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J’ai fait un rêve d’une gauche démocratique qui donnerait le pouvoir au peuple

J'ai fait un rêve d'une gauche démocratique qui donnerait le pouvoir au peuple. Pourtant je n'ai jamais voté à gauche. Après m'être abstenu avec conviction les premières années de ma vie d'adulte, je me suis résolu à voter au premier tour pour des mouvements « inclassables » (Démocratie Réelle en 2014, puis UPR aux trois derniers scrutins). On pourrait donc ne pas trouver de légitimité chez moi à pérorer de la gauche.

 

Je me sens cependant pencher certains jours de ce côté. Lorsque j'écoute, par exemple, une intervention à l'hémicycle d'André Chassaigne ou de Mathilde Panot. Lorsque je constate que tel élu local s'escrime à loger les démunis. Lorsqu'en feuilletant l'histoire, je trouve Jaurès sympathique et Thiers détestable.

 

Alors peut-être un jour voterais-je à gauche ? Ce serait, je l'espère, pour la voir gagner. Que manque t-il à celle-ci, présentement, pour me rallier ?

 

Comme moi, le gauchiste est un idéaliste. Il vote pour des idées, et non pour la défense de ses privilèges ou de l'ordre établi, comme le font les gens, nantis ou non, à droite. Il apparaît très difficile, pour un militant de gauche, de convaincre quelqu'un de droite, sauf à exercer sur lui une influence quotidienne. Il est plus courant de passer de gauche à droite, l'âge et la réussite matérielle aidant.

Qu'en est-il des abstentionnistes, cette « réserve de voix » ?

Il y a chez eux comme chez les gauchistes, une propension à l'idéalisme, et les candidats de gauche sont frustrés de ne pas parvenir à les convaincre. Pour gagner des élections en mobilisant au-delà de leurs cercles, peut-être les gauchistes devraient-ils tenter d'aller au bout de leurs principes démocratiques. S'ils remettent en cause les injustices et les hiérarchies indues, pourquoi ne réécriraient-ils pas, tout de suite, les statuts surranés de leurs partis ? S'ils aspirent à l'union de la gauche, pourquoi ne supprimeraient-ils pas, tout de go, les barrières doctrinales qui les séparent ? S'ils aspirent à donner au peuple la démocratie, pourquoi ne font-ils pas, séance tenante, la démocratie dans leurs mouvements ? Les militants démocrates de gauche devraient laisser leurs leaders à leurs mandats représentatifs et construire ensemble une plateforme horizontale. Ce ne serait pas une plateforme de gauche. Ce serait une plateforme instituée par des gens de gauche, mais ouverte à tous, embryon amendable de la future confédération populaire destinée à remplacer les institutions corrodées de la République.

 

Car les démocrates se souviennent que la Gueuse s'est construite contre les gueux. La première République a détruit les paysans les plus réfractaires à ses réformes. La seconde République a tenté d'anéantir le mouvement démocrate ouvrier. La troisième, celle de Thiers et de Ferry a fait de même lors de la Commune, avant de soumettre une partie de l'Afrique et de l'Asie tout en répandant l'esprit colonialiste dans le cœur de ses enfants. Ignoble jusqu'au bout, elle s'est immolée en suscitant le pétainisme. Aussitôt née, la quatrième République s'est déshonorée en tirant sur les ouvriers français en grève et sur les patriotes d'Indochine, de Madagascar, du Cameroun, d'Algérie, etc. La cinquième a perpétué le colonialisme sous de nouvelles formes, aujourd'hui elle mutile ceux qui ont l'heur de défiler contre la corruption.

 

Ces crimes ont été réfléchis par des cercles discrets, organisés par des structures administratives hiérarchisées, loin de tout contrôle citoyen, et justifiées par un dogme suprémaciste dispensé par les enseignants et les speakerines.

 

Pour ne pas répéter les erreurs du passé, un changement de paradigme est nécessaire. Par son horizontalité radicale, la plateforme que j'imagine mettrait de côté les querelles d'égos et de lignes qui fracturent les mouvements politiques. Pour cela, bien des gauchistes doivent renoncer à leur habitus trotskiste. Il doivent oublier l'idée longtemps rabâchée que la révolution prolétarienne sera provoquée grâce à un fort encadrement doctrinal des couches populeuses. Cette idéologie n'a plus d'avenir à une époque où les déclassés s'instruisent eux-mêmes sur les raisons de leur impuissance, via Internet. Trotski, d'ailleurs, ce fanatique du centralisme autoritaire, fut le bourreau des soviets autogérés et de la Makhnovtchina, l'armée révolutionnaire anarchiste ukrainienne.

 

L'époque a changé et il n'y aura plus de petits livres rouge ni vert écrits par une intelligence supérieure. Désormais les gens choisissent leurs influenceurs. On peut regretter que ce choix ne soit pas toujours judicieux (à nos yeux) mais cela ne change rien. L'Internet créé certes de nouvelles hiérarchies (influenceurs et influencés) mais leur processus de légitimation est horizontal. On peut certes acheter des followers, créer des bots ou le buzz, mais ces pratiques finissent un jour par nous revenir en pleine face.

 

Je voudrais pointer encore une contradiction que j'observe chez d'honnêtes militants. Ceux qui parlent au nom de la gauche, voulant la reconstruire, et conquérir le peuple avec les mêmes outils que la droite : culte de la personnalité, mensonges, programmes budgetés, interviews dans les médias dominants. En fait, ils cherchent le moyen de conquérir (le temps d'une journée électorale) un électorat captif, comme certains dirigeants déçus l'avouent, lorsqu'ils disent « nous n'avons pas su mobiliser nos électeurs ». On dirait que leurs électeurs ne les intéresse que comme moyen de prendre les places occupées par la droite. Ils veulent le pouvoir pour eux, et non nous le donner, comme ceux du Front de Gauche l'annonçaient en 2012 dans leurs affiches « Prenez le pouvoir ». Ainsi, dans la quête du bon filon, divers tendances, plus ou moins préhistoriques, s'affrontent. Révolutionnaires contre réformistes, productivistes contre décroissants, alter-mondialistes contre souverainistes, progressistes contre conservateurs en ce qui concernent les sujets sociétaux, etc.

 

Conscients à mi-temps du désir de participation réelle des « gens », la France Insoumise s'appuie parfois sur le mythe de la co-construction de ses programmes par les militants. Par contre, quand il s'agit d'octroyer des places sur une liste, les candidats sont triés en haut lieu. C'est ainsi que le grand chef a trouvé sur la liste aux Européennes une place pour son gendre et une autre pour tel transfuge du PS. Après la déconfiture, unetelle a fait part de ses doutes sur la ligne politique. Un peu trop à droite pour elle, ou à gauche, on ne sait. En tout cas la ligne était mal placée, à moins que ce ne soit l'hameçon, pour faire mordre l'électeur.

 

Chacun y va de son sentiment, parmi les figures grises du parti, pour redéfinir la stratégie à adopter : « reconquête » des classes populaires ou « rassemblement » de la gauche ? Populisme versus boboisation ? Ce raisonnement, du point de vue du démocrate, est parfaitement stupide. Pourtant ces gens sont censés défendre le RIC et une Constituante partiellement tirée-au-sort. Aucune de ces flèches ne pense à la question de la légitimité, de la transparence, des règles antidémocratiques qui corrompent leurs mouvements et dégoutent les idéalistes qui voudraient voir la gauche gagner, enfin. Personne ne sait comment ils se sélectionnent ou s'éliminent entre eux. Personne ne peut expliquer jusqu'où peut mener la désobéissance aux traités européens. Ni pourquoi la France insoumise et le PCF sont toujours en bisbille.

 

Bien entendu, le réveil ne viendra pas des aveuglés par le désir de pouvoir. Seuls les démocrates qui militent dans ces mouvements peuvent pousser à la fondation une gauche exemplaire. Pour ce, ils devront élaborer une plateforme qui relèguerait les thinks tanks, les micropartis, les coalitions, les petits arrangements entre amis, les colères médiatiques, les bruits de couloir, les putschs internes, dans les limbes de l'histoire. Ils devront aussi suspendre leurs problèmes de lignes politiques, et laisser tomber leurs programmes fétiches, aussi bons soient-ils. Ainsi pourront-ils peut-être susciter l'enthousiasme, au-delà de leurs cercles habituels. Je leur souhaite bien du courage.

 

Le gauchiste étant idéaliste, il préfère souvent voter pour des perdants ou s'abstenir plutôt que d'élire sans admiration. Le seul moyen de rassembler une masse critique enthousiaste, en puisant dans les « réserves de voix » de l'abstentionnisme est de constituer un mouvement qui tende vers les idéaux de transparence complète et de participation citoyenne continue.

 

Cette organisation transparente, horizontale, dotée des moyens numériques pour écrire ses statuts et son projet constitutionnel comme pour choisir ses porte-paroles pourrait naître directement de l'Internet ou jaillir d'un mouvement social comme celui des Gilets Jaunes. C'est possible et c'est même ce qui se passe. Mouvement Initiative Citoyenne, Démocratie Réelle, Les Commetttants, sont des micro-mouvements radicalement démocratiques nés de cette manière. Cependant, ils ne disposent d'aucun relai médiatique. Ils ne vivent que dans quelques newsletters, et renaissent parfois le temps d'un scrutin. Les commentateurs ne prennent même pas le temps de les évoquer, perpétuant l'idée que les trois ou quatre partis de gauche autorisés ont le monopole de l'imaginaire alternatif. Une désertion massive des militants, hors de leurs mouvements corsetés aurait une force de frappe médiatique sans égale, si elle s'accompagnait de la construction d'un mouvement transparent sans direction prédéfinie. Il ne s'agirait plus de trouver un remplaçant au calife actuel ni d'inventer la formule magique qui séduirait les masses. Il s'agirait de remplacer des institutions sclérosées et opaques par une organisation pensée pour empêcher la corruption. Une fois la gauche devenue exemplaire, elle pourra proposer ses outils éprouvés au reste du pays.

 

In fine, pour rendre le pouvoir au peuple, la gauche doit organiser sa propre révolution. Sa disparition en quelque sorte, en ouvrant la voie à une démocratie directe et inclusive. Mais que les nostalgiques ne s'inquiètent pas, d'une manière ou d'une autre, les autres idées de la gauche survivront à cette grande mutation. Pour ce qui est de la gauche militaire, celle de Trotski et de sa nomenklatura, elle peut bien crever.


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37 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 juin 10:56
    « Sa disparition en quelque sorte, en ouvrant la voie à une démocratie directe et inclusive. »


    De l’écriture inclusive au patriotisme inclusif, l’inclusivité semble être très à la mode ces temps-ci !

    • V_Parlier V_Parlier 7 juin 19:58

      @Séraphin Lampion
      La démocratie directe, c’est un peu la mise en pratique à l’échelon national de ce qui se passe dans une assemblée d’association (déjà invivable). Bref, l’utopie totale.

      Si au moins on avait :
      Des dirigeants qui ne trahissent pas leurs engagements (et par conséquent s’interdisent de promettre du délire en tant que candidats sans que ce soit passible de la « si belle » loi sur les « fake news »)
      Des dirigeants qui ne nous imposent pas leurs délires sociétaux personnels et se contentent de faire leur boulot
      Des dirigeants qui ne trahissent pas tout simplement leur pays et leur peuple par des soumissions scélérates impunies (le plus grave de tout)
      Des dirigeants qui cessent de nous faire croire que l’Etat Providence et le libre échange peuvent cohabiter, et/ou que l’UE permettrait de sortir de ce paradoxe.

      Ce serait déjà extraordinaire ! Alors rêvons plus réaliste.


    • V_Parlier V_Parlier 7 juin 20:04

      @V_Parlier
      (Et j’oubliais : Des dirigeants qui consultent leur peuple pour ce qui ne touche pas le programme sur lequel ils ont été élus, plutôt que de lui imposer comment il doit penser)


    • Emmanuel Glais 7 juin 22:47

      @V_Parlier
      Il me semble qu’il y a différents niveaux de démocratie et que dans les associations qui ont bien travaillé les sujets de la prise de décision légitime et de l’organisation horizontale, la démocratie totale marche bien. Ca demande par contre beaucoup de méthode et de temps. Sinon a une échelle notable, on peut s’appuyer sur l’exemple de la makhnovchtchina (2.5 millions de travailleurs-soldats autogérés dans un contexte de guerre face aux armées blanches et l’armée rouge) et sur la semi-démocratie Suisse de façon plus pérenne.


    • Étirév 7 juin 11:20

      Rappel du principe et des conséquences réelles d’un régime démocratique et du pouvoir donné au peuple.

      Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique (précisons ici qu’il n’est pas question d’un retour à un régime monarchique). La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.

      René Guénon, à propos de la démocratie, nous dit : « il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique » qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime ; ce n’est pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, comme nous le disions plus haut, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la «  démocratie », qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée «  démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu’elle procède du même point de vue. » (La crise du monde moderne).

      L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse c’est la suppression de la hiérarchie des esprits !

      C’est aussi l’audace de l’accusation lancée contre la noblesse de caractère, contre le génie, contre le savoir, contre tout ce qui brille. C’est le courant d’eau qui éteint toutes les lumières, sous prétexte qu’elles éblouissent.

      Le bien et le mal


      • Sparker Sparker 7 juin 11:55

        @Étirév

        Ça a vécu un peu comme « vision ». Bien sur ça reste possible vu la complexité des choses. Mais le but aujourd’hui n’est pas de « prendre le pouvoir et de l’exercer » l’intitulé du moment c’est « garder le contrôle » de ce qui se fait. Ça ne met pas les « élite » de coté et ça ne rabaisse pas le niveau général qui ne demande qu’a augmenter.
        On ne parle plus de « pouvoir » démocratique mais de « contrôle » démocratique. C’est ça l’intérêt et la recherche dans le trouble actuel.
        Mais qui détient le pouvoir contrôle aussi, dut-il utiliser la violence pour ça, comme on l’a vu récemment. Comment lui reprendre le pouvoir pour l’abolir et instituer le contrôle ou la maîtrise (je préfère) qui incombe à l’évolution démocratique et populaire (a l’inverse de bourgeoise) que beaucoup appelle.


      • Sparker Sparker 7 juin 12:08

        @Sparker

        D’ailleurs quelle est la définition de « l’élite » si Macron représente l’élite autoproclamée alors que nous avons une régression généralisée, la thsé de Guénon s’éfondre ou dumoins n’est plus d’actualité.

         


      • Zolko Zolko 7 juin 11:23

        J’ai fait un rêve d’une gauche démocratique qui donnerait le pouvoir au peuple

         

        vous avez tout faux dès le titre de votre article : pourquoi « gauche » ? Votre rêve serait mon cauchemar : que les idées politiques soient bonnes ou mauvaises, à priori, avant même de savoir ce qu’elles contiennent, juste parce-que certains y ont accolé une étiquette « gauche » ou « droite ». Il y a les gentils de gauche et les méchants de droite.

         

        Vous venez de résumer, en une seule phrase, ce qui ne va pas avec les gôchistes autoproclamés : ils sont sectaires. En y réfléchissant, ces gôchistes sont en fait les idiots utiles du système qu’ils prétendent combattre. Ce qui n’est pas une surprise quand on se rapelle de Besancenot et du NPA.

         

        Pourquoi ne rêvez-vous pas d’un système politique qui donnerait le pouvoir au peuple ? Tout simplement. Pourquoi avez-vous ce besoin de vous qualifier de « gauche » ? Savez-vous seulement d’où vient le concept ? 


        • Sparker Sparker 7 juin 12:01

          @Zolko

          Il me semble que dans ce texte l’auteur se réfère plutôt aux « idées » ou aux « principes » sociétaux dit de « gauche » pas tellement à un groupe de populations.

          Tous le groupes, même le FN, fait entrer des « principes » de gauche dans ses programme dans le sens de la justice sociale.

          Il faut lire avec un peu de « dé-passion » et ne pas réagir au quart de tour avec ses tropismes (que nous avons tous) personnels.


        • Zolko Zolko 7 juin 12:34

          le gauchiste est un idéaliste. Il vote pour des idées, et non pour la défense de ses privilèges ou de l’ordre établi, comme le font les gens, nantis ou non, à droite.

           
          difficile d’être plus explicite dans le sectaire, non ? Elles sont où les « idées de gauche » là ? D’après sa définition, un Nazi qui vote pour ses idées serait « de gauche » juste parce-qu’il défend des idées ! Il faut arrêter d’excuser n’importe quelle débilité juste parce-que l’auteur se dit « de gauche » : c’est pas un atout universel contre la connerie. 

        • Sparker Sparker 7 juin 13:11

          @Zolko

          Oui bon soit ce n’est pas très bien formulé, ce qui est mis en avant c’est que les droite classique sont issue de l’ordre bourgeois avec sa logique de préservation/conservation de ses privilèges et prébendes qui freinent toute évolution. C’est quand même assez criant de nos jours où l’information dévoile petit à petit la mécanique de ce régime, qui s’est aussi bien cassé la figure dernièrement.
          C’est le veux monde, comme on dit, qui n’a pas vraiment besoin d’idées vu que ce sont la main mise sur les rélités matérielle qui en fait le fond de pensée. Je souhaite bien du courage aux républicains (le parti) pour redéfinir une « pensée » de droite classique, a moins de mettre en exergue, lé supériorité d’une élite comme dirais Guénon plus haut.

          La « gauche » (dont je ne me revendique pas comme courant de pensée) est un terme maladroitement employé dans ce billet car la « gauche » n’est pas essentiellement populaire, enfin c’est pas systèmatique. Mais si on va par là on peut dire qu’il y a une pensée de « gauche bougeoise » qui s’est développée au siècle dernier faisant le pendant de la droite qui elle est d’essence bourgeoise (pas le FN d’origine).

          Faut pas que lire des mots, faut comprendre un texte dans son esprit et sa volonté d’expression fut-il écrit avec des approximations.


        • Zolko Zolko 7 juin 13:26

          @Sparker :

          Faut pas que lire des mots, faut comprendre un texte dans son esprit et sa volonté d’expression fut-il écrit avec des approximations.

           

          1. déjà, c’est bizarre de dire qu’il ne faut pas lire les mots, vu qu’il n’y a pas de dessins/images
          2. mais admettons, ce sont ses idées mêmes que je nie : Il n’y a qu’à voir les dernières élections Européennes, les partis traditionneles « de gauche » et « de droite » se sont toutes plantées, dans tous les pays, mais surtout en France : ça prouve bien que ces notions n’existent plus. 

           

          Aujourd’hui, il y a essentiellement 2 concepts politiques qui s’affrontent : la globalisation et le souverainisme. La globalisation est défendue par les Verts (avec le réchauffement climatique et la défense de la migration de masse) et les neo-conservateurs (avec la bourse et les guerres impériales de l’OTAN), et le souverainisme est défendue par les travailleurs de base qui sont mis en concurrence avec les migrants (et qui votaient communiste avant) et les régionalistes qui veulent défendre leur culture locale (l’ex-extrème droite).

           

          Il n’y a plus de gauche-droite en politique. Ce texte est nul quel que soit le côté par lequel on essaye de le prendre. 


        • Sparker Sparker 7 juin 13:55

          @Sparker

          Un mot est un mot et pris dans une chaine devient un sens (enfin bon, voyez ce que je veux dire).

          Non il n’y a pas « globalisation et souverainisme » ça c’est le terrain de pseudos idées sur lequel on veut nous emmener car les pouvoirs sont plus à l’aise étant donné l’historique des nationalistes/patriotes/souverainiste que le bon devoir nous intime de ne « pas oublier ». Certes les nationalismes ont fait beaucoup de dégâts et en ça les pouvoirs oligarchiques sont tranquilles.

          Non le combat est ici entre bourgeoisie et ceux qui en convoitent l’esprit de classe qui détient tout les pouvoirs et le populaire qui ne veut plus se faire enturbanner et être autant que faire se peux le maitre de ce qu’il vit. Le mondialisme c’est un « isme » mais la dimension mondiale, vu l’expansion humaine, n’est pas amie ou ennemie elle est un fait, car bien sur de multiples problèmes sont d’ordre mondial. Tout dépend de qui contrôle et maîtrise la situation.

          Peut-être qu’une forme de revendication « souveraine » est apparue mais plus par le fait de contrôler ce qui se passe et redéfinir une base relativement saine de société par nous même étant les premiers concernés plutôt qu’un « souverainisme » idéologique qui ferait le pendant de l’idéologie « mondialiste ».

          Tout dépend de qui contrôle ou maîtrise le réel. De bons rapport mondiaux constructifs et décroissants sont possibles et d’ailleurs il le faudra sinon, j’y vois pas beau...


        • Sparker Sparker 7 juin 14:08

          @Sparker

          D’ailleurs l’auteur à titré « un rêve de gauche démocratique » qui n’est pas historiquement nul.

          La droite sociale fait un peu rire, comme la gauche bourgeoise, ceux qui voudraient que le ruissellement fonctionne vraiment... ça laisse rêveur et personne n’y croit.

          La gauche est une tradition d’action et de contrôle populaire là est le sujet du billet. En ça invoquer la gauche n’est pas complètement nul.

          Mais bon, les mots, les mots vous dis-je....


        • Sparker Sparker 7 juin 11:47

          Billet intéressant.

          Mais il ne faut pas oublier une chose c’est que le pays fonctionne avec le « pouvoir » attribué à une personne ou un groupe qui à su s’en « saisir » peut importe la façon judicieuse, honnête, démocratique (!) ou pas. A ce titre le livre de J.Branco, crépuscule en fait une démonstration implacable.

          Alors le problème est qu’il faut le reprendre pour le transformer et ne comptez pas sur ces tenants pour l’offrir à l’idéalisme aussi horizontal soit-il. Les GJ pensant qu’en descendant en masse le pouvoir cèderait on ne sait en vertu de quoi c’est pris les LBD en réponse.

          Alors faire de nouvelles fédération populaire avec une nouvelle forme, oui bien sur, mais l’objectif de « reprendre le pouvoir » pose ses contraintes en devant frayer dans ce marigot.

          L’élection représentative ne détermine pas de seuil en deçà duquel elle ne serait pas légitime, de 10% elle se contenterai pour « gagner ». L’unanimité européenne est du même tonneau.

          C’est aussi culturel/sociétal, nous sommes encore sous la coup de « l’homme providentiel » qu’a incarné De Gaulle pendant et après la guerre 39/45. La création des mythes humanoïde est un puissant ressort de conditionnement des masses et le « concept » n’a cessé d’être renouvelé tout au long de cette cinquième agonisante.

          Beaucoup veulent autre chose mais comment faire basculer ces choses ? Les GJ ne veulent pas de représentant les instrumentalisant, très bien et très juste mais ils se confrontent au « pouvoirs » en place qui ne lâcherons rien eux non plus.

          Le 1er décembre 2018 et sa violence aurait pu faire la bascule en provoquant un chaos au « sommet », et Macron (le système Macron) à bien flippé, la violence à été leur recours et il en sera toujours ainsi.

          Maintenant ils veulent constituer une force stratège de changement, ben bon courage, déjà pour créer et stabiliser une dynamique interne, définir un programme répondant aux problèmes qui se posent à nous et la mise en place d’une stratégie de « reprise du pouvoir » alors que tous les leviers sont détenus par la bourgeoisie qui n’entend pas bien sur laisser faire.

          La FI propose une sixième république non pas pour « faire moderne » ou dans l’air du temps, c’est le seul moyen de faire la bascule et pour le moment il n’y a rien d’autre malgré toutes les imperfections et tiraillements que ça comporte.

          Il faut s’en saisir et l’imposer ou alors faut bastonner, mais bon la baston à fait son temps car ce ne sont pas toujours des convictions réelles et réfléchies qui l’anime.


          • Jason Jason 7 juin 15:56
            Si on en juge par votre titre il faudrait mettre les choses à l’endroit. Vous parlez d’une gauche démocratique qui donnerait le pouvoir au peuple. Cela veut dire que cette gauche s’est déjà emparée du pouvoir et le rend au peuple ? Cette gauche l’aurait-elle dépossédé ? Et de quel droit, ou par quel subterfuge ?

            Si vous envisagez une relation étroite entre électeurs et élus, qu’ils soient de droite ou de gauche, ces électeurs devraient avoir la possibilité de contrôler l’exercice du pouvoir qu’ils ont confié à l’élu. Or, ce n’est pas le cas dans les démocraties représentatives, et ce depuis 1789.

            Je l’ai répété sur ce site, le contrat moral qui unit l’électeur à l’élu lors de la passation du mandat de pouvoir est un contrat boiteux et illusoire. C’est le seul que je connaisse dans lequel une des parties (l’élu) ne doit rien à l’autre (l’électeur). C’est ainsi que fonctionnent nos « démocraties » (ou soi-disant telles) modernes.

            Je dois admettre, pour aussi choquant que ça doive être, que je n’ai pas de solution à cet énorme problème. Il reste donc que les démocraties représentatives sont des approximations, sujettes à tous les vices qu’on peut constater dans le monde.

            P.S. Voulez-vous supprimer la corruption ? Châtiez les coupables de façon exemplaire, les résultats seront là dans les huit jours...

            • Emmanuel Glais 7 juin 16:07

              A la fascination de Guénon pour l’élite, dont il pensait certainement faire partie, je réponds par Voline. Lisez ce condensé de sa pensée : « Le fascisme rouge », en particulier le 3e point Raison psychologique. http://kropot.free.fr/Voline-fascismerouge.htm

              Lisez au moins ce passage :

              "Or, toute idée fausse acceptée comme juste est un grand danger pour la cause qu’elle touche. L’idée en question est celle-ci : Pour gagner dans la lutte et conquérir leur émancipation, les masses travailleuses doivent être guidées, conduites par une « élite », par une « minorité éclairée », par des hommes « conscients » et supérieurs au niveau de cette masse.

              Qu’une pareille théorie, — qui, pour moi, n’est qu’une expression adoucie de l’idée de dictature car, en fait, elle enlève aux masses toute liberté d’action et d’initiative — , qu’une pareille théorie soit préconisée par des exploiteurs, rien d’étonnant. Pour être exploitées, les masses doivent être menées et soumises comme un troupeau. Mais qu’une telle idée soit ancrée dans l’esprit de ceux qui se prétendent émancipateurs et révolutionnaires, c’est un des phénomènes les plus étranges de l’histoire. Car — ceci me paraît évident, — pour ne plus être exploitées, les masses ne doivent plus être menées. Tout au contraire : les masses travailleuses arriveront à se débarrasser de toute exploitation seulement lorsqu’elles auront trouver le moyen de se débarrasser de toute tutelle, d’agir par elles-mêmes, de leur propre initiative, pour leurs propres intérêts, à l’aide et au sein de leurs propres et véritables organismes de classe : syndicats, coopératives, etc., fédérés entre eux.

              L’idée de la dictature — brutale ou adoucie — étant universellement répandue et adoptée, la route est toute prête pour la psychologie, l’idéologie et l’action fascistes. Cette psychologie pénètre, empoisonne et décompose tout le mouvement ouvrier et l’engage dans une voie périlleuse."

              Les autres qui me critiquent ne m’ont pas lu, ou ce qui serait plus inquiétant, pas compris. Selon les jours et les circonstances, je me considère parfois de gauche. En général cependant j’essaie d’utiliser un autre vocable, moins binaire, plus subtile. Dans ce texte, je m’inscris dans la tradition anarchiste, proudhonienne, socialiste libertaire, fédéraliste... comme vous voudrez. Je me place du côté de la gauche anti-autoritaire qui a critiqué Marx dès le début, puis Lénine, Mao... Celle de Makhno et Voline. Je critique la gauche autoritaire, trotskiste, de droite en quelque sorte, voulant imposer un « capitalisme d’Etat » en substituant son oligarchie à celle qui siège. Je considère qu’un parti ou mouvement qui n’est pas parfaitement horizontal ne sera pas en mesure d’abolir le capitalisme.

              Si j’ai écrit ce texte, alors que le moment insurrectionnel des Gilets jaunes semble passé (ce que je regrette), c’est que j’estime que les idées démocratiques sont assez répandue chez les militants de la France Insoumise. Elles existent aussi à l’UPR. Elles n’existent quasiment pas ailleurs, bien qu’une partie de la droite voire extrême-droite défende aussi la démocratie directe (ce sont plutôt des figures isolées comme Charles Gave, Yvan Blot...). A gauche, je ne me fais pas d’illusion. Aucune grande figure n’est emballé par une démocratie beaucoup plus directe. Ruffin est peut-être convaincu par le RIC, mais depuis peu, et probablement de façon opportuniste ou superficielle. Ca ne semble être le truc ni de Mélenchon ni de Autain. Pour dépasser les discordes d’égo ou stratégie, j’invite ici (naïvement, sur un petit site d’information alternatif) les militants à renverser ces gens-là et à construire une vrai plateforme démocratique. Malheureusement, j’observe très peu d’appétence envers le RIC dans les autres mouvements de gauche. Pour ces gens qui maintiennent une organisation militaire dans leurs mouvements, ont peur du peuple. Ils sont foncièrement réactionnaires, incapables de sortir de la logique capitaliste.


              • Sparker Sparker 7 juin 16:32

                @Emmanuel Glais

                Moui, votre com est moins tiède que votre billet, certes dans l’absolu vous avez certainement raison face au capitalisme et ces gauches qui en seraient encore imprégnées dans leur construction militantes ou pire qui en seraient des agents sournois, allons-y gaiement... mais dans le relatif vous vous condamnez à l’inaction et aux calendes grecques et malheureusement, j’y tient, à un coté yakafocon qui ne brille pas par ses résultats, même pas en opposant, encore en moins en action.

                Ce que l’humain à construit par processus historique qui à imprégné les esprits ils doit le déconstruire, s’il veut changer la donne, dans un processus inverse tout dépend de l’intention qui même le combat.

                La révolution d’un jour ne permet pas l’adaptation et la vérité révélée à chacun un beau matin ensoleillé participe d’une illusion au niveau global de la population.
                Le soulèvement populaire ne se fera pas tout simplement par ce que les gens préfère être adapté plutôt que opposé, même dans l’ignominie comme on a pu le voir contre les GJ. Nous faisons « système » qu’on le veuille ou non et les « révolutionnaires » aident aussi les bourgeois dans le mauvais sens utopique car ils voudrait un pif/paf de changement qui ne peut se faire dans la globalité de la population.
                Il n’y a qu’une éducation populaire pour faire s’effondrer les mythes il nous faut, malheureusement, un gouvernement sous étroite surveillance populaire pour construire et jeter les bases de l’émancipation pour finir par abolir celui là même.

                Enfin moi je ne crois plus au grand soir du soulèvement social, la « violence nécessaire » n’est plus de mise et le nombre qui éviterait le recours à cette violence n’est pas là. Alors que 75% des gens soutenait la bronca GJ au départ donc une conscience d’exploité (au sens large) est là qui attend.

                Une sixième république horizontale serait une voie d’avenir mais elle ne s"imposera jamais de but en blanc dans les conditions socio-économique actuelle et à venir si on se contente d’attendre...


              • Sparker Sparker 7 juin 16:41

                @Emmanuel Glais

                "Pour gagner dans la lutte et conquérir leur émancipation, les masses travailleuses doivent être guidées, conduites par une « élite », par une « minorité éclairée », par des hommes « conscients » et supérieurs au niveau de cette masse.« 

                je ne suis pas d’accord pour amalgamer la FI là dedans. Bon c’est ma lecture mais je ne crois pas déceler cette posture dans leur dire et leur façon de faire. Peut-être ne suis-je pas assez subtil pour percevoir la dérive qui ne manquerait pas d’arriver s’ils parvenaient aux responsabilités c’est possible, mais je prends un risque ne pouvant plus être ni dans l’abstention ni dans l’attente grand soir.

                Et une république qu’est-ce c’est ? seulement, comme toujours ce que l’on veut en faire. La bourgeoisie s’est emparée de ce concept pour en faire son instrument de domination que nous subissons, mais une république, qui donne corps au collectif, ne peut-elle être »libertaire", qu’est-ce qui l’empêcherait sinon de croire qu’il n’y a pas de cause commune comme dans le libertarisme, dérive du libertaire ?


              • JP94 7 juin 21:20

                @Emmanuel Glais

                Quel délire ! 

                Si c’est ça la démocratie ... de gauche ou de droite ! 
                D’abord vous faites un oxymore né de l’idéologie dominante  sans même le voir : 
                « donner le pouvoir au peuple »
                Mais le seul pouvoir qu’a jamais eu le peuple est celui qu’il s’est donné lui-même !
                ... et nécessairement de haute lutte !
                Rien n’a été acquis si ce n’est par la lutte ... y compris en 36 par les grèves.

                Laissez donc le peuple penser et décider par lui-même ! 

                Car votre formulation se retrouve dans les promesses de l’UE qui offrirait généreusement du pouvoir aux citoyens : celui de pétitionner par exemple,pour qu’un gentil commissaire européen rédige la loi à son idée à lui ..


              • Emmanuel Glais 7 juin 23:22

                @JP94 Vous avez raison, toutes les avancées ont été conquises de haute lutte.

                Je suis généralement d’accord avec vous, donc vous avez dû mal me lire. Je n’attends rien de l’UE, étant pour le Frexit. J’aimerais comme vous que le peuple lutte pour son émancipation. Mais les basculements ne sont jamais suscités que par une fraction du peuple. Les militants de gauche forment une des fractions du peuple qui peut, en s’organisant, prendre la voie de la démocratie (d’abord pour eux-même en tant que mouvement politique, puis pour tous après validation de leur offre politique). L’autre fraction susceptible de pousser vers la démocratie, ce sont tous ceux qui refusent le militantisme traditionnel. Ils forment une masse certes plus nombreuse, mais plus discontinue. Il est plus difficile pour eux de se retrouver en nombre en-dehors des manifestations pacifiques du samedi ou des rares appels à l’émeute.


              • zygzornifle zygzornifle 7 juin 16:34
                J’ai fait un rêve d’une gauche démocratique qui donnerait le pouvoir au peuple

                Hahaha RN LaREM et les Républicains vont vous réveiller ....


                • gerard JOURDAIN 7 juin 20:54

                  Moi je pense que la démocratie, est en fin de vie..en France.

                  Pour accélérer, effectivement il faudrait la rendre au peuple.


                  • Yanleroc Yanleroc 8 juin 11:19

                    @gerard JOURDAIN
                    bonjour le cadeau, on l’ aurait préféré vivante...


                  • Pierre 7 juin 22:06

                    Marrant, j’aurais plutôt évoqué un cauchemar !


                    • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 8 juin 03:46

                      Les Français sont déçus par la démocratie représentative et on les comprend, aussi on parle beaucoup de démocratie directe, du pouvoir exercé par le peuple sans intermédiaire. C’est vrai que c’est tentant, mais difficile à organiser dans un pays de la taille de la France.

                      C’est certes plus facile d’y rêver. A ce rêve, s’oppose un obstacle : les militants et leurs groupes qu’ils s’appellent parti, mouvement, formation ou même collectif. Un militant donne beaucoup de lui-même, il lui faut une bonne dose d’abnégation, il aura forcément moins de temps à consacrer à sa famille et c’est souvent un sacrifice pour lui et les siens. Pour qu’il accepte tout cela, il faut une bonne cause, juste et noble et il lui faut militer pour défendre des valeurs. Cependant, l’auteur semble dans son rêve désirer trouver des militants qui travaillent sans défendre autre chose que la volonté du peuple en toute transparence. Il fait toutefois l’erreur de parler de gens de gauche. Non, pour ce travail, il faudrait des personnes neutres, or cela n’existe pas. 

                      Je suis une militante, une Insoumise. Je veux bien continuer à donner de mon temps et travailler dans une formation politique qui se voudrait neutre pour défendre la vraie démocratie directement issue du peuple (comment ?), oublier un temps que je suis de gauche, mais dans ce cas, si le peuple choisit des valeurs de droite, une dictature néolibérale ou un projet néonazie, je donne ma démission immédiatement et je laisse le peuple (sans moi) se débrouiller....


                      • Le421 Le421 8 juin 08:57

                        @l’auteur

                        Je note, et je vous en remercie, que vous annoncez ouvertement la couleur en disant voter UPR. C’est particulièrement respectable.

                        Votre article respire la bonne foi, c’est également respectable.

                        Votre analyse est globalement correcte.

                        Un point que vous auriez du aborder. Comment se fait-il qu’en France, le mot « gauchiste » soit assimilé à une insulte ?

                        À croire que tous les gens sont pleins de fric...

                        Ou une pâle copie du macchartysme américain importé après guerre ?


                        • Emmanuel Glais 8 juin 10:16

                          @Le421 Merci. C’est vrai, il n’y a pas d’insulte équivalente à droite. Je n’ai pas d’explication. C’est pourquoi je réhabilite ce mot en adossant l’adjectif.


                        • monde indien monde indien 8 juin 08:58

                          « ... seule une démocratie directe et participative ... » encore faut-il dire ce que cela veut dire . Tant qu ’ on aura le libre-marché dans les pattes on devra se gratter la tête encore longtemps .

                          http://mondeindien.centerblog.net/


                          • Emmanuel Glais 8 juin 10:18

                            @monde indien Je ne doute pas que vous savez ce que ça veut dire. Je dévoile mon admiration pour Makhno et en com, pour Voline. Je pense que le changement du système économique peut advenir avec la prise de pouvoir démocratique. Sinon il risque d’advenir lors d’une catastrophe humaine ou « naturelle ».


                          • Sparker Sparker 8 juin 11:06

                            Puisque vous avez les réponses aux intervenants sélectives je me permet de vous apostropher sans faire de tartine :

                            Qu’est-ce, dans votre esprit, que la « prise de pouvoir démocratique » et, selon la réponse, comment se réalise t-elle et avec quels moyens. Merci


                            • Sparker Sparker 8 juin 11:21

                              @Positronique

                               smiley smiley


                            • Emmanuel Glais 9 juin 12:24

                              @Sparker Désolé Sparker je pensais à peu près avoir répondu à tous. Il y a ce me semble deux grands types de prise de pouvoir démocratique envisageables :
                              par les urnes, lorsqu’un programme axé sur la Démocratie arrive en tête dans un scrutin national majeur (déclenchant une Constituante). Pour rassembler large et toucher notamment les abstentionnistes, il faudrait que ce programme ne prévoit rien d’autre que la Constituante (avec des points sur comment faire tourner l’exécutif dans cette période exceptionnelle).
                              par la rue, contraignant le pouvoir à donner le RIC / convoquer une Constituante

                              Il faudra que la Constituante ne soit composée d’aucun professionnel de la politique et prévoir l’inéligibilité à vie des députés constituants. Pour que l’Assemblée Constituante soit représentative (âge, opinion, sexe, CSP...) il faudrait qu’elle soit tirée-au-sort

                              Merci pour votre question. Qu’en pensez-vous ?


                            • Sparker Sparker 10 juin 23:55

                              @Emmanuel Glais

                              D’accord sur l’essentiel, des réserves sur le mode de tirage au sort, notamment de cette idée que n’importe qui puisse être tiré au sort.
                              Le désir, la volonté ou la capacité de s’intéresser à la question politique n’est pas le fait de tout un chacun. C’est un domaine comme un autre de la société à partir du moment ou la notion de pouvoir à disparu.
                              Il y a des spécialistes en mathématique, en chaudronnerie et en dentelle de Douarnenez, il y en aurait aussi en politique, tant que , je le rappelle encore, la notion de pouvoir (de l’élu) disparait et que le peuple détient le contrôle des personnes, désignées ou accréditée, ou assermentée, a voir. Suivre des dossiers et mener des actions à leurs termes du mieux possible implique des personnes formées, compétentes et investies durablement je pense, mais sous contrôle bien sur.


                            • Sparker Sparker 8 juin 11:20

                              On voudrait nous faire croire que la démocratie est un problème, il n’y a que les « autoritariste » pour défendre ça. La démocratie n’est pas plus un problème qu’une autre forme de règlement, c’est le contrôle de celle-ci qui est en question.

                              Aucun régime n’est plus vertueux qu’un autre, un régime quel qu’il soit doit permettre à une population d’être en accord avec ce qu’elle vit et des contrainte/avantages qu’elle accepte, le problème de la démocratie et son avantage c’est le choix à la majorité donc il y aura toujours une minorité pas d’accord. Des aménagement sur les cotes de majorités ont été réfléchie qui font évoluer ce principe.

                              A partir du moment ou une population accepte d’être régie par ce type de régime elle en accepte les résultats.

                              Que des personnes soit « politologues » et font de cette « pratique » le centre de leur action en société travailleront à des propositions qui seront tranchée par le contrôle populaire en ayant pris soin de l’instruire comme il se doit du fondement de ses propositions.

                              La démocratie c’est simple et ça peut évoluer contrairement à d’autre régime qui se conduisent comme des vérités révélées.

                              Tant que la démocratie ne se réfère qu’a la dimension collective ça devrait bien se passer, mais dès que l’intérêt personnel y fait son nid tel le coucou, les problèmes insoluble se créent, on en est de nos jours dans l’exemple type quasiment poussé à son paroxysme. Et bien sur on nous invite à regarder le doigt et comme des neuneus ben, on le regarde et on hurle.


                              • Biscotte Biscotte 9 juin 04:51

                                Le meilleur morceau : « Il vote pour des idées, et non pour la défense de ses privilèges ou de l’ordre établi, comme le font les gens, nantis ou non, à droite. »

                                Vous êtes sérieux, je pense et c’est ce qui est le plus inquiétant ? La gauche, et encore plus la caviar a toujours voté pour son embourgeoisement. C’est elle qui le plus souvent a trahi dans les grandes largeurs non seulement ses idéaux, mais les peuples et leurs nations.

                                Je vais juste mettre de côté les doux rêveurs de l’idéal communiste, car il y en a un ,vraiment, mais là on ne la jamais vu appliqué, une chimère peut-être ?


                                • Emmanuel Glais 9 juin 12:31

                                  @Biscotte Déjà le centre-gauche est-il de gauche ? C’est une question difficile. Dans mon billet et en commentaire j’avance même l’idée que la gauche trotskiste est de droite, car elle fonctionne sur un modèle hiérarchique identique à celui que nous connaissons à tous les stades de l’école au cercueil.
                                  Ceci dit, le type bien payé de la gauche cavier qui vote pour un programme d’une augmentation de la fiscalité qui le concernerait peut avoir tous les défauts, dans ce cas, on ne peut lui reprocher de vouloir s’enrichir. Il a tout un tas de raisons idéologiques confortables de voter PS depuis 40 ans, mais globalement, pour son petit portefeuille, il devrait voter encore plus à droite.

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