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Jean-Pierre Denis, un faux départ à 1 million d’euros

Plus d’un million d’euros. Voilà le cadeau de «  départ  » d’Arkéa à Jean-Pierre Denis. Payé par qui  ? Les sociétaires bien sûr  !

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Il fait bon démissionner au Crédit Mutuel Arkéa. Après Ronan Le Moal qui a mis les voiles, en 2020, avec un joli pactole de 5 millions d’euros, voici que Jean-Pierre Denis quitte la présidence du Crédit Mutuel Arkéa avec une indemnité s’élevant à plus d’un million d’euros. Voilà comment la banque bretonne — et plus particulièrement ses sociétaires — a offert plus de 6 millions d’euros à sa direction démissionnaire.

Et pour ceux qui se demandent pourquoi Jean-Pierre Denis empoche moins d’argent que son ancien directeur général, ce n’est pas en raison d’un sursaut de conscience. L’homme joue sur le long-terme, en conservant plusieurs mandats et les rémunérations qui vont avec : président de Château Calon Ségur (acquis par ses soins en 2012 via Suravenir), président du «  comité de surveillance des terroirs  » de Suravenir, et, comme si cela ne suffisait pas, Jean-Pierre Denis reste administrateur de sa Caisse locale du Crédit Mutuel de Bretagne dans le Finistère-Sud  !

C’est bien simple, même s’il n’est plus président d’Arkéa, l’homme est tellement présent au sein des filiales de la banque que son successeur, Julien Carmona, «  ne s’interdit pas de solliciter Jean-Pierre Denis  ». Mais le nouveau président tient tout de même à préciser que «  cela ne correspond pas à un mandat ou une responsabilité opérationnelle  » et qu’il reste le «  seul dirigeant à la manœuvre à la direction d’Arkéa, y compris dans la réactivation du dossier fédéral  ». Les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

Quoi qu’il en soit, le début de mandat de Julien Carmona interroge. L’homme semble en effet ne pas vouloir froisser son prédécesseur, mais sans pour autant se mettre des œillères.

Souvenez-vous, à l’époque Denis-Le Moal, Arkéa faisait la part belle aux Fintech, son directeur général voulant même faire du Crédit Mutuel Arkéa, «  l’Amazon de la banque  ». Trois ans plus tard, c’est le fiasco — un des nombreux à attribuer aux deux comparses.

À tel point que Julien Carmona vient de mandater la Deutsche Bank pour céder les deux start-up phares d’Arkéa — acquises en grande pompe par ses prédécesseurs, à savoir la cagnotte en ligne Leetchi et sa filiale de paiement Mangopay. La première accumule les pertes — qui se chiffrent aujourd’hui en millions d’euros — quand la seconde «  a fait l’objet d’un blâme et d’une amende de l’ACPR, l’autorité de contrôle du secteur, pour avoir failli à ses obligations de lutte anti-blanchiment  ».

Cette prise de position forte de Julien Carmona à l’encontre de la stratégie mise en place par l’ancienne direction laisserait ainsi penser que le nouveau président n’entend pas suivre aveuglément les pas de son prédécesseur. Une tendance qui, si elle se confirme, serait plus que bienvenue.


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1 réactions à cet article    


  • Abolab 17 juillet 17:51

    @bretonencolere,

    Arkea est un des investisseurs majeurs d’Eureden (anciennement Triskalia) probablement à l’origine de la crise sanitaire actuelle.

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BretonEnColère


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