• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > J’ai demandé à mon voisin pourquoi il se disait « de gauche (...)

J’ai demandé à mon voisin pourquoi il se disait « de gauche »

Déçu par les comportements égoïstes des frondeurs du PS aveuglés par leurs nécessités électoralistes nombrilistes qui ont fini de noyer une gauche emportée par ses courants et en manque d’air pour regarder le pays d’en haut, il reste sans passion pour un parti.

La gauche qui l'intéresse, sans ancrage dogmatique et éloignée des luttes de prés carrés, c’est l’idée plus qu’un parti, qui porte une valeur fondamentale pour toute société, la justice sociale, c’est-à-dire une juste répartition des richesses sur fond de solidarité nationale. Je vois rapidement l’arête dorsale de son point de vue et lui rétorque que c’est également l’attente d’une grande majorité de français et que la gauche n’a pas ce monopole. Ce qu’il ne nie pas et commente ; le dire comme une banalité électorale et dénoncer ce qui l’étouffe, distingue les partis et les dirigeants politiques. Si à droite un mouvement s’engageait pour ce combat il le soutiendrait …

Il commente d’un trait notre période Macronienne qui pourrait laisser croire à une synthèse de la gauche et de la droite pour la satisfaction de la majorité nationale, et penser que dans leurs coins, restent les extrêmes qui grignotent leurs miettes idéologiques sectaires. L’effet loupe de l’élection profite au gouvernement qui met en œuvre sa politique de "redressement " sur la base de réglages rendus nécessaires par les altérations accumulées dans de nombreux compartiments de notre société. Pendant ce temps, il épargne une des causes de l’injustice sociale ; la finance supranationale qui, après avoir assujetti les pays « coupables dépensiers » astreint les populations à l’impôt éternel et enrichit les puissants égocentriques qui s’exonèrent par tous moyens de l’impôt. Dénoncer les abus de cette finance-là est plutôt l’apanage des politiques de gauche quand une certaine droite s’en accommode par son silence.

Indépendamment de cela, j’évoquais (avocat du diable) la compétitivité des pays émergents qui met en évidence le niveau de vie des pays industrialisés devenu trop élevé car générant des coûts supérieurs à certains pays européens et incompatibles avec ceux de nos concurrents asiatiques, chinois... et donc résistance possible à une meilleure justice sociale. Pour lui, si ici et là des corrections nombreuses sont évidemment nécessaires, les dérives du système actuel (libéral capitaliste) qui encadrent la paupérisation grandissante d’une partie de l’Europe notamment, est la cause de ce retard. L’emprise des établissements financiers sur les états et leurs dirigeants est grandissante et la « dette » est devenue un des outils de leur hégémonie actuelle.

Les dirigeants de nombreux pays ont usé de l’emprunt, outil facilitateur de leur gestion gouvernementale laxiste pendant des décennies, et ont laissé à leurs suivants la charge de leurs décisions et aux peuples le règlement de la dette. L’appauvrissement des citoyens les moins riches est la règle (Grèce, Espagne, Portugal, France…) nécessaire à son remboursement pendant que l’enrichissement des plus fortunés s’accélère ; dire cela n’est pas une rhétorique partisane mais le constat révélé par quelques chiffres (*). La justice sociale n’est plus un objectif mais une donnée économique dont l’indicateur est le seuil de tolérance des populations avec lequel il faut louvoyer.

Tous considèrent que l’endettement favorise les développements et la croissance, c'est une règle internationale. Qui envisage d’économiser avant de dépenser ? Personne. Et pourtant quelles seraient les politiques européennes et le niveau de vie des citoyens sans le poids de leurs dettes ? Pour se faire, l’arrêt des investissements qui conditionnent l’activité dureraient des années ; utopie. Cette spirale et son système sont donc éternels sauf à envisager un séisme… Une éventuelle remontée significative des taux à l’effet dévastateur pourrait, par exemple, provoquer la dislocation du système et créer les conditions de la reconsidération des dettes.

Qui connait la fin de l’échéancier de la dette française ou grecque ? Personne. Les créanciers ont placé leurs avoirs auprès des états dépensiers qui leur assurent sécurité et rendements à perpétuité, l’argent produit de l’argent qui profite aux mêmes, encouragés par les gouvernements qui ont préféré la facilité de l’emprunt propice à leur réélection plutôt que l’effort budgétaire raisonnable, obstacle électoral. Et si un Etat venait à relâcher les efforts attendus par les critères de convergence (Maastricht) la menace d’une élévation de ses taux viendrait le rappeler à l’ordre, il est soumis. Rééchelonner ou restructurer les dettes comme l’Allemagne dans les années 50 n’est pas à l’ordre du jour, l’Allemagne notamment s’y opposerait.

L’incurie gouvernementale reconduite par nos politiciens ces dernières décennies se paye aujourd’hui au détriment de la justice sociale. La destinée de l’Europe a échappé à ses citoyens ; des individus influents (*) de la même veine aux comportements critiquables et à l’éthique douteuse mènent désormais la barque. Leur point commun ; la connivence avec les milieux financiers dont dépendent les Etats.

Exemples.

L’histoire grecque est révélatrice de la situation. Dès le début des années 80, Giscard voulait que « le pays qui a vu naître la démocratie » rejoigne l’Europe. Trente ans plus tard, Lucas Papadémos, premier ministre de la Grèce, (gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002) a participé à l'opération de magouillage des comptes avec Goldman Sachs (GS) pour leurrer les européens. (http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/14/goldman-sachs-le-trait-d-union-entre-mario-draghi-mario-monti-et-lucas-papademos_1603675_3214.html). Le gestionnaire de la dette grecque est d'ailleurs un certain Petros Christodoulos ex-trader de GS. « Mario Draghi vice-président de GS pour l'Europe entre 2002 et 2005, est chargé des "entreprises et pays souverains". A ce titre, l'une de ses missions sera de vendre le produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine qui a permis de maquiller les comptes grecs. Mario Monti est conseiller international depuis 2005 chez GS.…

Qui à droite s’est opposé aux compromissions des dirigeants européens devenus commis de Goldman Sachs en Europe ?

La dette grecque contractée en secret avec GS (qui percevra 300 millions au passage) deviendra principalement celle des banques françaises (20 milliards) et allemandes (17 milliards). Le jeu des risques systémiques encourus « to big to fail » entraînera les Etats à les garantir. Donc, potentiellement celle des citoyens européens qui deviennent caution de la Grèce. La Troïka grecque (Commission européenne, BCE et FMI) assujettira la population grecque pour rembourser la dette contractée par Papadémos qui lui est à l’abri des oukases de la Troïka chez son créancier (GS) au lieu d’être en prison pour ses malversations à l’origine de tant de misère. Nul ne sait combien de temps cela durera, les restrictions créent du chômage, le PIB diminue et proportionnellement la dette augmente … Une partie de l’Europe est dominée maintenant par l’état de nécessité imposé par les dettes qui orientent les politiques à son service au détriment des plus démunis. La Grèce a essayé de se révolter contre sa dette éternelle, résultat, elle s’appauvrit, comme le Portugal qui semble sortir de l’ornière avec des salaires fortement diminués.

Mon voisin me fait remarquer que pendant que la dette s’accroît, les fortunes des plus riches flambent.

Et alors lui dis-je, l’enrichissement de certains n’est-il pas la manifestation du bon fonctionnement de l’économie ? Partant du principe qu’on est toujours le riche de quelqu’un cet état de fait est-il condamnable en soi ? L’augmentation de la richesse des plus riches n'est-elle pas une bonne chose pour tous ? Empêcher l’enrichissement des plus riches c’est améliorer le sort des moins riches ?

Mon voisin s’attache à distinguer les « riches condamnables » qui ne sont pas ceux de l’Observatoire des inégalités (https://www.inegalites.fr/A-quel-niveau-de-vie-est-on-riche?id_theme=15), dont les revenus mensuels en France s’élèvent au double du salaire médian (3100€). Ceux qui l’intéressent sont les représentants d’un système hors contrôle que quelques exemples révèlent et auxquels trop de dirigeants politiques font allégeance. Pour illustrer son paradoxe de la flambée concomitante des plus grandes fortunes planétaires, une autre facette de l’expression de ce capitalisme exacerbé, il me rappelle quelques chiffres.

(*) L’ONG OXFAM nous dit que dans le monde « … huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale », autant que 3,5 milliards d'individus.

OBAMA aux Nations unies dit en septembre 2016 qu’ « il ne peut y avoir de stabilité dans un monde où 1 % de l'humanité détient autant de richesses que le reste de la population ».

Preuve s'il en fallait de ce délire d'enrichissement, aux Etats-Unis en 2010 quarante-cinq millionnaires ont lancé une pétition afin que soient supprimés les allègements fiscaux accordés depuis 2001 aux contribuables dont les revenus annuels excèdent le million de dollars. Ils voulaient être soumis à un impôt plus fort et demandaient à l'administration Obama de les taxer d’avantage au nom de la « santé fiscale de notre nation »… Respect. Récemment B. Gates a réitéré sa position « je devrais payer plus d’impôts » s’opposant à D. Trump qui prépare le contraire. 

En France, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales. Depuis les années 80/90, leur patrimoine a augmenté de 100% pendant que celui des autres progressait de 25%. Pendant que les loyers augmentaient plus (x2,5) que l’inflation (x2), entre 1980 et 2012 (INSEE) la part des dividendes versés aux actionnaires a augmenté de plus de 100%. En 2016 la France a été championne d’Europe des dividendes versés aux actionnaires et retrouvé le même nombre de pauvres qu’en 1980, environ 5 millions. Etc. 

Autant d’exemples ne placent pas la France sur le podium européen de la justice sociale.

Dans le même temps, phénomènes parallèles à cet invraisemblable enrichissement, les scandales se succèdent, après le Lichtenstein, l’évasion fiscale au Luxembourg (Lux Leaks), la fraude fiscale internationale et le blanchiment d'argent d’HSBC (Swiss Leaks), l’optimisation fiscale des grandes fortunes (Panama Papers), l’évitement fiscal des sociétés offshore (Paradise Papers), Bruxelles se fait tordre le bras pour établir la liste noire des paradis fiscaux et soutient timidement les lanceurs d’alerte dont le droit et la morale doivent être défendus devant les tribunaux. Voilà quelques stigmates de cette maladive richesse-là qui n'aime pas l'impôt.

Ces indicateurs illustrent la rapidité et le niveau de l'enrichissement de quelques-uns, les méthodes utilisées, la bienveillance dont ils bénéficient et l'inefficacité des États à s'y opposer ; une nouvelle féodalité est née.

La coupe est-elle pleine ? Je lui ai demandé comment on avait pu en arriver là ?

Les racines du mal sont anciennes et multiples me dit-il et quelques repères historiques et philosophiques aideront à comprendre les origines de ces exagérations.

Aristote avait déjà distingué l’économie, nécessaire au bon fonctionnement de la cité et de la famille, et la chrématistique ce syndrome condamnable qui consiste à accumuler de l’argent sans autre finalité que sa possession. Platon condamnait lui l’usure ; la création d’argent avec de l’argent sans travail. Au début du Moyen-Age, les chrétiens reprendront ces préceptes, Thomas d’Aquin enfoncera le clou au XVe s. Un peu plus tard Jacob Fugger fils de paysan, tisserand, exploitant de mines, fondateur d’une entreprise multinationale, puis banquier, financera Charles Quint et Maximilien Ier empereur d’Autriche (qui l’anoblira par besoin de son argent). Premier capitaliste, il privilégia la finance et la pratique de l’usure à la production pour illustrer sa devise : « augmenter ses profits autant que possible ». Il sera le premier à inverser la cause de l’enrichissement, la source de ses revenus viendra de l'argent gagné grâce à l'argent (l’usure) qu'il réinvestira dans la production. Cette pratique perdurera bien après lui (***).

Les grands banquiers étaient alors dépendants des pouvoirs absolus qui usaient « du fait du prince » le cas échéant. Le pouvoir politique dominait les financiers et s’affranchissait des créances à sa guise. Depuis Saint-Louis les finances de la France ont été dans le rouge, il a dépouillé les juifs de Ploërmel. Philippe le Bel a spolié les juifs, les banquiers lombards et les Templiers. En 1337 Edouard III d'Angleterre "répudie" sa dette envers les banquiers italiens En 1525, Charles Quint ne remboursera pas la sienne aux Welser. Son fils Philippe II qui ne sera pas sensible à la noblesse de l'argent, décrétera que les dettes de l'état ne seront plus honorées. Louis XIV confisquera les biens de son trop riche intendant Fouquet. John Law convainc le duc d’Orléans de mettre en œuvre son système éponyme qui conduira à diviser la dette de la France par deux sur le dos des actionnaires… La France a été en défaut de paiement à 8 reprises entre le XVI et le XVIIe s.

Pendant des siècles, les financiers savaient qu’ils dépendaient du bon vouloir du pouvoir, « l’Etat » était fort, le pouvoir politique utilisait des financiers qu’il dominait. Les fortunes des financiers se faisaient sur le dos de l’Etat qui se récupérait sur les dos de leurs financiers.

Les choses changent avec la Révolution française qui abolit les privilèges de la noblesse et du clergé monopolisateurs des richesses. Les bourgeois leur succèdent et développent plus librement leur enrichissement, encadré par les lois de la République. Les droits de successions naissent (1%) et évolueront au fil du temps. Quels qu’ils soient, ils n’empêcheront pas la reconstitution des fortunes des familles dominantes et de leurs sociétés. Une nouvelle « noblesse de l’argent » se répand. L’Etat ayant oublié de conserver « le fait du prince » dans sa Constitution, il s’inféodera à ce nouveau pouvoir qu’il ne saura jamais durablement encadrer.

Les Républiques s’en sont accommodées, leur épanouissement devint sans limite comme celui des fortunes étrangères antérieures à 1789 qui déborderont leurs frontières et prospéreront également au fil de nos Républiques. 

Cette évolution de l’acceptation de la richesse a été favorisée par Calvin qui introduisit un biais dans la pensée dominante encore au début des temps modernes (XVIe s.). Alors qu’au moyen âge le travail était perçu comme une épreuve, avec les réformateurs il s'est valorisé, la recherche des biens matériels est devenue compatible avec la vie spirituelle. Cette époque, propice à la création de son travail, se différencie de la nôtre qui conditionne obsessionnellement le travail à son objectif du profit (**). Pour Régis Debray, le travail n’est plus un moyen de développement de l’individu mais un manque à gagner pour les actionnaires.

Calvin oubliera de poser des garde-fous.

Nulle crainte à avoir pour les riches aujourd’hui, les premiers révolutionnaires n’ont pas de descendants, ou si peu, et leurs capacité de nuisances n’a aucune chance d’affecter cette « noblesse de l’argent » apatride. Leur patrie de souche s’est effacée devant la nouvelle ; la patrie fiscale. A l’impôt, acte de solidarité nationale, ils préfèrent l’exil de leur argent. Dans le même temps, les escroqueries financières s’internationalisent comme l'augmentation de la masse monétaire qui s'appuie sur des instruments artificiels (les produits financiers dérivés). Les financiers sont les seuls à pouvoir les utiliser et à s'enrichir, plombant au passage les stocks d’or avec des alliages douteux et parfois aussi des banques.

Exemple.

La Banca Monte Dei Paschi di Sienna, plus vieille banque du monde et troisième banque italienne, s'est intoxiquée aussi. Objet également d'un scandale politico financier en Italie, elle révèle la compromission des acteurs et l'aversion qu'elle suscite est à la hauteur de ses répercussions européennes. Après plus de cinq siècles d'existence, les pertes deviennent abyssales et des anonymes profiteront des malversations de la banque. Son procès en cours, sous huis clos injustifié, ne les dévoilera probablement pas. Matteo Renzi sera-t-il appelé par les juges, lui qui avait demandé à la télévision aux italiens d'acheter des actions de cette banque avant que leur cours ne s'effondre quelques temps après ?

Mario Draghi s’est retrouvé patron de la BCE superviseur du système bancaire de la zone euro, quand patron de la banque d'Italie il a laissé faire la banque en sachant qu'elle courait à sa perte (****). Sera-t-il appelé à la barre ?

Une fois encore l’escroquerie fonctionnera. Les mouvements financiers hors contrôle auront enrichi les mêmes. Les finances s'évaporent, l'impôt est oublié et les finances publiques sont mises à contribution pour préserver un système bancaire interdépendant.

Résultat, les scandales à répétition jamais dénoncés par les institutions européennes leur ont fait perdre leur crédibilité après avoir nourri trop de suspicions. L’Europe des finances hors atteinte de la vindicte des démocraties se maintiendra-t-elle encore longtemps en l’état ? La justice sociale a complètement disparu du radar des priorités politiques.

Si Alain Minc, partisan invétéré du capitalisme, sent maintenant que "la vague gronde", c’est mauvais signe. Le populisme se nourrit de tous les excès et s’il est décrié par ceux qui en sont parfois la cause, il révèle aussi un tsunami des consciences en rupture avec un système qui ne grandira pas jusqu'au ciel.

Michel Onfray est l’auteur d’une prophétie - Décadence. Serait-elle en marche ?

 

 (**) Henri Lachmann, PDG de Schneider électrique (CAC 40 – 180 000 employés) dévoilera dans un article comment son conseil d’administration et ses fonds de pension, l’ont obligé à des résultats « à 2 chiffres » incompatibles avec un développement industriel à long terme, condamnant des sites et leurs emplois ralentisseurs de performances immédiates.

(***) A. Gomez PDG de THOMSON, présentera les résultats exceptionnels de sa société nationale (dus pour une bonne part à des placements financiers résultants d'une trésorerie excessive négociée avec les saoudiens pour la vente de systèmes d'arme) à Mitterrand, lequel le remettra à sa place en lui rappelant qu’il devait développer une industrie et pas une banque.

(****) Résumé ce qui est reproché à M. Draghi https://www.20minutes.fr/economie/1090459-20130130-banca-monte-dei-paschi-scandale-financier-italie-draghi-eu


Moyenne des avis sur cet article :  1.86/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

24 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 08:59

    Pourquoi de gauche ?

    Cela pourrait être à cause de cette microfiction (mais ce n’est pas français). Nous sommes cette fois, en Wallonie


    • bob14 bob14 22 février 09:43

      Son con ces humains toujours à lécher le cul de politiciens véreux ?


      • sweach 22 février 10:18

        Etre de « gauche » ne veut rien dire aujourd’hui, certain pense que être de gauche c’est donner toujours plus d’aides à des gens qui ne le méritent pas, ils pensent que la gauche distribue la nationalité à tout va, ils pensent que la gauche empêche l’entreprenariat, etc ...


        Bref une mauvaise image bien encré totalement artificiel et lier aux médias.
        Ces dernières décennies aucun homme politique au pouvoir qui se dit « de gauche » n’a fait une politique social, le sens du terme ’de gauche« a donc du plomb dans l’aile.

        Pour retrouver les vrai politique social, il faut remonter à Jaures, ensuite il y a eu la période année 68 avec De-Gaule et enfin les débuts de Mitterrand.

        Oui De-Gaule a fait une politique de gauche tout comme Mitterrand a fait une politique de droite.


        *Tous considèrent que l’endettement favorise les développements et la croissance*
        Tant qu’on ne rembourse pas cette dette, c’est effectivement le cas

        Tout nous pousse a penser que la dette ne sera jamais remboursé, car depuis les années 70 et la création de cette bulle, la dette est financé par une autre dette et la bulle grossie toute seul

        Quel risque a t’on de ne pas rembourser notre dette ? Le seul risque est qu’on ne nous prêtera plus. Il faut donc être à l’équilibre ou bien maîtriser la banque et sa money.

        Hors depuis l’europe on ne maîtrise plus ni la banque ni la money et jusqu’à 2008 la France ne devait rien à personne, du moins la dette n’avait rien financé et les compte était à l’équilibre (hors dette), mais depuis l’endettement est utilisé pour financer les entreprises en ne leur prélevant plus suffisamment d’impôt, c’est la BCE qui joue ce rôle.
        On a un déficits de 70 Milliard par an depuis 10 ans.

        Dans un jargon financier on appel cela du Dumping et c’est le rôle de la BCE.

        On a ainsi un jeu de chaise musical qui prend et rend l’argent aux entreprises, l’état prend 138 Milliard et redistribue 108 Milliard, évidemment tout ceux qui ne peuvent défiscaliser donne sans pouvoir reprendre. Au rythme ou ça chute bientôt les entreprises coûteront au gouvernement au lieu de leur rapporter.

        Grosso modo il faudrait augmenter les impots de 15%, redevenir maître de notre money et de nos frontières et envoyer chier la BCE et l’europe pour nous sortir de cette situation. 

        Mais pour le moment tout le monde préfère laisser cette situation en l’état, ce qui donne du pouvoir à la BCE, avec le risque que si un jour ils disent »non" il faudra trouver 70 Milliard sous le sabot d’un cheval.

        • Le421 Le421 22 février 20:22

          @sweach
          Effectivement.
          Par contre, accuser « la gauche » de quoi que ce soit dans ce pays est une formidable et réussie escroquerie intellectuelle.
          A 62 ans, né sous René Coty, je n’ai jamais vu un véritable gouvernement de gauche - tel que je l’entends - au pouvoir. La situation actuelle du pays tient à une parfaite et imparable gestion de droite. N’en déplaise aux aboyeurs de service !!
          Et comme les gens sont incrustés dans le « chacun sa gueule », on n’est pas près de changer.
          A ce petit jeu, d’ailleurs, on tombe toujours sur quelqu’un qui en a une plus grosse et plus dure.
          Et là, ça fait mal !!  smiley


        • Albert123 22 février 12:13

          La gauche c’est bien simple c’est celle d’Adolphe Thiers, celle qui fait tirer sur les communards, celle qui s’arroge la notion de socialisme pour mieux la pervertir et empêcher toute expérience socialiste véritable.


          La gauche c’est celle qui a décidé de donner le bac à n’importe qui pour mieux dévaloriser le diplôme qui permettait à la plèbe de s’élever socialement et se faisant assurer à sa progéniture embourgeoisée les conditions nécessaires pour garder le pouvoir malgré sa médiocrité, 

          la gauche c’est celle qui privatise 2 x fois que le camp d’en face et noie le peuple sous les impôts.

          la gauche c’est celle qui chasse le roi pour prendre la place, met en place la semaine de 10 jours avec 1 seul jour de repos tout en détruisant les corporations pour imposer son libéralisme / libertaire.

          la gauche c’est celle qui vous traite de raciste facho dès qu’elle n’arrive pas à vous mettre à genoux en vous imposant son idéologie.

          la gauche c’est touts les idiots utiles qui sont persuadés d’être dans le camp du bien alors qu’ils sont tous au service des pires fils de pute que la Terre est portée.

          Votre voisin présente toutes caractéristiques de l’inculte qui bien que mu par de bons sentiments sera toujours l’ennemi d’un véritable socialisme émancipateur tout en se badigeonnant d’un concept détestable et nuisible en pensant qu’il est doté des plus grandes vertus.

          • sweach 22 février 13:23

            @Albert123
            *La gauche c’est ... empêcher toute expérience socialiste véritable ... donner le bac à n’importe qui ... conditions nécessaires pour garder le pouvoir ... qui privatise ... pour imposer son libéralisme / libertaire ... vous traite de raciste facho ... *


            Vous illustrez parfaitement que le sens du mot « la gauche » est totalement vide de sens.

            On pourrait passer du temps à dire que des valeurs de gauche : c’est la justice social, l’égalité des chances, l’accessibilité aux services public, la progressivité de l’impôt, les nationalisations, ...

            Mais ça serait une perte de temps vue que personne ne sait ce que veut dire être « de gauche » aujourd’hui et que les exemple que nous avons de notre vivant ne les illustres pas.

          • Albert123 22 février 16:13

            @sweach


            « Vous illustrez parfaitement que le sens du mot « la gauche » est totalement vide de sens. »

            j’illustre surtout qu’il est très simple de définir la gauche par son action politique concrète depuis presque 300 ans.

            « On pourrait passer du temps à dire que des valeurs de gauche : c’est la justice social, l’égalité des chances, l’accessibilité aux services public, la progressivité de l’impôt, les nationalisations, ... »

            les fameuses valeurs de gauche que vous mettez en avant (et qui amène certains à penser que se revendiquer de gauche c’est souligner son appartenance au camps du bien) ne sont en fait pas du tout le reflet des actions réelles menées par la gauche politique elle même soutenue et adoubée par la gauche électorale (par sophisme , paralogisme ou encore ignorance pure et simple).

            Mais ça serait une perte de temps vue que personne ne sait ce que veut dire être « de gauche » aujourd’hui et que les exemple que nous avons de notre vivant ne les illustres pas.

            Les exemples n’illustrent pas une vision fantasmée et idéalisé de la gauche tout simplement. Ils sont par contre le reflet de la gauche véritable : pro libérale / libertaire, totalitaire, intolérante, individualiste, va t en guerre, colonialiste et anti nationaliste.

            si il vous semble difficile de définir les valeurs de gauche c’est qu’elle est l’antithèse de ce que l’électorat de gauche voudrait qu’elle soit et que ce même électorat ne veut absolument pas admettre qu’il s’est fait rouler dans la farine et continue donc de doter la notion de « gauche » de qualités qu’elle n’a jamais eu et n’aura jamais.



          • sweach 22 février 17:09

            @Albert123
            *les fameuses valeurs de gauche que vous mettez en avant ... ne sont en fait pas du tout le reflet des actions réelles menées par la gauche politique* 

            *Les exemples ... sont ... le reflet de la gauche véritable*
            Je vous suit totalement sur ce point, mais ce n’est pas parce qu’il y a trahison, ou mensonge que l’idéologie n’existe pas.
            On peut noter que le gouvernement Holland n’était pas « de gauche » et ils ont utilisé cela pour se muter en parti en marche, qui est Holland 2 le retour, pour moi c’est tout juste un miracle, mais ils ont quand même réussi ce tour de passe passe.

            *la gauche par son action politique concrète depuis presque 300 ans.*
            Je ne suis pas de votre avis, à l’époque de Jaures nous avions clairement une politique « de gauche », après c’est vrai qu’il y a toujours eu un flou, De Gaule même si sur le papier il était « de droite », il a beaucoup fait d’acte « de gauche »

            *appartenance au camps du bien*
            Il ne faut pas avoir cette vision, si manichéen
            Une politique « de gauche » consiste bien souvent à augmenter les impôts pour pouvoir redistribuer plus de service, selon les point de vue on peut difficilement dire que c’est une bonne ou une mauvaise chose.




          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 22 février 18:18

            @kelenborn

            Pour une fois que vous écrivez quelque chose de sensé !


          • Albert123 22 février 18:46

            @sweach


            « Il ne faut pas avoir cette vision, si manichéen »

            c’est pourtant cette vision binaire primitive et manichéenne qui donne la motivation à un électorat dit de gauche de légitimer par son vote la mise au pouvoir de la gauche politique.

            Que croyez que fait l’électorat de gauche en jouant le jeu d’un front républicain si ce n’est souligner ce qui lui semble être un comportement moral.

            il n’y aucune stratégie dans le fait de voter pour Macron pour empêcher Lepen d’être élue sinon se conformer à un impératif moral qui n’est que la conséquence d’une idéologie imposée par le gauchisme

            « ce n’est pas parce qu’il y a trahison, ou mensonge que l’idéologie n’existe pas »

            mais de quelle idéologie parlez vous donc ?

            si l’on parle de socialisme, son origine c’est la charité chrétienne pas le gauchisme de la bourgeoisie lucifériennes dont l’unique but n’a pas été d’émanciper le peuple par l’athéisme mais de le réduire en esclavage pour son seul profit.

            Je vous suit totalement sur ce point« 

            bah en fait non puisque vous arriver derrière à me balancer 1 Jaurès quand vous auriez pu citer 100 négriers à la sauce Ferry à la place.

             »Une politique « de gauche » consiste bien souvent à augmenter les impôts pour pouvoir redistribuer plus de service"

            utiliser l’argent des autres (et parfois même contre leurs intérêts) est effectivement une politique de gauchiste.

          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 février 21:34

            Michea explique cela depuis longtemps .


          • sweach 23 février 14:48

            @Albert123
            *l’électorat de gauche en jouant le jeu d’un front républicain*

            Bien vue que les socialistes n’était pas de gauche, ni le parti en marche, encore moins les républicains, logiquement un électeur de gauche aurait due voter FN, car c’était les seul à avoir un volet « social » dans leur programme.

            Mais bon on ne va pas refaire l’histoire, ni l’incohérence des électeurs quand ils posent un bulletin dans l’urne, on peut juste accuser les médias qui bourre le crane d’idées fausses.

            *mais de quelle idéologie parlez vous donc ?*
            Je parle de Fraternité et d’égalité, deux pilets de notre nation, (l’excès de liberté me gonfle de plus en plus.)

            Aujourd’hui la Fraternité est décrié, car il me parait logique d’être solidaire avec son frère (de sa fratrie, de son sang, de son peuple, de sa nation, ...) mais ça veut dire forcement être contre les autres, problème dès qu’on s’amuse à définir c’est qui « les autres », on est contraint est forcé de ne plus être fraternel.

            L’égalité c’est avoir tous les même droit, d’avoir le même traitement et les même chances face à la vie, par exemple 1er classe et 2em classe dans un train m’horripile au plus haut point, la sélection par l’argent est un désastre pour l’humanité.

            *utiliser l’argent des autres ... est effectivement une politique de gauchiste.*
            Ha ! on se rejoint, ce n’est pas manichéen, certain juge ça bien et d’autres juge ça pas bien ^^

            Pour ma part, je suis pour mutualiser les dépenses et que le prix des choses ne soient pas fonction de notre capacité à les payer, mais profitable aux plus grand nombres.

          • eddofr eddofr 22 février 16:37

            Je suis de droite, je pense que l’autorité est nécessaire        ... contre les « xxx voyous ».

            Je suis de gauche, je pense que l’autorité est nécessaire       ... contre les « xxx voyous »

            ... réfléchissez et remplacez les « xxx »

            ... vous pouvez faire l’exercice avec la plupart des « concepts » manipulés par la gauche et la droite :

            Liberté, initiative, égalité, justice, indépendance, ...

            • Esprit Critique 22 février 16:38

              « J’ai demandé à mon voisin pourquoi il se disait « de gauche » »

              Et pourquoi maintenant il a Honte ?????


              • Pere Plexe Pere Plexe 22 février 18:50

                @Esprit Critique
                C’est le drame des lotissements :

                voisin de gauche voisin de droite voisin d’en face voisin de derrière...
                Mais votre voisin de gauche est aussi le voisin de droite de celui qui habite deux maisons plus loin...
                Et aussi à votre retour au domicile regardez votre voisin de droite : il est à gauche !


              • Esprit Critique 22 février 19:48

                @Pere Plexe
                Vous avez bien raison , je viens de me retourner, et je ne sais plus ou son la gauche at la droite.

                Je commence a comprendre pourquoi la France en est arrivée ou elle est. cela fait des décennies que l’on utilisent des éléments de références mal définis pour defninir des lignes directrices qui de toutes façons sont inconciliables ....

                On devrait élire des président « Derviches » qui tournent en rond, et la plus besoin de droite et de Gauche.


              • Pere Plexe Pere Plexe 23 février 19:31

                @Esprit Critique
                «  je viens de me retourner, et je ne sais plus ou son la gauche et la droite. »

                Bien sur que vous savez toujours.
                Mais en vous retournant ce qui était à votre droite est maintenant à votre gauche et réciproquement...

              • pipiou2 22 février 16:48

                On a naturellement un voisin de gauche et un voisin de droite, et même un voisin d’en face.
                Sauf ceux qui sont au bout du couloir.

                Enfin il me semble, et d’ailleurs j’ai oublié les voisins du dessous et ceux du dessus, ah putain ce qu’il est blême mon hlm ....



                • malitourne malitourne 22 février 16:54

                  La prochaine fois demandez à votre voisin s’il est pour le Frexit...


                  • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 17:42

                    @malitourne
                    Attention cela pourrait devenir un Brexit bis.
                    Bretagne exit.


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 février 21:38

                    J’ai eu une relation une fois avec une voisine,et j’ai su assez vite qu’elle était de droite :elle baisait super bien .


                    • julius 1ER 23 février 08:27

                      La gauche qui l’intéresse, sans ancrage dogmatique et éloignée des luttes de prés carrés, c’est l’idée plus qu’un parti, qui porte une valeur fondamentale pour toute société, la justice sociale, c’est-à-dire une juste répartition des richesses sur fond de solidarité nationale


                      @l’auteur, 
                      c’est bien là la différence avec la Droite .... c’est un peu comme savoir reconnaître le Nord et le Sud sans boussole dans une forêt !!!
                      la Droite c’est l’immigration et l’insécurité, depuis 50 ans ils se font élire avec ces slogans complètement vides et çà continuera car c’est son fond de commerce 
                      la Droite n’a jamais eu pour vocation de faire une société plus juste et équitable la Droite reste la Droite ce ne sont pas les pôles qui ont changé mais la perception que les gens en ont et çà c’est la réalité !!!!!!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès