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Accueil du site > Tribune Libre > L’avènement de l’argent. L’encerclement du monde pour les (...)

L’avènement de l’argent. L’encerclement du monde pour les gouverner tous

Extraits commentés et actualisés des manuscrits de Karl Marx

Un article du n°3 de Passager 120, le journal trimestriel papier de la simplicité volontaire.

Les Manuscrits de 1844 de Karl Marx, extraits choisis et commentés du troisième manuscrit.
Le troisième manuscrit est un cahier composé de 17 feuilles in-folio pliées en deux, soit 68 pages, que Marx a paginées lui-même. Toutefois, après la page XXI, Marx écrit XXIII et, après XXIV, il numérote XXVI. Les 23 dernières pages sont vides.

 

XLI - Pouvoir de l’argent dans la société bourgeoise.

 

L'argent en possédant la qualité de tout acheter, en possédant la qualité de s'approprier tous les objets est donc l'objet comme possession éminente. L'universalité de sa qualité est la toute-puissance de son essence. Il passe donc pour tout-puissant... L'argent est l'entremetteur entre le besoin et l'objet, entre la vie et le moyen de subsistance de l'homme. Mais ce qui sert de moyen terme à ma vie, sert aussi de moyen terme à l'existence des autres hommes pour moi. C'est pour moi l'autre homme.
Que diantre ! il est clair que tes mains et les pieds
Et ta tête et ton c... sont à toi ;
Mais tout ce dont je jouis allégrement
En est-ce donc moins à moi ?
Si je puis payer six étalons,
Leurs forces ne sont-elles pas miennes ?
Je mène bon grain et suis un gros monsieur,
Tout comme si j'avais vingt-quatre pattes.
GOETHE : Faust (Méphistophélès)_ [175]
Shakespeare dans Timon d'Athènes _ [176] :
De l'or ! De l'or jaune, étincelant, précieux ! Non, dieux du ciel, je ne suis pas un sou­pi­rant frivole... Ce peu d'or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l'injuste, noble l'infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche... Cet or écartera de vos autels vos prêtres et vos serviteurs ; il arrachera l'oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, fera adorer la lèpre livide, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; c'est lui qui pousse à se remarier la veuve éplorée. Celle qui ferait lever la gorge à un hôpital de plaies hideuses, l'or l'embaume, la parfume, en fait de nouveau un jour d'avril. Allons, métal maudit, putain commune à toute l'humanité, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations...
Et plus loin [177] :
O toi, doux régicide, cher agent de divorce entre le fils et le père, brillant profana­teur du lit le plus pur d'Hymen, vaillant Mars, séducteur toujours jeune, frais, délicat et aimé, toi dont la splendeur fait fondre la neige sacrée qui couvre le giron de Diane, toi dieu visible,& qui soudes ensemble les incompatibles [178] et les fais se baiser, toi qui parles par toutes les bouches [XLII] et dans tous les sens, pierre de touche des cœurs, traite en rebelle l'humanité, ton esclave, et par ta vertu jette-la en des querelles qui la détruisent [179] , afin que les bêtes aient l'empire du monde.
Shakespeare décrit parfaitement l'essence de l'argent. Pour le comprendre, commençons d'abord par expliquer le passage de Goethe :
Ce qui grâce à l'argent est pour moi, ce que je peux payer, c'est-à-dire ce que l'argent peut acheter, je le suis moi-même, moi le possesseur de l'argent. Ma force est tout aussi grande qu'est la force de l'argent. Les qualités de l'argent sont mes qualités et mes forces essentielles - à moi son possesseur. Ce que je suis et ce que je peux n'est donc nullement déterminé par mon individualité. Je suis laid, mais je peux m'acheter la plus belle femme. Donc je ne suis pas laid, car l'effet de la laideur, sa force repoussante, est anéanti par l'argent. De par mon individualité, je suis perclus, mais l'argent me procure vingt-quatre pattes ; je ne suis donc pas perclus ; je suis un homme mauvais, malhonnête, sans conscience, sans esprit, mais l'ar­gent est vénéré, donc aussi son possesseur, l'argent est le bien suprême, donc son posses­seur est bon, l'argent m'évite en outre la peine d'être malhonnête ; on me présume donc hon­nê­te ; je suis sans esprit, mais l'argent est l'esprit réel de toutes choses, comment son possesseur pourrait-il ne pas avoir d'esprit ? De plus, il peut acheter les gens spirituels et celui qui possè­de la puissance sur les gens d'esprit n'est-il pas plus spirituel que l'homme d'esprit ? Moi qui par l'argent peux tout ce à quoi aspire un cœur humain, est-ce que je ne possède pas tous les pouvoirs humaine ? Donc mon argent ne transforme-t-il pas toutes mes impuissances en leur contraire ?
Si l'argent est le lien qui me lie à la vie humaine, qui lie à moi la société et qui me lie à la nature et à l'homme, l'argent n'est-il pas le lien de tous les liens ? Ne peut-il pas dénouer et nouer tous les liens ? N'est-il non plus de ce fait le moyen universel de séparation ? Il est la vraie monnaie divisionnaire, comme le vrai moyen d'union, la force chimique [universelle]_ [180] de la société.
Shakespeare souligne surtout deux propriétés de l'argent :
1º Il est la divinité visible, la transformation de toutes les qualités humaines et naturelles en leur contraire, la confusion et la perversion universelle des choses ; il fait fraterniser les impossibilités.
2º Il est la courtisane universelle, l'entremetteur universel des hommes et des peuples.
La perversion et la confusion de toutes les qualités humaines et naturelles, la fraternisa­tion des impossibilités - la force divine - de l'argent sont impliquées dans son essence en tant qu'essence générique aliénée, aliénante et s'aliénant, des hommes. Il est la puissance aliénée de l'humanité.
Ce que je ne puis en tant qu'homme, donc ce que ne peuvent toutes mes forces essen­tielles d'individu, je le puis grâce à l'argent. L'argent fait donc de chacune de ces forces es­sen­tielles ce qu'elle n'est pas en soi ; c'est-à-dire qu'il en fait son contraire.
Si j'ai envie d'un aliment ou si je veux prendre la chaise de poste, puisque je ne suis pas assez fort pour faire la route à pied, l'argent me procure l'aliment et la chaise de poste, c'est-à-dire qu'il transforme mes voeux d'êtres de la représentation qu'ils étaient, il les transfère de leur existence pensée, figurée, voulue, dans leur existence sensible, réelle ; il les fait passer de la représentation à la vie, de l'être figuré à l'être réel. Jouant ce rôle de moyen terme, l'argent est la force vraiment créatrice.
La demande existe bien aussi pour celui qui n'a pas d'argent, mais sa demande est un pur être de la représentation qui sur moi, sur un tiers, sur les autres [XLIII] n'a pas d'effet, n'a pas d'existence, donc reste pour moi-même irréel, sans objet. La différence entre la demande effective, basée sur l'argent, et la demande sans effet, basée sur mon besoin, ma passion, mon désir, etc., est la différence entre l’Être et la Pensée, entre la simple représentation existant en moi et la représentation telle qu'elle est pour moi en dehors de moi en tant qu'objet réel .
Si je n'ai pas d'argent pour voyager, je n'ai pas de besoin, c'est-à-dire de besoin réel et se réalisant de voyager. Si j'ai la vocation d'étudier mais que je n'ai pas l'argent pour le faire, je n'ai pas de vocation d'étudier, c'est-à-dire pas de vocation active, véritable. Par contre, si je n'ai réellement pas de vocation d'étudier, mais que j'en ai la volonté et l'argent, j'ai par-dessus le marché une vocation effective. L'argent, - moyen et pouvoir universels, extérieurs, qui ne vien­nent pas de l'homme en tant qu'homme et de la société humaine en tant que société, - moyen et pouvoir de convertir la représentation en réalité et la réalité en simple représen­ta­tion, transforme tout aussi bien les forces essentielles réelles et naturelles de l'homme en représentation purement abstraite et par suite en imperfections, en chimères douloureuses, que d'autre part il transforme les imperfections et chimères réelles, les forces essentielles réellement impuissantes qui n'existent que dans l'imagination de l'individu, en forces essen­tielles réelles et en pouvoir. Déjà d'après cette définition, il est donc la perversion générale des individualités, qui les change en leur contraire et leur donne des qualités qui contredisent leurs qualités propres.
Il apparaît alors aussi comme cette puissance de perversion contre l'individu et contre les liens sociaux, etc., qui prétendent être des essences pour soi. Il transforme la fidélité en infidélité, l'amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maître, le maître en valet, le crétinisme en intelligence, l'intelligence en crétinisme.
Comme l'argent, qui est le concept existant et se manifestant de la valeur, confond et échan­ge toutes choses, il est la confusion a la permutation universelles de toutes choses, donc le monde à l'envers, la confusion et la permutation de toutes les qualités naturelles et humaines.
Qui peut acheter le courage est courageux, même s'il est lâche. Comme l'argent ne s'é­chan­ge pas contre une qualité déterminée, contre une chose déterminée, contre des forces essentielles de l'homme, mais contre tout le monde objectif de l'homme et de la nature, il échan­ge donc - du point de vue de son possesseur - toute qualité contre toute autre - et aussi sa qualité et son objet contraires ; il est la fraternisation des impossibilités. Il oblige à s'embras­ser ce qui se contredit.
Si tu supposes l'homme en tant qu'homme et son rapport au monde comme un rapport humain, tu ne peux échanger que l'amour contre l'amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l'art, il faut que tu sois un homme ayant une culture artistique ; si tu veux exercer de l'influence sur d'autres hommes, il faut que tu sois un homme qui ait une action réellement animatrice et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l'homme - et à la nature -doit être une manifestation déterminée, répondant à l'objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans provoquer d'amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu'amour, ne provoque pas l'amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu'homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c'est un malheur.

Commentaires par M.J

Merci à Marx inspiré par Goethe et Shakespeare pour cet extrait toujours aussi pertinent même presque 200 ans plus tard.
Que peut-on ajouter après cette lecture ?
Que l'argent est davantage une manigance de nos jours, car depuis presque 50 ans, la monnaie n'a plus d'étalon et n'est plus indexée veritablement sur le réel tangible. Nous ignorons donc la valeur de l'argent, cette valeur reste opaque et décidée par des processus qui nous échappent et sortent bien souvent de notre entendement. En effet la production monétaire est, en général, le fait des banques centrales, en dehors de tout contrôle démocratique.
Ainsi les peuples utilisent une monnaie dont ils ignorent presque tout mais à laquelle ils sont asservis et taxés de mille façons. Une des plus contestables est sans doute la production de crédits laissée à l'avantage des banques privées qui ne produisent rien à part de l'argent virtuel qui entre alors dans le circuit économique et se font payer grassement pour ce service totalement virtuel et sans effort particulier. Je n'entrerai pas dans le détail de cette science de la prestidigitation économique et politique car c'est ennuyeux et épuisant, pourtant les effets sont là pour chacun de nous. Nous sommes conditionnés à user de cette monnaie qui a perdu son sens premier de l'échange pour devenir un pur outil de contrôle et de manipulation au profit d'une petite minorité qui s'accapare son pouvoir.
Car l'argent est pour la plupart notre " temps ". En effet, nous travaillons des heures durant toute l'année pour obtenir nos revenus. Ce temps nous le croyons nôtre mais en fait il appartient à l'argent et à ses promesses. Ainsi plus nous en voulons, plus nous sommes suceptibles de perdre notre temps à le gagner.
L'argent c'est " l'espace " aussi. Là j'entends une petite voix qui m'interpelle : "ha oui ! Comment ça ? Comment de l'argent peut-il avoir une spacialité ?"
Oui l'argent possède une spacialité pour chacun d'entre nous qui peut prendre des formes différentes qu'on soit riche ou pauvre.
En effet, prenons le Français moyen, avec son salaire moyen qui tourne autour de 1300€. Cette personne là, pour répondre à la promesse de ce revenu en fin de mois, va devoir " offrir " à l'entreprise qui le paie, le droit de disposer de sa force de travail, donc du corps de son employé, pendant 8 heures par jour. Notre corps ayant une spacialité, nous vivons donc une concrainte d'espace et de temps à la fois.
L'argent nous rend donc prisonnier d'un espace/temps contractuel en nous interdisant la liberté de vivre réellement. Les promesses d'argent ont ce pouvoir exhorbitant de nous interdire la vie véritable, pour nous contraindre à un contrat social rédigé par la bourgeoisie régnante et profiteuse. Massivement nous avons accepter les termes de ce contrat mille fois révisé, parfois en notre faveur lors de luttes collectives, mais le plus souvent en notre défaveur, savamment orchestré par le pouvoir politique, grand ami du pouvoir économique.

La science de la prestidigitation trouve probablement ses racines dans les sciences politiques et économiques. Ces trois sciences du divertissement et de la manipulation des masses, s'accomplissent, l'une par le biais d'une baguette magique et les deux autres par l'intermédiaire de l'argent. Ces sciences de la diversion et des illusions se tiennent socialement par cette force invisible, qu'on pourrait désigner comme "la croyance commune".
L'argent comme la magie, même si cela paraît improbable, parvient à unir les esprits et la réalité durablement, par un simple tour de passe-passe.
Ainsi les grands illusionnistes peuvent continuer à nous éblouir de leurs incroyables capacités à faire rêver les foules acquises à la société de consommation. Car la consommation est une nécessité, elle fait circuler l'argent qui s'accroît sur le travail et la servitude souvent volontaire du plus grand nombre à fournir sa force de travail pour un revenu.

Comment donc changer ce processus d'aliénation et de destruction de la biosphère ?

Certains vont s'attaquer à l'angle politique et écologique comme le fait la mouvance décroissante, d'autre voudront une monnaie plus juste, un système économique plus équitable, ou encore une démocratie véritable à la place d'un système représentatif qui finalement n'a pas grand chose de démocratique.

Et si la solution venait de l'argent, ou plutôt de son abandon. Pour citer un grand ami de l'occident prénommé Jésus : "Rendons à César ce qui appartient à César !". Deux mille ans plus tard, mon sentiment est que Jésus dit toujours vrai sur la question monétaire.
Utiliser la monnaie de César c'est, de fait, appartenir à son monde, à ses guerres, à son commerce, à son organisation sociale. Utiliser la monnaie de César, c'est renforcer César, comme les pétrodollars ont renforcé l'Amérique.

Se passer de la monnaie est la piste la plus intéressante à mon sens. Elle fait très peur car cela annihile toute possibilité de consommation, mais n'est-ce pas l'effet recherché ?
Peut-être peut-on envisager de se poser quelque part, de posséder le minimum, sa maison et un jardin puis de tenter autre chose que le modèle de société qui nous est offert ? Rétropédaler, réduire sa consommation à peu de chose et vivre pleinement le lieu de vie qu'on a choisi semble être une piste intéressante.
Alors César est nu ! Si la société ne veut pas se réformer, tenue qu'elle est par la bourgeoisie régnante depuis la révolution française, alors on peut s'en détourner et s'offrir localement autre chose à vivre.
Nous sommes alors sur un chemin politique personnel, réduit à l'échelle locale, mais qui assèche César de son pouvoir, car il est bien difficile d'exiger du pauvre des taxes.
La France agricole, il y a encore deux générations, se moquait bien du pouvoir central et préférait souvent l'or au franc, car elle n'avait pas besoin de la société pour vivre et travailler. Les paysans possédaient le savoir faire et étaient indépendant. Ils répondaient eux-même à leurs besoins en particulier alimentaires. Ils étaient un vrai problème pour l'état, car ils étaient la preuve vivante qu'ils pouvaient se passer de lui.
Aujourd'hui ces paysans là ont presque tous disparu sous la force du " progrès " et de la " modernité " gage de la " croissance ". L'État règne sans partage au contrôle total de la population qui vit asservie puisqu'elle est alimentairement dépendante.

Est-ce vraiment un progrès d'avoir perdu nos vrais paysans et de dépendre aujourd'hui de l'industrie agro-alimentaire et de la grande distribution pour se nourrir ? Je ne parle même pas de la qualité médiocre des produits et de leurs terribles conséquences sur la santé des populations.

 

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L’avènement de l’argent Page 1 - Passager 120
Article du journal Passager 120 - Le journal de la simplicité volontaire

 

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L’avènement de l’argent Page 2 - Passager 120
Article du journal Passager 120 - Le journal de la simplicité volontaire

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8 réactions à cet article    



    • Daniel Roux Daniel Roux 28 août 10:47

      Lorsque Diogène reçut la visite d’Alexandre, compte l’une des rencontres humaines les plus paradoxales.

      « Ôtes-toi de mon soleil » aurait dit le premier au deuxième qui lui demandait de quoi il avait besoin.

      On ne sait pas ce qu’a répondu le Conquérant avide de gloire, de conquêtes et de richesses à celui qui prônait la recherche du bonheur dans le dénuement le plus extrême et vivait comme un chien - d’où le terme cynique.

      On ne sait pas non plus qui de Diogène ou d’Alexandre se considérait comme le plus heureux.

      Il ne faut pas confondre : la valeur, la monnaie et l’argent métal (ou l’or) dont on fait des pièces de monnaie.

      La monnaie est un moyen de transporter de la valeur dans le temps et dans l’espace.

      La qualité d’une monnaie est fonction du nombres de personnes qui la reconnaît comme telle, de la zone géographique où son usage est acceptée et de sa résistance à la dépréciation.

      La pièce en argent métal (ou en or), est un moyen, parmi d’autre, de matérialiser la monnaie.

      La différence entre le papier monnaie et la pièce en argent métal, est que le premier repose sur la confiance en l’émetteur, confiance toujours mal placée parce que toujours trompée, et que le second possède une valeur intrinsèque, indépendante de l’émetteur et même de sa date d’émission.

      Un assignat datant de 1793 ou d’un billet de 10 Francs de 1963, par exemple, ont perdu toute leur valeur sauf pour les collectionneurs.

      Un talent de 16,82 grammes d’or permet d’acheter à peu près autant de purs-sangs, aujourd’hui qu’il y a deux mille ans.


      • Djam Djam 28 août 11:04

        Il me semble bien que les « maîtres » du système d’aliénation par l’argent sont en train de consolider leur système en faisant disparaître progressivement l’argent liquide au profit de crédit virtuel sur cartes plastiques à puces et sur smart-phone... On en sort pas !

        L’auteur a raison de poser la question du problème majeur créé par la disparition des paysans et de leurs indiscutables savoirs instinctif. Ils produisaient leur propre alimentation, connaissaient le climat rien qu’à l’observation de la nature et du ciel, élevaient des animaux utiles à tous points de vu, faisaient des échanges avec les autres paysans...

        La destruction de tous les paysans du monde (ou presque) n’est pas un hasard. Rendre la majorité des masses du globe dépendante de tous les hypes privées est l’objectif des mondialistes.


        • hervepasgrave hervepasgrave 28 août 11:29

          Bonjour ,

          • belle article j’en conviens.Mais toujours avec l’appui d’illustres personnages et des exemples . Cet exemple de la bourgeoisie bien choisi. Avec en appui cette glorieuse révolution Française qui est l’exemple suprême et fédérateur a l’échelle planétaire.
          • « L’argent maux de tous nos problèmes ? »
          •  L’argent n’est qu’une conséquence,une arme .
          •  S’il y a une chose qui n’a pas fonctionné et qui n’est jamais dite par peur et égoïsme et qui vient au dessus de tout ce que l’on connait et que cela est joliment oublié par vos illustres personnages et qui va de l’exemple qui nous est vendu ou du siècle des lumières et ainsi que de la démocratie de la Grèce antique n’est autre que de l’enfumage.
          •  Car le problème vient de « la propriété » et là pour pouvoir être utile a la société humaine il faudrait se faire mal
          • .Alors l’argent ,le travail n’aurait plus aucun intérêt.
          •  Nous sommes entre le pouvoir et un essai de société participative,hum ! elle est bonne celle-là
          •  .Car tant que nous aurons pas résolu le problème de la propriété rien ne pourra se faire.
          • « Le bâton et la carotte » c’est bien l’ennemi d’une société juste et équilibré.
          • Le travail est le deuxième sujet a traiter,mais le travail n’est qu’une obligation pour la survie de l’espèce.
          • Nous n’avons aucun choix .Une fois résolu que nous travaillons sans récompense ,et pour tous et qu’il n’y pas pas de mérite ,ni a s’extraire du lot par quelques qualités supérieures « intellectuel,technique,médical,artistique, scientifique.. » Nous irons vers tous les possibles positifs.
          • Mais tous ceux qui croient que leur travail est utile et récompensable par l’argent qui est le moteur de la propriété ne sont quand bien même leur talent ,génie responsables de cet état perpétuel.
          •  Et nous autres peuples qui vivons par la peur au ventre nous leur faisons confiance .Alors ! peut importe les formules.
          •  L’avenir ne peux pas être positif en attendant le bon vouloir des élites et possesseurs
          • .Quand bien même nos efforts de s’extraire de l’ensemble pour les rejoindre.C’est un cercle vicieux.
          • Les rares personnes qui se sont attaqué a cela son mortes et enterrés .
          • La conjugaison des talents/savoir ne servent pour l’instant a rien.La société n’a pas évolué d’un seul pas depuis,depuis......
          • Et la c’est la seule chose d’importante et grave a résoudre.Ce n’est pas de l’utopie* c’est le bon sens.

          * utopie : terme facile et arrangeant pour ne rien faire et faire croire a la démence ,à la folie.

          hervepasgrave !


          • Spartacus Spartacus 28 août 12:38

            Y’en a qui ont des problèmes avec l’argent et au lieu de lire les niaiseries des conneries de Karl Marx feraient mieux de lire des livres de consumérisme...


            L’argent n’a jamais possédé la qualité de tout acheter...C’est une niaiserie la plus conne qui soit.
            Chacun dispose du choix de refuser une offre. 
            C’est l’absence de libre arbitre qui se croit soumis à l’argent...

            L’argent n’est qu’un vulgaire moyen d’échange parmi plein d’autres, simplement le plus pratique et diffusé...
            On échange aussi contre des bons d’achat ou des miles des billets d’avion, des points contre des pensions de retraite, un bricolage d’électricité contre une tonte de gazon avec son voisin..

            Même en Amazonie dans les tribus reculées n’ayant jamais connues l’argent on échange du manioc contre du poisson.

            L’achat est un jeu entre une demande et une offre. Et si l’offre est acceptée c’est que le demandeur y trouve son intérêt.
            Et il n’y a que dans le marxisme ou on a pas le choix de refuser l’offre. 




            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 28 août 12:57

              Lire Jacqueline Schaeffer ou comment le féminin vient aux femmes. pour atteindre vraiment le Divin orgasme, la femme doit lâcher sont lien sadique anal avec la mère (ne dit-on pas qu’au final ce sont toujouts les mères qui tiennent les cordons de la bourse (laquelle au fait,... ?...). La banque et la bourse, sont féminins et c’est toujours la mère qui est liée au stade anal (argent, or associé au tarot au diable,...en un mot, à la merde, relire le père UBU et la PHYNANCE,,...). En un mot, la femme pour attirer un homme sdoit le séduire en vidant son portefeuille chez les coiffeurs, les sous-vêtemnts sexys. Attention, les jeunnetes n’ont pas besoin de tout ces artifices, c’est pour les cougars. Mais por les plus pauvres c’est la ruine. Alors un consei. Etant une femme de l’âge de Brigitte, si vous en avez marre de claquer votre fric. Il y a un excellent pour garder votre homme à la maison (qui souvent n’en demande pas mieux vu ses propres problèmes,..). Les hommes pas cons adorent causer, échanger, l’imprévu. C’est l’arme de la femme qui a dépassé la cinquantaine. Faites le bander par l’oreille (avant qu’il ne devienne sourd), ou l’art et s’il perd la vue ? Bon, s’il n’y a plus rien ben, il reste toulours le doux langage des mains, les épices dans les bons petits plats. Et quand il n’y a plus rien du tout du tout.,,...mais si, l’histoire ne se termine jamais/ Petite histoire : ma mère adorait les chats,... Et un an après sa mort, un chatte, est venu nous implorer de l’accueillir. Je ne voulais plus d’animaux, quand ils meurent, c’est trop triste. Alors en plein hivez, nous lui avons intallé une caisse dehors avec une couverture, elle y venait dormir, puis est venue la nourritute. ele gratait partout à nos fenêtres. Vous avez, compris, nous avos fini par craquer (je suis portant un peu allergique), maintenant bonne chasseuse, elle nous apporte tous le jours une souris....de peur que nous ne crèvions de famine. Vous avez aimé mon histoire. Alors à la prochaîne,...Et mon compagno secoue les draps et passe tous les jours l’aspirateur. C’est pas macron qui derait cela pour Bribri. Bon ,c’est vrai, elle a des domestiques,..


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 28 août 12:58

                Freud avait raison. Derrière l’argent, il y a toujours le sexe. Les hommes impuissants, le savent bien....en compensant,...


                • Macondo Macondo 29 août 07:01

                  Bel argumentaire, avec de savants et de jolis commentaires. J’en suis resté pour ma part à l’abrégé de Cafiero, suffisamment puissant pour tracer une bande d’arrêt d’urgence qui passerait par les deux pôles magnétiques et croiserait chaque latitude avant d’entrer dans tous les foyers où subsisteraient des « salariés ». Sinon il y a un plan, en attendant le prochain messie de la fraternité financière universelle dont il est peu probable que l’avènement ne se fasse sans verser encore des barriques de sang par ceux qui ne sont rien et qui n’ont pas de chicots, en effet, on peut aussi migrer d’une grande mégapole - avec plus de cinémas, de banques, de moyens de transports, de parking payants, de boutiques orange, de junk food et de pharmacies de garde, que l’entendement de mes aïeuls n’eut pu l’imaginer un jour, à « une campagne » en vrai, avec des odeurs naturellement ravageuses, des chants d’oiseaux disparus, des insectes inconnus, des orages à secouer une âme d’athée, des nuits brillantes à n’en plus dormir, des levers de l’étoile à tirer des larmes au plus endurci, et puis des conversations avec tous et chacun, à chaque fois que s’en présente l’occasion), bref, pas « péri-urbaine pavillonnaire », la campagne. Mieux encore, avec ce changement de civilisation (si, si, ça s’en est un), on retrouve un truc incroyable, enfoui, disparu, ravagé, balayé par la fin du XX ème siècle (qui s’en cognait royalement le PIB) et qu’on nommait habilement depuis des millénaires « le bon vieux temps ». Et bien, c’est la toute première grande surprise, il n’a pas pris une ride, lui. La seconde, c’est qu’en divisant « un revenu urbain » par deux, on s’en sort trois fois mieux entre les montagnes. La troisième, tu passeras manger et tu me diras ...

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