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“Kiev se prépare au combat, l’Onu redoute une guerre totale”

Tel était le titre d’un grand support de presse populaire daté du jeudi 13 novembre sur la base d’une dépêche de l’Agence Reuters. Néanmoins « la tension continue de monter en Ukraine » où le gouvernement « se prépare au combat en réponse à une concentration de troupes russes dans l’Est séparatiste, laquelle fait craindre à l’Onu une “guerre totale” après deux mois de trêve fragile » 1. Concentration quoiqu’en dise l’Otan qui n’est confirmée ou validée par aucun cliché satellite ni photos volées par des reporters singulièrement rares sur cette zone de conflit, et aux reportages invisibles au moins dans les grands médias. Nous ne gloserons pas sur l’absence apparente des journalistes, héros modernes des champs de bataille, dont les témoignages nous font ici cruellement défaut… alors qu’il s’agirait, pour la meilleure édification des masses, de saisir sur le vif les actions meurtrières des forces de Kiev dans le Donbass ou pire, les sinistres exactions des djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant.

Au reste les déclarations du commandant en chef de forces alliées de l’Otan en Europe, Philip Breedlove, relatives à la pénétration dans l’est de l’Ukraine de convois de blindés russes, de pièces d’artilleries autotractées, de systèmes Grad de lance-roquettes multiple, sont dénoncées à Moscou comme « sans fondements ». Et il est vrai que personne n’apporte de preuve tangibles étayant ces assertions… lesquelles font suite à toutes une série de colonnes de chars fantômes qui auraient violé la souveraineté du territoire ukrainien au printemps et en été… avant qu’il ne soit question de submersibles russes évoluant sournoisement dans la Mer Baltique au cours du mois d’octobre 2.

Chars fantômes et préparatifs d’assaut

Quant aux observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE] déployés en Ukraine, s’ils ont également confirmé « des incursions militaires russes », ceux-ci restent beaucoup plus prudents [ibidem]. Car si les mots ont un sens, il est difficile de faire dire à ce terme plus qu’il ne dit… une incursion est un acte limité, presque furtif, en tout cas sans suite. Mais à partir de là il est possible de tout sous-entendre et de laisser les imaginations gambader. En deux phrases, là où les experts du service public et de la chaîne France 24, n’hésitent pas s’indigner de l’arrivée de cent chars sur le territoire ukrainien, l’Osce plus prudente ou moins malhonnête, ne parle que de convois de camions-citerne, de quatre chars T-72 et de cinq T-64, soit un total de neuf blindés lourds 3… pas même un escadron, ce qui est « plus que juste pour lancer une hypothétique offensive ». Même en ajoutant une ou au pire deux douzaines de canons de 122 mm, il est assuré que ce n’est pas avec ce matériel que les indépendantistes pourront se lancer « à la conquête de l’Ukraine » 4.

En face, les moyens et les forces sont sans commune mesure avec ceux des Républicains. Kiev dispose d’une aviation de combat, même si celle-ci a subi de lourdes pertes en raison de l’efficacité de la défense sol-air des russophones [ibid]. Donc, d’un côté des Sukhoï-25... que complète au sol une puissance de feu surclassant de loin les maigres capacités des séparatistes. L’Organisation Human Rights Watch a ainsi constaté l’emploi de lance-roquettes multiples Smerch et Ouragan de 300 et 220 mm. Des engins parmi les plus dévastateurs de ce qui se fait ou se trouve sur le marché de la mort. « Certains de ces systèmes portent à plus de 70 km contre 15 pour les pièces de campagne aperçues dans la zone séparatiste » [ibid/note2]. Alors qui, finalement, possède les moyens effectifs de préparer une offensive ? Considérant les éléments susmentionnés, la réponse n’est à l’évidence pas très difficile à formuler… même si les experts ont plutôt tendance à pencher en faveur d’une « longue guerre de position ». Cependant la conjoncture semble bien être à l’escalade, et pas seulement verbale, resterait à savoir jusqu’où ? À Brisbane le président Poutine est sorti du G20 en claquant la porte alors que l’Américain Obama avait dénoncé la veille dans un style rappelant celui de Benjamin Netanyahou « l’agression russe contre l’Ukraine, qui constitue une menace pour le monde » 5.

Guerre chaude ou conflit gelé ?

Le conflit opposant Kiev aux provinces séparatistes de l’Est ukrainien aura causé en effet plus de 4000 morts depuis mi-avril. Mais la faute à qui ? À l’Union européenne qui en cohérence avec sa logique interne – ou prisonnière d’icelle - n’a pas commis la moindre erreur au regard des objectifs qui lui sont idéologiquement assignés… sauf de s’enferrer dans une appréciation erronée du rapport des forces morales et de la détermination au Kremlin à ne pas consentir de concessions au-delà du raisonnable. Certainement les fins stratèges occidentalistes ont-ils supputé que les sanctions de 3e niveau, l’opposition populaire interne, le courant libéral présent et actif au sein même du pouvoir, isoleraient le président Poutine et finiraient par lui faire lâcher prise. Le but ultime de l’offensive diplomatique et économique lancée contre la Fédération, étant à n’en pas douter d’évincer un homme dont les options souverainistes sont en contradiction avec le processus en cours d’unification du Marché mondial et de McDonaldisation culturelle de la planète sous l’égide de l’Amérique monde.

Une erreur d’appréciation semblable a été faite à propos du régime baasiste. Aire géopolitique de l’Otan syrien et du président Assad qui trois ans durant sont parvenus à résister successivement à la déstabilisation, aux mouvements de foules accompagnant un pseudo printemps arabe démocratique sous la houlette des Frères musulmans et à une guerre dévastatrice… toutes menées ayant in fine échoué à renverser le pouvoir légal. Reste que ce n’est pas parce que Washington connaît des revers successifs, que cela suffirait pour croire que ses ambitions hégémoniques se trouveront bientôt taries… ou pour autant freinées. Le sac à malice des puissances regroupées sous la bannière de l’Otan n’est pas épuisé – pour s’en convaincre, regardons une carte et la masse géopolitique que représente l’Alliance de l’Atlantique nord - et le pire reste très certainement à venir. N’oublions pas que cette guerre a lieu sur notre sol, c’est-à-dire sur le sol européen, celui de l’Europe réelle.

Pour nous résumer. Le cessez-le-feu conclu le 5 septembre à Minsk sous les auspices des président Poutine et Loukachenko, est aujourd’hui caduc. Devant l’actuelle escalade militaire, le 3 novembre, le Conseil de Sécurité des NU, caisse de résonance de la Maison Blanche, mettait très imprudemment de l’huile sur les braises en évoquant le spectre d’une « guerre totale » lors sa 26e session convoquée en urgence 6. D’autres scénarii étaient également envisagés, celui… « d’un conflit gelé et persistant dans le sud-est de l’Ukraine pendant les années ou les décennies à venir ». Autant dire un abcès de fixation, une plaie suppurante au flanc de la Fédération comme à celui de l’Union, soit un foyer potentiel de conflit, une sorte de Palestine bis sur les rives de la Mer d’Azov… et celles de la Mer Noire avec le port d’Odessa et la Crimée dont le retour à la Russie est toujours et encore refusé par Kiev.

Si non vis pacem para bellum

Dans l’habituel silence médiatique, les hostilités qui n’ont jamais cessé - en dépit de l’accord de Minsk - ont assurément « gagné en intensité depuis les élections organisées le 2 novembre dans les zones séparatistes, scrutin rejeté par Kiev et l’Occident, mais reconnu de facto par la Russie » 7…. À Kiev, le ministre de la Défense Stepan Poltorak annonçait le 12 novembre le redéploiement des troupes ukrainiennes afin de faire face à une éventuelle offensive et le renforcement de la sécurité autour de Marioupol, port stratégique sur la mer d’Azov désigné – une pure supposition - par les rebelles comme leur prochaine cible [ibid]. Aux dires du porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, des mouvements ayant été observés près de Novoazovsk, agglomération proche de Marioupol, celle-ci pourrait servir de base à une éventuelle offensive sur ce port. Une paranoïa communicative qui rencontre à ce titre de fort nombreuses oreilles complaisantes, aussi bien à Bruxelles, siège de l’Otan que dans les think tanks parisianistes - marigots où grouillent et grenouillent les experts officiels – enfiévrés d’hystérie russophobe 8. Dans ce contexte, la bataille de l’aéroport de Donetsk continue à faire rage et des obus perdus persistent à tomber sur les civils du bastion rebelle comme ont pu le constater sur place… d’exceptionnels journalistes de l’AFP : « Donetsk a été secoué mercredi [12nov] pendant quelques heures par des tirs d’artillerie plus intenses qu’au cours des derniers jours… » !

Guerre économique, sanctions et atermoiements français

Pourtant la Russie a consenti de substantiels accommodements en gage de bonne volonté. Ainsi en lâchant du lest sur le dossier énergétique et en concédant des révisions significatives, à la baisse, des prix du gaz pour l’Ukraine et la Moldavie. Quant aux sanctions proprement dites, il faudrait sans doute en relativiser la portée. La guerre économique est de toute façon une arme à double tranchant, à manier avec d’infinies précautions… l’Europe agricole [France, Espagne, Pologne, Hongrie…] vient d’en faire l’amère expérience. Car la Russie, en réaction au durcissement des sanctions européennes – dont quelques unes assez vexatoires - se montre de moins en moins politiquement coopérative, sensible ou accessible aux sanctions. Ce pourquoi la Chancelière Merkel – qui incarne et exprime l’absence de consensus européen sur la question - ne se montre désormais guère chaude pour que soient prises de nouvelles mesures à l’encontre de l’économie russe et des personnalités du premier cercle. Voyons cela de plus près 9 …

Certes la Russie qui vient d’encaisser coup sur coup plusieurs chocs économiques massifs, doit faire face à une fuite accélérée de capitaux… quelque 130 mds de $. Situation qui accélère une alarmante dépréciation du rouble par rapport au dollar [-30%], pour le soutien duquel la Banque centrale russe a sacrifié en pure perte la bagatelle de 70 mds de $… une part importante de ses réserves de change, même si celles-ci se montent encore à 400 mds de $ ! Conséquences : si les autorités financières russes se sont résignées à laisser flotter le rouble et même si l’endettement de l’État reste marginal, les taux de prêt à dix ans n’en sont pas moins montés à 10% ! De leur côté le prix du pétrole à l’international ayant chuté de 30% - alors que sa vente représente les 2/3 des exportations de la Fédération - la croissance russe en 2015 sera nulle.

De plus, en raison du blocage des importations agricoles, les prix des denrées alimentaires flambent. Les entreprises du secteur privé doivent quant à elles débourser 30 mds de $ d’ici la fin de l’année pour honorer leurs prêts à court terme… et ce montant s’élèvera à cent milliards en 2015 avec une multiplication accrue des risques de défaillance et partant… d’une flambée subséquente des taux d’intérêts. Or si la stagflation de l’économie est déjà là, la récession se profile à son tour et avec elle, une cohorte d’effets catastrophiques pour l’économie occidentale. D’où des limites vite atteintes - et à ne pas dépasser – de la politique de sanctions, politique délicate d’emploi, peu efficace comme on peut le constater, à terme potentiellement contreproductive… singulièrement en ce qu’elle rejette la Russie vers l’Asie et re-bipolarise le monde dans un climat délétère de nouvelle Guerre froide.

Constatons à ce propos que la Communauté internationale est loin de s’aligner derrière le Bloc occidentaliste. Chinois, Indiens, Brésiliens... ont refusé de participer aux sanctions dirigées contre la Russie. Pékin et New Delhi ont même consolidé leur partenariat stratégique avec Moscou. Quant aux marchés que les Européens ont perdus par bêtise au mépris de tout bon sens, ce sont les Helvètes, les Israéliens, les Égyptiens, les Marocains et les pays d’Amérique latine qui les récupèrent... Dans cette aventure l’Occident est donc non seulement loin de faire l’unanimité, il est également loin d’être uni : alors que l’Europe orientale pousse à la roue, l’Ouest se montre beaucoup plus circonspect voire réticent. L’affaire des navires Mistral 10 – dont la première unité, vient de recevoir son immatriculation et arbore sans attendre le pavillon russe – est emblématique de la cacophonie ambiante… dans la classe politique européenne et en France où le gouvernement montre tout à la fois son incohérence et son incohésion, l’un disant blanc, l’autre noir en un piteux ballet d’atermoiements, d’allers et de retours sans suite ni sens.

Retour sur une image troublante

Quatre mois après la tragédie [298 morts] dans l’est de l’Ukraine l’évacuation de ce qui restait du Boeing MH17 a enfin commencé ce 16 novembre sous la supervision du ministère des Situations d’urgence des autorités séparatistes, d’experts néerlandais et d’observateurs de l’Osce 11. Les débris doivent être finalement évacués vers les Pays-Bas afin d’y être analysés et une partie de l’appareil reconstitué par le Bureau d’enquête pour la sécurité [OVV].

Opportunément, un certain George Biltse se déclarant ingénieur du MIT, aurait fait parvenir récemment un courrier électronique à l’Union russe des ingénieurs, organisme auteur d’un « rapport préliminaire » sur l’accident du vol MH17 des Malaysia Airlines le 17 juillet dernier. Commentant le cliché satellite contenu dans le courriel, Ivan Andrievsky, vice-président de l’Union russe des Ingénieurs, s’est autorisé à déclarer : « Il s’agit d’une photo prise depuis l’espace à partir d’une orbite basse. Les indications figurant sur l’image semblent indiquer qu’elle provient d’un satellite espion américain ou anglais 12. L’analyse détaillée de l’image ne fait apparaître aucun signe de trucage »… Contrairement à ce qu’affirme péremptoirement la propagande médiatique, les télévisions notamment diffusant un argument folklorique : l’identification de l’appareil serait, sur le cliché, mal situé… ces gens possède une très bonne vue, n’est-ce pas ? Le 21 juillet, le commandant en chef de la Direction des opérations de l’état-major des Forces armées russes, le général Andrey Kartopolov, avait auparavant déclaré qu’un chasseur ukrainien SU-25 avait été repéré sur place juste avant la chute du Boeing. Dont acte !

En attendant l’Ukraine se prépare au pire, c’est-à-dire à la guerre

Certes l’ONU évoque sa crainte d’une « guerre totale ». Qu’est-ce à dire ? S’agit-il d’un conflit opposant l’Ukraine à la Russie avec ou sans un troisième terme qui serait l’Otan ? Dans cette dernière hypothèse nous serions dans un cas de figure trop souvent invoqué ces temps-ci, celui d’une conflagration mondiale. Guerre totale signifie en effet l’engagement de tous les moyens et ressources disponibles ou accessibles sans exclusion du recours au nucléaire. Or vu de l’état de déliquescences des économies ukrainienne, européenne et américaine, aucun des protagonistes de part et d’autre de la ligne de front ne devrait en principe songer un seul instant à une aventure immédiatement ruineuse. Et alors que d’autres fronts chauds sont actifs et requièrent toute l’attention des Occidentaux, en Afrique de l’Ouest, au Sahel, dans la Corne de l’Afrique, en Irak et au Levant… Otan et Russie sont économiquement deux hommes titubant, en espérant que le vis-à-vis sera le premier à faire un faux pas, à tomber ou à tourner le dos, les épaules basses. Mais certes l’on assistera sûrement à la reprise de combats d’une certaine intensité et à des offensives limitées dans le temps et dans l’espace. Mais de guerre « totale » point… sauf deus ex machina ou dérapage imprévu !

Parce que le raisonnement développé ci-dessus ne vaut qu’avec et pour des acteurs rationnels. Or l’une des erreurs les plus communes, celle à laquelle aucun expert n’échappe, consiste à croire que les choix, même ou surtout cruciaux, procèdent de la logique, de l’intérêt et du bon sens. Si logique il y a, elle est d’ordre météorologique, c’est-à-dire imprédictible à moyen terme parce que faisant intervenir des paramètres trop abondants ou non identifiés. Posons que, pour une très grande part, les décisions politiques ne sont presque jamais rationnelles parce qu’elles obéissent à des logiques cachées, à des arrières pensés, à des calculs tortueux. Conclusion : tout indique aujourd’hui que rien d’irréversible ne devrait se passer à l’Est de l’Ukraine sauf à ce que des volontés bellicistes, tapies en embuscade, ne l’emportent au moment X dans la balance des pouvoirs. Un grain de sable parfois suffit à enclencher une cascade de conséquences catastrophiques. Événement qui peut intervenir à tout moment lorsque une masse critique de circonstances s’est formée, lorsqu’une situation est arrivée à maturité se trouvant proche du « saut qualitatif »… alors n’importe quel choc, détail infime, réaction d’humeur peut enclencher une « réaction en chaîne »… Comme par exemple les ridicules autant qu’ineffables chipotages du gouvernement français à propos des Mistral !

Léon Camus 17 novembre 2014

 

Notes

(1) 20minutes.fr13nov14

(2) Des colonnes fantômes directement propulsées sur le cyberespace par la Maison-Blanche : @ambassadorRice « Russia’s military incursions into Ukraine - artillery, air def systems, dozens of tanks & military personnel–represent significant escalation » Twitt de Susan Rice, Conseiller à la sécurité nationale [National Security Adviser ] en date 26 août 2014 - 03/06.

(3) Atlantico 14 novembre 2014, entretien avec Philippe Migault, chercheur à l’IRIS, « Bruits de bottes grandissants en Ukraine ».

(4) atlantico.fr14nov14

(5) lemonde.fr15nov14

(6) lesechos.fr13nov14

(7) reuters13nov14

(8) Bien représentée le 16 novembre sur le plateau d’itélé animé par le narcissique Olivier Galzi où le communicant Jean-Luc Mano voulait faire interdire mordicus – mais avec habileté et âpreté - la livraison des navires Mistral commandés par la Russie à nos arsenaux… au motif que « la France n’est pas une entreprise commerciale ». Son coreligionnaire Rony Brauman, l’un des fondateurs de MSF, fit à l’inverse preuve de plus de subtilité en adoptant une position moins tranchée et plus nuancée sur la forme, favorable à la finalisation du contrat. Reste que la teneur générale des débats actuels révèle des fermentations passionnelles russophobes totalement étrangères aux intérêts bien compris des Européens en particulier et de l’Occident en général.

(9) Cf. la chronique économique du 16 novembre 2014 [19h15] de Valérie Segond sur France culture.

(10) La France a jusqu’à fin novembre pour livrer un premier bâtiment de guerre Mistral à la Russie si elle ne veut pas s’exposer à de « sérieuses » demandes de compensation chiffrables en milliards d’€ [RiaNovosti]. Empêtré dans cette affaire et empoté comme à l’accoutumé, le sieur Hollande, Monsieur « Je », a annoncé à l’issue du G20 de Brisbane lors d’une conférence de presse [AFP16nov14] qu’il déciderait personnellement de la livraison ou non des Mistral à la Russie « en dehors de toute pression, d’où qu’elle vienne et en fonction de deux critères, les intérêts de la France et l’appréciation que j’ai de la situation »… conditionnant malgré tout sa décision au respect intégral du cessez-le-feu au Donbass [huffpost.fr16nov14]. Vœu pieu d’un plaisant irréalisme.

(11) lexpress.fr16nov14

(12) Réseau Voltaire, 15 novembre 2014, www.voltairenet.org/article1...


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24 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 25 novembre 2014 17:03

    Ce sera l’occasion de faire disparaitre à jamais de ce pays les nazillons mis au pouvoir par des irresponsable (USA/UE).


    • Laurent 47 25 novembre 2014 19:04

      Le p’tit Charles  Pas du tout d’accord avec vous ! Les nazillons de Pravy Sektor, Svoboda, les bandéristes, et le bataillon Azov, qui représentent la moitié du gouvernement de Porotchenko, ( cet oligarque qui a casé presque toute sa famille dans les ministères du pays ), OK !

      Mais les irresponsables des Etats-Unis et de l’Union Européenne, là, pas d’accord du tout ! Ils sont au contraire totalement responsables du putsch du Maïdan de Kiev, ayant planifié, organisé, armé, et encouragé les miliciens néo-nazis précités qui ont tiré sur les manifestants et sur les Berkuts, depuis l’hôtel Ukrainia ( des enquêteurs allemands de la chaîne de télé régionale ARD ayant pu déterminer au laser, la provenance des projectiles qui ont traversé les arbres de la place, et ont passé ce reportage à la télé ). Les deux faux-jetons de service, Catherine Ashton et John Kerry sont parfaitement au courant ( une conversation interceptée entre Catherine Ashton et le 1er ministre estonien, est particulièrement claire à ce sujet ). Le référendum sur l’indépendance de la Crimée a été organisé selon les mêmes critères que celui ayant conduit à l’indépendance du Kosovo, que refusait pourtant la Serbie. Alors pourquoi est-il illégal, contrairement à celui du Kosovo, que la « Communauté Internationale » ( c’est-à-dire les Etats-Unis ) a accepté d’une seule voix ? Qui bombarde sans trêve l’Est de l’Ukraine ( 4000 morts ), en se moquant totalement des cessez-le feu successifs ? Est-ce que ce sont les « terroristes » du Dombass, ou les troupes régulières ukrainiennes et ses milices nazies ?
      Qui bombarde surtout la zone du crash du MH17, pour empêcher les enquêteurs de réussir à prouver que l’avion a été abattu sur ordre de Kiev ( voir de plus haut ), et rendre les russes responsables de cette abjection ? Il n’empêche que sur les débris de fuselage du Boeing, on voit très nettement des perforations ovales identiques, avec les bords repliés vers l’intérieur ( pas vu à la télé française, je vous rassure ), qui démontrent, vu le diamètre, qu’elles ont été faites au canon. Or l’avion de chasse qui suivait le MH17, a été identifié par le radar russe comme un Sukhoï Su-25, et il est équipé de canons à tir rapide de 30mm ! D’ailleurs, les enquêteurs hollandais, qui ont récupéré l’épave, sont très embêtés, car s’ils disent la vérité, ils vont se fâcher avec les américains qui ne veulent absolument pas l’entendre !
      Si l’Ukraine veut la guerre avec la Russie, alors que c’est ce pays qui a commencé les hostilités, il va vite se rendre compte que les européens vont se dégonfler, et que les Etats-Unis aiment bien la guerre...mais quand elle est faite avec le sang des autres ! Ils ne vont pas se lancer dans un conflit nucléaire face à la Russie, car ils savent ce qu’ils ont actuellement face à eux ! Et l’Ukraine risque d’être amputée de l’Est et du Sud de son territoire ( ce qui n’est pas l’ambition de la Russie ). Mais quand les russes entendent parler de nazis, ils voient rouge ! Qu’est-ce que vous voulez, on se vexe facilement, quand on a eu 27.000.000 de morts avec cette racaille !

    • lloreen 26 novembre 2014 16:34

      « car s’ils disent la vérité, ils vont se fâcher avec les américains qui ne veulent absolument pas l’entendre ! »

      Ils ne diront rien. Il sont eu leur pesant d ’or pour acheter leur silence.

      La semaine dernière, la banque centrale des Pays-Bas (DNB) aurait rapatrié en toute discrétion 120 tonnes des réserves d’or du pays qui étaient détenues aux États-Unis.

      La valeur totale de ce stock dépasse 4 milliards d’euros. Toutefois, et de façon remarquable, ce sont seulement une partie des réserves détenues aux États-Unis qui ont été rapatriées. La DNB a maintenu les réserves d’or hollandais conservées au Canada et à Londres.

      Près d’un tiers de l’or néerlandais (31%) est maintenant conservé à Amsterdam. De plus, la banque centrale hollandaise détient désormais un autre tiers de ses réserves à New York, 20% au Canada et 18% au Royaume-Uni.


    • jocelyne 25 novembre 2014 17:07

      On ne le répétera jamais assez : ayez peur !


      • mario mario 25 novembre 2014 18:07

        etonnant le capitaine pedalo , avec 16 % de Français satisfait de sa trahison politique, il se permet de menacer la Russie .....croyant dur comme un roc qu’en cas de pépin, les USA/OTAN vont venir a sa rescousse. ils feront pareil qu’en 2008 .....

         


        • Calva76 Calva76 25 novembre 2014 18:30

          Exact.
          Lorsque Vladimir Poutine réclame les bateaux qu’il a déjà payé Jean-Christophe Cambadelis répond « la France fait ce qu’elle veut » (sic). smiley
          .
          Mais lorsque Benjamin Netanyahu jette à la face de la France une menace diplomatique comme "la reconnaissance d’un Etat palestinien par la France serait une grave erreur", alors la bizarrement aucune annonce de notre gouvernement schizophrène. smiley
          .
          Notre capitaine de pédalo essaye d’impressionner l’ours avec son filet à papillon.
          Mais cette fois, pas sûr que l’histoire se termine en franche rigolade. smiley


        • Jean 25 novembre 2014 19:39

          et ya les permanents qui se font chier comme calva et jarni et murphy etc


        • Le p’tit Charles 26 novembre 2014 07:45

          heu...4%...


        • Trelawney 26 novembre 2014 15:51

          il se permet de menacer la Russie .....croyant dur comme un roc qu’en cas de pépin, les USA/OTAN vont venir a sa rescousse.

          Il ne menace pas la Russie. Il bloque seulement la livraison du Mistral. Si devant le médias il évoque le conflit Ukraino Russe. Personne n’est dupe. Il bloquera le Mistral le temps de signer un contrat d’armement avec la Pologne (4 milliards d’hélicoptéres). Une fois le contrat signé, Poutine aura son bateau et tout le monde sera comptant.

          Vous pensez que les loups se dévorent entre eux ?


        • JMBerniolles 25 novembre 2014 19:25

          Le pouvoir ukrainien issu de Maidan ne semble plus du tout représentatif, même de la population dans sa zone d"influence. Comme Hollande qui ne bénéficie plus ni de soutien populaire et d’une base politique qui se rétrécie de jour en jour.


          Ils n’ont pas d’autres choix que la fuite en avant. Pour le côté ukrainien il s’agit, par la guerre, de détourner l’attention des citoyens de la débacle économique qui va venir et des problèmes énergétiques. Pour Hollande, même scénario... Poutine va être responsable de tout.

          L’Allemagne veut maintenir ses bonnes relations avec la Russie.. à vrai dire l’Europe se fissure et nous en sommes pas loin du grand déchirement...

          Cela les russes le savent fort bien. Il me semble qu’ils jouent un jeu diplomatique subtil ;

          • alinea alinea 26 novembre 2014 00:27

            Il semble, oui, que Kiev jette de l’huile sur le feu pour que l’OTAN lui vienne en aide ; dans celle-ci, sûrement des tas de cinglés, mais une majorité ? C’est pas sûr, espérons !
            On peut pas lui promettre , à Hollande, que oui, on votera tous pour lui en 17, s’il sort de l’OTAN ? smiley


            • filo... 26 novembre 2014 12:14

              @Alinea
              Mais pour votre président ça sera très, très facile de vous faire une telle promesse car il ne les tient jamais !

              Donc...


            • Doume65 26 novembre 2014 11:27

              Bonjour à tous.

              Je tiens de source sure (j’ai vu les photos satellites) que deux porte-hélicoptères de classe Mistral ont traversé la frontière Russo-Ukrainienne, chacun porteur de centaine de milliers d’ogives nucléaires.


              • Francis, agnotologue JL 26 novembre 2014 11:36

                ’’chacun porteur de centaine de milliers d’ogives nucléaires.’’

                 smiley


              • soi même 26 novembre 2014 12:55

                Une hypothèse, allons vraiment prendre le risque d’une escalade guerrière, surtout depuis que Poutine a bien dit clairement , il ne cède pas à l’engrenage et en même temps ne fait aucun mystère qu’il y a une ligne rouge à ne pas dépassé !
                Ce qui est véritable dommageable, c’est que les dirigeant de l’Europe de l’Ouest réagit comme si ce conflit était juste régionale, et il y a une malhonnêteté de leurs parts de pas dire la vérité, elle a bien une dimension international et qu’il attend un faux pas pour aluner la mèche !

                 Quand on voit la gestion du Mistral et comment la France devient les couillons de l’affaire, on peut légitime de ce posé la question , ne serait il pas temps de limogé toute cette classe politique qui nous conduis d’une mains certaine vers un suicide civilisationnel ?


                • Hermes Hermes 26 novembre 2014 14:38

                  Bonjour soi-même,

                  peut-on parler de civilisation, quand la majeure partie de l’énergie se porte à construire des armes d’un côté et à fabriquer du rêve pour les foules de l’autre ?

                  je ne sais pas de quel côté on attend le faux pas. Il y a sûrement des fous des deux côtés. Du côté Ouest on les connais seulement mieux. je ne tiens pas Poutine pour un sant, mais il semble maitriser ses réactions. Espérons que les hommes ayant ces qualités des deux côtés ne soient pas débordés par la folie des autres.

                  La propagande est simlement effarante en ce moment sur les medias sous contrôle. Comme d’habitude des civils qui n’ont rien demandé à personne trinquent déjà. C’st la seule chose qui devrait nous péoccuper, sinon, un jour, ce sera notre tour.

                  Bonne journée.


                • soi même 26 novembre 2014 15:36

                  @ Hernes, une époque est toujours inscrit dans une civilisation, quel est une face positive où négative, ce n’est pas cela qui détermine si l’on où pas dans une civilisation, ce qui est le propre de notre civilisation, c’est que nous pouvons aujourd’hui déployer une conscience individuel et parallèlement une liberté qui n’était pas le cas il y a 5 siècles.

                  Le conflit entretenue part l’interlinéaire de l’Ukraine nous fais revenir brutalement à un siècles en arrière avec la poudrière des Balkans, où à travers des nationalisme les grandes puissances de l’époque se chamaillaient, vous en connaissez la suite, il a suffit de 24 heures où au moins 20 personnes ont été étourdie pour déclencher la guerre qui nous hante 100 plus tard comme étant la plus grande connerie de l’époque !

                  Sans pour autant avoir une idolâtrie pour Poutine, car l’on doit pas non plus à l’idolâtré, c’est un homme qui probablement par le fait qui soit née dans pays communisme où la Liberté individuel était nié, à bien compris autant la souffrance indicible de son pays que la marche du monde, qu’il devait faire un devoir de lutté contre cette tyrannie !

                  Je penses pas que c’est un homme de guerre, c’est avant tous un pragmatique et comme tous pragmatiques les faits le détermine tous en essayant d’évité le pire , mais si il doit fait la guerre par que lui donne pas d’autre choix, il la ferra et en cela il dérange profondément établissement international, car il ne trompe personne et ce se donne les moyens et affiche du manière clair et net où s’arrête les compromis !
                   Il est clair dans ses intentions vis à vis de l’Occident :

                   http://french.ruvr.ru/news/2014_11_19/Poutine-parle-dune-responsabilite-particuliere-de-la-Russie-et-des-USA-4032/
                  http://french.ruvr.ru/news/2014_10_31/Poutine-la-Russie-ne-senlisera-pas-dans-la-controntation-9899/

                  http://french.ruvr.ru/2014_10_27/Nouvel-ordre-mondial-De-nouvelles-regles-ou-un-jeu-sans-regles-1162/

                  Poutine aux élites occidentales : fini de jouer
                  Poutine à l’Occident : « nous acceptons le combat ».http://reseauinternational.net/poutine-loccident-acceptons-combat/

                • Hermes Hermes 27 novembre 2014 18:54

                  @soi-même, bonsoir, c’est effectivement sans doute ainsi, cela semble plausible.


                • Doume65 26 novembre 2014 13:55

                  Désolé, seulement du 65. J’ai beaucoup de Dominique dans mon entourage et pour nous distinguer, certains m’appellent Doume.


                • Doume65 26 novembre 2014 23:43

                  « Pas encore de neige je suppose ? »
                  On l’attend de ski ferme !


                • Loatse Loatse 26 novembre 2014 15:27

                  Ca serait le comble (l’europe c’est la paix ?!?)que nous rentrions en guerre contre la russie pour intégrer un pay, l’ukraine dont le degré de corruption atteint des sommets...


                  Le fait que Porochenko n’ait trouvé comme solution que de priver les regions contestaires de leurs administrations ; les personnes agées de leurs pensions, tout ceci pour recevoir les subventions de l’UE en dit long sur la mentalité de la fine équipe au pouvoir...

                  Je crains au vu des méthodes employées depuis le début de la crise ukrainienne par les « autorités » en place, le pire pour les populations de l’est russophones..

                  Egalement que par la suite (qui dépendra aussi du statut de la crimée, contesté), les subventions versées s’évanouissent dans « la nature », telles les aides de l’ue destinées à la population rom en roumanie....

                  Mais à ces pigeons de payeurs (vous, moi) qui verront leurs impots augmenter pour élargir une europe réfractaire en majorité à cet élargissement ; A ces pigeons on ne demande pas leur avis (ou alors on n’en tient pas compte)

                  Même si des bruits de guerre se profile à l’horizon, même si les chars américains affluent comme c’est le cas en ce moment vers les pays de l’est (allemagne, pologne)..(ce qui amènera logiquement à un postionnement identique de l’adversaire) ; Tous ces préparatifs ne peuvent à mon humble avis que produire l’effet inverse de celui visé qui se veut rassurer les populations limitrophes de l’ukraine...

                  A la moindre étincelle, nous risquons de voir affluer comme les russes les ukrainiens des régions de l’est ; des ukrainiens des pays de l’est, des polonais, voire des allemands et diverses populations des pays baltes..

                  Ce qui in fine finira par mettre des pays comme la france, l’allemagne, l’italie, l’espagne, le portugal déjà au bord du gouffre et devant faire face à l’accueil de refugiés venant de pays tels la libye, l’irak, la syrie... dans une position dont nous risquons de ne plus nous relever...

                  Encore, si tout ceci avait pour but et c’est comme cela qu’on nous présente la chose : Une europe économiquement forte, unie, socialement avancée..

                  mais les masques sont tombés, ce que de plus en plus de gens percoivent et vivent déjà c’est une europe de l’ultra libéralisme, des privatisations, de la guerre économique entre nations, et de la perte des acquis sociaux chèrement obtenus par nos ainés.. parfois au prix du sang.

                  Se battre pour la liberté, c’est compréhensible, mais pour adhérer à un système qui broie les peuples tout en les privant de leur souveraineté c’est à n’y plus rien comprendre..



                  • njama njama 26 novembre 2014 16:03

                    très d’accord Loatse, les masques sont tombés que ce soit sur la question ukrainienne ou syrienne, sur la complicité avérée de la Turquie avec les djihadistes ...etc


                  • lloreen 26 novembre 2014 16:43

                    Les guerres se font pour le contrôle des ressources énergétiques et celui des populations.

                    Or , l’ énergie est gratuite et illimitée. Pas le pétrole, bien entendu, mais l’ énergie issue du point 0.

                    http://actualitedelhistoire.over-blog.com/article-limit2-52993712.html

                    De plus en plus de personnes s’ organisent en réseaux pour fabriquer un générateur à énergie quantique permettant de s ’approvisionner gratuitement.

                    https://fr-fr.facebook.com/QEGfrancophone

                    De tels générateurs fonctionnent déjà à plusieurs endroits.

                    Ne vous étonnez pas de voir sous ce lien un autre mentionnant qu’ li s ’agit d’ un hoax (arnaque).

                    EDF, Areva, Tepco et les autres pollueurs énergétiques étant bien sûr des bienfaiteurs de l’ humanité...


                    • lloreen 27 novembre 2014 21:15

                      Des activistes publient des documents prouvant que Washington DC finance le conflit ukrainien.

                      http://fr.sott.net/article/24002-Des-hackers-publient-des-documents-confidentiels-demontrant-le-financement-du-conflit-ukrainien-par-les-americains

                      Extrait

                      "Dès qu’il s’agit de faire la guerre, l’oncle Sam est bien généreux... surtout si c’est dans son intérêt. Cette information révélée par le groupe de hackers ukrainiens Cyber Berkut et relayée par RT montre à quel point les américains financent le gouvernement ukrainien, particulièrement dans leurs opérations militaires dans l’Est mais cela va jusqu’à couvrir des dépenses plus ordinaires comme les exercices en commun avec l’armée américaine « Rapid Trident » (cette demande demeure modeste mais inclus environ 36 000$ de frais de repas et de transports) mais les financements vont bien au delà de cela.

                      On trouve notamment près d’un million de dollars affecté à la création d’un « laboratoires de langues » et à l’achat de manuels scolaires (à confirmer pour la nature des dépenses).

                      Au niveau militaire, les sommes sont nettement plus conséquentes. On trouve 3 Radars de contre-batterie pour un total de 353 904$ (avec une mention : coût pour l’Ukraine : 0$) mais surtout 5 millions de dollars pour des articles du département de la défense ainsi que la formation et entraînement du personnel militaire et carrément 20 millions en "commodités et services provenant de l’inventaire et des ressources de n’importe quel agence du gouvernement américain".

                      Ces sommes allouées dans le cadre de la Foreign assistance Act par John Kerry viseraient, d’après le document, à fournir une assistance « importante pour les intérêts nationaux des États-Unis ».

                      En plus des articles de défense et de la formation, les documents font état de nombreuses armes offensives comme par exemple 400 fusils de sniper, 720 lance-grenades, 40 mortiers ML120 avec près de 160 000 munitions, 145 mortiers M252 avec 43 500 munitions, 150 Stingers, 420 missiles antichars, 2000 fusilles d’assaut et environ 500 000 munitions de calibres divers etc, etc...la liste est longue, il y a une soixantaine de fournitures militaires différentes.

                      Un document soulève des interrogations car il évoque une assistance aux forces navales de l’Ukraine avec notamment 150 équipements de plongée. On voit mal l’utilité de ce type d’équipement dans la conflit qui oppose le gouvernement ukrainien aux indépendantistes à moins qu’ils n’anticipent des opérations de sabotages.

                      Ces documents mettent en lumière l’hypocrisie sans borne de la maison blanche car certains d’entre eux date du 24 Septembre 2014, en pleine négociation de cessez le Feu à Minsk.
                      Un article du 19 indique :

                      " Entre temps, l’Union européenne et les États-Unis, qui accusent la Russie de « porter atteinte à la souveraineté de l’Ukraine » en aidant la rébellion avec des armes et des troupes, ont appliqué de nouvelles sanctions à l’économie russe, au bord de la récession. Et Barack Obama a une nouvelle fois fustigé jeudi « l’agression » russe lors de la première visite symbolique de Petro Porochenko à Washington depuis son arrivée au pouvoir en mai."
                      Comme quoi l’objectif n’a jamais été la paix mais bien au contraire de permettre au gouvernement Kiev en déroute et sur la paille de se refaire une santé avant de reprendre les hostilités."

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