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Accueil du site > Tribune Libre > L’apolitisme est une imposture

L’apolitisme est une imposture

Notre génération, non impliquée, par conviction ou par négligence, sera un jour victime de son apolitisme.

L’apolitisme est une imposture. Il est un masque trop englobant qui prête à confusion.

Cette marque de neutralité permet au citoyen désintéressé de conforter l’impuissance de sa réflexion et d’en guérir temporairement quand une suggestion s’inscrit dans une valeur culturelle populaire.

Les motivations permettant l’estampe apolitique sont plus que divergentes, et dénotent de la manière la plus imprécise qui soit une position réfléchie ou au contraire totalement inexistante.

Derrière ce qualificatif se cachent trois approches triangulairement opposées du déni politique :

  • Stratégique, quand l’objectif est d’outrepasser un clivage idéologique, source incontestable de division et contre-productive quand l’unité est la condition première de l’efficacité.
  • Révolutionnaire, quand le panel politique est archaïque et non représentatif d’une minorité revendicative.
  • Primaire, quand la prise de temps nécessaire à l’élaboration d’une correspondance entre conviction personnelle et représentation publique n’a jamais été respectée.


L’apolitisme stratégique  :
Il permet aux mouvements spontanés de ne se revendiquer d’aucun parti. Par souci unitaire évident, nécessaire à toute coalition sociale et susceptible de prévenir toute récupération politique, il se présente comme la garantie d’une prise en compte neutre de la part de l’entité décisionnaire concernée. Cette forme d’apolitisme n’est en aucun point condamnable, puisqu’elle exclut d’un contexte toute influence pouvant s’avérer néfaste à la concertation.

Ce sont les deux formes suivantes d’apolitisme qui m’intéressent, car elles débouchent sur un désintérêt généralisé à l’égard des institutions et de l’appareil politique, malgré leurs sources diamétralement opposées. Ma génération, non impliquée par conviction ou par négligence, en sera un jour victime.

L’apolitisme révolutionnaire :
C’est, ni plus ni moins, un « apolitisme politique », revendicatif d’une non-représentation d’opinion parmi les quelque 200 mouvements français, un désengagement par l’absence. Une déception face à l’appareil politique, à la totalité de ses instruments.

Théoriquement, c’est une forme antinomique de l’apolitisme, car il suppose du sujet qu’il ait effectué un recoupement de ses opinions avec la totalité des idéologies existantes. A moins d’avoir une vision totalement révolutionnaire de l’Etat ou de son rôle socio-économique, il est peu probable qu’une vision personnelle moderne ne coïncide avec l’une des visions standards actuelles, qui vont du communisme à l’ultra-libéralisme. Il paraît d’ailleurs évident qu’une telle situation déboucherait davantage sur la création d’un mouvement personnel que sur le rejet global de la machine étatique.

Cependant, il est beaucoup plus fréquent d’entendre : « Tous pourris de toute façon » et « Je ne me retrouve nulle part là dedans. »

L’apolitisme primaire :
C’est l’apolitisme par méconnaissance. Il ne traduit pas un manque de convictions. C’est tout simplement le désintérêt général organisé, orchestré par les ayatollahs du profit à paillettes, de play back et de mini shorty. Les médias de masse n’ont aucun intérêt à rendre la politique accessible à tous. Pour vulgariser, TF1, société vivant de ses revenus publicitaires, tire-t-elle plus d’avantages à parler du travail des enfants en Indonésie, ou à faire porter les dernières Nike aux élèves de la star ac ?

On privilégie l’incompréhension du discours dans sa forme, l’objectif, à peine caché, étant d’aboutir à un désintérêt pour le fond. Les deux ou trois générations qui séparent les jeunes dirigés de leurs vieux dirigeants n’arrangent rien. Il ne faut pas reprocher aux jeunes de ne porter qu’un intérêt restreint à la chose publique quand la seule fenêtre sur le paysage politique s’offrant à eux ne leur propose qu’un débat soporifique convenu entre têtes récurrentes, ennemis au "travail" mais croquant les même pommes à la ville.

Malgré cela, l’effort de compréhension et de clarté doit être partagé par tous.Dire que la politique n’est pas une passion obligatoire paraît évident. Nier son efficacité, critiquer ses acteurs doit préalablement passer par la prise de connaissance nécessaire à sa compréhension. Se limiter à savoir que Le Pen est xénophobe et que Besancenot fume des pétards ne suffit plus.

Aujourd’hui, les convictions sont imposées par les médias, à défaut d’être simplement orientées. Si l’influence de la télévision, de l’art et de la culture en général convergent à gauche, et prédisposent donc les indécis vers cette tendance, il n’en demeure pas moins que la jeunesse actuelle manque cruellement d’objectivité et d’indépendance dans sa réflexion.

A l’heure où la gauche est à droite, la droite à l’extrême droite et l’extrême droite au second tour, il suffit que le showbiz invoque un acte « civique » pour mobiliser la foule réceptive vers les urnes et ajuster la tendance électorale « variable ».

Ce qui nous a bien arrangé en 2002, les enfants de nos enfants pourraient en souffrir un jour.

C’est la nature malléable de cette forme de conviction qui est inquiétante, c’est la politisation éphémère et donc littéralement malsaine, car imposée et justement impersonnelle, qui conduit les jeunes à plébisciter via le suffrage des responsables dont ils ignorent tout, du passé jusqu’au programme.

Alors que le 21 avril 2002 lui a ouvert les portes du débat, la génération anti-Le Pen s’est contentée du rôle de réserviste électoral. Prochain exercice prévu en 2007.


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40 réactions à cet article    


  • Marc P 21 juillet 2006 11:08

    J’ai trouvé des choses intéressantes ds cet article malheureusement très difficile à lire pour votre serviteur...

    apolitique, dépolitisé, désengagé, dégagé...

    J’ai cru comprendre que cela traitait surtout de jeunes... Je me sens quant à moi au milieu d’une société de mercenaires ou de futur mercenaires avant tout au service d’un système et donc d’eux mêmes dès lors qu’ils considèrent que ce sytème est là pour leur être bénéfique contre services rendus... Ils n’ont aucune idée d’où on vient, et considèrent le progrès comme inexorable alors que déjà leurs choix, leurs comportements et leurs postures sont ceux de la survie individuelle ou clanique, seule tenable ou presque sous l ancien régime...

    « Cette marque de neutralité permet au citoyen désintéressé de conforter son impuissance reflexionniste et d’en guérir temporairement quand la suggestion émane d’une valeur culturelle populaire » : dans quel sens « désintéressé » ??? c’est un peu là le noeud de la queston...

    Dommage que l’article soit difficile à lire, il aurait mérité un débat fourni...

    Bonne journée

    Marc P


    • Marcel Patoulatchi (---.---.103.59) 21 juillet 2006 11:26

      Est-ce que tous vos propos sont aussi précis et rigoureux que « A l’heure où la gauche est à droite, la droite à l’extrême droite » ?

      Ca devient un classique à l’extrême-gauche (cf article publié dans le Monde interrogeant Catherine Wihtol de Wenden) de prétendre que la gauche est de droite parce qu’elle n’est pas d’extrême-gauche (ex : si la gauche n’est pas pour les régularisation massives de clandestins, alors elle est de droit) et de prétendre ensuite par glissement que la droite est d’extrême-droite (ex : la droite veut faire appliquer les lois, quel scandale !).

      Par ailleurs, l’histoire du TCE semble démonter toutes théories stipulant que les gens votent ce que les médias leur disent de voter.


      • Theudric (---.---.252.201) 21 juillet 2006 11:53

        Et ce texte montre de façon très claire le principal problème de l’abstention, ce texte est en grande partie incompréhensible et donc logiquement il n’amènera que trés peu de votes.

        C’est exactement ce qui se passe en politique.

        CQFD.

        « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement ».

        Si l’on veut faire réagir/trancher/choisir beaucoup de monde il faut être compris par beaucoup de monde.

        Il faut faire l’effort de se rendre compréhensible par tous.

        Et apparement vous ne voulez pas faire cet l’effort.


        • Marsupilami (---.---.161.76) 21 juillet 2006 12:19

          Je suis d’accord avec tous les précédents commentaires. Cet article est très mal écrit, presque imbitable. Dommage, le sujet est extrêmement intéressant.

          Peu importe au fond les motivations des gens qui ne vont pas ou plus voter. Depuis quelques années, nous nous acheminons de plus en plus vers une sorte de suffrage censitaire qui ne dit pas son nom.

          J’ai récemment lu je ne sais plus où (désolé) une étude statistique qui démontrait que ceux qui votaient le plus plus de 70 % d’entre eux) étaient les plus de 65 ans, et qu’à partir de 60 ans environ que le pourcentage de votes à droite augmentait très significativement (avec l’âge, on devient en général de plus en plus conservateur). Or l’espérance de vie ne cesse d’augmenter ; les « seniors » représentant actuellement 1/5 de la population et dans quelques années, ils passeront à 1/4. Ils excerceront donc une influence électorale décisive, alors que les jeunes générations, très apolitiques et individualistes, votent de moins en moins. Bilan : les partis de gauche ont du mouron à se faire en attendant un improbable nouveau bay-boom, et ce seront de plus en plus les vieux qui décideront des élections.

          Personnellement, je suis pour le vote obligatoire sous peine de lourdes sanctions financières.


        • Johan Johan 21 juillet 2006 12:45

          A Marsu,

          Un vote obligatoire avec lourdes sanctions financieres ? Pas du tout d’accord !

          Voter blanc c’est dire qu’on n’a pas trouve son candidat.

          Ne pas voter c’est contester la LEGITIMITE MEME de cette election.

          Tu prefererais que je vote Le Pen comme certains (rappelle toi l’article « Le Pen sera au second tour ») ?

          Je ne vote pas aux elections etudiantes. Par principe. Le jour ou on aura un vrai debat avavnt le vote, je me rendrais aux urnes. En 5 ans, pas un debat ! Pas une action potable ! Tout juste du marketing pour pretendre qu’on ne fait pas QUE des soirees en boites.

          Je suis alle voter, plusieurs fois. J’ai ma carte d’electeur. J’attends juste que la democratie fonctionne pour y retourner.


        • ka (---.---.30.12) 21 juillet 2006 12:58

          D’après l’INSEE, les plus de 60 ans pourraient représenter 1/3 de la population en 2050.


        • Marsupilami (---.---.161.76) 21 juillet 2006 13:02

          @ Johan

          « Ne pas voter c’est contester la LEGITIMITE MEME de cette election ».

          Ouais, ou préférer aller à la pêche ou jouer à la gameboy ce jour-là. C’est du pareil au même ; tu ne contestes rien, tu désertes la démocratie qui est certes bancale et imparfaire, mais mieux que n’importe quelle dictature.

          J’ajoute que je suis pour la reconnaissance du vote blanc (celui qui met un vote blanc dans l’urne a au moins pris la peine de faire son devoir de citoyen).

          Voter, c’est pas choisir le candidat dont le programme correspond en tous points à tes idéaux et aspirations, (il n’existe pas), c’est voter contre le pire, contre celui dont tu ne veux à aucun prix voir son programme est appliqué.

          Ta référence au vote FN ne tient pas la route. Les électeurs du FN se déplaçent en masse pour voter et sont connus pour être très fidèles à leur parti. Si le vote obligatoire existait, il est probable que ça ferait un peu augmenter le score du FN, mais pas tant que ça. Par contre, ça ferait sérieusement bouger les lignes pour les autres partis de gouvernement, et ça ne changerait probablement rien aux votes d’extrême-gauche.

          Ce serait intéressant d’essayer. Des tas de pays le font, pourquoi pas la France ?

          Je sais que c’est une décevante conception de la politique, mais elle est réaliste... et j’ai plus 20 ans depuis 33 ans.


        • Marc P 21 juillet 2006 13:04

          Bonjour Marsu et Johan,

          Je trouve que le vote blanc devrait compter comme un suffrage exprimé alors j irais voter plus souvent...

          Actuellement ils sont traités avec indifférence... et la politique n’a pas lieu d’en tenir compte...

          Sinon actuellement le résultat se joue à la couleur de la cravatte aux présidentielles... moins de 5 % des voix départagent les candidats au 2ème tour sauf avec Le Pen. Or au moins 15 % dfes voix sont alléatoires (personnes sous informées ou peu ou mal impliquées).

          Enfin le fait de garder les 2 meilleurs scores du 1er tour à coup sûr a plusieurs fois éliminé le meilleur candidat ou le plus apprécié...

          A quand la 6ème république ???!!!

          Le suffrage est sans doute aussi censitaire... mais pour le TCE cela n a pas « suffi »... (je me suis abstenu)...

          Cordialement

          Marc P


        • Johan Johan 21 juillet 2006 14:30

          A Marsu,

          Irais tu voter s’il n’y avait aucun debat potable avant l’election. Moi non (c’est pour cela que je n’allais pas voter aux elections etudiantes, j’ai trouve une petite asso que j’adore). Pourquoi serais je sanctionne ?

          Je joue mon role dans la democratie. Je suis un prescripteur d’opinion et je lance plus de debats que personne dans mon entourage. C’est beaucoup plus d’impact politique qu’un papier dans une urne.

          Exemple je n’ai pas vote au referendum TUE, mais j’ai ecrit un memoire dessus.

          Sinon je sais bien qu’on a toujours le choix du moins mauvais, l’appareil politique formate des personnages execrables. Mais chacun a ses limites.

          Le vote FN tente des gens qui veulent faire exploser le systeme. c’est le seul vote de contestation audible. C’est tout ce que je veux dire. La base electorale est fidele, mais le racisme chez les jeunes prend un nouveau visage |9voteront ils Sarko ou Le Pen ? la peur du neo liberalisme me fait dire Le Pen).

          Je respecte quand meme beaucoup ton opinion, mais pour moi, VIeme republique (a Marc P), vote obligatoire et tout le tintouin c’est des gadgets : ils faut changer le vin, pas la bouteille. C’est ambitieux mais si je suis pas idealiste 3 ans apres avoir eu 20 ans, quand le serais je ?

          Avec mon amitie a vous deux


        • Marsupilami (---.---.255.188) 21 juillet 2006 15:44

          @ Johann

          « il faut changer le vin, pas la bouteille ».

          C’est évident, quoique des études œnologiques aient démontré que la forme de la bouteille avait une certaine influence sur le goût du vin. Mais il est vrai que quand c’est de la piquette, la forme du flacon importe peu pourvu qu’on aie une ivresse à gueule de bois garantie.

          Il est tout aussi évident qu’il faut changer le vin. Depuis la chute du communisme et la mondialisation, les frontières gauche-droite se sont complètement brouillées. Le PS a accouché d’un lamentable programme de « synthèse » qui fait toujours la part trop belle au socialisme screugneugneu tandis que l’UMP incarne la tentation de l’ultracapitalisme autoritariste et répressif. D’un côté un vieux vin bouchonné, de l’autre, de l’autre d’affreux assemblages mondialisés à la Mondovino... pour le peuple (ses dirigeants, eux, continueront à boire du Pommard bien de cheu nous, bien entendu). Et je ne parle pas des extrêmes, gauche ou droite.

          C’est pas bandant comme cuvées.

          Quel nouveau vin alors ? Avant de le déguster, il faut trouver les bons cépages, attendre qu’ils poussent et donnent du raisin, s’en occuper amoureusement... Ça prend un sacré bout de temps. Et vu que les conservateurs de plus de 60 balais vont peser de plus en plus lourd sur les élections, on peut s’attendre à ce qu’ils s’opposent de tous leurs votes à l’émergence de ce nouveau vin. Wait and see...

          « C’est ambitieux mais si je suis pas idealiste 3 ans apres avoir eu 20 ans, quand le serais je ? »

          Tu as raison. Vaut mieux l’être à cet âge-là, parce que quand tu auras plus de soixante ans, on ne sait jamais...


        • Marc P 21 juillet 2006 17:34

          Johan,

          Vos positions sont très consistantes et le sage Marsu nous fait des rappels historiques éclairants...

          Je suis un abstentioniste « actif » et souhaiterais ne pas avoir de raisons de l’être... et je pense que Mr Benard se trompe... parmi les non votants beaucoup sont des passionnés de politique.

          Je suis un petit employé et je crains que notre condition ne se dégrade à vitesse grand V comme le veut la loi de l’offre de la loi et de la demande... la même ou presque que celle du Loft et de la demande... (complot inconscient des médias).

          Les jeunes cadres tous ou presque enfants de cadres sont parfaitement passif devant cette situation qui en ts cas ds le public leur profite de manière presque indécente...

          Il est vrai que leur niveau d’étude est plus élevé que celui de leurs prédécesseurs mais cela ne justifie pas une telle évolution... (sciences po etc....). En fait clairement on achète leur silence et la paix sociale... encore plus qu’autrefois...

          Le chômage et la paupérisation des working poors sont perçus comme un mal nécessaire... Jamais les écarts n’ont cru autant entre les pouvoir d’achat des uns et des autres depuis la révolution de 1789 (215 ans). Aux écarts de revenus s’ajoutent de plus en plus des écarts de patrimoine dont la pluspart n’ont pas conscience...

          J’arrête là mais sans prise de conscience de plus en plus d’existences sont gâchées ds les citées et ailleurs par des non choix économiques et sociaux... de gens extrêment qualifiés professionnellement...

          Cordialement...

          Marc P


        • julien (---.---.96.197) 21 juillet 2006 19:05

          t’attendras longtemps (on a la démocratie qu’on mérite ?). Il est assez facile de se réfugier derrière des débats platoniques, des candidats trop ou pas assez. Je comprends tout a fait qu’on puisse ressentir la démocratie d’aujourd’hui comme purement formelle (elle l’est) mais je ne comprenne pas qu’on puisse de contenter d’attendre (le déluge, la révolution, le grand homme ?). Pour élargir un peu, penses tu qu’il faille participer au débat factice du conseil national de la consultation et concertation (censé légitimer les projets de centrale nucléaire en particulier) ? peut on (dans une démarche stratégique d’opposition) refuser de se prêter pendant quelques minutes à la signature d’une pétition parce que le débat est tranché d’avance ? Je n’ai pas de réponse définitive mais je me demande s’il est possible de laisser aux technocrates et financiers toute lattitude pour s’emparer des rares espaces de démocratie qu’il reste (car eux le font t’inquiètes) et le vote, quoi qu’on en dise, en est surement l’un des derniers vestiges .


        • Jesrad (---.---.20.126) 26 juillet 2006 18:19

          Est-ce utile de voter ?

          Voyons voir... On peut voter en faisant un choix informé, voter à la gueule, voter blanc, s’abstenir, ou changer de pays.

          Vote informé : beaucoup d’efforts personnels, externalité énorme : faire le « bon » choix profiterait à des tas de gens qui n’ont pas fait ces efforts en cas de victoire, et serait en pure perte en cas de défaite. En plus on prend sur son temps libre pour aller voter, sans pouvoir avoir le moindre effet déterminant sur le résultat : on retire plus d’une activité normale que de l’activité de vote. J’irai à la piscine me détendre, par exemple, ma vie sera globalement meilleure.

          Vote à la gueule : Mêmes remarques que ci-dessus, les efforts en moins. Voter peut alors devenir une activité qui rapporte un peu d’amusement.

          Voter blanc : l’impact est garanti d’être nul, on se déplace littéralement pour rien : l’action n’est suivie d’aucun effet. Encore une fois, on gagne plus à passer le même temps au cinéma ou allongé dans le jardin.

          S’abstenir : absence d’activité, absence d’effet. On peut passer son temps à autre chose.

          Déménager : beaucoup d’efforts, en particulier pour s’informer et choisir la destination. Mais les résultats, eux, sont spectaculaires ! Tout change, conditions de vie, pouvoir d’achat, libertés et droits, etc... En quelque sorte, c’est le seul vrai « choix informé » qui vaille la peine.

          En bref, si on veut vraiment faire changer les choses, le moyen le plus efficace est de changer de pays. Et sinon, il y a bien mieux à faire que d’aller voter. Faites l’amour, pas la queue aux urnes ! :D


        • Johan Johan 21 juillet 2006 12:39

          A mon humble avis,

          Le TCE a prouve une chose :

          Les gens s’informent,

          Ils ne se sentent pas si cons que ca,

          Ils n’oublient pas les promesses faites (pour Maastricht on nous avait promis qu’on prendrait en compte la victoire d’un cheveu du Oui),

          Ils aiment etre consultes (le quinquennat devait etre le premier des mandats a etre raccourci, il n’en a rien ete) plus que tous les 13 ans (de 92 a 2005 il me semble),

          Ils sont sensibles aux projets concrets, d’avantage qu’aux « Ayez confiance » et aux grands mots galvaudes,

          Ils n’ont plus pour 69% d’entre eux confiance ni dans la Droite ni dans la Gauche pour gouverner,

          Et pourtant une grande majorite sont democrates, et il ne sert a rien de se presenter sans l’investiture d’un « grand parti ».

          Conclusion : il ne sert a rien au PS et a l’UMP de chasser sur les terres de l’autre tout en se cachant derriere une langue de bois bien rodee (finis la Fracture sociale de 95, et le programme non socialiste de 2002).

          Le premier qui s’exposera avec un programme intelligible remportera les elections. Et au passage, finie l’abstention.

          Quand l’Homme politique devient apolitique, il n’est plus que politicien.

          PS : un gros appel du pied pour les asso et syndicats etudiants : arretez de vous faire passer pour apolitiques, plus personne en vote pour vous et vous ne nous trompez qu’un bref instant.


          • Kelsaltan (---.---.178.45) 21 juillet 2006 12:52

            Je citerais également un quatrième apolitisme, l’apolitisme réaliste, celui du quidam qui a ressenti/compris que la politique n’est que la vitrine aux alouettes de ce qui transcende les projets de société, à savoir le pognon (DADVSI en étant l’exemple le plus frappant).


            • ka (---.---.30.12) 21 juillet 2006 12:54

              Je ne crois pas que l’apolitisme soit une imposture. Moi personnellement je suis apolitique pas parce que je me fiche de la politique, mais parce que je n’y comprend rien.

              J’ai l’impression des fois qu’ils disent tous la même chose, blablabla, je vous promet blablabla alors que les autres blablabla. Si ça ne va pas c’est la faute des autres mais une fois que nous serons élus tout changera. En fait la scène politique c’est un peu comme une partie de ping-pong, on se renvoie constamment la balle d’un bord à l’autre.

              Je ne suis pas spécialement heureuse d’être apolitique parce que je ne sais absolument pas pour qui je vais voter l’année prochaine, je ne suis convaincue par aucun des présidentiables. Je ne demande qu’une chose que tout soit clair, sincère et sérieux et qu’on arrête de nous ballader avec des belles promesses et de la démagogie à gogo. Il faut de vraies idées et pas se contenter de reprendre les idées de machin et de dire le contraire, et puis yen a trop, comment choisir entre tous les candidats. Pourquoi ne pas proposer un seul candidat par parti. Le problème c’est qu’au sein d’un même parti ils ne sont pas tous d’accord.


              • Marsupilami (---.---.161.76) 21 juillet 2006 13:19

                @ Ka

                Tu ne comprends rien à la politique ? Vu que tu as internet, tu vas sur les sites des partis, où tu pourras lire leurs programmes (tu verras alors qu’ils ne disent pas tous la même chose) et te déterminer en fonction d’eux.

                Tu seras évidemment déçue parce que dès qu’on touche à la politique, on touche aussi à l’ambition, au pouvoir et au pognon. Le réel est ainsi fait. Ne pas voter, c’est donner à quelqu’un d’autre la possibilité de décider de la société où tu veux vivre à ta place.


              • ka (---.---.30.12) 21 juillet 2006 13:47

                Marsu je n’ai pas dit que je ne voterais pas. Je ne suis pas partisane de l’abstention mais j’ai toujours du mal à choisir, jusqu’au dernier moment j’hésite, même dans l’isoloir je prends tout mon temps et je réfléchis encore et encore avant de prendre ma décision. Mais bon j’ai toujours été difficile dans mes choix (mon père s’arrachaient toujours les cheveux quand il m’emmenait acheter des vêtements quand j’étais petite). Et aujourd’hui ça n’a pas changé il faut me voir dans les magasins passer trois heures dans le même rayon à hésiter entre deux produits.


              • Marsupilami (---.---.255.188) 21 juillet 2006 15:53

                @ Ka

                Pour te faire une opinion générale, une explication très simpliste mais très parlante (comme tout ce qui est simpliste d’ailleurs).

                Tu connais la devise de la République Française : Liberté, Egalité, Fraternité.

                - La droite modérée préfère la liberté individuelle à l’égalité et à la solidarité collective.
                - La gauche modérée préfère l’égalité et la solidarité collective à la liberté individuelle.

                Evidemment, c’est beaucoup plus complexe et nuancé que ça, mais ce n’est pas faux.

                Quant à la fraternité, c’est une autre paire de manches.


              • corwinhawk (---.---.203.7) 21 juillet 2006 13:02

                L’intention de départ me semble bonne. Inciter les gens à s’intéresser à la politique ne peut que faire du bien à la politique.

                Mais cet article me semble contre productif.

                Premièrement, je suis d’accord avec Theudric, la démonstration n’est pas claire du tout.

                Deuxièmement, l’article finit avec les pires poncifs qui justement décrédibilise la politique (les médias sont manipulés et manipulateur, tous les politiques sont copains, tous les partis sont du même bord et comme par hasard pas du vôtre)

                Dommage, il y a certainement plus à dire et de manière mieux argumenté.


                • David Medioni David Medioni 21 juillet 2006 13:56

                  Bonjour Lorenzo,

                  Je trouve votre article très intéressant et très documenté. Dommage qu’il se termine par quelques poncifs sur le complot médiatique. Il m’a surtout rappelé une phrase d’Antonio Gramsci qui guide souvent mes pas.

                  La voici : « Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Celui qui vit vraiment ne peut pas ne pas être citoyen ou partisan. L’indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n’est pas vie. C’est pourquoi je hais les indifférents. »

                  qu’en pensez-vous ?


                  • Johan Johan 21 juillet 2006 14:34

                    C’est le Mal qui triomphe de l’inaction des hommes de bien.

                    Burke


                  • JC BENARD (---.---.92.11) 21 juillet 2006 14:35

                    On pourrait ajouter à ce remarquable article quelques slogans assasins qui ont contribué à L’apolitisme ambiant :

                    « elections piège à cons »

                    « je ne vote pas donc je suis de droite »

                    « un chômeur qui vote c’est comme un crocodile en visite dans une maroquinnerie » COLUCHE

                    et terminer par ce que disait DESPROGES : « que l’on soit de gauche ou de droite on est hémyplégique disait Raymond ARON ...qui était de droite »

                    Ne pas s’intéresser à la politique c’est un choix à condition après de ne pas faire de remarque sur les choix des autres.


                    • oZneroL 21 juillet 2006 15:36

                      De trois choses l’une :

                      Theudric, aucun objectif federateur dans mon texte, je n’ai pas la prétention d’interesser ceux que je critique.

                      ka, ta position reflète exactement ce que j’ai appelé l’apolitisme primaire, même si tu sembles disposer d’un avis sans le savoir...

                      Enfin, mon article a été tronqué par les modos. Je sais qu’il est loin d’être parfait. Mon jeune âge et ma non expérience de l’ecrit sont à mettre en cause. J’essairai d’être moins elitiste, plus concis et clair pour les prochains papiers.

                      Merci à vous pour vos critiques sur la forme, mais sur le fond (pour ceux qui l’on compris) ?

                      Nier le complot médiatique aujourd’hui n’est plus possible, à moins d’en être bénéficiaire plus ou moins direct.


                      • Marsupilami (---.---.255.188) 21 juillet 2006 15:59

                        Bon, tu feras mieux la prochaine fois... Ton sujet était vraiment intéressant.

                        Je ne crois pas qu’il y aie de complot médiatique volontaire. Il s’agit plutôt d’un effet de consensus majoritaire qui ignore aveuglément ce qui ne rentre pas dans les normes de ce consensus... Ce qui renvoie à un complot médiatique objectif et involontaire.


                      • Marsupilami (---.---.255.188) 21 juillet 2006 16:02

                        ... et j’ajouterai que tu as au moins réussi à créer un fil de discussion intéressant et pas pourri par les trolls (faut dire qu’ils sont très occupés par le conflit au moyen-orient), ce qui est déjà un exploit.


                      • Adolphos (---.---.59.170) 21 juillet 2006 16:19

                        « Cette marque de neutralité permet au citoyen désintéressé de conforter l’impuissance de sa réflexion et d’en guérir temporairement quand une suggestion s’inscrit dans une valeur culturelle populaire. »

                        L’absence d’interet pour Spinoza est aussi un imposture, celle de l’antisémitisme. Super, non ? Ah, on me glisse à l’oreille que Bénédicte Spinoza n’était pas juif mais catholique. C’est donc le masque de l’anti-catholicisme ! Encore qu’il fut excommunié. Il est énervant ce benedictus. Ou alors est-ce une phobie de la hollande et de ses fromages ?

                        PS : « culturel » et « populaire », ca va pas franchement ensemble !

                        « Aujourd’hui, les convictions sont imposées par les médias, à défaut d’être simplement orientées. »

                        Ta conviction que tes convictions sont imposé par les média est donc imposé par les média ?

                        « Si l’influence de la télévision, de l’art et de la culture en général convergent à gauche, et prédisposent donc les indécis vers cette tendance, il n’en demeure pas moins que la jeunesse actuelle manque cruellement d’objectivité et d’indépendance dans sa réflexion. »

                        Heu, je ne vois pas du tout comment la culture peut « influencer » à gauche...Tout au contraire.

                        Quand à la jeunesse, inculte par définition, quelle importance ? 15% de la population, des cons de jeunes, rien à foutre.


                        • Gourouni (---.---.38.140) 21 juillet 2006 16:24

                          Si tu t’en fiches, si tu ne veux pas choisir ton avenir, d’autres le choisiront pour toi mais pas forcement dans ton interet.

                          Avant la nuit....


                          • Adolphos (---.---.59.170) 21 juillet 2006 16:27

                            « Si tu t’en fiches, si tu ne veux pas choisir ton avenir, d’autres le choisiront pour toi »

                            Comme si c’était la politique, donc la collectivité, qui décidait de mon avenir ! Ah AH AH !!


                          • Marsupilami (---.---.255.188) 21 juillet 2006 16:55

                            Zut, dans mon post précédent je parlais de fil de discussion pas pollué par les trolls et voilà qu’Adolfosse débourre avec ses gros sabots et son nanoneurone pour raconter ses conneries simplistes habituelles.

                            En passant Spinoza était athée.


                          • oZneroL 21 juillet 2006 17:05

                            « Comme si c’était la politique, donc la collectivité, qui décidait de mon avenir ! Ah AH AH !! »

                            desolé de sauter les deux pieds joints dans le troll mais je n’arrive pas à croire que c’est autre chose que de la provoc ...

                            Non bien sur la politique ne decide en aucun cas de ton avenir, on en est tous conscient, mais on est d’autant plus conscient que lorsque qu’il faut nommer un responsable de son echec personnel la coupable est toute trouvée ...

                            On ne doit sa réussite qu’à sois-même, mais son echec à la collectivité. C’est tellement niais et facile comme reflexion que je n’ose croire qu’une personne lisant la presse soit tombée dans ce genre de grossière abération.


                          • Marsupilami (---.---.36.66) 21 juillet 2006 17:49

                            Lorenzo

                            « desolé de sauter les deux pieds joints dans le troll »

                            Fais gaffe, Adolfosse-à-plus-rien est peut être contagieux. S’il te contamine, en moins de deux tu risques de devenir mononeuronique ou de te transformer en robot-spammeur. Vas tout de suite te laver les pieds, c’est plus prudent...


                          • Gourouni (---.---.38.140) 21 juillet 2006 17:28

                            @ adelphos

                            « souviens toi du peuple qui travaille, ne sera pas de taille, en face d’1 pouvoir qui a tout prevu pour la bataille » Daniel Balavoine « Souleve moi ».


                            • herbe (---.---.170.236) 21 juillet 2006 22:06

                              Bonjour et bonnes vacances.

                              je profite de cet article pour partager cette découverte récente (Chronicart n°25) au cas où vous ne la connaitriez pas :

                              il s’agit de la « note sur la suppression générale des partis politiques » thèse que défendait Simone Weil ! (réédition chez climats)


                              • Rage Rage 22 juillet 2006 00:23

                                2 éléments de réponse à votre texte :

                                - 1. Les cityuens sont sans aucun doute beaucoup plus futés et responsables qu’il n’y paraît. Néanmoins, avec 30 ans d’échecs cuisants de politique, de gauche et comme de droite, l’effet du temps amène peut-être certain à clairement afficher le fait qu’il n’y croient plus. Ce sentiment est similaire en « banlieue », car à force de ne rien voir venir, forcément on se désespère et surtout on se radicalise (FN, non à l’Europe, communautarisme, replis sur soi)...

                                - 2. L’inverse est tout aussi criminel : « La politisation de tout ». Que donne ce type de société ? La France, dans tout son immobilisme, son auto satisfaction d’élus, sa pléiade de privilégiés et SURTOUT son foisonnement de politiques autoritaro-neuneux : Sarkozy en est la plus belle illustration.

                                Pascal disait : « A défaut que le juste fut fort, on fit en sorte que le fort fut juste.. »

                                UMP-PS-UDF, ils sortent tous de l’ENA, de sciences po ou polytechnique : ils appartiennent au même corps, à la même famille. Vous croyez franchement qu’ils s’auto tueront pour laisser la démocratie à un peuple qu’ils méprisent car se pensant au dessus du « lot » ?

                                Je travaille en collectivité, je sais de quoi je parle...


                                • Rage Rage 22 juillet 2006 00:25

                                  PS : Je partage totalement l’avis de Johan, et ce n’est pas la première fois... comme avec Chem Assayag...


                                • nono (---.---.94.25) 22 juillet 2006 10:16

                                  En france quand on est pas haut fonctionnaire(enarque) ou fonctionnaire on a peu de chance d’acceder a un mandat de deputes ou senateurs.

                                  Comme les syndicats d’ailleurs majoritairement des fonctionnaires c’est a dire que la representation du monde du travail est faite par ce qui ont les parcours professionnel le plus securisé et le plus eloigné de l’economie de marché....

                                  Je rappelle aussi qu’a l’ena l’economie n’etait pas enseigné jusqu’en 1985...c’est dire que son l’on considere comme une sois disante elite est loin de l’etre dans la realité....

                                  La seule chose que l’on propose c’est d’etre militant...

                                  c’est a dire un bouffon qui prend le pret a penser par les cadres du partie...

                                  et ou on doit repeter comme un perroquet le pret a penser... bref le militant politique est comparable a un supporter de club de foot....

                                  libre a eux de croire qu’ils ont une place plus importante...les services de propagande des parties sont la pour nourrir c’est croyance...

                                  D’ailleurs le fonctionnement des parties politiques n’a rien de democratique...et quand a la minorité non representative de la societe française qui y adhere on y accorde nettement trop d’importance... c’est pas les militants qui font le resultat d’une election...

                                  segoleyne royal a bien raison de se foutre de l’opinion des militants du PS qui sont bien loin des idées des français et totalement a cote de la plaque.

                                  La politique est devenu un métier tres lucratif, le cumul des mandats, les mandats d’administrateurs (société d’economie mixte, sivom, hopitaux,etc) et les pots de vin pour acheter des decisions font de confortable revenu...

                                  bref les rentiers de la democratie n’ont pas envie de redevenir fonctionnaire de categorie A...

                                  Quand a se debarasser de ce systeme tout est verouille pour ne pas pouvoir se debarasser des hommes et de leurs pratiques...

                                  Alors les français se desinteressent de la politique et ils ont bien raison vu le contexte qui est dans l’incapacite de changé et de repondre aux besoins de changement.

                                  Jusqu’au jours ou l’insupportable touchera beacoups trops de gens et ou on balancera une allumette dans l’essence...

                                  Et cette allumette actuellement c’est le front national... Et comme apres une explosion il y a une table rase pour reconstruire...

                                  c’est plus facile et on arrive a un consensus qui depasse le clivage gauche droite... De gaulle l’avait bien compris.

                                  La france n’a jamais etait capable de faire des changement profonds sans passer par la violence....

                                  l’apolitisme en france n’est que le temps ou s’accumule les problemes... quand la masse critique sera atteinte ce sera l’explosion, la crise puis la reconstruction....


                                  • Amerigho (---.---.181.61) 23 juillet 2006 17:24

                                    Sujet intéressant, article inbuvable, de plus rempli de lieus communs qui sentent bon le cliché dogmatique. L’apolitisme, en ces temps de politique spectacle, est parfaitement conpréhensible. Une raison non évoquée : dans nos démocraties, tout est devenu affaire d’images relevant d’études de marché très précises, l’homme politique est ramené bien volontairement au rang de produit de grande consommation. Les gens l’ont bien sur compris et certains rejettent catégoriquement le principe d’être manipulés. Sinon, je préfère largement un abstentionniste à un gauchiste haineux, obtu et violent (3 pléonasmes...) car l’indifférence est préférable à l’imbécilité.


                                    • Jesrad (---.---.20.126) 26 juillet 2006 18:28

                                      "Théoriquement, c’est une forme antinomique de l’apolitisme, car il suppose du sujet qu’il ait effectué un recoupement de ses opinions avec la totalité des idéologies existantes.

                                      ...

                                      Pour vulgariser, TF1, société vivant de ses revenus publicitaires, tire-t-elle plus d’avantages à parler du travail des enfants en Indonésie, ou à faire porter les dernières Nike aux élèves de la star ac ?"

                                      Bonne question ! Est-ce que l’apolitisme révolutionnaire ne provoque pas l’apolitisme primaire par simple effet de bord ? En reprenant l’exemple de TF1 : est-ce que le public, de plus en plus apolitisé par rejet de la politique en général, ne pousse pas les médias à refléter ses choix ?

                                      Autrement dit : ne confond-on pas ici la cause et la conséquence ? Les théories du complot sont souvent séduisantes... Et l’explication par la simple bêtise, bien plus terre à terre. D’ailleurs les manifs de 2002 ont précédé les appels médiatiques. Mes camarades sont venus frapper à ma porte pour m’inviter à les suivre dans les dix minutes qui suivaient l’annonce des résultats. Les réactions outragées de « personnalités » se sont aussi faites attendre.


                                      • MASSÉI 14 janvier 2009 15:12

                                        Bonjour.

                                        L’apolitisme est loin d’être une imposture. C’est une (très) prochaine alternative à la cuisine politicienne qui nous est (mal) servie depuis des lustres.

                                        Je suis auteur littéraire et je suis en train de travailler sur une réflexion intitulée « Apologie de l’apolitisme ». Un grand éditeur (que je ne nommerai pas) s’est montré très intéressé.

                                        En fait, chaque président élu, toutes tendances confondues, se dit « le président de tous les Français ». Permettez-moi de sourire ! Si nous excluons les bulletins blancs et les non-votant, ce même président se retrouve être le président d’une minorité des Français.

                                        D’autre part parmi l’électorat des candidats du deuxième tour d’une présidentielle, certains votent sans conviction parce qu’il n’y a pas, effectivement, d’alternative valable. Peut-être que la prochaine fois, ils voteront « de l’autre côté » parce qu’ils auront été déçus de leur vote passé.

                                        Sur 100 Français, 37 n’ont aucune conviction politique. Ils attendent donc un autre langage, un VRAI langage. L’apolitisme peut leur offrir cette opportunité. À condition qu’elle soit sincère et sans influence.

                                        Merci de votre attention.

                                        MASSÉI.

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