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Accueil du site > Tribune Libre > L’accès à la citoyenneté en démocratie : échec du critère (...)

L’accès à la citoyenneté en démocratie : échec du critère d’âge, besoin d’un critère de compétence

BHL suscita des réactions indignées lorsqu’il déclara, en 2019, que la démocratie n’est pas forcément le meilleur système. Ce qu’il signifiait, c’est que le choix du plus grand nombre n’est pas forcément le meilleurs et ne garantit pas contre le pire ; la sagesse populaire est parfaitement consciente de cette réalité et l’histoire des moutons de Panurge ne dit pas autre chose. Mais ce n’est pas tant la démocratie qui doit être questionnée, que la façon dont elle est mise en oeuvre. Un peuple éclairé doit rester maître de son destin et de ce fait, la démocratie est certainement le système le plus adéquat. Mais au sein d’un peuple, il n’est pas exagéré de déclarer que tout le monde n’est pas également éclairé et que certains citoyens ne sont pas toujours en mesure de comprendre les enjeux et les conséquences des choix qui leur sont soumis. La compréhension de la chose publique n’est pas innée, elle s'acquiert par l’éducation, sous peine de reproduire sans cesse les mêmes erreurs. L’éducation a donc une double vocation : éduquer l’homme pour tenir un emploi mais aussi élever sa compréhension de la chose publique pour qu’il puisse devenir un bon citoyen. 

 

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Aujourd’hui, un courant politique tente d’influencer les masses les moins éclairées de notre société pour réclamer l’abandon de la formation à la citoyenneté, au nom d’une meilleure efficacité dans la formation de travailleur. Ce courant a déjà remporté des victoires en obtenant l’abandon de certaines formations jugées trop élitistes, tel que le latin et le grec, alors qu’elles contribuaient, par l’étude des textes anciens, dans un approche historique, à l’élévation de la conscience citoyenne des jeunes élèves. En axant la formation sur l’accès à un emploi, ce courant politique réduit les citoyens à leur dimension économique et réserve la gestion des affaires publiques à une minorité éclairée, qui aura tout loisir de défendre ses intérêts, fussent-ils contraires à ceux du peuple. Si le mode de sélection de cette minorité n’est pas très clair, il semble que le critère richesse soit prégnant chez les promoteurs de cette approche, dans une perspective très libérale qui fait coïncider légitimité et opulence, approche parfaitement compatible avec certains courants religieux qui considèrent que la richesse est le signe d’un entérinement divin.

 

Ce serait une erreur de ne pas prêter toute l’attention nécessaire à ce courant qui exploite une faiblesse réelle de nos démocratie pour tenter d’isoler les masses des processus décisionnels, en les ramenant au rang de main d’oeuvre au service d’une élite pseudo-éclairée qui s’enrichit sur leur dos. Poursuivre dans cette voie légitimera, à terme, le retour de l’esclavage.

 

Pour autant, tout n’est pas parfait dans nos systèmes et en particulier, accorder le droit de vote sous condition d’âge, sans vérification des compétences, est une aberration. Notons au passage que la volonté de descendre encore l’âge du vote, défendu par certains hommes politiques, ne peut s’expliquer que par leur volonté de discréditer encore davantage le système actuel. Substituer un critère de compétence au critère d’âge est, de notre point de vue, une absolue nécessité pour revigorer la démocratie et permettre à chaque électeur d’effectuer des choix en connaissance de cause. Ces compétences de citoyen devront non seulement concerner la maîtrise de la langue française et l’histoire de France mais aussi, au minimum, l’histoire de la pensée politique, y compris sous un angle philosophique, l’économie - en précisant bien qu’il ne s’agit pas d’une science exacte - , l’histoire des civilisations, du droit constitutionnel et du droit administratif, etc. Ce contenu devra être élaboré par un conseil de sages, indépendant du monde politique, sélectionné pour leur dévouement à l’intérêt commun et leur érudition. Ils auront pour mission de définir le coeur de notre nation. Chacun pourra valider son aptitude à voter à n’importe quel âge de sa vie, et autant de fois que nécessaire. Cette validation permettra d’obtenir la carte d’électeur. Les candidats aux élections devront également détenir cette carte d’électeur, sésame vers l’activité politique.

 

L’abandon du critère d’âge pour l’accès aux élections est certainement un choix radical mais il répond à la fois aux menaces que fait peser la volonté d’éloigner les citoyens de la gestion des affaires publiques et aux exigences d’une société de plus en plus complexe, qui a plus que jamais besoin de démocratie pour poursuivre sa progression dans l’histoire, au bénéfice de l’intérêt commun. La France renouerait avec son rôle historique en instaurant une telle mesure.


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33 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 juillet 10:09

    un critère de probité, ça serait bien aussi, mais il n’y a pas de formations qualifiantes ni de diplômes


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 12 juillet 10:14

       smiley smiley smiley

      Désolé ^^


      • Arogavox 12 juillet 10:43

        @bouffon(s) du roi
        pathétique lapsus :

        « éduquer l’homme pour tenir un emploi »


         (cf étymologie e-ducere !)
          
        Il conviendrait d’arrêter de confondre instruire et éduquer !
           

        voir B. Russell : « Les hommes naissent ignorants et non stupides. C’est l’éducation qui les rend stupides »  !


      • Arogavox 12 juillet 10:48

        « Un peuple éclairé »... « doit rester maître de son destin »

        éclairé par qui ? ou par quoi ?
        s’il n’est pas éclairé par lui-même (mais alors, qu’est-ce que cela veut dire ?), peut-il se croire maître de son « destin » ?

      • Arogavox 12 juillet 10:59

        et c’est là que le serpent semord la queue :

        « Ce contenu devra être élaboré par un conseil de sages, ... sélectionné ... .
        Ils auront pour mission de définir le coeur de notre nation. 
         »


        Et comment sélectionner initialement ceux qui auraient la prétention d’être les seuls à savoir sélectionner « le coeur de notre nation » ? Pré-sélectionneurs présélectionnés par d’autres pré-sélectionneurs ... ?

      • Clocel Clocel 12 juillet 10:23

        Démocratie = Le choix du plus grand nombre = Macron = 14% ! smiley

        Désigner le meilleur, c’est le job de l’aristocratie, pour une fois que BHL disait autre chose qu’une connerie...

        Nos « démocraties » sont des vies par procuration, on désigne ceux qui vont bouffer la homard à notre place.

        Mon Dieu ! Dans quelle indigence nous sommes...


        • Lucadeparis Lucadeparis 12 juillet 22:12

          @Clocel
          La démocratie, c’est la souveraineté de la population dans son ensemble, pas juste du plus grand nombre (51%).


        • samy Levrai samy Levrai 12 juillet 10:50

          Nous n’avons plus rien à voir avec le « pouvoir du peuple souverain » ou « pouvoir du peuple par le peuple » et l’age et l’éducation n’y sont pour rien du tout.

          Nous sommes en ploutocratie oligarchique et cette ploutocratie adorerait que le « demos » disparaisse.


          • Eric F Eric F 12 juillet 11:07

            @samy Levrai
            Bonjour. Vous écrivez : « nous n’avons plus rien à voir avec le pouvoir du peuple souverain », considérez-vous qu’il y avait, il y a quelques décennies, une meilleure application de la démocratie ? Les gouvernants de la troisième ou quatrième république étaient-il moins qu’aujourd’hui des ploutocrates oligarchiques ? Ceux qui gouvernent les autres pays du monde le sont-ils moins ? Quel modèle concret serait la référence -à part le mythe athénien, où en réalité seul 10% de la population étaient citoyens (programme de 6ème)- ?

            Le problème me semble d’une nature un peu différente, en ce sens que la primauté de l’« intérêt national » soit désormais moins portée par nos gouvernants que par les élites de certaines époques, même oligarchiques.


          • samy Levrai samy Levrai 12 juillet 11:41

            @Eric F
            Oui il y a quelques années le peuple français était souverain, et il ne l’ai plus.
            Tu ne sais donc toujours pas le sens du mot « democratie » ? pourtant la définition peut tenir en 3 mots et que nous avons déjà débattu de cela, tu n’es donc pas capable de progrès dans les concepts de base, tu preferes tourner en rond a faire mal aux mouches  ? 
            Comme je te l’ai déjà dit il y a beaucoup de mot en « cratie » ou « archie » et nous ne rentrons pas du tout dans la case demos cratos.
            Ouvre donc un dictionnaire plutôt que de revoir ton programme de 6eme auquel tu n’as manifestement rien compris, chaque mot à un sens et democratie n’en a qu’un et un seul.


          • samy Levrai samy Levrai 12 juillet 11:41

            @samy Levrai
            mince il ne l’est plus...


          • Eric F Eric F 12 juillet 20:55

            @samy Levrai
            la question était de donner un exemple de démocratie effective : le peuple était-il plus souverain qu’actuellement sous la 3ème république, sous la 4ème, sous de Gaulle, sous Mitterrand, l’est-il davantage en Allemagne, en Pologne, en Suède, pourquoi ?
            Encore une fois, mon point de vue est surtout que les gouvernants sont désormais représentatifs d’un courant libéral-mondialiste, et moins de l’intérêt national.


          • Lucadeparis Lucadeparis 12 juillet 22:17

            @Eric F
            Regarde la Suisse : par référendum le 8 septembre 1935, il y eu un refus à 72%

            d’abandonner la constitution démocratique pour une constitution hitlérienne.
            http://lucadeparis.free.fr/politique/democratie.htm


          • samy Levrai samy Levrai 13 juillet 00:48

            @Eric F
            C’est beau un lavage de cerveau euro atlantiste, tout le monde veut être esclave des américains...


          • Eric F Eric F 13 juillet 21:28

            @samy Levrai
            « lavage de cerveau euro-atlantiste » 
            il faudrait sortir de cette manie des slogans, j’ai justement mis en cause l’idéologie du libéralisme mondialisé. Mais les institutions en elles-mêmes étaient elles plus démocratiques sous les républiques précédentes, le pouvoir était-il alors moins oligarchique ?


          • Eric F Eric F 13 juillet 21:33

            @Lucadeparis
            "la Suisse : par référendum le 8 septembre 1935, il y eu un refus à 72%

            « 
            Et en 1936, la majorité de Français on élu une majorité »anti-fasciste« de gauche. Quatre ans après, c’est bien la défaite et l’occupation qui ont conduit à un régime collaborationniste. La Suisse n’a jamais été envahie, mais commerçait »avec des gants" avec le régie nazi
            https://www.liberation.fr/planete/1997/05/10/la-suisse-agent-financier-du-iiie-reich-selon-un-rapport-americain-d-autres-pays-ont-contribue-a-l-e_206091


          • samy Levrai samy Levrai 14 juillet 10:30

            @Eric F
            Ouvre donc un dictionnaire et vois ce que veut dire etre souverain, libre, indépendant...parler de slogan quand on ne connait le sens des mots, cela ne fait que s’enfoncer plus profond.
            Pouvoir penser que nous sommes independant dans le cadre de l’UE de l’euro et de l’OTAN ne montre qu’un lavage de cerveau doublé d’une incapacité à reflechir et observer par soi meme. Oui la nation etait souveraine et la France dans son histoire l’a presque toujours été , s’élevant contre les empires , nous ne le sommes plus du tout et ce sans l’accord du peuple.


          • Eric F Eric F 12 juillet 10:53

            Le concept de « compétences » pour avoir droit au vote relève en lui-même d’un préjugé élitiste, selon lequel le fait même d’appartenir à la société n’est pas LE critère de citoyenneté. Notons que le suffrage « censitaire » était dans un esprit assez proche, considérant que contribuer financièrement au budget donnait un droit de regard à son établissement et sa mise en oeuvre.

            Sur un autre point, il est écrit dans l’article « En axant la formation sur l’accès à un emploi ». C’est totalement inexact, bien au contraire jusqu’à la fin des études secondaires (hors filières professionnelles) il ne s’agit que d’une formation générale qui ne prépare en rien à l’emploi (du reste le niveau de certains bacheliers actuels -pas en moyenne évidemment- est sur certains points en retrait sur celui du Certificat d’Etudes d’il y a un semi-siècle). Même les études supérieures sont souvent décorrélées du marché du travail, notamment les études littéraires, psychologiques ou sciences pures (effectifs considérablement supérieurs aux débouchés).


            • Breton8329 Breton8329 12 juillet 13:58

              @Eric F Donc, de votre point de vue, le fait qu’une majorité d’électeurs ne comprenne rien à l’économie, ne connaisse pas l’histoire et n’ait pas de notion de science politique, n’a aucune conséquence négative sur leur avenir, avenir qui dépend en grande partie des choix effectués par les personnes qu’ils élisent pour les représenter et qui leur sont chaleureusement recommandés par les médias qui appartiennent à des milliardaires...


            • Breton8329 Breton8329 12 juillet 14:05

              @Eric F S’agissant de la formation à l’emploi, je crois au contraire que toutes ces formations sans réel débouché conviendront très bien à des emplois sans réelle utilité, comme on en trouve tant dans les administrations, dans les grosses entreprises, dans les associations. Ces formations habituent les étudiants à l’imposture qui caractérisera toute leur existence. En aucun cas elles ne les préparent à la citoyenneté car elles sont évidemment parfaitement incompatibles avec la défense de l’intérêt commun.


            • Eric F Eric F 12 juillet 21:14

              @Breton8329
              1° vous décrétez que le Français de base n’entend rien à l’économie, or il n’est absolument pas certains qu’il n’en n’a pas une perception générale plus lucide que les experts en la matière. Il existe un exercice extrêmement intéressant appelé « test de la nasa » qui montre qu’un groupe « non expert » peut avoir collectivement une perception aussi ou davantage correcte que des spécialistes.

              2° quiconque a quelque connaissance de l’enseignement au niveau des programmes, objectifs, pédagogie, corps enseignant, ne peut que convenir que cela ne prépare à aucun emploi de quelque nature que ce soit, ni public ni privé, même pas rond de cuir. A part la connaissance pure, il y a dans l’enseignement en France bien davantage de ’messages’ dans le sens de la solidarité collective que de la réussite individuelle, contrairement aux pays anglo-saxons, pépinières de start ups (qu’on approuve ou qu’on réprouve, la réalité est indiscutable).


            • Attila Attila 12 juillet 22:52

              @Eric F
              « le fait même d’appartenir à la société n’est pas LE critère de citoyenneté »
              Les critères de citoyenneté sont deux :

              • appartenir à la société,
              • avoir au moins 18 ans.

              Pourquoi attend-on l’âge de 18 ans pour octroyer la citoyenneté ? Parce qu’on suppose qu’à partir de 18 ans le citoyen ne va pas se comporter comme un gosse de 10 ans : plus de Nutella et moins de mauvaises notes à l’école, je vote pour !

              La démocratie exige donc des citoyens responsables. Quand des électeurs votent pour des fossoyeurs et des saboteurs ou ne viennent pas s’opposer par leur bulletin de vote, ils sont responsables de la destruction du pays et de la misère que cela peut générer aujourd’hui et surtout pour leurs enfants et petits enfants.

              .


            • Attila Attila 13 juillet 09:20

              @Attila
              Vouloir un critère de compétence c’est mettre la charrue avant les bœufs : un citoyen responsable veut comprendre pour quoi il vote, donc il s’informe.
              S’informer aujourd’hui est à la portée de la plupart des électeurs. Internet a procuré une grande facilité de publication et de diffusion. Au siècle dernier, toute l’information passait par les médias qui censuraient presque autant qu’aujourd’hui.

              .


            • Breton8329 Breton8329 13 juillet 12:15

              @Eric F Je pense hélas que votre vision idéalisée du monde ne franchit pas l’enceinte de l’éducation nationale qui a sa manière a tellement perdu le contact avec la réalité qu’elle en devient inutile pour former à la citoyenneté et aux métiers, en témoigne la multiplication des stages en entreprises, les années de césure, en particulier en école d’ingénieur, pour que les étudiants en sortent avec des compétences. Le critère d’âge est également un obstacle pour l’éducation car il pousse mécaniquement les élèves vers des niveaux sans réelle vérification /validation de leur compétence. S’imaginer que le test de la Nasa pour le choix des objets nécessaires à une expédition lunaire démontre la supériorité du collectif sur l’individuel est une faute de jugement car il ne s’agit pas de cela lors du vote : il n’y a pas de concertation entre les électeurs pour classer les candidats. Chacun est seul dans l’isoloir, armé de ses seules compétences....


            • Eric F Eric F 13 juillet 21:20

              @Breton8329
              il ne s’agit en rien de vision idéalisée, du reste ma perception concernant l’éducation est plutôt pessimiste. Non, la question de fond repose sur le principe du suffrage « universel » sans préjugé de revenu, éducation, sexe, origine, etc. et ce qui est considéré comme la « sagesse collective » du peuple.


            • Eric F Eric F 13 juillet 21:23

              @Attila
              oui, il y a un critère de « maturité », que ce soit 16, 18 ou 21 ans, cela recouvre aussi une expérience de la vie réelle. Après ça, on peut récuser les choix politiques majoritaires, mais si c’est « par principe », ça veut dire qu’on s’estime plus « éclairé » que les autres.


            • Attila Attila 13 juillet 21:56

              @Eric F
              Récuser les choix majoritaires n’est pas une question de principe, c’est une question de résultats.
              Quand les choix de la majorité des suffrages exprimés aboutissent à l’élection de Sarkozy/Hollande/Macron, fossoyeurs du modèle social français et bradeurs du patrimoine économique français au profit d’intérêts privés, souvent étrangers, on est en droit de mettre les électeurs au pied de leurs responsabilités.

              .


            • San Jose 12 juillet 11:17

              Etant royaliste je préconise la restriction du suffrage universel à l’élection d’une assemblée provinciale, pas plus, et simplement consultative. 

              Il faudra avoir 25 ans pour être électeur, 45 pour être élu, et acquitter un impôt annuel d’au moins 1000 euros, ou, plutôt, l’équivalent dans la saine monnaie royale régénérée que frappera Sa Majesté. 

              .

              Les femmes de par les mérites qu’elles ont acquis dans la lutte contre l’envahisseur par trois fois venu du Saint-Empire en profitant de notre faiblesse, due aux pouvoirs usurpateurs bonapartiste et républicain, conserveront le droit de vote à elles octroyé en 1945 par le lieutenant général du royaume, en dépit de ce que celui-ci avait trahi la confiance du Prétendant. 

              Les modalités du vote féminin seront les suivantes :

               un homme célibataire aura une voix

               Un homme marié sans enfants ou avec de 1 à 4 enfants aura deux voix

               Un homme marié avec plus de 4 enfants aura 1 voix supplémentaire pour le 5e enfant, 2 voix supplémentaires pour le 6e, 3 pour le 7e, etc. 

              .

              On voit que la femme votera donc par l’intermédiaire du bulletin de son mari, sans avoir besoin de se déranger personnellement des tâches du foyer. Elle jouira même en notre époque féministe d’un privilège que n’auront pas les hommes : même morte elle votera encore, même sur le continent,, car le veuf même non remarié conservera la voix de sa femme, ayant toujours ainsi 2 voix ou davantage. 


              • Eric F Eric F 12 juillet 21:23

                @San Jose
                « même morte, elle votera encore »
                il va falloir changer vos règles, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, donc veuve, elle récupèrera les deux bulletins de vote de son défunt mari, et grâce à la PMA augmentera le nombre de bulletins. Tout ça pour voter à l’assemblée provinciale qui fixera la taxe sur le sel et les droits de vaine pâture.


              • pallas 12 juillet 12:15
                Breton8329Bonjour,

                La France ne represente pas une nation depuis la fin de la premiere guerre mondial, d’ou ça défaite humilliante face à l’Allemagne et la lacheté du peuple devant l’occupation.

                Une nation est composé d’individues, de familles, de groupes, et pour finir la communauté national. Tout cela avec une homogénéité ethnique.

                Une société fondé de psychopathes et sociopathes est voué a la disparition, dans la nature ce genres de pathologies est purement éliminé, défaillance génétique, boulets notoires pour la survie du groupe et de l’espece.

                Dans les civilisations c’est pareil, la France me fait penser à « Sparte », détruit et n’existant plus que dans des contes pour enfants.

                Dans l’ anciens Testament, c’est Sodome et Gomorrhe.

                Sa n’est qu’une chose simple, le resultat sera toujours le meme.

                Les Etrusques ont essayer et ont échouer, créant la Bete que l’on peut nommer « Rome », vous savez les romains ?.

                Pauvre peuple qui aurait mieux valut rester à ça place.

                Je peut continuer longtemps ainsi.

                Pour finir, si demain une guerre éclate, La France rentre en guerre civil immédiat, une mini guerre mondial sur notre territoire.

                Les prémices sont deja là, les différentes diasporas ce haissent, finissant en guerre de gang ethniques, chose courant.

                La haine a pris des proportions dont vous n’imaginez meme pas.

                La Balkanisation de notre nation, finira en guerre civil comme l’ex yougoslavie.

                C’est un fait.

                Salut


                • Désintox Désintox 12 juillet 21:57

                  Avec votre conception loufoque de la démocratie, pas sûr que vous remplissiez les critères de compétence pour avoir le droit de vote !


                  • ddacoudre ddacoudre 12 juillet 22:33

                    http://ddacoudre.over-blog.com/article-remunerer-les-hommes-pour-apprendre-104107457.html

                    Bonjour

                    Nous devons modifier l’enseignement pour le rendre obligatoire et rémunérer. Être libre c’est instruire pour comprendre un monde complexe. Car la liberté c’est pouvoir seulement dire en son nom ce à quoi l’on ne veut pas se soumettre. Sous réserve d’être assez instruit pour déterminer ce qui nous asservi Cordialement ddacoudre overblog


                    • tashrin 15 juillet 10:05

                      Assez d’accord avec l’auteur. Le drame c’est que c’est plus ou moins ce qui était prévu initialement (education populaire, cours d’instruction civique, ...)

                      La democratie telle qu’on la concoit aujourd’hui c’est le pouvoir des plus nombreux, pas des plus futés ni des plus compétents. S’ensuivent manipulations faciles, gouvernement par l’emotion, pour le résultat qu’on connait. Et force est de constater que c’est pas vraiment une reussite.

                      Malheureusement, je ne pense pas que le sens de l’histoire soit celui là... Idiocracy est déjà là, c’est foutu.

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