• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > L’affaire Puigdemont et Bruxelles : Au seul nom des droits de (...)

L’affaire Puigdemont et Bruxelles : Au seul nom des droits de l’homme

L’AFFAIRE PUIGDEMONT ET BRUXELLES

AU SEUL NOM DES DROITS DE L’HOMME

Ce dimanche 5 novembre 2017, à 9h17’, Carles Puigdemont, président destitué de l’ancien gouvernement catalan, et quatre de ses ministres, tous réfugiés à Bruxelles, capitale de l’Union Européenne, afin d’échapper à une justice excessivement répressive de la part du pouvoir central de Madrid (avec l’arbitraire emprisonnement, avant tout procès, de huit membres de ce même gouvernement catalan), se livraient, accompagnés de leur avocat, aux autorités judiciaires belges, répondant ainsi au mandat d’arrêt européen lancé à leur encontre, deux jours auparavant, par la justice espagnole. Mais, quelques heures seulement après cette reddition, dans la soirée de ce 5 novembre 2017, un juge d’instruction, désigné par le parquet fédéral belge, ordonnait, après les avoir auditionnés, leur libération conditionnelle en attendant, une dizaine de jours après, le 17 novembre, un examen plus approfondi, assorti des garanties juridiques nécessaires à un procès équitable, de leur dossier.

LA LEçON DE DEMOCRATIE DE LA BELGIQUE

Ainsi la Belgique, en honorant ce mandat d’arrêt, tout en refusant de s’y plier aveuglément, est-elle en train de donner, subtilement, une leçon de démocratie, via une justice indépendante et le respect de l’Etat de droit, à l’Espagne, mais aussi à l’Europe, y compris la France, pays réputé, depuis le Siècles des Lumières et Voltaire en particulier, « patrie des droits de l’homme ».

LA DEFENSE D’UN PRINCIPE UNIVERSEL

Entendons-nous. Il ne s’agit pas ici de prendre position, sur le plan politique, quant à l’indépendance, ou non, de la Catalogne. Là n’est pas, dans la présente tribune, la question, que seuls les Espagnols peuvent trancher. Loin de moi donc la volonté de m’immiscer dans un débat qui ne me regarde pas, quoique je me sente concerné sur le plan humain, si ce n’est, à l’échelon philosophique, des idées. Je serais même plutôt, pour ma modeste part, en faveur d’une Espagne unifiée, comme de la Belgique, de la France, de l’Italie ou du Royaume-Uni, pays parfois menacés eux aussi, de la part de certaines de leurs régions, de revendications sécessionnistes. Ce n’est pas non plus Carles Puigdemont en tant que tel, que je ne connais pas personnellement, ni ses ministres déchus, que je défends ici, mais bien, en tant qu’individu attaché aux valeurs de la démocratie, un principe que tout authentique humaniste souhaiterait, idéalement, universel : les droits de l’homme ! Avec, dans son sillage, la condamnation de cette dictatoriale méthode par laquelle la justice espagnole, manifestement aux ordres du gouvernement central, traite, quels que soient leurs supposés torts sur le plan légal, ces personnes. Aujourd’hui s’abat sur eux une inadmissible répression, indigne d’un pays membre de l’Union Européenne et même, pour tout dire, en totale violation de ses principes fondateurs, au premier rang desquels émerge, précisément, l’Etat de droit !

LA SEPARATION DES POUVOIRS EXECUTIF ET JUDICIAIRE : FONDEMENT DE LA DEMOCRATIE

Car qu’il n’y ait pas là, au sein de cet épineux dossier de la justice espagnole, de véritable séparation entre les pouvoirs exécutif et judiciaire, suivant en cela, conformément à toute démocratie qui se respecte, le bel « Esprit des Lois » de Montesquieu, voilà qui ne fait malheureusement pas de doute. Qu’il suffise, pour s’en convaincre, de considérer, en toute objectivité, ces quelques éléments biographiques de la juge, Carmen Lamela Diaz, magistrate suprême de l’ « Audience Nationale Espagnole », ayant émis ce mandat d’arrêt européen à l’encontre de Carles Puigdemont et de ses quatre collaborateurs : proche du Parti Populaire de l’actuel Premier Ministre d’Espagne, Mariano Rajoy, elle a obtenu, en 2016, la décoration de la « Guardia Civil » et reçu, en 2017, des mains du Ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, la médaille du mérite policier ! (https://fr.wikipedia.org/wiki/Carmen_Lamela_Díaz). Imagine-t-on, en France ou en Belgique, ou en tout autre pays de l’Union Européenne, un magistrat - le plus haut de l’Etat - à ce point adoubé par les institutions policières elles-mêmes ? Est-ce réellement cela, en Espagne, ce que l’on entend par ce concept, fondamental en matière de droit démocratique, d’ « indépendance de la justice », dont le moins que l’on puisse dire, en de telles conditions, c’est que ce lien étroit avec les instances policières - caractéristique des régimes dictatoriaux - la rend potentiellement dangereuse pour les libertés individuelles et donc, comme c’est le cas avec l’arrestation des dirigeants catalans, l’opposition politique. 

L’HISTOIRE D’UN REFERENDUM

Quelques mots d’explication quant à l’historique de ces événements. 27 octobre 2017, à 15h30’ : ce jour-là, un parlement légitime – le parlement catalan – déclarait, au nom de l’autodétermination des peuples, l’indépendance de la région – la Catalogne – dont il était censé être le représentant politique, démocratiquement élu. Il le faisait après un référendum populaire qui, bien qu’il ait été considéré comme anticonstitutionnel par le pouvoir central de l’Espagne, avait recueilli, un peu plus de trois semaines auparavant, le 1er octobre, 90% des suffrages sur une participation de 2 millions de votants. La grande majorité des maires officiant dans les villes et villages de cette même région, y compris dans sa capitale Barcelone, étaient présents, lors de cet événement, entonnant alors en chœur, leur symbolique bâton d’élu à la main, l’hymne de ce qu’ils pensaient être, à tort ou à raison, leur nouveau pays : la Catalogne, précisément. Avec, en guise d’inaliénable slogan pour ponctuer leur chant patriotique, le magnifique mot de « liberté ». Enfin, pour couronner le tout, de la manière la plus pacifique et louable qui fût, pas une once de violence, malgré les nombreuses entraves à ce scrutin (motif pour lequel il n’y eut que 2 millions de votants sur une population de plus de 7 millions d’habitants), ne fut alors commise, sinon celle perpétrée, au contraire, par la répression policière de la « guardia civil », envoyée autoritairement, sans la moindre volonté de dialogue, par Madrid. De cette brutalité, injustifiable pour un pays (l’Espagne) faisant partie de l’Union Européenne, le monde entier, scandalisé, a été, face à ces terribles images télévisées, comme venues d’un autre temps (celui, de sinistre mémoire, du fascisme franquiste), le témoin horrifié. A ce douloureux sujet, je me suis déjà exprimé publiquement, dès le lendemain, sur le site de la Radio Télévision Belge Francophone (https://www.rtbf.be/info/opinions/detail_espagne-catalogne-la-liberte-democratique-outragee?id=9724747).

UN DENI DE DEMOCRATIE DE LA PART DE L’ESPAGNE

Ainsi, s’aligner unilatéralement sur l’avis, en la matière, de la plupart des grandes puissances internationales, Union Européenne et Etats-Unis d’Amérique en tête, me semble une attitude à la fois irrationnelle et contreproductive : leur refus catégorique, sans nuances, de prendre en considération, ne fût-ce que sur un plan théorique, le simple fait de cette déclaration d’indépendance, laquelle émane pourtant d’institutions jusque là reconnues officiellement, a de paradoxales allures, en plus de leur étrange cécité, de déni de démocratie. A cela s’ajoute, plus grave encore, une non moins suspecte négation d’un principe élémentaire en matière de psychologie : la négation du principe de réalité, avec, parallèlement, celle d’un peuple.

Pis : prétendre résoudre cette crise hispano-catalane en supprimant, via l’article 155, l’autonomie de cette même Catalogne, et la mettant sous tutelle du gouvernement central, jusqu’à bâillonner sa presse, emprisonner ses leaders et destituer son président, s’avère, de la part de Madrid, un intolérable acte de répression socio-politico-idéologique, en plus de son aspect expéditif. Balayer d’un revers de main la volonté d’une bonne partie du peuple catalan n’est pas une solution, laquelle ne peut être que politique. Au contraire : ce type d’autoritarisme ne fait qu’attiser, tel un boomerang, le sentiment, chez les indépendantistes d’hier comme chez les modérés à présent, d’avoir affaire là à un gouvernement ne connaissant, pour faire taire l’opinion publique, que l’oppression, sourde et aveugle. 

LES ELECTIONS REGIONALES DU 21 DECEMBRE PROCHAIN : JUGE DE PAIX

Reste à espérer, la sagesse aidant malgré certains fantômes du passé, dont celui de Franco et de la guerre qu’il mena à l’encontre des Républicains (auprès desquels combattit le grand Malraux), que ce genre de scénario, le pire d’entre tous, ne fera pas l’abominable lit, en Espagne, des extrémistes de tous bords et autres infâmes nostalgiques de la peste brune. Les élections régionales prévues pour le 21 décembre prochain devraient en être le très souhaitable juge de paix !

L’AFFAIRE CARLES PUIGDEMONT : UN CITOYEN EUROPEEN RéFUGIé POLITIQUE AU CŒUR DE L’EUROPE ?

Mais, en attendant, est-il concevable que Carles Puigdemont, citoyen européen, soit obligé, pour échapper à l’outrancière inculpation de « rébellion », « sécession » et « malversation », et donc à un procès qui pourrait le conduire à trente ans d’emprisonnement en Espagne, de demander l’asile politique à Bruxelles, capitale de l’Europe ? Ce serait là, en cas de refus de la Belgique, pour le moins contradictoire, aussi choquant qu’absurde, au regard des principes et valeurs de ladite Union Européenne : un ressortissant espagnol, européen donc, réfugié politique au cœur de l’Europe ! Avec, pour corser l’affaire, un de ses pays membres, l’Espagne, à nouveau hanté par ses vieux démons totalitaires, sinon fascisants. L’actuel Premier-Ministre espagnol, Mariano Rajoy, ne flirta-t-il d’ailleurs pas, par le passé, avec le franquisme puisque l’un de ses mentors politiques, Manuel Fraga, fut un ministre zélé du tristement célèbre Franco ? 

LA CREDEBILITE DE L’EUROPE AU REGARD DES DROITS DE L’HOMME

C’est là, cette délicate mais importante affaire Puigdemont, une question fondamentale pour la crédibilité comme pour l’avenir de l’Europe au regard de son indispensable défense, en son sein comme partout dans le monde, des droits de l’homme, imprescriptible pivot philosophico-éthique de toute démocratie correctement entendue !

Carles Puigdemont, lequel a toujours appelé à un dialogue pacifique avec Madrid et qui prône encore aujourd’hui une « résistance démocratique », n’est ni un terroriste ni un criminel, pas plus que les autres membres de ce gouvernement catalan destitué, pour mériter une sentence, aussi grotesque que disproportionnée, allant de 15 à 30 ans de prison. A moins que ce ne soit là qu’une parodie de justice : un procès politique pour des prisonniers politiques, contraints effectivement, ainsi privés de leurs droits, à l’exil !

La raison d’Etat a ses raisons que le cœur de l’Europe, s’il est vraiment démocratique et se soucie réellement des droits de l’homme, ne peut reconnaître.

BRUXELLES : NOUVELLE PATRIE DES DROITS DE L’HOMME

Il est donc normal que Bruxelles, cosmopolite capitale de l’Europe, reçoive aujourd’hui, comme elle le fit hier pour d’autres grands opprimés, de Marx à Baudelaire, en passant par Victor Hugo, le président abusivement déchu de la Catalogne, Carles Puigdemont, et ses ministres. C’est là l’une des plus belles traditions - la liberté - dont l’histoire de la Belgique, terre d’ asile, d’accueil et de tolérance, peut s’honorer : la patrie des droits de l’homme n’est plus, en 2017, à Paris, mais bien à Bruxelles !

L’actuel président français, Emmanuel Macron, et à sa suite les pseudo-philosophes germanopratins, qui s’autoproclament volontiers « héritiers des Lumières », devraient méditer cette nouvelle donnée du monde moderne et contemporain.

DANIEL SALVATORE SCHIFFER*

*Philosophe, auteur, notamment, de « La Philosophie d’Emmanuel Levinas » (Presses Universitaires de France), « Oscar Wilde » et « Lord Byron » (Gallimard – Folio Biographies), « Critique de la déraison pure – La faillite intellectuelle des ‘nouveaux philosophes’ et de leurs épigones » (François Bourin Editeur), « Le Testament du Kosovo – Journal de guerre » (Editions du Rocher). A paraître : « Traité de la mort sublime – L’art de mourir, de Socrate à David Bowie » (Alma Editeur).

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.08/5   (12 votes)




Réagissez à l'article

47 réactions à cet article    


  • ASTERIX 7 novembre 10:18


     NO PASARAN messieurs les FRANQUISTES COMME A LA DERNIERE L ’UE NE sert a rien

    plutot si faire ;........ faire du fric aux lobbys et lobbistesBANQUIERS MARCHANDS DE BIENS

    ET AVOCATS D AFFAIRES ET MARCHANDS D ARMESET AUTRES MEDEF OU ANCIENS ELUS ( fillon et cie )

     


    • ASTERIX 7 novembre 10:19

      et j oubliais LES LABOS PHARMACEUTIQUES !!!!!!!!!!!!!!!!


      • jaja jaja 7 novembre 10:25

        @ l’auteur : « Les élections régionales prévues pour le 21 décembre prochain devraient en être le très souhaitable juge de paix ! »

        Excellent article qui tranche avec ce qu’on a lu jusque là sur ce site... Cependant qui peut croire que les élections du 21 décembre ne seront pas biaisées voire truquées par l’Espagne qui est prête à tout pour maintenir, par la force s’il le faut, la Catalogne dans son giron...

        Comment voter librement quand la plupart des têtes de liste sont emprisonnées ou en exil et donc ne peuvent faire campagne ? Personnellement je ne comprends pas que les indépendantistes aient accepté cette mascarade imposée avec un fusil dans le dos... et des urnes contrôlées par la Garde civile espagnole...

        D’ailleurs les indépendantistes commencent à voir ce qui les attend et ont élevé des protestations sur le matériel électoral qui sera envoyé aux Catalans résidant à l’étranger...


        • oncle archibald 7 novembre 10:43

          « bien qu’il ait été considéré comme anticonstitutionnel par le pouvoir central de l’Espagne »

          Mais il est inconstitutionnel ! La constitution de 1978 approuvée par 88,54 % des Espagnols et un pourcentage encore plus important de Catalans, indique sans ambiguïté que l’Espagne est une et indivisible. Dès lors vouloir séparer les Catalans de l’Espagne sans au préalable obtenir une modification de ce texte fondateur est anticonstitutionnel.

          Les responsables politiques qui sont à l’origine de cette manœuvre, malgré les mises en garde du pouvoir central, qui ont proclamé l’indépendance sur la base d’un vote illégal, dont les résultats ne sont pas significatifs puisque plus de la moitié du corps électoral n’est pas allé voter, sont poursuivis par la justice pour « rébellion et sédition ».

          C’est bien la moindre des choses et les « droits de l’homme » n’ont rien à voir la dedans. Un élu ne peut pas se permettre n’importe quoi. Il doit œuvrer suivant le mandat qu’il a reçu et dans le respect des lois de son pays.


          • jaja jaja 7 novembre 11:19

            @oncle archibald

            Le vote est illégal suivant la constitution espagnole mais pas selon le Droit international qui
            stipule, comme le fait ici Alfred de Zayas, nommé en 2012 Premier Expert Indépendant pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et professeur de Droit international à l’Université de Genève.

            « Je déplore la décision du gouvernement espagnol de suspendre l’autonomie catalane. Cette action constitue une violation de la protection des droits de l’homme, incompatible avec les articles 1, 19, 25 et 27 du pacte international relatif aux droits civils et politiques. Conformément à l’article 10, paragraphe 2, et à l’article 96 de la Constitution espagnole, les traités internationaux constituent la loi du pays et, par conséquent, la loi espagnole doit être interprétée conformément aux traités internationaux.

            Refuser à un peuple le droit de s’exprimer sur la question de l’autodétermination, en refusant la légalité d’un référendum, en recourant à la force pour empêcher sa tenue et en annulant l’autonomie limitée d’un peuple par la répression constitue une violation de Article 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.... »


          • oncle archibald 7 novembre 17:54

            @jaja : ben faut que Puigdemont porte plainte contre l’Espagne devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour violation des traités internationaux et on verra bien !

            Vous essayez d’entretenir la confusion juste parce que les autorités Espagnoles ne se laissent pas faire par un jobard qui invente les lois au fur et à mesure de ses propres ambitions. 

            Le « peuple Catalan » n’existe pas, il y a en Espagne des gens de culture Catalane, plus ou moins chauvins et parmi eux il y a des chieurs.

            Des gens de culture Catalane il y en a dans toute l’Espagne, et des Castillans il y en a plein qui habitent Barcelone. Vous voulez inventer une entité qui n’existe pas, et vous vous en apercevrez le 23 Décembre, c’est tout.


          • bob14 bob14 7 novembre 10:49

            Puigdemont et ses sbires finiront en prison tout simplement pour avoir bafouer les lois Espagnoles...


            • Laulau Laulau 7 novembre 11:07

              @bob14
              Et pour bafouer la syntaxe combien d’années de prison ?


            • bob14 bob14 7 novembre 11:32

              @Laulau...J’espère pour vous que vous parler ma langue (anglais) aussi bien que moi avant de faire le mariole !


            • McGurk McGurk 7 novembre 12:20

              * "Entendons-nous. Il ne s’agit pas ici de prendre position, sur le plan politique, quant à l’indépendance, ou non, de la Catalogne. Là n’est pas, dans la présente tribune, la question, que seuls les Espagnols peuvent trancher.« 

              On croit rêver. Cet auteur a fait je ne sais plus combien d’articles en disant que »c’était scandaleux que les Catalans n’aient pas eu leur indépendance« et maintenant il dit ne pas prendre position. Il nous prned vraiment pour des imbéciles.

              Une leçon de démocratie ? Le principe d’un mandat d’arrêt européen, c’est de pouvoir extrader un criminel réfugié dans un pays de la zone UE selon les lois en vigueur au sein de cette zone. Ce que la Belgique n’a manifestement pas fait, préférant laisser le diable courir dans la nature.

              Bizarrement, on dirait que la »démocratie« prônée par l’auteur est à géométrie variable, forte pour les gens lambda et faible (voire inexistante) pour les célébrités et hommes politiques.

              * »Il est donc normal que Bruxelles, cosmopolite capitale de l’Europe, reçoive aujourd’hui, comme elle le fit hier pour d’autres grands opprimés, de Marx à Baudelaire, en passant par Victor Hugo, le président abusivement déchu de la Catalogne, Carles Puigdemont, et ses ministres.« 

              Opprimé ? Sérieusement ? Le bourreau de la démocratie espagnole qui est accueilli en héros à Bruxelles ?

              Cet auteur n’a absolument rien compris à ce qu’est la démocratie et des lois l’encadrant. Il a beau déverser ses connaissances encyclopédiques sur Agoravox, il se sert de la »démocratie« et des »droits de l’Homme« comme excuse pour encenser n’importe quel type malhonnête qui fait péter son pays.

              A quand la justification que les jihadistes sont »humains« et ont le droit de massacrer des gens parce qu’ils »ont des droits" ? Arriver à ce point à nier la réalité, c’est êtres gravement atteint...


              • Alren Alren 7 novembre 16:02

                @McGurk
                "Le principe d’un mandat d’arrêt européen, c’est de pouvoir extrader un criminel réfugié dans un pays de la zone UE« 

                Je ne savais pas que Puigdemont était un tueur en série !!!!

                Allons, allons, la haine vous fait employer un mot disproportionné à la situation et qui disqualifie votre propos, ne faisant que révéler une haine qui n’a rien de »démocratique".

                Le bourreau de la démocratie espagnole qui déclencha une guerre civile abominable dans sa patrie, c’est Franco et c’est le parti qui en est l’héritier spirituel, celui de Rajoy, corrompu jusqu’à la moelle, qui a fait de ministres des prisonniers politiques incarcérés sans jugement.

                Utiliser les terroristes islamistes pour justifier des actes qui relèvent d’une sorte de coup d’état de Rajoy : on peut se demander si ce n’est pas vous qui êtes gravement atteint ...


              • McGurk McGurk 7 novembre 16:56

                @Alren

                Le mot « criminel », passé dans la culture populaire« , ne signifie pas automatiquement »avoir commis un meurtre« . En droit, les différentes catégories (contravention, délit, crime) sont définies par leur degré de gravité et la sédition est très certainement au stade ultime avec le meurtre, viol et autre.

                Donc oui, ce type est véritablement un criminel. Et en plus en fuite.
                https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1157

                * »c’est Franco et c’est le parti qui en est l’héritier spirituel, celui de Rajoy, corrompu jusqu’à la moelle, qui a fait de ministres des prisonniers politiques incarcérés sans jugement.« 

                Vous mélangez tout pour en faire une soupe grotesque sans queue ni tête. La corruption n’a rien à voir avec le sujet et encore moins un ancien dictateur.

                * »Utiliser les terroristes islamistes pour justifier des actes qui relèvent d’une sorte de coup d’état de Rajoy : on peut se demander si ce n’est pas vous qui êtes gravement atteint ..."

                Un coup d’Etat de Rajoy ? Vous êtes fou à lier, aucun gouvernement n’est assez dingue pour souhaiter la partition de son pays et encore moins causer des milliers de morts.

                D’ailleurs, vous détournez mes propos qui étaient que l’auteur, comme vous qui plus est, justifie l’injustifiable en se servant de la démocratie comme excuse.


              • Elliot Elliot 7 novembre 17:55

                @McGurk



                « Cet auteur a fait je ne sais plus combien d’articles en disant que »c’était scandaleux que les Catalans n’aient pas eu leur indépendance« et maintenant il dit ne pas prendre position ».

                Mais on peut très bien se montrer partisan de l’indépendance d’un peuple tout en regrettant de n’avoir pas le droit d’en décider.
                Ce qui est plus regrettable, c’est de subordonner l’accès à l’indépendance au bon vouloir d’un autre peuple comme il semble se résigner à ce fait qui est inadmissible d’un point de vue éthique.

              • McGurk McGurk 7 novembre 18:23

                @Elliot

                D’un autre peuple ? Vous parlez des Espagnols ?


              • Elliot Elliot 7 novembre 18:52

                @McGurk



                Oui, ne vous en déplaise.

              • McGurk McGurk 7 novembre 19:27

                @Elliot

                C’est plus facile d’invoquer le droit que de faire facile à ses véritables responsabilités.


              • jaja jaja 7 novembre 12:28

                Le succès du Référendum du 1er octobre est du à la dynamique d’auto-organisation engagée d’en bas suite à l’arrestation de14 hauts responsables de la Généralité catalane le 20 septembre. Mobilisation qui s’est accélérée les jours précédant le référendum par l’occupation puis la défense des bureaux de vote.

                Le gouvernement tout comme l’ANC et Omnium cultural, les deux grosses associations indépendantistes, ont distribué urnes et bulletins de votes tout en anticipant que la Garde civile espagnole empêcherait le scrutin de se tenir. Leur objectif était de pouvoir dénoncer la répression menée par les forces politiques de la monarchie... et de pouvoir médiatiser de longues queues d’électeurs devant des bureaux de vote fermés par la police...

                La mobilisation massive de la base indépendantiste, qui a fait le succès du Référendum, a surpris le gouvernement catalan qui ne pensait pas que le scrutin se tiendrait... La répression violente menée par la Garde civile a ensuite provoqué la grève générale du 3 octobre..

                C’est à ce moment que le gouvernement Puigdemont, qui n’a jamais eu une volonté d’affrontement contre l’État espagnol, mais qui espérait négocier avec lui dans un cadre institutionnel s’est vu complètement dépassé face à l’escalade que le résultat du Référendum allait inévitablement provoquer. Son hésitation à proclamer la République catalane, la suspendant aussitôt déclarée, en est le témoin visible...

                Après avoir tenté de convoquer des élections, si le gouvernement Rajoy renonçait à appliquer l’article 155 suspendant l’autonomie catalane, il ne lui restait plus, après le refus de ce dernier, qu’à faire proclamer l’indépendance par le Parlement catalan.

                 Le problème étant que ni le gouvernement, ni Puigdemont lui-même, n’avaient un plan réaliste, une feuille de route à appliquer face à une répression prête à aller très loin.
                En gros cette rupture avec les institutions espagnoles a été imposée d’en bas et on se retrouve dans une situation que l’on connaît maintenant très bien à savoir avec un gouvernement réformiste, composé de notables, incapable d’assumer ce qu’il promettait à ses électeurs... qui eux se sont mobilisés à fond et continuent de le faire à travers les Comités de défense de la République (issus des Comités de défense du Référendum)...

                Bien sûr exiger la libération des prisonniers politiques est un minimum pour les Catalans mais aussi leur volonté se manifeste dans la poursuite de l’action des CDR et dans la grève du 8 novembre sur toute la Catalogne :

                4e communiqué des Comités de Défense de la République

                Le peuple commande, le Gouvernement obéit !

                (CDR de Vallcarca)

                Nous, Comités de Défense de la République [initialement Comités de Défense du Référendum], réunis à Manlleu en Assemblée Plénière aujourd’hui samedi 4 novembre, face à l’offensive autoritaire et antidémocratique sans précédent de l’Etat espagnol, informons que :

                1. Dans cette 4e Rencontre, nous considérons établie notre structure organisationnelle et opérationnelle, suite à un processus de consolidation que nous avons voulu rapide mais efficace. A travers ce réseau, auquel participent plus de 172 CDR de tout notre pays [la Catalogne], nous sommes en contact avec des organisations qui luttent pour notre souveraineté nationale et participent du syndicalisme engagé.

                2. Nous exigeons la libération immédiate des personnes qui ont été emprisonnées pour leurs idées. Nous apportons tout notre appui aux prisonniers politiques et à leurs familles. Ils auront tout le soutien de notre peuple dès que nécessaire et pour ce qu’il faudra.

                3. Avec la consolidation du réseau des habitant-es des quartiers qui ont rendu possible la tenue du référendum du 1er octobre, nous sommes préparé-es pour défendre la République de façon pacifique mais radicale. Voilà pourquoi nous appelons la population à participer de façon active aux Comités de Défense de la République de leur municipalité.

                4. Face au coup d’Etat que nous vivons, aujourd’hui plus que jamais, il nous faut rompre avec la fausse normalité qu’il impose : mettons le pays à l’arrêt, de façon imminente. Nous lançons un appel à participer aux diverses mobilisations décentralisées qui se mettront en place dès ce lundi aux premières heures de la matinée. Faisons, à partir de mercredi (lire ci-dessous : Le 8 c’est grève générale !), un pas en avant, afin que l’Union Européenne nous entende ; bloquons l’économie, même si l’Etat Espagnol cherche à nous empêcher d’exercer notre droit de grève.

                Manlleu, 4 novembre 2017.


                • McGurk McGurk 7 novembre 12:44

                  @jaja

                  Laissez tomber, tout cela est terminé.


                • jaja jaja 7 novembre 12:50

                  @McGurk

                  C’est vous qui sifflez la fin... vous avez un mandat des indépendantistes vous le soutien de la monarchie franquiste ?  smiley


                • McGurk McGurk 7 novembre 14:42

                  @jaja

                  Pour la dernière fois, la monarchie est aussi franquiste que Kim JU est démocrate.

                  Alors, toujours à soutenir le chaos envers et contre tout ? Combien de temps allez-vous persister à raconter n’importe sans voir que tout cela est bel et bien fini ?


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 19:22

                  @jaja
                  Plusieurs pays européens ont une monarchie, cela n’en fait pas des fascistes. Les Catalans ont voté à 90% pour la Constitution qui leur donnait une large autonomie, autonomie, qu’avec leurs couillonnades, ils viennent de perdre.


                  Mais qui sont ces gens financés par Soros ??

                  Agoravox : « Le vrai visage des indépendantistes »

                  Communiqué de presse de l’ UPR qui demande à Macron de se retirer immédiatement de l’ euro- région « Pyrénées Méditerranée » qui était présidée par Puigdemont. "

                • jaja jaja 7 novembre 14:54

                  Aujourd’hui ce sont 8 professeurs de Seo de Urgell qui passent devant la justice pour avoir débattu du Référendum avec leurs élèves. Ils sont accusés « d’apologie de la haine »

                  Et on peut avoir des élections démocratiques dans ce cadre ? Bien sûr que non !


                  • Xenozoid Xenozoid 7 novembre 14:56

                    @jaja


                    la france va reagire bientôt,et l’eglise de rome aussi

                  • McGurk McGurk 7 novembre 16:12

                    @Xenozoid

                    Oui le pape va sûrement réagir après son somme en pleine prière.


                  • Xenozoid Xenozoid 7 novembre 16:14

                    @McGurk

                    si seo de urgel tombe , alors andora a un probleme

                  • McGurk McGurk 7 novembre 16:59

                    @Xenozoid

                    Pourriez-vous être plus explicite ?


                  • Xenozoid Xenozoid 7 novembre 17:02

                    @McGurk


                    andora est une co proriété , le doiocese de seo de urgel et l’état francais

                  • oncle archibald 7 novembre 18:00

                    @Xenozoid : l’Andorre est une principauté gérée par deux coprinces, l’évêque de la Seo de Urgel et le Président de la Republique Française.
                     


                  • Xenozoid Xenozoid 7 novembre 18:03

                    @oncle archibald

                    c bien tu , on a apprit,,

                  • oncle archibald 7 novembre 18:05

                    @jaja : vous y étiez présent à ce débat ? Vous savez ce qui s’y est dit et comment les faits ont été présentés ? C’est sûr que si les professeurs en question ont présenté les choses de la même façon que vous le grief « d’apologie de la haine » était parfaitement justifié. Et dans ce cas il est heureux que l’époque du Franquisme soit terminée car ils auraient fini leurs jours en prison !


                  • Albert123 7 novembre 15:56

                    « BRUXELLES : NOUVELLE PATRIE DES DROITS DE L’HOMME »


                    non juste le coin où les bourgeois fouteurs de merde finissent quand leurs petits caprices visant à semer le chaos pour devenir roitelet tombent à l’eau.

                    Et l’Europe des petits roitelet du capital ne m’intéresse pas plus que l’UE devenue Franquiste selon les même petits bourgeois et leur affidés trotsko gauchistes anti nationaliste mais surtout toujours au service du Capital

                    On notera au passage cette technique typique des petits gauchistes haineux de touiller le passé pour y trouver des connections, parfois risible, favorisant la diffamation.

                    Michel Audiard étant sur le point de rejoindre Céline, on apprécie d’autant plus moyennement ce diktat des médiocres puritains qui excellent uniquement dans l’art de dénigrer les autres pour mieux nous imposer leur manque de talents et de compétence à un monde qui s’effondre un peu plus chaque jour.

                    • Xenozoid Xenozoid 7 novembre 17:16

                      @Albert123


                      Michel Audiard étant sur le point de rejoindre Céline,
                      ou ?


                    • Xenozoid Xenozoid 7 novembre 17:37

                      @Albert123
                      quand celine rejoint qui ?


                    • Christian Labrune Christian Labrune 7 novembre 16:36

                      Il est donc normal que Bruxelles, cosmopolite capitale de l’Europe, reçoive aujourd’hui, comme elle le fit hier pour d’autres grands opprimés, de Marx à Baudelaire, en passant par Victor Hugo, le président abusivement déchu de la Catalogne, Carles Puigdemont, et ses ministres.
                      =========================================
                      à l’auteur,
                      J’aime beaucoup la Belgique, patrie des peintres et des poètes, mais pour lors, après la lecture de plusieurs articles du même tonneau, et puisque dans celui-ci vous évoquez Baudelaire, je ne puis que me rappeler l’horreur qu’un pareil séjour lui avait inspirée, et m’écrier avec lui : « Pauvre Belgique ! »


                      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 7 novembre 17:03

                        « L’AFFAIRE PUIGDEMONT ET BRUXELLES »

                        « AU SEUL NOM DES DROITS DE L’HOMME »

                        Non, rien à voir avec les droits, c’est la mise à nu de la démocratititude occidentale : ÉCHEC TOTAL !

                        TOUT LE MONDE A LU MES ÉCRITS :

                        J’ai bien redéfini la « Démocratie » et je l’ai expliqué des milliers de fois depuis 2003. La démocratie, elle peut être responsable et constructive, elle peut être égoïste et nauséabonde ! 

                        Depuis des décennies que les ignorants quémandent « plus de démocratie » et plus de « droits »... J’ai alors expliqué que la démocratie n’a jamais fait défaut dans n’importe quelle Tribu ou n’importe quelle « grande nation » ! C’est seulement la qualité de telle ou telle démocratie dont il s’agit, soit elle est positive, soit elle est négative !

                        Des exemples ne manquent pas : 01) La démocratie en France est une honte, tout le peuple français est malade de la culture pharaonique au point de vouloir reconstruire une pyramide sur laquelle trônerait un Pharaon dominant une populace obéissante et soumise ! 

                        02) La démocratie en « Algérie » est puante, le peuple algérien reconduit inlassablement au pouvoir un régime hors la loi et plus que pourri obéissant ainsi au compromis totalement démocratique qui lie solidement les irresponsables à la populace corrompue : « Volez ce que vous voulez mais donnez-nous des sacs d’argent » !

                        Quelle soit nauséabonde ou qu’elle soit constructive, la démocratie est bien effective « ici » ou « ailleurs » ; il s’agit pas alors de demander plus de « démocratie » MAIS PLUTÔT D’ESSAYER DE RÉORIENTER ET D’AMÉLIORER LA QUALITÉ DE CETTE DÉMOCRATIE ! 

                        L’Occident à échoué et se faisant, il a entraîné le monde vers les abysses de l’échec !


                        • sukhr sukhr 7 novembre 17:08

                          @Mohammed MADJOUR
                          la bourgeoisie occidentale a réussi à dominer le monde les 2 derniers siècles grâce à leur modèle Capitaliste et Républicain, je ne vois aucun échec là dedans.

                           
                          Le prolétariat n’a certes pas réussi à les renverser : les Fascistes et les Nazi ont réussi à priver l’Europe de l’Ouest de la société communiste à laquelle la population aspirait, et à imposer un siècle de plus de superstition sémitique. 
                           
                          Peu importe : le 21ème siècle sera celui du réveil des peuples européens, guidé par la glorieuse Chine Communiste et Païenne. 
                           

                        • rugueux 7 novembre 17:27

                          Franco revient ! Vite !



                            • jaja jaja 7 novembre 21:29

                              @Fifi Brind_acier

                              « C’est l’Europe des régions. »

                              J.L. Mélenchon dans une vidéo diffusée peu avant le 1° octobre, puis retirée (mais diffusée par l’UPR, le groupe d’extrême-droite d’Asselineau ! ) répétait cette antienne : l’oligarchie financière, les États-Unis, l’Allemagne et la Commission européenne veulent casser les États-nations, ce que serait soi-disant la monarchie espagnole, et ce sont eux qui sont derrière les Catalans !

                              Chacun peut constater qui est soutenu, aujourd’hui, par « Bruxelles » …

                              Et c’est bien « l’Europe des régions » qui soutient le roi et M. Rajoy. L’indépendance catalane porterait en effet un coup décisif à la monarchie régionaliste post-franquiste, laboratoire de cette Europe. Que la Commission européenne veuille « casser les États » est une légende : elle est leur émanation et elle traduit les rapport de force entre eux, dont la prééminence de l’impérialisme allemand aujourd’hui. Ce qu’elle veut casser ce sont les droits sociaux.

                              L’Europe des régions, c’est la France de la loi « NoTRE » où les citoyens ne sont plus égaux devant la loi, devant l’impôt, devant le service public et ou le financement public des églises, religions et sectes menace d’être réintroduit.

                              A l’opposé l’indépendance catalane peut permettre de défendre une Europe de nations souveraines démocratiques et laïques qui, elles, seront véritablement unies avec des frontières ouvertes ! »


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 10:00

                              @jaja
                              Pour casser les droits sociaux, on peut vous faire confiance, puisque le NPA ne veut pas du Frexit !!


                              Quant à la pseudo indépendance catalane, passer de la dépendance de Madrid à la tutelle des non élus de la Commission européenne, c’est à mourir de rire de vous voir parler de démocratie ! Car il faut être clair, ils veulent dépendre de Bruxelles, un modèle de dictature !

                              La Grèce aussi est sous tutelle de la Troïka, ... génial, non ?
                              « Grèce : 4 ans d’austérité en 40 photos ».

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires