• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Ils veulent quoi, les Gilets Jaunes ?

Ils veulent quoi, les Gilets Jaunes ? 

Ils veulent quoi, les Gilets Jaunes  ? 

 

Ils veulent quoi, les Gilets Jaunes ? Comme si on ne le savait pas … ! On sait très bien ce qu’ils veulent : ils veulent des sous. Les Français veulent des sous. Ils veulent qu’on cesse de se moquer d’eux. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/d-abord-passez-le-fric-156448

Il faudrait qu’on les prenne au sérieux. Qu’on comprenne que les Gilets Jaunes ne sont pas un incident de parcours, mais le signe que l’évolution inexorable de la production vers le secteur tertiaire a atteint le point où elle exige qu’on en tire les conséquences. 

La conséquence, entre autres, d’accepter que c’est le TRAVAIL, (le capital humain, la COMPÉTENCE...) qui est devenu (redevenu serait plus exact) la ressource rare de la production et qu’une nouvelle répartition de la richesse de la société est donc indispensable. Urgente, même, car dans une société qui a fait de la richesse le grand critère du succès, ce serait une recette infaillible pour une révolution violente de permettre que la distribution de la richesse tarde trop à refléter le pouvoir réel de ceux qui se la partagent.

Un appel à redistribuer la richesse ; c'est ainsi qu'il faudrait comprendre le message des Gilets Jaunes. Ils sont venus nous dire de redistribuer vite la richesse en France, avant que le clivage entre les gagnants et les perdants de la sociétté ne devienne irréversible et que ne s’y installe,- à partir de données souvent erronées ! - une désunion permanente qui soit l'exact inverse de cette "union sacrée" qui viendrait parfois sauver la nation...  Une désunion qui serait le nouveau visage de cette « lutte des classes  », de marxiste mémoire à laquelle la tertiarisation du marché du travail a mis fin... 

Finie la lutte des classes ? Finies les « classes », évidemment, puisque dans une société de services chaque fournisseur est à devenir différent. Les similitudes s’estompant, les classes disparaissent car chaque travailleur devient en quelque sorte une classe à lui seul. Les classes disparaissent, mais attention, la LUTTE, elle, se poursuit...

Elle continue même plus âpre que jamais, car quand chaque travailleur devient unique et constitue en quelque sorte SA propre classe, car alors il n’a plus d’intérêts communs permanents avec son frère travailleur. Ils ne sont plus interchangeables... mais DOIVENT être complémentaires. 

Chaque travailleur entre en rivalité - et donc potentiellement en guerre - contre tous et chacun des autres pour affirmer la primauté de sa fonction qui définit son statut. Il n’y a plus une SOLIDARITÉ de classe ; seulement des solidarités de circonstances opportunistes et éphémères, des alliances qui se font et se défont au gré des intérêts du moment. 

Les Gilets Jaunes sont une de ces alliances d’opportunité, et elle correspond bien au zeitgeist actuel. On a appliqué dans la sphère sociopolitique le principe corporatif de la « responsabilité limitée ». On a permis ainsi une contestation "à la carte", prenant au menu les seules revendidations qui nous plaisent sans avoir à partager des principes, un idéal ni des valeurs pour ramer ensemble une galère en péril : il suffit de seulement de voir l’intérêt immédiat à le faire 

Ces alliances précaires sont cyniques, mais elles sont puissantes. D’autant plus efficaces qu’elles n’exigent pas d’autre loyauté que celle envers l’objectif qui a présidé à leur formation. Si on s’en lasse, on n’a même plus à trahir ; on limite simplemnet sa mise à ce qu'on choisit d'investir de soi-même et on en garde pour d'autres implications, dissociées, voire contradictoires. On est loin de LA CAUSE à laquelle on veut sacrifier sa vie... Mais la précarité de l’engagement n’est plus perçue comme défaut, mais comme une force. 

Dans une société tertiaire, la désintégration est inévitable de toute solidarité à laquelle on veut donner pour ciment une spécificité professionnelle étroite. On cherche même en vain à opposer les ouvriers qui touchent un salaire aux bourgeois qui touchent un profit, à distinguer entre ceux qui décident et ceux qui exécutent, à voir au travail intellectuel une nature profonde distincte de celle du travail manuel et on croit d'emblée - la comparaison est millénaire ! – que les membres et l’estomac ont à collaborer… 

Où la solidarité s'est elle nichée ? Elle s'est élargie, n'excluant dsormais de la communauté des producteurs que ceux qui, désignés pour entreprendre et en porter les risques, sont devenus des bourdons dans la ruche maintenant que c’est un État de copinage qui assume presque tous les risques.

Allons donc au cœur de la crise, au-dela des prétextes racoleurs, et on voit que la révolte des Gilets Jaunes est celle d’une majorité (celle de tous ceux qui PRODUISENT et sont donc utiles aux autres) contre la dominance scabreuse des profiteurs qui vivent et s’enrichissent exclusivement des intérêts sur leur CAPITAL sans qu’il en découle aucun bien pour la collectivité. Ces profiteurs n’ont plus de raison d’être, et le but ultime de l’action des Gilets Jaune est qu’il soit mis fin à celle de ces parasites.

Il ne doit exister d’autres rentiers dans une société que ceux pour qui la maladie, un accident, un handicap grave ou le grand âge justifient qu’ils accèdent à ce statut.

"Vaste programme" aurait dit le Grand Charles... et dont la réalistion pose un défi. Pour gérer le défi que posent les Gilets Jaunes, il faut donc bien comprendre que nous ne discutons pas d’une crise ponctuelle à régler et qu’il ne s’agit vraiment pas du prix du carburant. Il s’agit d’un nouveau rapport de force à établir entre gouvernés et gouvernants : une nouvelle façon de négocier née de l’extrême facilité de diffuser de l’information qu’offrent les réseaux sociaux et qui est là pour rester.

Une oeuvre pie, mais qui a des aspects pervers dont le plus troublant est que l’une des parties n’a rien à perdre. On ne peut cibler des responsables qui n’existent pas, ni fusiller les meneurs… Ceux qui contestent l’autorité dans le cadre d’une alliance d’opportunité peuvent adapter indéfiniment leurs moyens, sans renoncer jamais à leur objectif. 

C’est une situation à la Oscar Wilde, où l’on pourrait penser, que « la meilleure façon de triompher de la tentation est d’y céder  » … Quelques sous pour du mazout valent-ils une telle bagarre qui ne finira jamais ? Ça se discute, mais il ne faut pas se cacher que chaque victoire d’une alliance d’opportunité comme les Gilets Jaunesne peut que favoriser l’émergence d’autres alliances semblables et que, nourries de leurs succès, celles qui suivront deviendront sans doutes de plus en plus intraitables, de plus en plus irrésistibles. 

Reculer d’un pas devant les Gilets Jaunes, c’est s’engager dans la voie qui mènera peu à peu à une démocratie directe, sans qu’on sache vraiment au départ par quel chemin on s’y rendra. Il faut en être conscient. Est-ce bien ce qu’on veut ? Si oui, à la bonne heure. Mais sinon, au lieu de se préparer à ce supplice chinois de la mort par mille coupures de la démocratie représentative, ne serait-il pas plus sage, de trancher le nœud gordien et de consentir à ce que nous savons être la véritable réclamation implicite de tous les Français : une nouvelle répartition de la richesse qui réduira l’écart actuel scandaleux entre pauvres et riches ? Et si c'est voie quoi choisissait, comment le ferait-on ?

On le ferait enaugmentant spectaculairement la part du Travail sous toutes ses formes dans le revenu national et en réduisant d’autant celle du Capital. C’est une opération qui apparaît raisonnable quand on voit comment évolue la relation entre ses deux composantes.

Le Capital, en effet, c’est l’apport de ce qui existe déjà quand débute un processus de production de biens et services ; le Travail est l’apport de l’ajout qu’on veut introduire. Or, le Capital n’a évidemment plus aujourd’hui, dans un système où les changements s’accélèrent, l’importance relative qu’il avait naguère quand la dynamique était plus lente. L’investisseur a aussi perdu de son importance relative, maintenant que la richesse est devenue plus symbolique, plus virtuelle, et que sa création découle si ostentatoirement des décisions du pouvoir. Une redistribution de la richesse – désormais essentiellement monétaire - n’est donc pas à écarter du revers de la main. 

Il faudra, sans doute y venir tôt ou tard. Ne faudrait-il pas se pencher sérieusement sur les mécanismes qui permettraient de le faire avec un minimum de bouleversements. Comme celui-ci, par exemple ? 

https://nouvellesociete.wordpress.com/2011/08/08/la-dette-remboursons-la-bon-dieu/

Ce texte est déja long, restons en là. Mais la crise des Gilets Jaunes ne fait que commencer.

Pierre JC Allard

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.16/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

106 réactions à cet article    


  • Le Panda Le Panda 3 décembre 2018 08:58

    Pierre JC Allard bonjour

    Ils veulent quoi, les Gilets Jaunes ? Comme si on ne le savait pas … ! On sait très bien ce qu’ils veulent : ils veulent des sous. Les Français veulent des sous. Ils veulent qu’on cesse de se moquer d’eux. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/d-abord-passez-le-fric-156448

    Il faudrait qu’on les prenne au sérieux. Qu’on comprenne que les Gilets Jaunes ne sont pas un incident de parcours, mais le signe que l’évolution inexorable de la production vers le secteur tertiaire a atteint le point où elle exige qu’on en tire les conséquences. 

    Il me semble que les faits vont bien plus loin cher Pierre, les demandes franchissent certaines frontières européennes . Cette demande n’est pas uniquement en France. Ton parcours, nos croissements même si je l’ai approuvé et à juste titre, démontre que nous sommes dans une forme de générations. Toi, moi et bien d’autres sont dépassés par d’autres générations que nous avons laissé créer. Que font la richesse d’une poignée de riz selon la légende sur l’échiquier. Qui représente un poids supérieur à la terre. Nous n’avons jamais eu la force d’un 5eme pouvoir équivalent à ce qui se passe. J’attends de te lire avec le décalage horaire.

    Reçois toutes mes amitiés.

    Le Panda

    Patrick Juan


    • baldis30 3 décembre 2018 13:45

      @Le Panda
      re...
      « les demandes franchissent certaines frontières européennes
      . »
       il fallait s’en douter... et soyons fiers d’être français ... car nous avons approté nos innovations devenues internationales :
       « dégage » et maintenant l’usage d’un vêtement symbolique !
       Il n’y a pas à dire ... la créativité est du côté du peuple français , mais pas chez ses gouvernants ..... Redonnons la parole au peuple ! C’est la logique des institutions de la cinquième République !


    • Le Panda Le Panda 3 décembre 2018 18:29

      @baldis30
      re...
      « les demandes franchissent certaines frontières européennes . »
       il fallait s’en douter... et soyons fiers d’être français ... car nous avons approté nos innovations devenues internationales :
       « dégage » et maintenant l’usage d’un vêtement symbolique !
       Il n’y a pas à dire ... la créativité est du côté du peuple français , mais pas chez ses gouvernants ..... Redonnons la parole au peuple ! C’est la logique des institutions de la cinquième République !
      A ne pas en douter en ne peut dire mieux, mais la fin de la semaine nous réserve bien des surprises j’en suis à quelques faits proches une certaine certitude, à bientôt je l’espère.
      Le Panda


    • Arogavox 4 décembre 2018 00:25

      @baldis30

      Constitution , article 3 :
      « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
      Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

      - Même un jupiter ne peut s’attribuer la souveraineté nationale :
      les décisions des ’représentants’ de la France devraient constituer l’expression de la volonté générale qui devrait, particulièrement dans l’actualité présente, être évaluée par référendum !
         
      Un président honnête doit aussi suivre l’exemple d’un De Gaule qui a su tirer honorablement les conclusions du résultat d’un tel référendum


    • JL JL 3 décembre 2018 09:26

      Les Français sont attachés à l’égalité républicaine.

       

      Souvenez vous ces paroles de Mitterrand qui résonnent encore comme un testament : « Mes chers compatriotes ne séparez jamais l’égalité de la liberté ».

       

      Les gilets jaunes ont compris que Macron et tout ce dont il est le nom, est en train de rétablir une société de privilèges fondée sur l’argent.

       

      « La foule rampe dans la misère ; tous sont les esclaves du vice. Les crimes non commis sont déjà dans le fond des cœurs, et il ne manque à leur exécution que l’assurance de l’impunité. Étrange et funeste constitution, où les richesses accumulées facilitent toujours les moyens d’en accumuler de plus grandes et où il est impossible à celui qui n’a rien d’acquérir quelque chose, où l’homme de bien n’a nul moyen de sortir de la misère, où les plus fripons sont les plus honorés et où il faut nécessairement renoncer à la vertu pour devenir honnête homme ! » (Jean-Jacques Rousseau, préface à « Narcisse ou l’amant de lui-même », cité par Dany-Robert Dufour, « La cité perverse »)

       

       


      • Arogavox 3 décembre 2018 09:27

        D’abord : c’est quoi le travail  ?  bis repetita https://www.agoravox.fr/commentaire5368275

        Ensuite, ne pas oublier cette motivation des gilets jaunes :

         être confrontés à l’injustice, au mépris, au mensonge, à des diffamations et des provocations manipulatoires.

          

        « Ce n’est pas le goût du luxe qui est condamnable, mais le sentiment d’y avoir droit » disait Jean Rostand


        • dorian 3 décembre 2018 09:41

          Les Français veulent que l’on arrête de les écraser d’impôt , pour payer une fraction de la population située dans les banlieues qui nous fait chier , nous pourri la vie et empoisonne notre jeunesse avec leur merde de drogue . Ils veulent bouffer du cochon sans que des connards de Muzzs viennent leur faire la leçon. Ils veulent que toute l’Afrique et le moyen Orient ne viennent plus envahir notre pays. Ils veulent qu’on respecte la propriété privée. Quand à tes idées communautaristes et gauchisantes tu peut te les carrer ou je pense. Le bolchevisme on en veut pas.


          • biquet biquet 3 décembre 2018 09:44

            @dorian
            Les cons ça existe, j’en ai rencontrés.


          • dorian 3 décembre 2018 09:49

            @biquet

            Tu t’es miré dans une glace ???? Cool et je suis sur que t’as pas aimé ce que t’as vu !!!!


          • Cyril22 3 décembre 2018 19:49

            @dorian
            en fait on ne peut pas généraliser « les Français veulent ceci ou cela », il y en a qui veulent une chose et il y en a d’autres qui veulent le contraire.. il faut donc se concentrer sur le tronc commun de la contestation, c’est à dire l’opposition à la hausse des taxes, et le refus de la baisse du pouvoir d’achat due à la désindexation des revenus. Si on attend un changement radical de société, on sera au même point dans des décennies.


          • Yanleroc Yanleroc 3 décembre 2018 19:54

            @Cyril22, ben didon, t’ as pas beaucoup d’ ambition !

            Si tu crois que les 80% ne réclament que du pouvoir d’ achat, c’ est qu’ il manque le sens de l’ Histoire à ton raisonnement apparemment très sage mais trop timide sans « enchantement » !! 


          • Cyril22 3 décembre 2018 21:14

            @Yanleroc
            Sauf qu’il faut un minimum de réalisme, le rêve d’enchantement est une utopie qui mène au désenchantement. Les 80% ne veulent pas « que » du pouvoir d’achat, mais tous le veulent, et sur le reste il n’y en n’a pas deux qui soient d’accord smiley


          • Yanleroc Yanleroc 3 décembre 2018 22:47

            @Cyril22, cépafo, mais faut pas le dire smiley
            tout de suite..


          • biquet biquet 3 décembre 2018 09:48

            Prendre sa voiture pour des trajets de moins d’un kilomètre, c’est ce que font 58 % des français. Alors il faut des sous pour ça. Ces trajets là, je les fait avec mon vélo, acheté 100 euros d’occas. Mais je dois dire que j’ai déjà mis plus de 100 ans dans les pneus avec toutes les saloperies que les gens jettent depuis leur voiture.


            • Sergio Sergio 3 décembre 2018 12:11

              @biquet

              D’accord avec vous, étant à la campagne, je travaille en vélo (30 km A/R) et j’avoue que depuis un moment, j’ai mal aux genoux .... le vélotaf pour moi, durera ce qu’il pourra, après ?


            • vesjem vesjem 3 décembre 2018 17:35

              @biquet
              tu viendras rouler à vélo ces temps-ci en bretagne, lorsque vent, bourrasques et pluie continuelle « horizontale » sont notre décor quotidien ;
              tu viendras conduire tes enfants à l’école en tandem ou tricycle ;
              et tu te cogneras à vélo les 20 à 50 km matin et soir sous ces temps paisibles (de nuit de préférence) qui durent en moyenne 6 mois de l’année
              je connaissais des intégristes de tous poils, je découvre des intégristes du guidon qui enverraient à la potence tous les récalcitrants à la pédale !
              pour info, je suis un adepte du vélo de course aux beaux jours


            • biquet biquet 3 décembre 2018 17:45

              @vesjem
              Il faut relire mon commentaire, je parle des trajets de moins d’un kilomètre et pour cela c’est encore la marche à pied qui est la plus économique, sans risque de crevaison à cause des saloperies que les gens balancent quand ils sont en voiture.


            • Gasty Gasty 3 décembre 2018 19:25

              @biquet

              Mais alors ! ????? C’est quoi toutes ces voitures que l’on voit sur les périphériques ??? elles viennent d’ou toutes ces voitures ? Ils font des trajets d’un kilomètre seulement ?


            • Cyril22 3 décembre 2018 21:19

              @biquet
              c’est une extrapolation, il est abusif de laisser entendre que 58% des Français prennent systématiquement leur voiture pour tout trajet de 1km, il leur arrive de le faire s’ils sont à la bourre, ou s’il drache, ou s’il doivent ramener un gros chargement.


            • eric 3 décembre 2018 09:57

              Vous êtes économiste !? Le stock de capital fixe nécessaire par emploi créé n’a pas cessé de croître en France. La faible rémunération de ce capital après impôts taxes et transferts, est une des cause du sous emploi persistant en France.

              Le mouvement des gilets jaunes a député sur un slogan : ou est le pognon.

              57% pourcentage croissant d’un PIB croisant depuis les années 80. 2 à 3 millions d’emplois sur financement public en plus. Des salaires qui sont devenus supérieur à travail égal à ceux du secteur commercial à tous les niveaux, sauf grands patrons. Des retraites médianes doubles à travail égal, avec moins de cotisations. Des services publics, dont tous les syndicats s’accordent à reconnaître qu’ils se dégradent continuellement en quantité et qualité.

              Résultat ? Les inégalités qui diminuaient régulièrement, ont commencé à stagner à partir de 1981... et ce n’est pas un hasard. On a vu aussi apparaître ce que ces tartuffes on nommé « les nouvelles pauvreté ».

              Tous les tartuffes progressistes se ruent sur ce mouvement aux cris de, des crédits, des postes, des services publics, de nouveaux impôts. Pour eux !

              Ce n’est pas une classe, c’est un peuple. Le peuple de gauche au sens large ; les bénéficiaires nets de la dépense publique. Avant, ils demandaient pour les prolétaires, l’argent qui finissait das leurs poches. Aujourd’hui, c’est au nom de la planète. Le résultat est le même.


              • biquet biquet 3 décembre 2018 17:49

                @eric
                La faible rémunération de ce capital après impôts taxes et transferts, est une des cause du sous emploi persistant en France.
                C’est sûr qu’en Bulgarie ou Roumanie avec des salaires de 200 € par mois c’est beaucoup mieux. Mais pourquoi n’allez-vous pas y vivre ?


              • urigan 3 décembre 2018 21:29

                @biquet
                Ben oui, d’autant plus que la baguette est à 10 centimes.


              • eric 4 décembre 2018 19:42

                @biquet

                Vous, vous devez « être » à gauche. Parler de n’importe quoi sans savoir en fonction de ses préjugés, c’est trop typique :

                En 2018, le salaire minimum en Bulgarie est de 510 BGN (260 EUR). Le salaire brut mensuel moyen à Sofia est d’environ 1500 BGN (750 EUR), résultant en un salaire net (après prélèvements fiscaux et sociaux) d’environ 1.200 BGM (600 EUR)

                La vie est moins chère et il y a moins d’impôts et taxes.

                Le chômage est à 5,2 en Bulgarie et 4 quelque chose en Roumanie. En France, sous Hollande macron, on est à 9 et des brouettes.

                Moi, j’ai choisit la Russie, mais bon en ce moment il y a le boycott, etc.. ; en tendance, c’est vrai que désormais on vit mieux dans ces pays. Je vois par exemple, les urgences à l’hôpital à Moscou, on a pas des 10 à 15 heures d’attente comme parfois à Paris, les matériels sont neufs. Pour les papiers, si on attends plus de 15 minutes, on à droit au café gratos. Je n’ai jamais réussi à l’avoir.


              • Sergio Sergio 3 décembre 2018 10:16

                « .... Le Capital, en effet, c’est l’apport de ce qui existe déjà quand débute un processus de production de biens et services ; le Travail est l’apport de l’ajout qu’on veut introduire ... »

                Dit autrement, «  Le Capital, en effet, c’est l’apport de l’ajout qu’on veut introduire dans le fondement de qui on sait .... à savoir : Le Travailleur »


                • Christian 3 décembre 2018 10:26

                  Tout compte fait en France vous devriez tenter le communisme....rigueur, ordre, partage, bonté, humanité etc etc. mais pas de manifs, enfin ça s’est rarement vu,


                  • Taverne Taverne 3 décembre 2018 10:38

                    L’argent et la dignité « en même temps ».

                    Vous écrivez « On sait très bien ce qu’ils veulent : ils veulent des sous. » Vous ne les avez pas bien écoutés : ils veulent de l’argent gagné par leurs efforts et non un saupoudrage d’aides attribuées aux uns et pas aux autres après des démarches humiliantes et avec le risque encouru de voir la CAF (ou autre organisme payeur) leur réclamer un trop-perçu un an après, les mettant ainsi la tête sous l’eau.

                    L’argent et la dignité « en même temps ». Distribuer une manne d’argent ne suffira pas.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 3 décembre 2018 18:10

                      @Taverne

                      Mon cher Paul, gagner de l’argent avec les efforts, ne rapporte plus rien
                      Désolé de devoir te le dire.
                      Je l’ai compris très vite dans mon métier.
                      Tu es payé pour le train-train avec un contrat qui l’institue.
                      Ce qui va te payer, ce sont des moments particuliers en période de crise et que tu apportes une idée géniale qui y répond... et souvent c’est un œuf de Colomb que personne n’avait pensé jusque là.
                      Comme je l’écrivais ces deux semaines dernières, il y a les artisans et les artistes.
                      Parfois comme ce fut le cas pour le dernier, le bénéfice de l’opération, la fortune vient à titre posthume. Les gens ne comprennent pas vite. 
                      Il faut leur montrer et le démontrer....
                      Je rappelais la différence dans un commentaire :
                      L’artisanat est la transformation de produits ou la mise en œuvre de services grâce à un savoir-faire particulier et hors contexte industriel  : l’artisan assure en général tous les stades de sa transformation, de réparation ou de prestation de services, et leur commercialisation", dit Wikipedia.
                      "Un artiste est un individu faisant (une) œuvre, cultivant ou maîtrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque entre autres la créativité, la poésie, l’originalité de sa production, de ses actes, de ses gestes. Ses œuvres sont source d’émotions, de sentiments, de réflexion, de spiritualité ou de transcendances", dit Wikipedia.


                    • Xenozoid Xenozoid 3 décembre 2018 18:12

                      @L’enfoiré

                      transcendence,,,ils sont fous


                    • Spartacus Spartacus 3 décembre 2018 11:07

                      Tout faux !

                      Les gilets jaunes ils veulent savoir. « ou va le pognon »...Vous avez pas vu la vidéo ?

                      Il veulent vivre de leur travail, et justement pas de la redistribution.

                      Ils veulent en avoir pour leur argent. 

                      Il veulent savoir pourquoi toi l’auteur bouffeur de gamelle de l’état, on calcule mieux ta retraite sur les 6 derniers mois et eux sur la moyenne de 25 années...

                      Le genre de truc ou tu n’écrira aucun article sur ce concept de l’iniquité qui t’arrange bien.

                      Les gauchistes essayent de croire que c’est une demande de redistribution avec leurs solutions simplistes en répondant à coté "c’est la faute au capitalisme, les riches et moults niaiseries..

                      Si telle était une demande de redistribution ou de racisme anti-riche, les gilets jaunes aurait été voir les gauchistes.

                      Ils faut dire que les passagers clandestins des redistributions sont surtout les castes ou on retrouve les gauchistes et écolos. C’est bien là le paradoxe

                      L’argent sert a acheter des castes identitaires, et à ce jeu là, ceux qui votent à gauche et écolos sont les dans la balance des bénéficiaires net net et le passif est toujours sur les mêmes....

                      Les fonctionnaires, les subventionnés, les régimes spéciaux, les écolos, l’assistanat...Versus salariés du privé, petits patrons, artisans, employés précaires, obligés de se véhiculer, obligé de se priver d’électricité pour acheter un steak

                      Le pays le plus taxé d’Europe, pour le social et le social il va mieux ou pire que dans les endroits ou c’est moins taxé ? Non

                      Le pays le plus taxé pour les services publics, et le train ou le métro c’est mieux qu’ailleur ou c’est pas subventionné ? Non

                      Le pays avec l’éducation nationale 3eme employeur d’Europe, les enfants sont mieux instruits qu’en Allemagne ou Angleterre ? Non.


                      • eric 3 décembre 2018 14:56

                        @Spartacus

                        Pas mieux. Il faut remettre le « peuple de gauche » au travail. Qu’il nous racket à la limite, mais que nous en ayons pour notre argent.

                        Réforme de L’État et de la dépense publique


                      • L'enfoiré L’enfoiré 3 décembre 2018 15:57

                        @Spartacus,

                         En plus, à l’école, on apprend à gagner de l’argent mais pas comment le conserver et comment l’investir.
                         Cela s’apprend en comprenant comment vont les choses dans ce domaine.
                         La Bourse, investir, spéculer c’est laid, et puisque c’est risqué, c’est interdit et c’est antisocial, c’est mal puique anti-religieux.
                         Je me souviens d’un de vos billets (enfin je pense que c’est vous) qui parlait des bitcoins... Si vous les avez conserver, j’ai l’impression que vous vous mordez les doigts actuellement. Le risque et les assurances se compensent l’une l’autre.
                         Un guépard a bien compris qu’il était faible malgré sa course rapide, alors il a changé de stratégie et fait exactement ce que rapporte le bouquin récent de Emile Servan-Screiber « Super collectif » en utilisant les qualifications d’endurance ou de vitesse des autres.
                         


                      • Ruut Ruut 3 décembre 2018 15:58

                        @Spartacus
                        Oui, Spartacus, « ou va le pognon »....

                        Il veulent vivre de leur travail, et justement pas de la redistribution.

                        Ils veulent en avoir pour leur argent.


                        Je partage votre avis a 100 % sur ce coup.


                      • Spartacus Spartacus 3 décembre 2018 16:43

                        Bonjour l’enfouaré

                        J’ai payé avec les frais de portefeuille inclus 175€ le Bitcoin complet en octobre 2013.

                        J’en ai acheté un pour moi et acheté un a chacun de mes enfants pour Noel. Je n’ai pas risqué la fortune familiale...  smiley
                        Le but était juste de familiariser à un portefeuille en Monnaie libre mes enfants.

                        Aujourd’hui ma fille a vendu le sien début 2018 à environ 10 000€ son Bitcoin pour l’aider a acheter son logement perso.

                        Cette année je viens d’acheter des Ethers (Ethereum) pour Noel à mes enfants comme en 2013, c’est pas cher et en cas de perte ne me mettra en faillite.

                        Si je perds, j’aurai des moqueries. Si je gagne, je serait un salopard de profiteur.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 3 décembre 2018 17:03

                        @Spartacus,

                         Donc mon souvenir était bon.
                         Oui, je connais la procédure et la stratégie à connaître.
                         Mon premier logiciel que j’ai créé à l’époque fut un programme de Bourse.
                         Donc, apprendre ce en quoi il est question avec une foule de livres.
                         C’était une époque pendant laquelle le net n’était pas encore disponible pour importer les cours de quelques actions bien choisies.
                         Le PE, les tendances, les moyennes, les graphiques XO, tout cela faisait partie de mon logiciel.
                         Un petit billet expliquait cela avec des mots choisis et un titre « Spéculons en paix »
                        mais pas jusqu’au moment où il devenait « Spéculte ». smiley
                         


                      • biquet biquet 3 décembre 2018 17:53

                        @Spartacus
                        « Ils veulent vivre de leur travail, et justement pas de la redistribution. »
                        Le premier c’est que tous n’ont pas de travail. Si tout le monde avait un travail bien rémunéré, on ne serais pas obligé d’avoir à autant redistribuer.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 3 décembre 2018 18:16

                        @biquet
                        Le plein emploi... j’adore.
                        Mais c’est une vieille idée qui date d’avant 1980.
                        Mitterrand a essayé de la poursuivre. Très vite, il a compris qu’il ne pouvait assumer.
                        Aujourd’hui, il faut faire preuve d’opportunisme, de chance et d’être « the right man et the right place and just in time ».


                      • Gasty Gasty 3 décembre 2018 19:32

                        @ Spartacus

                        Et ou est votre travail spartacus ??? Je ne vois pas....


                      • Cyril22 3 décembre 2018 21:24

                        @Spartacus
                        « ils veulent vivre de leur travail », et le bon exemple familial que vous donnez est la spéculation sur des monnaies virtuelles : bravo pour la cohérence !


                      • Spartacus Spartacus 3 décembre 2018 23:01

                        @Cyril22
                        Spéculer vient du latin « spéculare » qui veut dire « anticiper ».

                        Tu spécules que la femme avec laquelle tu vis est la personne qui te rendra heureux.
                        Tu spécules que le job que tu viens d’avoir te permettra de t’émanciper.
                        Tu spécule que ton fils sera ingénieur ou médecin.
                        Tu spécule que tu sera moins emmerdé avec un modèle plus cher qu’avec un premier prix...

                        Tout le monde spécule et ne le sait pas. Toi le premier sans le savoir, a chaque choix que tu fais chaque jour...

                        Et vous connaissez une monnaie qui n’est pas « virtuelle » ?
                        C’est de la monnaie privée, tout aussi virtuelle qu’une étatique.


                      • Balkanicus 3 décembre 2018 23:42

                        @Spartacus

                        Si je speculum dans la femme du voisin, ca fait quoi ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès