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Accueil du site > Tribune Libre > Intégrisme, banlieues et idéologie

Intégrisme, banlieues et idéologie

Depuis les dernières émeutes des banlieues en novembre 2005, des livres, des émissions de radio et de télé s’échinent à cerner les raisons profondes de cette « soudaine » flambée des cités.

Depuis les dernières émeutes des banlieues en novembre 2005, des livres, des émissions de radio et de télé s’échinent à cerner les raisons profondes de cette "soudaine" flambée des cités. Il y a quelque chose d’obscène et de pathétique à la fois à vouloir "comprendre", non pas pour résoudre le drame d’une catégorie de la population, mais pour calmer le jeu en tentant désespérément de créer un consensus pour permettre à certaines catégories de la population de continuer à ronronner dans leur tranquillité. Pour construire ce consensus, on sort des figures connues du show-biz, on fait appel aux chercheurs distingués de divers instituts universitaires. Que nous sortent de leurs besaces ces fameux chercheurs ? Quelques observations pertinentes, fruits de leurs enquêtes. Qu’en font-ils ? Ils les interprètent avec leurs lunettes d’idéologues. Comment ? En escamotant les aspects subversifs de cette révolte juvénile, c’est-à-dire les aspirations légitimes des jeunes à vivre normalement et dignement.

Pourquoi le font-ils ? Pour encercler ces révoltés, les isoler et les forcer à s’adapter, soi-disant pour leur bien, à un monde qui change alors que ce monde n’en veut pas ou n’a plus besoin d’eux. Je ne veux pas continuer à égrener cette litanie de reproches à ces sociologues qui nous servent les recettes d’une science mineure, alors que nous avons besoin d’utiliser les ressources du politique, cette philosophie de l’histoire, science suprême selon Aristote. Que nous dit ou peut nous dire cette philosophie de l’histoire qui expliquerait le drame non seulement du chômage mais aussi de cette vie misérable, qui déclenche ici les viols des tournantes, là des meurtres sur des bûchers de jeunes filles dont le seul tort est de vivre à l’air libre, etc. Que nous raconte l’histoire de l’immigration ?

Les films, les essais comme La plus haute des solitudes, de l’écrivain Tahar ben Djelloun, ont décrit l’immense détresse des premiers immigrants. Derrière l’écran de leurs regards tristes ou inquiets, sommeillaient une histoire de solitude en terre étrangère et une amère mélancolie du pays natal. Solitude, car ils rasaient les murs et se faisaient petits pour ne pas attirer les regards des xénophobes. Solitude encore, due à la violence de la Guerre d’Algérie. Dans le Paris outragé et libéré de de Gaulle, on avait, un certain 17 octobre 1961, bafoué leur dignité. Une chose insensée se produisit cette nuit-là, pendant que les Parisiens vaquaient à leurs distractions dans les théâtres et cinémas. Des Algériens, hommes, femmes et enfants, manifestaient pacifiquement contre un couvre-feu spécialement instauré pour eux.

Comment, s’offusquèrent les culs-terreux, osent-ils perturber la vie du Paris by night, eux les gueux qui croupissent dans les bidonvilles de la banlieue ? Oui, ils avaient osé braver la machine policière qui s’est déchaînée sous le commandement d’un préfet qui avait gagné ses galons à Drancy durant la Seconde Guerre mondiale. Les bruits de la circulation couvraient les cris des manifestants pourchassés, matraqués ; la pluie, ce jour-là, lavait les chaussées du sang des blessés, et la Seine charria durant des semaines les cadavres d’hommes ligotés et jetés à l’eau. Oui, ce jour-là, la police avait écrit une page d’histoire dégoulinante de honte et de sauvagerie. Mais ce jour-là aussi, des anonymes avaient secouru et soigné les parias livrés aux soudards ivres de haine. Ce jour-là, des photographes et des journalistes français ont témoigné pour l’histoire par l’écrit, et photos à l’appui. Ce jour-là, dans ce vieux pays cher à de Gaulle, il y avait deux catégories de Français qui exposaient leur idée de la France. Il y avait ceux qui aimaient faire entendre les bruits de leurs bottes, et les autres qui préféraient chanter le temps des cerises.

Bien des choses, donc, du présent se nourrissent de la violence des années de la Guerre d’Algérie. Quand les banlieues sont en feu, ce sont, d’une certaine façon, les cendres de la guerre d’Algérie encore chaudes qui sont à l’origine des incendies. Hier c’étaient les parents, aujourd’hui ce sont leurs enfants qui perpétuent la quête inlassable de la dignité. Combat titanesque et obscur ! Ces enfants sont d’ici et d’ailleurs. Ils ont construit dans leur tête un pont qui les relie en permanence à ces deux mondes. Mais cette identité écartelée ne sied pas à la pensée schématique des chauvins qui sévissent de chaque côté de la Méditerranée. Cet enracinement et cet écartèlement tout à la fois ont engendré deux catégories de descendants d’immigrés.

1) Les premiers se tapent fièrement la poitrine en hurlant leur nationalité française. Hélas, très souvent, ces aventuriers de l’estomac, car la France se réduit pour eux à un immense supermarché, jettent très vite aux orties les idéaux de la République pour leur préférer "la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde". Phénomène classique du petit blanc, bien connu au USA, où les ex-immigrants construisent aujourd’hui un mur pour bloquer les Mexicains (en fait, des Indiens), à l’origine les véritables habitants du Texas et de la Californie.

En face de ces aventuriers de l’estomac, il y a les nostalgiques d’une certaine histoire mal digérée, qui se découvrent une nouvelle identité : "musulmans nous sommes", clament-ils sans peur du ridicule. La Oumma (la communauté des croyants) est leur nouvelle patrie, et gare à ceux qui enfreignent ses règles. L’apparition d’un tel phénomène a été possible grâce, entre autres, à la lucidité d’un certain ministre aujourd’hui à la retraite, qui a fermé les yeux sur les agissements des frères qui mettaient de l’ordre dans les cités en chassant les dealers. Une fois nettoyées, les cités deviennent des fiefs des intégristes qui grâce à leur soudaine richesse, fruit de tous les trafics, peuvent venir en aide aux plus démunis, lesquels on retrouve plus tard dans les réseaux de trafic qui alimentent les champs de bataille de l’autre côté de la Méditerranée.

Aujourd’hui encore, un autre ministre de l’intérieur nomme un préfet musulman alors que la République interdit de ficher un Français en fonction de son origine ou de sa religion. Il est temps de donner la parole aux gens qui ont des vérités à dire pour que la République reste laïque,, une et indivisible, et de les écouter. Epargnons à la République les balivernes des idéologues du consensus, car elles masquent les problèmes et donnent naissance à ces deux catégories de zombies que j’ai citées plus haut. Ras-le-bol de ces idéologues qui conseillent à ces jeunes de construire leur moi, comme si ces jeunes venaient du néant. En vérité, par ces conseils, on veut les atomiser.

Or le drame de la solitude et l’absence de solidarité expliquent en grande partie les angoisses et le malaise de la société. Alors que les Gaulois, comme disent les jeunes des banlieues, souffrent de l’enflure de leur ego, qui les fait glisser vers un individualisme suicidaire, voilà que nos "spécialistes" veulent construire aux jeunes leurs propres prisons autour de leur nombril. Pour éviter à la société de patiner, il ne faut plus servir de discours moralistes et paternalistes. Il faut plutôt libérer la parole, la création, pour dire à ces blessés de l’histoire qu’ils se sentiraient mieux dans leur peau s’ils croyaient aux utopies politiques qui font tenir debout les hommes qui s’abreuvent aux langues vivantes des poètes. Et parmi ces poètes, il y a Saint-John Perse qui parle si bien de l’exil où les ex-immigrés habitent leur nom tout en jetant l’ancre dans leur nouveau port d’attache. Ce poète est né dans la chaleur des Caraïbes, manie les mots qui ravissent les cœurs et maudissent les tyrans loin, très loin de ceux qui utilisent le karcher, qui mutile les corps et blesse les âmes.

Ali Akika, cinéaste.


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80 réactions à cet article    


  • Marsupilami (---.---.181.113) 19 avril 2006 10:57

    @ D.W.

    Tu es vraiment un troll-vermine de la pire espèce. Il faut immédiatement que tu pollues un nouvel article avec ta connerie prétentieuse, pontifiante et imbitable.

    A part ça cet article est très bien, un beau texte plein de bons sentiments mais qui ne casse pas trois pattes à un canard : toujours le long sanglot musulman de l’Histoire passée, qui empêche de vivre au présent et d’aller de l’avant, « indigènes de la République » contre République indigente...

    Houba houba !


  • gaiaol (---.---.215.93) 19 avril 2006 16:38

    marsu les banlieues n’ont pas besoin de nouveaux procureurs. Il y en a bien assez dans les sphères dirigeantes, médias, populistes etc. Puisse cela vous inciter à trouver moins de sens obscurs à l’article. A force de chercherr des défauts chez les autres, vous en oubliez les votres qui défaussent tout à fait vos arguments islamophobes.

    On vous a lancé un os à ronger et ça vous a tous déchainé. Qui n’a pas dit son mot ? Qui n’a pas jugé ? Qui n’a pas brandi sa morale à deux balles ? Comme trop souvent, le populisme le plus banal Et selon vous qui détient le monopole « légitime » de la violence ? Les banlieues et ceux qui les habitent ne font que résister à une violence forte, intense autrement plus systématique et plus cruelle que la leur. La violence « légitimée » est autrement plus forte qu’eux. Ils savent qu’ils sont faibles. Mais connaissent les règles du jeu. Ils savent aussi que pour le moment, ils ne peuvent rien faire, rien changer, mais ils sont lucides face au simulacre démocratique qu’on leur sert et qu’au fond il n’y a pas, ou si peu, d’« affaire communautaire », seulement des intérêts en jeu.


  • Marsupilami (---.---.188.75) 19 avril 2006 16:53

    Ouaf !

    Où as-tu lu dans mon commentaire que je me faisais un nouveau « procureur » des banlieues pauvres ?

    J’ai juste dit que le « sanglot de l’homme blanc », ça commençait à bien faire. Certes, l’ultralibéralisme et la déshérence de l’Etat sont passés par là pour aggraver ces problèmes. N’empêche que partout où règne l’slam il y a le même genre de problèmes, même dans les pays musulmans où sévit la rente pétrolière.

    Donc...

    Houba houba !


  • gaiaol (---.---.215.93) 19 avril 2006 17:17

    Marsu vous voulez encore polémiquer. Toujours et encore plaider à charge uniquement contre l’Islam pour oublier les horreurs commises au non de la démocratie.

    Et croire que l’intérêt fondamental des immigrés c’est leur religion dénote que le problème est d’abord dans votre tête mais tout le monde sait que le propre d’une idée reçue est justement de se passer d’essayer de penser.


  • Marsupilami (---.---.188.75) 19 avril 2006 17:25

    Ouaf !

    Tu te trompes. J’aime l’amour et les angéilsmes. Je suis hyper-rousseauiste. J’aime la nature et les animaux. J’aime même les arbres.

    Houba houba !


  • gaiaol (---.---.215.93) 19 avril 2006 17:32

    oui je sais. vous aimez les arbres qui cachent la foret.Il y a toujours eu deux sortes de mefaits : ceux que l’on commet soi-même et qu’on est toujours prêt à dissimuler et ceux que les autres commettent...

    ouarf comme vous dites


  • nantor (---.---.131.113) 19 avril 2006 12:58

    Akika,

    L’article part sans doute d’un bon sentiment, mais, excusez-moi, je le trouve un peu long et complexifiant.

    En tous cas, il ne mérite pas les commentaires affligeants que nous impose DW, comme d’habitude.


    • Fred (---.---.155.75) 19 avril 2006 16:03

      Quelque chose qui me trouble avec cet article et le sujet en general est le reproche que l’on fait aux « Gaulois » et a la societe « Gauloise » de ne pas accepter les jeunes de banlieues et les immigres de facon generale comme si les francais avaient cette specificite « raciste » que les autres societes n’auraient pas.

      Il est toujours difficile d’etre immigre dans un autre pays. J’ai vecu 5 ans aux Etats-Unis et les premiers mois ont ete difficiles, je trouvais que les Americains faisaient tout de travers, me comprenaient pas et j’ai, comme vous l’indiquez dans votre article, aussi connu cette periode de solitude et de melancolie du pays. Je me suis senti plus integre que quand j’ai fais l’effort de parler comme eux, de decouvrir leur culture ; j’etais chez eux et non eux chez moi. C’etait a moi de faire l’effort de m’integrer et non a la societe de changer pour accepter mes differences.

      La France n’est pas parfaite loin de la mais elle donne a tous une chance egale d’acces a l’education, l’acces au soin en cas de maladie, la liberte de religion et d’expression. Un des problemes des francais qui se repercute sur sa population immigrante est le sentiment d’injustice permanent et de du sans les devoirs, la societe devenant responsable de tous les maux.


      • akika 19 avril 2006 16:27

        relisez bien l’article. loin de moi de croire qu’il n’y a que la France qui a ses racistes. J’ai signalé que durant la tragique nuit du 17 octobre 1961, des Français ont soigné des Algériens et des journalistes Français ont pris des photos et écrits des articles qui me permettent aujourd’hui de témoigner. Quant à s’adapter au pays dans lequel on vit, j’applique les recommandations de Montaigne. Bien évidemment qu’il faut s’adpater mais cela ne veut dire se nier ou se renier. C’est le sens de mon article ou j’ai déniché deux catégories ’’d’immigrés’’, ceux qui veulent jouir des biens matériels en France en méprisant les idées des Lumières que ce pays a apporté au monde et ceux qui vivent dans leur bulle de la ’’OUMMA’’. Et il y a une troisième catégorie qui regarde du côté de Saint John Perse. j’espère que vous avez compris vers où se tournent mes yeux. cordialement A.Akika


      • Fred (---.---.36.184) 19 avril 2006 18:50

        A.Akika,

        j’avais bien compris votre position, je decrivais simplement une certaine lassitude envers une des categories que vous decrivez. J’avoue que je me classais aussi dans la 3eme categorie lorsque je vivais aux US.


      • Al-Capone (---.---.50.130) 21 avril 2006 14:03

        @ Fred

        La France n’est pas parfaite loin de la mais elle donne a tous une chance egale d’acces a l’education, l’acces au soin en cas de maladie, la liberte de religion et d’expression. Un des problemes des francais qui se repercute sur sa population immigrante est le sentiment d’injustice permanent et de du sans les devoirs, la societe devenant responsable de tous les maux.

        Chance egal a l’education, au logement, au travail, au sortie en centre ville ? Une chance egale ?

        Vous y croyez vraiment ou c’est une farce ?


      • Fred (---.---.155.75) 21 avril 2006 15:09

        "Chance egal a l’education au logement, au travail, au sortie en centre ville ? Une chance egale ?

        Vous y croyez vraiment ou c’est une farce ?"

        Je parlais d’education, de sante et de liberte de religion et d’expression. N’importe qui peut aller a l’universite ou je suis alle (en considerant qu’il ait le bac correspondant).

        La sante : quelqu’un qui est declare a la secu a droit au meme soin que vous et moi.

        Depuis quand est-ce le role du gouvernement de procurer une egalite pour sortir en ville ?

        L’acces au logement : le gouvernement peut difficilement faire baisser le prix de l’immobilier. Il pourrait effectivement construire encore plus de HLM autour des grandes villes mais je pense qu’il se heurterait aux municipalites (et donc aux personnes) qui ne veulent pas plus de ce type de logement dans leur ville.

        L’acces au travail : effectivement il y a du racisme de certains patrons qui est illegal. Ce probleme se rencontre malheureusement dans tous les pays du monde et j’avoue ne pas trop savoir comment faire pour l’eviter.

        Il y a une autre realite que l’on evite d’aborder car ce n’est pas politiquement correct : le nombre d’enfant dans les familles en difficulte. On voit certaines familles avec 4 enfants ou plus dont le pere est le seul a avoir un travail. Je ne dis pas que les gens sans revenu ne devraient pas avoir d’enfant mais il me semble que quelqu’un qui a un minimum de bon sens se contenterait d’avoir un seul enfant pour etre capable de lui procurer une meilleure vie, une meilleure education, passer plus de temps avec lui et par la meme chose se donner aussi a soi-meme une meilleure vie. De plus, je trouve ca ennuyeux de m’entendre dire que c’est ma faute si les gens sont dans cette situation quand mes impots servent a payer une partie des aides qu’ils recoivent.

        Un exemple : je viens de rencontrer un lieutenant de police au service narcotique qui me disait qu’il venait d’interpeler un couple pour trafic de stupefiant. La police a vu que cette famille avait un total de 40 000 € annuel en aides diverses (je ne me souviens plus du nombre exact d’enfant, c’etait autour de 6 ou 7). Je veux bien croire que ce policier a exagere un peu sur le montant car je vois mal comment on peut atteindre un tel chiffre mais comment une famille pense de nos jours pouvoir s’occuper de 6 a 7 enfants et leur donner une chance egale. Ce n’est pas a la societe de porter tout le fardeau du choix de certaines personnes.


      • Al-Capone (---.---.50.130) 21 avril 2006 17:59

        Je ne suis toujours pas convaincu que les conseils d’orientations, et les cartes scolaires des lycées et collèges donnent la meme chance a tout le monde. Ou alors comment ce fait t il que d’un etablissement a l’autre, la proportion d’enfant issu de l’immigrattion passe de 1% a plus de 90%. Entre autre.

        L’université est un autre probleme, l’univertsité est avant tout une garderie pour adolescent attardé. Pas besoin d’etre un genie, suffit d’avoir le bac. (J’en rajoute, d’accord ;))

        D’accord pour l’acces aux soins

        Pour l’acces au logement, lorsque l’on est issu de l’immigration, les chances ne sont pas du tout les memes. Pour les memes appartement a louer, la caution peut etre de 3 mois, à 5 mois. Je ne remets pas en cause le prix de la location, juste la façon dont les agences immobilieres selectionnent les candidats, et la fçon dont les responsable politique attribut les appartements sociaux. Dans certains quartiers HLM, les personnes y ont ete placer par communauté. Pour faire de l’integration, pas tres efficace. Les « beaux » quartiers sont « reservé » a une autre clientele. Sur ce point aussi, l’egalité à l’accés au logement est purement virtuel.

        Pour les sorties en ville, en centre ville, mieux vaut avoir le profil qu’il convient pour ne pas ce faire refouler.

        Accés a l’emploi, pourquoi la france a voté une loi sur les CV anonymes ? Ce qui ne regle pas du tout le probleme, puisque a l’entretient on vous diras toujours : oui, mais cela ne passerat pas avec ma clientele !, Au revoir" Egalité des chances ?

        Il n’y a pas que les Hommes politique qui sont responsables de problemes d’integration. La societe civile a aussi tres largement sa part de responsabilité. En necomptant seulement que sur l’action des politiques, ces problemes ne disparaitrons jamais.

        Egalité des chances, vous y croyez vraiment alors ! Bah pas moi, mais vraiment pas du tout, egalité, c’est juste vrai sur les pieces de monnaies.


      • Fred (---.---.30.245) 22 avril 2006 10:08

        Je suis d’accord sur les lycees difficiles, j’ai une amie qui est prof dans un lycee comme ca et qui me dit que 3 elements perturbateurs arrivent a perturber la classe et que les parents generalement s’en foutent donc qu’il n’y a pas grand chose a faire. On passera sur le commentaire sur les universites, a vous croire je n’y ai rien appris donc forcemment les immigres n’y apprendraient pas plus que moi, dans ce sens il y a egalite, n’est-il pas ?

        Effectivement pour les appartements, il y a une discrimination mais je pense qu’elle d’abord liee aux revenus. Vu qu’il est difficile de se debarasser de locataires qui ne payent pas leur loyer, les agences et les proprietaires sont tres selectifs sur les candidats ; maintenant il faut avoir les parents qui se portent garants meme si on a 30 ans et un salaire correct. On veut defendre les droits du locataire on le paie par la suite.

        Effectivement pour rentrer dans certaines boites, il vaut mieux etre blanc. C’est le cercle vicieux de l’image. Lorsque l’on regarde les images de Novembre ou des casseurs des manifs du CPE, on s’apercoit que malheureusement cette image va continuer longtemps.

        Pour l’emploi, c’est ce que je disais ; ca va etre difficile car il faut que les mentalites de certains patrons changent. Malheureusement, lorsque l’on est de couleur il faut travailler plus dur pour montrer que l’on est capable.

        Pour conclure, l’egalite quand on est etranger est effectivement plus difficile mais c’est partout pareil.


      • Scaton l’africain (---.---.1.1) 19 avril 2006 17:45

        Akika,

        Je pense qu’il existe également une 4ème catégorie que je qualifierais d’« apatride culturel », il s’agit pour moi de ces enfants d’immigrés qui ne le sont plus eux-même mais dont l’identité est dualiste. Ils sont à la fois rejetés par ceux auquels ils ressemblent physiquement(=pays d’origine de leurs parents) mais également par ceux auxquels ils ressemblent intellectuellement(pays dont ils ont la citoyenneté). Bien entendu lorsq j’emploie le terme de rejet il ne faut pas le prendre péjorativement mais dans le sens où aucune des deux « parties » ne les reconnait comme étant membre à part entière de leurs communautés même inconsciemmment. Cela résulte je crois en un « trouble de la personnalité » qui fait dire à certains qu’ils ne sont membres ni de l’une ni de l’autre communauté mais ils se sentent appartenir à une communauté internationale, celle du mondialisme. D’ailleurs ces personnes ne revendiquent rien à part peut-être de ne pas avoir à justifier leur appartenance. Ce sont ces personnes qui incarnent le mieux ce qu’est le mondialisme ou la globalisation parce qu’elles en sont la résultante physique.


        • Scipion (---.---.40.187) 19 avril 2006 19:29

          Akika,

          Si l’on fait abstraction des utopies idiotes et des théories aventurées sur la citoyenneté républicaine, qui vous dit que les Français et ces immigrés (respectivement descendants d’immigrés) culturellement si différents, sont vraiment faits pour vivre ensemble ?

          Qui vous dit que des Français de souche européenne et des Français d’origine africaine sont plus aptes à vivre harmonieusement ensemble, que les Tchèques et les Slovaques, les Serbes et les Croates, les Hutus et les Tutsis ou les Basques et les Espagnols ?

          Il ne suffit pas que MM. Mrap et Sosracisme, ou que Mmes Licra et Amnésie décrètent qu’il en est ainsi, pour qu’il en soit effectivement ainsi...

          Et nous sommes ici dans un domaine où les erreurs se paient cash !


          • gaiaol (---.---.215.93) 19 avril 2006 19:48

            cash ! comme l’ont payé les juifs par l’holocauste pour que tout le monde finisse par s’apercevoir que, O stupeur, ils étaient, « eux aussi », assimilables que n’importe quel autre humain !


            • (---.---.40.187) 19 avril 2006 21:30

              Et quand vous additionnez des bermudas, des pommes, des rouleaux de pécu, des chevilles et des mortaises, ça vous donne quoi comme résultat ?


            • gaiaol (---.---.215.93) 20 avril 2006 00:49

              vous voulez ouvrir une épicerie/quincaillerie Scipion ?


            • gem (---.---.117.249) 19 avril 2006 19:58

              voilà un article qui ne me fait pas avancer d’un pouce. Si c’était un homme politique ou un énarque qui avait pondu ça, je dirai que c’est de la langue de bois bien compacte. Comme vous n’en êtes pas, je dirai juste que je ne comprend pas votre poème, trop éloigné des réalités, des faits humains.


              • Fred (---.---.16.75) 19 avril 2006 20:54

                Pour apporter un peu d’eau au moulin de ces braves gens...... Un coup d’oeil par ici :


                • Dominique L (---.---.189.14) 19 avril 2006 21:49

                  Le crime n’est pas une politique.

                  La misère, quelle qu’elle soit, ne peut jamais justifier le crime. Ce n’est pas parcequel’on vit dans une ’cité’ peu accueillante, que l’on ne réussit pas à l’école et que l’on ne trouve pas de travail que l’on devient criminel. Le fait d’être victime de discrimination ou de racisme ne vous autorise pas à agresser et martyriser des plus faibles que vous. Beaucoup de ces jeunes ne deviennent pas délinquants. Les viols collectifs et les meurtres par le feu de filles qui n’acceptent pas votre domination sont abjects et doivent êtres sévèrement punis. Quant à cette « vie misértable » dont vous parlez , elle fait réver des millions de jeunes des pays pauvres qui n’ont accès ni au confort ni à l’éducation ni aux soins dont jouissent ceux qui vont brûler les écoles et les voitures de leurs semblables.


                  • (---.---.252.117) 19 avril 2006 22:06

                    j’ai lu le titre, et je n’ai pas eu besoin de lire le reste pour savoir que c’est un lien pro-sioniste, donc pas besoin de lire le contenu, on connait tous la recette


                    • Daniel Milan. Contact : 0621543225 (---.---.168.14) 19 avril 2006 22:07

                      En plein dans le sujet !


                      • ohnil (---.---.94.51) 19 avril 2006 22:27

                        Akika,

                        Vous partez assez bien en parlant de catégorie de la population pour dériver très vite sur immigration. Même s’il est vrai qu’il y a une « ghettoisation » dans les cités de banlieue, il ne s’agit plus de celle des années 60/70 qui renvoyait les immigrés vers les 4000, beauval, et autres joyeusetés du genre, mais plutôt celle d’y repousser une population « pauvre » quelque soit ses origines.

                        Que ceci entraine une certaine délinquance, ça parait logique quand on n’y regarde pas de trop près. Tous ces « jeunes révoltés » n’étaient pas des anges. Beaucoup ont préférés des moyens « faciles » de faire de l’argent plutôt que de prendre le temps de s’en sortir.

                        Vous qui êtes de Gentilly, allez donc faire un tour du coté de Balzac à Vitry, PMC à Ivry, ou du Chaperon Vert... et observez. Vous vous apercevrez que cette délinquance (minoritaire à chaque fois mais contrôlant quand même la cité) n’a ni couleur ni religion. Son seul vrai dieu est l’argent et tout ce qui peut en rapporter rapidement et sans trop s’investir est bon à prendre.

                        Repensez donc à Sohanne et l’absurdité de sa mort... Il n’y avait ni intégrisme, ni idéologie, seulement le « contrôle » d’une cité et l’impression d’être un caïd.

                        A partir de là, trouver des excuses (comme ça a été tenté en novembre dernier) à ces actions est, AMHA, une tentative pour déresponsabiliser ceux qui ont commis des actes qui n’avaient rien à voir avec de la révolte.

                        Regardez bien les images de l’époque et vous constaterez que nombre de ces « révoltés » portaient pour plus cher en vetements de marque qu’un mois de salaire d’un Smicard à qui ils ont fait cramer la voiture. Choquant non ?

                        J’avoue qu’il m’aurait été agréable que votre version soit l’explication des évenements, une réponse concrete ne pouvant être donnée que quand le problème est clairement identifié, mais je crains que vous n’ayez, hélas, vu qu’une partie de l’entourage de cette délinquance.


                        • akika 19 avril 2006 22:47

                          ohnil.

                          Mon article n’avait pas l’ambition d’embrasser l’ensemble des problèmes. Du reste je partage certaines de vos remarques. Je voulais simplement m’insurger contre le simplisme de certaines analyses dont le seul but de continuer à ’’ronronner’’ en abandonnant les gens à leur sort. je voulais mettre l’accent pour qu’on prenne à bras le corps le problème dans toute sa complexité (histoire, culture, éducation, chômage, racisme).) En un mot nous sommes le fruit de l’histoire, faisons en sorte que notre présent ne reproduise pas l’amertume que nous ressentons aujourd’hui quand on regarde le passé. cordialement A.A


                        • liberté chérie (---.---.252.50) 19 avril 2006 23:04

                          Entièrement d’accord avec vous Ohnil... On les voit se pavaner dans leurs tenues de marque, ou pire, dans les bagnoles de luxe qu’un travailleur « moyen » ne pourra jamais s’offrir de toute son existence.

                          Sont de moins en moins nombreux les naïfs à voir dans ces « jeunes » arrogants des victimes d’un système globalement xénophobe. Ce discours n’est plus acceptable et suscite un rejet sans concession.


                        • gaiaol (---.---.215.93) 20 avril 2006 00:41

                          ohnil

                          Il ne s’agit nullement de déresponsabiliser les assassins de Sohane ou ceux qui ont commis des actes répréhensibles. Tout le monde est d’accord que pour ceux ci la justice doit faire son travail et dans ce cas précis le meurtrier de Sohane vient de prendre pour 28 ans. Vous avez raison sur certains points mais...

                          Mais d’une manière générale sur le problème des banlieues don vous reconnaissez vous même le mal être (35% de chomage tout de même) vous avez émis des considérations sociologiques dignes de la fameuse « tous les juifs sont riches » en l’absence de toutes données précises. Vous nous parlez de vetemetns ou de baskets achetés le prix d’un smig, expression bateau, pas du tout neutre (et qui tout de même fait sortir du bois liberté chérie et Mohamed (bonjour cela fait longtemps...)), très implicative et très généraliste. Une « clef sociologique » que tout le monde reprend à bon compte, cédant malgré votre « retenue » aux clichés d’une banalité navrante.

                          Peut-on parler des banlieues sans faire des amalgames en tous genres, volontairement ou pas ?


                        • ohnil (---.---.94.51) 20 avril 2006 09:25

                          @ Akika :

                          Effectivement, à la lecture de votre précision votre article prend un nouveau sens.

                          @ Gaiaol :

                          Il n’était pas question de généraliser

                          - Il me semble que j’avais parlé dans mon post d’une délinquance minoritaire.

                          - Les constats qui vous gènent tant, car non chiffrés, sont ceux que je peux faire au quotidien. J’ai toujours vécu en « banlieue », à proximité et dans ces cités, et il ne s’agissait nullement, dans mon esprit, de faire de la sociologie mais simplement de faire partager mon « expérience ».

                          Pour répondre à votre question, oui on peut parler des banlieues sans faire d’amalgame (ce que j’essayais de faire apparement sans succès). Oui on peut différencier la délinquance (minoritaire, je le rappelle) de tous ceux qui la subisse tous les jours. Non, tous les jeunes des cités ne sont pas des délinquants, heureusement car autrement, la situation serait encore plus catastrophique (voir irrécupérable ?).

                          Cordialement.


                        • Fred (---.---.155.75) 20 avril 2006 09:35

                          « Mais d’une manière générale sur le problème des banlieues don vous reconnaissez vous même le mal être (35% de chomage tout de même) vous avez émis des considérations sociologiques dignes de la fameuse »tous les juifs sont riches« en l’absence de toutes données précises. Vous nous parlez de vetemetns ou de baskets achetés le prix d’un smig, expression bateau, pas du tout neutre (et qui tout de même fait sortir du bois liberté chérie et Mohamed (bonjour cela fait longtemps...)), très implicative et très généraliste. Une »clef sociologique« que tout le monde reprend à bon compte, cédant malgré votre »retenue" aux clichés d’une banalité navrante.

                          Peut-on parler des banlieues sans faire des amalgames en tous genres, volontairement ou pas ?"

                          Le probleme est qu’il devient difficile d’eviter ces stereotypes. J’avais deja cite mon experience dans une laverie l’autre jour avec 3 jeunes de banlieues. Ils avaient decide de squatter une laverie dans le IV arrondissement non pas pour faire leur linge mais pour fumer du shit. Tous avaient des vetements de marque, jouaient a leur playstation portable, insultaient les femmes qui passaient par la (ne comprenant surement pas que dire « t’es bonne » n’est pas pris pas comme un compliment par la majorite des femmes), critiquaient la societe comme etant raciste (en passant le black et l’arabe se foutaient de la gueule de leur pote blanc en permanence), utilisaient tellement d’argot que j’avais du mal a comprendre ce qu’ils disaient... Je veux bien faire la part des choses mais demain je les vois pointer pour un travail, il y a zero chance que je leur donne un travail.


                        • liberté chérie (---.---.252.50) 19 avril 2006 22:50

                          Vrai que Papon est une ordure et force est de constater que les ordures ont la peau dure (Pinochet etc...) Vrai que l’Algérie a souffert et que le passé colonial de la France en Algérie comporte de grosses zones sombres.

                          L’histoire humaine n’est qu’une succession de tragédies : pas un peuple, pas un pays qui n’ait été épargné...pas un pays, pas un peuple qui n’en ait été à un moment coupable...

                          Pour autant il est difficile d’y voir une quelconque cause ou relation avec les violences perpétrées par ces antipathiques voyoux des banlieues des grandes villes de France. Ces « sauvageons » (euphémisme !) en réalité ne font que céder à la facilité de la nature humaine quand elle n’est pas éduquée, à la déresponsabilité, et aux mirages du fric facile véhiculé par les videos. Ils sont une minorité, mais ils font des ravages dans l’opinion et pas chez les moins jeunes...

                          La plupart d’entre nous vivons aussi des galères : du fait de la mondialisation, du chômage, d’un avenir de plus en plus incertain... Nous ne sombrons pas inéluctablement dans la violence gratuite et aveugle.

                          Votre article part d’une bonne intention mais il tombe vite dans le panneau des généralités, et il disculpe jusque dans la caricature. Il n’y a pas deux camps qui s’affrontent, les gaulois bien nés (au sang forcément mêlé tant la France a été visitée) et en face les beurs et les black malchanceux.

                          C’est irresponsable et malhonnête de le prétendre.

                          Les français de souche n’ont pas plus de honte à être nés blancs que les beurs mats ou les black noirs. Par contre TOUS nous avons le devoir et l’obligation de nous conformer aux mêmes règles du vivre ensemble.

                          C’est aux parents de prendre la responsabilité d’en transmettre les bases à leur progéniture et à ne pas attendre que la société s’en charge pour eux...

                          Cela ne nous empêche pas de conserver en privé des coutumes et une identité propres...

                          Il y a aussi des gaulois, en France, qui sont sans domicile, avec ou sans boulot, qui ont l’estomac très creux et qui crèvent de froid ou de faim...


                          • (---.---.160.169) 19 avril 2006 23:05

                            Papon, une ordure ?? Ouais, comme la majorité des Français qui ont adhérés au régime de Vichy sans états d’âme. J’ai toujours en mémoire une image extraordinaire ( extraite du film « Le chagrin et la pitié »). En avril 1944, Pétain fait une visite à Paris et 3 millions de Parisiens l’acclament, en août 1944, De Gaulle, descend les Champs Elysées et 3 millions de Parisiens l’acclament. Les mêmes ? La résistance française, c’est une bonne blague ! Au mieux, il y a eu en France 40.000 résistants, un Français sur 100 ! Cela ne fait pas beaucoup.C’est pas pour rien que c’étaient les Allemands pistonnés qui étaient en garnison en France. Un endroit paradisiaque comparé au front de l’Est, à la Yougoslavie, à la Grèce...


                            • Marsupilami (---.---.180.118) 19 avril 2006 23:16

                              Ouaf !

                              Bon, vu que le politiquement correct est de mise partout, sauf ici, je fais l’abominable de service : pourquoi ces hordes d’immigrés chinois, vietnamiens et laosiens ne harcèlent-ils pas notre république jusqu’au sein des JT où on ne les voit jamais ?

                              Houba houba !


                              • Mohammed (---.---.160.169) 19 avril 2006 23:36

                                Frère Marsupilami, il serait grand temps de convertir nos frères Chinois, Viets ou Laotiens, pour qu’enfin ils se fassent entendre par quelques attentats kamikazes contre les lobbies sionistes...

                                Le colonialisme sioniste (et Français) ne passera pas !

                                Pais, Amour et Tolérance islamique


                              • Mohammed (---.---.160.169) 19 avril 2006 23:36

                                Dieudonné ? Encore un sioniste...


                              • Daniel Milan, anticolonialiste, antiraciste et antisioniste. (---.---.168.14) 19 avril 2006 23:37

                                Je crois surtout que tu ne fais pas dans l’originalité !...


                              • Mohammed (---.---.160.169) 19 avril 2006 23:39

                                Merveilleux, un frère anti-colonialiste, anti-raciste et anti-juif, euh, anti-sioniste....


                              • ka (---.---.30.12) 19 avril 2006 23:51

                                Frère schizophrène tu es de retour dans la peau de Mohamed.

                                Bienvenue, tu m’avais manqué dis-donc.


                              • Mohammed (---.---.160.169) 19 avril 2006 23:59

                                Je ne peux quand même pas rester sans réaction face aux tortures infligées à notre frère Daniel Milan ( un grand démocrate !)par la justice juive ( euh sioniste) de la France dominée par les lobbies sionistes....

                                PS : j’espère soeur ka que tu te joindras à moi dans ce juste combat de la démocratie contre les juifs (euh, les sionistes)....


                              • (---.---.160.169) 20 avril 2006 00:02

                                Avec un ami comme Daniel Milan, les musulmans n’ont plus besoin d’ennemis...Ite missa est....

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