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Accueil du site > Tribune Libre > Jésus, Christ : de Taisey/Cabillodunum à Jérusalem et de Jérusalem à (...)

Jésus, Christ : de Taisey/Cabillodunum à Jérusalem et de Jérusalem à Taisey. À M. le Préfet de Bourgogne...

À M. le Préfet de la Région Bourgogne, sous couvert de M. le Président du Grand Chalon, également destinataire, sous couvert de M. le Président de la commission d'enquête, également destinataire. 

Cette étude pour qu'elle figure au dossier de l'enquête publique portant sur le projet du plan local d'urbanisme intercommunal (PLU) du grand Chalon et du projet des PDA.

Tout d'abord, merci aux commentateurs d'Agoravox qui me soutiennent et qui ont compris que mes deux précédents articles n'étaient pas polémiques mais qu'ils n'étaient guidés que par la recherche de la vérité historique.

Concernant les textes musulmans, j'ai montré que leurs auteurs avaient donné la clef de lecture dans certains passages, notamment lors du siège de Médine, les femmes de Mahomet y étant présentées clairement comme des troupes militaires, à condition de bien traduire le texte.

Concernant les évangiles, j'ai choisi un passage de Matthieu en montrant que la crucifixion qui s'y trouve a bien été relatée par l'historien juif Flavius Josèphe ainsi que par l'épître aux Hébreux qui l'explique.

Concernant ma recherche, je préconisais de revoir la chronologie des textes dans un contexte juif prophétique, en montrant comment le "mouvement juif divinement inspiré" cherchait à donner un sens à l'Histoire, d'abord en le prophétisant, ensuite en demandant aux Juifs d'accomplir la dite prophétie ; la question fondamentale étant celle-ci : comment ce mouvement juif a-t-il "accompli" la venue du Jésus qu'il avait prophétisée ? 

Or, le phénomène s'explique encore mieux à partir de la diaspora juive, une diaspora dont j'ai expliqué l'arrivée en Gaule et qui y a laissé des traces irréfutables, en Auvergne et en Saône-et-Loire. Hélas ! je me trouve confronté à une technostructure archéologique, pour ne pas dire "une mafia", qui a réussi à imposer, à partir du mont Beuvray, faux site de Bibracte, vraie Gorgobina, l'idée d'une Gaule en bois qui n'aurait connu l'usage de la construction en pierre qu'à l'arrivée des Romains, l'absolu contraire de tout ce que j'écris en partant de la tour de Taisey, l'antique Cabilloduum.

Reprenons la chronologie des événements en partant de Chalon-sur-Saône, Cabillodunum, Taisey.

Vers le X ème siècle avant J.C. : premières voies de l'étain ouvertes en Gaule par les Phéniciens/Cananéens, depuis une Chypre nommée Alisiia. Première station "Alésia" à l'extrémité du couloir Rhône/Saône, cuvette de Chalon-sur-Saône, forteresse sur la butte de Taisey dont il ne reste que la tour avant principale. Façade et ouvertures en direction de Jérusalem. Tour de Dieu. Base au sol évoquant le contour du petit charriot. En arrière, oppidum au contour du grand charriot. Métropole religieuse de la Celtique pour Diodore de Sicile. Ville de la cité des Éduens pour Strabon.

 

965 avant J.C.  : construction du temple de Salomon sur le mont Sion de Jérusalem. Haute tour faisant porche. La maison de Dieu lui est accolée.

Vers le IX ème siècle avant J.C. : temple de Bibracte à Mont-Saint-Vincent. Soeur du temple de Salomon. Porche faisant corps avec le bâtiment. Tour clocher au-dessus de la croisée du transept faisant tour de guet. Temple d'Apollon pour le rhéteur Eumène.

Vers l'an 80 avant J.C. 8000 Esséniens immigrent en Gaule après la crucifixion de 800 de leurs compatriotes. 4000 à Bibracte/Mt-St-Vincent (?). Fresques judaïques de Gourdon, au pied de Bibracte/Mont-Saint-Vincent. Espérance de la naissance d'un messie, fils de Joseph (les prêtres descendants du Joseph d'Égypte) et de Marie (la colonie juive essénienne installée à Gourdon). Le messie Cléopas se fera reconnaître par le signe de l'offrande du prépuce et du clitoris.

Pour rappeler l'antique origine cananéenne du lieu, la nouvelle colonie juive a représenté, dans ces fresques, la fenêtre à meneau de la tour de Taisey. On y voit, dans le très lointain, les deux collines de Jérusalem. Les fenêtres représentées correspondent, en réalité, à trois niveaux de la tour. La pièce décorée de tissus somptueux est celle de la haute fenêtre, au-dessous de la pièce à la fenêtre à meneau. C'est le Saint des Saints, où devait trôner une Vierge à l'enfant. L'embrasure a conservé la trace du faux appareillage de pierres de taille.

Retour à Jérusalem.

Vers l'an - 4 : naissance prophétisée à Nazareth du messie Jésus dans le livre de Jacques.

Vers l'an + 30 : arrivée de Jésus dans l'évangile de Jean. La colonie juive de Bibracte/Gourdon, Marie, mère du Cléopas de la fresque de Gourdon - soeur de la Marie galiléenne, est invitée au pied de la croix (Jn 19, 25). C'est un appel au ralliement lancé à la diaspora gauloise de Bibracte et une récupération du mouvement "Cléopas".

Vers l'an 34. L'évangile de Marc confirme l'appel au ralliement. Marie est au pied de la croix. Elle est mère de Jacob (Israël) mais aussi de Joset - du Joseph de la fresque de Gourdon. Les femmes regardent de loin (Mc 15, 40).

Vers l'an 38. Sur le chemin d'Emmaüs, l'évangile de Luc invite Cléophas - le Cléopas de Gourdon - à reconnaître le Christ Jésus qui est descendu dans les évangiles précédents. Ce Christ Jésus fait le signe essénien de la fraction du pain, et aussitôt, Cléopas, qui se rappelle ses textes de Qumrân, reconnaît le signe (Lc 24, 18).

Vers l'an 38. Invité par le centenier Corneille, Simon Pierre se rend à Césarée. Il y fait un long exposé, depuis le début, Jésus parlant par sa bouche (Act 10, 1-48). Un centenier, c'est un officier qui commande cent hommes, cent hommes originaires de Cabillodunum, du plateau des Alouettes de Taisey ? Une centurie chalonnaise à Césarée ! Au lieu de Corneille, il faut lire "Alouette", le nom de la légion gauloise. Ces Gaulois parlent une langue rude que Simon ne comprend pas. Nous avons pourtant là la curieuse rencontre entre les Juifs Simon de Palestine et les Juifs Simon de la diaspora éduenne... deux idées de Christ mais une tentative de conciliation : « Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui, comme nous, ont reçu l’esprit saint ? »

An 107 ou 108. Wikipédia : Siméon fils de Clopas (Συμεὼν ὁ τοῦ Κλωπᾶ), Shiméon ou Simon, parfois orthographié Siméon fils de Cleopas (mort crucifié en 107/108 ) fut le deuxième ou troisième chef de l'Église de Jérusalem après la chute de Jérusalem, d'environ 73 jusqu'à sa mort. Le précédent dirigeant connu du mouvement est Jacques le ...Hégésippe situe le « martyre » de Siméon sous l'empereur romain Trajan, lors de l'année consulaire d'Atticus et à l'époque du « soulèvement des populations » « dans certaines villes ». Il en fournit deux récits qu'Eusèbe de Césarée nous a transmis. Dénoncé comme « Davidique » et Chrétien par des « hérétiques » anonymes, arrêté et torturé, il serait mort crucifié à l'âge de cent vingt ans.

Problème ? Après le Simon essénien de l'évangile de Mathieu, de Gamala, crucifié en 48, le chef de l'Église de Jérusalem qui a succédé à Jacques est-il le chef d'une Église croyant en un christ Jésus ou en un Christ Cléopas ? En un Christ venu ou en un Christ à venir ?

Retour à Chalon, Cabillodunum, Taisey.

En 177  : Actes de saint Marcel (Acta sanctorum, september, tome II, pages 197 à 200). La forteresse de Taisey est désignée sous le nom d’Argentomagus, sanctuaire d’Ammon, ainsi que par la Notitia dignitatum en tant que fabrique d'armement (Oxford, Badleian Library).

En 259 : Projet de la construction du temple, actuelle cathédrale de Chalon. Empereur Salonin. À droite, tour de Taisey réduite en hauteur mais embellie. En bas, à droite, colonne tronquée qui portait un Jupiter tout en verre. La haute porte du temple est déportée sur la droite pour être visible. Oculus au fronton. Dans le lointain, murailles de Jérusalem. Plaque de cheminée dans un fer inconnu qui ne rouille pas.

 260 : Cathédrale de Chalon, le plus beau temple de l'univers, temple d'Apollon selon le rhéteur Eumène, troisième temple des Juifs après celui de Salomon et celui d'Hérode. Dans le chapiteau du choeur, le messie essénien fait le signe de l'offrande du pain par lequel il se fera reconnaître. Bas-relief sculpté dans le temple de Bibracte de Mont-Saint-Vincent. Devant une tenture semée de la lettre juive sacrée, le Tau, le Christ espéré, christ juif essénien du ciel non enore venu, est au centre du repas mystique. À sa droite, du côté de Judas, une abondante nourriture ; à sa gauche nourriture pauvre d'arrêtes de poissons du côté des évangiles. On devine que la colonisation juive s'est étendue depuis Gourdon jusqu'à la ville de Chalon des bords de Saône.

IV ème siècle, avant la reconquête de la Gaule par les tétrarques romains. Tympan essénien de Sainte-Foy-de-Combes. Croix des 800 esséniens crucifiés apparaissant dans le ciel. Inscription "ENS REX IUDEORUM", L' ÉTANT, ROI DES JUFS... roi juge... Au-dessus de sa tête : ce signe de la croix apparaîtra dans le ciel quand... À gauche, inscription SANCTORUM CETUS... l'assemblée des Saints des textes de Qumrân.

 IV ème siécle, après la reconquête de la Gaule par les tétrarques romains. Tympan de la cathédrale d'Autun. Constance Chlore, César, trône dans la mandorle. Les chapiteaux annoncent le nouveau sauveur en la personne du jeune et futur empereur Constantin. Église de Saulieu. Empereur Magnence, nouveau sauveur. Basilique de Vézelay : nouveau sauveur, l'empereur Julien arrive sur les nuées. 

V ème siècle : église Notre-Dame du Port. Protévangile de Jacques. Marie (Gergovie) accepte que le Seigneur descende dans son sein. Elisabeth, Zacharie, l'ange annonciateur. Pas d'évocation des évangiles. Dans le tympan, statue de Vierge assise à l'enfant de Mozac. Église d'Issoire. Évangile de Jean : Christ, pieds nus, portant sa croix. Soldats sommeillant près du tombeau ouvert.

1595 : Les représentants du roy Henri IV et ceux de la ligue signent dans le Chasteau de Thaisey une trêve qui met fin aux guerres de religion par tout le royaume (cf. L’illustre Orbandale et archives de la Côte-d’Or).

Moyen âge : documents des archives de la Côte d’Or. Chastelet sur une motte, prisons, chambres de passage, plan d’eau en retrait, etc…

Fin XVIIème, début XVIII ème : construction d'un rare château versaillais.

Retour à Jérusalem

Plaque en ivoire sculptée évoquant la prise de Jérusalem par Titus. Coin gauche haut. Un Jésus apparaît dans le ciel. École de Chalon. Légionnaires et armement caractéristiques. IIIème siècle. Cette merveille faisait très probablement partie du butin remis à Attila pour qu'il ne pille pas la ville. Musée national de Bavière à Munich.

Emile Mourey, propriétaire du château de Taisey, 16 mars 2018. http://www.bibracte.com/

 Photos E. Mourey et Wikipédia. 

 


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18 réactions à cet article    


  • Emile Mourey Emile Mourey 17 mars 11:14

    Sous l’image évoquant la nativité, au lieu de Jésus, il faut lire : Maria montrant une espérance de messie.


    • Antenor Antenor 17 mars 11:57

      @ Emile

      Au Vème siècle, cela faisait un bout de temps que le conseil suprême essénien n’existait plus. Comment donner du sens au Protévangile de Jacques sans l’accompagner des Evangiles dans ce contexte ? D’où était censé sortir le messie et par qui serait-il légitimé ? Et surtout en quoi ces histoires juives intéressaient-elle la population arverne qui avait ses propres dieux qui ont simplement été remplacés par les saints chrétiens ?

      Remarque accessoire : la différence de traitement du Grand Prêtre Jésus/Jason, frère de Onias, par Flavius Josèphe et l’auteur du Second Livre des Macchabées est vraiment frappante. Si c’est Flavius Josèphe qui est dans le vrai et que l’auteur des Macchabées a déformé la réalité au profit des Hasmonéens alors le Maître de Justice de Qumran pourrait bien être ce Jésus/Jason. Ce qui expliquerait pourquoi le messie des Evangiles s’appelle Jésus et non Simon ou Onias.


      • Emile Mourey Emile Mourey 17 mars 17:36

        @Antenor

        Je ne comprends pas bien vos interrogations. Pour le père Gallez, le conseil essénien a, en effet, disparu, mais pour moi, il n’y a pas de de disparition essénienne puisque cette pensée se prolonge dans le christianisme.

        Bien sûr, il y a Mercure, Teutatès, mais il y a aussi des chapiteaux qui sont cananéens et bibliques ; C’est comme ça, on ne peut que l’accepter.

        Quant à Onias, Jason etc ;; ;, je ne les vois pas intervenir dans le processus et la confrontation Cléopas/Jésus.


      • Antenor Antenor 18 mars 14:12

        @ Emile

        Chez les Chrétiens, le messie est déjà venu. Le Protévangile de Jacques raconte sa naissance à l’époque d’Hérode. Je ne comprends pas pourquoi vous n’appliquez pas la même grille de lecture à Notre-Dame-du-Port et à l’autel de Pergame par exemple. A Pergame, les Grecs ont utilisé le combat mythique des Dieux olympiens contre les Géants pour représenter leur guerre contemporaine contre les Gaulois.

        A mon sens, c’est une idée similaire qui a dirigé la construction de Notre-Dame-du-Port. Cette église a sans doute été construite à une période compliquée pour l’Auvergne, un peu comme la Judée à l’époque d’Hérode et ses constructeurs se sont identifiés aux familles de Marie et Elizabeth. Mais cela ne veut pas dire qu’ils s’imaginaient qu’un nouveau messie allait apparaître. Simplement qu’ils allaient suivre l’exemple des Anciens. Pas plus que les Grecs ne se prenaient pour des Dieux, les Arvernes ne se prenaient pour des Messies en puissance.

        J’ai attiré votre attention sur le grand-prêtre Jésus/Jason parce que justement la piste d’Onias et de sa descendance semble être une impasse. La construction du temple d’Onias en Egypte n’est guère compatible avec ce qu’on sait du Maître de Justice. Leur père, le grand-prêtre Simon n’ayant jamais été exilé, il ne reste que ce Jésus/Jason à condition que la version de Flavius Josèphe soit la bonne. Je me demande même si « l’homme du mensonge » des rouleaux de Qumran ne désignerait pas l’auteur du Second Livre des Macchabées. Qui sait si après Sparte, ce Jésus/Jason n’est pas allé se réfugier jusqu’en Gaule à l’abri des intrigues judéo-grecques ?


      • Emile Mourey Emile Mourey 18 mars 18:49

        @Antenor

        il y a presqu’un siècle entre les histoires de Jason, de Ménélas et l’immigration des 8000 Esséniens en Gaule. Je ne vois pas le lien. Certes, Judas Maccabée semble, peut-être, avoir été prophétisé comme un premier messie par les textes de Qumrân si mes souvenirs sont bons. Certes, Jason se présentait-il comme un nouveau Josué, mais pas comme un jésus. Ménélas est le prêtre impie. Il s’agit une tentative d’hellénisation qui a été condamnée par les Juifs et oubliée.

        Quant à la statuaire de Pergame du IIème siècle avant J.C, remarquez que si le bras de l’un des personnages est une salamandre, ce qui désigne un guerrier arverne de Gergovie, on retrouve ce même bras en salamandre dans le tympan d’Autun, mais comme signe de péché. J’en tire la seule conclusion d’une évolution et d’un essénisme pré-chrétien qui s’impose dans Notre-Dame du Port en y supplantant les anciennes croyances aux dieux celtes et romains.

        Pour en revenir à mon article, je crois que c’est la première fois que je montre la photo de l’embrasure intérieure de la haute fenêtre de la tour de Taisey. On y voit la trace de l’appareillage de pierres de taille tel qu’il est représenté dans la fresque de Gourdon. Cela interpelle. J’ai même écrit que cela pouvait être, vu la décoration de la pièce, comme le Saint des Saints, le sanctuaire de Dieu. Qu’en pensez-vous ?

      • Antenor Antenor 19 mars 13:44

        @ Emile

        Pour moi la fresque de « la pièce à la fenêtre ouverte sur Jérusalem » représente l’intérieur de la synagogue d’Emmaüs comme l’artiste se l’imaginait. C’est pour cela qu’elle se trouve à côté de la fresque de Cléophas. Si vous percez une vraie fenêtre dans le mur sud de l’église où elle a été peinte, vous verrez Mont-Saint-Vincent à la place de Jérusalem.

        Le commanditaire de l’œuvre a voulu faire un parallèle entre Jérusalem - Emmaüs et Mont-Saint-Vincent - Gourdon. On retrouve ce parallèle dans les trois « Maries » (Mary, Marigny et Marizy) implantées au pied de Mont-Saint-Vincent. Peut-être que Chalon était perçu comme la Césarée (tour de Straton / tour de Taisey) d’où arrivaient les Romains. Autun aurait alors été identifiée à Sephoris ???

        Même questionnement pour l’Auvergne ; le quartier du Port à Clermont a pu être mis en parallèle avec Bethléem au pied de Jérusalem (ici Clermont). D’où les chapiteaux essentiellement dédiés à la Nativité.

        J’insiste sur le Grand Prêtre Jason parce que s’il est effectivement présenté comme philhellène dans le second livre des Macchabées, ce n’est pas du tout le cas chez Flavius Josèphe. L’un des deux auteurs ment.


      • Emile Mourey Emile Mourey 19 mars 20:37

        @Antenor


        Le seul indice qui pourrait aller un peu dans votre sens est le chapiteau de Vézelay où le sculpteur a représenté Zacharie et Marie dans le sanctuaire du temple de Gourdon, mais vous en faites une interprétation générale que je ne comprends pas très bien, laquelle vous amène à réfuter tout ce que j’essaie d’expliquer à partir de la tour de Taisey, jusqu’à ne pas vouloir voir dans la fresque de Gourdon la représentation de l’appareillage en pierres de taille dont il existe pourtant les traces bien visibles dans l’embrasure de la fenêtre actuelle.

        Normalement, si l’on se réfère à la démarche scientifique de la Recherche, telle qu’on l’applique en archéologie, cela devrait susciter l’intérêt et amener à une recherche plus poussée.

        Ceci n’étant pas le cas, je me trouve confirmé dans l’idée que je me trouve toujours face à une mafia qui veut étouffer le scandale de la localisation de Bibracte au mont Beuvray, idée pour laquelle vous m’avez pourtant apporté votre soutien.

      • Antenor Antenor 20 mars 18:54

        @ Emile

        Comment être sûr que les pierres taillées représentées à Gourdon évoquent celles de la tour de Taisey et non d’un autre bâtiment ? D’autant qu’à Gourdon, elles sont rouges. La pièce utilisée comme modèle par l’artiste était sans doute bien connue dans la région et très fréquentée afin d’être facilement reconnue. Cela me semble difficilement applicable à un ouvrage militaire. Je pense plutôt à un lieu d’accueil des pèlerins. Une abbaye ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 10:51

          @Antenor

          Vous accordez de l’importance, là où il n’y en a pas et vice versa. L’imitation de l’appareillage de pierres de taille est très exacte dans ses proportions. J’en suis même étonné. La couleur de la pierre change suivant l’éclairage. L’exactitude des proportions de la fenêtre à meneau telle qu’on peut s’en faire une idée en supprimant la partie prolongée vers le bas en ciment, celle de la haute fenêtre en supprimant, de même, la partie du haut rajoutée, l’impression qu’on est dans une petite pièce haute... face au soleil levant et à Jérusalem (les deux collines) impossible d’hésiter !!!

          Et puis, la logique du terrain, tout ce qui suit. Que diable, tout cela a un sens ! Il faut être aveugle pour ne pas le voir. Il faut que les archéologues se décident enfin à ouvrir les yeux, sinon ils vont condamner l’archéologie française pour l’éternité.

          Et tout cela, ça veut dire quoi ? Que si on ne retrouve à Chalon-sur-Saône, ni temple comme celui de Mont-Saint-Vincent, soeur de celui de Salomon, ni sa trace enfouie, ni trace de théâtre d’ailleurs, c’est que l’édifice religieux qui s’y trouvait était cette tour, ce qui explique les fenêtres en façade, un modèle d’avant, également à fonction militaire de défense.

          Cette découverte est capitale ; Nous avons là, peut-être, dans cette petite pièce, le premier « Saint des Saints » du judaïsme ??? avant le modèle du temple de Salomon !!! avant celui du temple d’Hérode.

          Fabuleux !

        • Antenor Antenor 21 mars 21:08

          @ Emile

          Concernant l’absence de vestiges à Chalon, il faut être prudent. Le sous-sol de nos villes est mal connu. A Paris non plus, il n’y a soit-disant pas de vestiges gaulois et c’est comme cela qu’on se retrouve avec Lutèce à Nanterre...

          C’est bien Jérusalem qui est représentée mais c’est quand même une drôle de coïncidence que le Mont-Sain-Vincent se trouve juste de l’autre côté du mur où elle est peinte. Pour moi, le message du peintre est clair : la Jérusalem locale, siège du pouvoir religieux, c’est Mont-Saint-Vincent. Un argument en plus en faveur de son identification à Bibracte. Sinon pourquoi cette fresque se trouve-t-elle à Gourdon ?

          Les « Saints des Saints », qu’ils soient juifs ou païens, étaient des endroits auxquels seuls les prêtres avaient accès. Ils étaient fermés sur l’extérieur et dépourvus de fenêtres. Cette pièce donne au contraire l’impression d’être ouverte sur l’extérieur et facilement identifiable par les pèlerins. Peut-être un réfectoire.

          Il y a un lieu-dit « La Maison Rouge » à Gourdon précisément sur la route qui mène à Mont-Saint-Vincent.


          • Emile Mourey Emile Mourey 22 mars 09:29

            @Antenor


            Maison rouge au pied de Gourdon : oui, c’est une station d’itinéraire pour les voyageurs à partir de laquelle on comptait la distance.

            Le Saint des Saints. Nous sommes au X ème siècle. Il faut se mettre dans l’époque d’un début d’une évolution. Une colonie relativement modeste, le regard tourné vers Jérusalem. Le temple de Mont-Saint-Vincent, plus important, c’est après. Un réfectoire ? ça n’a pas de sens.

          • Antenor Antenor 22 mars 18:59

            @ Emile

            Cela paraît cohérent qu’une station de voyageurs puisse offrir le gîte et le couvert. D’où la représentation du repas d’Emmaüs sur la fresque voisine et celle de la nativité de Bethléem sur une autre.

            A l’époque de la fresque de Gourdon, l’église/temple de Mont-Saint-Vincent existait déjà puisqu’elle est elle-même antérieure à celle de Gourdon. Et dans ce type d’édifice, il n’y a justement plus de « Saint des Saints » contrairement aux temples plus anciens, le cœur est visible par tous.

            Une colonie modeste ne pourrait pas s’implanter sur un des principaux sites militaires de la région. Elle serait cantonnée dans les faubourgs par les autochtones et tailler en pièces à la moindre velléité. Des comptoirs phéniciens implantés à l’intérieur des terres en Gaule au Xème siècle avant Jésus-Christ, d’accord. Qu’il y aient des commerçants juifs dans ces comptoirs, peut-être. Mais là vous allez beaucoup plus loin. Les Juifs n’arrivaient déjà pas à contrôler leur propre territoire cananéen, je les vois mal diriger une cité gauloise à l’autre bout de la Méditerranée.


          • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 11:27

            @Antenor


            Je n’ai jamais dit que ce sont les Juifs qui, vers le Xème siècle, ont élevé la « tour de Dieu » de Taisey, mais, probablement, les Cananéens, autre nom pour dire « Phéniciens », c’est-à dire Héraklès. Reprenez le fil ! Une tour relativement modeste comme il en existait alors à Lakish. Première implantation. Au siècle suivant : temple d’un autre type, à Mt-St-Vincent, soeur de celui de Salomon, avec son Saint des Saints. Mt-St-Vincent, étant capitale éduenne, accueille en - 88 une colonie juive essénienne - diaspora - à Gourdon, et cette colonie représente dans ses fresques le petit local « Saint des Saints » de la tour de Dieu de Taisey. Vu la base de cette tour en forme de quadrilatère de Petite Ourse, cela me confirme que c’était bien une tour de Dieu mais je ne sais pas de quand date le simulacre d’appareillage de pierres de taille qui subsiste encore aujourd’hui.

            Je m’appuie sur des textes, sur des vestiges existants et sur ma logique militaire. Vous ne pouvez pas aller contre. Cléopas, c’est la colonie juive essénienne de Gourdon, avant les évangiles de Jésus de Nazareth, et ce l’était encore au II ème siècle/III ème siècle dans la cathédrale de Chalon.

          • Antenor Antenor 23 mars 18:34

            @ Emile

            Les remparts de Lakish étaient constitués de gros blocs de pierres taillées sans mortier comme ceux de Troie, Mycènes, Hattousha et les plus vieux murs de Mont-Saint-Vincent. Même le Parthénon d’Athènes a été bâti avec cette technique poussée à l’extrême. A Babylone, la technique employée était celle des briques cuites. La technique d’assemblage au mortier de chaux ne semble apparaître qu’au IIIème siècle avant J-C.

            A mon sens, on ne peut pas qualifier de « Saint des Saints » le coeur des « églises romanes ». Cette architecture se distingue justement de celles qui l’ont précédée par le fait que le sanctuaire est visible de tous. L’intégralité du culte est public. Dans votre commentaire précédent, vous écrivez que la colonie avait le regard tourné vers Jérusalem. J’en ai logiquement conclu qu’elle était juive.

            Le fait que la tour de Taisey ait la forme de la Petite Ourse ne nous aide pas beaucoup : tous les peuples de l’hémisphère nord avaient les yeux rivés vers l’Etoile Polaire. Et je pense que cette astrologie antique a largement perduré après l’évangélisation et que c’est cela qui vous induit en erreur et vous fait considérer des éléments à connotation astrologique comme forcément pré-chrétiens.

            Si les auteurs des Evangiles croyaient en un Jésus du Ciel, il faut en tirer les conclusion qui s’imposent : le Christianisme même paulinien n’a absolument pas rompu avec cette astrologie antique et sa conception de l’univers centré sur la Petite Ours. Celle-ci a perduré jusqu’au Moyen-âge. Ce sont plutôt les découvertes de la Renaissance qui ont chamboulé cette vision au sein même du Christianisme. Découvertes effectuées d’ailleurs par des personnes souvent très tournées vers la religion (Copernic, Pascal)


          • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 19:21

            @Antenor

            Avant de tomber dans le royaume de David, Jérusalem était cananéenne. David, c’est Xème siècle ; et il n’avait conquis que le mont Sion C’est Salomon qui a pris la colline basse. Mortier de chaux ou autre, je n’ai jamais fait de sondages en profondeur et ce n’est pas mon rôle.

            Vous dites : A mon sens, on ne peut pas qualifier de « Saint des Saints » le coeur des « églises romanes »... Et c’est pourtant encore le cas aujourd’hui dans la partie, théoriquement, interdite au public. Dans les plus anciennes églises/temples, il y avait une poutre sacrée et un voile, réel ou symbolique.

            Façade tournée vers Jérusalem... ou vers le pays de Canaan, pays des Phéniciens ? Cela ne change rien.

            Où voyez-vous l’erreur ? Vous pensez que si cette tour a été construite sur la base de la petite Ourse, c’est parce que le christianisme s’inspirait des découvertes de Copernic ???!!!

          • Antenor Antenor 25 mars 19:29

            @ Emile

            Au contraire, les découvertes de Copernic et Galilée ont flanqué par terre toutes les conceptions astrologiques dont le Christianisme était l’héritier (cf l’épître aux Hébreux). A partir du moment où c’est la terre qui tourne autour du Soleil au lieu de l’inverse, cela signifie que l’Étoile Polaire n’est plus la clef de voûte du ciel et que toute la cosmogonie céleste qui avait été élaborée autour s’est effondrée avec. Pas étonnant que de telles découvertes aient fait scandale. Dieu était littéralement chassé du ciel.

            Pour moi, c’est depuis cette époque qu’on a perdu de vue la dimension astrologique des prophéties bibliques. Le souvenir de la constellation du « Fils de l’Homme » (sans doute notre actuel Serpentaire) sur laquelle Pierre, Paul et leurs successeurs ont fondé leurs espoirs, s’est effacé peu à peu. Le livre d’images du ciel a été oublié ; seul est resté le Livre de papier dont l’importance a été multiplié par l’imprimerie.


          • Emile Mourey Emile Mourey 26 mars 12:24

            @Antenor


            Donc, vous approuvez totalement mon article.

          • Antenor Antenor 26 mars 17:56

            @ Emile

            Avec comme bémol, le fait qu’il me semble impossible de dire si la tour de Taisey a été bâtie par un Litavic, un Postumus, un Gontran ou un Guillaume de Barres. Tous vivaient sous ce ciel astrologique « antique ». Idem pour les fresques de Gourdon.

            Un de nos problèmes est que les Evangiles sont très évasifs sur la manière dont le Fils de l’Homme est censé se manifester. Peut-être qu’après la crucifixion de Jésus, on a continué à guetter un signe céleste dans la constellation de la Vierge annonçant une nouvelle conception. Cela pourrait expliquer pourquoi les personnages de la Nativité à Gourdon ont des formes de constellations.

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