt que de passer pour un illuminé.

N’avons-nous rien à attendre de cette société ? Non, car :

« La cohérence de la société du spectacle a, d’une certaine manière, donné raison aux révolutionnaires, puisqu’il est devenu clair que l’on ne peut y réformer le plus pauvre détail sans défaire l’ensemble. Mais, en même temps, cette cohérence a supprimé toute tendance révolutionnaire organisée en supprimant les terrains sociaux où elle avait pu plus ou moins bien s’exprimer : du syndicalisme aux journaux, de la ville aux livres. D’un même mouvement, on a pu mettre en lumière l’incompétence et l’irréflexion dont cette tendance était tout naturellement porteuse. Et sur le plan individuel, la cohérence qui règne est fort capable d’éliminer, ou d’acheter, certaines exceptions éventuelles. »

Nous sommes pris dans la nasse tel le dernier des Gilets Jaunes. Manifester ne sert à rien, puisque tout et truqué. S’opposer ne sert à rien car on ne vous montre que ce qu’on veut bien vous montrer. Deux millions de personnes peuvent devenir « 141 264 selon les données du ministère de l’intérieur », tout comme une poignée de manifestants, collaborant à la politique actuelle, peut devenir plusieurs dizaines de milliers si cela est nécessaire. On manipule tout, y compris les images officielles, pour cacher ce qui ne doit pas être vu : ainsi de la place de Trieste qui est le présent lieu de la contestation en Italie. Les milliers de manifestants qui s’y pressent qui y sont harcelés et blessés par la police n’existent pas car ils ne peuvent et ne doivent pas exister.

Je vous laisse méditer sur la conclusion des commentaires sur la société du spectacle :

« […] Vainement est relatif au sujet ; en vain est relatif à l’objet ; inutilement, c’est sans utilité pour personne. On a travaillé vainement lorsqu’on l’a fait sans succès, de sorte que l’on a perdu son temps et sa peine : on a travaillé en vain lorsqu’on l’a fait sans atteindre le but qu’on se proposait, à cause de la défectuosité de l’ouvrage. Si je ne puis venir à bout de faire ma besogne, je travaille vainement ; je perds inutilement mon temps et ma peine. Si ma besogne faite n’a pas l’effet que j’en attendais, si je n’ai pas atteint mon but, j’ai travaillé en vain ; c’est-à-dire que j’ai fait une chose inutile…

On dit aussi que quelqu’un a travaillé vainement, lorsqu’il n’est pas récompensé de son travail, ou que ce travail n’est pas agréé ; car dans ce cas le travailleur a perdu son temps et sa peine, sans préjuger aucunement la valeur de son travail, qui peut d’ailleurs être fort bon. »


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25 réactions à cet article    


  • Schrek Docteur Faustroll 25 octobre 09:43

    Merci de définir ce qu’est « la société moderne ».

    Est-ce une question de chronologie ou de structure sociale ?

    (j’ai quelque intuition, mais ce n’est pas moi qui ai écrit l’article)


    • Donnée du jour. La grande amie de mon compagnon OL fut sa grande amie. Sa fille est la cousine de Françoise Nyssen, un temps au gouvernement Macron. Ayant passé une soirée « feu de bois » en 2017 avec un proche : Raoul van EIGEM. Sachez une chose,.... Excepté Françoise (qui est surtout montée au gouverne« ment », inspirée par le suicide de sont fils : réparation), quand je demandais ce qu’ils pensaient de Macron : l’horreur.... Franc oise, sois franche..... Mais GUY Debord avait aussi un aspect moins reluisant : lire les Naufrageurs....Je l’ai fais lire à Clairette... il y a comme un froid depuis lors.....


      • Gilles Lipovetsky est tout aussi intéressant... Ce qu’il faut aussi savoir : Breton et Debord ne s’appréciaient guère. Dédé les amourettes.... Il était plutôt distant et froid. Regardant le monde de haut et avec un certain dégoût. 


        • l’ère du vide ne l’est pas. C’est le spectacle qui la comble....


          • L’I.S. qui est une référence à la ville d’YS enfouie qlque part dans la mer en BRETAGNE. Raymond Queneau était aussi proche. N’est-ce pas lui qui a décrit la société « idéale », sur le modèle du MAAT. Traité des VERTUS démocratiques. Le contraire de MANDEVILLE. Je conseille sa lecture....


            • Tout est parfaitement expliqué sur un site génial : Le sens caché du jeu d’échec. Rappelez-vous la vidéo d’ONFRAY avec une psychanalyste freudienne (ce qui prouve qu’il n’est pas si anti-freudien qu’il ne le dit...) qui expliquait ce qu’était la perversion-narcissique. Ce qui m’a surtout frappé c’est sa réflexion : ils sont excellents au jeu d’échec... Et voici la réponse du Bergé (r) à la bergère : le sens caché du jeu d’échec.... TRANSMUTATIS. Appeler un jeu : ECHEC... en dit long.... Aux éveillés...


              • Françoise s’il te plaît : sois franche...Voici le site de Raoul van EIGEM : entre les lignes, ont sent bien qu’il n’apprécie pas du tout le macronisme : https://www.lemediatv.fr/articles/2020/raoul-vaneigem-la-revanche-de-la-liberte-xsY7zIATTTq_xCmzybU-9g


                • Extrait : À l’exception d’un éphémère gouvernement du peuple par le peuple, que la Commune de Paris avait tenté de promouvoir, le capitalisme n’a jamais desserré son étreinte : il n’a fait que moderniser son emprise.


                  • Le mensonge le plus énorme que fut la révolution française : Après avoir décapité la monarchie de droit divin, le libre-échange instaure une monarchie du profit, plus inhumaine encore que le despotisme féodal. Girondins et jacobins fraient le chemin à une manière de monarchisme désacralisé, à un bonapartisme où le progrès de l’industrialisation exige l’esclavage du plus grand nombre. C’est dans sa lignée que s’inscrivent les deux régimes illustrant le mieux la barbarie de notre histoire : le nazisme où l’Homme devient pur objet ; le bolchevisme où, au nom de l’émancipation de l’Homme, le rêve communiste tourne au cauchemar.


                    • Un excellent article décrit bien cet univers concentrationnaire qu’est le communisme. En faisant justement référence aux SCHTROUMPFS. Article qui n’a pas du tout été apprécié. Sauf que : le pays des SCHTROUMPS se trouve dans une région maudite,.......et ne défend certainement pas le système, le décrivant comme le lieu du mal absolu...https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/06/03/01016-20110603ARTFIG00396-un-livre-relance-la-theorie-du-schtroumpf-communiste.php


                      • Marengo 25 octobre 22:48

                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                        .
                        C’est très bien d’être à 28 000 commentaire, mais Olivier Cabanel est à 45 000. 


                      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 octobre 10:33

                        ’’le meilleur des mondes peut être plus immonde encore que 1984.’’

                         

                        En effet : le meilleur des mondes c’est celui que les dirigeants Chinois ont mis en place, et dont la version occidentale en construction accélérée sous nos yeux est désignée par « The Great Reset. »


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 octobre 10:36

                          @Guy Troisbords,
                           
                           ps. Je ne vois pas ce que le dernier § relatif à la conclusion de l’ouvrage cité, vient faire ici. Pourriez vous m’éclairer, svp ?


                        • eau-pression eau-pression 25 octobre 23:04

                          @Francis, agnotologue

                          Il manque un mot.

                          Croire avoir tout expliqué, c’est de la vanité. Debord a travaillé vainement.

                          Quand il s’en est rendu compte, il a convenu avoir travaillé en vain.

                          Vouloir tout expliquer, c’est de l’orgueil (le mot manquant).


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 octobre 08:31

                          @eau-pression
                           
                           Si la vanité est en froid avec la vertu, en revanche l’orgueil et la vanité ne se détestent pas et flirtent souvent ensemble.


                        • eau-pression eau-pression 26 octobre 15:19

                          @Francis, agnotologue

                          Qu’ils flirtent tant qu’ils veulent, ils ne sont pas interfertiles.

                          Je voulais surtout voir si l’auteur viendrait se défendre d’avoir voulu tout expliquer.

                          A celui qui voudrait prendre du recul envers Debord, je conseillerais de s’appeler Moebius.


                        • I.A. 27 octobre 17:01

                          @eau-pression

                          "Je voulais surtout voir si l’auteur viendrait se défendre d’avoir voulu tout expliquer.

                          A celui qui voudrait prendre du recul envers Debord, je conseillerais de s’appeler Moebius."

                          Exactement. Pas clair à tendance franchement absconse, le Debord...


                        • Yann Esteveny 25 octobre 10:43

                          Message à avatar Guy Troisbord,

                          Je vous remercie du partage de votre article.

                          Guy Debord disposait d’une vision perçante sur les mécanismes de notre société et était capable d’en fournir une analyse sérieuse. Il constitue une vraie exception dans notre monde. En découvrant Guy Debord, j’ai eu il y a longtemps la joie comparable à celui qui tombe sur une pépite d’or !

                          Je vous cite : « Il faut dire que Debord avait osé proférer que, ce qu’il nommait, le « spectacle intégré » était caractérisé par « cinq traits principaux, qui sont : le renouvellement technologique incessant ; la fusion économico-étatique ; le secret généralisé ; le faux sans réplique ; un présent perpétuel. » ». C’est parfaitement exact et cela se renforce plus que jamais sous nos yeux.

                          L’ennui pour Guy Debord, c’est qu’il comprend l’aspect matériel sans réaliser la dimension spirituelle derrière tout cela.
                          Dans un esprit spirituel chrétien, cultiver ses vertus, fuir les péchés, et chercher inlassablement son Salut est le cœur de sa vie. L’Amour et la Vérité guide ainsi sa vie. Dans le monde ancien chrétien, l’ensemble des individus et la collectivité dans son ensemble cherchent à atteindre ce Salut.

                          Dans un esprit matériel avec la spiritualité de contrefaçon qui lui est liée, l’individualisme, la recherche de profits et de jouissances sont les buts. La Vérité devient un accessoire inutile et les notions de Bien ou de Mal sont matériellement obsolètes. Le rêve et l’idéal prévalent sur la réalité. Ainsi, le pass-sanitaire illusionne le peuple sur une fausse liberté alors que leur dignité a été volée. Emmanuel Macron tout comme ses prédécesseurs sont des idoles de cette société, les dignes représentants de ce Veau d’Or parfaitement intemporel.

                          Ainsi, il est normal que le désespoir envahisse Guy Debord car il méconnaît le sens religieux de l’Espérance.

                          Respectueusement


                          • @Yann Esteveny assez bien vu. Raison pour laquelle l’I.S. s’est disloquée. Guy Debord n’était pas dans la spiritualité (contrairement à BRETON : ARCANE 17-l’étoile au tarot...). Je le sais par Clairette son amie. elle déteste tout ce qui relève du domaine spirituel. Qui se ressemble s’assemble. Contrairement à sa fille.......
                             Si Isabelle s’est barrée, c’est qu’elle avait ses raisons. Par contre Françoise a créé une éclole Blavatsky (qui d’après moi, dans le domaine, n’est pas ma préférée)...


                          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 25 octobre 11:08

                            Déspectaclez-vous, la -re-connexion au réel donne des ailes ^^


                            • eau-pression eau-pression 25 octobre 23:08

                              @bouffon(s) du roi

                              Un autre disait : vos gueules les mouettes !


                            • Edmond 25 octobre 18:35

                              Exceptionnel. Quelle clairvoyance ! Percer le complot d’instances qui ne sont, du moins relativement, pas si intelligentes qu’on pourrait le croire. Et ce avec plus de 30 ans d’avance. Il ne se gargarise pas avec ce travail d’analyse monumental, mais pleure inversement son manque d’influence, son manque d’assistance pour le bon peuple (innocent) ?


                              • alinea alinea 25 octobre 21:13

                                "Le « pass sanitaire » ne disparaîtra jamais

                                « 

                                 »Mais comment intoxiquer à ce point les citoyens qu’ils en arrivent à, non pas accepter, mais promouvoir ce système qui les enchaîne et les traite comme des esclaves ?

                                « 

                                comment peut-on écrire ces deux choses côte à côte ?

                                Comment faites-vous pour in habiter à ce point vos écrits ?

                                J’aimerais que ce que je prends pour un robot multi-avatars à un ou deux articles, avec un taylor qui est riche et un trois bords, et d’autres que j’ai oubliés, jeux de mots au ras des pâquerettes, mais qui cachent forcément un humain, dévoile le but de ce petit jeu parce que ce petit jeu est pervers : il dit ce qu’ont envie d’entendre les »complotistes" nommés tels par un gouvernement qui prend tous les autres pour des cons, mais le dit de telle façon qu’on voit, très clairement, la patte du, je ne sais pas comment appeler ça, mercantilisme sans l’ombre de la moindre éthique, sans l’ombre d’un cœur qui palpite ni l’ombre de la moindre humanité !

                                Le formatage qui a moulé cette jeunesse froide et éthérée n’a pas forcément réussi à la rendre inapte à toute bonne intention, lui a peut-être juste ôté les moyens de le faire convenablement, mais j’aimerais que les mains qui envoient ces articles s’expriment, se montrent en pleine lumière : ils sont nombreux dorénavant en modération avec leurs messages complotistes... et cela est très louche car il n’y a aucune probabilité pour que cette affluence soudaine soit le fruit du hasard !

                                Il s’agit véritablement d’un projet.


                                • alinea alinea 27 octobre 15:45

                                  J’ai compris admin ! je suis rassurée mais je condamne néanmoins cette manière de faire ! je vous présente toutes mes excuses d’avoir d’abord sorti les armes avant de vérifier, fouiner puis trouver. Mais bon l’ambiance n’est pas bon enfant aussi les réactions s’ensuivent-elles.

                                  Je suppose néanmoins que vous n’êtes pas un citoyen mais une équipe pro, et je n’aime pas ce monde non plus !! et je considère que ceux qui s’y complaisent participent de la laideur de l’époque fin des haricots.


                                  • I.A. 27 octobre 18:15

                                    Mauvais signe, Mélusine semble avoir beaucoup apprécié votre article... !

                                    Bon, en gros, Debord explique à quel point les malins sont méchants et se donnent tous les moyens pour asservir, torturer et/ou éliminer les candides gentils...

                                    Ça a comme un air de déjà vu, non ?

                                    Les mêmes ambitions et les mêmes crimes produisent toujours les mêmes victimes, depuis la nuit des temps.

                                    Que nous soyons parvenus à délocaliser pour un temps les abus et les pires souffrances n’a jamais empêché qu’elles se poursuivent avec assiduité, vous savez ?
                                    Ailleurs, loin de nos foyers. Puis se rapprochant petit à petit, puisque les bourreaux sont ceux-là mêmes qui nous grimacent leurs sourires et nous profèrent leurs mensonges depuis toujours.

                                    Si au moins ils détenaient l’immortalité... ! Ou s’ils étaient seulement capables de sauver leur ultime progéniture... ! (https://www.notre-planete.info/terre/fin_du_monde/mort_soleil.php)

                                    Mais non.

                                    Tout ça, donc, pour pourrir à la fin dans une boîte mise en terre, comme tout le monde.

                                    Tout ça, donc, vainement autant qu’en vain.




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Auteur de l'article

Guy Troisbord


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