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Accueil du site > Tribune Libre > Inégalités : la malédiction des pyramides

Inégalités : la malédiction des pyramides

 

 Les ressorts essentiels de toutes les espèces animales sont : ‘manger, copuler, dominer’. Triptyque moins plaisant que ‘Liberté, Égalité, Fraternité’ mais beaucoup plus proche de l’accessible réalité. Comment peut-on lutter malgré tout contre les inégalités ?

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 L’Égalité se définit comme l’absence de toute discrimination entre les êtres humains, sur le plan de leurs droits politique, civil ou social. Dès 1789, l’Article 1er de la déclaration des Droits de l’Homme mentionnaient ‘Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.’ Souvent la seconde partie de la phrase est omise : ‘Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.’

 Bien entendu, chacun avait dès l’origine compris qu’il est impossible de comparer une poire et une pomme. C’est déjà délicat de comparer deux pommes entre elles : comme critère de distinction utilise-t-on le diamètre ? le poids ? la couleur ? Le goût, la saveur ne sont pas des critères quantitatifs, ils ne sont donc pas fiables de plus ils dépendent de l’observateur, de ses propres goûts, de son passé, de son origine, de sa culture… Pour éviter cette difficulté, on associe un prix à la pomme comme à la poire, on les classe ensuite du plus cher au moins cher. Le prix n’est pas arbitraire, même si il n’est plus associé à la saveur ou à la difficulté d’obtention du fruit, il est donné par la quantité de fruits offerts et par la masse des demandes pour ces mêmes fruits. Ainsi, l’égalité entre une pomme et une poire peut être vue comme l’état dans lequel elles ont le même prix, ce prix dépend des possibilités de production des uns et de l’envie plus ou moins frénétique de les manger des autres. Le prix est avant tout un phénomène de foule dans lequel le rationnel (le caractère nourrissant, la saveur, les teneurs en vitamines…) est submergé par l’affectif, l’irrationnel, l’émoi, la mode moutonnière, l’envie, la jalousie, le besoin de paraître, de faire comme les autres… traits caractéristiques bien connus des foules.

 Par exemple, le 4x4 urbain Volkswagen Touareg (5 portes, Diesel) consomme en ville 8,1 litres de carburant, sur route 6,2 litres, il a une boîte automatique 8 rapports et peut rouler, selon le constructeur, à 235km/h. Il parvient à rassembler tout ce que l’on doit éviter en ville comme ailleurs, pourtant, dans l’hexagone, les 4x4 urbain représentent pratiquement une vente de véhicule sur trois.

 L’Égalité consiste-t-elle à permettre à tous d’acquérir un 4x4 urbain, une résidence secondaire avec piscine à portée de vue de la mer, un traitement esthétique permettant de transformer une femme âgée en une femme laide ? Peut-être pas, mais une production massive permet d’abaisser les coûts donc d’égaliser les chances d’obtention du nécessaire, de l’inutile, du superflu, du nuisible sans que personne ne sache distinguer les pulsions principales car c’est le prix qui détermine l’utilité et non l’inverse (comme on pourrait le penser).

 Dans la suite des étapes qui vont de la matière première et de l’énergie au produit fini en passant par le transport et les lieux de transformation, les professionnels font toujours montre d’une bien plus grande rationalité que les consommateurs finaux, ces derniers n’ayant pas comme objectif de gagner de l’argent, ils en dépensent. Chacun s’active pour modeler à son goût les consommateurs : les producteurs et les marchands pour qu’ils consomment plus, les instances dirigeantes pour qu’ils consomment moins ou selon une logique écologique.

 Puisque c’est le seul moyen ‘scientifique’ de comparer des choses incomparables, un homme, une femme, un pompier, un notaire, un soldat, un chanteur, les inégalités vont être évaluées à leur égard par la somme revenu + patrimoine que détient chacun des individus, indépendamment de l’utilité commune chère aux révolutionnaires. Un CEO qui chapeaute une multinationale du luxe gagnera plus de 300 fois plus qu’un général d’armée avec les mêmes effectifs à commander : ni le niveau d’étude ou culturel, ni la capacité à maîtriser ses émois et donc les événements, ni la capacité à prendre des décisions dans des conditions extrêmes ne peuvent justifier une telle différence d’utilité sociale ressentie. Il faut se débarrasser de la notion d’utilité commune pour la remplacer par l’aptitude à mettre sous sa coupe un certain nombre d’Hommes afin d’en tirer un profit : quel que soit le secteur, il s ‘agit d’établir une pyramide hiérarchique dont la hauteur et l’ampleur déterminera la grandeur de l’Homme qui la dirige, son rang social. Lorsque vous grimpez l’échelle sociale, vous possédez un pouvoir (fragmentaire) sur davantage de vos semblables et le sentiment de puissance qui vous emplit est du même type que celui qui saute d’avion en avion pour diriger une multinationale.

 Le ‘marché’ et la division du travail fournissent de merveilleux moyens de coercition pour bâtir une pyramide. Le collectivisme induit par l’utilisation judicieuse du capitalisme excède de beaucoup tout ce que tous les totalitarismes anciens ont pu produire concurremment. La production d’un bien un tant soit peu compliqué nécessite en effet une immense quantité de savoir-faire différents qu’il faut coordonner : la pyramide est la structure de très loin la plus efficace, si ce n’est la seule, pour ce faire. L’Homme au sommet décide de tout ce qui est vital pour la bonne marche du groupe, il est évidemment conduit à prendre des mesures douloureuses pour ses subordonnés donc dangereuses pour lui. Mais comme le Roi se cachait derrière Dieu, le patron se cache derrière une main invisible qui est l’équivalent païen du divin. C’est la main invisible qui demande des efforts, qui ruine les uns, qui enrichit les autres, on ne peut que s’incliner. Il n’y a aucune raison de penser qu’une entreprise privée est plus efficace qu’une entreprise publique sauf si cette dernière ne peut pas prendre les mesures fortement impopulaires qui s’imposent économiquement.

 Les Hommes sont classés selon leur fortune et les gens veulent évidemment tous occuper un rang élevé à l’intérieur de la pyramide des gains. La plupart pour faire mieux que leurs proches, tous par esprit de domination, très peu en fin de compte pour profiter des meilleurs repas, des plus grosses voitures, des femmes les jeunes, les plus longilignes ou les plus plantureuses. La volonté de puissance est tellement ancrée à l’intérieur de chacun, qu’il n’y a guère moyen d’y échapper : l’inégalité est le ressort qui anime toute société organisée.

 L’État tente évidemment de parer la réalité avec des atours démocratiques plus affriolants. Il édicte des lois, des traités, il alloue des subventions, des aides, il fixe des salaires minimum (jamais maximum), il gronde, il vitupère et il reconnaît (quelquefois) qu’il est impuissant devant les forces de la Nature (la divine main invisible). De plus, surtout le domaine d’extension d’une Démocratie n’est pas celle des marchés devenus mondialisés, ce qui exaspère considérablement son impuissance. Les efforts de l’État tendent à égaliser les revenus, les lois de la Nature reflétées par celles des marchés tendent au contraire à former des pyramides (voir photo.) structure idéale de commandement. Au fil du temps, les éléments de souche d’un pays ou d’une région arrivent à s’élever’ socialement laissant vacantes des places au bas de la pyramide qui sont comblées par des apports exogènes, et ces populations nouvelles forment elles-mêmes des pyramides hiérarchiques. Il va de soi que les nouveaux arrivants sont principalement dédiés aux taches les plus rudes et les moins valorisées puisque les souchiens en cours d’ascension doivent ressentir cet indispensable sentiment de supériorité.

 Ce n’est pas une raison pour s’abandonner au désespoir. Depuis les premiers pas des hominidés, ce sont les poètes, les peintres, les littérateurs, les philosophes, les scientifiques qui ont non seulement donné un sens à la vie mais qui ont permis aussi de moins souffrir durant son parcours… pas les marchands qui, jusqu’à récemment, n’étaient qu’au service des puissants : Rois, Républicains, Démocrates. Et ni les poètes, les peintres, les littérateurs, les philosophes, les scientifiques n’ont jamais intégré une quelconque pyramide d’assujettissement.

 L’envie d’asservir est tellement puissante chez ceux qui ne savent que commander qu’il est vain de vouloir lutter contre elle par des mesures qui tendraient mécaniquement à l’égalité. Par contre, il est possible de lutter efficacement sur la hauteur de la pyramide et donc aussi sur le nombre de despotes, quelques uns seront peut-être alors capables de penser plutôt que de compter. Il est aussi possible de bâtir des petites pyramides très différentes les unes des autres, leur multiplicité est le gage que chacune des qualités de l’Homme puisse être présente : le travail manuel, intellectuel, l’esprit de finesse, l’esprit de géométrie, les laborieux et les ‘procrastinateurs’. L’égalité n’aurait alors plus de sens : on ne mesure pas des choses uniques. La volonté de puissance de quelques uns s’atténuerait pour laisser place au génie de tous. L’artisanat (et de façon plus actuelle les start-up) où le savoir-faire est roi, et non pas le faire-faire, reprendrait la place qui a permis de construire en quelques siècles près de 100 cathédrales. 

 


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68 réactions à cet article    


  • Arogavox 18 mars 14:56

    Le contresens saute aux yeux dès le premier emploi du terme « inégalité ».

     Ce terme est censé s’opposer à celui de « égalité ». Mais il se trouve que le mot « égalité » nous confronte aujourd’hui à une polysémie fort perverse. Or, parmi les sens fort différents du mot « égalité » le seul qui ne permette pas de concevoir un opposé que l’on puisse baptiser ’inégalité’ est paradoxalement celui auquel fait référence l’égalité de notre devise nationale. Dans « Liberté, Egalité, Fraternité », l’Egalité est bien plus fondamentale que la seule « égalité en droit » : c’est une égalité en dignité. (Qui depuis la Révolution française s’oppose aux ex-castes : Noblesse / Clergé / Tiers-Etat )

      L’égalité en dignité ne se mesure pas ! ne se fractionne pas !

      Rien à voir avec la projection sur dans une seule dimension d’une ’valeur’ (pécuniaire ou non) dont les fractionnements pourraient justifier des constructions de pyramides !

      Pas d’absolu, pas d’utilité mesurable ! selon quels critères ?

     La force de l’idéal démocratique tient dans une ontologique humilité

    ... et dans la remarque mathématique de Condorcet énoncée par son théorème du jury ...

     


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 mars 18:43

      @Arogavox
      C’est exact que le contraire d’inégalité n’est pas l’égalité, mais le texte veut souligner les caractères quantitatifs seuls mesurables, et qualitatifs qui ne le sont pas par définition.


    • Reiki 18 mars 15:42

      Excellent article,

      Toutes fois quel méthode pour inverser la tendance ?

      Comme l exemple de la voiture, qui es le signe d une évolution non maîtrisé.

      Tous dois aller plus vite , cette vitesse évolutive à crée un mur dans un avenir perceptible.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 mars 20:43

        @Reiki
        Il n’y a pas, heureusement, une seule méthode. J’en mentionne brièvement une en conclusion du texte.


      • Spartacus Spartacus 18 mars 16:36

         C’est la main invisible qui demande des efforts, qui ruine les uns, qui enrichit les autres, on ne peut que s’incliner. Il n’y a aucune raison de penser qu’une entreprise privée est plus efficace qu’une entreprise publique sauf si cette dernière ne peut pas prendre les mesures fortement impopulaires qui s’imposent économiquement.


        Raisonnement induit par les 2 erreurs de la pensée de gauche.

        1-la richesse serait un jeu a somme nulle qui enrichirait l’un au dépens des autres. Ce qui est faux.

        Non la richesse ne passe pas de l’un à l’autre dans l’échange, mais est une création. Celui qui vend crée une richesse.Celui qui achète ne perd rien, il a la valeur de ce qu’il a acheté et n’est pas moins riche qu’avant l’échange.

        2-Un entreprise privée est plus efficiente qu’une entreprise publique parce que l’échange est la motivation, le statut n’est pas une motivation comparable.

        Le salarié du secteur privé donne le meilleur partage de lui envers des clients, qui s’ils ne sont pas content peuvent ne pas aller jusque l’échange qui l’enrichit. Le salarié est gagnant quand le client est satisfait.

        Le salarié du secteur public, protégé n’a pas la motivation de l’échange et n’est pas sanctionné par la qualité de sont travail. Le statut ne le force pas a donner le meilleur de lui même, mais a rechercher des avantages liés à sa position sociale et la satisfaction du client final est secondaire.

        C’est ce qui fait la force du capitalisme, par rapport à toutes les idéologies.

        Il force dans la paix a donner le meilleur de chacun et son seul pouvoir coercitif est la liberté d’autrui. Le droit d’acheter ou ne pas acheter.

        Les idéologies elles sont toutes coercitives, diabolisantes de catégories sociales, ou faisant appel aux inégalités de droits. 


        • Reiki 18 mars 18:54

          @Spartacus

          L argent es déjà une forme suffisante au capitalisme.
          Utile pour les échanges, contrairement à l usure et aux lobbies qui souhaitent acheter le pouvoir.
           Se qui prouve sa nuisance à long terme.


        • Steph87 18 mars 19:20

          @Spartacus

          « La richesse est une création. Celui qui vend crée une richesse. »

          Ah non, c’est celui qui produit qui créé une richesse. Celui qui vend arnaque celui qui achète désolé, il se prend une putain de marge capitaliste à la con et vole celui qui achète qu’on le veuille ou non, le changement de main d’un bien ne fait pas de lui un bien +++.

          "Celui qui achète ne perd rien« , puisqu’il il a la valeur de ce qu’il a acheté » oui mais il a perdu la marge de l’enfoiré de capitaliste et ça tu l’as volontairement oublié pour faire tes petites affaires.

          "et n’est pas moins riche qu’avant l’échange.« 

          ben du coup si forcément il est moins riche puisqu’il s’est fait voler (la marge du capitaliste).

           »Un entreprise privée est plus efficiente qu’une entreprise publique« autrement dit une entreprise privée aboutit à de bons résultats avec le minimum de dépenses.

          Mais encore une fois tu oublies volontairement de dire qu’elles n’ont pas les mêmes missions. Va donc voir les chemins de fer anglais privatisés, le système de santé us etc... alors comparer ce qui ne peut l’être est d’une malhonnêteté certaine.

           »Le salarié du secteur privé donne le meilleur partage de lui envers des clients

          « 

           »Le salarié du secteur public, protégé n’a pas la motivation de l’échange

          "

          Tu compares encore deux choses qui ne peuvent pas l’être.

          Le salarié du privé doit juste amené du profit à son patron, le salarié du public a une mission d’intérêt général.

          Mais si tu veux on peux tout privatiser, il y a un pays qui l’a presque totalement fait, il est fait pour toi : les us. Quel bel endroit ! :

          -Une dette abyssale pourtant un pays géré par des capitalistes !

          -Des millions de sans emplois, des millions de pauvres pourtant gérer par ton idéologie adorée

          Mais ouf ! Il y a Hollywood & Co qui manœuvre a nous faire croire depuis des décennies que le système est le meilleur, que tous les américains sont beaux, intelligents, minces, riches, ont une compassion immense, le pays n’a que le plein emploi (on en est qu’en même à décompter un travailleur qui effectue 1 heure et qui n’est pas un chômeur ! C’est presque du Staline ça ! Non ? Et non c’est les us.)

          C’est la toute la faiblesse du système capitalisme. par rapport à toutes les idéologies, cacher et cacher encore ses échecs pour te vendre sa réussite qui n’est plus que virtuelle, ça fait pshitt !

          Le capitalisme force à faire des guerres pour gagner des ressources, il n’a que la cupidité en idéologie.

          Le capitalisme c’est l’esclavagisme des plus faibles par les plus forts. C’est une idéologie tellement néfaste qu’elle anéantie la planète à elle seule.

          Tu nages dans le sophisme, tu t’y noies.


        • Claudec Claudec 18 mars 19:50

          @Steph87

          L’échange, qui est aussi vieux que l’homme, profte à ses deux protagonistes. L’un veut obtenir le maximum de ce qu’il a à offrir, alors que l’autre fait tout ce qu’il peut pour l’obtenir à moindre coût.
          Le profit du premier est sa “marge”, celui du second est la satisfaction de son besoin (vital ou non).
          Et ceci vaut sous tous les régimes, sous toutes les latitudes et à toutes les époques,


        • Steph87 18 mars 20:07

          @Claudec
          "Le profit du premier est sa “marge”, celui du second est la satisfaction de son besoin

          "
          Oui c’est exactement le problème du capitalisme qui ne fait aucune différence entre les besoins vitaux et les autres besoins, le profit du premier se fait systématiquement sur les deux sortes de besoins. C’est ça qui est dégueulasse, ce système fait appel exclusivement à la cupidité de l’homme et met de côté la compassion, c’est un système psychopathe.


        • Claudec Claudec 18 mars 20:32

          @Steph87

          La liberté de chacun, c’est aussi de choisir de satisfaire ses besoins vitaux avant ou après ses envies de superflu.
          Ce n’est pas au capitalisme ou à quiconque d’autre qu’il appartient de faire choix, c’est à l’individu concerné.
          Et tant qu’il en sera ainsi l’homme sera libre


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 mars 20:48

          @Spartacus
          Je crains que le néo-libéralisme soit aussi une idéologie. Quant à vos autres arguments, ils sont discutables. L’échange comme motivation ? Peut-être mais échangé quoi ? Jeu à somme non nulle : du point de vue énergie c’est faux : on ne créé pas d’énergie pourtant source de tout le reste. Acheter est un droit ou une nécessité ?


        • ninportequoi 18 mars 23:11

          @Spartacus
          Une fois de plus vous faites erreur en affirmant que la richesse est une création de l’échange. Cette vision oublie totalement le processus de production dans la création de richesses.
          Une fois dépassée, depuis des temps très ancien, le stade de l’échange de biens trouvés dans la nature (ces échanges sont forcément très limités) l’humanité a trouvé sans fin des nouveaux moyens de produire : élevage, agriculture, artisanat, puis industrie, etc. C’est cette élévation permanente du niveau de la production, qui permet l’accroissement permanent des échanges et de la richesse.
          Aujourd’hui les grands échanges sont des échanges de ce qui est produit et non pas des échanges de ce qui est trouvé. En conséquence sans production pas de création de richesses. 
          Vous dites que « Celui qui vend créé une richesse ». Encore faut-il qu’il y ai quelque chose à vendre.


        • Steph87 19 mars 06:47

          @Claudec
          Oui mais hélas, force est de constater que le capitalisme choisit à la place des individus.


        • Ruut Ruut 19 mars 07:38

          @Spartacus
          Votre vision de l’entreprise est juste pour les entreprises familiale, mais est complètement fausse pour les multinationales qui sont la cause de par leurs comportements malsains, des maux de nos sociétés modernes.

          Oui une entreprise familiale privé est plus efficace qu’un service publique gangrené par une direction de parachuté.

          Mais une Multinationale est pire que le Publique dans le sens ou la déconnexion de la tète est totalement amorale et déconnecté du corps et remplis d’imposteurs et de parachutés.

          Publique et Multinationale même problème en pire pour les Multinationales qui n’ont pas l’obligation d’un minimum de social et de bienveillance envers ses propres travailleurs.


        • Claudec Claudec 19 mars 08:56

          @Ruut

          Au cours d’une longue vie de salarié, j’ai personnellement fait l’expérience approfondie d’entreprises de toutes tailles, tant personnelles que multinationales, et je puis témoigner que contrairement à ce que vous en dites – sans savoir de quoi vous parlez au-delà de ce que vous dicte votre doctrine –, les travailleurs sont depuis longtemps infiniment mieux traités et protégés dans celles-ci que dans celles-là.


        • Spartacus Spartacus 19 mars 08:57

          @Ruut
          Le problème n’a jamais été la multinationale, c’est le monopole qui l’est et seul l’état peut le fournir. 
          Par les normes ou contraintes aux concurrents.

          Quand au « social » en France seul 4% des salariés des entreprises de plus de 500 personnes sont au SMIC (salaire minimum) et en général elles proposent la participation ou l’intéressement que proposent beaucoup moins les -de 500.

          Le rôle d’un employeur est d’employer contre un salaire convenu d’avance, pas d’être une assistante sociale. C’est un contrat de travail qui lie les 2, pas un contrat de mariage et de nounou.


        • Spartacus Spartacus 19 mars 09:13

          @Jacques-Robert SIMON
          Oui, c’est un fait avéré.
          Les salariés du privé sont plus efficients que les salariés du secteur public.
          Il n’y a que la motivation qui l’explique.
          Dans un monde capitaliste, le plus important c’est le client. Et c’est lui qui fournit la motivation. Pas la peur et la contrainte des idéologies.

          Le néo-libéralisme n’existe pas. Aucun parti ou groupe ne se dit « neo-libéral ». C’est une qualification gauchiste pour le discréditer le libéralisme. Il n’existe que le libéralisme ou libertarianisme.

          Le libéralisme est une doctrine, qui repose sur la responsabilité individuelle pacifique de vivre ensemble en liberté et qui n’exclus personne.

          L’inverse des idéologies qui reposent la fabrication d’un « homme nouveau » et de l’exclusion de catégories sociales.


        • Spartacus Spartacus 19 mars 09:24

          @ninportequoi
          sans production pas de création de richesses
          Les millions de personnes qui travaillent dans le tertiaire doivent être bien pauvres...

          L’échange seul produit la richesse. 
          Les disques durs de You-tube qui ne produisent rien dans le cloud vous expliqueront que la production n’est qu’un agrégat de l’échange....
          Les décharges d’invendus de productions inéchangeables vous expliqueront que la production n’est pas la production de richesse mais c’est bien l’échange.

          Et le problème n’est pas la production qu’il y aie quelque chose a vendre, il y en aura toujours, mais le consommateur et quelqu’un pour acheter pour produire de la richesse.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 19 mars 09:37

          @Spartacus
          Il n’existe pas de théorie scientifiquement fondée du néo-libéralisme, on s’y réfère cependant c’est donc une idéologie.


        • JL JL 19 mars 09:43

          @Spartacus
           
           on va dire que dans le dictionnaire spartacus, la richesse est définie comme étant produite par l’échange.
           
          Ce dictionnaire a-t-il été vendu, pardon, fait l’objet d’échanges ? combien de fois ?
           
           smiley


        • Spartacus Spartacus 19 mars 10:35

          @JL
          C’est dans tous les livres d"économie...

          Ici c’est un mook (formationn online) d’un centre de formation économique en Anglais sur le processus de création de richesse :
          https://courses.fee.org/courses/module-4
          Il suffit de parler anglais, s’inscrire, et suivre le cours, la formation est 100% gratuite...

          Instruit toi au lieu de fanfaronner ta méconnaissance. 


        • JL JL 19 mars 10:51

          @Spartacus
           
          ’’instruit toi’’ dit le mec qui ne sait pas conjuguer un verbe à la deuxième personne du singulier. Plus con tu meurs !
           
           smiley
           
          Un mec qui prétend donner des leçons d’économie et qui est ignare en comptabilité comme cela a été établi à maintes reprises ici.


        • foufouille foufouille 19 mars 10:58

          @Spartacus
          dixit par un mec qui lis très mal l’anglais de base.


        • merthin 19 mars 11:47

          @Spartacus

          "Les millions de personnes qui travaillent dans le tertiaire doivent être bien pauvres...

          "

          Ils vivent objectivement au crochet du secteur primaire et secondaire dont les gains de productivité (machine + énergie non humaine) ont libéré du temps libre pour faire autre chose. Du service ! Des actifs improductifs si on voulait être un peu taquin.


        • Spartacus Spartacus 19 mars 11:51

          @JL
          Réellement confus d’avoir essayé de donner des sources d’instruction a des gens limités a l’agression ad personnam et faire des insultes sur leurs interprétations des autres.

          Excusez moi humblement, toi et ton acolyte « foufouile » êtes tellement intelligents et vos commentaires tellement supérieurs.
          Et j’avoue je ne connais pas la comptabilité, ni l’anglais et ne sais même pas écrire ni compter, et je suis si content de vous faire plaisir a vous conforter a dire ce qui vous contredisent ne sont tous que des que des cons et vous hautement plus extraordinaires...   smiley


        • JL JL 19 mars 12:04

          @Spartacus
           
           ’’vous conforter a dire ce qui vous contredisent ne sont tous que des que des cons et vous hautement plus extraordinaires... 

          ’’
           
           ptdr !
           
          En plus de ne pas savoir lire, le gugusse a déjà oublié qu’ici c’est lui qui m’a agressé ad’personam le premier !
           
           Re-ptdr !


        • Ruut Ruut 19 mars 12:34

          @Spartacus
          Le rôle d’un employeur est plus fort a mon avis.
          Il est de s’assurer que ses employés fassent au mieux et dans les meilleurs conditions leur travail et que le travail fournis soit le plus adapté a la demande de ses clients.

          Et c’est a ce niveau que la taille et les directions internes font toutes la différence.
          Une mauvaise direction peut détruire une entreprise en démotivant les employés compétant ou en les assignant a des fonctions inadaptés aux réels besoins de l’entreprise voir pire produire des produits inadaptés a la demande.

          Ce n’est pas pour rien de de plus en plus de citoyens se plaignent de ne pas avoir accès aux produits qu’ils demandent faute d’offre visible ou accessibles.

          Il y a énormément de tromperie sur les produits actuellement disponibles, c’est ce qui crée et augmente la suspicion.

          Mais vous avez raison sur les monopoles des normes des états qui faussent les marchés, surtout en Europe.


        • Ruut Ruut 19 mars 12:37

          @Spartacus Les millions de personnes qui travaillent dans le tertiaire doivent être bien pauvres...

          Je ne pense pas que les travailleurs en titres services et livreurs soient si riches.
          Les services redistribuent la richesse seule l’industrie la crée.


        • ninportequoi 19 mars 14:53

          @Spartacus
          La production n’est pas spécifique au secteur industriel.
          Le tertiaire produit des richesses comme n’importe quel secteur économique. La santé ou l’éducation sont des richesses immatérielles apportées par le secteur tertiaire.
          Un prof de piano qui donne un cours à un élève produit un bien immatériel qui est le fait pour l’éléve de savoir jouer d’un instrument. Le prof en reçoit une rémunération qui « l’enrichit » (ou du moins qui lui permet de vivre).

          Sur Youtube on trouve des vidéos ou des musiques qui ont été produites. 

          Les décharges d’ invendus produisent peu de richesses sauf recyclage qui est un secteur économique comme un autre. Mais la partie invendable n’est qu’une partie des biens produits. C’est la partie vendue qui créé le plus de richesses évidemment mais cette partie vendue (comme la partie invendue d’ailleurs) a bien été produite.
          Pour que l’échange d’un bien (matériel ou immatériel) soit possible c’est qu’il y a production de ce bien (sauf quelques cas marginaux ).
          Si l’échange suffisait pour l’enrichissement, vous allez certainement m’expliquez pourquoi le capitalisme investit dans des moyens de production , pourquoi il achète des matières premières et des énergies, pourquoi il embauche des personnels.
          Il serait tellement plus rentable de se passer de tout cela, qui est coûteux, et de s’enrichir du seul échange, comme vous dites. Mais de l’échange de quoi ?
           
          Avant de prétendre donner des cours d’économie à toute la planète faites un effort minimal de réflexion. L’accumulation et la répétition à l’infini d’une propagande ne remplaceront jamais la simple observation des faits. 


        • Spartacus Spartacus 20 mars 10:37

          @Ruut

          Chaque fois qu’il y a une facture il y a création de richesse. Services ou production.


        • Spartacus Spartacus 20 mars 11:13

          @ninportequoi
          Tes commentaires sont toujours avec le même objectif. Sortir a la fin une attaque personnelle de mépris et un rappel a montrer une incapacité a se concentrer sur un sujet.

          Tu confonds la société et l’état, la production avec valeur, et production avec richesse, les intérêts du consommateur avec ceux du producteur et inverse le sens des choses etc etc...

          La richesse se mesure par le PIB et du point de vue de la société et pas de la production ou de la confusion entre état et société.

          Le prof de piano privé qui fait un cours, envoie une facture (échange) et est à l’actif du bilan de la société. La société est plus riche.

          Le prof de piano du public qui produit un cours, ne produit pas de facture est à la charge de la société par les impôts. C’est donc une production qui n’engendre pas une « richesse » mais une dépense de richesse. Une richesse en économie se voit du point de vue de la société.
          Il est au passif de la société. La société a dépensé. 
          Sa richesse produite est considéré forfaitairement dans le PIB que pour la valeur de son salaire, pas pour la valeur réelle de sa production.

          C’est l’échange qui crée la richesse. 
          Tu créer n’importe quoi, s’il n’y a pas échange, ce n’est pas une création de richesse. Tu as juste créé un bien a échanger pour qu’il devienne une richesse. Il ne le deviendra que si il est échangé

          Ils investissent dans la production pour avoir un moyen ou une valeur à échanger.
          La production est juste un moyen pour échanger, mais ne produit pas la richesse.
          C’est toujours l’échange. POINT.
          Y’a pas a tergiverser ou faire une fable que se serait pas ça.
          C’est le B,A ..BA de l’économie.
          Et ta phrase pourrie méprisante continuelle de suffisance ignorante ad personnam tu te la fourre dans le cul.


        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 mars 17:24

          Ni vous ni aucun Occidental ne peut répondre aux questions que vous soulevez : C’est parce que la culture occidentale, la science occidentale, l’idéologie occidentale IGNORENT LES FONDEMENTS DE LA SCIENCE JURIDIQUE !

          Quand j’avais lu la « référence occidentale », « l’oeuvre de Hans KELSEN », j’avais compris que l’échec du Monde (Un monde justement dominé par l’Occident) est inéluctable !!!


          • Claudec Claudec 18 mars 19:39

            @Mohammed MADJOUR

            Bonsoir,
            Par comparaison avec le reste du monde et notamment l’Orient, n’est-pas par refus de sa propre condition – dû au supplément de vanité qui le caractérise –, que l’Occident se distingue, plutôt que par ignorance des fondements de la science juridique ?


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 mars 20:50

            @Mohammed MADJOUR
            Du point de vue thermodynamique, la fin du monde (occidental ou pas) est en effet inéluctable.


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 19 mars 11:46

            @Claudec

            Voilà où vous vous leurrez toujours : Vous opposez l’Occident à l’Orient comme si la Planète Terre n’a que deux faces comme celle d’une vulgaire pièce de monnaie...en or comme, vous aimez !!!


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 19 mars 11:52

            @Jacques-Robert SIMON 

            Fin du monde ou pas, la fin de l’idéologie occidentale de « Domination planétaire » est périmée ! 


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 19 mars 13:46

            @Mohammed MADJOUR
            Pour faire quoi à la place ??


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 19 mars 15:45

            @Jacques-Robert SIMON

            L’humain doit retrouver un peu d’honnêteté ! Il y a trop de trahison, trop de fausseté, trop de perfidie, trop de malice, trop de pollution des esprits... 

            L’Algérien vaut le Français :

            RAPPELS  :

            https://www.facebook.com/notes/mohammed-madjour/un-calendrier-suspect-/1835481063143965/ 

            https://www.facebook.com/notes/mohammed-madjour/pourquoi-tovarich-vladimir-vladimirovitch-poutine-a-%C3%A9t%C3%A9-r%C3%A9%C3%A9lu/2393701000655299/ 

            NON, LA FAUSSE TRANSITION N’AURA PAS LIEU ! Elle est celle expliquée ici ...

            https://www.facebook.com/groups/REFUSONSLATENUEDESELECTIONS/?ref=bookmarks 


            ... depuis 2007 ou ne sera pas ! : 


          • Claudec Claudec 19 mars 17:57

            Mohammed MADJOUR 19 mars 11:46

            Soyez plus attentif. J’ai écrit « l’Orient et le reste du monde ... », en me contentant de répondre à l’opposition que vous avancez et dont je vous laisse la responsabilité.

            Bien qu’il faille admettre qu’à part en Orient (sous-continent Indien compris ) et en Occident, il existe peu de pays qui aient un avenir post pétrole, sans précisément l’intervention de cet Orient et de cet Occident sous une forme ou une autre ; en les aidant à se développer et à s’industrialiser, et en intégrant leurs populations excédentaires.


          • Claudec Claudec 18 mars 18:25

            Les inégalités sociales sont d’ordre structurel et liées au caractère incontournablement pyramidal de toute société hiérarchisée comme l’est celle des hommes.

            Le positionnement de chacun dans la pyramide sociale lui est assigné par les hasards de sa naissance, quels que soient les aléas de son parcours ensuite, au cours de son existence.

            De là des inégalités qui vont inéluctablement se creuser avec le développement de la société, son enrichissement collectif (économie) et l’importance de la population humaine en nombre (démographie).

            Voir https://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com/ & 

            https://pyramidologiesociale.blogspot.com/

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