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Accueil du site > Tribune Libre > Immigration illégale : contre le principe du quota d’expulsions

Immigration illégale : contre le principe du quota d’expulsions

Ce mercredi 12 septembre 2007, Brice Hortefeux convoque les préfets « mauvais élèves » qui n’ont pas atteint le nombre voulu d’expulsions de clandestins afin de les « remobiliser ».

Ce n’est pas nouveau, mais ce qui m’étonne, c’est l’absence de réaction sur le sujet.
L’immigration clandestine est un acte illégal. Elle doit être réprimée au même titre que d’autres actes illégaux. Ce qui est donc très normal.

La spécificité d’un immigré clandestin (ou, autrement dit, d’un "sans-papiers"), c’est qu’il se cache. Justement pour éviter d’être reconduit à la frontière. Parfois, il réussit à trouver du travail. Forcément au noir, pour la même raison. Parfois même, il met ses enfants à l’école. Le plus discrètement possible.

Nous pouvons toujours discuter des conditions pour avoir sa carte de séjour, pour devenir réfugié, ou pour être naturalisé français. Être plus ou moins laxiste. Selon des considérations éthiques ou électorales.

Mais il est normal de refuser l’entrée en France des personnes qui ne correspondent pas à ces conditions.

Certes, la loi a laissé certaines personnes entre deux statuts. Notamment les parents d’enfants nés en France qui sont, donc, Français, mais pas leurs parents, et que la France ne peut décemment pas renvoyer dans leur pays d’origine si les enfants ont le droit de rester et d’être scolarisés.

Le gouvernement de Lionel Jospin avait ainsi régularisé un grand nombre de "sans-papiers". Pour conforter un point de vue moral. Malheureusement, cet appel d’air a créé de nouvelles immigrations clandestines.

Refuser purement et simplement la régularisation dans bien des cas est également contraire à tout considération humaine, comme ce très bon élève kazakh qui a failli être expulsé en juin 2006 malgré le soutien unanime de tout son lycée (enseignants et direction).

Régulariser au cas par cas, sans bruit, sans couverture médiatique me semblerait donc être la meilleure solution.

Il n’empêche que pour les autres cas (moins litigieux), il est nécessaire d’appliquer la loi. C’est-à-dire de reconduire à la frontière les immigrés clandestins.

Là où je m’étonne, c’est d’abord qu’on puisse donner une estimation du nombre des immigrés clandestins : entre deux et quatre cent mille personnes seraient en situation irrégulière en France. Comment les autorités le savent-elles ? Connaissent-elles ces personnes ?

Mais mon étonnement est encore plus grand dans l’objectif fixé par le gouvernement, plus particulièrement par le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement Brice Hortefeux. Ou plutôt par le président Nicolas Sarkozy.

En effet, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait fixé en janvier dernier l’objectif de vingt-cinq mille expulsions pour l’année 2007. Le 20 août 2007, Brice Hortefeux avait admis lui-même qu’il serait très difficile d’atteindre cet objectif.

Encore une fois, nous pouvons discuter de la manière d’interpeller et de reconduire à la frontière les personnes en situation irrégulière (manière forte, douce, charter, sous escorte, etc.) et c’est toujours dommageable à l’image de la France d’utiliser la méthode brutale.

Mais ce qui me choque, c’est le principe même d’instituer un quota de reconduites à la frontière.

Car cette démarche ne résout aucun problème (on nous dit qu’il y a au moins 200 000 clandestins et on ne demande à en expulser que 25 000 par an, pourquoi pas plus ? Les 175 000 autres seraient-ils plus chanceux ?).

Elle ne fait qu’attiser injustice humaine et honte.

C’est comme si on décidait qu’on voulait absolument arrêter au moins 25 000 voleurs par exemple cette année. C’est une conception totalement planificatrice, étatique et dirigiste de la réalité sociale et humaine du pays.

Elle aboutit à de sérieuse dérives.

Ainsi, ce préfet dans le nord-ouest de la France, qui expliquait en mars dernier qu’il ne pouvait rien faire (pour améliorer la situation de jeunes scolarisés en situation irrégulière et qui, pourtant, ont eu un comportement exemplaire en France) avant l’élection présidentielle (pour ne pas donner électoralement l’impression que le gouvernement était laxiste).

Ou dans cette autre préfecture, où l’on racontait que pour atteindre l’objectif, à la fin de l’année, ils allaient reconduire à la frontière un certain nombre de personnes connues déjà de ses services en sachant pertinemment que trois jours après, celles-ci reviendraient clandestinement en France.

Bref, cette politique de quota d’expulsion n’a assurément aucune efficacité dans le long terme, mais garantit une vitrine politique qui peut se révéler peut-être utile à la popularité du gouvernement, mais affligeante pour les valeurs humanistes de la France car de nombreuses destinées humaines sont ainsi mises à mal avec ce médiocre jeu.

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Immigration illégale : contre le principe du quota d'expulsions

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159 réactions à cet article    


  • Bouli Bouli 12 septembre 2007 11:26

    C’est la logique comptable de Sarko et son gouvernement : on oublie avant tout que ces femmes et ces hommes clandestins sont avant tout des êtres humains. Maintenant on pense tout en chiffres, en valeurs, on veut du rentable, de la productivité même là où il est question de la vie d’êtres humains...

    Triste pays...


    • Aujourd’hui 12 septembre 2007 18:58

      Critiquer Sarko en la matière, c’est bien mais ne suffit pas. Car ni Bayrou, ni Royal, ni même Buffet, n’auraient vraiment agi de manière différente en dehors de quelques apparences publicitaires.

      Tout Etat est souverain et a le droit d’admettre qui il veut dans son territoire. C’est ce que dit le droit international. Certes, mais...

      LE DROIT INTERNATIONAL EST TRES HYPOCRITE

      - Si tout Etat est souverain, alors le colonialisme a toujours été illégal et barbare.

      - Si tout Etat a le droit d’admettre qui il veut dans son territoire, alors les colonialistes sont, de façon générale, entrés illégalement dans les territoires des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine...

      - Si le colonialisme était illégal, alors avant de parler de « problèmes d’immigration » il faudrait commencer par DEDOMMAGER ces pays de tout ce qu’on leur a pris (matières premières, travail des populations...), ainsi que pour les maltraitances qu’on leur a infligées. A COMBIEN MONTERAIT LA FACTURE ? Les africains n’auraient sans doute plus besoin de traverser la Méditérranée.

      Etc...

      On peut donc imaginer les raisons de toutes les tentatives récentes de réhabiliter le colonialisme jusqu’à vouloir imposer aux universitaires une valoration « positive » de cette sinistre entreprise. On peut imaginer, également, pourquoi Sarkozy (et il n’est pas le seul) refuse tout véritable désaveu du passé.

      Malheureusement, les dés sont pipés pour débattre sur Agoravox d’une question comme celle-ci, vu la censure entre autres de cet article :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=87

      Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (1)

      Le deuxième de la série :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=119

      Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (2)

      a été soumis à Indymédia par son auteur. On y relève cet extrait :

      A ce stade, la décence commande de rappeler la manière dont les populations de vastes zones de la planète, notamment en Afrique, ont été asservies par la force brute des canonnières au cours de la « grande expansion coloniale », dans des conditions incroyablement humiliantes et par des pratiques d’une violence et d’un racisme extrêmes. En témoigne le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 devant la Chambre des Députés, dont voici un extrait tiré du site de l’Assemblée Nationale qui évoque un « grand moment d’éloquence parlementaire » :

      [début de l’extrait du discours de Jules Ferry]

      « (Jules Ferry) Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder, le plus rapidement possible, croyez-le bien : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question.

      Sur ce point, l’honorable M. Camille Pelletan raille beaucoup, avec l’esprit et la finesse qui lui sont propres ; il raille, il condamne, et il dit : Qu’est ce que c’est que cette civilisation qu’on impose à coups de canon ? Qu’est-ce sinon une autre forme de la barbarie ? Est-ce que ces populations de race inférieure n’ont pas autant de droits que vous ? Est-ce qu’elles ne sont pas maîtresses chez elles ? Est-ce qu’elles vous appellent ? Vous allez chez elles contre leur gré ; vous les violentez, mais vous ne les civilisez pas.

      Voilà, messieurs, la thèse ; je n’hésite pas à dire que ce n’est pas de la politique, cela, ni de l’histoire : c’est de la métaphysique politique...(Ah ! ah ! à l’extrême gauche.)

      Voix à gauche. Parfaitement !

      M. Jules Ferry.... et je vous défie - permettez-moi de vous porter ce défi, mon honorable collègue, monsieur Pelletan -, de soutenir jusqu’au bout votre thèse, qui repose sur l’égalité, la liberté, l’indépendance des races inférieures. Vous ne la soutiendrez pas jusqu’au bout, car vous êtes, comme votre honorable collègue et ami M. Georges Perin, le partisan de l’expansion coloniale qui se fait par voie de trafic et de commerce.

      [...]

      Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... (Rumeurs sur plusieurs bancs à l’extrême gauche.)

      M. Jules Maigne. Oh ! vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l’homme !

      M. de Guilloutet. C’est la justification de l’esclavage et de la traite des nègres !

      M. Jules Ferry. Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? Ils ne vous appellent pas ! (Interruptions à l’extrême gauche et à droite. - Très bien ! très bien ! sur divers bancs à gauche.)

      M. Raoul Durai. Nous ne voulons pas les leur imposer ! C’est vous qui les leur imposez !

      M. Jules Maigne. Proposer et imposer sont choses fort différentes !

      M. Georges Perin. Vous ne pouvez pas cependant faire des échanges forcés !

      M. Jules Ferry. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures... (Marques d’approbation sur les mêmes bancs à gauche - Nouvelles interruptions à l’extrême gauche et à droite.)

      M. Joseph Fabre. C’est excessif ! Vous aboutissez ainsi à l’abdication des principes de 1789 et de 1848... (Bruit), à la consécration de la loi de grâce remplaçant la loi de justice.

      M. Vernhes. Alors les missionnaires ont aussi leur droit ! Ne leur reprochez donc pas d’en user ! (Bruit.)

      M. le président. N’interrompez pas, monsieur Vernhes !

      M. Jules Ferry. Je dis que les races supérieures...

      M. Vernhes. Protégez les missionnaires, alors ! (Très bien ! à droite.)

      Voix à gauche. N’interrompez donc pas !

      M. Jules Ferry. Je dis que les races supérieures ont des devoirs...

      M. Vernhes. Allons donc !

      M. Jules Ferry. Ces devoirs, messieurs, ont été souvent méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement, quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. (Très bien ! très bien !) Mais, de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de ce devoir supérieur de civilisation.

      M. Paul Bert. La France l’a toujours fait !

      M. Jules Ferry. Est-ce que vous pouvez nier, est-ce que quelqu’un peut nier qu’il y a plus de justice, plus d’ordre matériel et moral, plus d’équité, plus de vertus sociales dans l’Afrique du Nord depuis que la France a fait sa conquête ? Quand nous sommes allés à Alger pour détruire la piraterie, et assurer la liberté du commerce dans la Méditerranée, est-ce que nous faisions œuvre de forbans, de conquérants, de dévastateurs ? Est-il possible de nier que, dans l’Inde, et malgré les épisodes douloureux qui se rencontrent dans l’histoire de cette conquête, il y a aujourd’hui infiniment plus de justice, plus de lumière, d’ordre, de vertus publiques et privées depuis la conquête anglaise qu’auparavant ?

      M. Clemenceau. C’est très douteux ! »

      [fin de l’extrait du « grand moment d’éloquence parlementaire »]

      La première constatation qui s’impose, à la lecture de ce débat hallucinant, est que les « théoriciens » de l’impérialisme protectionniste comme Jules Ferry ne brandissaient pas la théorie des « races supérieures » sur la base d’une quelconque conviction. Ils le faisaient sans trop d’égards et de la manière la plus cynique, parce qu’elle convenait aux intérêts des groupes financiers et des grands spéculateurs. Ferry avoue ouvertement que la raison d’être de son discours est, entre autres, de pouvoir « imposer les échanges, les trafics » aux « noirs de l’Afrique équatoriale ». Le reste relève de la pure mise en scène. L’ancien président du Conseil était sans doute bien conscient du caractère parfaitement antiscientifique de sa « théorie », mais il s’en fichait éperdument. C’est cela, la politique politicienne.

      La deuxième évidence est celle de la capacité du « centre » pour faire passer les pires politiques, combines et manipulations au nom de la « raison », du « consensus », de la « bonne gestion », de l’ « entente nationale »... L’oligarchie financière de la fin du XIX siècle a confié la mise en œuvre de l’impérialisme protectionniste au « centre gauche » plutôt qu’aux libéraux, dont les réticences envers cette politique étaient bien connues, ou aux conservateurs, parmi lesquels militaient des propriétaires agricoles hostiles à toute politique de confrontation avec le client riche qu’était l’Allemagne. On ne peut pas sérieusement douter du bien-fondé de ce choix des milieux d’affaires, car personne d’autre n’aurait pu « placer » un discours comme celui de Jules Ferry du 28 juillet 1885.

      (...)

      [fin de l’extrait]


    • Aujourd’hui 12 septembre 2007 19:11

      Un long extrait du discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 est accessible sur le site de l’Assemblée Nationale :

      http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/Ferry1885.asp

      Force est de constater que le colonialisme a souvent su de déguiser avec des étiquettes à façade progressiste, « avancée », etc... Jules Ferry était franc-maçon et de « centre-gauche ». Et ce même type de courant à joué un rôle décisif pour nous fourrer dans la première guerre mondiale qui était, précisément, une guerre entre puissances impérialistes pour la domination de vastes zones de l’Afrique et de l’Asie. Voir, par exemple la fin de l’article censuré par Agoravox, mentionné plus haut :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=87

      La situation a été pire encore, dans l’histoire récente, pour les populations annexées de force par la « grande expansion coloniale » de la fin du XIX siècle. Jules Ferry n’hesita pas à brandir une théorie improvisée sur les « droits et devoirs des races supérieures » et alla jusqu’à déclarer dans son discours du 28 juillet 1885 : « Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? ». Ce qui n’empêche pas, apparemment, Nicolas Sarkozy d’estimer que : « il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant œuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation » comme la France qu’il décrit et revendique.

      Mais le colonialisme, et la première guerre mondiale qui en fut le tragique aboutissement avec à son tour des suites encore pires jusqu’en 1945, ont-ils été l’oeuvre de « la France » ? Ou s’est-il agi à l’origine de montages de quelques lobbies de financiers et de grands spéculateurs, dont des politiques ont servi les intérêts ? C’est la question que Nicolas Sarkozy refuse d’examiner. D’ailleurs, il n’y a pas eu « beaucoup de puissances coloniales » ... tout court, à une époque où le capital financier avait déjà dépassé les frontières nationales, raison de l’expression « impérialisme » employée dès 1902 par des économistes comme John Atkinson Hobson.

      Le colonialisme et l’impérialisme utilisaient des façades nationales. Mais ils correspondaient en réalité, déjà au début du XX siècle, à des intérêts de grands holdings internationalisés dont les alliances de la première guerre mondiale furent le reflet. Paradoxalement, la situation n’apparaît pas fondamentalement différente sept siècles plus tôt pour la croisade albigeoise, qui ne fut pas une entreprise « française » mais directement ordonnée et organisée par la Papauté dans le contexte de la politique théocratique à l’échelle européenne décrite dans mon article du 5 mars. Même si, par la suite, le pouvoir royal en fut le grand bénéficiaire.

      En revanche, l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, faisant du français la seule langue officielle, fut directement l’oeuvre du pouvoir royal et reflétait une conception de l’Etat. La langue des « élites » de la monarchie était imposée à l’ensemble de la population. Mais on oublie souvent de rappeler, en rapport avec ladite ordonnance, que ce pouvoir royal mit l’Europe a feu et à sang par les rivalités entre François I et Charles V pour l’hégémonie continentale. L’équivalent de la première guerre mondiale, avec les moyens de l’époque. Et si à la première guerre mondiale succéda la Révolution d’octobre 1917, les ravages causés par les guerres entre princes et souverains de la Renaissance (entourage papal compris), leur soif de pouvoir et de richesse... furent sanctionnés par le triomphe de la révolution protestante qui était, déjà, devenue internationale.

      Dans ces conditions, il paraît très difficile d’empêcher un européen, « juge » ou « simple » citoyen et quelle que soit sa nationalité, d’avoir sa propre opinion sur l’histoire et le fonctionnement institutionnel des pays voisins. Ce qui n’impliquerait pas pour autant, de la part de ce citoyen, un positionnement favorable à la construction d’institutions européennes dont il peut craindre à terme, précisément, un comportement et un fonctionnement trop proches de celui des puissances du passé. Avec une circonstance aggravante : un Etat européen ou mondial du XXI siècle risquerait d’être un Etat privé. En 1991, le fondateur de la Commission Trilatérale David Rockefeller avait déclaré notamment : « La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée ces derniers siècles ». Tout un programme, où on voit mal ce qu’il adviendrait des langues dites « minoritaires » sous une telle théocratie financière.

      (fin de l’article)

      Jules Ferry justifie donc sa théorie des « droits et devoirs des races supérieures » par cette « petite phrase » :

      « Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? »

      Mais à présent, personne ne veut entendre parler de dédommagement pour les exactions du colonialisme.


    • fredR31 12 septembre 2007 22:47

      On touche le fond du cretinisme là ! J’ai trouvé ca su wikipedia : " Bilan économique de la colonisation française en Afrique [modifier] En 1960, la France avait bâti en Afrique 2000 dispensaires en état de fonctionnement, 600 maternités, 40 hôpitaux en Afrique noire et à Madagascar. De plus, la France avait construit 18 000 kilomètres de voies ferrées, 215 000 kilomètres de pistes principales utilisables en toutes saisons, plus de 50 000 kilomètres de routes bitumées. Elle laissait également 63 ports équipés et 196 aérodromes (Bernard Lugan, « God bless Africa : contre la mort programmée du continent noir », 2003).

      La même année, en 1960, sur le plan de l’éducation dans les colonies, des efforts ont été accomplis par la métropole et on comptait deux millions d’enfants scolarisés en Afrique noire et à Madagascar. Dans la seule Afrique noire, 16 000 écoles primaires et 350 établissements secondaires, collèges et lycées, fonctionnaient. La France a porté également ses efforts vers la formation puisque 96% des instituteurs étaient africains au moment de l’indépendance. Les 4% restant sont représentés par 28 000 enseignants français exerçant dans la seule Afrique (Afrique du Nord comprise), soit un huitième du corps professoral national. (Bernard Lugan, « Afrique, de la colonisation philanthropique à la recolonisation humanitaire », 1993)

      Au niveau de la santé, de nombreuses maladies ont été éradiquées. Le docteur Jean-Marie Robic, pour lutter contre la peste à Madagascar à la fin du XIXe siècle, et faute de temps, s’est lui même transformé en cobaye afin de tester le vaccin pour gagner la course contre la mort. Dans le même temps, la mortalité infantile a fortement diminué dans toute l’Afrique noire colonisée. (Bernard Lugan, God bless Africa : contre la mort programmée du continent noir, 2003).

      Contrairement aux idées reçues, les colonies africaines n’ont pas rapporté d’argent à la Métropole. Certes, certaines compagnies se sont enrichies et des particuliers ont fait fortune grâce à la colonisation, mais dans le bilan final, la Maison France s’est retrouvée ruinée. Les investissements dans les infrastructures en Afrique et les subventions aux productions agricoles des colonies ont coûté plus cher que ce que les colonies ont rapporté à la métropole. On chiffre à 70 milliards de francs-or (courant 1913) le déficit global de la colonisation en Afrique, soit l’équivalent de trois fois le montant de l’aide Marshall pour la France (thèse de doctorat du professeur Jacques Marseille, directeur de l’Institut d’Histoire économique à la Sorbonne, Empire colonial et capitalisme français, histoire d’un divorce, 1984)."

      Et puis, tant qu’on y est, on va demander aux arabes de quitter l’Afrique du nord :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Age_of_Caliphs.png

      Rendons tout : que les americains & canadiens blancs quittent l’Amerique du nord quittent

      Bon j’arrte la, tout ce que je lis est consternant dans la maniere de faire passer ses prejuges pour des arguments.

      Ce n’est plus agoravox, c’est agorachiottes

      So long


    • NPM 12 septembre 2007 23:28

      « Et puis, tant qu’on y est, on va demander aux arabes de quitter l’Afrique du nord »

      Effectivement, les colons arabes doivent rentrer en Arabie et nous rendre nos terres chretiennes et latines ou ils ont commis des génocides épouventable sur les populations. Seul les coptes n’ont pas été totalement massacré, alors qu’ils sont les seuls habitant légitime de l’Egypte.

      Par ailleur, ils sont aussi coupable d’avoir déporter 3 millions d’Européen, de l’Irlande à la Grece, pour assouvir leur trafic d’esclave (en plus des dizaines de millions de noirs, mais ca, c’est le probléme des noirs).

      Et ils faut qu’ils fassent aussi repentance pour avoir agresser la France en 732, et coloniser l’Espagne en s’y maintenant par la terreur, la rapine, la razia et la destruction des espagnols pendant trop longtemps.

      Bien sur, ce n’est qu’un extrait de tout ce qu’ils nous ont fait : un jour, l’humiliation française sera vengé.


    • Universitaire 1995 13 septembre 2007 00:58

      FredR31 écrit :

      « Les investissements dans les infrastructures en Afrique et les subventions aux productions agricoles des colonies ont coûté plus cher que ce que les colonies ont rapporté à la métropole ».

      On va finir par pleurer. Les puissances occidentales, et la France tout particulièrement, ont pris à l’Afrique des quantités incroyables de minéraux et d’autres richesses. Et maintenant on veut nous faire croire que les quelques « infrastructures » vaudraient plus que ce qui a fait l’objet d’un pillage permanent depuis le XIX siècle, voir même avant. Evidemment, tout dépend du prix que l’on attribue à chaque chose. Comme pour le travail des « indigènes ». Et combien valent les souffrances infligées aux populations ?

      Si vraiment les colonies « ne rapportaient pas assez », il n’y aurait pas eu deux guerres mondiales pour en garder ou obtenir le contrôle. C’est l’évidence même.


    • Universitaire 1995 13 septembre 2007 01:00

      « Et ils faut qu’ils fassent aussi repentance pour avoir agresser la France en 732, et coloniser l’Espagne en s’y maintenant par la terreur, la rapine, la razia et la destruction des espagnols pendant trop longtemps. »

      L’Islam a été une réaction contre la domination chrétienne. Il faudrait déjà se demander pourquoi, au lieu de parler comme les croisés.


    • Iren-Nao 13 septembre 2007 04:37

      Aujourd’hui

      Vous savez il y a de tres bons medicaments contre la diarrhee.

      Quelle haine !

      Cordialement

      Iren-Nao


    • Iren-Nao 13 septembre 2007 04:44

      Fred,

      Merci de remettre un peu les pendules a l’heure.

      Oui, il y a eu aussi du pas tres joli, OK et alors ?

      Mais quand on voit ce qu’« ils » ont fait de l’heritage....

      Salut

      Iren-Nao


    • Aujourd’hui 13 septembre 2007 09:10

      Aussi incroyable que cela puisse paraître, quelqu’un a été jusqu’à écrire :

      « Oui, il y a eu aussi du pas tres joli, OK et alors ? Mais quand on voit ce qu’ »ils« ont fait de l’heritage.... »

      Ce qui correspond bien au discours de Sarkozy. Comme si après l’indépendance de façade accordée aux pays africains, il n’y avait pas eu une longue période de domination néocoloniale d’une bonne partie de l’Afrique par les anciennes puissances colonisatrices. Avec des intrigues et des conflits fomentés en permanence par ces puissances, plus la poursuite de la domination économique, etc...

      Et quel « héritage » ? On cherche à justifier une entreprise de domination, soutenue par un large spectre politique, qui a dépouillé des populations entières de leurs droits et des richesses de leur terre, en les traitant même de « races inférieures ». Rappelons d’ailleurs que le conseiller d’Etat qu’était Léon Blum parlait encore de « races supérieures » devant la Chambre des Députés le 9 juillet 1925, au même moment où Hitler publiait la première partie de Mein Kampf (paru le 18 juillet 1925).

      Quant au bilan du colonialisme, il convient de séparer deux aspects : 1) le pillage, l’exploitation et la violence pratiqués en Afrique et en Asie ; 2) le bilan désastreux pour d’autres raisons, jusqu’à avoir déclenché deux guerres mondiales ou avoir amenée au pouvoir en « metropole » des lobbies coloniaux qui étouffaient le développement économique original (pourquoi un inventeur de talent comme Eugène Schueller a-t-il rejoint et financé la Cagoule ?). Le désastre du point 2) n’efface pas la responsabilité du point 1). Si un chauffard conduit en état d’ébriété et blesse quelqu’un, ce n’est pas parce qu’il se casse la figuré après que les deux choses se compensent...


    • NPM 13 septembre 2007 09:41

      « Les puissances occidentales, et la France tout particulièrement, ont pris à l’Afrique des quantités incroyables de minéraux et d’autres richesses. »

      Pourquoi, les africains en avaient besoin, eux qui n’avaient même pas encore inventé la roue ?

      « i vraiment les colonies »ne rapportaient pas assez« , il n’y aurait pas eu deux guerres mondiales pour en garder ou obtenir le contrôle. C’est l’évidence même. »

      Gros délire...

      « L’Islam a été une réaction contre la domination chrétienne. Il faudrait déjà se demander pourquoi, au lieu de parler comme les croisés. »

      Domination chrétienne chez les sauvega d’Arabie ???????? Arf !

      « Comme si après l’indépendance de façade accordée aux pays africains, il n’y avait pas eu une longue période de domination néocoloniale d’une bonne partie de l’Afrique par les anciennes puissances colonisatrices. »

      Nan, c’est l’afrique qui nous fait chier toute les deux semaines pour que NOUS payons ses fonctionnaires, ses médecins, ses médicaments, ses sanitaires..

      Faudrait voir à se sortir les doigts du cul, comme les Indiens, les Coréens ou les Chinois.


    • Nobody knows me Nobody knows me 13 septembre 2007 11:10

      Ils vous ont beaucoup embêté les Sarrasins, en 732 hein NPM ? Voyez les faits comme un yoyo, sauf qu’apparemment avec les humains, il n’y a pas de résistance. Un coup c’est l’un, un coup c’est l’autre. Et dans chaque camp, on appelle « barbarie » les conquêtes de l’autre et « porter la civilisation » pour nos propres actes... Vivement que tout pète, les animaux seront peinards... et encore faut voir comment on va leur laisser la planète.


    • Nobody knows me Nobody knows me 13 septembre 2007 11:12

      « Il faudrait déjà se demander pourquoi, au lieu de parler comme les croisés. »

      Mais NPM EST un croisé. MDR.

      Clair que ça dégouline de partout, surtout après les 2 commentaires très riches et documentés au-dessus, ça nous ramène vite sur terre de lire les commentaires de NPM...


    • NPM 13 septembre 2007 11:21

      « Ils vous ont beaucoup embêté les Sarrasins, en 732 hein NPM ? »

      Et le devoir de mémoires pour les victimes ? Et l’absence de repentance des coupables ? Il faut que la Justice passe !


    • Nobody knows me Nobody knows me 13 septembre 2007 11:24

      NPM, détendez-vous, achetez qqs neurones, documentez-vous, faîtes un article mais arrêtez de nous bassiner avec votre haine. Vos commentaires sont vides de sens, vous critiquez certaines phrases avec de petites réponses assassines (et stupides), mais vous n’étayez aucun de vos arguments. C’est fini les croisades, tout ça. Ou alors on aborde aussi tous les incas, indiens, ... décimés par les cathos en Amérique mais là on s’éloigne du sujet.


    • Universitaire 1995 13 septembre 2007 13:31

      S’agissant de l’Europe, on ne peut pas ignorer la place qu’a pris le racisme pour justifier le colonialisme avec une très bonne conscience. Juste avant Jules Ferry, avec sa théorie des « races supérieures », il y avait eu en France Léon Gambetta avec la « guerre des races », comme le rappelle cet autre article :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=171

      Sarkozy, opium du « peuple de gauche » : 3 - G8 et hallucinations de la « gauche à venir »

      (...)

      Quant à l’Afrique, sur laquelle le Pape s’émeut, ce n’est pas les missionnaires qui ont manqué dans ce continent, dont la détresse est le produit de la domination qu’il subit depuis très longtemps de la part des grands holdings des pays dits « riches ». Avec, à la tête de ces derniers, des gouvernements de « droite » comme de « gauche » ou de « centre ».

      Pareil pour d’autres zones de la planète. A propos du rôle du gouvernement « travailliste » britannique de Harold Wilson dans le coup d’Etat de Suharto en Indonésie, qui se solda par l’extermination d’environ un million d’indonésiens depuis 1965, un article de Nick Cohen de septembre 1999 sur le site du Guardian, intitulé : « Labour : quartermaster to tyranny in East Timor », rappelle : « In 1965 Michael Stewart, the Foreign Secretary in Harold Wilson’s Labour Government, surveyed the mass graves of Indonesia with an air of satisfaction and expectation. Britain had facilitated the murders of about one million Indonesians in the coup that brought pro-Western General Suharto to power ». Quelques années plus tard, les fascists chiliens qui appellaient au coup d’état militaire contre Salvador Allende employaient le slogan : « Yakarta ya viene » (Djakarta arrive). Ce n’est qu’un exemple.

      Au début de la « grande expansion coloniale » française, qui fut principalement l’œuvre du « centre gauche », Léon Gambetta écrivait en 1882 :

      « La civilisation européenne aura à lutter un jour contre la subversion de la race chinoise... La France doit conserver son rôle de soldat de la civilisation. Dans le choc qui aura lieu, la civilisation latine, dont la France est la tête, doit préparer son terrain sous peine d’être écrasée et annihilée en Asie Centrale entre la race anglo-saxonne et la race slave. Il faudra donc que la France s’établisse au Tonkin... afin de mettre la main sur l’Annam, sur le Royaume du Siam et sur la Birmanie et d’avoir ainsi barre sur les Indes, et d’aider la civilisation européenne contre la race jaune. »

      (Source : « L’expansion 1981-88 », de Pierre Guillen, Imprimerie Nationale, Paris 1985, p. 180).

      Trois ans plus tard, un autre politique du « centre gauche », Jules Ferry, défendait les « droits et devoirs des races supérieures » dans son discours du 28 juillet 1885 devant la Chambre des Députés. Que signifient les notions de « droite », « gauche » et « centre » à la lecture de ce genre de textes ? Ce qui est bien réel, c’est le système économique, social et politique en place. En 1914, les dirigeants « socialistes » de plusieurs pays appelleront à la guerre au nom de l’ « union sacrée », Léon Jouhaux n’hésitera pas à ce faire aux obsèques de Jean Jaurès. Dans la foulée de cette guerre pour le contrôle des colonies, Léon Blum poursuivra sa carrière d’ « élite » de l’appareil d’Etat en tant que chef de cabinet du ministre « socialiste » et franc-maçon Marcel Sembat

      En 1925, Blum emploiera encore devant la Chambre des Députés le langage de Jules Ferry sur les « races supérieures ». Etc... Aujourd’hui, c’est aux mêmes puissances, et à peu près aux mêmes courants politiques, qu’il faudrait, nous dit-on, faire confiance pour résoudre les problèmes de la planète, du continent et de la France.

      (...)


    • Universitaire 1995 13 septembre 2007 13:38

      Les « petites phrases » de Gambetta sur la « race chinoise » ressemblent comme deux gouttes d’eau aux théories du type « péril jaune » brandies jadis pour justifier l’asservissement de la Chine par les puissances impérialistes.

      Qui n’a pas vu le film « 55 days at Peking » avec Charlton Heston, Ava Gardner et David Niven ? Comme par hasard, il date de 1963...


    • gloagf 13 septembre 2007 13:58

      Vous dites :« Si vraiment les colonies »ne rapportaient pas assez« , il n’y aurait pas eu deux guerres mondiales pour en garder ou obtenir le contrôle. C’est l’évidence même. » Et plusieurs personnes vous suivent sur cette pensee. Desole de vous decevoir, mais ceci est une abheration. Je compatis pour la colonisation, mais de la a dire qu’on a fait deux guerres mondiales pour l’afrique... Il y a eu des guerres de colonisation, et meme un paquet, mais les deux guerres mondiales n’en font pas partie. Certes, les colonies etaient une partie des raisons de l’entree en guerre, mais tres loin d’etre la principale, vu que l’allemagne n’a jamais ete une puissance colonisatrice (elle avait une tres petite part de l’afrique).

      En gros (tres gros) :
      - en 14, on voulait l’alsace et la lorraine, on voulait detruire cette puissance trop importante au centre de l’europe
      - en 39, ils ont voulu se venger

      Certes, c’est vraiment gros comme raison, mais c’est beaucoup plus proche de la verite que cette pseudo cause africaine completement farfelue.

      PS : merci pour les citations de l’assemblee nationale, qui m’ont reelement choque avec leurs notions de races superieures. Ca a ete instructif


    • NPM 13 septembre 2007 17:23

      « Vous dites : »Si vraiment les colonies « ne rapportaient pas assez », il n’y aurait pas eu deux guerres mondiales pour en garder ou obtenir le contrôle. "

      Les Allemands étaient bien trops racistes pour vouloir coloniser qui que ce soi (Bismark disait « Mais voudriez vous que je fasse de ces gens là ?! »). C’est d’ailleur grâce à cela que l’Allemagne est devenu la seconde puissance du monde derriére les USA, n’ayant pas « d’hopitaux de négres et autres ponts de bougnoul » à financer..


    • Emile Red Emile Red 14 septembre 2007 12:42

      Pauvre ahuri de NPM...

      Cherche l’origine du mot « bougnoul », espèce de tâche, tu te rendras compte que tu es LE « bougnoul » et tes propos xénophobes et stupidement crétins représentent bien la lie dans laquelle tu stagnes.

      Tu ferais mieux de la fermer et lire ce qu’écrivent les gens un minimum cultivés, si tes quelques neurones peuvent encore te servir tu apprendras peut-être quelques informations nécessaires à rééduquer ton cerveau lobotomisé.


    • Pelmato 16 septembre 2007 12:03

      fredR31.

      Dans ce cas expliquez-nous pourquoi les Africuains ont immigré ensuite vers l’europe puisqu’ils avaient tout chez eux ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 septembre 2007 00:22

      Cette façon d’expulser ne regle rien. C’est une politique globale qui doit être implantée. http://nouvellesociete.org/5170.html

      Pierre JC Allard


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 septembre 2007 20:11

      Ave citoyens ! C’est aujourd’hui le JOUR de la VERTU. je vous prie d’excuser ce petit scam qui nous ferait peut-être du bien à tous :

      Je propose que le JOUR de l’OPINION de l’an 216 soit commémoré sur Agoravox, par la publication sans modération, autre que celle imposée par la langue et les bonne mœurs, de tous les articles soumis ce mercredi 20 septembre 2007 de l’Ére vulgaire.

      Pierre JC Allard smiley

      http://nouvellesociete.org


    • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 12 septembre 2007 11:28

      Les quotas n’est que de la poudre aux yeux lancer sur les électeurs de Sarko pour leurs faire croire qu’il mène une véritable politique contre l’immigration clandestine et ses retombées.

      Il n’y a qu’à voir le fait qu’il n’arrive même pas à tenir leurs objectifs, pour montrer qu’il n’y a aucune volonté de résoudre ce problème.


      • Polemikvictor Polemikvictor 12 septembre 2007 11:48

        On ne travaille bien que si on a des objectifs chiffrés et datés. Pas d’exeption à cette règle


        • Servais-Jean 12 septembre 2007 23:29

          Sarkozy-Heurtefeux auraient dû faire comme les chasseurs pour le grand gibier:Distribuer 25000 bracelets aux forces de l’ordre avec obligation de tous les utiliser. Vu que nous en sommes à ce niveau là pourquoi se géner, les sans-papiers sont devenus en fait du gibier soumis aux quotats,comme les biches,les cerfs,etc...


        • Universitaire 1995 13 septembre 2007 00:56

          FredR31 écrit :

          « Les investissements dans les infrastructures en Afrique et les subventions aux productions agricoles des colonies ont coûté plus cher que ce que les colonies ont rapporté à la métropole ».

          On va finir par pleurer. Les puissances occidentales, et la France tout particulièrement, ont pris à l’Afrique des quantités incroyables de minéraux et d’autres richesses. Et maintenant on veut nous faire croire que les quelques « infrastructures » vaudraient plus que ce qui a fait l’objet d’un pillage permanent depuis le XIX siècle, voir même avant. Evidemment, tout dépend du prix que l’on attribue à chaque chose. Comme pour le travail des « indigènes ». Et combien valent les souffrances infligées aux populations ?

          Si vraiment les colonies « ne rapportaient pas assez », il n’y aurait pas eu deux guerres mondiales pour en garder ou obtenir le contrôle. C’est l’évidence même.


        • slimou 15 septembre 2007 15:51

          « On ne travaille bien que si on a des objectifs chiffrés et datés. Pas d’exeption à cette règle » Maurice Papon, préfet de la gironde, 1942


        • Polemikvictor Polemikvictor 12 septembre 2007 11:50

          On ne travaille bien que si on a des objectifs chiffrés et datés. Pas d’exeption à cette règle


          • tvargentine.com lerma 12 septembre 2007 12:01

            Cette mesure est avant tout symbolique et vise à faire comprendre aux gens qui souhaitent venir en France de manière clandestine,que le pays n’est plus une passoire et que le renforcement de la lutte contre les faux documents administratifs sont renforcés avec des expulsions en cas d’arrestation de personnes en situation irrégulère.

            C’est une bonne chose.

            Si nous ne voulons pas voir le marché noir se développer nous avons interet à remettre de l’ordre dans le dossier de la main d’oeuvre étrangère et de l’immigration clandestine qui sont deux choses différentes mais que les socialistes au pouvoir n’ont jamais voulu différencier

            Etrange !


            • Irony 12 septembre 2007 12:18

              Débat épineux qui touche au cœur même de l’éthique. Bon article, Sylvain.

              Je suis moi aussi assez scandalisé de voir que les expulsions doivent répondre à une logique d’objectifs chiffrés, de remontrance des mauvais élèves et surtout de rapports bureaucratiques énonçant fièrement le pourcentage de réussite. Parce qu’il s’agit d’humain, et que nul ne peut être inconscient de l’arbitraire de ces procédures qui reconduiront à la frontière des hommes et des femmes loyaux et seulement désireux d’intégration pendant que d’autres continuent à profiter du système de l’intérieur en toute impunité.

              Et pourtant, il est impossible de rester les bras croisés. De ne pas renvoyer une image ferme du pays vis-à-vis de l’immigration clandestine. Tout comme il a été maintes fois prouvé que des régularisations massives et arbitraires auraient des conséquences désastreuses dont le prix ne vaut pas la satisfaction de certaines bonnes consciences.

              Alors, où se situe le juste milieu ? Probablement dans un cas par cas réalisé le plus humainement possible. Les législations sont des textes d’organisation globale, la réalité humaine est souvent toute autre. Mais, si on fait du cas par cas, qui est réellement capable de définir avec objectivité et en connaissance du contexte, qui mérite de rester et qui ne le mérite pas ? Quelle proportion des expulsions peut se faire sans créer un sentiment d’injustice quelque part ? Et surtout, comment arriver à traiter en profondeur et avec une réelle considération, deux cents à quatre cents mille dossiers individuels ?

              A mon sens c’est une question qui ne peut être entièrement résolue. On peut limiter la casse, pas l’empêcher. Il y aura toujours des idéalistes bien-pensants pour pointer du fascisme dans le refus d’accueillir tout le monde. Il y aura toujours, aussi, des nationalistes durs qui considéreront que tout clandestin doit être reconduit à la frontière quelles que soient les conditions.

              Mais le gouvernement fait lui-même aveu d’impuissance en la matière. Si l’objectif affiché est de 25 000 avec le système actuel qui traite en gros, c’est qu’il n’a probablement pas les moyens de faire plus. Alors, comment résoudre au cas par cas, en conciliant l’humanité nécessaire mais aussi l’efficacité que sont censées justifier ces expulsions, un nombre de cas probablement plus proche de la tranche haute que de la tranche basse ? En décuplant le budget du ministre Hortefeux ?

              Si quelqu’un a une réponse viable à cette problématique, j’ai hâte de le rencontrer.


              • snoopy86 12 septembre 2007 12:34

                Très bon article qui a avant tout le mérite de rappeler que l’immigration clandestine est illégale.

                Pourquoi des quotas quand l’expulsion devrait être la règle et la régularisation l’exception.


                • maxim maxim 12 septembre 2007 12:50

                  les premiers fautifs ,ce sont d’abord les dirigeants et les politiques des pays exportateurs de malheureux ,les marchands d’illusion qui exploitent cet Eldorado que sont les pays Européens développés aux yeux de ces demunis de tout .... c’est tout bonnement un transfert de misère ,misérables dans leur pays d’origine ,misérables chez nous également ..... le mal,c’est que l’on a laissé faire hors du raisonnable durant des années en argumentant le fait que nous étions un terre d’asile ...... et maintenant, toujours quand le mal est fait ,on guérit plutôt que l’on prévient comme d’habitude ..... et le guérison se fait la douleur ,et ce n’est même pas de la guérison ,c’est un soulagement provisoire et illusoire .... comment faire ????voilà la grande interrogation .......


                  • Internaute Internaute 12 septembre 2007 16:56

                    L’auteur se trompe en disant que les clandestins vivent cachés. Tout le monde a le souvenir des clandestins de Sangate. En ce moment même la police essaye de déplacer une centaine de clandestins que l’on voit tout les jours à la télé et n’y arrive pas. Je trouve cela extraordinaire. Ces clandestins sont supposés être reconduits à la frontière et nous assistons à une impuissance totale de la force publique qui pour qu’il quittent enfin le trottoir où ils sont promet de les reloger. C’est se foutre de l’électorat à un point qui devient désagréable.

                    Pour leur faire quitter le trottoir il suffit de les embarquer dans des « paniers à salade » comme n’importe quel manifestant étudiant ou ouvrier lorsque le préfet a sifflé la fin de la partie.

                    Les 25.000 explusions comprennent déjà une vingtaine rien qu’à Mayotte et en Guyanne. On ne parle donc que de 5.000 en France où la moitié trouveront grâce à l’administration une résidence, une nationalité, le RMI ou autre chose et ne partiront jamais.


                  • Emile Red Emile Red 14 septembre 2007 12:54

                    @ Internaute

                    Avant de dire n’importe quoi, le nez dans la soupe, il faudrait savoir de quoi on parle, et de vouloir faire passer des gens honnètes, mais miséreux, qui vivent en France en toute légalité pour des moins que rien dignes des charters à bestiaux est abjecte, montrant bien ce dont sont capables les populistes fangeux de votre secte dégueuloir.


                  • dperez dperez 12 septembre 2007 13:04

                    C’est bien du Sarkozy, il fait semblant comme d’ab. Si le Pen était aux commande, c’est pas 25.000 expulsion mais se serait l’INTÉGRALITÉ des illégaux qui seraient reconduits aux frontières. Il y a des lois, respectons-les ou supprimons-les.


                    • JL JL 12 septembre 2007 13:14

                      Sauf erreur de ma part, aux USA il n’y a pas de « sans papiers » puisque personne n’a de « papiers ».

                      C’est pourquoi ils ont une police des frontières.

                      C’est plus humain : il faut empêcher l’immigration clandestine, mais il ne faut pas expulser ceux qui sont « installés ». Faire l’inverse, c’est-à-dire ce que nous faisons, c’est être « mauvais joueur », minable, petit !

                      Je regrette.

                      La régularisation des sans papiers n’est que la version française de la « régularisation de fait » US.


                      • samy31500 12 septembre 2007 16:10

                        A la difference que nous n’avons plus de frontière en france ... smiley


                      • maxim maxim 12 septembre 2007 13:15

                        pour répondre à la conclusion de votre article ....

                        « les valeurs humanistes de la France » dites vous ,je crois tout de même que l’on en a un peut trop abusé de nos valeurs humanistes ...... quand un de nos ressortissant est expulsé de tel ou tel pays ,on ne fait pas d’histoire ,et encore expulsé c’est un moindre mal ,souvent ça se termine bien plus mal ,et personne ou presque n’en parle ....... alors on ne voudrait pas que notre humanisme fût à sens unique ....... l’humanisme le vrai ,ce n’est pas d’importer la misère ,c’est de dire aux pays importateurs « faites votre boulot pour garder vos sujets chez vous ,comme un vrai pays doit savoir le faire » .... on ne peut pas vivre et compter sur la charité durant toute un existance ........


                        • Bouli Bouli 12 septembre 2007 13:19

                          Donc, vu les commentaires que je lis : ça ne dérange personne qu’on traite une question de vies humaines sous l’angle des chiffres et de la productivité comme on l’appliquerait sur une chaîne de montage, au contraire... Et puis finalement, c’est pas vraiment des gens, hein, c’est des étrangers... C’est pas comme les Français ces gens là.

                          Sans compter qu’il faut pas déconner mais que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés. Après tout pour s’ouvrir au monde on a la télé, non ? ça suffit pas mal de voir des étrangers sur le petit écran, faudrait pas qu’on les trouve dans notre rue, ça ferait désordre...

                          J’ai beau me montrer tolérante, je ne comprendrais jamais comment on peut traiter des gens sous une optique comptable.

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