• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Histoire d’un homme qui ne plaisait pas et qui plaisait

Histoire d’un homme qui ne plaisait pas et qui plaisait

 La princesse de Sa-Yan aimait les hommes grands. Le prince de Li était petit.

Les cheveux longs. Il était chauve.

Les vêtements clairs. Il portait du noir.

Rien n’aurait dû les rapprocher si ce n’est qu’un jour…

Le jour du tigre de terre de la troisième lune, à l’heure du dragon…

Un des ces jours où les éléments, les évènements, les aleas de cette vie prennent nos destins comme des dés et les jettent sur la table du ciel ...ils se rencontrèrent et s’aimèrent.

La princesse, invitée par la favorite de l’empereur, se rendait au palais de l’arbre du jour lorsqu’un orage transforma la route en torrent. Il fut vite évident qu’il serait impossible de passer. Mais le château étant quasiment à vue, la princesse demanda à ses gens de tenter de poursuivre.

Décision malheureuse. La voiture dérapa, perdit une roue et s’immobilisa. Aucun effort, sous ce déluge, ne semblait devoir la dégager lorsque l’intendant de la princesse avisa un cortège qui passait sur la corniche supérieure. 

-Chen ! dit-il à un des porteurs . Fais leur signe ! Rejoins-les ! Dis leur de venir nous aider ! De la part de la princesse de Sa-Yan !

Il s’agissait de la voiture du prince de Li qui, ayant un relai de chasse dans la région, cheminait lentement mais sûrement empruntant une route protégée. Le prince de Li ne s’aventurait jamais en campagne sans étudier reliefs et chemins. Ancien général de l’armée du Jin, le grand duché du nord, il possédait des cartes militaires qu’il avait autrefois établies et qu’il consultait à chaque déplacement. Aucun imprévu ne frappait à sa porte. Il était l’organisation même. Combien de batailles avaient été gagnées grâce à ses études minutieuses du terrain !

La princesse, elle aussi, ne manquait pas d’organisation puisqu’elle ne partait jamais sans sa collection d’éventails assortis à ses robes et au temps. Mais la collection de pioches et de pelles sans lesquelles le prince Li, lui aussi, ne voyageait jamais fut, ce jour-là, d’un meilleur usage.

 Presque. L’orage redoubla. Tous les efforts s’avérèrent vains. Les pioches avaient autant de pouvoirs que les éventails. La princesse de Sa-Yan descendit de voiture et vit venir vers elle un homme vêtu de noir dont elle pensa qu’il était l’intendant de ce prince de Li dont elle n’avait jamais entendu parler. Il ne devait pas fréquenter la cour. Petite noblesse.

 Le prince de Li salua la princesse et lui dit :

-Madame, nous ne pourrons dégager votre attelage.

-Quoi ? Vraiment ? répondit-elle impatientée, lui parlant comme à un inférieur. Mais nous sommes si près du château ! Donnez les ordres qui conviennent !

Le prince de Li ne s’offusqua pas d’être ainsi traité et se lança dans une explication courtoise où il était question de la fatalité des rapports de l’eau et du loess qui, une fois en contact, fondent la rudesse de la terre et la tranforment en élément auquel il est impossible d’échapper . La princesse, sans penser que sa destinée appartenait désormais à ces symboles, écoutait tout ceci d’une oreille distraite.

-Quel raseur ! se disait-elle. Toutes les chances sont pour moi aujourd’hui ! Je suis bloquée et cet olibrius qui vient me donner des leçons de géologie ! Elle remarqua d’un coup d’œil l’attitude guindée de cet homme qu’elle trouva un peu ridicule. Elle qui aimait s’amuser de tout, surtout quand les circonstances étaient catastrophiques, s’imagina dans la chambre de la princesse des Songes, la favorite de l’empereur, lui racontant sa mésaventure, lui jouant la scène, prenant cet air si sérieux qui caractérisait le prince de Li, avec cette pointe d’accent du Tch’ou, qui était pour elle désastreusement populaire :

-Oui, l’indice de matérrrrialité gluanttte et le pourcentttage de chutttte d’eau ne saurrrrait en aucun cas permettrrrre…

Le prince de Li, ignorant à quelle sauce il était mangé, s’inclina galamment et fit une proposition :

-On me dit, madame, que vous vous rendez au palais de l’arbre du jour. Je me permets de vous proposer de vous y accompagner.

Ah ! Quand même ! Utile, peut-être ! pensa la princesse de Sa-Yan. Et sans plus le remercier, ce n’était qu’un intendant qui remplissait sa charge, elle attendit la suite.

Le prince de Li fit un signe et aussitôt deux serviteurs parurent avec une chaise pliante qu’il amenait toujours en voyage. Au cas où. Un palanquin léger que deux hommes pouvaient porter. La princesse prit place, les porteurs s’acharnèrent à rester en équilibre, mais la pluie ayant trouvé dans le ciel de nouvelles forces, l’un des deux hommes ayant glissé, le prince de Li se précipita et, sans dire un mot, prit la princesse dans ses bras pour la conduire en sûreté sur la corniche supérieure.

Le prince de Li portait en effet, quand le temps tournait à la pluie, des chaussures spéciales à crampons qu’il avait lui-même conçues, sans lesquelles il ne voyageait jamais, et qui le rendaient souverain sur les terrains glissants. Autre souvenir de ses campagnes victorieuses.

Lorsque la princesse de Sa-Yan fut dans les bras du prince de Li, elle eut autant d’émotion que lorsqu’un coolie lui rendait le même service près du gué de Mon-Chen. Elle n’avait en tête que son arrivée retardée chez son amie.

Dans la voiture cependant, se retrouvant en tête à tête avec cet homme, il fallut parler. Celui-ci se présenta.

-Je suis le prince de Li, fils du prince Wen.

 La princesse en fut surprise et gênée. Tous les détails de son attitude lui revinrent à l’esprit et elle en rougit. Mai comment lui dire sans le froisser : « Je vous prenais pour votre intendant » ? Elle commença cependant une phrase, lui laissant le soin de la finir ce qu’il ne manqua pas, d’une manière intelligente qui plut.

-Veuillez m’excuser dit-elle. J’ai dû vous paraître…Les circonstances…

-Les circonstances, quelles qu’elles soient, ne sont jamais favorables à mon apparence. On me prend souvent pour mon intendant.

-Ah !...

-Et c’est un compliment car nos intendants, dans les plus grandes maisons, s’ils sont de qualité, permettent aux plus grands noms de bien paraître.

-Bien sûr, j’ai eu moi-même un intendant…elle se lança dans une explication totalement inventée, souhaitant rattraper l’impression fâcheuse qu’elle avait pu produire.

-Souhaitez-vous un verre de thé chaud pour vous réchauffer ?

Le prince de Li ne voyageait jamais sans un thermos de fer doublé de braises chaudes qu’il avait inventé lors d’une campagne d’hiver victorieuse.

La voix du prince, dans l’intimité de la voiture, roulait sans accent dans une gravité lente et plaisante. Pour la première fois, la princesse de Sa-Yan regarda le prince de Li comme un homme.

 Les hommes étaient son sujet d’étude. Elle les considérait avec attention, les aimait avec prévenance et détachement, comme il convient à un maître qui s’intéresse à ses élèves, sans jamais dépasser les limites de la bienséance. La bienséance pour elle, n’était pas de se priver des plaisirs de la chair, mais de ne pas sombrer dans ces égarements passionnels qui nuisent à l’équilibre mental . Aimer la vie, d’abord. Aimer l’amour, ensuite sans que jamais le second prenne le pas sur la première. Certains soirs, cependant, elle glissait vers d’autres frontières. Les hommes alors étaient son alcool. Son alcoolisme. Elle aimait boire leurs regards. Humer leurs mots doux, avaler d’une gorgée les rires que leur humour faisait naître. Goûter leur salive . Chercher la douceur des douceurs sous la douceur des satins les plus doux. Décorer la nuit des broderies des morsures et des griffes. Glisser jusqu’au fond d’un abîme dont on frappe sans cesse à la porte jusqu’à ce qu’elle cède. Du grand art.

À propos d’art…

-Connaissez-vous les paravents de So-Hi ?

Le prince de Li, général émérite, était aussi collectionneur. La princesse le découvrit, non sans surprise, car cet homme semblait très éloigné de ce monde.

-J’en ai une dizaine chez moi lui dit-il. Et sans me vanter les plus beaux. So-Hi est un des grands talents de ce temps. Mais les talents on le sait, comme les pierres les plus précieuses, restent souvent cachés sous les montagnes de notre aveuglement.

-On m’en a offert un lui apprit la princesse.

-Lequel ?

-« Jour bleu sous les cerisiers de ton âme ».

 Et après un silence, sur la vague d’un regard pénétrant, le prince de Li chuchota :

-Il vous va bien.

La phrase était audacieuse. Une appréciation comme un compliment. La princesse frissonna. Les mots ? Le froid ? La proximité de leur voix et de leurs bouches ?

Le prince de Li fit alors une analyse des couleurs et des formes des paravents de So-Hi, étude aussi détaillée qu’une carte d’état major. Il parlait précisément, d’une voix étouffée et parfois, dans la semi pénombre de la voiture, la princesse regardait son visage dont elle remarqua les yeux. Intéressants. Vifs.

Cette vivacité naissait de l’art de So-Hi, dont le prince ne pouvait parler sans s’émouvoir mais aussi des charmes de la princesse.

Très sensible aux femmes, le général Li.

 Ayant affronté la mort à chaque heure de sa vie, il avait développé, comme un contre-pouvoir, une intense sensualité qui le poussait à se jeter ardemment sur celles qui soudain gommaient les batailles sanglantes par le rouge plus puissant de leur bouche, les cris horribles par leurs soupirs, le choc des armes et de la mort par la toute puissance des étreintes où l’on jouit à donner la vie.

Or, préparer une bataille et l’emporter promptement était, pour cet homme de guerre, un jeu d’aspirant officier.

Il parla encore quelques instants d’art et de paravents et soudain, voyant la princesse frissonner, il lui dit : « Vous avez froid ? Vous voulez un châle ? » Car il ne voyageait jamais sans châle dans sa voiture.

-Non. Je vous remercie.

 C’était, pour la princesse, une manière de marquer ses distances. Sans effet. Le prince prit ses mains avec la même promptitude qu’il avait lancé ses troupes à l’assaut de la citadelle de Wi.

-Vos mains sont toutes mouillées !

 La cœur de la princesse sauta sous la surprise. Il s’était approché d’elle. Ses doigts étaient chauds. Ses yeux avaient cet éclat fixe qui est celui du prédateur qui observe sa proie. Elle vit ce visage tout près du sien et le trouva troublant. 

Et soudain, un acte impensable : les pouces du prince de Li se mirent à caresser doucement les paumes de la princesse de Sa-Yan. La voiture s’était arrêtée. On entendait des voix. Ils étaient à l’entrée du palais de l’arbre du jour.

Comme le prince de Li se penchait vers la portière, la princesse se degagea. Elle se demanda si elle rêvait. Quelle audace ! Quel fou ! Mais que faire ? Si elle avait osé une remarque elle aurait donné à cette scène un caractère intime alors qu’il ne s’agissait que d’un massage médical ! Elle ne voulait pas aller au-delà !

 Le prince de Li qui attendait le retour de son aide de camp retourna sur le champ de son assaut et murmura d’une voix posée, auréolée du calme des grands vainqueurs :

-Vos mains sont magnifiques. Vos doigts sont longs. On dirait ceux d’une joueuse de luth. Je déteste les miennes qui sont courts et boudinés.

 La princesse jeta un regard vers les mains du prince et lui dit, parce qu’elle le pensait et qu’elle n’avait pas le temps de composer un discours :

-Je les trouve très..chaudes.. apaisantes…

Elle était partagée entre le désir de les retirer et l’impossibilité de le faire.

Il se passait un phénomène qu’elle avait déjà étudié et qui est l’objet de bien des chapitres de la psychologie amoureuse. « De l’étrange accord des dissonances ». Comment quelqu’un qui ne plaît pas du tout par certains côtés, pénètre et envahit par d’autres. Traîtreusement. Dangereusement.

-Vos cheveux aussi sont mouillés. Et d’une main il releva une mèche puis se pencha vers sa joue et l’embrassa.

Quoi ? Elle crut défaillir non pas de l’insolence du geste mais de l’incroyable douceur de la joue du prince. Elle pensa cependant à se reprendre, à le tancer vertement, à le souffleter à lui dire :

 « Non, mais monsieur, vous me prenez pour une servante ou pour une danseuse !, phrase qu’elle n’eut pas le temps de prononcer car il caressa légèrement son oreille de sa langue. Et ce contact fut aussi doux que celui de la bouche, le matin, sur la première gorgée de thé. Quand la vie renaît.

 Elle en fut toute saisie. « Après tout, étudions ce phénomène se dit-elle ! Cette histoire est incroyable » et déjà elle s’imaginait la racontant à ses amies qui voudraient aussitôt connaître cet homme ! L’homme au thermos et aux paravents !

Mais pendant que son esprit se réjouissait de ces bavardages, son corps s’abandonnait à des impressions d’un mélange piquant. Ses lèvres étaient sans doute froides car le prince de Li se crut obligé de les couvrir des siennes, chaudes à souhait. Grâce à sa crème anti-pluie qu’il avait lui-même inventée et qu’il apportait toujours en campagne.

Ce grand guerrier, cependant, ne pouvait longtemps se contenter d’approches. Soudain dans un mouvement de rein qui porta son corps sur celui de la princesse, il la serra contre lui à l’écraser, la faisant elle-même gémir, puis, posant son visage sur sa poitrine laissa glisser ses mains sur ses cuisses. Cela aurait pu aller jusqu’à l’ouverture des portes les plus secrètes lorsqu’une voix appela le prince et lui dit que le cortège était attendu dans la première cour du palais.

 Quelques instants plus tard, la princesse de Sa-Yan étant rendue devant la terrasse des Esprits, le prince de Li l’aidait à descendre de voiture lui disant :

- Quand pourrais-je vous revoir ?

-Me revoir ? dit-elle essoufflée, à la fois furieuse et fiévreuse.

-Je vous invite à découvrir chez moi les derniers paravents de So-Hi.

-Je ne sais pas si…

-Je vous enverrai des messages si vous le permettez.

-Heu…

-Combien de temps restez-vous au palais des Songes ?

-Heu…Une semaine environ.

 Il s’inclina, lui jeta un dernier regard qu’elle reçut en frissonnant et disparut rapidement avec ses gardes.

 Ainsi s’acheva le premier acte.

 

Peinture de Stéphanie Soudrain


Moyenne des avis sur cet article :  4.16/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

77 réactions à cet article    


  • Salsabil 2 décembre 2010 12:45

    Bonjour Ariane smiley


    C’est malin ! Maintenant j’ai les pieds dans la boue, les mains glacées, un châle de soie douce et et y a un truc mouillé qui me chatouille l’oreille !

    Bon, et la suite ???

    Non, parce qu’on veut bien la voir aussi, nous, la collection de paravents... Grmmpfff !

    • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 14:00

      Tu te promènes avec ton chien ?
      Il va falloir que j’écrive la suite. je te le promets !

      Avec la collection de paravents !!


    • easy easy 2 décembre 2010 14:19

      Et moi je me trouve soudain les doigts tout boudinés.


      Cépabien de nous chauffer çacom.

      Bon, sur le fond psy de l’histoire, elle colle pile avec ma fantasmagorie.

      J’y retrouve le principe qui m’excite : celui de la blanche hermine de Bretagne qui préfère faire face à la meute et en crever que de traverser un passage boueux et se salir.
      Je vois dans cette histoire chinoise, une lutte du prince et de la princesse contre la souillure. Une lutte automatique. Sans en discuter, ils sont d’emblée d’accord sur l’objectif de cette lutte pour sauver la beauté.

      Le jeu excitant consiste, en tous cas pour l’homme aux doigt boudinés que je suis, de détecter cette lutte charmante et séduisante au plus haut point chez une femme. Découvrir non exactement la belle sous la boue mais plutôt sa lutte, son dépit, son refus de cette humiliation. J’adore voir la lutte contre la souillure, l’effort maximum entrepris pour sauver la beauté, sa beauté d’abord. Et plus tard, voir tout cela sacrifié au profit de l’enfantement.
      De l’égoïsme qui préserve soi à l’altruisme qui offre soi en passant par la conjugaison amoureuse où l’on s’offre mutuellement, j’adore.




      A part ça, chère Ariane, pas plus tard qu’hier vous nous la jouiez Louise Michel « Posséder cépabien » et aujourd’hui, vous nous faites baver avec des histoires de princesse et de prince possédant des paravents magnifiques.

      En donnant dans les contrastes, vous augmentez les vertiges et ne vous adressez vraiment qu’aux aigles.


    • Salsabil 2 décembre 2010 14:32

      Avec mon chien... Mouii ! On peut voir ça comme ça ! 

      Je plaisante, bien sûr !

      Bonjour Easy,

      C’est une coquine cette Ariane, n’est-ce pas ? 
      Z’avez les doigts boudinés, vous ???

    • easy easy 2 décembre 2010 15:03

      En fait, je n’ai pas les doigts boudinés chère Salsabyl.
      M’enfin il me suffit de fantasmer sur des belles aux doigts fragiles pour trouver les miens affreusement énormes. Et comme j’aime fantasmer autour de ça...En fait j’aime la différence (à tous points de vue mais surtout physique) entre la femme et l’homme. Je l’amplifie donc fantasmatiquement et me trouve gros vilain boudin grossier moche. Par exemple j’aime bien me blesser, être plein de cicatrices pour n’en admirer que davantage la perfection d’une peau féminine immaculée.


    • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 15:08

      Dommage, cher easy,je n’aime les hommes aux doigts boudinés !!!

      Une réponse plus longue quand j’aurai fini mes pages du jour !


    • easy easy 2 décembre 2010 16:09

      Et voilà, c’est toujours le truc que je n’ai pas qu’elles préfèrent.

      Bon, à partir de demain, je mangerai 500 grammes de saucisse par jour.

      Je l’aurai un jour, je l’aurai ma squaw des îles du Levant.




    • Salsabil 2 décembre 2010 18:38

      Hou ! La ! La ! Easy !


      L’homme blessé....

      (Et, psssiitt... Je sais que vous n’avez pas les doigts boudinés ! smiley )

    • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 18:52

      Cher easy,

      Cépabien de nous chauffer çacom.

      C’est ma contribution à l’hiver !

      Bon, sur le fond psy de l’histoire, elle colle pile avec ma fantasmagorie.

      D’où l’expression « pile poil » ? (hihihihi !!!!)

      J’y retrouve le principe qui m’excite : celui de la blanche hermine de Bretagne qui préfère faire face à la meute et en crever que de traverser un passage boueux et se salir.

      C’est vrai cette histoire ? Très belle en tout cas ! Ca me rappelle la fille d’une copine, 4 ans, qui avait été élevée en ville. Elle se retrouve pour la première fois devant un pré. J’avais un petit chien qui jouait . Sa mère lui dit : « Vas-y ! Va jouer : ! Attrape-le !
      Et elle, très précieuse, au bord du pré : »C’est sale !"

      Je vois dans cette histoire chinoise, une lutte du prince et de la princesse contre la souillure. Une lutte automatique. Sans en discuter, ils sont d’emblée d’accord sur l’objectif de cette lutte pour sauver la beauté.

      Je n’y avais pas pensé. mais c’est tellement excitant les pensées que l’on fait naître. Surtout quand elles ne nous ressemblent pas !

      Joli, on s’offre mutuellement !

      Le jeu excitant consiste, en tous cas pour l’homme aux doigt boudinés que je suis, de détecter cette lutte charmante et séduisante au plus haut point chez une femme. Découvrir non exactement la belle sous la boue mais plutôt sa lutte, son dépit, son refus de cette humiliation. J’adore voir la lutte contre la souillure, l’effort maximum entrepris pour sauver la beauté, sa beauté d’abord. Et plus tard, voir tout cela sacrifié au profit de l’enfantement.

      L’amour finit-il toujours en sacrifice ?

      De l’égoïsme qui préserve soi à l’altruisme qui offre soi en passant par la conjugaison amoureuse où l’on s’offre mutuellement, j’adore.

      J’adore aussi « s’offrir mutuellement. »

      A part ça, chère Ariane, pas plus tard qu’hier vous nous la jouiez Louise Michel « Posséder cépabien » et aujourd’hui, vous nous faites baver avec des histoires de princesse et de prince possédant des paravents magnifiques.

      En donnant dans les contrastes, vous augmentez les vertiges et ne vous adressez vraiment qu’aux aigles.

      Votre phrase est tellement complimenteuse, je ne sais que dire. Si ce n’est que ce mot « aigle » suggère une image d’espace et de solitude, de beauté aussi, qui est exaltante.Vous avez raison en ce qui concerne la beauté. je la considère comme la valeur fondamentale car elle est notre maison native.

      Tout ce que vous dites sur ce texte est très beau, sans que je l’aie vu, ce qui fait le prix de ces échanges.

      Bon. On vole un peu ?


    • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 19:10

      Bon alors ? Ces boudins ? ca avance ?
      J’ai les doigts très fins en ce qui me concerne.
      J’ai donc une longueur d’avance !!!!

      Bon la suite de l’histoire aux paravents la semaine prochaine.
      ca va être encore plus chaud !!!
      grrrrrrrrrrr
      Avec toute cette neige, si blanche si pure....

      hermine ,la squaw.


    • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 19:51

      Hé Salsabil !!

      Comment sais-tu qu’Easy n’a pas les doigts boudinés ?????§ !!!/// ?????


    • Salsabil 2 décembre 2010 20:13

      Quoi !!!!???


      Tu m’attrapes sur des questions aussi existentielles en plein repas du soir ! Tu exagères !

      M’enfin, il est évident qu’Easy n’a pas les doigts boudinés !

      Comment, sinon, pourrait-il écrire de son clavier de si longues et fines proses ? Ha !

    • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 20:37

      Oh ! Sorry ma douce !
      je n’ai pas encore mangé !

      sais-tu qui m’a inspiré la remarque : « on me prend pour mon intendant ? »
      Montaigne !
      Il le raconte dans ses Essais et j’ai trouvé ça tordant.
      Il en avait assez quand il arrivait chez quelqu’un qu’on lui dise : « Ah ! Entrez, mon brave ! Votre maître ne va pas tarder ?? »
      il avait peut-être des doigts boudinés ???
      Comme quoi, tu vois, on peut s’appeler Montaigne, et bien écrire avec de gros doigts !!! (Enfin là, je n’en sais rien !!)

      Bizzzzzzzzzzzz pour assaisonner ton potage !!


    • Salsabil 2 décembre 2010 20:42

      Moi, non plus ! smiley


      C’est le reste de la famille que j’ai amoureusement servi ! Moi, je dîne à l’heure espagnole et n’ai aucune envie d’y changer quoi que ce soit !

      Hmmm... Montaigne, je te raconterais un jour tout ce qu’il évoque pour moi. C’est du lourd ! smiley

      Va faire un tour sur FB....

    • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 20:53

      Sur facebook ? Tu y es ??????


    • Hermes Hermes 2 décembre 2010 12:48

      Magnifique !


      • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 18:54

        @ Hermès

        merci à vous. Je suis touchée.


      • Fergus Fergus 2 décembre 2010 16:12

        Génial, Ariane, très belle histoire dont on piaffe d’impatience de connaître la suite. Et superbe plongée dans le décor chinois. Bien que les personnages et le récit en soient différents, cela m’a fait penser à un très joli film intitulé « Le dernier voyage du juge Feng ».

        Bravo, Ariane. Et félicitations pour cette très jolie et très profonde formule sur « l’étrange accord des dissonances ». C’est qu’il en va de la psychologie comme de la musique : telles notes, pourtant appelées à être dissonantes juxtaposées, peuvent devenir harmonieuses. Simple question de contexte. Ainsi des passages de l’oeuvre de Stravinsky sont-ils apparentés à l’histoire de Li et sa-Yan.

        Cordiales salutations.


        • Fergus Fergus 2 décembre 2010 16:36

          @ Ariane.

          A propos d’histoires chinoises, voici un petit texte que j’avais écrit il y a quelques années sur des collègues, et notamment un certain Jean-Claude (JC° rebaptisé Ji-Sé :

          « Tout a bien changé depuis le XIVe congrès et l’arrivée de la « démocratie socialiste d’économie de marché ». Ji-Sé se remémore sans la moindre nostalgie le système de production planifiée qui prévalait auparavant. Il se souvient notamment de ce jour où il avait été convoqué par le Comité de Parti du village.

          Ji-Sé avait parcouru avec anxiété les 12 li qui séparaient sa modeste demeure du bureau occupé par le commissaire du peuple, le redoutable Ma-Son. D’emblée le commissaire s’était montré agressif :

          - Ta production est insuffisante, Ji-Sé. Tu sabotes l’économie de la patrie, tu fais le jeu de la contre-révolution bourgeoise. C’est intolérable !

          - Mais je…

          Le commissaire du peuple l’avait brutalement coupé :

          - Tu es indéfendable, Ji-Sé. La superficie des rizières du village est de 3 quing 19 mu. Tu en possèdes 27 mu. Tu dois donc produire, d’après les directives du gouverneur Zé-Zet, 3 dan 5 dou 2 sheng de riz. Or tu ne produis que 2 dan 7 dou 4 sheng. Ton comportement irresponsable prive la Révolution de 12 692 528,5 grains de riz. As-tu conscience de l’ampleur de ton crime ?… Qui te paie pour saboter l’économie nationale ?… Tu es un suppôt de l’impérialisme, voilà la vérité !

          Tremblant dans son pantalon de toile bleue, Ji-Sé avait tenté de se défendre :

          - Je… je suis victime de la météo et des insectes, honorable camarade commissaire.

          - Balivernes, la météo est une amie de la Révolution. Quant aux insectes impérialistes, ils ont été éradiqués. Je te laisse une dernière chance, Ji-Sé. Cette année, tu devras produire tes 3 dan 5 dou 2 sheng réglementaires, naturellement augmentés des 12 692 528 grains de riz manquants. La Révolution, dans sa grande mansuétude, te fait grâce du demi grain.

          Heureux de s’en tirer à si bon compte, Ji-Sé avait filé sans protester. D’expérience, il savait que la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Et de fait l’année du Singe était venue, et avec elle le XIVe congrès, la disgrâce de Ma-Son, et l’accession de Zé-Zet au Comité Central. Peu à peu, la rigueur avait reculé. Désormais, Ji-Sé pouvait, comme par le passé, jouer au weiqi avec son ami le zhongyi dont la médecine traditionnelle avait recouvré tout son prestige. Ji-Sé pouvait même s’adonner chaque jour au taiji quan dont les mouvements lents et grâcieux surprenaient tant les étrangers.

          Assis sur le seuil de sa maison, Ji-Sé pose un regard vide sur la basse-cour. Devant lui, un mandarin belliqueux sème le trouble chez ses congénères anatidés. Ji-Sé ne le voit pas. Ji-Sé voit défiler dans sa tête les 7000 marches du Taishan, la plus prestigieuse des 5 montagnes sacrées du taoïsme. Depuis de nombreuses années, Ji-Sé rêve de les gravir. Peut-être cet automne, une fois les récoltes rentrées… Ji-Sé hésite… »

          Ou comment transposer dans la campagne chinoise un évènement d’entreprise française !

          A plus tard !


        • Salsabil 2 décembre 2010 18:47

          Voilà une histoire édifiante, Fergus.


          Finalement une sorte de Père Noël, ce Zé-zet, et pas une ordure.

          Il collectionnait les coquilles d’huîtres, peut-être ?

          Et pourquoi pas ramasser les poubelles tant qu’vous y êtes ! smiley

        • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 18:58

          Cher fergus,
          quel bon échange entre nous. Vous m’avez offert des délices maraîchers et je vous offre des petites chinoiseries que vous me rendez aussitôt !

          Vous voyez que l’argent est inutile dans cette économie de marché !

          Ah ! le plaisir des histoires !
          la musique est aussi très présente en littérature et quand une phrase nous plaît c’est qu’elle bien balancée avec une harmonie de sons.

          Alors ? C’est quoi votre prochain article ?
          A bientôt !


        • Fergus Fergus 2 décembre 2010 22:41

          Vous avez raison, Ariane, concernant l’écriture. C’est pourquoi j’attache une très grande importance au rythme des phrases et à leur équilibre. Un texte doit couler comme une paisible rivière, et le lecteur ne doit en aucun cas buter sur un obstacle de construction ou de compréhension jeté au milieu du texte comme un tronc d’arbre en travers du cours d’eau.

          Enfin, cela c’est ’idéal vers lequel nous devons tendre...

          Bonne fin de soirée.


        • eugène wermelinger eugène wermelinger 2 décembre 2010 16:24

          Mes respects de midi, inénarrable Ariane.

          Après les leçons de politiques françaises d’hier, un peu de poésie pour adoucir les moeurs.
          Mais, chère Ariane, quand prends-tu encore le temps de vivre, car à présent je soupçonne que te voilà jour et nuit rivée à ton ordi. En plus tu nous fais l’honneur de nous répondre. Il est vrai que par le temps qu’il fait tu nous réjouis de ton gazouillis. 
          N’oublie pas l’ami (Cabanel je crois) qui souhaitais hier pouvoir te joindre personnellement. 
          Cordialement, et à un de ces prochains jours.
          Eugène. .

          • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 19:02

            Oui, bien vu, Eugène. En hiver, surtout, je passe mon temps devant mon ordi. je me lève pour aller courir ou nager.
            Qunat aux réponses que je fais à chacun, je le fais volontiers, même si parfois, il faut batailler car à quoi rimerait d’écrire pour le vide ? La parole sert avant tout à communiquer !

            je n’ai pas trouvé le message d’Olivier. Il faut qu’il me le reporte sur un de mes articles. Je le trouverai sur ma messagerie.

            A bientôt Eugène à la barbe fleurie !


          • JJ il muratore JJ il muratore 2 décembre 2010 17:05

            @ Ariane. Quelle troublante découverte que celle que fait votre Princesse !
            Cela me fait me souvenir de l’histoire de Peau d’Ane...(chut ! c’est une histoire très personnelle)
            Hier vous nous parliez d’une autre histoire qui, elle m’a fait me souvenir de la chanson de Brassens : « Une jolie fleur dans une peau d’vache... »
            Oui quelle étrange phénomène que de découvrir un trésor sous ce qui apparaît au premier abord à nos yeux méprisable ou, à l’inverse, de trouver de la m.... sous les atours les plus chics...
            Je crois deviner que votre roman est bien avançé ?
            Bref, oui, vous m’avez touché...


            • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 19:07

              Cher JJ

              Hier , vous m’avez trouvée vache ? Ou j’interprète mal ?

              Ce que vous retenez de ce texte est très juste. Totalement différent de ce qu’easy en a retenu mais tout aussi vrai. Que toutes ces interprétations sont pour moi intéressantes. On écrit en pensant essentiellement à la forme. L’essnce on l’a en soi mais sans l’analyser soi-même.

              je parle d’un jour de pluie. mais dans ce que j’écris cela devient tellement boueux, gluant, humide. Pour que la merveille qui naît peu à peu n’en soit que plus touchante. mais on ne s’en rend pas compte quand on écrit car on est obnubilé par la forme.

              ravie de vous avoir touché.
              Oui. ’Huaxia" s’achève. Fin décembre. je n’arrive pas à y croire....

              A bientôt...


              • JJ il muratore JJ il muratore 3 décembre 2010 07:17

                Non ! la jolie fleur dans une peau de vache ça n’est pas vous (je ne vous connaispas) alors il reste qui pour tenir ce rôle ? Celle qui vous a tant déçu !
                Dans votre texte il y a beaucoup de métaphores. Celle de l’informe et de la boue me plaît beaucoup car cette princesse va découvrir qu’elle est un peu cruche (!) avec ses préjugés qui seront démentis par....hum disons « ses ressentis »
                Huaxia sort fin décembre ? c’est Noêl alors ?
                Amitiés.


              • easy easy 2 décembre 2010 20:04

                L’histoire de la blanche hermine à laquelle j’ai fait référence est celle que les Bretons racontent pour expliquer leur drapeau à canton blanc frappé de mouchetures d’hermine (la pointe noire de sa queue)

                Soit Anne de Bretagne, soit son grand-père, lors d’une chasse, aurait remarqué qu’une hermine en pelage d’hiver avait fait le choix d’affronter la meute quand elle s’est retrouvée acculée à un passage boueux.
                D’où la devise de nos fiers Bretons « Plutôt la mort que la souillure » 

                C’est moins vrai de nos jours où tout est bitumé, mais autrefois les gens devaient faire des efforts constants pour éviter la boue. Tout ce qui est de l’ordre du carrosse, de la chaise à porteurs, du palanquin, des chaussures surélevées, des gants, des chapeaux, des voiles, des parasols, des ombrelles, de la poudre de riz, des escaliers, des parquets, représentait, surtout pour les femmes, la panoplie des moyens développés pour préserver leur beauté de la souillure qu’infligeait la nature sauvage.

                Lorsqu’un homme porte une femme dans ses bras, que ce soit comme dans cette histoire racontée par Ariane ou dans un ballet russe, ils participent tous les deux à ce jeu de l’affranchissement de la fange, du sauvetage à grand prix de la beauté ciselée.


                Dans Shakespeare in love, vers la fin du film, il y a une séquence où la reine Elisabeth 1ère se retrouve face à une flaque boueuse. Des lords hésitent, palabrent. Elle marche alors carrément dans la boue sous les yeux effarés des barons qui ont certes fini par étaler leur cape à terre mais... « Trop tard » dit la reine. 


                • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 20:31

                  C’est vrai. je me souviens de cette image. dans Shakespeare in love.
                   L’histoire de l’hermine est très belle.

                  Il y a tant de secrets, de beaux secrets dans les relations homme-femme.Sur les dits, les non-dits, les gestes...C’est souvent trop tôt ou trop tard !
                  Voilà pourquoi on écrit des histoires ou c’est « maintenant, en même temps »...


                • armand armand 3 décembre 2010 10:59

                  Bonjour à tous, et surtout à l’auteure, lyrique et malicieuse, de ce petit conte...
                  Si je puis ajouter mon grain de sel, en complétant la référence de Shakespeare in Love, cet incident est un clin d’oeil à l’histoire édifiante (qu’on racontait jadis aux écoliers anglais et américains) du grand explorateur Sir Walter Raleigh - c’est lui qui attira l’attention de la Reine en recouvrant la flaque boueuse de sa cape pour qu’elle passât dessus.


                • Ariane Walter Ariane Walter 3 décembre 2010 11:20

                  Merci cher Armand de cette précision.
                  hé oui, Paris vaut bien une messe Et Elisabeth valait bien une cape !

                  Comme il est étrange que ces histoires aient un tel pouvoir et composent ce romanesque dont nos vies ont besoin..puisque nous l’inventons.
                  merci à vous.


                • Imhotep Imhotep 2 décembre 2010 21:07

                  Ce prince est un vrai Iga Biva, pour ceux qui connaissent, mais plus militaire que romantique, non ?


                  • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 21:19

                    Je ne connais pas Iga Biva. je vais regarder sur facebook. Oui. Plus militaire que romantique. sans doute. C’est l’instant qui est romantique et c’est ce militaire qui l’invente. Bonne stratégie ! Tout est stratégie...


                    • Imhotep Imhotep 2 décembre 2010 21:23

                      Iga Biva : a le pouvoir ranger des tonnes d’objets divers et variés dans son pagne minuscule. 


                    • Salsabil 2 décembre 2010 21:24

                      Excellente initiative, Ariane. smiley


                      Bien, les militaires sont parfois terriblement et dangereusement, siiiii....romantiques....


                    • Salsabil 2 décembre 2010 21:26

                      Hmm, Imothep,


                      Tout un programme.... Un pagne, dites-vous, hmm ??? smiley

                    • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 22:06

                      La ressemblance entre Iva Buga et le prince de Li s’arrête à pagne minuscule !!


                    • Imhotep Imhotep 3 décembre 2010 12:25

                      Euh non : il a sous la main une quantité d’objets qu’il a inventés ou emportés par expérience (pelles, thé chaud etc.)


                    • Ariane Walter Ariane Walter 3 décembre 2010 13:04

                      Imhotep,

                      Ai-je copié sans le savoir ? A l’insu de mon plein gré ?? Où suis-je inspirée par des extra-terrestres de sa famille ????


                    • Tiberius Tiberius 2 décembre 2010 22:39

                      Oh Ariane que cette histoire était belle, émouvante et surtout prenante !!! 

                      Ce passage où le prince virevoltant dans les airs, triomphe du dragon rouge et sauve la princesse kidnappée par la déesse des enfers m’a arraché un cri d’enthousiasme. J’en ai même versé une larme au moment où les deux amoureux se retrouvent enfin et s’enlacent tendrement. 

                      Le seul problème c’est que c’est précisément à ce stade du récit que je me suis mystérieusement réveillé en sanglots et la tête dans mon clavier ! 

                      Bizarre...

                      Je plaisante oooooh ! smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès