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Accueil du site > Tribune Libre > L’arme de poing semi-automatique

L’arme de poing semi-automatique

Il semble que l'idée du pistolet à « répétition semi-automatique » (chaque action sur la détente entraîne le départ du coup et l'approvisionnement de la munition suivante) ait germé dans le cerveau d’un Américain vers 1854. Il faut attendre par contre 1892 pour que Steyr fabrique industriellement le Schonberger en calibre 8 mm. Cette arme fut bientôt suivie par le mythique Luger lui même dérivé du pistolet Borchardt. Ce pistolet était le premier à posséder un chargeur séparé qui était, non pas introduit sur le devant du pontet, mais dans la crosse même. En 1898, Georg Luger présenta son pistolet qui allait être modifié et devenir l’arme réglementaire de l'armée Allemande sous la dénomination P08 parabellum. A l’aube de la première guerre mondiale l’on vit l’apparition d’une autre arme célèbre, le Colt 45-1911. Une autre idée (que l’on doit à Savage) apparue dès la grande guerre n'allait faire son chemin qu'assez tardivement, il s’agissait non plus de placer les cartouches en pile simple dans le magasin, mais en quinconce (double colonnes) pour en accroître la capacité. Principe que l’on retrouve sur toutes les armes à plus de 12 coups. L'année 1929 marqua une évolution avec le Walter PP, le premier pistolet semi-automatique DA à culasse non calée possédant un indicateur de chargement de la chambre.

Les mécanismes des armes à répétition à course rectiligne accomplissent entre chaque tir une série de mouvements appelés cycles mécaniques. Ceux-ci se décomposent en plusieurs phases. Pour le premier tir, le tireur ramène manuellement la culasse en arrière en la saisissant au niveau des cannelures de manœuvre (phase d’ouverture), la laisse ensuite revenir librement sous la pression du ressort récupérateur venir prélever, au passage, une cartouche sur la planchette élévatrice du magasin pour l’introduire dans la chambre (phase de fermeture). La munition étant chambrée, une pression sur la détente libère le percuteur qui vient frapper l’amorce de l'étui, les gaz produits par la détonation de la poudre projettent la balle hors du canon (phase de tir) et une autre partie des gaz est refoulée vers l'arrière, repoussant la culasse entraînant l’ouverture de la chambre d'extraction et permettre l'éjection de l'étui vide par la fenêtre située sur le côté droit de l’arme (phase d’ouverture). Lors de ce recul sous la poussée des gaz, il y armement du percuteur, la culasse revient à sa place sous l’effet du ressort récupérateur (phase de fermeture) et chambre une nouvelle cartouche. Tant que le tireur presse et relâche la détente, ces trois cycles se répètent jusqu'à épuisement du chargeur. Lors du dernier tir la culasse reste ouverte car l'élévateur de cartouche soulève le tenon de l'arrêtoir de culasse maintenant celle-ci en arrière. Puisque la culasse ferme la chambre, on parle alors d’arme à culasse fermée.

Dans ce principe, la pression des gaz engendrée par le départ du coup peut amorcer prématurément le recul de la culasse sur sa glissière avant que la balle n’ait quittée le canon. Cette perte de gaz, vers l'arrière, entraîne une réduction de la vitesse du projectile, mais risque d'entraîner des brûlures par la haute température des gaz ou la projection de résidus de poudre brûlants pour le tireur. Pour y remédier, on retarde le recul de la culasse en solidarisant, momentanément, le canon et la culasse. Ce principe que l’on doit à Andréa Schwarzlose (1896) sera repris en 1900 par Browning. On parle alors d’arme à culasse calée dont le Colt Governement 1911 est le digne représentant. Au départ du coup, le canon rendu solidaire de la culasse grâce à des tenons et mortaises commence à reculer (d’environ 2 mm), comme le canon est fixé à la carcasse par une biellette, le canon commence à amorcer un arc de cercle anti-horaire, ce qui a pour effet de dégager les tenons des mortaises, déverrouillant le canon de la culasse qui peut poursuivre son cycle d’ouverture. Il existe aussi un système à rainures hélicoïdales dans lequel sous l’effet du court recul, le canon tourne sur son axe et libère progressivement la culasse (MAB manufacture d'armes de Bayonne). Dans d’autres systèmes la culasse est bloquée par un axe ou un poussoir.

Sur un pistolet semi-automatique, la faible course de la culasse (voisine de la longueur de l'étui) risque de provoquer le départ du coup suivant avant que le doigt du tireur ait quitté la queue de détente. C’est la raison pour laquelle un dispositif permet au percuteur ou chien de ne pas se réarmer tant que la détente n’est pas revenue en avant. Dès qu’il y a eu départ du coup et retour de la culasse, le mentonnet vient accrocher le talon du percuteur ou le cran d’armé du chien (en limant cette pièce, on transforme certains pistolets en armes automatiques). L’arme ne peut tirer de nouveau que si le doigt libère la détente pour lui permettre de reprendre sa position initiale.

Autre système similaire, moins répandu, le principe à long recul du canon. Le canon est solidaire de la culasse jusqu'à la position arrière de celle-ci et le canon revient seul vers l’avant, la culasse restant bloquée en arrière. Elle n’est libérée que par l’action du doigt sur la détente permettant à la culasse de revenir vers l’avant pour percuter l’amorce de la cartouche. L’on parle alors d’arme à culasse ouverte. Le cycle est : retour du canon - extraction - éjection - décrochage - alimentation - verrouillage - et tir.

Le pistolet Simple Action : principe déjà évoqué à propos des revolvers et que l'on retrouve également sur les pistolets semi-automatiques. Pour le premier tir en simple effet, le tireur doit ramener la culasse en arrière pour armer le chien et chambrer une cartouche. L’arme est alors prête à tirer en SA, ce qui signifie faible pression et faible course de la queue de détente. C’est très rapide pour le premier tir, mais cela entraîne un inconvénient, celui de toujours devoir porter l’arme en condition one, c’est à dire chien armé et sécurité enclenchée. Dans cet état, l’arme risque en cas de chute de faire feu accidentellement. C’est la raison pour laquelle le Colt 1911 a une sûreté manuelle (la pédale) placée sur le dos de la crosse et qui doit être enfoncée par la paume de la main pour permettre de libérer la queue de détente (principe que l'on retrouve sur d'autres armes).

Double action : l’arme offre l’avantage d’un premier coup tiré rapidement, mais une résistance plus dure et une course plus longue pour le départ du premier coup. Les coups suivants sont en simple action puisque le percuteur et ou le chien est armé automatiquement lors de la phase d’ouverture. Du fait de ce principe DA et SA, le premier et deuxième coups ne sont pas aussi groupés. C’est pourquoi nombre de tireurs portent ce type d’arme avec une cartouche chambrée, percuteur armé et levier de sécurité en place, ou condition two. Pour tirer le premier coup en simple action, il suffit de dégager le levier de sécurité.

Safe action : voilà un procédé ingénieux apparu vers 1982 et que l’on doit à l'ingénieur Autrichien Gaston Glock, qui a donné son nom à cette arme qui a inspiré S & W, Sigma, etc. Dans ce principe, le percuteur placé vers l’avant de la culasse est partiellement armé pour diminuer la pression à exercer sur la queue de détente. Dès cet instant, on a tous les avantages du SA pour le départ du premier et des coups suivants. Après chaque tir, l’arme est automatiquement assurée grâce à son système de sécurité placé dans la queue de détente. Cette arme est sûre au choc tout en étant toujours prête à tirer rapidement puisqu’il n’y a pas de levier de sécurité à actionner.

SÉCURITÉ ET SÛRETÉ : pour prévenir tout départ indésiré, certaines armes possèdent un ou plusieurs systèmes de sécurité et de sûreté combinés. Il convient de faire une différence entre un dispositif de sécurité qui permet, selon le choix du tireur, de faire feu ou de s’abstenir, et les systèmes automatiques de sûreté qui permettent de prévenir le départ accidentel du coup. Cette sûreté dépend du type de l’arme et non du choix du tireur. L’on rencontre plusieurs dispositifs :

sur certaines armes, le seul fait d'ôter le magasin bloque automatiquement le percuteur évitant le classique départ du coup lors du nettoyage de l’arme.

- La pédale placée sur le dos ou le devant de la crosse s’oppose à tout départ du coup, tant que cette pédale n’est pas enfoncée (pression d'environ 4 kilos).

· Un autre dispositif empêche le départ du coup en cas d'une munition partiellement chambrée. Si la culasse est fermée incomplètement, la liaison bielle avec le talon de gâchette n’est plus assurée.

· Pour prévenir un décrochage accidentel du chien qui pourrait quitter le bec de gâchette lors d’un choc ou de l’armé, un second cran de sûreté ou de demi-armé l’accroche automatiquement pendant sa course. Ce deuxième cran de sécurité sert pour transporter l’arme chargée. L’on parle alors de chien à l'abattée.

Pour les sécurités qui nécessitent l’action volontaire du tireur, on a le levier de sécurité placé sur le côté de l’arme (à droite pour les ambidextres) qui peut être relevé du pouce par le tireur pour immobiliser la détente et son mécanisme. Position marquée par la lettre « S » ( sécurité, safe, sicherheit). Ce dispositif est placé parfois sur la glissière pour assurer le blocage du percuteur ou du chien. Pour le tir, il faut la désengager vers le bas position indiquée par la lettre « F » ( feu, fire, feuer).

Savez-vous amis collectionneurs que certains sites en présence d'une photographie d'arme sont capables d'en lire les indications gravées : marque, modèle, numéro, etc., pour ensuite les rattacher à l'adresse IP correspondant à leur mise en ligne !

https://www.thefirearmblog.com/blog/2019/10/22/google-firearm-serial-numbers/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+TheFirearmBlog+%28The+Firearm+Blog%29

 

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34 réactions à cet article    


  • CLOJAC CLOJAC 8 novembre 09:17

    J’aimerais bien devenir tonton flingueur.

    Où puis-je suivre une formation accélérée svp ? smiley


    • Gasty Gasty 8 novembre 09:28

      @CLOJAC

      Dans le Dombass


    • CLOJAC CLOJAC 8 novembre 10:23

      @Gasty
      Il est où ce pays ? Entre la Bordurie et la Syldavie ?


    • Tall Tall 8 novembre 14:08

      @CLOJAC

      Les tontons flingueurs ont évolué, aujourd’hui ils montent leur prétoire sur un drone, et c’est au joystick qu’ils règlent leurs comptes.


    • Gasty Gasty 8 novembre 14:32

      A propos des silencieux que l’on entend dans les tontons flingueurs et qui font « Fty... fty... » J’aimerais bien un article également sur les silencieux et leurs efficacités, je crois qu’ils ne réduisent le son de la détonation d’environ 10 %.
      Et que dire des 7,62( qui dépassent le mur du son) et dont le silencieux devrait être surdimensionnés pour faire « Fty....fty.... »


    • Gasty Gasty 8 novembre 14:39

      @CLOJAC

      Absolument ! entre la la Bordurie et la Syldavie

      .

      A ne pas confondre avec le Donbass.


    • sls0 sls0 8 novembre 15:49

      @Gasty
      Un silencieux réduit le bruit à la bouche, si on emploie du supersonique on entendra le bang sur la trajectoire, le seul avantage est qu’il est plus difficile d’en avoir l’origine mais on a la direction aproximative quand même. On emploie donc du subsonic.
      Un bon silencieux on l’entend jusqu’à 10-15m en campagne si on fait attention. En ville il passe inaperçu.
      Le bruit de l’impact à 50m est plus bruyant.
      C’est sur une arme à répétition. Sur une arme semi-auto la culasse fait du bruit, il y a du gaz qui s’échappe. Certaines armes ce n’est pas la peine d’y compter. Parfois il faut refaire le ressort récupérateur qui ne subit plus la même contre pression.
      Sur un révolver ça ne marche pas, le bruit viendra du jeu entre le barrillet et le canon, seul le Nagant russe était équipable d’un silencieux.
      En ajoutant du poids au canon on modifie sa masse, sa fréquence de résonnance est modifié donc son fouettement, le point d’impact entre avec ou sans peut être modifié, il faut re-régler. Mais avec un bon silencieux les groupements reste correct.
      On fait un spectre de fréquence lors des essais, en ayant les fréquences ça permet de corriger la géométrie interne.
      Quand on commence à pinailler à ce niveau c’est qu’on touche les limites du volume du silencieux, avec un gros volume souvent ça passe mais pose des problème de visée et d’encombrement.
      E=1/2*M*V2, l’énergie dépend de la vitesse au carré, en subsonique c’est 300/s, il vaut mieux viser aux bons endroits avec une faible énergie. Bon en 45ACP ça ne change rien.


    • Gasty Gasty 8 novembre 16:14

      @sls0

      Merci pour ces précisions. smiley


    • Tall Tall 8 novembre 16:59

      @Gasty

      Essaie l’arbalète ...
      C’est ce que les mercenaires de Bob Denard ont utilisé pour liquider toutes les sentinelles silencieusement par une douce nuit de l’été 1978 aux Comores.
      Un coup d’Etat réussi en moins de 24h


    • sls0 sls0 8 novembre 17:19

      @Gasty
      Pour avoir eu une arbalète c’est plus bruyant au départ qu’une arme à feu avec le bon silencieux. Par contre à l’arrivé c’est moins bruyant en bruit d’impact.
      Plus bruyant mais c’en reste quand même discret.


    • Attila Attila 8 novembre 17:31

      @CLOJAC
      "J’aimerais bien devenir tonton flingueur.

      Où puis-je suivre une formation accélérée svp ? "

      Demandez Benalla :

      «  J’ai demandé à Alexandre qu’il fasse le tour de la foire  »


      .


    • foufouille foufouille 8 novembre 17:50

      @sls0

      je doute que c’était du haut de gamme ton arbalète surtout militaire.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 novembre 18:01

      @CLOJAC

      A Saigon , dans un établissement tenu par Lulu la nantaise.


    • @Aita Pea Pea tûtûtû
       Chez lulu ,c’était pas à Saïgon mais à 32 bornes de là !
      à Bïen Hôa exactement , tu pouvais pas te tromper son établissement avait des volets rouges .
        ça nous remet loin toussa !  smiley
       


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 novembre 19:41

      @Armand Griffard de la Sourdière

      Sympa l’idée de la plaque . Les tontons ...film intergénérationnel.


    • sls0 sls0 9 novembre 00:56

      @foufouille.
      Que ce soit haut de game ou bas de game ça fera du bruit. 
      Pour votre info c’était une Barnett de 170lb.
      Les seuls militaires qui ont encore une section d’arbalétriers sont les brésiliens.
      Elle est employé par les militaires comme lance grappin ou pour le déminage.
      A Bousbecques dans le nord de la France il y avait ou il y a encore un club d’arbalétriers. J’y ai même tiré avec du patrimoine français, des arbalettes de toute beauté prévues pour dégommer les armures, monstrueux la puissance comme les carreaux qu’elle envoyait mais pas la précision et la portée de mon arbalette.
      A l’époque les arbalétriers étaient mieux payés que les cavaliers, ils tiraient parfois avec des oeuvres d’art.
      J’avais aussi un arc recurve de 80lb que je préférais de loin à l’arbalète.


    • foufouille foufouille 9 novembre 08:45

      @sls0

      le matériel a évoluer depuis 20 ans mais comme tu es le centre du monde c’est impossible.


    • sls0 sls0 9 novembre 16:39

      @foufouille
      Pour pouvoir se faire une idée du bruit d’une arbalète comparé à une arme avec silencieux il a fallu trouver une arbalète avec amortisseur de corde et que ce soit la même chaine youtube qui emploie le même système d’enregistrement.
      Voilà pour l’arbalète : https://youtu.be/JXuXCAaZq9c
      Et voilà pour les armes à feu : https://youtu.be/K7KCdNy1mmQ
      On peut voir ou plutôt écouter sur la seconde vidéo qu’avec une arme semi-auto il y aura toujours du bruit via la culasse.
      Les forces spéciales à mon humble avis préféront hors le bruit avoir le poids et l’encombrement d’un silencieux que celui d’une arbalète. Pour avoir regardé différents modèles, la tension se fait souvent à la manivelle, il vaut mieux pas la perdre.
      J’ai vu une arbalète style tactical sur un site survivaliste, elle fait guerrier, elle est silencieuse sauf qu’elle s’arme comme une carabine à plomb donc bonne pour le rat au maximum.


    • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 10 novembre 07:48

      @Gasty Bjr vous pouvez consulter l’article publié en 2017 sur AV.


    • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 10 novembre 07:53

      @sls0 Bjr, arbalètes actuelles 55 à 75 dB, pour les plus « anciennes » cela peut monter à 95 dB !


    • sls0 sls0 10 novembre 13:48

      Mettez donc le lien qui va bien pour confirmer vos dires.


    • foufouille foufouille 10 novembre 14:25

      @sls0

      Tu as pas internet ?


    • sls0 sls0 11 novembre 06:05

      @foufouille
      Si j’ai internet sinon je ne serai pas ici. Mais quand on affirme des choses il faut prouver ce que l’on avance ce n’est pas à l’interlocuteur à chercher alors que majoritairement ça parle de bruit des arbalètes.
      Sur internet on va trouver des sites marchands qui parleront d’absence de bruits sinon on trouve surtout au Canada où l’arbalète est très courante des textes municipaux qui oblige un éloignement du paintball et des arbalètes à plus de 300m des habitations pour cause de bruits. Toujours au Canada où la chasse à l’arbalète et permise il y a des conseils de la fédération de chasse où ça parle de 90db en moyenne. 90db c’est bien loin des 160db d’une carabine de chasse mais c’est au dessus des 40-50 db d’une zone calme.

      Un silencieux à 90db me va très bien, le tir devient confortable auditivement parlant.
      Mais on peut faire plus discret ce dont la plupart des tireurs n’en ont pas l’utilité.
      Un carreau d’arbalète perd rapidement de sa vitesse. Si je me base sur le REX des chasseurs canadiens au dessus de 30m on ne tire pas le chevreuil car la flèche perd de sa létalité. 90db à 30m c’est 60db. Ça passe dans un environnement bruyant comme en ville, à la campagne ça s’entend. Une arme à feu avec un mauvais silencieux à 90db on allume à 100m sans problème ou le bruit ne fera plus que 44db.
      Un silencieux moyen à 75db donnera 41db à 50m et 29db à 100m.

      Au fait, vous aussi vous avez internet, rien ne vous interdit de consulter, ça vous éviterait de sortir autant de conneries.


    • foufouille foufouille 11 novembre 08:56

      @sls0

      ben justement, j’ai cherché et j’ai aussi une arbalète bruyante car toute simple.

      donc les derniers modèles que l’on peut entendre en vidéo ne font pas beaucoup de bruit mais ça reste assez cher pour un chasseur normal : 1500 à 3000€.

      le carreau et la pointe mécanique sont aussi hors de prix.

      le chasseur normal a donc juste une arme de chasse avec des carreaux simples.


    • sls0 sls0 11 novembre 15:32

      @foufouille
      Un chasseur s’il blesse un animal ne sait pas faire un doublé avec une arbalète. Ca explique un peu le rejet par les chasseurs. Ca prend du temps et on perd le gibier de vue.
      J’ai vu faire un doublé sur deux lièvres qui partaient en même temps à l’arc. C’était Lecaille, un maitre en tir instinctif.
      L’arbalète était très efficace pour descendre un chevalier dans son armure étant protégé par un rempart pour réarmer.
      Tirer à l’arbalète demande moins d’investissement en temps que l’arc mais on se trouve en temps de rechargement avec l’équivalent d’un mousquet.
      Au niveau achat c’est pas trop difficile donc ça intéresse style survivaliste, c’est assez dans le fantasmé leurs critères. Pas trop à la mode chez ceux qui vivent de leur chasse. Pour la défense s’il y a un bouton pause pour figer la scène ça ira. On ne voit plus que sont arme le temps de rechargement et les rempart ne sont pas toujours là.
      A l’arc c’était deux entrainements par semaine avec Lecaille sus-nommé comme instructeur, au bout de 8 mois je me trouvais moins ridicule en tir instinctif.
      Mon arbalète je n’y ai plus trop touché. C’est bon pour le tir sur cible et une fois que l’on a appris le tir instinctif à l’arc....

      Le mieux c’est d’essayer, si on vit dans le nord de la France, l’arc et l’arbalète ça existent toujours. Ailleurs c’est moins sûr. Le mieux c’est l’approche par un club, les bons conseils tomberont. Les forums dédiés pour le tir ou la chasse ok, les forums survivalistes c’est déjà moins ça. Il y en a qu’un où j’ai trouvé du réfléchi avec des connaisseurs style broussard, les autres limites comiques.
      Sinon il y a le forum extrême précision qui a un section « autre » où ça parle arbalète, c’est canadien, la parlure est un peu différente mais il y a l’expérience.
      https://www.extreme-precision.com/search?search_keywords=arbalète


    • foufouille foufouille 11 novembre 16:14

      @sls0

      J’ai eu 2 arcs, un droitier et un gaucher, pas eu besoin d’apprendre c’est venu tout seul. l’arc est supérieur pour la vitesse de tir mais l’arbalète est plus puissante et précise, elle permet aussi de viser à l’affût. Une rustique peut rester charger une semaine sans soucis.

      Mais ça revient plus cher qu’un fusil et chiant à réparer, entretenir.

      Mais je préfère une bonne arbalète à un arc.

      Une bonne AC permet de chasser lapin ou pigeon à 30m.



    • sls0 sls0 12 novembre 16:56

      @foufouille
      J’ai commencé par un arc à poulie, sa grande vitesse et son tir tendu pour le parcour chasse sans viseur et à distance variable est un plus.
      Je m’entrainait sur les touffes d’herbe tout les jours en allant promener mon chien. Pointe judos et chien je ne perdais pas de flèche malgré une puissance de 65lb.
      De 15 à 90m je n’étais pas trop mauvais mais en instinctif je pouvais faire mieux.
      Avec un Lecaille à moins de 10km de chez moi j’avais peut être un des meilleurs instructeurs de France pour le tir instinctif, lui un départ de deux lièvres ne lui faisait pas peur. Un départ de faisan lui laissait le temps de passer à une flèche à gros empenage et de l’avoir. Il m’a dit que c’était le confort de la réduction de traction des poulies qui m’empéchait de progresser.
      Effectivement au recurve j’ai gagné en vitesse de tir. Après 3 mois d’attente j’ai eu une Rolls avec un de ses arcs.
      A l’époque quand on avait un de ses arcs c’est qu’on l’avait mérité. Son parcours c’était cibles mouvantes, fixes à différentes distances avec des sapins qui obligeaient le tir à moins de 1m50, des cibles en osier en vol et gare si on avait pas le flèche à gros empenage pour le tir.
      Le top pour l’entrainement pour la chasse mais un père et un grand-père braconniers m’avait écoeuré du gout du gibier.
      60 ou 80lb pour le recurve.
      65lb pour l’arc à poulie.
      160lb pour l’arbatète.
      En distance dangereuse c’était à poulie suivi du recurve et bien derrière l’arbalète.
      A sortir les flèche de la cible au dessus de 50m c’était le recurve le plus difficile.
      Equipé en pointe de chasse après 30m les arcs étaient plus précis, c’est normal, la flèche est plus longue et plus lourde.
      En chasse le recurve sans hésitation, pour du lapin ou du lièvre de la pointe judo sinon on retrouve plus la flèche sans détecteur de métaux elle est sous terre.
      En 80« j’ai vu un doublé avec une flèche au sanglier et il a fallu chercher la flèche.
      C’est la sortie du film Rambo 2 qui m’a fait abandonner un peu l’arc à poulie, ce que ça me gonflait les » eh mais c’est l’arc de Rambo".
      Une blessure au poignée m’a fait basculer sur les armes à feu.
      C’est autre chose, moins zen mais plus technique.
      J’avais certainement le seul garand équipé d’un canon match pour faire des tests de vibrations et même de modérateurs de son, réducteurs de recul. Avoir le confort et la précision vaste programme mais c’est une autre histoire. Je passais autant de temps à recharger et modifier qu’au stand.
      Au stand sur la table de tir, vélocimètre, sonomètre, analyseur à transformées de Fourrier, capteurs de vibration, ordinateur et écran pour visionner les impacts. Pas franchement le tir chasse.
      Admistrativement c’en faisait des contrôles par le banc d’épreuve de Saint Etienne.
      Ne pas avoir de télé ça laisse 1200h par an à faire des choses intéressantes.

      @ Cyrus.
      Pour avoir une létalité équivalente à un arc il faut une arbatète presque deux fois plus puissante. Un armement par levier comme sur les arbalètes chinoises de l’époque ça ne devait pas transpercer beaucoup de protections, ça atteint l’équivalent d’un arc décathlon premier prix. Pour les lapins de Foufouille ça ira.

      Nota : quand j’étais mioche on trouvait des mats de papegeai dans un village sur dix par chez moi.
      Il y en avait un à 400m de chez moi, c’était plus courant que la pétanque.
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Papegai


    • foufouille foufouille 12 novembre 17:21

      @sls0

      c’est vraiment du chipotage vu que le vent est le plus important pour une flèche ou un plomb AC.

      10j, 4.5 mm de plomb de chasse pointu et tu descends un pigeon à 30m et appui avec une bas de gamme crossman à pompe.

      un arc ou une arbalète à une puissance en lbs. point.

      l’arc est plus réglable en précision et puissance. pour l’arbalète c’est fixe et avec du recul.

      une arbalète peut atteindre 400 lbs mais pas un arc.


    • sls0 sls0 12 novembre 21:57

      @foufouille
      En longue distance il y a le vent, la pression atmosphérique, l’effet Coriolis, la température et l’angle de tir.
      A l’arc il y a le vent et l’angle de tir.
      Si en tir à balle je calculais ces paramètres, en parcours chasse sans viseur à force de tirer le vent était pris en compte presque automatiquement.
      Sur mon recurve j’étais souvent en 60lb, si on tire beaucoup de flèches sur une journée ça va. 80lb on ne fait pas des séries à longueur de journée mais on va au cerf et l’élan sans problème.
      Lecaille avait des branches 120lb pour le buffle et le grizzly. Je lui ai parlé du lion, il m’a dit ce n’est plus une notion de puissance mais le coeur transpercé on en a vu charger sur 45m et tu connais mes distances de tir.
      Je lui ai dit « et l’éléphant ? » Il m’a répondu que la poignée tenait facilement à 180lb, qu’il savait bander à cette puissance et qu’un flèche double fût plus lourde blesserait mortellement l’éléphant. Il m’a dit tu connais ma déontologie, on tue sur place. Pas de chasse à l’éléphant. Votre arbalète de 400lb permettrait de tuer un éléphant de façon déontologique.
      Tuer à l’arc ou l’arbalète ce n’est pas l’effet de choc mais l’hémoragie foudroyante. Donc pointe de chasse qui foutra un bordel balistique plus rapidement sur une flèche courte que sur un flèche longue. On fera toujours un meilleur groupement en longue distance à l’arc.
      En parcours field à l’arbatète c’est 30m maxi parce qu’au dessus ce n’est plus de la précision c’est de la loterie.
      En parcours à l’arc c’est plus loin j’ai eu du 90m, par contre hors petit gibier en chasse 30m est un maximum mais pour avoir la certitude de tuer sur place.

      Quand on fait ses flèches soit même il est plus facile de régler son arc, on tire des flèches sans empenage qui amplifie tout les défauts. Que font vos flèches sans plume Foufouille ?


    • popov 8 novembre 12:43

      Le sergent qui faisait passer un test à ses nouvelles recrues : Comment s’appelle cette force qui réarme automatiquement une arme automatique à chaque coup ?

      Le troufion : la force de l’habitude ?


      • Rincevent Rincevent 8 novembre 13:24

        Il faudrait envoyer ce genre d’article aux rédactions des médias, ça nous éviterait bien des âneries. Depuis la confusion assez systématique entre pistolet et revolver jusqu’à la carabine de 22 millimètres (en fait 22 Long Rifle = 5,5 millimètres). A partir de 20 mm on est dans la DCA légère…


        • generation désenchantée 8 novembre 18:41

          @Rincevent
          le problème c’est que nos journalistes , des fois des auteurs de livres , et d’autres ne savent pas a quoi correspond , les calibres , ils pensent que tout est en unités métrique


        • Faedriva 8 novembre 22:49

          En Résumé une arme semi automatique récentes tirent entre 40 et 180 projectiles à la minute.
          Les armes automatiques beaucoup plus.
          OUf pour tous ! Les tireurs jusqu’à présent sont de mauvais chasseurs.

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