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Accueil du site > Tribune Libre > Hommage à Aguigui Mouna, poète de l’utopie et pourfendeur du (...)

Hommage à Aguigui Mouna, poète de l’utopie et pourfendeur du capitalisme

Il y a quelques jours, en me baladant dans les rues de Paris, je me suis arrêté devant la fontaine Saint-Michel. Me sont alors revenus les souvenirs d’un tribun atypique qui, du haut de son triporteur, haranguait naguère les étudiants du Quartier Latin et les salariés qui, comme moi, travaillaient à cette époque dans les parages. Le dénommé Mouna, je l’ai souvent rencontré et j’ai eu le plaisir de discuter avec lui en différentes occasions. Cet article est une reprise quelque peu modifiée d’un texte de 2009. J’en ai pris l’initiative parce que la mémoire de ce personnage haut en couleurs le vaut bien !

« C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur ! », « Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain ! » « Aimez-vous les uns sur les autres ! » « Des trottoirs, pas des crottoirs ! » À l’évidence, le « cyclodidacte » Aguigui Mouna, militant convaincu de la « vélorution » et antimilitariste viscéral, avait le sens de la formule. Petit rappel historique pour ceux qui n’ont pas connu ce trublion anarcho-utopiste, cet indigné permanent, ce tribun des rues et des restos-U dont la mémoire reste bien vivante au cœur du Quartier Latin.

Bien avant de devenir Aguigui Mouna, le Savoyard André Dupont (son véritable nom) est né le 1er octobre 1911 de manière très conventionnelle sous la forme d’une petite chose rose et braillarde dans une pauvre ferme de Meythet tenue par son père, également ouvrier et fossoyeur du village.

Ni son milieu, ni son éducation ne prédisposaient le jeune André à un destin original. Son père vivant, il eût été destiné à l’une des usines qui surgissaient dans l’agglomération d’Annecy en ce premier quart du 20e siècle. Le sort en décida autrement : tel le « Pauvre Martin » de Brassens, André Dupond-père se coucha – certes involontairement – dans la fosse qu’il venait de creuser et s’y endormit de sa belle mort. Enfin presque : je dois à la vérité de préciser qu’il fut extirpé encore vivant de son humide gangue de terre mais pris d’une telle congestion pulmonaire qu’il en passa de vie à trépas. Adélaïde Dupond suivit son mari dans la tombe un an après.

Uniforme, communisme et bouillabaisse

Devenu orphelin à 8 ans, André Dupond-fils est recueilli par une tante d’Annecy. À 13 ans, il devient ouvrier et va de job en job, de plus en plus écœuré par la condition ouvrière et les tâches « débiles » qui lui sont confiées. À 17 ans, il s’engage dans la marine. Affecté à Brest sur le navire-école Montcalm, il voit d’un œil frustré ses copains lui conter les délices de la rue de Siam qu’il n’a, au début, pas les moyens de s’offrir. Après quelques avatars et de menues amourettes locales, André prend enfin le large : il découvre les côtes d’Afrique et les plages égyptiennes, mais... consigné à bord par ses nombreuses incartades. Il quitte sans regrets la marine en 1933 à la fin de son contrat. 

Suit alors, entre Marseille et Nice, un parcours chaotique jalonné de jobs dans des hôtels, des restaurants ou des boîtes de nuit. En dehors du boulot, seuls comptent alors pour André le rugby et les filles. Jusqu’à l’arrivée de Mimi qu’il finit par épouser le 5 juillet 1939. Le 3 septembre, c’est la déclaration de guerre et André est parmi les premiers mobilisés. Rendu à la vie civile par l’armistice de juin 1940, André quitte l’uniforme, dégoûté de l’armée et du comportement des gradés.

Il retrouve Mimi et sa vie d’avant. Jusqu’au jour où, lassé d’exercer des « boulots de larbin », il reprend avec un ami un petit restaurant à Paris qu’il dénomme Chez Dupond avant de virer Mimi dont il découvre qu’elle le cocufie. Mimi est remplacée par la fille d’un communiste, Riri, une Antiboise par chance pas antibaise. Tous deux adhèrent au Parti Communiste le jour de la Libération de Paris, furieux de ne voir aucun drapeau soviétique. Dès lors, André vend L’Humanité, lit Karl Marx et suit les cours de l’Université nouvelle d’Henry Wallon et Roger Garaudy.

Suit une série d’évènements anecdotiques savoureux où le militantisme d’André souffre quelque peu de son goût pour le vin et pour les femmes. Retour à Antibes où le couple gère, à sa manière, la pension de famille Lou Pajeu, Survient alors un mémorable pugilat entre Riri et André sur fond de bouillabaisse. Aux coups de louche puis au lancer de soupière de la dame répondent les torgnoles du militant. Riri est hospitalisée et la section locale du PC atterrée par cette publicité négative. André est exclu du parti par des camarades qui lui reprochent en outre son manque de respect pour Staline.

À bas le caca, le pipi, le caca-pipi-talisme !

C’est alors qu’un jour de 1951, un peintre argentin farfelu et résolument libertaire, franchit les portes du bar et professe son rejet des règles et des carcans sociaux. Pour André, déprimé par les échecs de sa vie, c’est la révélation. André Dupond n’est qu’une chrysalide ; elle s’ouvre au cœur de l’hiver pour donner naissance à Aguigui Mouna.

Table bancale pour symboliser l’état du monde, patron fada, discours iconoclastes, Lou Pajeu devient une adresse incontournable de la vie antiboise. Au contact de sa nouvelle clientèle, et notamment du poète Jacques Prévert, Mouna découvre, comme l’écrit la biographe Anne Gallois, qu’« il est tout à la fois dadaïste, surréaliste et existentialiste » ! La presse locale va même jusqu’à surnommer Aguigui « Le Patachou d’Antibes ». C’en est trop pour Riri, dépassée par cette métamorphose. Trop également pour notre néo-philosophe, qui a besoin d’air et lorgne avec réprobation la surcharge pondérale de sa maîtresse. Mouna repart pour la capitale.

Il y reprend la gestion d’un restaurant de la rue de Louvois dont il veut faire un club d’aguiguistes : Les amis de la vie. Sans se démonter il sollicite le parrainage d’Einstein qui enseigne alors à Princeton (USA). Le savant accepte par courrier. Son célèbre portrait, la langue pendante, est accroché au mur du restaurant à côté de celui d’Eisenhower rongeant un os, le tout légendé « L’homme d’esprit et la bête ». À la même époque Mouna commence ses incursions dans le quartier Saint-Germain-des-Prés où, juché sur un piédestal, il harangue les passants et dénonce la presse « caca-pipi-taliste » et la Guerre d’Indochine.

Ce qui devait forcément arriver survient en 1955 : 12 jours de prison pour « outrages à agents » répétés. À sa sortie de la maison d’arrêt de Fresnes, une surprise attend Mouna : Carmen, sa nouvelle compagne, est partie avec la caisse. Qu’à cela ne tienne, Aguigui a découvert Ghandi. Séduit par le grand homme, il devient résolument non-violent. Non violent mais ruiné. 

Suit une nouvelle période méridionale qui voit Mouna, le visage doté d’une demi-barbe, sillonner le pays en compagnie d’une ânesse parfois culottée d’un seyant costume de bain. Notre homme se produit même dans une corrida-crochet sous les yeux de Picasso avant d’être renversé par un peu complaisant taureau. Ses provocations lui valent une nouvelle condamnation à un mois de prison pour « outrages et rébellion » à un commissaire rancunier. Faute de quartier pénitentiaire asinien, Aguigui cède son ânesse au prince Ali khan.

1960 le voit beaucoup militer contre la guerre en Algérie au sein de l’Armée de la Paix. Mouna voyage également au Moyen-Orient et en Italie où il tente, durant les Jeux Olympiques de Rome, de s’introduire, sous les acclamations des beatniks, dans le village des athlètes féminines. Cela lui vaut les acclamations des marginaux et 20 jours de détention dans les prisons italiennes !

Les temps sont durs, votez Mou !

1965. Mouna est devenu, dit Anne Gallois, « le bouffon attitré du Quartier Latin ». Le béret orné de médailles, la poitrine couverte de décorations burlesques, il sillonne les rues avec son triporteur. Je fais sa connaissance un soir de décembre devant la fontaine Saint-Michel alors que, la langue un tantinet alourdie par le jaja, il harangue les passants et vend Mouna Frères, le journal qu’il a créé trois ans plus tôt. Je le reverrai fréquemment par la suite.

Puis vient 1968. Mouna s’oppose frontalement à Cohn-Bendit qui le traite comme un simple bouffon. Surtout depuis ce soir de mai où notre militant de l’absurde surgit dans le no man’s land qui sépare étudiants et CRS avant l’affrontement et offre un bouquet de fleurs aux uns et aux autres en signe d’apaisement. Sans succès : accusé d’œuvrer pour la bourgeoisie, il est rejeté par les étudiants sous l’œil impassible des policiers.

Aguigui retourne à son triporteur et à ses harangues jusqu’au jour où l’abbé Delfieux, aumônier de la Sorbonne, lui suggère de se présenter aux législatives. Pourquoi pas ne pas reprendre le flambeau laissé naguère par Paul Duconnaud ? Banco : Mouna devient le candidat du MOU (Mouvement Ondulatoire Unifié) cher à Pierre Dac et fait campagne sous ce slogan « Les temps sont durs, votez MOU ! » Il récolte 142 voix face au sévère ministre gaulliste René Capitant.

Mouna se représente en 1978 sous l’étiquette du PMU (Parti Mondialiste Universaliste). Mais c’est en 1988 qu’il obtient son meilleur résultat avec 1 291 voix contre Jean Tibéri, adversaire auquel il prendra encore 722 voix en 1993.

Aguigui Mouna décède le 8 mai 1999, quelques années après avoir été fait chevalier des Arts et des Lettres par Jack Lang. Il est membre, entre autres, de SOS Racisme, du MRAP, de la Ligue des Droits de l’Homme et de Greenpeace. Bref, c’est un « citoyen du monde  », ami de l’Abbé Pierre et de Théodore Monod, mais aussi de Cavanna et de Cabu, qui meurt. Un poète de l’utopie, un combattant de l’absurde, un écologiste convaincu qui disparaît, parti sur son triporteur à l’assaut des moulins à vent intergalactiques avec la même détermination que lorsqu’il encercla naguère avec quelques amis, tous juchés sur des pédalos, un cuirassé de l’US Navy dans la rade de Golfe Juan.

Reconnaissons-le, le temps joue pour Mouna ; car comme il se plaisait-il à le dire : « On vit peu, mais on meurt longtemps ! »

À lire : « Aguigui Mouna. Gueule ou crève ». Anne Gallois. Dossiers d’Aquitaine. 2004

À voir : « Mouna  », film documentaire réalisé par Bernard Baissat, Paris, 1989. Consultable au Centre National d’Art et de Culture Georges Pompidou, à Bibliothèque Nationale de France et au Forum des Images de Paris.


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60 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 28 février 09:14

    ++++++++++++++ Excellentissime....un mec un vrai...Merci... smiley


    • Fergus Fergus 28 février 09:39

      Bonjour, bob14

      « Dis-moi quels sont tes amis, je te dirai qui tu es », dit le proverbe. Il suffit de voir quelles personnes ont fréquenté Mouna et se sont liées d’amitié avec lui pour pouvoir affirmer que, sous ses côtés bouffons et provocateurs, c’était un agitateur d’idées généreuses. Autrement dit un type bien.

      Merci à vous !


    •  Arcane Arcane 28 février 10:28

      @bob14

      Un mec vrai que j’ai eu le plaisir de voir non pas à Saint Michel mais devant Beaubourg.
      Pacifique, humaniste et qui n’aurait pas du tout apprécié votre remarque ici.


    • bob14 bob14 28 février 11:01

      @Arcane....simplement la vérité de votre situation dans votre pays.. smiley


    •  Arcane Arcane 28 février 12:28

      @bob14

      Votre vérité même si elle est la même que BFM n’est pas obligatoirement la vérité smiley


    • bob14 bob14 28 février 16:03

      @Arcane...Je n’ai pas de vérité mon bon...que des constats de situations..Exemple : Lemacron est un idiot qui fait des lois anti Françaises pour les riches uniquement...un constat que vous Français ne voyez pas smiley


    • JL JL 28 février 09:46

      Bonjour Fergus,
       
      j’ai lu cet article consacré à ce personnage avec grand plaisir. Mouna Aguigui, j’avais oublié !
       


      • Fergus Fergus 28 février 09:54

        Bonjour, JL

        Je ne l’avais pas oublié, mais passer au Quartier Latin, et notamment place Saint-Michel, m’a remis certaines de ses diatribes en mémoire, juché sur la fontaine ou sur son triporteur. Je me souviens de quelques discussions animées autour de sa personne entre étudiants et bourgeois du quartier, annonciatrices du futur Mai 68. L’époque était au romantisme et à la lutte des classes.


      • Diogène Diogène 28 février 09:58

        Je l’apercevais de temps en temps.J’ai même eu l’occasion de l’approcher.

        Il dégageait une odeur indéfinissable.
        C’était au temps où la société tolérait les excentricités de personnalités qui aujourd’hui se retrouveraient en HP sous perfusion hallucinogène ou en prison, faute de place dans les HP, accusées d’auto radicalisation intempestive et contagieuse... 

        • Fergus Fergus 28 février 10:14

          Bonjour, Diogène

          « au temps où la société tolérait les excentricités »

          Mouna a quand même été emprisonné à deux reprises en France et en Italie pour des motifs dérisoires.

          Cela dit, au Quartier Latin, les comportements « atypiques » étaient en effet plus tolérés parce que le pouvoir se méfiait de possibles agitations estudiantines. Or, Mouna était très populaire.


        •  Arcane Arcane 28 février 10:31

          @Fergus

          Bonjour Fergus,

          Son vélo était aussi très populaire, on pouvait pas le louper smiley


        • Fergus Fergus 28 février 10:36

          Bonjour, Arcane

          Normal pour un « vélorutionnaire » !


        • Raymond75 28 février 10:42

          C’est étrange mais cette semaine je pensais à lui ... Je garde le souvenir, entre autre, d’une contre messe de minuit devant Saint Séverin : Mouna appelant Dieu au téléphone depuis son triporteur, et faute de réponse la foule qui scandait « esprit, es tu là ? esprit, es tu là ? esprit, es tu là ? ». Une grande rigolade, un esprit engagé, une prise de conscience par l’absurde. Merci Mouna.


          • Fergus Fergus 28 février 16:35

            Bonjour, Raymond75

            « cette semaine je pensais à lui »

            Peut-être y a-t-il eu transmission de pensée entre nous... smiley

            « Je garde le souvenir, entre autre, d’une contre messe de minuit devant Saint Séverin » 

            Je n’ai pas eu connaissance de cet épisode mais j’imagine sans mal Mouna dans cet exercice de communication céleste.


          • Maitre Ratatouille Ratatouille 28 février 10:59

            @Fergus
            j’aurai bien descendu quelques litres avec ce personnage,un pas triste ,merci pour cet article agréable,ça me rappelles des souvenirs.


            • Fergus Fergus 28 février 16:38

              @Ratatouille

              « j’aurai bien descendu quelques litres avec ce personnage »

              « Litres », en effet, car le bonhomme n’était pas le dernier pour écluser en compagnie, et la bonne mesure n’était pas en verres de 12,5 cl. 


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 février 11:16

              Une vraie graine d’ananar .


              • Fergus Fergus 28 février 16:41

                Bonjour, Aita Pea Pea

                Une graine de types comme on les aime, à la fois généreux, franc du collier et ennemi déclaré des spéculateurs et des destructeurs de l’environnement.


              • ZEN ZEN 28 février 14:00
                Il aurait cent ans.
                Cavanna disait de lui : C’est la manif à lui tout seul
                Place de la Sorbonne, on l’écoutait, avant les cours austères de philosophes consacrés.
                En un sens,il renouait avec Diogène et la tradition cynique grecque.

                • Fergus Fergus 28 février 16:42

                  Bonjour, ZEN

                  « il renouait avec Diogène et la tradition cynique grecque »

                  Avec d’autant plus d’enthousiasme que Mouna n’a jamais caché être un admirateur de Diogène.


                • agent ananas agent ananas 28 février 17:20

                  Merci Fergus pour cette biographie.
                  Je « connaissais » Mouna pour l’avoir souvent vu haranguer les badauds sur le parvis Beaubourg dans les années 80, un peu à la façon des orateurs de Hyde Park Corner.
                  La dernière fois que je l’ai vu (1994), il m’avait pris à parti en m’accusant d’être un flic en civil ou un RG, à mon grand désarroi...


                  • Fergus Fergus 28 février 17:58

                    Bonjour, agent ananas

                    Le fait est qu’il a souvent été à Beaubourg dans les années 80 : le lieu et le public se prêtaient à ses harangues.

                    Cela dit, passer pour un agent des RG, qu’aviez-vous donc fait ? smiley


                  • agent ananas agent ananas 28 février 18:52

                    @Fergus
                    Peut être que Mouna était devenu parano ?
                    Pour ma part peut être parce que je ne riais plus à ses diatribes, les connaissant presque toutes. Vers la fin Mouna se répétait comme un disque rayé. Je l’écoutais plus par sympathie que par intérêt.


                  • Fergus Fergus 28 février 20:11

                    @ agent ananas

                    Je l’ai surtout connu avant Beaubourg. Sans doute était-il un peu moins original dans les années 80.


                  • Surya Surya 1er mars 16:12

                    @Fergus

                    Personnellement, je ne l’ai connu qu’à Beaubourg, où j’ai pas mal traîné au tout début des années 80. Tiens, Fergus, un peu de lecture à ce sujet :



                  • Fergus Fergus 1er mars 16:25

                    Bonjour, Surya

                    Merci pour cette belle et très complète évocation du parvis de Beaubourg dans les années 80.

                    J’y reconnais évidemment des personnages qu’il m’est arrivé de voir, et notamment Claude Reboul. Mais à cette époque, je travaillais dans l’Est parisien et lorsque je venais à Beaubourg, c’était principalement pour passer mon temps - en sautant le déjeuner - à la recherche d’infos en tous genre dans les innombrables rayons de la BPI. Je m’attardais donc peu sur la « piazza », excepté à la belle saison lorsque le soleil était trop tentant pour retourner bosser rapidement. J’en garde un excellent souvenir.


                  • agent ananas agent ananas 2 mars 22:14

                    @ Surya

                    Tout comme Fergus, « merci pour cette belle et très complète évocation du parvis de Beaubourg dans les années 80 ».
                    J’y ai moi aussi pas mal traîné à mon retour de mon voyage en Orient (entre 80 et 82) ... jusqu’au jour où les junkies et les flics ont commencé à rendre le quartier des Halles invivable.
                    J’y repassais par la suite mais sans trop m’attarder, essentiellement faire du shopping à la FNAC et admirer les collections dans les galeries autour de Beaubourg et dans le Marais...
                    Souvenirs, souvenirs ...


                  • Surya Surya 3 mars 11:35

                    @agent ananas

                    Si ça se trouve, on s’est croisés à l’époque. smiley 
                    Peut-être avez vous reconnu certains personnages que j’ai décrits...

                    Oui, les Halles, c’est plus tard devenu vraiment « craignos », comme on disait alors. 

                    Beaubourg fin des années 70 et début 80, c’était tout de même une sacré époque... J’aimerais revoir, comme c’était alors le cas, le parvis rempli de saltimbanques, de tous ces spectacles et de tous ces sourires, et autant bourré de spectateurs. Parfois, il y avait tellement de monde qu’on avait même du mal à circuler. 

                  • agent ananas agent ananas 4 mars 17:57

                    @Surya
                    Pour y avoir passé presque tous les jours entre 80 et 82, on a dû se croiser sans aucun doute...
                    Oui il y avait une faune pas possible sur le quartier des Halles/Beaubourg ... et moi aussi j’ai pris mes distances avant de mal tourner ...
                    Claude Reboul ne me dit pas grand chose, par contre le surnom de « l’antiquaire » fait tilt et ma mémoire repasse de brides de souvenirs comme un film ... Je lui avais acheté un bibelot pour une bouchée de pain.
                    Bien à vous.


                  • petit gibus 28 février 17:27
                    N’a t il jamais été filmé
                    pour qu’on puisse lui rendre hommage ?

                    • Fergus Fergus 28 février 18:02

                      Bonjour, petit gibus

                      Si je me souviens bien, il y a des courtes prises de vues dans le documentaire que lui a consacré Bernard Baïssat.



                    • Fergus Fergus 28 février 18:40

                      Bonjour, Aristide

                      Merci pour ces liens.


                    • Aristide Aristide 28 février 18:36

                      L’article original du même auteur est


                      • Fergus Fergus 28 février 18:42

                        @ Aristide

                        A quoi bon vous donner la peine de rechercher les versions antérieures des articles dont ont vous dit qu’ils sont des reprises ??? 


                      • Aristide Aristide 28 février 18:53

                        @Fergus


                        Il me semble que c’est utile , non ? Des commentaires en nombre, pas seulement votre prose.



                      • troletbuse troletbuse 28 février 21:28

                        @Aristide
                        Après les articles sans intérêt de Fergus, les articles réchauffés. Le principal étant de ne pas critiquer notre Macronimbus.


                      • troletbuse troletbuse 28 février 21:32

                        @Aristide
                        On attend les félicitations de Grounichou, un autre insoumis à la sauce Fergus  smiley


                      • Fergus Fergus 28 février 22:46

                        Bonsoir, troletbuse

                        C’est sûr que mes articles ne valent pas les vôtres ! smiley


                      • Aristide Aristide 2 mars 11:49

                        @Fergus

                        Cette autosatisfaction sur sa propre prose est un signe assez évident de la manière dont certains auteurs voient Agoravox. Pour ma part, un article n’est que l’initiateur d’un débat, ce sont souvent les réactions, toutes les réactions qui sont porteuses de questionnement, de précisions, de dénonciation, ... 

                        Il est fréquent donc que certains auteurs croient à une certaine supériorité, pour ne pas dire supériorité certaine. ou je ne sais quelle valeur en répondant à un contributeur qu’il ne publie pas d’article.



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