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Internet a son paradis

JPEG 23.000 sites web par habitant ! 99% d'habitants branchés. Des connexions fibre illimitées, entièrement gratuites. Et des ordis et tablettes offerts par le gouvernement. Qui dit mieux ?

Il y a des paradis bancaires et fiscaux, d'autres pour les assurances, les holdings gigogne et les vaisseaux fantômes. Mais les paradis numériques sont de création plus récente. Le plus insolite d'entre eux est situé sur un petit archipel du Pacifique, les Tokelau (on prononce toké la ou) À mi chemin entre Hawaï et la Nouvelle Zélande. Sa discrétion et son éloignement le feraient presque oublier. C'est d'ailleurs ce que souhaitent la plupart de ses clients.

 

Un monde mini aux atouts maxi

Les Tokelau (vent du Nord en reo maori) sont trois atolls perdus dans l'immensité du Grand Océan. Des « mauvais » atolls qui n'ont ni passe navigable ni mouillage extérieur. Heureusement pour eux car jusqu'en 1980 les USA envisageaient d'en faire des bases pour leurs sous-marins nucléaires... Même aujourd'hui la « goélette » cargo qui passe 2 fois par mois transborde ses marchandises sur des barges quand l'état de la mer le permet.

Aux coordonnées moyennes 9° 10' S et 171° 50' W, ces gens ont longtemps existé à l'écart du monde. Une société maorie traditionnelle vivant de pêche à bord de pirogues en bois, de cueillette et d'un peu d'agriculture, pratiquant un « inati » (communisme clanique primitif des Austronésiens)

Rattaché administrativement à la Nouvelle Zélande, avec le statut d'état associé du Commonwealth, l'archipel a son propre parlement et ses 3 taupulega (conseils des sages) un par île, en guise de gouvernement. En cas de problème grave, ils peuvent fusionner sur Nokunonu l'atoll principal. Comme les atolls n'ont pas de desserte aérienne (le terrain le plus proche est à Apia aux Samoa) on s'y rendait en vaka (pirogue à voiles) Aujourd'hui c'est plus simple de palabrer avec Skype.

Le statut particulier de ce micro archipel lui aurait permis de siéger à l'ONU mais, en 2006, ses 1400 habitants ont décliné l'offre par referendum... Deux systèmes juridiques coexistent, les coutumes l'emportant en général sur les lois NZ. Et les coutumes sont assez souples pour s'adapter aux grands chambardements.

La criminalité y est inexistante. Le dernier meurtre remonte à plus de 150 ans. Pour se défouler, une sorte de catch spectaculaire, masculin comme féminin, oppose des malabars entre eux. C'est impressionnant, mais on ne frappe jamais un adversaire à terre. Au contraire, on l'aide à se relever. L'esprit chevaleresque des anciens Maoris, ici est intact.

Ainsi ont-ils vécu depuis environ 2500 B.P jusqu'au début du troisième millénaire, dans une harmonie avec la nature à faire baver d'envie tous les écolos hippies. Exception faite d'un épisode dramatique en 1860 quand les Espagnols du Pérou enlevèrent 250 habitants pour en faire des esclaves. Courageux mais pas téméraires, les Espagnols repéraient des petits groupes isolés sur des motus, et avec des fusils contre des bâtons, avaient aisément l'avantage. De ce fait les habitants se regroupèrent et c'est la raison pour laquelle il n'y eut plus qu'un seul village par île jusqu'en 1990.

Le protectorat britannique en 1877 fut ressenti comme une libération des menaces qui pesaient sur eux. Mais leurs tuteurs discrets ne s'intéressèrent pas vraiment à ces îles. C'étaient juste des points sur une carte, marqués de l'Union Jack. Et puis, un jeune raatira (noble) qui avait étudié à Auckland a décidé de faire franchir 2000 ans d'un coup à son peuple. Infatigable voyageur, il a pris des contacts sur tous les continents... Et une fois son pari gagné, il s'en est retourné vivre paisiblement dans son village, refusant poliment les honneurs qu'on lui proposait.

 

Vingt siècles avalés en 20 ans

Première chance pour leurs habitants, malgré des paysages enchanteurs, ces îles inaccessibles et à l'écart des routes maritimes, n'ont jamais connu l'invasion touristique. Sans port, ni aérodrome, ni vrais hôtels (les visiteurs doivent apporter leur matelas !) c'est le pays le moins visité au monde. Outre la traversée de 36 heures sur le cargo mixte, l'autre accès évident est l'hydravion ou l'hélico depuis les Samoa. Mais en l'absence de ligne régulière, noliser un appareil n'est pas donné.

Au temps des Anglais, les rares administrateurs coloniaux n'exerçaient guère leur autorité. Les puritains s'ennuyaient et dépérissaient. Les pragmatiques et les lunatiques passaient le temps entre le kava, le paka et les vahinés, en attendant la relève.

Deuxième chance pour cet archipel de 12 Km2 de terres émergées, ses 1400 natives n'avaient jamais entendu parler du GIEC. Et encore moins des médias qui titraient froidement en 2009 : « Tokelau le dernier lagon avant l'apocalypse »... Ces « sauvages » ignoraient les prédictions des oiseaux de malheur qui annonçaient l'engloutissement inéluctable de leurs îles avant l'an 2020. Ne sachant pas ce qui les attendait, ils ont bâti en un temps record un modèle d'État techno presque parfait.

Internet a été pour eux la chance historique

Mais quand une telle chance se présente, il faut savoir la saisir ! Or le web est un gros consommateur d'électricité. Et au début du troisième millénaire, des groupes électrogènes délivraient un courant parcimonieux. Quelques heures par jour. Pas partout et pas tout le temps. Et quand l'état de la mer permettait de faire le ravitaillement en bidons de fuel.

En 2010, changement de programme : 1600 panneaux solaires sont installés sur l'atoll de Fakaofo et en 2012, le temps de mettre en place des parcs de batteries sur toutes les îles, et les câbles pour les relier entre elles, les Tokelau deviennent le premier État au monde à utiliser uniquement de l'énergie solaire pour l'ensemble de ses besoins.

En 2015, on passe à 4000 panneaux répartis un peu partout avec une augmentation du nombre des batteries en conséquence, car désormais accros au progrès, ces sympathiques insulaires veulent boire leur bière fraîche, utiliser leurs congélos 24/24, regarder la télévision-satellite ou web quand ça leur chante à toute heure de jour et de nuit, et bien sûr disposer de connections permanentes pour leurs ordinateurs, tablettes et autres outils numériques. Le courant électrique est gratuit, pourquoi se priver ?

Sur une journée d'ensoleillement moyen, c'est-à-dire avec quelques nuages, le parc de batteries affiche 100% en milieu de journée, et encore 70% au lever du jour suivant. Mais il est vrai que la majorité de la population n'est pas noctambule.

 

Le web gratuit pour tous !

En l'an 2000 il y avait en tout et pour tout 3 ordinateurs, un sur chaque atoll, et la connexion était si lente qu'on ne pouvait adjoindre des PJ aux emails. Trop lourds. Bande passante saturée. Aujourd'hui, un nouveau câble sous-marin les relie au tuyau Pacifique en fibre optique qui va des USA à l'Australie via Hawaï et la Nouvelle Zélande.

C'est du haut débit gratuit dispatché en wifi pour tous les Tokélaouans, les particuliers comme les farés potés abritant des cyber centers sur les motus isolés. Quasiment 100% de connectés fin 2019 contre 40% en 2011.

Comment est-on parvenu en 2 décennies à ce « miracle » ? Tout simplement avec de l'esprit d'entreprise, des idées novatrices et une gestion intelligente de l'économie, ne s'embarrassant pas de contraintes bureaucratiques d'un autre siècle.

Le pactole a commencé à se déverser aux Tokelau quand un entrepreneur hollandais, Joost Zuurbier, est parvenu après 5 ans de négociations à convaincre l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) de le laisser financer un équipement haut débit sur l'archipel avec des noms de domaine gratuits, rémunérés par la pub, gérés par un joint venture Dot TK – Tokelau islands.

La fourniture des connexions gratuites pour les insulaires, est l'affaire d'une société mixte associant Teletok une entreprise publique et Taloha Inc appartenant à Zuurbier. La gratuité était une nécessité car, vu la faiblesse des infrastructures, l'équivalent d'un abonnement mensuel à 10 dollars aux States reviendrait à 2000 dollars ici, si on appliquait une comptabilité d'amortissements d'entreprise classique.

Aujourd'hui les bermudas ont remplacé les pagnes de palmes et les paréos que les anciens portent encore avec une infinie nostalgie. Mais la préoccupation majeure de ce petit paradis est qu'il se dépeuple. Il a perdu 10% de sa population en 10 ans. Chaque atoll a son école où l'on enseigne un peu d'anglais et beaucoup d'informatique. Les jeunes ont découvert, via le numérique, les attraits de la société de consommation et certains ne se satisfont plus de la vie traditionnelle de leurs parents. Ils partent découvrir le monde et bien peu reviennent. Augmentant la communauté maorie d'origine tokelaouane plus ou moins métissée d'environ 7000 personnes, vivant depuis longtemps en NZ.

Des noms, pas de la dénonciation

Aujourd'hui les Tokelau sont le N° 1 mondial des noms de domaines loin devant les USA, la Russie, la Chine ou l'Eurocrature. Près de 33 millions de domain names y sont enregistrés, chiffre en constante augmentation. Cela fait dans les 23.000 sites par habitant ! La création et les mises-à-jour sont gratuites.

Le modèle économique repose sur un petit bandeau publicitaire. Et ça fonctionne plutôt bien au profit de la société qui a créé le réseau et en assure la maintenance. Le pari était risqué mais, au vu des résultats obtenus auprès des annonceurs, le retour sur investissement s'est fait plus vite que prévu.

On peut aussi payer pour éviter la pub. Cette recette-là profite pour partie à l'archipel et représente environ 20% du PIB des îles. Le reste provient du coprah et de l'artisanat, mais la suffisance alimentaire en quasi-autarcie, et un système d'échanges reposant sur le troc et les contreparties symboliques, faussent les données puisque leurs paramètres ne sont pas quantifiables à l'aune des agrégats de la macro-économie.

Les bénéfices des activités générées depuis les Tokelau ne sont pas imposables. Les charges sociales n'existent pas. Nos hautes autorités, qui ne doutent de rien, ont exigé de la Nouvelle Zélande la dénonciation des entreprises .tk faisant du business en France. Wellington les a envoyées paître comme à Waterloo. Ces boîtes de commerce en ligne sont des PME protéiformes et éphémères sans adresse physique, qu'on ne peut pas coincer en imposant des forfaits à la louche comme pour Google. Et avec le Brexit, leur appartenance au Commonwealth va les rendre encore plus fluides et plus insaisissables.

 

La réussite produit toujours des envieux

Ceux qui jalousent cette prospérité accusent nos cousins Maoris de n'être pas très regardants sur les sites border line et de fermer les yeux sur le piratage, voire de l'encourager sans le dire. En théorie les jeux d'argent, les pyramides de Ponzi, la drogue et la pornographie sont bannis. Mais si les noms en .tk sont enregistrés sur l'archipel, la plupart des sites auxquels ils correspondent sont implantés et gérés par Dot Tk sur des serveurs installés à Amsterdam. Un pays beaucoup plus laxiste évidemment. Quant à la propriété intellectuelle, elle n'est pas répertoriée dans la coutume tokélaouane.

Les concurrents dépossédés de la manne les accusent d'être des nids d'arnaqueurs, de spammers, de virusseurs, de voleurs de licences et de pros du phishing. Comme s'il n'y en avait pas ailleurs. Anyway business is business.

Et les critiques de .tk se gardent bien de tempérer leur virulence en reconnaissant que le système en vigueur ne pratique ni le flicage, ni la censure, ni la traque au délit d'opinion ou au mot de travers, au profit d'officines de basse police pour le compte de gouvernements totalitaires ou d'États répressifs à façade démocratique comme la France.

Néanmoins, conscient du problème, Zuurbier a entrepris de chasser les escrocs, les plates-formes de crowfunding douteuses, les ONG opaques, les sites glauques à connotation pédophile et les virtuoses du virus, du trojan et du phishing. À condition qu'on lui présente des preuves de leur malfaisance. À ce jour, près de 3% des voyous numériques ont été virés et les sites sur les serveurs hollandais de Zuurbier sont scannés régulièrement par des algorithmes ad hoc pour s'assurer qu'ils ne recèlent pas des dangers potentiels pour les utilisateurs.

Évidement, si leurs propriétaires les transfèrent ailleurs, dans un autre pays via un maillage de proxies, il est plus difficile d'aller les inspecter en vue d'exercer un droit de suite. De toutes façons, les vrais truands connaissent les parades. Ils emploient des informaticiens dévoyés capables de créer une interface clean, orientant vers des forums anodins pour initiés, où après un parrainage ou une période de test, on délivre une clé pour le dark web.

Mais faut-il rappeler que des FAI parmi les plus respectables sont court-circuités de la même façon ?

 

Un contexte océanien favorable

La réussite fulgurante des Tokelau, entrant à marche forcée dans le 3ème millénaire, tout en préservant leur identité et leur culture, a été précédée par un autre archipel : Les Tuvalu qui devraient être déjà englouties mais émergent toujours, rien que pour embêter le GIEC, ont cédé sous licence en 2002 les droits d’exploitation de leur extension .tv pour 50 millions de dollars à une filiale de Dot TV, qui les a revendus à Verisign le géant US de la certification on line.

En plus de ce pactole, les Tuvalu qui étaient un des pays les plus pauvres du monde empochent une redevance fixe de 4 millions de dollars par an pour l'usage de leur extension. Le perdant tout relatif dans l'histoire a été Verisign car soumis au droit US, il a été contraint de bloquer des plateformes de streaming.

Depuis, l'extension .tv (pour TuValu, il fallait y penser) a intéressé de nombreuses entreprises créant, diffusant ou promouvant des contenus audiovisuels sur tous les continents, imbriqués dans une toile d'araignée interactive « rich media ». Cela va des séries télé aux jeux vidéo, des usines de trucages aux films entièrement numériques et aux différentes réalités virtuelles ou augmentées. La technologie au service du ludique et de la culture. Avec à la marge la recherche en matière d'imagerie médicale et le traitement iconographique des émissions des sondes qui explorent le cosmos.

Mais l'essentiel des affiliés à .tv sont des grandes chaînes nationales et internationales, hertziennes et/ou satellites selon les pays, des studios travaillant pour des Majors, des télés privées et des créatifs sortis de l'ombre qui ambitionnent de se développer. La start up couvée par un géant qui la rachète au prix fort ne relève pas que de la légende des success stories.

Comme l'enregistrement d'un site en .tv n'est pas gratuit, ils ne comptabilisent pour le moment qu'un peu plus d'un million d'affiliés. Donc il y a encore de la place. Et on ne demande pas leur K bis ou leur quitus fiscal aux sociétés offshore.

Toujours en retard d'une guerre

En Polynésie française, la métropole qui a investi en pure perte des milliards d'euros pour connecter l'Afrique, avait laissé en jachère notre réseau. Avec 20 ans de retard dans les performances et les prix, avant que les Chinois le modernisent et le rendent plus accessible.

Aujourd'hui le maillage serait assez serré pour proposer .pf en extension domain name aux mêmes conditions que .tk tout en se dispensant d'un intermédiaire, ou alors seulement à la marge, pour la partie international prospect. On pourrait même y adjoindre l'hébergement des sites à condition de multiplier les serveurs dans nos îles. Avec le raccordement fibre ou satellite déjà en place, les investissements structurels sont bien avancés.

Il y aurait la possibilité de gagner beaucoup d'argent en diffusant notre culture et notre influence, et l'opportunité d'offrir aux Ma'ohis l'internet gratuit en prime. Mais la France est réticente. Parce qu'elle nous aime tant qu'elle craint de nous voir la quitter si on était trop riches ?

 

Visite éclair : Tokelau by drone

 


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60 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 6 janvier 14:53

    Well man, you criticize France, but you come to a french website to publish your stuff.


    • CLOJAC CLOJAC 6 janvier 19:32

      @Laconique

      You got the wrong board. 


    • AlLusion AlLusion 8 janvier 16:18

      @CLOJAC
       Yes indeed...
       And here we are speaking in french.
       As I’m flemish, you can choise between the lenguages


    • Buzzcocks 6 janvier 15:16

      Je suppose que tous les sites de fausses informations comme breizhinfo, fdsouche, etc... se font aussi héberger dans ce genre d’endroit pour échapper à toutes poursuites et pouvoir inonder leur site de fake news, de conneries en tout genre.


      • foufouille foufouille 6 janvier 16:13

        @Buzzcocks

        comme tous les pirates, voleurs, escrocs, etc et aussi des tas d’infos genre fabrique ton mp5 artisanal ou ton explosif. les évadés fiscaux qui se font soigner en France également.


      • CLOJAC CLOJAC 6 janvier 18:56

        @Buzzcocks

        « Je suppose que tous les sites de fausses informations »

        Les gens de droite prétendent que les sites de gauche sont forcément menteurs.
        Les gens de gauche affirment que les sites de droite sont forcément menteurs.
        Pour les macronistes, ceux qui les critiquent sont forcément des complotistes. 
        C’est vraiment le degré zéro de la réflexion politique.
        Faites des whois vous ne trouverez pas beaucoup de sites de propagande en .tk

        Par contre, des lanceurs d’alerte commencent à comprendre l’intérêt de cette extension (avec sites miroirs, chaines de proxies et tunnels) pour échapper à la vindicte des grands états.


      • popov 7 janvier 05:01

        @Buzzcocks

        fdsouche n’est pas un site de fausses informations : il ne produit aucune information.
        On n’y trouve que des titres tirés de journaux, locaux pour la plupart, et le lien à l’article original.
        Ce site permet donc de découvrir ce que la presse nationale se garde bien de montrer aux Français.


      • Raymond75 6 janvier 16:12

        Ce ’paradis’ ne fait qu’utiliser, sous l’impulsion d’un occidental, un vide juridique qui permet à un tout petit pays de devenir ’immense’ pour un tout petit domaine d’activité ... Aucun enseignement à en tirer.

        Et en plus, ce paradis se dépeuple : 10% de la population en moins en 10 ans ! "Les jeunes ont découvert, via le numérique, les attraits de la société de consommation et certains ne se satisfont plus de la vie traditionnelle de leurs parents. Ils partent découvrir le monde et bien peu reviennent".

        Bref : une très fausse idée du paradis.


        • CLOJAC CLOJAC 6 janvier 19:07

          @Raymond75

          «  Aucun enseignement à en tirer. » 

          Le jour où les États soi-disant démocratiques verrouilleront le web comme ils en affichent l’intention, vous serez peut-être bien content de disposer de ce genre d’échappatoire. 

          « Bref : une très fausse idée du paradis. »

          Pas de facture d’internet ni de téléphone ni d’électricité, un ordi changé gratos dès qu’il donne des signes de fatigue, idem pour la tablette et le smartphone, ça ne vous plairait pas ?
          On a connu en France le phénomène de l’exode rural, lors du développement de la société de consommation et de ses mirages, avant un retour à une certaine ruralité des décennies plus tard.
          Ce phénomène est propre à toutes les cultures dès lors que la jeunesse a la possibilité de voyager et de changer de cadre de vie.



          • CLOJAC CLOJAC 6 janvier 19:27

            @foufouille

            « 7 millions d’aides pour le solaire » 

            En dollars NZ soit 4.170.000 euros.
            Cela s’inscrit dans la politique énergétique de la NZ qui privilégie les énergies renouvelables : 84,1 % de son électricité provient de l’ hydraulique (59,8 %) de la géothermie (17,3 %) de l’ éolien (5,4 %) et de la biomasse (1,4 %)


          • foufouille foufouille 6 janvier 19:42

            @CLOJAC

            pour 1500 personnes mais les grosses subventions seront moins importantes.

            sympa pour des bleds à 3700 km.

            note que dans un système libéral, c’est non rentable et ils peuvent crever sans hosto payer par les taxes.


          • CLOJAC CLOJAC 6 janvier 20:16

            @foufouille

            «  note que dans un système libéral, c’est non rentable et ils peuvent crever sans hosto payer par les taxes. »

            Le paradoxe (comme pour les émirats pétroliers avant qu’ils se diversifient) est qu’avec leur mono-économie ils finissent par dépérir sur leur tas d’or virtuel.

            Actuellement, le problème est l’absence de relations aériennes régulières avec la NZ où le système de santé est très avantageux pour leurs nationaux et assimilés.

            Il manque une compagnie d’hydravions comme celle qui dessert Aitutaki pour faire la navette avec les Samoa. Après, depuis Apia il y a des vols quotidiens pas chers vers Auckland.


          • Garibaldi2 7 janvier 10:49

            @CLOJAC

            ’Il manque une compagnie d’hydravions ...’’. Faut en parler à votre copain qui n’est pas arrivé à monter la sienne en Vendée !!!


          • Désintox Désintox 6 janvier 18:06

            Ça fait un peu penser aux pavillons de complaisance.


            • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 02:18

              @Désintox

              « Ça fait un peu penser aux pavillons de complaisance. »

              Puisque tu en parles... La France qui adore donner des leçons de morale et d’humanisme au monde entier gère 2 registres de pavillons de complaisance :
               Celui des îles Kerguelen, où jamais aucun navire n’accoste, et dont l’intérêt est de pouvoir discriminer en toute légalité et discrétion les marins exotiques au plan des salaires et des droits sociaux et syndicaux.
               Et celui de Wallis et Futuna, où aucune législation ne s’applique, les armateurs et les capitaines ayant les mêmes pouvoirs qu’au XVIII ème siècle sur les matafs, sauf le supplice de la cale quand même.
              http://multinationales.org/Pavillons-de-complaisance-comment-la-France-contribue-au-dumping-social-sur-les


            • xana 6 janvier 21:12

              Un paradis... éphémère. Dommage pour les Tuvalu, ils profitent simplement d’une niche basée sur Internet. Ca ne durera que tant que la législation et ce mode de communication dureront.

              Je ne souhaiterais pas être à leur place, même si l’océan ne les engloutit pas (en tous cas pas encore...)


              • CLOJAC CLOJAC 6 janvier 21:40

                @xana

                 « Je ne souhaiterais pas être à leur place »

                Tout dépend maintenant de la façon dont les responsables vont gérer la manne.
                L’anticipation n’est pas dans la culture de gens qui ont toujours vécu au jour le jour, mais ils peuvent évoluer. 

                « même si l’océan ne les engloutit pas (en tous cas pas encore. »

                De ce côté-là aucun risque, sauf méga tsunami.
                En effet les poussées magmatiques et la sédimentation des rivages font que la quasi totalité des atolls du Pacifique soit restent stables, soit se rehaussent légèrement, les accroissements en hauteur et en surface étant plus rapides que la montée des eaux.
                Sources : observations aériennes et satellite ainsi que diverses études universitaires françaises et NZ

                https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/atolls-du-pacifique-la-grande-217979


              • Garibaldi2 7 janvier 10:53

                @CLOJAC

                ’’les accroissements en hauteur et en surface étant plus rapides que la montée des eaux’’.


                La montée des eaux ? Diantre ! C’est le résultat de quel phénomène ?!!


              • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 11:29

                @Garibaldi2

                « La montée des eaux ? Diantre ! C’est le résultat de quel phénomène ?!! »

                Un phénomène planétaire qui a commencé avec la déglaciation de la fin du paléolithique et a gagné dans les 120 m en 18.000 ans avec des stop and go liés à la succession de divers épisodes climatiques.
                Apparemment ça continue puisque l’altimètre du satellite Poseidon indique une élévation de l’ordre de 2 à 2,5 mm/an des eaux du Pacifique Sud sans que rien ne prouve qu’il s’agit d’une progression constante. 


              • Garibaldi2 8 janvier 06:29

                @CLOJAC

                Alors, on s’embrouille dans les unités de mesure ? Poseidon a une précision de 2,4 cm à 2,5 cm, car il possède 2 altimètres.

                https://fr.wikipedia.org/wiki/TOPEX/Poseidon

                Il y aurait donc une montée globale des eaux due à un ’’épisode climatique’’. On avance ... ! Mais à part une élévation de la température, qu’est-ce-qui pourrait expliquer cette montée des eaux ? La courbe montrant la hausse de la température globale serait donc correcte, resterait à déterminer l’origine de cette hausse. On avance ... !


              • CLOJAC CLOJAC 8 janvier 07:08

                @Garibaldi2

                « Alors, on s’embrouille dans les unités de mesure ? Poseidon a une précision de 2,4 cm à 2,5 cm, car il possède 2 altimètres. »

                Par quelque bout qu’on la prenne, la fourchette se situe entre 2 et 3 mm/an.
                Pas partout pareil parce qu’il faut tenir compte des masses océaniques, des courants de surface et de la force de Coriolis.
                Fin du troll pour moi.
                https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_du_niveau_de_la_mer


              • Garibaldi2 8 janvier 11:52

                @CLOJAC

                selon VOTRE source wiki :

                ’’En février 2016, quatre études nouvelles publiées (dans PNAS) aboutissent à des estimations pour 2100 proches de celles du GIEC ; elles confirment que les calottes glaciaires semblent « vulnérables à des changements relativement faibles de CO2 ». Ces études se basent sur jusqu’à 6 millions d’années de données climatiques réunies sur 24 sites (à partir des foraminifères fossiles notamment) pour affiner les modélisations des interactions entre climat, glaces polaires et océans102. Selon ces données :

                • la montée de la mer a, au XXe siècle, été « plus rapide que tout ce que nous avons vu dans les deux millénaires précédents » (il ne s’agit pas ici de modèles, mais de données)102 ;
                • des hausses et baisses spectaculaires du niveau marin peuvent advenir plus rapidement que ce qu’on pensait jusqu’alors102 ;
                • Dans les 3 derniers millénaires, de faibles variations de température moyenne ont entraîné des changements mesurables du niveau des mers (une baisse planétaire de 0,2 °C entre 1000 et 1400 C.E., a par exemple diminué le niveau marin moyen d’environ 8 cm, mais il a grimpé de 14 cm environ durant le XXe siècle et au moins la moitié de cette hausse ne peut s’expliquer que par des causes humaines103,104. Si cette tendance se poursuit, la mer montera de 0,24 à 1,3 mètre durant le XXIe siècle102 ;
                • L’étude d’un forage de 1,1 km de profondeur fait en Antarctique, « éclaire le flux et le reflux des calottes glaciaires du continent en remontant bien plus loin dans le passé » (jusqu’à il y a entre −14 et −20 millions d’années), quand le taux de CO2 de l’air a légèrement dépassé les taux actuels. Les micro-fossiles de ce carottage confirment que le volume des calottes glaciaires a été corrélé avec les changements du taux de CO2 atmosphérique. Quand le CO2 était au plus bas, les calottes glaciaires s’étendaient si loin dans l’océan arctique qu’elles en ont localement creusé le fond marin. Au contraire quand le CO2 était au plus haut, les glaces se sont retirées assez loin pour que des pétoncles et du pollen de plantes côtière soient retrouvés dans le sédiment carotté (ceci correspond à des époques où le taux de CO2 était probablement d’un peu plus 500 ppm, soit environ 100 ppm de plus qu’aujourd’hui)105,102.’’

              • izarn izarn 7 janvier 01:24

                Ces pauvre couillons de maoris se font entuber : Ils pourraient gagner beaucoup plus !

                Et c’est parcequ’ils se font entuber qu’ils ont du succés...


                • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 02:06

                  @izarn

                  « Et c’est parcequ’ils se font entuber qu’ils ont du succés... »

                  Explique-moi comment il y a 15 ans alors qu’ils n’avaient ni banque ni monnaie scripturale ou magnétique, et utilisaient les fils de cuivre posés par les Anglais dans les années 1930 pour se connecter, ils auraient pu lever les billions nécessaires pour créer ex nihilo toutes les infrastructures. 


                • nono le simplet nono le simplet 7 janvier 08:55

                  si on lit Wikipédia, la vie aux Tuvalu ne semble pas idyllique, et même compliquée ...

                  eau qui monte, salinisation des petites sources d’eau douce ... démographie galopante suivie d’une émigration massive ... le nom de domaine internet semble être une faible compensation ...


                  • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 09:18

                    @kimonovert

                    « On est donc deux macronistes… »

                    Avec moi ça fait trois !  smiley


                  • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 09:38

                    @nono le simplet

                    « la vie aux Tuvalu ne semble pas idyllique, et même compliquée »

                    Sur les atolls, la vie n’est pas facile. Mais il en a toujours été ainsi.
                    Les lentilles d’eau qui deviennent saumâtres, on sait pourquoi : les digues, quais, pontons, remblais empêchent les courants d’opérer une sédimentation naturelle, le rivage se fissure, et si en plus on pompe sans retenue, les sols s’ affaissent…
                    Une solution : Enlever les excroissances qui affaiblissent le rivage et installer des unités de dessalement à l’énergie solaire.
                    Mais on peut aussi faire comme aux Tuamotu, des toits canalisant l’eau de pluie vers des citernes. 


                  • zygzornifle zygzornifle 7 janvier 09:31
                    “Je crains le jour où la technologie dépassera les capacités humaines. Le monde risque alors de voir une génération de parfaits imbéciles.”
                    ― Albert Einstein


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 janvier 12:22

                      CLOJAC Ia orana i te miti api .


                      • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 18:22

                        @Aita Pea Pea

                        Atoa outou 


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 janvier 18:34

                        @CLOJAC

                        Maururu tane de la presqu’île. Sinon un truc qui m’a fait marrer...en 2024 les épreuves de surf pour les JO organisées sur la vague de Tehaupo’o...si il y a de la houle 99% vont se pisser dessus...lol


                      • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 19:17

                        @Aita Pea Pea

                        « si il y a de la houle 99% vont se pisser dessus...lol »

                        Comme ça les meilleurs s’affronteront de suite.
                        Ce qui me désole le plus est que les jeunes Ma’ohis ignorent à 99% qui était Teraupoo, croyant que je parle du spot de surf lorsque j’évoque la mémoire de mon illustre ancêtre.
                        https://www.tahitiheritage.pf/teraupoo-raiatea/


                      • prong Q 7 janvier 19:43

                        @CLOJAC

                        Intéressant ton article .
                        la croix du sud et l’ aileron , cela nous change des îles coco.

                        Pardonne a « tes jeunes » leur distraction passagère , 
                        les metropolitain ne sont pas mieux loti .

                        Continue a enseigner d’ enseigner c’ est précieux .


                      • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 20:36

                        @Q

                        « Pardonne a « tes jeunes » leur distraction passagère , »

                        Dans les années 1970  90, on a cru que la redécouverte des arts traditionnels, le retour du mode de vie d’antan et la reprise des relations interpersonnelles comme avant, permettraient un renouveau culturel, compensant l’acculturation diffusée par les administrateurs, les enseignants et les ecclésiastiques.
                        Henri Hiro, Bobby Holcomb et Chantal Spitz furent les chantres de cette exhumation du passé qui passa ensuite à la moulinette médiatique n’en retenant que les aspects folkloriques.


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 janvier 21:47

                        @CLOJAC

                        Hummm..Tehiaupo’o est Tehiauupo’o ...pour ce qui est de Raiatea on peut en discuter. Je connais.


                      • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 22:22

                        @Aita Pea Pea

                        Jusqu’à présent, seuls les vieux indépendantistes de Huahiné font la différence entre Teraupoo et Teahupoo, ailleurs on entend teahupoo ou on pense que je prononce mal. 
                        D’ailleurs, quand je parle de la colonisation dure des ISLV à la fin du XIXème, bien peu de Ma’ohi savent de quoi il s’agit, à l’exception de rares érudits.
                        On ne peut parler de censure puisque les archives sont ouvertes aux universitaires mais ça limite quand même le nombre de lecteurs :
                        https://www.cairn.info/revue-mondes1-2013-2-page-233.htm#


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 janvier 22:27

                        @CLOJAC

                        T’es injuste vis à vis de mon père et de ses collègues instits, profs , archéologue comme Outino qui se sont défoncés au début des 80 pour faire reconnaître dans l’educ nat non seulement l’ histoire polynésienne mais aussi archipel par archipel.


                      • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 22:54

                        @Aita Pea Pea

                        « au début des 80 »

                        La date a son importance puisqu’elle correspond, comme je l’ai dit supra, à l’époque de la prise de conscience d’une histoire et d’une identité polynésiennes par les autochtones, suscitant l’intérêt des Français instruits, ouverts à la connaissance et intéressés par la variété des cultures.
                        Comme avant eux Gauguin et Gerbault.
                        Cependant j’ai une amie, ancienne institutrice itinérante aux Tuamotu et aux Australes, qui m’a montré des documents pédagogiques dans lesquels on recommandait de « ne pas tenir des propos susceptibles d’entretenir la confusion dans les esprits (sic) » les instructions verbales étant bien plus directes.


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 janvier 22:54

                        @Aita Pea Pea

                        Bref le renouveau est venu en grande partie des Marquises.Et on le comprend ne serait-ce qu’en se baladant dans une vallée oubliée de Ua Pou . Incroyable ! Il y a pour des années de recherches.


                      • prong Q 7 janvier 23:31

                        @Aita Pea Pea

                        Un salut rapide au passage :)
                        Pour que le renouveau prenne , il faut que ce soit un peut plus qu’ un ravalement de facade .Esperons ...

                        NB : cloclo m’ as encore collé , j’ ais a peine mit le nez dans les deux premier , qu’ il me cite un troisième pilier :)


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 janvier 23:33

                        @CLOJAC

                        Sinon en tant que popaa j’évitais les questions de politique territoriale et les questions religieuses assez merdiques en PF ...lol . Pas deconner. Pour un ma’a Tahiti toujours présent. Si four tahitien...ouahhhh .j’en rêve encore...


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 janvier 23:45

                        @Q

                        Ravalement de façade non . J’avais 17 ans et en faisant le tour de Ua Pou je tombe sur plusieurs vallées abandonnées avec dans la végétation plein de bases rocheuses d’habitations ...des places enrochées ...des chemins avec des marches ...vouais impressionnant.


                      • CLOJAC CLOJAC 7 janvier 23:58

                        @Aita Pea Pea

                        Lors d’une escale à Taiohae, j’ai apprécié un étonnant paradoxe :
                        Un lettré indépendantiste m’a expliqué que son parti voterait pour une entité marquisienne libre, parce qu’ils n’ont pas oublié les batailles du passé, elles aussi estompées des livres d’histoire...

                        Par contre il voterait contre une indépendance globale de la Polynésie parce qu’ils ne veulent pas se retrouver sous la tutelle des Tahitiens qu’ils tiennent pour des femmelettes parce qu’ils se sont soumis trop vite sans se battre vraiment.

                        Je l’ai alors emmené dans un troquet connecté où je lui ai fait découvrir la guerre des ISLV . Là il a reconnu que j’avais le mana des grands guerriers, ce dont je n’ai jamais douté. smiley


                      • CLOJAC CLOJAC 8 janvier 00:08

                        @Aita Pea Pea

                        «  en tant que popaa j’évitais les questions de politique territoriale et les questions religieuses assez merdiques en PF »

                        Maintenant que je suis un petit vieux inoffensif, je me suis calmé.
                        Mais jeune, où que je sois, je pratiquais la provoc comme un des beaux arts.


                      • prong Q 8 janvier 00:16

                        @Aita Pea Pea

                        Ravalement de façade non . J’avais 17 ans et en faisant le tour de Ua Pou je tombe sur plusieurs vallées abandonnées avec dans la végétation plein de bases rocheuses d’habitations ...des places enrochées ...des chemins avec des marches ...vouais impressionnant.

                        >des trace visibles ... c ’est très factuel cane peut pas se renier .
                        Je n’ ais jamais été la bas , ca viendra peut etre .

                        Je ne sait même pas tailler la pierre correctement .Meme re-tailer quelque pavé grossièrement c’ est du sport .Alors des oeuvre de cette ampleur ...

                        Je n’ invoquerais bien sur pas le « mu » des medium autoproclamé , il faut plus imaginer une civilisation sur un continent liquide qu’ une facetie terrestre mais qui sait ...

                        Je crois que tu as raison sur le fond , il reste des dizaine d’ année de recherche pour retrouvé un tout cohérent .

                        Cette partie tu monde m’ intrigue comme bien d’ autre ...
                        merci de tes nombreux témoignage .

                         


                      • CLOJAC CLOJAC 8 janvier 00:24

                        @Q

                        « Pour que le renouveau prenne , il faut que ce soit un peut plus qu’ un ravalement de facade . »

                        Disons que la culture seule ne suffit pas, il faut aussi parler des infrastructures.

                        L’avenir passe probablement par un statut d’état associé reposant sur 3 critères :

                        D’abord l’élection du président de la Polynésie au suffrage direct. Sa désignation par une assemblée favorise, sous des apparences de démocratie, toutes les magouilles et jeux de chaises musicales.

                        Ensuite la préférence polynésienne pour tous les emplois publics car il est insensé de laisser des diplômés locaux sans travail... Des Popaa seulement s’ils possèdent une expertise qu’on ne trouve pas sur place.

                        Enfin mise en place d’une Cour Suprême Polynésienne, avec une chambre constitutionnelle et une chambre judiciaire, car il est aberrant de voir des litiges locaux remonter jusqu’à Paris, et des « lois de pays » annulées à 20.000 Km par des cours françaises et européistes qui ne connaissent rien des réalités locales.



                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 janvier 00:26

                        @Q

                        Tappe : Pierre Ottino archéologie Marquises...bon voyage.


                      • prong Q 8 janvier 00:43

                        @CLOJAC

                        Je ne peut voter ni pour , ni contre ,si je doit voter ce serait plutôt en Ardèche-auvergne pour des raison similaire .
                        mais je peut accepter volontiers votre auto détermination .

                        La preference pour les emplois locaux , cela peut aussi bien être a l’ ordre du jours en auvergne qu’ en "polynesie . 

                        Le statut d’ etat associé je le voit un peut comme une fédération ou chacun apporte ca cote part . Ca me parait raisonable de vous echanger du bon boeuf ardechoix , contre de la fleur de coco ce sucre que l’ on fait venir d’ asie betement :)

                        @ai ta pea pea 
                        j’ ais garder ton lien en signet , je m’ y replonge des demain .
                        Heureusement que la piste de l’ iles au fleur est si petite , ca preserve un peu du tourisme de masse :) ... <y compris moi >


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 janvier 00:44

                        @CLOJAC

                        Le vieux blême entre les marquisiens et le reste de la Polynésie. Faut avouer que les vrais maho’i ce sont les marquisiens...ceux qui ont colonisé Hawaï et la Nouvelle Zélande. Même l’ ile de Pâques. La linguistique le prouve. Tahiti traine la patte pour le reconnaître.


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 janvier 01:00

                        @Aita Pea Pea

                        Vrais maho’i ...j’exabuse un peu ...lol scuses


                      • CLOJAC CLOJAC 8 janvier 01:41

                        @Aita Pea Pea

                        « Faut avouer que les vrais maho’i ce sont les marquisiens » 

                        Comme ils ne sont pas tombés du ciel, ils arrivaient d’où ?

                         Asie du SE, théorie officielle, mais les vents et courants E => W rendent peu probable, surtout avec des embarcations à fond plat et voilure ramassée,

                         Asie en longeant le rivage vers l’E avant de plonger plein S

                        — Méso Amérique atteinte après avoir fait le grand tour par Behring 

                         Amérique du Sud, avec vents et courants portants, et la patate douce kumara en inca, humara en reo maori, 

                         D’un peut toutes les directions. En 3000 ans, on a le temps de faire du chemin. C’est mon hypothèse.


                      • AlLusion AlLusion 8 janvier 16:20

                        Ah, la France, le pays qui n’aime pas les riches...

                        Comme c’est mignon de faire la fine bouche... smiley


                        • AlLusion AlLusion 8 janvier 16:22

                          Juste une question, au vu de la vidéo, n’est-ce pas risqué de placer ses tunes dans un paradis qui pourrait disparaitre avec la montée des eaux ?


                        • CLOJAC CLOJAC 8 janvier 19:42

                          @AlLusion

                          « n’est-ce pas risqué de placer ses tunes dans un paradis qui pourrait disparaitre avec la montée des eaux ? »

                          Les risques de submersion relèvent des élucubrations du GIEC. 
                          En 1990, ils annonçaient la submersion des atolls au plus tard en 2020.
                          À présent, leurs astrologues prédisent 2050...
                          Bingo, ils ont gagné 30 ans de subventions de plus !

                          Cependant on ne peut écarter la possibilité d’un tsunami ou d’une grande houle cyclonique. Bien que ces phénomènes extrêmes aient été rares jusqu’à présent.
                          De toute façon, pour que l’ICANN abroge .tk il faudrait que la totalité de l’archipel disparaisse. Il n’y aurait plus de territoire auquel l’extension s’applique. 
                          Ce n’est sûrement pas pour demain.


                        • CLOJAC CLOJAC 8 janvier 19:57

                          @AlLusion

                          «  la France, le pays qui n’aime pas les riches... »

                          À mort les riches sauf s’il s’agit de politicards, de sportifs, de shobizzers ou de gagnants de loto, telle est l’éthique d’un pays en perdition !


                        • AlLusion AlLusion 9 janvier 14:27

                          @CLOJAC,
                           J’ai lu hier dans une de vos feuilles de choux à la crème, que Anne Roumanof a passé les fêtes sur l’île Maurice et qu’elle a eu la frayeur de sa vie quand le cyclone Calvinia est passé sur l’île.
                           D’après mes sources toutes récents, il parait que le beau temps y est revenu, mais à l’aéroport c’est encore le cafouillage de trouver des places pour ceux qui sont restés bloqués.
                           Le problème de ce genre de situation, ou il fait ultra-beau pour vivre ou alors c’est la cata... 


                        • CLOJAC CLOJAC 9 janvier 19:40

                          @AlLusion

                          « Le problème de ce genre de situation, ou il fait ultra-beau pour vivre ou alors c’est la cata... » 

                          Le problème c’est l’ignorance des touristes et le silence des agences de voyage.
                          D’autant plus inexcusables qu’il y a internet pour se renseigner.
                          La saison des cyclones dans l’hémisphère sud dure de fin novembre à fin avril.
                          Et plus on est près de l’équateur (entre 0 et 8° L) moins il y a de risque puisque la force de Coriolis diminue et empêche les cyclones de tourner.
                          La Réunion à 21° L Sud est pile poil au « bon endroit » si on peut dire.


                        • Doume65 15 janvier 17:38

                          « utiliser leurs congélos 24/24 »

                          Oui, c’est la façon optimale de les utiliser, même dans les contrées les plus reculées.

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