• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Jacob-Israël : naissance d’un nom illustre

Jacob-Israël : naissance d’un nom illustre

Dans l’épisode précédent, Elohim avait réalisé une première sélection parmi les fils d’Abraham en faisant d’Ismaël une grande nation mais en établissant son alliance avec le seul Isaac. Il va séparer définitivement le bon grain de l’ivraie à partir des deux fils d’Isaac : le bon Jacob, père des douze prestigieuses tribus d’Israël, et le mauvais Ésaü, ancêtre “spirituel” – si l’on peut dire – de 2,2 milliards de chrétiens.
Ce patriarche, vénéré dans les trois religions, est donc aussi important que son grand-père :
– Pour les Juifs : «  Plus qu’Abraham et Isaac, Jacob est exclusivement notre père. Jacob était le père de douze fils, qui étaient tous bons, les douze tribus de notre peuple, les “tribus de D.ieu”. »
– Le chrétien Dom Calmet pense que Jacob a « représenté [Jésus] dans toute sa conduite. »
– Le Messager d’Allah a retransmis l’avis du Très-Haut : « Nous fîmes [à Abraham] don d’Isaac et de Jacob ; et de chacun Nous fîmes un prophète » [19:49]

Premières impressions

Pendant que son frère Ésaü travaillait dur dans les champs et chassait pour nourrir sa famille, Jacob-l’intellectuel restait sous la tente. Après une journée de travail tellement épuisante qu’Ésaü se sentait sur le point de mourir [JENC], Jacob profita de son état pour ne lui donner à manger qu’en échange de son droit d’aînesse. La réaction d’Ésaü préférant survivre paraît extrêmement saine ; celle de son frère, voisine de l’abus de faiblesse, voire de la non-assistance à personne en danger, est pour le moins douteuse.

Le pire se produira plus tard quand, sur les conseils de sa mère Rebecca, Jacob trompera son père mourant et aveugle en se faisant passer pour Ésaü afin de s’approprier l’héritage. Mentir à un père et un mari qui s’est toujours bien comporté est non seulement moralement peu reluisant, mais il vaudrait de nos jours aux deux complices un passage en correctionnelle pour escroquerie en bande organisée.

Elohim s’amusant à présenter ses patriarches sous un aspect déplorable, il est nécessaire d’approfondir le Texte Sacré.

Suite et fin de grand-père Abraham

Après avoir envoyé les fils de ses concubines dans le désert d’Orient, Abraham chercha une épouse convenable pour son fils Isaac, qui était « né le premier jour de Pessa’h, premier Juif né juif, et de parents juifs. » [CHA] Cette précision dans la date – qui tombe par un pur hasard en Nissan, mois favori des Hébreux – permet de recadrer les pseudo-scientifiques affirmant1 que « l’Israël de la littérature biblique n’est de toute évidence pas historique. » Un ouvrage savant, le Seder Olam, règle définitivement la chronologie biblique (il est conseillé d’en lire une page pour en mesurer la profondeur).

Fort de son échec avec Ismaël, « l’âne sauvage » conçu avec une esclave égyptienne, Abraham examina les peuples de la région pour y chercher une bru valable.
– « L’Égypte était le plus dépravé, le plus dégénéré et le plus immoral des pays, à tel point qu’elle était connue comme “l’abomination de la terre” » ;
– les Cananéens [28:1] étaient célèbres pour leur immoralité (il ne pouvait en outre être question de partager la parcelle immobilière promise par Yahweh) ;
– les Hittites (Heth, Héthiens) n’étaient pas fréquentables ; Yahweh-le-miséricordieux ne promet-il pas de les exterminer, comme les Amoréens, les Phéréziens, les Cananéens, les Héviens et les Jébusiens ?

Les Hébreux étant fort mal entourés, le patriarche pense alors à la famille de son petit-neveu installé à Padan-Haram, ville dont les habitants sont vils, des idolâtres qui adorent de façon parfois abominable. [CHA2]

Abe demanda à son serviteur de mettre sa main « sous sa cuisse, » – très difficile à faire quand on est debout – puis l’envoya chercher la perle rare avec 10 chameaux et un tas de bijoux. Le serviteur rencontre Rebecca, jeune femme idéale protégée des mauvaises influences : en effet, «  Rabbi Isaac enseigna que les gens de Padan-Aram étaient des fripouilles (trompeurs, escrocs et méchants), et Rebecca comme un lis parmi les épines. Il a considéré le séjour de Rebekah à Padan-Aram aussi emblématique que celui d’Israël parmi les “nations” » (Zohar, Bereshit 1:137 a.), jugement pas très sympa pour “les nations”, mais forcément juste puisqu’aucune des trois religions ne l’a contesté.
Dans l’antique littérature (égyptienne, phénicienne, ougaritique, hittite, assyro-babylonienne, sumérienne, etc.), on ne trouve nulle part de telles accusations systématiques envers les autres peuples, confirmation indirecte qu’ils étaient tous au même niveau d’immoralité et de dépravation.

Rebecca, excellente chamelière capable d’abreuver 10 chameaux (environ 100 L par bête) avec sa seule cruche [24:20], s’avère doublement intacte car « elle est vierge ET elle n’a pas connu d’homme » [24:16] ; épouser un riche héritier dont elle ne connaît rien ne lui pose aucun problème. C’est elle qui va assurer à Abe la postérité promise de quelques dizaines de milliers de milliards de milliards d’individus.

À court d’imagination pour ce Patriarches-Saison 2, Yahweh va réutiliser des thèmes de l’épisode précédent :
– stérilité de la sainte épouse, qu’il débloque ;
– un fils mauvais et un bon ;
– offre de la femme du patriarche au roi en la faisant passer pour sa sœur ;
– promesse immobilière, leitmotiv désormais présent dans tout le Texte saint avec la bénédiction yahwesque : « Dieu dit à Jacob Je te donnerai le pays que j’ai donné à Abraham et à Isaac, et je donnerai ce pays à ta postérité après toi. »

Ésaü-le-loubard, Jacob-le-saint

Isaac épouse Rebecca, la “connaît”, mais sans résultat. La belle étant sous garantie, il va consulter le responsable du SAV : « Pouvez-vous réparer Rebecca ? » [25:21] “Yes, We can !” répondit l’Éternel. Rebecca tomba enceinte. Lors d’une consultation, Yahweh-gynéco lui annonça deux jumeaux.

« Dans le ventre de sa mère Ésaü manifestait sa mauvaise disposition, maltraitant et blessant son frère jumeau : “un véritable descendant du serpent”. » Quand Rebecca passait devant une église (plus exactement un temple païen), Ésaü s’excitait, Jacob restait calme ; Jacob ne s’agitait qu’à proximité d’une synagogue alors que son frère l’ignorait.

Malgré les efforts de Jacob, qui tenait son frère par les talons pour l’empêcher d’être l’ainé, Ésaü sortit triomphalement le premier : velu, hirsute, roux, une vraie bête ; le frustré Jacob naquit circoncis, signe évident de divinité. Une brute, un délicat. «  La lumière du jour, le matin symbolisent Jacob ; les ténèbres, le soir : Ésaü. »2.

Ésaü le chasseur sera le favori de son père qui adore le gibier ; Jacob l’intellectuel, le chouchou de sa mère qu’il aide à faire la cuisine. [Zohar] Jacob étudia dans la ha-midrash du patriarche Eber, qu’il connut jusqu’à son décès à 464 ans. « Notre ancêtre Jacob était un érudit. »
Adolescent, « Ésaü insultait les femmes et commettait des meurtres ; sa conduite honteuse provoqua la mort de son grand-père, Abraham. »
« À la mort d’Abraham, Isaac était en deuil ; Jacob lui prépara un potage de lentilles. Mais où était Ésaü ?
Esaü était parti tranquillement chasser dans les champs et les bois ! » [point d’exclamation d’origine] Les savants ont déterminé qu’il était en train d’assassiner Nemrod et ses deux gardes du corps. C’est en revenant, fatigué et couvert de sang, qu’il aurait réclamé à manger, renvoyant son frère à ses “livres” (les tentes des Bédouins éleveurs de chèvres il y a 3 000 ans disposaient donc d’un coin bibliothèque).

Preuve supplémentaire de la dépravation d’Ésaü : il ne trouva rien de mieux qu’épouser des femmes Hittites, puis des Arabes, alors que Jacob se trouva une épouse dans la famille de sa mère, origine d’une longue tradition.
Ésaü-Edom sera comparé à un sanglier noir, à une truie, et désignera Rome dans un premier temps, puis la chrétienté un peu plus tard. [JVL] Le rabbin Pinchas Frankel écrit : « Esav est le fondateur d’une dynastie de pays qui persécuteront les descendants de son frère, Yaakov, pendant deux mille ans. »

«  Yakov, comme ancêtre des Bnai Yisrael, devait maintenir les plus hautes normes d’intégrité. » « Jacob était le "favori" de notre Patriarche, disent les Sages » (Ber. Rabba 76), ce qui n’apparaît pas immédiatement au profane.

Rencontre avec l’Ange

L’origine du nom prestigieux d’Israël mérite d’autant plus d’attention que l’épisode très court dans lequel il apparaît reste l’un des plus énigmatiques du Livre saint.
L’enquête sémantico-iconographique suivante, dont la rigueur scientifique n’est pas garantie, donne l’occasion de voir ou revoir quelques œuvres d’art.

Circonstances

Craignant la colère légitime d’Ésaü, Jacob s’enfuit chez son oncle Laban. Suite à des arnaques mutuelles qui paraitraient sordides sans le sceau de la divinité, il repart en cavale avec sa femme Rachel qui a volé les idoles de Laban pour une histoire d’héritage.
Poursuivi par son oncle/beau-père Laban, Jacob cherche à se réfugier chez... Ésaü ; il dépêche prudemment ses serviteurs avec des troupeaux pour tenter d’acheter le pardon de son frère puis, sans explication, il envoie femmes, enfants et tout son matériel de l’autre côté de la rivière Jabbok pendant la nuit. Il va rester seul dans cet endroit désert (personne n’intervient au cours de cette nuit de combat).
Pourquoi Jacob veut-il rester seul ? Rachel ronfle-t-elle, l’empêchant de dormir ? Non, car il aurait pu dormir à l’écart. « Se basant sur le Talmud (Chulin 91a) Rashi explique pourquoi Yakov était seul au bord de la rivière : “Il était revenu chercher quelques ustensiles de cuisine oubliés”.  »
La lutte va donc se dérouler de nuit, sur les bords d’une rivière, sans témoin, pour des petites cuillères oubliées.

Qui est l’homme ?

32.24 Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.

D’après Rashi (« l’une des principales autorités rabbiniques du Moyen Âge et parmi les figures les plus influentes du judaïsme » [Wiki]), citant R. Hama ben R. Hanina (Bereshit Rabbah 77:3), « l’agresseur était l’ange gardien de Esav ; il voulait apparemment tuer Yaakov. »
D’autres savants l’ont identifié avec l’archange Michel, venu reprocher à Jacob de n’avoir pas payé la taxe divine (aux prêtres, seuls habilités à faire les virements sur le compte d’Elohim) [JENC] Après deux millénaires de calcul, les savants ont déterminé que le troupeau de Jacob comprenait entre 200 et 2 207 100 millions de têtes de bétail ; la marge d’erreur est encore importante, donc le calcul doit être continué afin de déterminer précisément le montant des arriérés. (Ci-contre, détail du visage de l’agresseur par Gustave Moreau.)

Lutte sportive ou agression ?

Était-ce une agression ou une dépense physique pour évacuer le stress ? Le texte ne le dit pas, mais on peut le deviner par la suite car,

32:25 « voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche. »

La Bible Hébraïque dit exactement (comme Chouraki)  : « [l’homme] le toucha à la paume de sa cuisse. »

• Le verbe נָגַע (cf. Strong’s Exhaustive Concordance) signifie d’abord toucher, poser la main sur (par euphémisme coucher avec une femme), et – en dernier – frapper
– L’ange touche-t-il Jacob ? Non, car un patriarche ne se laisse pas tripoter par le premier inconnu rencontré de nuit dans un endroit isolé.
– Même rejet de l’euphémisme : un quadragénaire père de famille est peu susceptible de ces turpitudes.
L’homme a donc frappé Jacob.

• Où l’a-t-il frappé ?
Une cuisse d’homme comporte deux parties concaves : l’une sur le côté extérieur de la fesse, derrière l’os de la hanche, l’autre dans l’aine. Tout homme a appris à ses dépens quelle zone frapper pour mettre un adversaire hors de combat : en général, ce n’est pas la hanche.
Le creux évoqué est particulièrement sensible chez le patriarche car sa “cuisse” est aussi génitoire que la célèbre cuisse de Jupiter : dans 46:26, le même mot hébreu yarek יְרֵכ֔וֹ désigne l’endroit d’où sont issus ses descendants (le femore de la Vulgate).
Le lexique précise : « par euphémisme, la cuisse désigne les parties génitales, »  ce qui est confirmé depuis longtemps par les livres les plus sérieux3 : « La cuisse, voisine des parties de la génération, se prend pour les parties mêmes. »
Le très-savant Rashi avait déjà « élargi le sens de “déboîter la hanche” vers celui de “déplacer les testicules”. »4
Le savant Nahmanide, « l’une des plus éminentes autorités rabbiniques du Moyen-Âge, » va encore plus loin en affirmant que « l’ange a arraché les testicules de Jacob,  » car Jacob n’aura plus d’enfant après le combat avec l’ange.

On peut donc admettre au minimum que l’homme a frappé Jacob dans les coucougnettes. Ce geste peu sportif est d’autant plus surprenant que l’homme s’avéra être un ange. Pour en arriver à cette extrémité, il a dû se sentir menacé et avoir entendu au bar de l’escadrille l’aventure de ses collègues partis en mission à Sodome.
Dans un combat amical, l’ange ne se serait pas senti menacé : la lutte résultait donc d’une agression.

Avant de déterminer l'agresseur, une petite parenthèse s’impose pour montrer les graves erreurs auxquelles peut conduire une tentative d’exégèse par un non-savant.
Si Jacob n’a pas été touché à la hanche mais à l’entre-jambes, le “nerf de la cuisse” qui se rétrécit (which shrank, dans KJV Lexicon 32:32, emarcuit et obstipuerit dans la Vulgate) désignerait une autre partie de l’anatomie du héros. Le Gaffiot donne comme deuxième sens du latin nervus : « membre viril » ; l’origine peu connue du nerf de bœuf confirme5 que cette interprétation était couramment admise.
Une poursuite du raisonnement pourrait conduire à se demander dans quel état se trouvait le “nerf” de Jacob avant de se ratatiner. Il est clair que certains auteurs ont envisagé cette hypothèse, tel Cocteau qui, inversant les rôles de la mythologie grecque, transforme Jacob en « Léda mâle féroce, » ou Pierre Emmanuel encore pire écrivant que « L’Ange reçoit Jacob comme une femme reçoit l’homme. »
Ce genre de raisonnement spécieux conduirait à égaler le combat nocturne d’un patriarche biblique avec un ange sur les rives du Jabock aux joutes nocturnes d’un Pasolini avec un “angélique” ragazzo sur les bords du Tibre. L’absurdité de cette conclusion montre qu’il faut éviter ce type de raisonnement.

L'agresseur

L’expérience montre que Jacob n’est pas courageux : craignant la réaction d’Ésaü, il s’enfuit de chez lui après avoir trompé son père ; la peur d’une explication franche avec son beau-père l’incite à prendre la poudre d’escampette ; enfin, au lieu d’aller lui-même à la rencontre d’Ésaü, il reste prudemment à l’arrière et envoie deux groupes de serviteurs au devant de son frère. Un tel peureux ne peut pas être l’agresseur. La conclusion est claire : l’ange agressa Jacob.

Iconographie

Une abondante iconographie a représenté Jacob repoussant l’assaut de cet agresseur « au visage diabolique de démon nocturne. »

• Le premier dessin6 (Van Dyck) montre un Jacob amical, la main quasiment caressante, alors que le visage de l’agresseur (dont les attributs virils ne sont guère apparents) semble manifester une certaine aversion.

La position remarquable des lutteurs n’aura pas échappé à la perspicacité des judokas : l’Ange tente de toute évidence un hane goshi – en français “hanche ailée”, expression laissant peu de doute sur son origine –, tandis que Jacob essaie gentiment d’allonger son adversaire dans l’herbe par un habile uchi mata gaeshi.

• Dans les illustrations suivantes, Jacob a réalisé qu’il s’agissait d’un vrai combat ; ayant retenu les leçons de sa maman, il a pris soin de quitter ses vêtements pour ne pas les froisser. Face à l’ange empêtré dans sa robe, il profite de sa liberté de mouvement pour repousser son agresseur tout en progressant entre les lignes ennemies (à g. Paul Baudry, 1852 ; au c. Léon Bonnat, 1876) au point de menacer dangereusement les arrières de l’ange (à dr. Fragonard, 1732).

• La série suivante montre, de gauche à droite, une technique inédite pour épuiser l’adversaire (Chagall, 1963) ; puis une ruse habile de Jacob simulant l’abandon et soulevant avec grâce sa jambe droite quand l’agresseur s’apprête à porter une estocade (Jacob Epstein, 1941) ; l’image de droite (Chapelle palatine, Palerme, XIIe s.) montre le moment fatidique où l’ange, troublé par l’endurcissement de Jacob, essaie d’atteindre son nerf pour l’ébranler.

L’histoire se complique avec le dénouement : à l’issue de ce corps-à-corps torride, l’homme demande à Jacob, dont le nerf est maintenant rétréci, de le laisser partir. Le patriarche ne sait toujours pas qui est cet homme ; il ne peut donc pas lui demander de le “bénir” ; le verbe hébreu signifie aussi remercier ou féliciter. Qu’a fait Jacob à cet homme pour être remercié ? Il est rare qu’une victime demande à son agresseur de le bénir ou de le remercier ; cette histoire montre que les coutumes étaient fort différentes en ces temps bibliques.

Alors, heureux ?

Les artistes ont immortalisé ce grand moment où, toute trace de souffrance ayant disparu, Jacob serre virilement son mâle adversaire dans ses bras : à g. : Iacopo Bellini, XVe s. ; au c. : Rembrandt, 1659 ; à dr. : Chagall, 1967.

L’Ange demande à partir car il commence à faire jour : d’après Rashi (déduisant de Hullin 91b et de Bereshit Rabbah 78:2), c’est quand les aubes se lèvent que les anges « doivent chanter des louanges au Seigneur. »
Après la séparation, Jacob part tranquillement rejoindre sa famille.

De nos jours, un homme rentrant chez lui au petit matin après avoir découché aurait du mal à convaincre son épouse qu’il a passé toute la nuit à lutter avec un ange au bois de Boulogne. Même s'il ajoute que c’était un combat spirituel complexe, il est fort peu probable qu’elle le croie.
Le combat de Jacob et l’Ange, raconté par un gardien de chèvres vivant il y a 3 000 ans, est considéré comme authentique, mystérieux, et riche d’enseignements par une multitude de sages qui ont écrit des milliers d’articles sur le sujet ; il faut donc s’en remettre à l’autorité de ces innombrables savants que leurs pairs ne corrigent que sur des points de détail, tout en déplorant que l’Éternel ne daigne plus nous égayer par des histoires aussi divertissantes.

L’homme bénit Jacob et le nomma Israël ; « Philon, Juif très-savant, nous dit que ce nom chaldéen signifie Voyant Dieu, et non pas Fort contre Dieu. »
L’illustre Philon se trompait. Curieusement, la Bible n° 2 donne deux versions.

Le patriarche Jacob s’éteignit en Égypte à l’âge de 147 ans. Après un deuil national de 70 jours, le cortège funèbre s’ébranla, la dépouille de Jacob portée sur les épaules des douze tribus jusqu’à Hébron. À la frontière de Canaan, 31 rois saluèrent sa dépouille.
« Toutes les personnes présentes à l’enterrement de Jacob se lamentaient, y compris les chevaux et les ânes, » indique un ouvrage qualifié par Wiki de texte fondamental étudié dans les meilleures écoles. Ésaü-la fripouille tenta d’empêcher l’inhumation, exigeant de voir le titre de propriété du Tombeau des Patriarches qui se trouvait chez un notaire en Égypte, alors qu’il avait été acheté aux Hittites.
Il faut souligner la remarquable efficacité de la technique égyptienne pour embaumer les défunts car, après 70 jours de deuil, 15 jours de transport, et 30 jours pour aller chercher le document, le cadavre restait intact après 4 mois à une température supérieure à 30°.

Un sourd-muet coupa la tête d’Ésaü, qui se trouva donc enterré aux côtés de son frère dans le célèbre tombeau pieusement gardé par la très-croyante colonie israélienne de Kiryat Arba, dont le chef spirituel est le pieux rabbi Dov Lior. Cette ville mortifère se flatte d’abriter, à proximité du parc dédié au pacifique Meir Kahane, le tombeau du très pieux Baruch Goldstein qui commémora un massacre de descendants d’Isaac par un massacre de descendants d’Ismaël. Cette omniprésente piété justifie quelques exactions bien timides en comparaison des tueries organisées par Yahweh-Allah dans le seul but d’être adoré.

36.8 Ésaü s’établit dans la montagne de Séir. Ésaü, c’est Édom.

Celui qui pardonna l’escroquerie de son frère et n’imaginait pas que la fraternité puisse s’acheter, le gentil et honnête Esaü, sera haï par Dieu. Il fondera Édom, « pays des méchants, peuple contre lequel l’Éternel est irrité pour toujours, » ce qui doit obliger l’Église à quelques contorsions pour approuver le Texte sacré puisque « Rome et tout le monde chrétien sont considérés comme héritiers du titre d’“Edom” et donc comme les enfants d’Esaü.  »
Le Saint Coran ne le mentionne pas une seule fois.

Un détail amusant pour terminer : c’est à Séir, donc chez Ésaü, que naîtra quelques siècles plus tard un certain Yahweh, dieu de profession et romancier à ses heures perdues :
« L’Éternel est venu du Sinaï, Il s’est levé sur eux de Séir » [DEU 33:2 ]
« Ô Éternel ! quand tu sortis de Séir, Quand tu t’avanças des champs d’Édom... » [JUG 5:4-5]

À la demande de son employeur, les Éditions Jérémie-Helqiah (société rachetée plus tard par monsieur Esdras), Yahweh des Shasus7 8 quittera cette région pour rejoindre9 dans le Nord son collègue cananéen El Elyon avec lequel il écrira un recueil d’histoires drôles – mais édifiantes – appelé à devenir un énorme succès de librairie.

Notes

1. DAVIES, Philip R., In Search of Ancient Israel : A Study in Biblical Origins, p. 25 (lire aussi la note 7).

2. Midrash R. Bereshit, II, 3, p. 16-17

3. RONDET, Laurent-Étienne, Dictionnaire historique et critique, dogmatique et moral de la Sainte Bible, 1784.

4. BENSOUSSAN, Albert, Le combat de Jacob au Yabok.

5. CHEVILLOT, Jean-Pierre, Le désir bouc émissaire, p. 117-120.

6. Emprunté au blog de Thierry Doukhan.

9. SMITH, Mark S., God in Translation, p. 96 sq.

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.55/5   (22 votes)




Réagissez à l'article

28 réactions à cet article    


  • Txotxock Txotxock 4 octobre 2013 13:33

    Zzzzzz, zzzzz, zzz...


    • Alpo47 Alpo47 4 octobre 2013 13:44

      Les fables font rêver les hommes, elles embellissent leur quotidien. D’autant que l’on ne demande généralement pas d’analyser logiquement, juste d’accepter et de croire sans réserve.
      Et ceux ci vont se battre, voler , massacrer au nom des ces fables. Quelle dérision !

      Mais n’est ce pas ce qui se passe encore actuellement, notamment avec les « histoires » que nous racontent nos politiques ?


      • non667 4 octobre 2013 15:45

        on peut discuter à l’infini du sexe des anges ,croire ou ne pas croire aux dieux ,aux textes .
        mais concrètement et utilement on ne peut nier l’existence des religions et de leurs effets au long des siècles sur les hommes (guerres,monuments ,gymnastique de l’esprit )
        2013 conflit ouvert judéo-musulman ,israëlo-palestinien
        rappel synthèse résumé des 3 religions du livre d’un point de vue politique : 

        (réaction à sauvegarder car elle va être sensurée dans quelques minutes )

        - 4000 ans

         le fondement du judaïsme démarre au CHAPITRE XVII de la genèse  qui établi une relation EXCLUSIVE  entre dieu et LA DESCENDANCE  d’ABRAHAM (l’épisode d’ismaël est révélateur à ce sujet )
        c’est donc une religion singulière :ethnique (raciale au sens le plus étroit du terme !) mais aussi une « race » droit du sang (descendance physique d’ abraham ) (par la mère pour être plus sûr ) mais aussi une politique communautaire .
        que les chrétiens et les musulmans,prône l’universalisme, (la conversion ) , contestent l’exclusivité (élection :peuple élu par dieu !) ne change rien au fait que pour les juifs ce soit ça ! s’ils là niaient/transgressaient (mariage mixte ) ils s’exclueraient de facto de l’alliance fondamentale ORIGINELLE ET ÉTERNELLE .

        dieu leur à promit d’en faire un peuple supérieur ,un peuple de rois !

        -pour ce faire il ne faut pas rester entre juifs car forcément il y aurait des juifs rois et des frères esclaves d’où la DIASPORA (dictée par dieu : 400ans d’exil ! ) (et actuellement quelques bombes atomiques suffiraient pour résoudre définitivement l’éternel problème juif ! )

         bien que le judaïsme soit une déclaration de guerre au reste du monde (goïm )il ne s’agit pas non plus pour eux de conquérir les autres peuples par la force à 1 contre 1000 on ne peut s’imposer durablement ! (des siècles )

         la solution est donc de s’introduire dans les autres peuples ,d’y vivre caché comme des COUCOUS , comme des espions ....... comme des c...., leurs intérêts communautaires passant avant .celui des pays d’accueil même si celui -ci doit en mourir , ils sont toujours prêt à le quitter (or ,diamant.... ,relais ) !

        -le sionisme : nécessité pour les juifs d’avoir une terre
         1° - base de repli en cas de « shoa » et en cas de poursuites judiciaires,fiscale ..etc..
         2°- base de .état -major de la politique mondiale juive .
         - rappel religieux de la solidarité ( alya ) communautaire qui aurait tendance à s’estomper/se dissoudre avec la paix et la tolérance dans le monde , d’ou rappel appuyé a la shoa , au rn +lhlpsdnh (un petit coup de 9-11 ,un petit coup de carpentras , un petit coup de faux attentats , déformation de propos,/la moindre critique pour les rendre " antisémites« »négationnistes «   »exterminationnisme " ( almaïnejad ) ....etc ..
         

        mais voilà tant va la cruche à l’eau qu’a la fin elle se casse , et à force de trop en faire (palestine ) et avec la crise , le complot QUADRI- MILLÉNAIRE INTRINSÈQUE au judaïsme risque d’être découvert , surtout qu’avec internet la chape de plomb installée par les merdias à leur ordres va se fissurer . et la riposte revenir . !

        il serait temps pour eux de s’intégrer dans l’universalisme !

        - -2000 ans christianisme en bref :
        jésus savant juif séparait dieu du politique  « rendons à césar..... » et s’opposait a la vision matérialiste mercantile /terre à terre/militaire et ethnique du judaïsme donc à son fondement .il le savait pertinemment et donc savait ce qui l’attendait : « la crucifixion » ...la suite est connu ...

         -1300 ans :la naissance de l’islam est due au même phénomène de refus d’admettre dans le judaïsme d’autres ethnies . mahomet mystique berger vivant près d’une communauté juive voulu en faire parti . son rejet le poussa « au coran » copie du judaïsme .
        tout est implicite /dit dans la genèse ch XVII
        aujourd’hui le combat souterrain (complot ) peuple élu contre le reste du monde continue d’où ...... .9-11,irak ,etc ..,......iran ....

        ..............

         


        • philouie 4 octobre 2013 15:57


          2013 conflit ouvert judéo-musulman

          Pardon ?

          le conflit est d’abord judéo-chrétien, ne l’oubliez pas. Votre antisémitisme n’a rien d’Islamique.

          Et ensuite il est promu par des intérêts économiques.

          la question de religion n’a rien à voir la-dedans. il n’y a que la propagande maçonnique pour le faire croire.
          ce qui compte, c’est de savoir s’il y aura de la gazoline pour faire marcher vos voiture.

          mais ça, vous ne voyez pas.

          vous préférez demeurer aveugle, accuser l’autre et surtout ne pas vous remettre en cause.

          c’est l’occident le responsable de la crise au proche orient.

          l’occident chrétien, c’est à dire l’occident athée.


          • non667 4 octobre 2013 16:26

            à philouie
            trollez ,trollez ! à force de trop en faire (palestine ) personne ne vous croie plus ,le masque tombe , le fn monte !
             smiley smiley smiley


            • philouie 4 octobre 2013 17:35

              mais qui en fait trop ?

              qui ramène le sujet sur la table ?

              qui accuse les juifs ?

              qui accuse les arabes ?

              le conflit c’est pas vous ????


            • Emile Mourey Emile Mourey 4 octobre 2013 19:33

              @ Alex

              Vous connaissez vos textes mais, de mon point de vue, vos interprétations sont erronées. Pour moi, vous passez complètement à côté de la réalité de l’Histoire. Évidemment, ce n’est qu’une opinion personnelle et si vous avez un auditoire, tant mieux pour vous.

              • Alex Alex 4 octobre 2013 20:31

                @ Emile Mourey

                Vous vous méprenez certainement : je ne parle pas de religion, mais de mythologie.


              • MuslimADieu MuslimADieu 4 octobre 2013 19:42

                encore bravo cher Alex.

                je sais pas vraiment si j’ai le droit d’ajouter mon grain de sel.



                • MuslimADieu MuslimADieu 5 octobre 2013 12:01

                  Après réflexion, je vais me contenter, d’apporter quelques remarques « coraniques », pour la « science de la mythologie ».

                  Je n’affirme rien. J’apporte quelques éléments pour faire avancer le « schmilblick ».
                  L’auteur, malgré une certaine ironie vis à vis de Dieu que je regrette un peu mais que je comprends au vu des énormités qu’il souligne, a été, à mon sens, rigoureux et honnête.

                  Le coran ne dit jamais que Israël=Jacob (mythologie islamique toutefois héritée de la mythologie judéo-chrétienne« )..
                  Esau, comme le dit l’auteur, n’existe pas dans le coran et Jacob était déjà annoncé à Abraham comme prophète. Jacob n’a jamais eu à piquer la prophétie.
                  Israel n’est jamais désigné comme prophète par le coran. En faite, le verset 3-93 le désigne plutôt comme affabulateur religieux et faux prophète qui »invente« un paquet d’interdits alimentaires.
                  Il semble que Israël, l’homme, ait vécu à l’époque de Noé. Le verset 17-3 présente les fils d’Israël comme étant la descendance de celui (ou ceux ?) qui étaient sur l’arche.

                  Certains »coranistes extrémistes« pensent que les généalogies ont été totalement bidouillées dans la bible par les fils d’Israël pour faire d’Israël un prophète et de ses fils les élus de Dieu.
                  D’autres vont jusqu’à contester le fait que Isaac soit le frère d’Ismaël. En effet le coran garde une certaine ombre sur le sujet et la thèse qu’Ismaël soit le père D’Isaac est tout a fait défendable coraniquement. Le coran ne parle jamais d’Hagar, d’un éventuel abandon d’Ismaël dans le sahara. La »séparation« des lignées jacob/juifs, Ismaël/Arabes, et Esau/occidentaux serait ainsi pur bidouillage généalogique par les »prêtres« fils d’Israël.

                  Concernant l’histoire du mouton d’Abraham. Il est inexistant dans le coran. Le coran parle de Dieu qui »rançonnes« Abraham en lui évitant une immense boucherie. Abraham se serait fait avoir par une interprétation »inspirée« par le diable d’un rêve. Cette thèse s’appuie sur le verset 6-137 qui affirme que c’est le »Diable« qui fait faire ce genre de conneries au nom de Dieu.

                  Je dédie ce commentaire à 667 qui affirme que le coran est pompé sur le judaïsme par jalousie vis à vis du peuple élu. Le coran se présente comme une version »scellée« de la parole divine et prétend résoudre la plupart des différents qui opposent les fils d’Israël (27-76). Le coran confirme plusieurs faits »bibliques" mais prend nettement ses distances vis à vis d’autres affirmations.

                • Jonas 4 octobre 2013 20:01

                  Cher Alex.


                  Je ne comprends le but de votre texte. Que voulez-vous prouver ?

                   Premièrement pour lire la Bible il y quatre degrés , vous avez opté pour le premier degré littéral. Secondement la Bible n’a pas été écrite par des historiens ni des savants ni des intellectuels, mais par des simples hommes , des hommes de foi. et qui dit foi dit confiance dans la croyance de leur temps.

                  Ceux qui ont écrit la Bible ne se sont pas abstenus de décrire la vie de leurs contemporains sans rien enjoliver. iIs ont montré les hommes tels qu’ils sont dans leurs jalousies, leurs mensonges, leurs haines ,leurs grandeurs et leurs petitesses. Ils n’ont pas représenté les hommes comme des saints ni des hommes parfaits. 

                  Eux savaient bien avant nous que la perfection dans ce monde n’existe pas.

                  Savez-vous que le roi David , grand roi d’Israël et d’ou est issu le Christ selon la chair a été dans son enfance un petit malfrat et plus tard devenu roi a envoyé un de ses généraux combattre pour lui piquer sa femme ? La Bible en parle comme elle parle de beaucoup de choses.

                  Lorsque les commandement disent :

                  -Tu ne tueras point.
                  -Tu ne commettras pas d’adultère
                  - Tu ne volera pas.
                  -Tu ne déposeras point de faux témoignage contre ton prochain etc.

                  Est-ce que ces commandements sont encore valables aujourd’hui ? Bien sûr que oui.
                  Donc la Bible parle des hommes comme ils sont et non comme des êtres exceptionnels.

                  A vous de tirer les leçons, parce que Dieu est fatigué par ce monde qui lui échappe.

                  En tout les cas j’aimerai pas être Dieu. Il ne doit pas avoir la vie facile la-haut avec toutes les plaintes des hommes ( genre humain).



                  • Alex Alex 4 octobre 2013 20:47

                    « pour lire la Bible il y a quatre degrés »

                    Je sais : j’en ai parlé ici Principe fondamental de lecture du Livre). C’est très pratique...

                    « la Bible n’a pas été écrite par des historiens ni des savants ni des intellectuels, mais par des simples hommes. »

                    Faux pour la partie dont je parle : elle a été dictée par yahweh himself.

                    « Est-ce que ces commandements sont encore valables aujourd’hui ? »

                    Ils l’étaient avant la « bible » (voir mes 2 articles sur les lois).
                    J’ai beaucoup de mal à voir le rapport entre lois et religion : est-il indispensable d’être croyant pour avoir une conduite « morale » ?


                    • Jonas 5 octobre 2013 08:54

                      En quelle langue yahweh a dictée la Bible ? 


                      Ces hommes ont été choisis par lui, non en qualité de savants , d’intellectuels ( le terme n’existait pas encore , mais disant des hommes bons par leurs actes) mais de simples hommes afin qu’ils transmettent à leurs contemporains un message.

                      Si les commandements existaient avant la Bible. Pourquoi celle-ci est obligée de les préciser ? «  »Tu ne tueras point « Cela veut dire que l’on tuer .

                      Non, il n’est pas indispensable d’être croyant pour être » morale". Aujourd’hui.

                    • MuslimADieu MuslimADieu 5 octobre 2013 15:04

                      @alex

                      « J’ai beaucoup de mal à voir le rapport entre lois et religion : est-il indispensable d’être croyant pour avoir une conduite « morale » ? »

                      En voilà une question qui est intéressante.
                      D’un point de vue logique, toute morale « terrestre », c’est à dire non basée sur un système de récompense/punition dans l’au delà, peut être taxée de non rationnelle.
                      Je veux dire par là, qu’en théorie, si je suis sûr à 100% de ne pas être pris par la justice terrestre, j’ai intérêt à te tuer pour te voler ton téléphone portable. Ce serait un comportement athée rationnel avec un intérêt terrestre évident.
                      Le dilemme est encore plus « inquiétant » si je suis « politicien » et que l’enjeu, pour moi, est beaucoup plus intéressant financièrement qu’un simple téléphone portable.
                      Toute la difficulté de la société « athée », est de mettre en oeuvre une « morale » nécessaire collectivement mais totalement irrationnelle individuellement.

                      Ma réponse donc à ta question est : Oui mais c’est totalement irrationnel.

                    • alinea Alinea 4 octobre 2013 23:55

                      Il y a longtemps que je n’ai pas autant ri !!
                      En tout cas, je trouve l’ange très belle ! smiley
                      Merci


                      • Alex Alex 5 octobre 2013 14:53

                        @ Alinéa

                        Merci.
                        L’essentiel de l’article portait sur ce combat et son iconographie, ce qui a de toute évidence échappé à la majorité des commentateurs « exégètes ».


                      • cathy30 cathy30 5 octobre 2013 01:06

                        La maison d’Esaü, (et les ismaélites, les arabes, les moabites...) sont les musulmans d’aujourd’hui et non des occidentaux. Vous trouvez que nous habitons en Egypte ou en Palestine ?

                        Esaü était le préféré de son père. Esaü a vendu son droit d’ainesse à Jacob pour un plat de lentilles que Jacob (Israël) avait préparé. (Genèse 25:34 Ainsi Esaü méprisa le droit d’ainesse). Et il n’a jamais pu le récupérer, le mépris était fait. La guerre fut déclaré jusqu’à aujourd’hui.

                        La séparation des races (blanche, noir, jaune) se sont fait à la tour de Babel. Mais les descendants d’Abraham (sémite), sara (sémite), et Agar (chamite) sont restés en extrême Orient. A part les juifs pour la diaspora en 70 de notre ère.

                        Savez vous qu’au musée de Londres, il y a une fresque en céramique de l’époque babylonienne représentant les 3 races, blanche, noire, jaune, 3 hommes identiques mais de 3 couleurs différentes !


                        • philouie 5 octobre 2013 12:13

                          Dans l’épisode précédent, Elohim avait réalisé une première sélection parmi les fils d’Abraham en faisant d’Ismaël une grande nation mais en établissant son alliance avec le seul Isaac.


                          Sottise.
                          Dieu indifférent aux actes des hommes ne sauraient les discriminer.

                          Dieu propose son alliance à tout homme, conformément à sa nature. L’homme accepte ou refuse cette alliance, et c’est ce choix qui est discriminant.
                          Dans la lecture du sacrifice d’Isaac comme modèle éducatif, il faut bien comprendre que l’éducation est discriminatoire : il y a Isaac qui monte avec son père et il y a les deux adolescents qui restent avec l’âne.

                          Donner une éducation à un enfant vous en ferez un homme, refuser la et vous en ferez un souillon. c’est ça la vrai discrimination, elle a un nom et ce nom est « éduquer ».


                          • dom y loulou dom y loulou 5 octobre 2013 13:37



                            moi aussi j’aime bien les dessins animés

                            ...

                            les superhéros en pyjamas moulants aussi étaient fameux ;)





                            • harmonie1 5 octobre 2013 14:16

                              Des dizaines de religions existent et toutes se contredisent. Alors, pourquoi en croire une et pas l’autre ? 

                              « Dieu a créé l’homme et les petits hommes verts , Et ensuite, pour le remercier, l’homme inculte a créé Dieu »

                               


                              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 6 octobre 2013 13:13

                                Je me demande où vous allez chercher tout ça mais quoi qu’il en soit, bravo et merci.

                                C’était pour moi une plongée très intéressante dans la question que je croyais à tout jamais insensée, le sexe des anges.

                                J’avoue être incapable de faire un lien entre d’une part cette « ouverture » troublante sur le haut des cuisses de Jacob (et ce qui a pu se passer avec l’Ange) et d’autre part des questions d’ordre eschatologique mais c’est probablement parce que je ne me suis pas vraiment donné par la peine de creuser.


                                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 6 octobre 2013 18:53

                                  Etrange coïncidence, je me rends compte que le second article que j’ai commenté aujourd’hui parlait lui aussi du « haut des cuisses »... mais dans un tout autre registre !

                                  http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-thigh-gap-ou-la-nouvelle-141707


                                • LEELOO Shawford42 6 octobre 2013 18:58

                                  Ben vaudrait mieux, sinon tu vas encore tomber de vélo ?buddy ?


                                • Alex Alex 6 octobre 2013 21:14

                                  @ LL Salvador

                                  Le « haut des cuisses »... mais dans un tout autre registre !

                                  Qu’en savez-vous ? Vous connaissez donc le sexe des anges ?


                                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 octobre 2013 12:43

                                  Euh, non, je n’ai pas cette prétention.
                                  Qu’est-ce qui vous fait penser cela ?
                                  Le registre évoqué est « autre » car non lié au sexe, aux anges, à la Bible et je ne sais quoi d’autre mais à l’anorexie et la fixation actuelle que feraient certaines jeunes filles sur le « tight gap » (voir l’article pour le détail).

                                  Mon précédent post vous aurait-il irrité pour quelque raison qui m’échappe ?


                                • LEELOO Shawford42 7 octobre 2013 12:45

                                  Ah ça, y’en a très peu qui connaissent le vrai sexe de l’ange.




                                • Alex Alex 7 octobre 2013 12:50

                                  @ LL Salvador

                                  « Mon précédent post vous aurait-il irrité pour quelque raison qui m’échappe ? »

                                  Pas du tout : je plaisantais.


                                • Alex Alex 18 avril 2014 21:02

                                  Correction
                                  En relisant tardivement le texte, j’y relève cette erreur : le troupeau de Jacob ne comptait pas « 2 207 100 millions de têtes de bétail », mais seulement 2 millions et 207 100.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès