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Accueil du site > Tribune Libre > Histoire d’une anti-russe professionnelle motivée

Histoire d’une anti-russe professionnelle motivée

Il n'y a pas que des journalistes français parmi les activistes anti-russes les plus acharnés. La diaspora issue de l'ex-URSS en France n'est pas épargnée car, même si les cas sont en réalité peu nombreux, certains de ses membres vouent une haine si grande à la Russie qu'ils ne passent vraiment pas inaperçus. Certains ont d'ailleurs leurs entrées dans les médias. Ceci explique cela...

L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Matthew. 4:4)

 

Partie 1 — « Le rôle de l'individu peut être important »

Le parcours d'un émigrant est compliqué dans tout les cas, et surtout lorsque tous les liens affectifs avec le pays d'origine ont été déchirés, que ce soit par une force externe ou par sa pleine volonté.

Notre héroïne était une jeune fille plutôt douée, ambitieuse, travailleuse et entêtée. Elle est née et a été élevée dans une famille relativement aisée dans le contexte d’un pays dévasté par les malheurs sociaux de toutes sortes : des guerres, des révolutions, du totalitarisme. Cette époque reste bien marquée par le manque de nourriture, de vêtements, des biens de première nécessité de tous les jours. Elle était plutôt issue d'une classe privilégiée, elle appartenait à l’élite, puis eut l’occasion d’être patronnée par un fonctionnaire du Partie Communiste de haut niveau, l’écrivain soviétique Konstantine Simonove. « J'ai été élevée en URSS dans une idée marxiste où ce sont les masses qui font l'Histoire et où les leaders apparaissent juste au bon moment, appelés en quelque sorte à la vie par une marche objective de l'Histoire. Il m'a fallu plusieurs années de vie en Occident et des expériences personnelles pour me rendre compte à quel point le rôle de l'individu peut être important. » 1 Elle quitte l'Union Soviétique de son plein gré et contre celui de ses parents. Elle change de pays et de mari. Il semble qu'elle trouve enfin sa vocation du moment en France : La Résistance Internationale2 . A ce sujet elle remarque : « C'était intéressant de travailler parce-que tout à coup j’étais impliquée dans une activité permettant de régler mes anciens comptes avec le pouvoir soviétique. Comme je l'ai déjà écrit, dès ma jeunesse je n’acceptais pas le régime soviétique mais je n'avais pas eu de temps pour entrer dans le cercle dissident. Et voilà, maintenant j'ai une occasion de faire quelques choses utiles pour la « cause commune ».3

 

Dans les faits, le si détestable régime soviétique n'était rejeté qu'en apparence car la lutte pour une « cause commune » fait partie des convictions sociales de ce régime. En luttant contre les communistes issus de la révolution d'Octobre, notre héroïne se lance dans une préparation d’autres révolutions et bien sûr sans beaucoup de scrupules. « Il était clair que beaucoup d'actions de la Résistance Internationale en Afghanistan, au Nicaragua, au Tchad, en Angola etc... ne pouvaient pas être menées sans aide logistique des services secrets américains. Mais nous n'avions pas l'habitude de poser trop de questions. »4

 

Soyons compréhensifs, cette jeune femme s'est enrôlée comme volontaire en pleine guerre froide. Personnellement je préférais quant à moi une histoire de la Russie sans toutes ces sortes de révolutionnaires, guerriers et guerrières aux idéaux variés, mais je comprends…

 

Quoiqu’il en soit, la Résistance Internationale, avec l'aide logistique de « l'empire du bien », a gagné sa cause ! « L'empire de mal » est détruit. Les peuples 'vaincus' ont été divisées, déstabilisés démoralisés, humiliés, et une fois encore n'ont pas pu pendant quelques années manger à leur faim ! Le but est-il atteint ? Pourquoi n'avez vous donc pas quitté le champ de bataille, Mme Ackerman ?

 

Partie 2 - « On ne peut que s'inquiéter pour la population de la Russie »

L'automne 1999 s'est ancré dans la mémoire des moscovites comme une suite d’explosions d’immeubles accompagnée d’inquiétudes du soir : « Est-ce que je me réveillerai demain ou pas ? » Madame Ackerman avait écrit : « On ne peut que s'inquiéter pour la population de la Russie, isolée du monde par sa presse, livrée au spectacle des batailles politiques qui ressemblent à des luttes de clans mafieux, et que le gouvernement aimerait conditionner avec l'aide de journalistes peu scrupuleux... bref, une société où les moeurs criminelles sont devenues réalité quotidienne ».5 Je partagerais volontiers votre vision, Madame, quant à cette époque ! Mais le temps passe et la stabilité tant désirée est au rendez-vous. Et encore plus, il semblerait que nous ayons un rendez-vous avec la chance. Les russes sont très méfiants lors de l’arrivée d’un nouveau président... mais peu à peu... nous l'avons compris, nous l'avons acquis. La population est redevenue un Peuple ! Madame Ackerman est alors bien loin de notre vie et de notre point de vue : « On a l’impression que toute la stratégie poutinienne avait été élaborée dès son arrivée au pouvoir. Il a mis ses hommes partout ; il a construit un parti qui permet d’avoir le contrôle total de la branche législative, ainsi que d’encadrer les masses ; il a introduit la politique du chantage pétrolier et gazier, et j’en passe.6 » En effet, Madame, on ramène le calme en rangeant ses affaires, autrement dit en rappelant aux clans d’oligarques qu’ils ne sont pas au gouvernement (ce qui n’était d’ailleurs absolument pas planifié par Berezovsky) et en appliquant le principe évident qu’un pays défend ses intérêts dans la pratique du « donnant donnant », n’offrant pas de ressources gratuites à ceux qui lui crachent à la figure. Selon Mme Ackerman nous n’en aurions pas le droit ?!

 

Dénonçant régulièrement les conséquences ravageuses des us et coutumes, Madame garde une haute exigence envers notre niveau de morale. Nous sommes par exemple dans l’obligation de soutenir inconditionnellement les actions de Greenpeace :« le cynisme prévalant dans la société fraîchement convertie au capitalisme sauvage, qui refuse de croire en des motivations altruistes.7 » Pourtant il semble que la définition du capitalisme sauvage soit à géométrie très variable pour l’intéressée, si on en croit ses autres propos au sujet des hydrocarbures. Car dans d’autres circonstances Mme Ackerman n'appelle pas aux aides de Greenpeace avec « des motivations altruistes ». Comme par exemple ici :« Enfin, d'énormes gisements de gaz et de pétrole ont été découverts en Méditerranée et en Égypte, sans parler de l'exploitation du gaz de schiste aux États-Unis, facteur durable de la baisse des prix des hydrocarbures dans le monde.8 » A ce moment-là, l’écologie et l'altruisme sont oubliés par Madame parce-que les « anciens comptes » sont apparus au grand jour. Tout ce qui est contre les intérêts de la Russie est systématiquement bon et c’est pourquoi les sanctions occidentales contre la Russie sont le dernier projet qui la fait rêvasser : le peuple de la Russie va s'appauvrir !

 

Partie 3 - « Cette Eglise rétrograde »

Un scandale a éclaté à Moscou autour d'une exposition prétendument artistique se résumant dans la pratique par l’exhibition d’obscénités, de pornographie et de provocations purement gratuites relevant de la haine anti-religieuse. Suite à la condamnation des organisateurs à des amendes, Ackerman nous en rapporte ainsi le compte-rendu :« Les deux accusés ont été inculpés en vertu de l’article 282-b du code pénal de la Fédération de Russie : incitation à la haine et atteinte à la dignité humaine sous couvert de situation professionnelle....Il est de notoriété commune que la justice russe n’est pas une Thémis indépendante. Pourquoi un tel procès qui n’aura d’autre conséquence que de ternir l’image de ce grand pays ?...La réponse est à chercher dans les relations d’interdépendance qu’entretiennent l’église orthodoxe russe et le pouvoir politique. Le souci, c’est que l’Eglise devient de plus en plus exigeante en matière d’éducation religieuse et de censure. D’où ce procès… ». On reconnaît bien là la rhétorique très habituelle employée au sein du microcosme qui s’est bâti autour d’une partie minoritaire mais très bruyante des descendants de la diaspora russe. Ceux-là mêmes qui avaient reproché au Patriarche Sergueï et au Métropolite Alexeï d’avoir soutenu l’Union Soviétique dans le cadre de la Seconde Guerre Mondiale et d’avoir reconnu le gouvernement d’URSS, alors qu’ils étaient déjà bien à l’abri de tout soucis et de toute persécution en France. Tandis que les médias français se font, aujourd’hui plus que jamais, les zélés propagateurs des idées issues de ces cercles, Mme Ackerman, qui garde rancune à l'Eglise orthodoxe Russe, dénonce sans merci le « diktat croissant de l'Eglise orthodoxe » 9 en se targuant de lutter « contre cette Eglise rétrograde qui ne s’est jamais repentie d’avoir collaboré avec le régime communiste et qui compte encore de nombreux agents du KGB dans ses rangs... »10 (d’autres accusations pourront être traitées ultérieurement dans d’autres articles). Beaucoup de Français ne savent pas à quel point ces propos sont scandaleux !Pourquoi ? Parce-que le nombre des victimes des répressions soviétiques parmi le clergé et les fidèles de l'église orthodoxe Russe est inestimable ! La plupart ont subi des tortures et enduré des souffrances inimaginables ! Voulez-vous, Madame, juger ceux qui ont survécu ? Au nom de qui les inculpez vous pour collaboration ? Le grand-père de notre patriarche a passé trente ans au Goulag, son père dix ans, et lui-même a grandi dans la misère. Est-ce devant vous, fille de la nomenklatura rebellée une fois à l’abri, qu’il doit s'excuser de ce passé malaisé ? Par ailleurs, des agents de KGB ne s'étaient-il pas bien intégrés dans le cercle des dissidents ? Des informateurs, n'est-ce pas, Madame ? Pourquoi cachez-vous à votre audience que ce sacré cercle était une vraie soupe d'influences ?

 

Mais votre guerre personnelle est si importante qu’elle doit mener à une brouille entre États. Vous vous empressez donc d’ajouter : « Mais les institutions culturelles françaises disposent peut-être d’un moyen de pression sur les autorités russes. »11 Ça alors, c'est nouveau ! On ne s’en sortira jamais ! Dans ce contexte, Mme Ackerman lutte de toutes ses forces contre la « cathédrale de Poutine » : « On comprendrait mieux si l’Etat russe décidait de construire un centre à vocation spirituelle pour les russophones de la capitale et des banlieues, un centre où des orthodoxes côtoieraient des musulmans, des catholiques, des juifs, des bouddhistes, et où les ressortissants de la Fédération de Russie pourraient pratiquer leur culte dans leur langue commune, le russe, ainsi qu’organiser des expositions, des concerts ou des colloques, en partageant leurs trésors spirituels avec les habitants de la Ville Lumière. »12 Je ne sais pas si un tel lieu existe dans le monde, mais je ne connais pas de cas où un Etat en ai fait construire ! Cette blague est la meilleure ! D’une certaine façon il semblerait qu’à sa manière Madame Ackerman marche dans les pas de Staline ! Sous l'empire communiste la pratique de prières communes avait lieu souvent ... dans les geôles !

 

Voulez-vous, Madame, utiliser les mêmes moyens pour persuader tout ces gens de fois différentes à prier ensemble ? Sachez par ailleurs que même les agents du KGB n'avaient pas inventé de méthode pour organiser toutes ces pratiques religieuses en langue russe. En dehors des différences qui opposent les cultes, l'église orthodoxe Russe exerce ses offices en slavon. Les russes, les ukrainiens, les biélorusses et les moldaves prient en slavon, Madame ! Je présume que Mme Ackerman est bien au courant. Mais peut-être prend-elle ses lecteurs pour des imbéciles ? Enfin vient la phrase : « en partageant leurs trésors spirituels avec les habitants de la Ville Lumière ». Elle est vraiment à la hauteur de Madame Ackerman — notre juge-volontaire qui châtie la Russie de la propagande !13 Pleine de courage elle dévoile un complot caché derrière l'iconostase ou dans des bulbes (chut... y-a-t-il des micros !), un véritable projet d’ « embrigadement des diasporas russes, un projet de monde russe » ! Madame Ackerman n’apprécie guère la concurrence, elle qui savait si bien garder une partie de la diaspora sous son autorité !

 

Partie 4 - « Le scénario d'un coup d'état »

Le bouc émissaire préféré de Madame Ackerman est manifestement Vladimir Poutine : « Sa place serait « grosso modo » à la cour pénale internationale... »14 ou : « Il y avait, depuis le retour de Vladimir Poutine aux commandes du pays, une sorte de projet pour changer la société et recommencer la guerre froide pour une raison interne. »15 Ou encore : « C'est Poutine qui a ordonné à Yanoukovitch de réprimer les manifestants et de tirer sur la foule »16, points sur lesquels nous reviendrons. Mais vient enfin le plus inattendu : « Vladimir Poutine n'est pas un antisémite mais un pragmatique capable de mettre en danger des vies juives, ainsi que n'importe quelles vies humaines (cela a été amplement démontré en Tchétchénie), au nom d'un impérialisme qui ne dit pas ouvertement son nom.17 ». Entendre ceci de la bouche de quelqu’un qui a tant collaboré avec la communauté « Euromaïdan France » pour nier jusqu’à l’existence de néonazis en Ukraine18, ça en surprendra plus d’un !

 

Pour Mme Ackerman, Poutine ne se repose jamais et reste un sujet intarissable. Alors que Medvedev était président, Poutine était sensé organiser un complot personnel : « Il se peut que au bout de deux ans il (Medvedev) soit forcé de démissionner ou qu’il arrive encore quelque chose. Ou alors il y aura un autre changement consitutionnel à la suite duquel on pourra organiser la nouvelle élection... c'est-à-dire, il me semble, que le danger… on peut présumer, sans qu’on sache comment ça va s'organiser, que Medvedev n'ira peut-être pas jusqu'à la fin de son mandat.19 ». Rien de tout cela ne s’est pourtant produit. Plus tard Poutine devint une victime potentielle : « Je ne pense pas que ce peuple va se désolidariser (avec V. Poutine), mais un parti d'une élite dirigeante le pourrait... Moi je pense que le scénario d'un coup d'état d'une façon ou d'une autre n'est pas totalement exclu, peut-être pas dans l’immédiat. Mais doit y avoir quand même un certain nombre de personnes raisonnables maintenant touchées par ces sanctions ou qui risquent d’être touchés par ces sanctions et qui ne voudront pas tolérer ce cours des événements mené actuellement par V. Poutine, droit vers le mur. 20 »

 

Aucun propos ni aucun parti pris de notre experte ne sont cachés. Le peuple soutient les actions de son président alors que Madame rêve d'un coup d'état. Ne voulez-vous pas nous laisser tranquilles un peu ? Par ailleurs, elle déclare qu’une propagande anti-occidentale en Russie avait préparé en avance le peuple russe aux sanctions appliquées par l'Occident. Ça alors ! L'Occident joue ainsi le jeu de Poutine... Peu de temps passe et Mme Ackerman soupire : « Les Russes ont la hantise des révolutions, dans lesquelles ils voient des tentatives de déstabilisation étrangères.21 » Ah, comment osent-ils y soupçonner un tel mal ?! D'abord les experts étrangers n'y auraient souhaité que la paix, et ensuite les révolutions russes n’auraient porté que du bonheur ?!

 

Lors d'une autre interview, Mme Ackerman tente d’imaginer des influences possibles pour pousser à l’action les « personnes raisonnables » : « Si par exemple les russes ne peuvent plus voyager aussi facilement qu’avant, s'ils ne peuvent plus utiliser les cardes de crédit occidentales... s'il y a une croissance en berne, si on leur interdit d'utiliser Internet… etc... est-ce que ça peut vraiment marcher ? Est-ce que ça peut les mobiliser ?22 » Et pour terminer avec le rêve de toute la vie de Galia Ackerman : «  il faudra probablement passer -hélas pour nous, les Européens- par la case de sanctions lourdes contre la Russie qui puissent faire déchanter ses élites gouvernantes et les obliger à changer de régime. Tant que Poutine reste aux commandes, on devra craindre ses visées impérialistes.23 ». Ces fameuses visées impérialistes, cette prétendue exécution téléguidée de manifestants ukrainiens24 et cette volonté de retour à la guerre froide évoqués quelques lignes plus haut nous invitent quelque peu à rappeler que ces dernières années ont été l’objet d’interprétations très subjectives de l’impérialisme25

 

Partie 5 - Les gens de Donbass « enivrés par le port d'armes et prêts à tirer… avec une joie orgiastique »26

Il semble que Mme Ackerman soit prédisposée à adorer et glorifier sans aucune mesure cette image du peuple de l'Ouest de l'Ukraine telle que présentée par les ultranationalistes — une nationalité qui a formé son identité en rebutant des russes — en quelque sorte une identité non-russe sous l'effet d’une influence planifiée par les occupants de la contrée de l'époque : l'Empire Austro-Hongrois. Ceux qui malgré tout voulaient garder leur identité culturelle et rester orthodoxes ont été opprimés et nombreux sont ceux qui ont été exterminés dans deux des premiers camps de concentration de l’histoire moderne.27 Cette tragédie est peu connue en France mais beaucoup plus aux Etats-Unis et au Canada où de grandes communautés issues de l'immigration résident, incluant paradoxalement aussi bien les descendants de ces orthodoxes que ceux des bandéristes exilés à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Pour avoir une opinion sur la situation actuelle en Ukraine il est absolument nécessaire de connaitre l'histoire de l'Ukraine contradictoire et tragique que notre experte autoproclamée préfère bien simplifier et dénaturer. L'idéologie chauvine de l'Ukraine de l'Ouest acquise par Mme Ackerman est à la base de la révolution du Maïdan. Par conséquent, l'histoire réelle du peuple de Donbass n'a rien à voir avec ce que Mme Ackerman nous présente dans ses écrits. Elle propage une version propagandiste et controversée du gouvernement actuel de Kiev. On dirait même que certaines tournures de style plutôt racistes proviennent de l’état d'esprit maïdaniste : « Depuis l'époque stalinienne, le Donbass a acquis une mentalité très spéciale, car il produisait du charbon pour l'effort de l'industrialisation du pays entier. » La production de charbon influencerait donc de façon importante la mentalité. « Ses villes sont peuplées de gens qui, en grande partie, y habitent depuis une ou deux, rarement trois générations. Affluant des quatre coins de l'URSS, ils sont investis de leur importance d'antan que rien ne justifie de nos jours. » Une affirmation bien péremptoire. Encore aujourd’hui ces régions industrielles s’appuient sur la main d'oeuvre, et rien n’est indu ! L'experte voudrait nous dire que les mines et les usines n'existent plus ? Mais si ! Pourquoi ce peuple ne pourrait-il pas avoir une fierté de son histoire ? « Cette fierté et ce "particularisme" sont combinés avec un phénomène hérité, lui, de l'époque tsariste (sic !), mais resté intact pendant la période soviétique et même post soviétique : dans cette région où la vie s'organise autour de mines ou d'énormes usines métallurgiques, le patron est un dieu. » 28 Madame admet que le peuple actuel du Donbass est antérieur à l’époque tsariste alors que souvent elle le désigne comme un peuple de colons soviétiques de remplacement ! Par ailleurs, même si les usines et les mines datent de l'époque soviétique, on ne comprend plus bien quelles sont les forces mystérieuses qui influent le plus sur la mentalité : Le charbon ? L’idéologie soviétique ou le « patron-dieu » ? La tentative d’explication est là : « Le modèle culturel de la région, c'est une obéissance aveugle aux patrons, tous des exploiteurs, méchants et malhonnêtes, ce qui ne laisse aucune liberté de choix au travailleur. A l'époque tsariste, le patron était un capitaliste de type classique, à l'époque soviétique, un directeur "rouge" qui faisait suer les ouvriers pour remplir le plan imposé par le parti communiste, et à l'époque post-soviétique, un oligarque. »29

 

Il semble que depuis l’indépendance de l’Ukraine et surtout depuis « Maïdan » cette situation soit réellement devenue la norme dans toute l’Ukraine « pro-européenne », au point que les médias français finissent par l’admettre. Mais peu importe, Mme Ackerman continue de plus belle : « La vie n'est pas belle à Donetsk ou à Lougansk : l'air y est très pollué, l'immobilier d'une laideur imparable se trouve en piteux état et il est bien plus difficile d'y trouver des restaurants ou des services de qualité qu'à Kiev ou à Oujgorod. »30 Mme Ackerman, dénigrez vous ceux qui n’ont pas votre rang social ou feignez vous de pleurer le destin de ces gens ? Vous qui, plutôt que d’espérer une paix raisonnablement négociée, déclarez sans aucune pitié : « Kiev doit gagner la guerre qui ne dit pas son nom menée par la Russie via des mercenaires et des groupes armés locaux interposés, qui jouit du soutien d'une partie de la population du Donbass restée dans le lointain passé soviétique. » Insistez-vous, Madame, pour qu’un peuple qui, selon vos jugements sommaires, est « resté dans le lointain passé soviétique », ne mérite rien de mieux que la guerre ? Vous déclarez : « J'aimerais beaucoup que tout cela ne soit qu'un cauchemar et que nous nous réveillions demain en voyant émerger une Ukraine pro-occidentale et démocratique. »31 Donc il reste un petit problème à régler, n'est-ce pas ?32 Une partie, comme vous dites, de la population du Donbass qui ne veut pas devenir pro-occidentale doit disparaître... Car elle n’a pas une bonne mentalité !

 

Le mot de la fin. Je cite : « Le Kremlin contrôle le discours de haine qui s’exprime dans les médias. »33 Pourrait-on un peu changer cette phrase, peut-être ainsi : « Galia Ackerman exprime le discours de haine dans les médias ». Qu'en pensez-vous ?

 

3 Владимир Максимов — судьбы скрещенья

http://magazines.russ.ru/continent/2010/146/ak15.html

4 Владимир Максимов — судьбы скрещенья

http://magazines.russ.ru/continent/2010/146/ak15.html

5 Dans les médias russes, des mots trahissent l'interdépendance avec le pouvoir. http://www.liberation.fr/auteur/11231-galia-ackerman

6 Vladimir Poutine : homme ou système

http://est-et-ouest.fr/revue/HL034_articles/034_099.pdf

7 Pourquoi la Russie s'acharne-t-elle contre Greenpeace ? 05.11.2013 http://www.huffingtonpost.fr/galia-ackerman/pourquoi-la-russie-sacharne-t-elle-contre-greenpeace/

8 Sacrifier la Grèce pour sauver la Russie : un nouveau tournant dans la politique de Vladimir Poutine

http://www.huffingtonpost.fr/galia-ackerman/sacrifier-la-grece-pour-sauver-la-russie-un-nouveau-tournant-da/

13 A Paris, une nouvelle cathédrale… pas très orthodoxe ?

http://www.franceculture.fr/architecture/paris-une-nouvelle-cathedrale-pas-tres-orthodoxe

14 Vladimir Poutine : infréquentable ou inévitable ? 12.04.2016 http://www.youtube.com/watch?v=MHnTaPFam

15 Crise en Ukraine : l'escalade à l'est, jusqu'où ? 25.04.2014

http://www.youtube.com/watch?v=qSzgJf_1fZc

21 Syrie : "Poutine veut obliger les Occidentaux à travailler avec la Russie" 12.10.2015 http://www.france24.com/fr/20151012-poutine-russie-syrie-bombardements-occidentaux-usa-militaire

22 Le nouveau gourou du Kremlin. Quels projets pour l`Europe ? 25.07.2014 http://www.youtube.com/watch?v=3cDW-A-vZjE

23 Voici la feuille de route de Poutine pour l'Ukraine 18.04.2014 http://www.huffpostmaghreb.com/galia-ackerman/voici-la-feuille-de-route_b_5173062.html

 27 Carpatho-Rusyn Cultural Development

http://www.youtube.com/watch?v=iomUy5TNGRE, The Tragic Anniversary of Talerhof http://slavyangrad.org/2014/10/11/the-tragic-anniversary-of-talerhof/

Talerhof : Eternal Memory ! http://orthodoxengland.org.uk/pdf/talerhof.pdf

31 Voici la feuille de route de Poutine pour l'Ukraine 18/04/2014

 

http://www.huffpostm aghreb.com/galia-ackerman/voici-la-feuille-de-route_b_5173062.html

 

33 Si cela n’émane pas du Kremlin, c’est inquiétant pour Poutine, car cela signifie qu’il ne contrôle pas tout 01/03/2015

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Si-cela-n-emane-pas-du-Kremlin-c-est-inquietant-pour-Poutine-car-cela-signifie-qu-il-ne-controle-pas-tout-2015-03-01-1286244

 


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27 réactions à cet article    


  • V_Parlier V_Parlier 27 février 19:03

    Ackerman ne manque jamais une occasion pour soutenir tous les tordus, pourvus qu’ils soient anti-russes (et ça va bien plus loin que la politique et le président) :
    Les femens en France : http://www.youtube.com/watch?v=oQh7F0QySsU

    Dans un des liens cités, les « Pussy Riots » qu’on peut voir par ailleurs à l’oeuvre ici dans un magasin (+18 !) :
    http://www.youtube.com/watch?v=1NzuJVQQ348

    Elle dispense aussi son « expertise » auprès de « Euromaïdan » mais je ne donnerai pas de liens qui pourraient faire monter le taux de vues de leur chaîne qui s’est pris un bide.


    • berry 27 février 21:07

      On en découvre tous les jours.
      Les résultats des recherches sur Google Images sont bidonnés.

      "Si l’on cherche russes, on tombe principalement sur des hooligans, des ivrognes, des gens qui se battent et des militaires."
      En savoir plus sur http://www.fawkes-news.com/2017/02/les-recherches-sur-google-images.html#sxguPJ6HU8j0dRe3.99
       
      Vous pouvez faire le test vous-mêmes pour vérifier.

      • anna anna 28 février 07:36

        Galina Ackerman est juive. En Russie c’est une nationalité, comme russe, ukrainien, moldave, etc. 

        La diaspora des juifs en ex-URSS était dans la dissidence, car ils voulaient quitter l’URSS et partir pour Israël ( ce qui est leur droit absolu). Sauf que les autorités soviétiques ne les autorisaient pas a le faire sans une « contrepartie » Les dissidents juifs, voulant partir pour Israël devaient collaborer avec le KGB et dénoncer les autres juifs, qui voulaient partir. Mme Ackerman est une dissidente justement de cette époque. Obtenir la permission de partir pour Israël en « collaborant » avec le KGB. 
        Quand on a compris ça, on a tout compris de ce personnage. 
        En plus elle est mariée actuellement avec un ultra nationaliste ukrainien, ce qui n’arrange pas les choses... Ce couple des apatrides, qui n’ont pas de pays d’attache, ni de Patrie, (ni l’URSS, ni la Russie, ni Israël, ni la France, ni l’Ukraine) est un couple sans âme, qui se nourrisse avec la haine de soi en premier lieu.

        • Abou Antoun Abou Antoun 28 février 09:44

          @anna
          En Russie c’est une nationalité, comme russe, ukrainien, moldave, etc.
          C’est une remarque éclairante en même temps qu’une bonne mise au point et un bon rappel historique.
          Mon épouse est russe en fait maintenant bi-nationale. Elle aime son pays d’origine comme elle aime la France. Les russophones de notre petite ville de province, une quinzaine de personnes originaires de toutes les républiques de l’ex-URSS, se sont regroupés en une sorte de petit club pour célébrer quelques fêtes folkloriques (la Pâque orthodoxe, etc...). Pratiquement aucune personne ne débine la Russie, la plupart regrettent profondément et ne comprennent pas le déchaînement médiatique contre la Russie de Poutine .


        • Seraphima Seraphima 28 février 13:19

          @anna
          Merci pour votre commentaire, Anna

          Je partage votre opinion qu’une personne sans racines, celle qui s’en détache de son plein gré, perd sa capacité de discernement. Et par la suite c’est possible (comme vous le dites : ’sans âme’) de tomber en perdition totale, mais je préfère de ne pas trop m’absorber dans ces réflexions. Mon but était de présénter un personnage qui régulièrement est invité par des médias « mainstream » pour juger des autres et qui ne s’en prive pas du tout ! C’est une ’experte’ !

          Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous sur la question juive en Russie, souvent mal comprise en France. Sans doute c’était une nationalité comme les autres en Union Soviètique. Les juifs soviètiques étaient comme toutes les autres nationalités. Je ne crois pas que la diaspora juive était en dissidence particulière en général et pendant toute l’histoire de l’URSS. J’en connaissais en assez grand nombre à des postes importants. Alors que leurs enfants étaient les « dissidents ». Regardez attentivement les gouvernements successifs et les fonctionnaires du parti communiste, et aussi de hauts fonctionnaires du KGB et ces prédécesseurs … On peut admettre qu’à un moment certaines restrictions ont été prises pour garder l’équilibre social du fait de cette surreprésentation dans les cercles du pouvoir. C’est ma théorie un peu gratuite, je n’insiste pas sur cela.

          J’ai eu de la peine d’ecouter ou de lire de Galia Ackerman. Il me semble qu’elle a toujours été réellement convaincue de sa cause. Bien sur, elle a su que le milieu des dissidents était pourris par des influences KGB, CIA et je ne sais pas quoi encore... Quant meme tout a ses limites, à mon avis Mme Ackerman n’était pas ni collaboratrice, ni informatrice. Elle a préféré simplement fermer les yeux chaque fois quand elle a rencontré une situation désagréable à comprendre, analyser ou accepter et se permettait avec une excuse valable de fuire tous les désagréments au lieu de les affronter.

          L’épigraphe de l’article est la reponse que Jesus donne à Satan. J’ai suggéré, bien que je ne sois pas sagace, que Mme Ackerman a succombé à la tentation des biens terrestres. Cependant je sais que nous devons tous nous surveiller bien, parce que tout le monde chaque jour peut répondre à la meme question.


        • Seraphima Seraphima 28 février 13:22

          @Abou Antoun
          Merci !

          Nos origines officielles en Union Soviètique ont été ’à la carte’ pour chaque jeune à 16 ans. On pouvait déclarer sa nationalité soit par la mére, soit par le pére, ou meme par des grands parents... Je connaissais un garçon qui avait un cocktail d’ascendances un peu « explosif » : tatare, juif, tzigane, allemand etc... sauf russe, il n’avait pas d’aïeuls russes. Il se déclarait russe ;) Cela ne génait personne !

          Sans aucun doute on aime à la fois la France et la Russie et cette situation de russophobie est vraiment pénible. Si un jour en Russie quelqu’un commençait tout à coup de cette manière un déchaînement médiatique contre la France en tant que telle, on le vivrait pareillement avec des peines de coeur ! Nous ne voudrions que de bonnes rélations plus amicales et plus proches entre nos deux pays.


        • roman_garev 28 février 13:26

          @anna
          Cela explique davantage sa haine particulière envers l’Eglise orthodoxe.


        • Abou Antoun Abou Antoun 1er mars 09:59

          @Seraphima
          Je connaissais un garçon qui avait un cocktail d’ascendances un peu « explosif » : tatare, juif, tzigane, allemand etc... sauf russe, il n’avait pas d’aïeuls russes. Il se déclarait russe ;) Cela ne génait personne !
          Le cas de Romain Gary , double prix Goncourt, est intéressant.


        • MAIBORODA MAIBORODA 28 février 12:45
          Le décodage des écrits et propos de la Galia en question est une excellente initiative. 
          La dame est une invitée privilégiée des plateaux et lucarnes, où elle est, « of course » , volontiers présentée comme une éminente universitaire et une « experte » de la Russie et de l’Ukraine. 
          Est-il besoin de préciser préciser quels sont ses commanditaires et quelle est l’orientation de son discours ?
          « Idiote utile » au sens politique du terme, elle sert avec empressement et suffisance la cause des marionnettistes qui la propulsent sur les tréteaux médiatiques.


          • Seraphima Seraphima 28 février 14:02

            @MAIBORODA

            Le décodage des écrits et propos de la Galia en question est une excellente initiative. 

            Merci ! Tout à fait d’accord ! J’ai du laisser de côté un tas d’articles et d’interviews parce que on arriver à mentire ’vite fait’ par contre le dévoilement de ce mensonge nécessite un vrai travail.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 février 13:53

            Oui, et donc ?

            Je ne sais pas vraiment à qui vous vous adressez ? Aux Français ? Toutes ces histoires les passionnent-ils encore ? Comme vous en avez l’habitude, vous savez bien qu’à un certain niveau de matraquage médiatique, on n’écoute plus. Et la Russie c’est loin, les enjeux nous échappent beaucoup.

            Alors quoi ?

            Peut-on conclure de votre texte que les méchants occidentaux impérialistes actuels sont aussi détestables que l’URSS d’autrefois, qui financait des coups d’Etat partout dans le monde ?

            Sans doute que la Galia Alsacienne a un petit problème avec sa propre histoire, mais êtes vous sûre que vous n’êtes pas dans le même cas ?


            • V_Parlier V_Parlier 28 février 16:28

              @Olivier Perriet
              Moi je trouve cet article très soft. J’aurais fait bien plus mordant (c’est pourquoi je me suis abstenu).


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 février 17:16

              @V_Parlier

              je sais :
              les chiens aboient plus facilement en meute, c’est bien connu.


            • Seraphima Seraphima 28 février 18:35

              @Olivier Perriet

              Oui, et donc ?

              Je ne sais pas vraiment à qui vous vous adressez ? Aux Français ?

              Une question qui tombe à point ! Je m’adresse aux Français de toutes origines qui seront obligés de répondre à la meme question que celle à laquelle ma génération soviétique devait repondre dans le passé. Pour reconstituer sa personnalité il faut savoir ’qui’, ’pourquoi’ et ’comment’. C’est mieux de saisir en avance que ce ne sera pas une réponse pour causer juste un peu mais à application pratique.

              Comme vous en avez l’habitude, vous savez bien qu’à un certain niveau de matraquage médiatique, on n’écoute plus.

              Mon expérience me montre que les gens ecoutent un peu, comprennent de travers, mais retiennent toujours le pire mensonge. Pour éviter l’influence médiatique il ne faudrait ni écouter, ni lire, rien du tout. La propagande arrive à nous influencer meme quand on ne l’accepte pas : on devient trop méfiant par exemple.

              Peut-on conclure de votre texte que les méchants occidentaux impérialistes actuels sont aussi détestables que l’URSS d’autrefois, qui financait des coups d’Etat partout dans le monde ?

              On peut conclure librement, toujours et sur tout ;) Qui était le plus ou le moins méchant impérialiste ne m’intéresse pas trop. J’admets que des tentatives d’influence étaient plutôt réciproques à l’époque. Actuellement la propagande française faite avec la participation d’anciennes soviétiques déroute les Français en France.

              Sans doute que la Galia Alsacienne a un petit problème avec sa propre histoire, mais êtes vous sûre que vous n’êtes pas dans le même cas ?

              Pas tout à fait juste, mais un peu dans le passé... Etant toute jeune, j’étais une dissidente débutante activiste... ;) Moi, j’ai fait un autre choix. Aucun mérite de ma part mais je suis heureuse de l’avoir fait.


            • V_Parlier V_Parlier 1er mars 00:43

              @Olivier Perriet
              « les chiens aboient plus facilement en meute, c’est bien connu »

              Tout comme les petits roquets qui viennent tourner autour. Il faut de tout pour faire un monde.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er mars 11:40

              @Seraphima
              Je m’adresse aux Français de toutes origines qui seront obligés de répondre à la meme question que celle à laquelle ma génération soviétique devait repondre dans le passé

              Rien n’est simple, c’est vrai, mais je ne pense pas que les deux situations (française et russe) soient semblables ; il y a quand même un gouffre entre les deux, ce qui crée justement des incompréhensions lourdes de part et d’autres. C’est un sujet qui mériterait des pages et des pages.

              Parmi ces incompréhensions je n’en cite qu’une seule, qui est visible ici tous les jours :
              les supporters français de V Poutine se recrutent dans des camps qui n’ont rien à voir normalement et se détestent, à savoir les vétérans tiersmondistes qui sont restés bloqués en 1970 et voient Poutine en continuateur de Brejnev, et les identaires qui fantasment sur une France monolithique et s’imaginent que la Russie ressemble au pays de leurs rêves.


            • V_Parlier V_Parlier 1er mars 14:21

              @Olivier Perriet
              « les supporters français de V Poutine se recrutent dans des camps qui n’ont rien à voir normalement et se détestent »

              Mais ceux qui passent leur temps à le haïr en public ne sont pas forcément copains entre eux non plus. Plutôt la preuve que ce thème dépasse la petite politique politicienne de notre hexagone, ne croyez vous pas ? En outre, reconnaître des points positifs dans les actions d’un chef d’Etat ne sous-entend pas croire que, dans son ensemble, absolument tout peut s’appliquer à un pays comme à un autre.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er mars 19:44

              @V_Parlier
              ceux qui passent leur temps à le haïr en public ne sont pas forcément copains entre eux non plus.
              Si, plutôt

              Plutôt la preuve que ce thème dépasse la petite politique politicienne de notre hexagone, ne croyez vous pas ?

              c’est une interprétation très très optimiste des choses.

              En outre, reconnaître des points positifs dans les actions d’un chef d’Etat ...
              Je suis bien d’accord, mais j’ai l’impression qu’on a dépassé ce stade pour tomber dans une sorte d’idolâtrie, qui fait en somme le pendant de la « détestation » de l’autre camp. Ce n’est d’ailleurs pas forcément surprenant, la nature a besoin d’équilibre, et l’hystérie des uns suscite l’hystérie des autres.


            • soi même 28 février 15:18

              Comme c’est étrange sur agoravox tv , il a une blogueuse qui est très proche de se que vous décrivez, un état d’esprit têtus, avec une nostalgie de l’erre Stalinienne et un nationalisme des plus primaires sur la l’ex URSS où est entretenue savamment l’amalgame et la confusion entre Staline et Poutine où elle voue une admiration sans borgne.


              • V_Parlier V_Parlier 28 février 16:27

                @soi même
                Remarque de soi même... à soi même et sans borgne (sic) ?
                D’une manière générale, pour admirer qui que ce soit il vaut mieux ne pas être borgne, c’est sûr. Ca permet en outre de voir que l’ère stalinienne n’est pas vraiment présentée comme un rêve dans cet article.


              • soi même 28 février 16:59

                @V_Parlier, vous savez pertinemment que l’objectivité est rarement de mise quand l’on parle de situation, d’un pays où l’on feindre de dénigre un régime où encenser un autre.Il y a toujours comme justificatif un nationalisme des plus détestables.

                Vous m’en prenez à mon pseudo, c’est un choix pour bousculé les marcassites et leurs rappels en fin de compte ils parlent toujours d’eux-mêmes. ( SIC).
                 smiley


              • V_Parlier V_Parlier 28 février 17:14

                @soi même
                Je m’en prenais surtout à cette généralisation que vous aviez suggérée à propos des articles d’auteurs dans des situations et ressentis proches, le pseudo n’étant qu’un « chapeau ». L’objectivité n’existe pas, c’est la vie. Prétendre à l’objectivité et à la neutralité est d’ailleurs ce qui est en train de perdre les médias mainstream, partisans mais feignant de ne pas l’être.


              • kitty-cat kitty-cat 28 février 17:00

                Merci @ l’auteur pour cet article bien écrit, très claire, factuel et sans aucune accusation à charge pour la professionnelle « motivée » en question.


                Malheureusement, il y a tant d’autres motivé(e)s...
                Il faut que les gens sachent au moins que cela existe (les motivations pas très professionnelles) !

                Bonne continuation et au plaisir de vous lire smiley

                • agent ananas agent ananas 28 février 19:01

                  Pour compléter le com’ de Anna (voir plus haut), on peut rajouter que la crise en Ukraine a enfin le mérite de révéler la symbiose entre les ashkénazes et les néo-nazis ukrainiens dans leur détestation de la Russie.
                  Ce n’est pas nouveau. De nombreux juifs ukrainiens avaient même combattu aux côtés de la Wehrmacht contre Staline, comme Boris Zalcman (qui deviendra plus tard en Suisse le gestionnaire de la fortune du général Ne Win, l’ex dictateur de la junte birmane,1962/1988).
                  Plus récemment, dans la foulée de Victoria Nulland du clan Kagan, le faussaire BHL et son pote interventionniste/impérialiste Kouchner ainsi que le boss du NED Gershman se rendaient à une sauterie de néo-connerie à Kiev, alors que les cendres du massacre d’Odessa de mai 2014 étaient encore chaudes. Sans doute que les ukronazis sont des « barbares à visage humain » (comme al-nusra) ?
                  Enfin on peut aussi signaler l’ex négociatrice du CETA et nouvelle ministre des affaires étrangères du Canada, Chrystia Freland, dont le grand père Mikhailo Chomiak, était un propagandiste travaillant sous les ordres du nazi Hans Frank. Son anti-russisme rivalise avec celui de Galia Ackerman.
                  Ah, quels nazes ces ashkénazes ... Le vocable anglais, « askhenazis » semble mieux approprié.
                  Un facho peu en « casher » un autre... Les pleureuses de la Shoah, si promptes à décerner des certificats de « fascisme », feraient mieux au lieu de chercher la paille dans l’oeil de MLP, de voir l’énorme poutre que représentent leurs alliés néo-nazis banderistes.


                  • agent ananas agent ananas 1er mars 10:38

                    @agent ananas

                    Post Scriptum
                    Cerise sur le gâteau, l’aveu du collabo Soros qui affirme n’avoir aucun remords d’avoir aidé les nazis à spolier et confisquer les biens des juifs et que « 1944 a été la meilleure année de sa vie ».
                    Voir son interview dans 60 Minutes


                  • JP94 1er mars 00:20

                    Pour se marier à un bandériste qu’on soit Russe ou non, il faut adhérer à son idéologie.

                    Mais quand on est Russe, ça signifie ni plus ni moins vivre avec une ordure dont les ascendants ont assassiné et torturé des membres de votre famille, des enfants, des femmes, des vieillards, et des soldats qui libéraient leur pays, forcément, vu le nombre énormes de victimes soviétiques.

                    Pour en arriver là il faut une drôle de mentalité. Pour ma part, même croiser un nazi me révulse. Alors cette dame, qui hait la Russie tout en étant Russe, qui vit avec un nazi haineux, heureux des crimes contre l’Humanité que ses proches ont perpétrés, c’est un peu difficile à comprendre.

                    Mais nos médias, eux la comprennent fort bien. Ils doivent aussi regretter le temps de l’Occupation, le STO, la déportation des résistants et des Juifs vers les camps de concentration et d’extermination, les wagons à bestiaux et Radio Paris où parlaient leurs semblables. Que de nostalgie !
                    Ils ne peuvent pas le dire comme ça, mais ils savent parfaitement qui ils invitent et quelle idéologie propagent leurs protégés.

                    Et eux, à défaut d"épouser un bandériste, épousent sa cause.Mais attention , si on le dit nommément, on se retrouve avec un procès en diffamation.

                    • V_Parlier V_Parlier 1er mars 00:49

                      « Ils doivent aussi regretter le temps de l’Occupation, le STO, la déportation des résistants... etc... »

                      Disons qu’ils le regretteraient si on leur avait dit qu’il le fallait. C’est aussi simple que ça. On leur a dit qu’en France il ne le fallait pas souhaiter ça (mais plutôt s’en servir pour accuser les « populistes » de le souhaiter). En revanche ça ne les empêche pas de le souhaiter ailleurs si c’est pro-UE.

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