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Accueil du site > Tribune Libre > Il voulait juste acheter du gasoil pour faire rouler son tracteur

Il voulait juste acheter du gasoil pour faire rouler son tracteur

Par Gérard Faure-Kapper

Il voulait juste acheter du gasoil pour faire rouler son tracteur. La banque lui a refusé un chèque de 1.500 euros. C’est Clément qui a découvert le corps sans vie de son père, dans la grange. Une simple lettre en guise d’adieu : « Je suis désolé de ce que je vais faire mais je n'en peux plus. Prends soin des terres et des animaux. Continue ce que j'ai fait. Adieu ».

Les autorités s’inquiètent, les commissions se réunissent, les Parisiens se penchent sur le phénomène, On quantifie, on qualifie, on réfléchit à des mesures appropriés, on créé des cellules de soutien psychologique, on inclut la question dans les ordres du jour… et on passe à côté du problème. Au moins, les consciences des dirigeants sont tranquilles, ils ont fait ce qu’ils ont pu.

Pourtant, il n’est pas besoin de rapport d’expertise pour avancer une hypothèse. La banque a refusé un chèque de 1.500 euros. Il n’y avait plus d’argent sur le compte ? Mais combien la banque a prélevé de frais de manière illégale durant ces 5 dernières années ? Des frais d’intervention, des commissions de mouvement, des frais de gestion ? La loi impose que le montant de ces frais soit inclus dans le taux effectif global. L’était-il ? Non bien sûr.

Alors il est facile d’imaginer que ce soi-disant déficit financier est dû, non pas au train de vie de l’agriculteur, mais à un véritable racket auquel s’est livré la banque.

Faut-il rappeler que les banques mutualistes ont été créées par Frédéric-Guillaume Raiffeisen au XIXème siècle. L’objectif qu’il s’était fixé était d’arracher le monde paysan des griffes des usuriers…

Les banques mutualistes se sont vite rendues compte qu’il était plus lucratif d’être du côté des usuriers.

 


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60 réactions à cet article    



    • bob14 bob14 14 août 10:37

      faut vivre hors du système mafieux tout simplement !


      • Ratatouille Ratatouille 14 août 11:25

        @bob14

        la folie ou la mort c’est le seul moyen ,le reste tu as toujours un petit doigt de pied dedans et l’administration au cul,vos papiers etc.etc.etc .l’on mes des cadenas aux poubelles de certain grand restaurants,et des bancs ne accordéons pour empêcher les clochards de dormir. 


      • Sozenz 15 août 09:28

        @bob14
        oui ! faut vivre en extra terrestre ....

        sans dec .


      • Ratatouille Ratatouille 14 août 11:16

        à la campagne l’on connait bien toutes ces situations ,ça se suicide à la pelle,le dernier que je connaissait,ne voulait pas ce présenter au tribunal pour un état d’ivresse en vélo ,il c’est fait chopper par un gendarme zélé sur une route départemental perdu dans le trou du cul du monde.
        une cuite à 5 bières une foi par moi quand il touchait sa retraite minable au bistrot du coin pour voir quelques humains.Pas de procès pas de vous ne recommencerai plus .65 ans by by les connards. 


        • Sozenz 15 août 14:33

          @Ratatouille
          tribunal pour un état d’ivresse en vélo

          ils ont eu peur que le mec écrase des fleurs en cas de sortie de route ?


        • Sozenz 15 août 14:37

          @Ratatouille

          n empeche , c est bien, il va y avoir des migrants dans les patelins maintenant , ça va occuper un peu certains gendarmes désœuvrés qui doivent s’ agiter pour se sentir en vie .


        • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 20 août 18:45

          @Ratatouille

          Salut Ratatouille,

          Un gendarme zélé 


          Sûrement bien moins zélé pour contrôler quelques « chances pour la France »



          @+ P@py


        • Croa Croa 14 août 11:28

          La racine du mal est à rechercher dans la libérations des prix voulu par le PS au pouvoir à partir de 1981 et aussi dans les non-compensations à l’extension de l’Union Européenne. Puisque l’État ne contrôle plus les prix ce sont les centrales d’achat qui s’en occupent ! Le comportement des banques a aggravé le mal mais la cause du mal paysan est à rechercher ailleurs.


          • Le421 Le421 15 août 14:31

            @Croa
            Je pense que les sources du mal sont parfaitement identifiées.
            Il y a juste que les dirigeants ne veulent pas changer les choses.
            Et si les paysans comptent sur Macron pour les aider !!
            Voyez ce que je veux dire.

            Qui avait le plus de volonté d’aider l’agriculture traditionnelle ?
            Mélenchon ou Macron ?

            Pour qui ont voté les paysans en majorité ?

            Alors, quelque part, je me dis que c’est l’histoire du pompier pyromane.

            Etonné quand sa maison est prise par les flammes avec femme et enfants à l’intérieur...


          • ZenZoe ZenZoe 14 août 11:50

            Je ne défends pas les banques, j’ai même la plus grande méfiance envers elles et j’épluche tous mes contrats et relevés au cas où. Et je ne fais pas confiance aux conseillers.
            Par ailleurs, on connait bien la frilosité scandaleuse des banquiers envers tous ceux qui ne sont pas millionnaires...

            Maintenant, l’auteur fait un raccourci qui pose quand même un peu problème. Un agriculteur se serait suicidé parce que la banque a refusé de lui donner les 1500 euros qu’il n’avait pas ? Et qu’elle lui a compté des frais bancaires ? Qu’il s’agisse de la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, soit, mais engager, rien de moins, la responsabilité de la banque dans la mort de cet homme est excessif et nuit au propos.

            S’agissant des suicides d’agriculteurs, il y aurait fort à dire par contre. Déjà un suicide est un acte complexe qui ne vient pas d’une seule cause. Il faut penser à la solitude conjugale des exploitants, leur isolement social, le manque de soutien, les négociations dures avec les intermédiaires, le sentiment d’humiliation, la course à la rentabilité sur des marchés difficiles, les emprunts inévitables... et là, on touche aux problèmes de fond : la responsabilité de certains syndicats agricoles, la PAC, les lobbies agrochimiques, le je m’enfoutisme des gouvernements etc. Et j’inclue même la responsabilité de beaucoup agriculteurs dans certains cas, incapables de se remettre en cause et de revoir leur façons de faire. Les banques profitent de la situation de manière éhontée, mais elles sont loin d’être les seuls responsables de la débandade agricole dans notre pays.


            • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 14 août 12:55

              @ZenZoe


              Oui je fais un raccourci avec cette histoire de chèque refusé. Je ne peux exposer les raisons profondes qui, dans cette affaire, mettent directement en cause la banque.

              J’avais été chargé de reconstituer tous les mouvements sur son compte et de faire ressortir les coûts. De mémoire, il y avait prês de 8.000€ de frais que la banque n’a jamais pu justifier. C’est pourtant dans le code du commerce. Toute entreprise qui facture doit pouvoir apporter le détail de la facturation.

              Heureusement pour la banque qu je ne citerai pas, mais dont le nom est sur toutes les lèvres, la famille n’a pas voulu attaquer ladite banque. C’était une grande famille d’agriculteurs.

              j’ai eu à traiter d’autres affaires similaires, dans lesquelles la banques était impliquée. Même réponse chaque fois.

              Ils ont peur de la vérité, et à juste titre. Mais tant qu’un banquier ne sera pas mis en examen, les agriculteurs continuerons à tomber.

            • HELIOS HELIOS 14 août 13:37

              @ZenZoe


              ... salauds d’agriculteurs qui ne veulent pas vivre normalement, qui pendant 50 ans n’ont pas de week-end, pas de vacances, qui sont soumis aux aleas du climat... qui vendent leur production, triée, lavée, emballée même pas le quart du prix auquel vous l’achetez, vous, ... se ruinent la santé en respirant toutes les merdes dont il ne peuvent plus se passer pour suivre ce que font les pays qui n’ont pas les mêmes règles qu’ici... qui se gavent d’aides de Bruxelles... ah, non, c’est vrai, ce sont les multinationales de l’agro alimentaire qui touchent les subventions, pas les fermes du coin... 


              toujours des salauds, ces agriculteurs qui réparent eux même leur materiel, ne font pas appel a des services de la ville, qui sont aussi obligés d’acheter des tracteurs monstrueux, dignes de la guerre des étoiles qu’ils n’arrivent pas a rembourser a leur banque... qui n’auront aucune retraite, ni pour eux-même, ni pour leur veuve qui a neanmoins bossé au quotidien toute sa vie...

              C’est bien fait, il avait qu’a faire comme tout le monde, vivre dans son HLM de ses allocations chomage... les financiers auraient été heureux de controler l’alimentation des français qui etaient autonomse il y a moins de 20 ans et qui importe plus d’un quart de ce qui nous est necessaire.. et la nature, hein ? la nature... n’y a -t-il pas assez d’entreprises pour nettoyer les forets qui supportent la concurrence deloyale des agriculteurs ?

              vous allez voir, comme pour RN’B il va falloir bientot declarer la production de son potager, vendre ses tomates sera strictement interdit pour la même raison c’est a dire que le marché ne supporte pas qu’on le contourne.... et qui sera coupable ? les agriculteurs bien sûr... salauds d’agriculteurs....

            • baleti baleti 14 août 13:41

              @Gérard Faure-Kapper

              Comment attaquer une personne (ou banque) qui a hypothéquer tous tes biens (terre et maison). ?

              C’est peu être la qu’il faut creuser


            • alinea alinea 14 août 14:34

              @Gérard Faure-Kapper
              Le jour où les agriculteurs ( et les autres) comprendront que c’est cette banque qui les a ruinés, peut-être prendront-ils le « courage » de déguerpir !!
              Depuis le début des année quatre-vingt, début du saccage de la petite agriculture fomenté par l’État et autres lobbies, cette banque s’est enrichie peut-être de cent mille fois ! Et personne ne voit rien ?
              L’agriculteur à propos duquel j’ai fait un article il y a peu,n’avait pas de problème avec sa banque ( était-ce la même, je ne le sais pas) mais il en avait avec l’administration qui le harcelait. Il ne s’est pas suicidé, il avait trente sept ans ; il a été tiré par les flics !
              Et personne ne voit rien ?


            • Allexandre 14 août 15:57

              @Gérard Faure-Kapper


            • Allexandre 14 août 16:06

              @Gérard Faure-Kapper

              Les banques ont un pouvoir dictatorial légitimé par les politiques et le monde de la finance. Pour les Européens, Bruxelles est venue en rajouter une couche !! Nous sommes fliqués à tout bout de champ : retrait, espèces, virements, chèques, paiement en espèces. Ils contrôlent toute notre vie. Nous sommes très loin d’être dans une démocratie ! Ceux qui le croient encore sont bien naïfs !!
              le chèque, la carte bleue, le paiement par contact sont autant d’inventions maléfiques au service des banques, des multinationales et des Etats. Et nous, pauvres cons que nous sommes, nous fonçons, croyant gagner du temps (dans quel but, on se le demande encore) alors que c’est une façon de nous obliger à consommer et de nous contrôler.
              Comme l’avait suggéré Cantona il y a six ans, nous devrions retirer nos salaires en liquide et payer aussi de cette manière ! Quel pied de nez ce serait pour tous ceux qui veulent nous assujettir !

            • Croa Croa 14 août 18:03

              À Allexandre « nous devrions retirer nos salaires en liquide » C’est ce qui se faisait jusqu’au « trente glorieuses » pour tout le monde à quelques exceptions près. Les choses ont bien changé et Maintenant disposer d’un compte en banque est OBLIGATOIRE ! Les fonctionnaires ne sont payés que par virement bancaire et presque tous les patrons privés payent aussi leurs personnels ainsi.... Donc ce que tu préconise est impossible ! smiley


            • Allexandre 14 août 21:09

              @Croa
              Oui ça je le sais, mais une fois le salaire viré, il faudrait retirer la plus grande partie pour laisser le minimum sur les comptes. Mais on s’est fait avoir par les prélèvements automatiques. On n’a rien vu venir et notre négligence a fait le reste !


            • Le421 Le421 15 août 14:34

              @Gérard Faure-Kapper
              Vous avez peur de préciser qu’en tant que bon paysan, il était au Crédit Agricole ? Et que celle-ci n’aide de préférence que des adhérents FNSEA ?
              C’est fait.


            • Doume65 15 août 20:06

              @HELIOS
              « @ZenZoe ...salauds d’agriculteurs »

              Helios n’a rien dit que ressemble à ça ! Ton procès d’intention en dit plus sur toi que sur ce qu’il a écrit. En autres que tu lis très mal.


            • lisca lisca 17 août 09:37

              @HELIOS
              De tout coeur avec vous.
              Il va falloir sortir les fourches !


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 août 19:49

              @Gérard Faure-Kapper


              OUI. Mais on est dans la vieille fable des aveugles qui veulent ’comprendre’ l’elephant alors que chacun n’en touche qu’une partie.... Pour gérer au mieux un monde complexe, on a « spécialisé », mais il y a de moins en moins de gens qui ont une vision claire des exigences de la production-distribution dans son ensemble..., laquelle n’est pourtant qu’un seul aspect de la problématique encore bien plus complexe de notre vie en société....

              Le suicide d’un paysan est une triste anecdote. Un symptôme d’une dérive civilizationnelle. Faute d’un projet GLOBAL créant une nouvelle société, on va a tâtons, d’un solution miracle partielle à une autre avec une gouvernance d’apprentis-sorciers n’ayant d’autre but que de maximiser la jouissance a court terme de ceux qui détiennent pour un temps le pouvoir.

              Tous les solutions proposées sont ridiculement simplistes. Ainsi, la vraie question que vous soulevez est celle de la rémunération de l’exploitant d’une ressource naturelle... On peut comprendre assez vite que la solution est dans la propriété collective de la ressource et son exploitation ENTREPRENEURIALE dans le cadre d’un plan déterminant les objectifs et assignant les ressources selon les besoins identifiés...Mais il faut vouloir trouver une solution... alors qu’on ne s’interesse meme pas au problème...

              Chercher à poser le vrai problème dépasse les balises que fixent la politique et l’idéologie actuelles. L’article en lien n’est qu’une illustration....


              pjca








            • Bartneski Bartneski 23 septembre 12:42
              @ZenZoe

              « Déjà un suicide est un acte complexe qui ne vient pas d’une seule cause. »

              Se suicider, c’est ne plus croire en soi ni en l’avenir de soi.

            • zygzornifle zygzornifle 14 août 13:31

              il est grand temps de régler nos comptes avec cette société de merde ....


              • baleti baleti 14 août 13:37

                L’état pousse les paysans a investir,dans du matériel et des infrastructures toujours plus compétitif, pour produire toujours plus.Pousser par les banque et le monde de la finance, l’état, pour ne pas changer, se positionne avec le plus « fort ».

                Après avoir semer la compétition dans nos campagne, le pouvoir marchand récolte.

                Quand on accepte la compétition, aussi nommé concurrence, on devient un mouton dans le troupeau, guidé et conduit par des bergers.
                Si on regarde de prés, on apercevoir que les berge( le pouvoir financier) ne se concurrence pas, il fond de la coopération.

                Le problème est le même dans tous les pays du monde, et dans toute les branches ou la main de l’homme est primordial.Tous le monde le sais, mais personne ne fait rien, la compétition est dans notre sang, notre respiration ect..... et nous empêche de faire des compromis, pour des intérêts commun.
                On est persuade que la discution et l’echange sont les principal raison pour une bonne entente, c’est faux, notre egos est en embuscade pour saboter a la moindre tentative de l’amelioration de nos relation avec l’autre, on dois réapprendre a se remettre en question, dans nos motivation, nos intention.

                Si les paysans n’étais pas des passionner de leur métier, ils aurais abandonner leur travail pour le RSA, qui leur apporterais une meilleur stabilité matériel.
                Une forme d’ RSA en complément de leur activité peu rentable, serai une solution,


                • ZenZoe ZenZoe 14 août 13:54

                  Si les paysans n’étais pas des passionner de leur métier, ils aurais abandonner leur travail pour le RSA, qui leur apporterais une meilleur stabilité matériel.
                  Une forme d’ RSA en complément de leur activité peu rentable, serai une solution,

                  Des milliers d’exploitants bénéficient déjà du RSA. Quant à la stabilité matérielle, vous voulez rire j’espère. Le RSA tourne entre 500 pour une personne et 800 euros pour un couple, pas de quoi remettre la barque à flot.


                  • baleti baleti 14 août 14:23

                    @ZenZoe

                    Le but serais, de déjà survivre avec le RSA, un moyen d’arrêter de travailler pour mettre en porte a faux l’État.
                    De revoir notre façon de consommer, est primordial dans une volonté de faire évoluer les choses.Les paysans ne pourront se dérober a leur responsabilité.

                    Des millier de famille arrive a vivre avec le RSA, et même des gens qui ,on un loyer, et qui vive en ville.Il est plus facile et plus intelligent, d’apprendre a vivre avec se que tu as, qu’a chercher a vivre au dessus de tes moyens (en fessant des emprunts farfelue).

                    En acceptant, « pour vire mieux », de rentrer dans le monde de l’usure,tu devient complice de la décadence mondial.
                    Notre mal vivre, est du a notre « incapacité » a différencier, nos envie de nos besoin.


                  • popov 14 août 14:16

                    Quand les gens achètent leur bouffe, il y a bien sûr le rapport qualité/prix qui importe. Mais à plus long terme, il y a le rapport sécurité/prix. Et ce rapport ne semble préoccuper personne.


                    Je m’explique :

                    La libre circulation des biens dans le système actuel fait que vous pouvez effectivement acheter pour moins cher des aliments produits et « processés » ailleurs que dans votre pays. 
                    C’est bien pour le « consommateur » (un mot que je déteste). Mais à cause de la compétition, cela pousse à la ruine ou au suicide beaucoup d’agriculteurs de votre pays. Leurs enfants seront peu motivés pour reprendre la ferme. Attendez-vous à ce que TOUTES vos terres agricoles soient progressivement acquises par des multinationales qui y cultiveront ce qu’elles veulent et pas nécessairement ce dont les habitants de votre pays se nourrissent.

                    Tout va bien tant que vous pouvez importer pour pas cher ce que vous ne produisez plus. Mais les prix de ces produits importés peuvent grimper brusquement pour diverses raisons : spéculation, catastrophe climatique dans un pays producteur, augmentation subite de la demande dans des pays comme la Chine, ou pire, manipulation politique (on cherche à vous affamer pour vous remettre dans le « droit chemin » comme les USA essayent de le faire aujourd’hui avec la Russie). Quand vous aurez l’estomac vide, vous serez à la merci de la finance mondiale.

                    On peut dire beaucoup de mal de l’URSS, mais il y eu cette décision extrêmement bénéfique pour la population : le système des datchas. Toute famille qui le désirait pouvait obtenir gratuitement un lopin de terre pour son usage personnel. Environ 3 ares, pas assez pour en vivre, sinon il n’y aurait eu personne dans les usines, mais assez pour nourrir sa famille. C’est à mon avis ce qui a permis la transition sans heurts majeurs à l’époque de Boris Yeltsin. Et comme ce système existe toujours et est toujours aussi populaire, c’est ce qui permet aujourd’hui aux Russes de se foutre des sanctions illégales imposées par l’Occident.

                    Le gouvernement devrait définir un pourcentage de la production alimentaire qui doit être réservé à l’agriculture nationale et considérer cette limite comme une question de sécurité nationale non négociable dans les traités de libre-échange.

                    • baleti baleti 14 août 14:35

                      @popov

                      L’état dois nationaliser l’agriculture en général.
                      Racheter les terre des paysan qu’y ne veulent pas reprendre l’entreprise familial.

                      Investir en tant qu’associé a par entière, avec le paysan, et miser sur son travail, pour garantir une « autonomie » alimentaire et des revenues fiscal.

                      Le problème, c’est qu’il n’y a plus d’état, il y a une « Europe » a la solde du monde de la finance.


                    • popov 14 août 15:12

                      @baleti


                      Je n’irais pas jusqu’à dire que l’état doit nationaliser l’agriculture car chaque fois que l’expérience a été tentée, une baisse de la production en a résulté. Exemple l’ex URSS.

                      J’ai plus confiance en l’initiative privée à petite échelle. Tout ce que les agriculteurs demandent c’est que l’état leur assure un marché pour leur production. Le rôle de l’état n’est pas de prendre la place des agriculteurs, mais de leur créer un environnement économique viable.

                      Le problème, c’est la corruption des politiciens qui préfèrent une poignée de mega-entreprises à une multitude de petites entreprises familiales. Il y a plus de pots de vin à prendre des grosses entreprises.

                    • baleti baleti 14 août 17:21

                      @popov

                      Nationaliser n’est peu être pas le terme exacte.Je ne parle surtout pas d’en faire des fonctionnaires.

                      C’est être l’investisseur (le banquier) et aussi celui qui rachète toute la production (la multitude d’intermédiaire)

                      Si l’état garantie l’achat de la production (par le biais de coopérative étatique) le paysan va travailler. et le consommateur va se retrouver avec des fruits et légume, par exemple, a des prix raisonnable
                      Le cours de toute les production ne serons plus, au main de mafia de toute sorte.

                      c’est pas aussi simple que de le dire, mais c’est le chemin a prendre


                    • Croa Croa 14 août 18:15

                      @popov « acheter pour moins cher des aliments produits et « processés » ailleurs que dans votre pays. »
                      C’est vrai mais pas pour grand chose. Le consommateur gagne quelques centimes quand les commerçants gagnent beaucoup d’€ ! Le principe c’est de vendre le plus cher possible tout en étant moins cher que la concurrence. Donc le prix final c’est juste celui qui disqualifie le local mais garantie les profits CQFD !
                      Une politique protectionniste ne majorerait pas beaucoup les prix de détail.


                    • baldis30 15 août 08:53

                      @popov
                      bonjour

                      « la corruption des politiciens »

                      pléonasme !


                    • arthes arthes 14 août 14:27

                      Les paysans passionnes par leur metier ???


                      C est une image d epinal la ...lol
                      C est pas des sentimentaus...
                      Vu toute la merde chimique qu ils deversent sur leurs exploitations pour augmenter la productivite..Et les prets bonifies du CA ? Et les primes dont celles pour l entretient des parcelles en jachere..Et les exonerations de charges ? Faut pas croire qu on est au temps de jacquou le croquant.
                      Et , pas cons, beaucoup ont recycle leur progeniture a la chambre d agriculture, fonctionnaires et peinards.

                      Le paysan a l ancienne, c est fini depuis longtemps, c est comme ca, cela dit, certains ont du mal, comme beaucoup d entrepreneurs, et c est pas juste la banque le bouc emissaire...Trop facile de tout decharger sur la finance.

                      Les sanctions contre la Russie ont fait beaucoup de mal aux producteurs de pommes et eleveurs de porcs, par exemple...Ceux qui n ont pas les reins assez solides et la potentialite a rebondir sont ruines, c est moche, c est certain.





                      • baleti baleti 14 août 14:53

                        @arthes

                        « Le paysan a l ancienne, c est fini depuis longtemps, »

                        Non c’est pas fini,c’est se que l’on veux nous faire croire, pour que l’on ne choisisse pas notre nourriture., pour donner raison a ces « paysan » dont tu parle, qu’y ne sont que des multinational, ambulante.

                        Le paysans dois être exonérer de tous les frais fixe, a partir du moment ou il est un salarie productif. Les campagnes et les terres agricoles redeviendra une opportunité économique.

                        Les producteur de pomme et de cochon, ???????
                        Pourquoi les produit n’on pas ete transforme ?????
                        les pommes en compote et autre, et les cochons en charcuterie ???????

                        C’est la que tu va m’expliquer ce que c’est que d’avoir les reins solide.

                        Une guerre est mener contre les petit producteur, c’est une réalité politico financière.


                      • popov 14 août 16:00

                        @baleti

                        Une guerre est mener contre les petit producteur, c’est une réalité politico financière.


                        Oui, c’est exactement cela. 

                        Ce n’est pas le petit producteur qui peut se payer les politiciens et les vendus des instances européennes. Quand tout ce beau monde a le choix entre leurs portefeuilles et l’intérêt de la population, ils n’hésitent pas.

                      • arthes arthes 14 août 18:30

                        @baleti


                        Ce qui est fini c est la ferme avec tous les animaux de la basse cour, a l ancienne.

                        Reste en effet les petites parcelles morcellee a rentabiliser.
                        Chez moi, c etait le tabac et puis c est termine, heureusement il y a le tourisme, les extentions en gites et ferme auberges, les primes pour cultiver du mais mais je te dis pas la merde qu ils y balancent pour le faire bien pousser !!!

                        Le petit producteur il faut qu il trouve une sortie pour vendre ses produits et qu il arrive a en vivre.
                        Les groupements de producteurs sont une bonne idee pour vendre des produits de saison pas forcement bio mais gouteux et locaux.
                        Cela necessite de produire dans un bassin avec une population suffisante a sustenter.



                        Et faut aussi que les gens changent de mentalite et fassent l effort de mettre plus de budget sur la qualite de leur nourriture et achetent moins de sucreries ou boustifaille nocive .
                        Et que les producteurs n en profite pas pour les allumer !!!

                        Sinon oui, transformer le produit et faire de la compote et de la cochonaille, et passer par la Bielorussie en payant cher pour le reste, c est une solution mais faut avoir les moyens.


                      • popov 14 août 15:49

                        L’état pourrait aussi jouer un rôle important dans le développement de l’agriculture en favorisant dans les universités une recherche qui va dans l’intérêt de l’agriculteur et de la population qui consomme ces produits. Et qui va dans le sens de la sécurité alimentaire au niveau national.

                        Remettre à la mode les variétés traditionnelles et recenser celles qui conviennent le mieux à chaque région en fonction de son sol et de son climat. Étudier les rotations de culture et les méthodes idéales.

                        Les avantages : moins d’engrais chimiques, moins de pesticides. Donc moins de pollution et moins d’exposition à des produits toxiques pour l’agriculteur et la population, et coût de production moins élevé à l’hectare. Autre avantage : les variétés traditionnelles n’étant pas hybrides ni OMG, on peut réutiliser les semences d’une année à l’autre. Peut-être un rendement plus faible à l’hectare, mais largement compensé par les avantages cités.

                        Mais voilà c’est exactement le contraire de ce que demande Monsanto et Cie. aux vendus de la Commission Européenne.

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