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#68 des Tendances

Il était une fois... le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?

 

 

Les gogos de la gogauche bienpensante qui se croient « revenus » en 1936 pensent avoir « remporté une victoire sur le fascisme » : une « victoire » d’opérette dans un prétendu « remake » qui n’est qu’une bouffonnerie appuyée sur la démagogie et le communautarisme, soit la même démarche que celle des supposés « fascistes » qu’ils prétendent combattre…

L’imagerie médiatique d’une prétendue « menace fasciste » a suffisamment bien fonctionné pour barrer la route à l’un des trois « blocs », mais le rapport avec l’idéologie "fasciste" et/ou "antifasciste" là dedans n’est que de la poudre aux yeux pour masquer cette réalité pourtant évidente que l’on a affaire à trois « blocs » de Kollaboration de classe atlantistes et banco-centralistes…

L’hégémonie dans la soumission de ces trois blocs aux forces économiques banco-centralistes est la véritable nouvelle "peste brune" contre laquelle il est désormais réellement nécessaire d’unir les travailleurs et tout le peuple de France, sans distinction de type ethnique ou communautaire.

Pour reprendre notre indépendance économique, et politique, par voie de conséquences, il faut donc une volonté énergique de s’en donner les moyens.

Maîtriser notre économie, c’est d’abord et avant tout maîtriser les mouvements de fonds qui la concernent, et en premier lieu, le crédit bancaire. Indépendamment du signe, euro ou autre, le crédit bancaire reste la principale source de création monétaire sur notre territoire. Le maîtriser à l’échelle nationale, c’est déjà arracher notre économie des griffes de l’UE et de la Banque Centrale Européenne, ainsi que de son « antenne » abusivement dite Banque de France, qui n’appartient plus que pour la forme à l’Etat républicain français.

A la Libération, après la lutte contre le fascisme (le vrai… !), et également face aux tentatives de mainmise US (AMGOT) sur notre économie, le Général De Gaulle avait donc entrepris de réformer notre système bancaire et de créer le Conseil National du Crédit afin de piloter la politique économique de reconstruction de la France, et en premier lieu, le crédit, et donc la création monétaire qui lui était nécessaire, en fonction des besoins réels de la société, suite aux ravages de la guerre.

Moins spectaculaires, à priori, que ceux de la guerre, les ravages économiques de la macronie n’en sont pas moins à l’origine de la situation ubuesque dans laquelle se trouve le pays au lendemain des législatives décidées par M. Macron pour tenter de dissimuler l’étendue de son échec à tous points de vue, sauf de celui de l’intérêt des banco-centralistes…

Face à cet échec et à cette destruction économique du pays aucun des trois blocs, et notamment pas le macronien, évidemment, ne présente la moindre solution crédible pour en sortir et le relever, tout en lui redonnant, au passage, mais c’est en fait la condition sine qua non, son indépendance vis-à-vis des forces atlantistes et banco-centralistes mondialisées.

Avec le départ du Général De Gaulle en 1946, la IVe République était entrée pour une douzaine d’années dans le « régime des partis », c’est-à-dire de l’instabilité permanente et de la soumission à l’atlantisme, déjà.

Le CNC, lui, s’est peu à peu perdu dans les sables de la bureaucratie. Néanmoins ses débuts ont efficacement contribué à la reconstruction du pays. En 1951 Pierre BESSE (*) tentait donc d’en tirer en quelque sorte un premier bilan, n’hésitant pas à pointer également ses faiblesses.

Avec le recul du temps on comprend bien, également, qu’un tel organisme, pour réellement fonctionner durablement et efficacement, a besoin à la fois d’une représentativité démocratique et de pouvoirs constitutionnels, face auxquels, précisément, le prétendu « droit européen » de la BCE et de l’UE ne peut rien opposer que la complaisance et la lâcheté de ses gauleiters et des kollabos du système, qu’ils soient de gauche, de droite ou du centre (…sans oublier les "extrêmes" !).

En reprenant le contrôle de la vie économique de la France un nouveau CNC lui redonnera son indépendance, et y compris de sa politique monétaire, tout à fait indépendamment du signe, à réadapter éventuellement uniquement en fonction des nécessités et non pas d’une obsession de type « gadget frexiteur ».

Tout le reste n’est que retour aux jeux politiques obscènes de la IVe République et ne peut que contribuer à enfoncer encore un peu plus le pays dans l’abîme où il glisse déjà inexorablement depuis des décennies, et à une vitesse accélérée depuis la macronie, et demain possiblement carrément avec le « turbo » de la « Nouvelle Faillite Programmée » fallacieusement auto-estampillée « populaire ».

Luniterre

 

(* Sur Ciel de France, docs historiques 1945-1951, vidéo, photos : 

 

Il était une fois… le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?

 

http://cieldefrance.eklablog.com/il-etait-une-fois-le-conseil-national-du-credit-1945-et-aujourd-hui-a215997227

 

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12 réactions à cet article    


  • L'apostilleur L’apostilleur 9 juillet 15:24

    @ l’auteur 

    « ..cette réalité pourtant évidente que l’on a affaire à trois « blocs » .. »

    Un bloc est censé être compact.

    nfp est un conglomérat avec pour seul ciment l’opposition. Pour le reste les divergences ne manquent pas.

    L’effritement annoncé est une question de temps...


    • Luniterre Luniterre 9 juillet 15:48

      L’« opposition » ??? ...à quoi ? Non, je pense que ce qui « cimente » ce bloc NFP, c’est plutôt, tout comme la NUPES il n’y a pas si longtemps, la volonté de sauver leurs strapontins dorés à l’Assemblée...

      Avec 182 sièges il leur en manque plus d’une centaine pour faire quoi que ce soit en correspondance avec leur prétendu « programme »...

      Il va donc leur falloir faire des « concessions » en permanence, ce qui, me semble-t-il, était déjà logiquement prévu dans leur stratégie, avant même le premier tour, ce programme n’étant là que pour racoler les électeurs.

      Reste à savoir qui « lâchera » quoi, et au nom de quoi... De règlements de comptes plus ou moins « discrets » entre « amis », en pratique.

      En clair, la macronie continue de tirer les ficelles de ces nouvelles marionnettes.

      Et ceux qui tirent les ficelles de la macronie tirent donc aussi les ficelles du NFP.

      Il n’y que les naïfs et les cerveaux embrumés par une idéologie ou l’autre pour en attendre et/ou en espérer quoi que ce soit.

      Luniterre


      • Com une outre 10 juillet 08:33

        @Luniterre
        D’accord avec vous, ces élections n’ont été que le triste spectacle de députés sortants essayant de sauver leurs sièges et la rente qui va avec. L’intérêt du pays est au dernier plan et les années qui arrivent vont être une continuité de la destruction de la France,avec ou sans LFI et le NFP au gouvernement.


      • Octave Lebel Octave Lebel 10 juillet 10:42

        @Luniterre

        ►Des réponses claires concernant la mise en œuvre du programme du NFP (8/07/24-38mn)

        https://melenchon.fr/2024/07/08/jean-luc-melenchon-invite-sur-lci-avec-amelie-carrouer

        Si les caricatures de JLM vous inquiètent, écoutez-le et faites le point. Il y beaucoup d’informations à récupérer que l’on ne trouve pas ailleurs.

        Sujets :La dynamique en cours : Origine et développements. Pourquoi et comment appliquer un programme, comment nommer et diriger un gouvernement, comment financer des dépenses nouvelles avec les ressources que nous avons, pourquoi et comment responsabiliser les députés qui tiennent leur légitimité et responsabilité du vote de leurs concitoyens 

         


      • Octave Lebel Octave Lebel 10 juillet 10:51

        @Luniterre

        Comme je vois que vous dormez mal et que vous faites vraiment de vilains cauchemars, un petit viatique pour vous apaisez, à utiliser bien sûr avec modération.

        https://melenchon.fr/melenchon-fr-le-blog/photos 


      • leypanou 10 juillet 11:25

        @Luniterre
        Il n’y que les naïfs et les cerveaux embrumés par une idéologie ou l’autre pour en attendre et/ou en espérer quoi que ce soit  : de toute façon, avec 182 députés, ils espèrent pouvoir faire quoi ?
        Ils n’ont même pas été capables d’évoquer la manière honteuse et scandaleuse dont a été gérée la pseudo-pandémie où des milliers de gens ont été sans salaires pendant des mois pour ne pas avoir obtempéré à l’escroquerie vaccinale et on va les croire ?


      • Luniterre Luniterre 10 juillet 17:11

        @Octave Lebel

        Comme vous le savez pertinemment, j’étudie régulièrement les délires « keynésiens » de M. Mélenchon, et cela depuis sa campagne de 2017, dont on a vu le résultat et les suites, et jusqu’à aujourd’hui, donc.

        Au moins, une certaine obstination à mettre à son crédit, et donc, malheureusement, au déficit du pays !

        Luniterre


      • La Bête du Gévaudan 11 juillet 18:46

        @Octave Lebel

        Si les caricatures de JLM vous inquiètent, écoutez-le et faites le point

        C’est plutôt l’original qui nous inquiète encore plus, ah ah ! Ca fait 12 ans qu’on l’écoute votre lìder maximò à débiter ses sophismes...

        il faudra aussi lui expliquer qu’avec 70 députés tu ne gouvernes pas... mais apparemment il est aussi nul en mathématique démocratique qu’en mathématique économique...


      • L'apostilleur L’apostilleur 12 juillet 14:26

        @Octave Lebel
        Dites-nous pour faire court, vous avez reconduit des accords lfi/ps, lfi/écolos, lfi/ps, ps/pc .... comme pour la nupes ?


      • Robert GIL Robert GIL 9 juillet 19:44

        Dans la série « il etait une fois » il y a aussi :

        Il était une fois la France, meilleur système de santé du monde

        • SilentArrow 11 juillet 01:16

          La France se porterait mieux sans sa caste politico-médiatique.

          Pour partir sur une nouvelle base, il faudra au préalable passer par une grande purge.


          • La Bête du Gévaudan 11 juillet 19:05

            Le CNC, lui, s’est peu à peu perdu dans les sables de la bureaucratie

            C’est le risque inhérent... Le fait de créer un organisme dans le contexte spécial de l’immédiat après-guerre et des premiers mois de la reconstruction (notamment avec des infrastructures entièrement détruites et des travailleurs déplacés) peut se justifier... mais à terme, l’initiative privée doit reprendre la place... l’état ayant tendance naturellement à s’occuper des marchés délaissés par le secteur privé (peu rentables ou déficitaires) et grevant inéluctablement les finances publiques.

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